[0001] La présente invention est relative à des moyens de pulvérisation électrohydrodynamique
(ci-après dénommée PEHD).
[0002] La PEHD est un moyen de produire des nébulisats de gouttelettes de liquide de tailles
millimétriques, microniques ou submicroniques chargées électriquement.
[0003] La PEHD consiste essentiellement à appliquer un champ électrique sur un liquide de
manière à induire à la surface de ce liquide des charges électriques de même polarité
que la tension qui y est appliquée. Ces charges, accélérées par le champ électrique,
engendrent une transformation de la goutte de liquide en cône. A l'apex de ce cône,
se produit un jet de liquide qui se fragmente en gouttelettes de tailles millimétriques,
microniques ou submicroniques (nébulisat ou
spray).
[0004] Différents modes de fragmentation de liquide peuvent être obtenus et ont été décrits
dans l'art antérieur (
cf. notamment Cloupeau et Prunet-Foch, 1989, J. Electrostatics 22, pp 135-159). On peut
notamment citer le mode "goutte-à-goutte" qui produit des gouttes millimétriques,
et le mode "cône-jet" stable qui produit une distribution granulométrique bi-modale
du nébulisat (gouttes microniques et satellites sub-microniques).
[0005] Différents moyens ont été décrits dans l'art antérieur afin de permettre l'obtention
d'une PEHD en mode "cône-jet" stable (mode garant de la dispersion bi-modale) pour
des liquides dont la tension de surface à température ambiante est inférieure ou égale
à 0,055 N/m tel que l'éthanol, l'acétone, l'éthylèneglycol. La PEHD en mode "cône-jet"
pose toutefois problème pour les liquides à forte tension de surface tels que l'eau
ou bien encore les liquides additionnés de réactifs ou principes actifs à effet tensioactif.
[0006] La forte tension de surface de ces liquides impose en effet, pour la réalisation
de leur PEHD, l'application de forts potentiels sur le liquide, ce qui créé un champ
électrique fort dans le gaz entourant le liquide et, par suite, des phénomènes d'ionisation
dans le gaz. Dans l'air, à pression atmosphérique, ces décharges électriques sont
la plupart du temps impulsionnelles (dards), et empêchent l'établissement d'un mode
de fragmentation "cône-jet" au profit d'un mode "cône-jet-glow".
[0007] Ainsi, le document EP 0 258 016 décrit un système de pulvérisation électrostatique
destiné à permettre l'application de très fins revêtements de surface. Ce système
est capable de pulvériser dans l'air à pression atmosphérique des liquides dont la
tension de surface est inférieure à 0,065 N/m, et préférablement inférieure à 0,050
N/m, mais cela uniquement dans la mesure où les phénomènes de type couronne sont évités
(mode "conc-jet" de fragmentation du liquide). Dans le cas où des décharges apparaîtraient,
EP 0 258 016 indique que son dispositif doit être placé dans un gaz autre que l'air,
ou dans une atmosphère différente de la pression atmosphérique. L'enseignement de
EP 0 258 016 conduit donc l'homme du métier à éviter les phénomènes de décharges,
qui sont considérées comme déstabilisatrices de la pulvérisation.
[0008] Différentes solutions ont été proposées dans l'art antérieur afin de stabiliser la
PEHD de tels liquides en prévenant la formation de décharges impulsionnelles dans
le gaz les entourant. Deux types de solutions peuvent être identifiées : un premier
type de solutions utilise une augmentation de la rigidité diélectrique du gaz entourant
le liquide par augmentation de la pression du gaz et/ou par mise en oeuvre de gaz
autres que l'air tels que le CO
2 ou le SF4, un deuxième type de solutions, utilise une électrode supplémentaire placée
à proximité du cône et du jet de liquide de manière à réduire le champ électrique
radial dans le gaz au voisinage du liquide. Aucun de ces deux types de solutions n'est
toutefois industriellement satisfaisant : le premier type impose des moyens de contrôle
de l'environnement atmosphérique, et le deuxième type impose une source de haute tension
supplémentaire.
