[0001] La présente invention concerne un patin, en particulier à roues en ligne ou autre
patin, particulièrement adapté à la pratique d'un patinage dit "agressive".
[0002] De manière connue, un tel patin est constitué, à la base, d'un châssis comportant
une partie inférieure longitudinale sur laquelle est disposé l'élément de glisse,
roues ou lame, et qui est surmonté par une platine destinée à la fixation de la partie
chaussante formée par une tige recouvrant le pied d'un utilisateur, intégrant une
semelle externe et se prolongeant à sa partie haute en direction de la cheville d'un
utilisateur.
[0003] C'est à partir de cette conception classique, que sont agencés les patins destinés
à ce type de patinage dit "agressive".
[0004] Des agencements particuliers se sont avérés nécessaires pour la pratique d'un tel
sport, qui consiste à glisser non seulement par certaines parties du châssis, mais
également par certaines parties de la tige sur différents supports, tels que rambardes
métalliques, murs en béton, etc. et qui usent prématurément les châssis et les chaussures
mêmes, car ces dernières sont très sollicitées et s'usent donc très rapidement.
[0005] Pour remédier à ce type d'inconvénient, la demanderesse a déjà proposé, dans sa demande
de brevet n
o 97 09329, un patin dont la partie chaussante avant formant coque est réalisée à partir
de deux matériaux différents, dont l'un relativement souple est de nature à offrir
des qualités de confort et d'enveloppement du pied dans certaines zones, et dont l'autre
relativement rigide est de nature à constituer des renforts dans des zones différentes
des précédentes, plus particulièrement exposées à l'usure, à l'abrasion, et présentant
des qualités de résistance mécanique supérieures, ces zones bimatières de la coque
étant obtenues par surmoulage ou bi-injection.
[0006] Si ceci permet de remédier aux inconvénients précités, en revanche il est nécessaire
de prévoir pour la fabrication un outillage de moulage bi-injection spécifique par
modèle, car les deux parties sont intimement liées, et impliquent donc des fabrications
spécifiques par modèle.
[0007] Il est également connu de remédier au type d'inconvénient précité en rapportant des
protections en métal ou en plastique renforcé par glissage sur la coque, comme décrit
dans le brevet DE 296 12 211. Ces protections présentent l'inconvénient majeur de
constituer des pièces rapportées, occasionnant des coûts de main d'oeuvre supplémentaires.
[0008] De plus, ces renforts constituent des surépaisseurs sur la coque qui augmentent les
risques d'accrochage.
[0009] Est également connue par la demande de brevet n
o 96 13853 déposée par la demanderesse un patin dont la partie chaussante comporte
une tige souple associée à une première de montage destinée à être solidarisée à une
embase rigide définissant à la fois une semelle destinée à être reliée au châssis
du patin et un contrefort talon issu de ladite embase et pouvant recevoir un collier
rigide articulé destiné à entourer la cheville de l'utilisateur.
[0010] Si un tel patin donne de bons résultats dans la pratique du patin à roues en ligne
d'une manière traditionnelle, en revanche la protection n'est pas suffisante dans
la pratique du patinage dit "agressive", car le bord périphérique de la tige souple
n'est protégé qu'à l'arrière et non latéralement.
[0011] De manière à remédier à l'ensemble de ces inconvénients, la présente invention concerne
un patin comportant une partie chaussante destinée à être fixée sur la platine d'un
châssis supportant l'élément de glisse, pour la pratique d'un patinage dit "agressive",
caractérisé en ce que la partie chaussante comporte :
- une partie souple formant une tige montée sur une semelle rigide dite première de
montage,
- un berceau rigide destiné à recevoir la partie souple et formé d'une coque monobloc
découpée à sa partie avant et latérale correspondant au-dessus du pied et définissant
une semelle destinée à la fixation sur le châssis, prolongée d'une part par un contrefort
talon susceptible de recevoir un collier rigide articulé et d'autre part par un bandeau
latéral de protection bordant périphériquement l'avant et les côtés de la semelle
en prolongement du contrefort talon,
- des moyens d'assemblage de la partie souple sur le berceau.
[0012] La présente invention concerne également les caractéristiques qui ressortiront au
cours de la description qui va suivre, et qui devront être considérées isolément ou
selon toutes leurs combinaisons techniques possibles.
[0013] Cette description faite pour un patin à roues en ligne est donnée à titre d'exemple
non limitatif et fera mieux comprendre comment l'invention peut être réalisée en référence
aux dessins annexés sur lesquels :
La figure 1 est une vue latérale d'un patin à roues en ligne selon l'invention.