[0009] A la connaissance de la Demanderesse, aucun des dispositifs décrits dans l'art antérieur
ne permettent donc, pour des liquides à fortes tensions de surface tels que l'eau,
une PEHD dans l'air et à pression atmosphérique, sans engendrer un régime impulsionel
de décharges, et sans nécessiter l'utilisation d'une électrode supplémentaire.
[0010] La présente demande est relative à de nouveaux moyens permettant de résoudre ce problème,
et visant à pallier les inconvénients des moyens de l'art antérieur.
[0011] Les inventeurs ont en effet pour la première fois établi qu'une PEHD sans régime
impulsionnel de décharges pouvait être établie directettrent dans l'air et à pression
atmosphérique pour des liquides, dont la tension de surface, telle que mesurée à température
ambiante, est supérieure à 0,055 N/m et, de manière remarquable supérieure à 0,065
N/m. Ils ont notamment établi qu'une telle PEHD peut être obtenue à l'aide d'un dispositif
de PEHD répondant à certains paramètres de fonctionnement, et de manière tout à fait
essentielle, à l'aide d'un dispositif de PEHD comportant au moins un conduit 1 de
distribution de liquide dont les dimensions de diamètre extérieur et de diamètre intérieur,
au point de sortie du liquide polarisé, répondent à une relation appropriée dans une
gamme de diamètres extérieurs préalablement définie (
cf. exemples et abaque en Figure 2 ci-après). Une telle relation peut notamment correspondre
à un rapport entre (dimension de diamètre extérieur) et (dimension de diamètre intérieur)
supérieur ou égal à une valeur limite fixe.
[0012] Les inventeurs ont en effet observé que le régime de décharges dans le gaz (régime
continu de décharges -glow stabilisateur- ou régime impulsionnel de décharges -dards
déstabilisateurs-) est directement relié au divergent du champ dans le gaz. Ils ont
ainsi établi que, pour des liquides dont la tension de surface est supérieure à 0,055
N/m, et de manière remarquable supérieure à 0,065 N/m, il est essentiel, pour réaliser
la PEHD recherchée dans l'air à pression atmosphérique, de choisir des diamètres extérieur
et intérieur qui permettent de contrôler :
- la forme du liquide, c'est-à-dire la géométrie du cône et du jet de liquide, et
- la chute de potentiel dans le liquide, c'est-à-dire le potentiel à la surface du liquide,
ceci afin de contrôler le divergent du champ dans le gaz (c'est-à-dire la variation
du champ électrique dans le gaz).
[0013] La présente demande a ainsi pour premier objet un dispositif de pulvérisation électrohydrodynamique
selon la revendication 1.
[0014] Différents moyens sont connus de l'homme du métier pour contrôler le caractère continu
d'un régime de décharges. On peut notamment citer la mesure du courant électrique
à l'aide d'un oscilloscope rapide, le contrôle visuel de la stabilité du cône de liquide
formé, et/ou les mesures granulométriques permettant de vérifier le caractère bi-modal
de la distribution en tailles des gouttelettes. Une telle distribution bi-modale peut
notamment correspondre à une première population, majoritaire (par exemple 90% du
volume de liquide pulvérisé), de gouttelettes de taille moyenne plus importante, et
à une deuxième population, minoritaire (par exemple 10% du volume de liquide pulvérisé),
de gouttelettes de taille moyenne plus fine.
[0015] Par dispositif de pulvérisation électrohydrodynamique, nous entendons, dans la présente
demande, un dispositif capable de générer un nébulisat (ou dispersion, ou
spray) de liquide polarisé, c'est-à-dire un nébulisat de liquide fragmenté, ou pulvérisé,
en gouttelettes électriquement chargées. Un tel dispositif comprend donc des moyens
d'alimentation et de distribution en liquide, et des moyens pour polariser électriquement
la surface de ce liquide. Les moyens de distribution en liquide sont assurés par un
conduit 1, ou capillaire 1, à une sortie duquel, le liquide polarisé forme un ménisque
conique, de l'apex duquel part un jet puis une dispersion de gouttelettes de liquide
électriquement chargées.
[0016] Par tension de surface, nous entendons dans la présente demande la tension de surface
telle que mesurée dans l'air à température et pression ambiantes.
[0017] Le dispositif selon l'invention, conçu de manière à permettre la PEHD sous un régime
continu de décharges, dans l'air et à pression atmosphérique, de liquides dont la
tension de surface est supérieure à 0,055 N/m, et de manière remarquable supérieure
à 0,065 N/m, présente l'avantage de permettre, sans modification dudit dispositif,
la PEHD de liquides dont la tension de surface est inférieure ou égale à 0,055 N/m.
[0018] Selon une disposition avantageuse de l'invention, lesdits moyens comprennent, tout
au moins à ladite sortie de conduit 1, des dimensions de diamètres extérieur et intérieur
qui répondent, lorsqu'elles sont exprimées dans la même unité, à la relation suivante
:

préférentiellement supérieur ou égal à 1,5697 environ, plus préférentiellement supérieur
ou égal à 1,6 environ, et encore plus préférentiellement supérieur ou égal à 1,8 environ.
[0019] La borne supérieure des valeurs appropriées pour ce rapport (dimension de diamètre
extérieur) / (dimension de diamètre intérieur) est déterminée par différentes limites
techniques. On peut notamment citer les limites techniques liées à l'usinage d'un
diamètre intérieur très petit, ou bien encore celles liées à la perte de charge qui
peut résulter d'un diamètre intérieur plus petit et qui impose alors en compensation
des systèmes hydrauliques à plus haute pression.
[0020] La borne inférieure des valeurs appropriées pour le rapport (dimension de diamètre
extérieur) / (dimension de diamètre intérieur) est obtenue à partir de mesures expérimentales
(observation de l'obtention d'une PEHD stable en fonction d'une gamme de valeurs de
diamètres extérieurs et intérieurs).
[0021] La valeur de borne inférieure dépend bien entendu des conditions expérimentales appliquées.
Des exemples de dispositifs appropriés et de leur utilisation sont décrits en figure
1 et dans la partie "exemples" ci-dessous. L'homme du métier peut toutefois en concevoir,
et en mettre en oeuvre des variantes. Ainsi, l'homme du métier peut naturellement
tenir compte du matériau et/ou de la disposition du support soutenant ledit conduit,
ou capillaire, dans la mesure où ce matériau et/ou cette disposition sont susceptibles
d'affecter le champ électrique produit. Il apparaîtra en effet à l'homme du métier
que le choix de la présence ou de l'absence d'un tel support en matériau conducteur,
en particulier lorsqu'il est disposé perpendiculairement à l'axe dudit conduit 1,
ou capillaire 1, influence sensiblement la borne inférieure expérimentalement mesurée
desdites valeurs appropriées de rapport (dimension de diamètre extérieur) / (dimension
de diamètre intérieur). Ainsi, la susdite valeur de borne inférieure 1,5697 est obtenue
à partir de mesures expérimentales réalisées en présence d'un tel support, alors que
la susdite valeur de borne inférieure 1,445 est obtenue à partir de mesures expérimentales
réalisées dans des conditions comparables, mais en l'absence d'un tel support.
[0022] Il doit également être souligné que les mesures réalisées, et par là-même, la valeur
de borne inférieure obtenue, dépendent également du profil de la section à ladite
sortie de conduit ou capillaire. La susdite valeur de borne inférieure 1,445 est ainsi
obtenue lorsque ledit conduit, ou capillaire, présente tout au moins à ladite sortie
une section droite franche (face droite) : la section droite perpendiculaire à l'axe
dudit conduit 1 ou capillaire 1, au niveau de ladite sortie, présente un profil annulaire.