La figure 2 est une vue en élévation de l'avant du patin montrant plus particulièrement
le profil du châssis.
La figure 3 est une vue éclatée des différentes parties constitutives d'un patin selon
la figure 1.
[0014] Le patin à roues en ligne 1 désigné dans son ensemble, et représenté aux figures
1, 2 et 3, est plus particulièrement destiné à la pratique d'un patinage dit "agressive".
[0015] Il est constitué par un châssis 5 comportant une platine horizontale 4 qui peut être
formée en une ou plusieurs parties, prolongée par deux ailes verticales. Cette platine
4 forme le support et est destinée à la fixation de la partie chaussante 2, comme
connu en soi, dans les zones talon et avant pied.
[0016] Les deux ailes latérales verticales, parallèles entre elles, sont disposées de part
et d'autre des roues et supportent leurs axes de fixation.
[0017] La partie chaussante 2 comporte une partie souple ou "soft" formant la tige 7, haute
ou basse, montée sur une semelle dite première de montage 3 qui est rigide.
[0018] La partie chaussante 2 comporte également une partie rigide ("hard") appelée berceau
8, destiné à recevoir la partie souple 7, formé d'une coque monobloc découpée à sa
partie avant et latérale, correspondant au-dessus du pied. Le berceau rigide 8 comporte
une semelle 3 fixée sur le châssis 5 prolongée d'une part par un contrefort talon
10 susceptible de recevoir un collier rigide articulé 11, et d'autre part par un bandeau
de protection 12 bordant périphériquement l'avant et les côtés de la semelle 3 en
prolongement du contrefort talon 10.
[0019] On comprend bien qu'une telle conception assure d'une manière efficace la protection
de la partie souple ainsi que des zones sensibles aux chocs, et surtout offre une
qualité de glisse et une durabilité certaine des zones soumises aux frottements permanents
dans la pratique de ce type de sport, ces zones se situant généralement dans la partie
latérale basse et tout autour de la chaussure à sa partie inférieure.
[0020] Le patin comporte également des moyens d'assemblage de la partie "soft" 7 sur le
berceau 8. Dans cette perspective, la partie "soft" 7 comporte un embout rigide 13
destiné à coopérer en fixation avec une partie correspondante avant 14 du bandeau
latéral de protection 12.
[0021] Ces moyens de fixation de la partie souple 7 sur le berceau rigide 8 formant coque
comportent d'une part une rainure 15 pratiquée sur la partie inférieure avant de son
embout rigide 13 apte à coopérer par encastrement avec une chicane complémentaire
16 réalisée à l'intérieur de la partie avant 14 du bandeau rigide 12 du berceau 8,
permettant d'obtenir ainsi une transmission parfaite entre les deux parties 7, 8 ;
et d'autre part un deuxième moyen de fixation 17, 18 interposé entre la première de
montage rigide 9 de la partie souple 7 et la semelle 3 du berceau rigide 8, disposé
dans la zone du talon.
[0022] Le patin comporte en outre un élément de calage interne 19 réalisé en matériau élastiquement
déformable disposé au fond du berceau 8 au niveau du talon 10 pour constituer à la
fois un moyen d'amortissement des chocs et un moyen de réglage de l'inclinaison du
pied d'un utilisateur par rapport au sol, en induisant une différence de hauteur Δh
entre le plan d'appui du talon du pied et son plan d'appui plantaire au niveau des
métatarses.
[0023] L'élément de calage interne 19 est une pièce en un matériau élastiquement déformable
rapporté de manière amovible de manière à permettre l'interchangeabilité avec des
éléments de calage de hauteurs différentes aptes à procurer des Δh différentes.
[0024] Pour de plus amples détails concernant la réalisation d'un tel élément de calage,
on se rapportera à la demande de brevet n
o 97 09331 déposée par la demanderesse.
[0025] Selon le présent exemple de réalisation, le deuxième moyen de fixation de la partie
"soft" 7 sur le berceau rigide 8 formant coque est constitué par une vis 17 traversant
un trou 20 pratiqué dans la zone du talon 10 de la semelle rigide 3 du berceau rigide
8, lequel trou 20 est réalisé en coïncidence avec un trou 21 traversant l'élément
d'amortissement 19, de manière à ce que la vis 17 puisse, lors du montage, aller se
visser dans un canon borgne fileté 18 obtenu de matière avec la première de montage
rigide 9 de la partie "soft" 7, pour obtenir une liaison unidirectionnelle permettant
un mouvement relatif vertical de haut en bas entre les deux parties 7, 8, en fonction
du degré de compression de l'élément d'amortissement 19, sans pour autant permettre
le désaccouplement d'une partie par rapport à l'autre.