Lorsque la section de sortie n'est pas perpendiculaire au bord du conduit 1 ou capillaire
1, la valeur de borne inférieure obtenue peut être sensiblement différente. Ainsi,
lorsque la face externe de conduit 1 ou capillaire 1 apparaît, tout au moins à ladite
sortie plus longue que la face interne (face non droite, cesi-à-dire profil de type
biseauté), la valeur de borne inférieure peut apparaître moins élevée (une valeur
de 1,38 a pu être obtenue dans ces conditions, par comparaison avec la valeur de 1,445
obtenue à l'aide d'une section de sortie perpendiculaire au bord du conduit 1 ou capillaire
1. Inversement, lorsque la face externe apparaît, tout au moins à ladite sortie, plus
courte que la face interne (profil de type biseauté), la valeur de borne inférieure
peut apparaître plus élevée (une valeur de 1,8 a ainsi pu être obtenue dans ces conditions,
par comparaison à 1,445 obtenue à l'aide de sections franches à profil annulaire.
L'homme du métier pourra donc choisir d'usiner un profil particulier sur la section
à ladite sortie de conduit 1 ou capillaire 1.
[0023] Une dimension appropriée pour ledit diamètre extérieur est notamment fonction de
la constante de relaxation électrique du liquide τ
q (qui est elle-même fonction de la conductivité du liquide). Elle est inférieure a
une valeur limite D
max répondant, dans le cas d'un liquide à forte viscosité, a équation:

avec D
max ladite valeur limite en m, et τ
q constante de relaxation électrique dudit liquide en s, ou, dans le cas d'un liquide
à faible viscosité, à l'équation :

avec D
max et τ
q comme ci-dessus définis.
Les termes "faible'' et "forte" viscosité sont entendus canformément aux notions communément
admises par l'homme du métier. Typiquement, par "faible" viscosité, on entend une
viscosité d'environ 1 mPa.s, tandis que par "forte" viscosité, on entend une viscosité
supérieure d'environ deux ordres de grandeur (soit de l'ordre de 100 mPa.s environ).
Préférentiellement, la dimension dudit diamètre extérieur est inférieure à la moitié
de cette valeur limite D
max. Lorsque lesdits diamètres extérieur et intérieur présentent des dimensions dont
le rapport répond à une relation ci-dessus précisée (supérieur ou égal à 1,445 environ,
préférentiellement supérieur ou égal à 1,5697 environ, plus préférentiellement supérieur
ou égal à 1,65 environ, encore plus préférentiellement supérieur ou égal à 1,8 environ),
la dimension dudit diamètre extérieur est préférentiellement inférieure au tiers de
cette valeur limite D
max.
[0024] Selon un autre aspect avantageux, le dispositif selon l'invention est capable de
pulvériser, dans l'air et à pression atmosphérique, un liquide dont la tension de
surface est supérieure à 0,053 N/m, et de manière remarquable supérieure à 0,065 N/m,
dans un mode stable de fragmentation du liquide, notamment dans un mode de fragmentation
"cône-jet-glow" stable (c'est-à-dire dans un mode "cône-jet" auquel se superposent
des décharges continues). L'homme du métier peut vérifier l'obtention d'un mode "cône-jet-glow",
c'est-à-dire la superposition d'un régime de décharges continu et d'un mode cône-jet
de pulvérisation, à l'aide de moyens connus. On peut notamment citer les mesures électriques
à l'aide d'un oscilloscope rapide qui permettent de vérifier que le courant est continu
(absence d'impulsions), et qu'il est supérieur au courant de "cône-jet" théorique.
[0025] Par stable, nous entendons dans la présente demande un phénomène permanent (probabilité
de réalisation dans le temps supérieure ou égale à 0,9, préférentiellement supérieure
ou égale à 0,95, plus préférentiellement égale à 1).
[0026] Le dispositif selon l'invention comprend en outre des moyens permettant de polariser
électriquement ledit liquide en amont ou lors de son passage à travers ledit conduit
1, notamment des moyens 2 permettant d'appliquer une tension électrique audit liquide
en amont ou lors de son passage à l'intérieur dudit conduit, de manière à le polariser.
[0027] Toute tension permettant d'obtenir une PEHD stable est appropriée. Son choix est
fonction de la polarisation recherchée. Avantageusement, cette tension est continue.
Le dispositif selon l'invention produit alors des nébulisats dont la charge présente
toujours le même signe (celui de la tension continue appliquée. Cette tension peut
être positive tout comme négative, selon les applications visées. Dans un mode de
réalisation avantageux de l'invention, ladite tension est une tension continue, de
préférence une tension continue positive, telle qu'une tension continue positive inférieure
à 130 kV environ. L'homme du métier peut choisir une tension appropriée en fonction
des propriétés propres au liquide mis en oeuvre dans le dispositif selon l'invention,
notamment de ses propriétés de conductivité, viscosité, densité, tension de surface,
et en fonction de propriétés propres au dispositif, notamment de la distance qui sépare
ladite sortie de conduit du point masse le plus proche.
[0028] De manière avantageuse, lesdits moyens permettant d'appliquer une telle tension électrique
audit liquide sont essentiellement constitués par au moins un générateur haute tension
2 pouvant être relié d'une part à la masse, et pouvant être d'autre part relié audit
liquide soit de manière directe en amont ou lors de son passage à l'intérieur dudit
conduit, soit de manière indirecte par l'intemiédiaire d'un matériau conducteur en
contact avec ledit liquide en amont ou pendant son passage à l'intérieur dudit conduit.
Ledit conduit peut en effet comprendre un matériau électriquement conducteur sur sa
surface interne, ou sur une épaisseur interne, et/ou est essentiellement constitué
d'un tel matériau.
[0029] Afin de limiter le courant dans ledit liquide résultant de l'application de ladite
tension, le dispositif selon l'invention peut en outre, par sécurité, comprendre une
résistance de protection 3 permettant de limiter le courant dans le liquide polarisé
pulvérisé, notamment une résistance de protection permettant de limiter le courant
de décharge dudit liquide dans le cas du passage d'un très fort courant. Une telle
résistance peut avantageusement être placée entre ledit générateur haute tension et
son point de liaison audit liquide.
[0030] Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, ledit dispositif comprend
en outre des moyens 5 permettant de dépolariser ledit liquide après pulvérisation,
c'est-à-dire permettant de décharger les gouttelettes de liquide produites par contact
sur une surface à la masse. Selon une disposition avantageuse de ce mode particulier,
lesdits moyens 5 permettant de dépolariser ledit liquide après pulvérisation sont
placés à une distance D, ci-après dénommée distance inter-électrode, avantageusement
supérieure à la distance minimale qui permet le passage à l'arc avant l'établissement
de la PEHD. De tels moyens sont toutefois optionnels : lorsque ledit dispositif est
utilisé dans l'objectif de produire un nébulisat dont la polarité doit interagir avec
des composants de polarité inverse, ces moyens sont sans objet.
[0031] Selon un mode avantageux de réalisation de l'invention, ledit dispositif comprend
en outre des moyens 4 permettant, au cours de la pulvérisation dudit liquide, de collecter
un courant de décharge dans le gaz entourant ledit liquide polarisé, tel que notamment
un matériau conducteur présentant une ouverture de forme et de dimensions permettant
le passage du liquide pulvérisé tout en collectant ledit courant d'ions gazeux créés
par décharges électriques dans le gaz. De tels moyens 4 sont particulièrement appropriés
lorsque ledit dispositif est utilisé dans l'objectif de produire un nébulisat dont
la polarité doit interagir avec des composants de polarité inverse. Ils sont également
appropriés pour s'assurer que le champ à la surface du liquide dans la zone de production
reste indépendant des densités de charges + et - sous l'anneau (phénomènes de coagulation,
de modulation des charges, et neutralisation).