[0026] Selon un perfectionnement de l'invention, la fixation par encastrement à l'avant
de la partie souple 7 sur le berceau rigide 8, est sécurisée par un ensemble vis-écrou
22, 23 traversant deux trous lisses 24, 25 réalisés en correspondance respectivement
dans la semelle rigide 3 du berceau 8 et dans la première de montage rigide 9 de la
partie souple 7, dans la zone des métatarses.
[0027] Selon l'invention qui vient d'être décrite, il est réalisé un assemblage rigide/souple
("hard-soft") permettant une transmission optimale sur l'avant de la tige, et un amortissement
maximum sous l'arrière de la tige, tout en protégeant l'ensemble de la chaussure dans
des zones utiles.
1. Patin (1) comportant une partie chaussante (2) destinée à être fixée sur la platine
(4) d'un châssis (5) supportant l'élément de glisse (6), pour la pratique d'un patinage
dit "agressive", caractérisé en ce que la partie chaussante comporte :
- une partie souple formant une tige (7) montée sur une semelle rigide (9) dite première
de montage,
- un berceau rigide (8) destiné à recevoir la partie souple (7) et formé d'une coque
monobloc découpée à sa partie avant et latérale correspondant au-dessus du pied et
définissant une semelle (3) destinée à la fixation sur le châssis (5), prolongée d'une
part par un contrefort talon (10) susceptible de recevoir un collier rigide articulé
(11) et d'autre part par un bandeau latéral de protection (12) bordant périphériquement
l'avant et les côtés de la semelle (3) en prolongement du contrefort talon (10),
- des moyens d'assemblage de la partie souple (7) sur le berceau (8).
2. Patin selon la revendication 1, caractérisé en ce que la partie souple (7) comporte
un embout rigide (13) destiné à coopérer pour l'assemblage avec une partie correspondante
avant (14) du bandeau latéral rigide de protection (12) du berceau rigide (8).
3. Patin selon la revendication 2, caractérisé en ce que les moyens d'assemblage de la
partie souple (7) sur le berceau rigide (8) formant coque comportent d'une part, une
rainure (15) pratiquée à une partie inférieure frontale de l'embout rigide (13) de
la partie souple (7), apte à coopérer par encastrement avec une chicane correspondante
(16) réalisée à l'intérieur de la partie avant (14) du bandeau (12) du berceau rigide
(8), permettant d'obtenir ainsi une transmission parfaite entre les deux parties (7,
8) ; et d'autre part un deuxième moyen de fixation (17, 18) disposé dans la zone du
talon et interposé entre la semelle dite première de montage rigide (9) de la partie
souple (7) et la semelle (3) du berceau rigide (8).
4. Patin selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'un élément de calage
interne (19) réalisé en matériau élastiquement déformable est disposé au fond du berceau
rigide (8) au niveau du talon (10) pour constituer à la fois un moyen d'amortissement
des chocs et un moyen de calage de l'inclinaison du pied d'un utilisateur par rapport
au sol, en induisant une différence de hauteur Δh entre le plan d'appui du talon du
pied et son plan d'appui plantaire au niveau des métatarses.
5. Patin selon les revendications 3 et 4 en combinaison, caractérisé en ce que le deuxième
moyen de fixation dans la zone talon de la partie souple (7) sur le berceau rigide
(8) comporte une vis (17) traversant un trou (20) pratiqué dans la zone du talon (10)
de la semelle (3) du berceau rigide (8), lequel trou (20) est réalisé en coïncidence
avec un trou correspondant (21) traversant l'élément de calage (19), de manière à
ce que la vis (17) puisse, lors du montage, être vissée dans un canon borgne fileté
(18) obtenu de matière avec la semelle rigide (9) dite première de montage de la partie
souple (7), pour obtenir une liaison unidirectionnelle permettant un mouvement relatif
vertical de haut en bas entre la partie souple (7) et le berceau rigide (8), en fonction
du degré de compression de l'élément d'amortissement (19), sans pour autant permettre
le désaccouplement d'une partie par rapport à l'autre.
6. Patin selon l'une des revendications 3 et 5, caractérisé en ce que la fixation par
encastrement de la partie souple (7) sur le berceau rigide (8), est sécurisée par
un ensemble vis-écrou (22, 23) traversant deux trous lisses (24, 25) réalisés en correspondance
respectivement dans la semelle (3) du berceau rigide (8) et dans la semelle rigide
(9) dite première de montage de la partie souple (7), dans la zone des métatarses.