[0032] Ces moyens 4 permettent alors d'éliminer des ions gazeux présentant la même polarité
que ledit nébulisat et qui, de ce fait, pourraient parasiter l'interaction nébulisat-composants
recherchée, et ainsi diminuer l'efficacité du dispositif selon l'invention. Le dispositif
selon l'invention est ainsi capable de contrôler le régime de décharges sur une large
plage de fonctionnement, typiquement sur des plages de tensions de l'ordre de plusieurs
milliers de volts.
[0033] De tels moyens 4 de collecte d'un courant de décharge permettent notamment de collecter
les ions gazeux créés par un tel courant de décharge, sans pour autant collecter les
gouttelettes de liquide produites. Un tel moyen 4 particulièrement approprié est constitué
par une contre-électrode, ou matériau conducteur relié à la masse, placé à une distance
d de ladite sortie de conduit, et présentant une ouverture permettant le passage des
gouttelettes de liquide produites tout en collectant les ions gazeux créés par une
décharge. Ladite distance d peut notamment être évaluée par essai et erreur, en déplaçant
ledit moyen par translation selon l'axe du nébulisat de liquide produit jusqu'à obtention
d'une non-collecte des gouttelettes de liquide, et d'une collecte effective dudit
courant de décharge. Un tel moyen peut notamment présenter une forme annulaire.
[0034] Le dispositif selon invention comprend en outre des moyens 6 permettant d'alimenter
ledit conduit en liquide. Ledit conduit peut notamment être aliment en liquide à l'aide
d'une ou plusieurs pompe(s), ou à l'aide d'un réservoir qui présente une hauteur de
liquide appropriée au contrôle du débit.
[0035] Selon un autre mode avantageux de réalisation de l'invention, ledit dispositif comprend
en outre des moyens 6 permettant un débit moyen de liquide de fonctionnement à l'entrée,
ou à l'intérieur dudit conduit d'une valeur, en m
3.s
-1, qui est comprise dans une plage présentant un écart d'un facteur de 10 environ entre
sa borne haute et sa borne basse, ladite plage comprenant, de préférence de manière
centrale, une valeur pouvant répondre à la formule suivante
A étant une constante différente de 0 et de 1, comprise entre 0,1 et 10 environ et
de préférence égale à 0,5 environ,
r le rayon de gouttes désiré exprimé en m, et
τq la constante de relaxation électrique dudit liquide exprimée en s.
[0036] Pour des liquides dont la tension de surface est inférieure ou égale à 0,055 N/m,
c'est-à-dire en l'absence de problème de décharge, il est connu de l'homme du métier
que le mode "cône-jet" peut être réalisé en choisissant un débit moyen de fonctionnement
égal à [(4/3) π r
3] / τ
q, r étant le rayon de goutte désiré (en m), et τ
q la constante de relaxation électrique (en s). Il est ici rappelé que : τ
q = [ε
0 ε
r] /λ = [8,92.10
-12 ε
r ] /λ, λ étant la conductivité du liquide en s/m, ε
0 la permittivité du vide, ε
r la permittivité relative du matériau (ε
r = le rapport entre permittivité absolue du matériau et permittivité du vide).
[0037] Pour les liquides dont la tension de surface est supérieure à 0,055 N/m, et de manière
remarquable supérieure à 0,065 N/m, les inventeurs ont pu établir que le débit moyen
de fonctionnement approprié, pour des liquides à tension de surface inférieure ou
égale à 0,055 N/m à température ambiante comme indiqué ci-dessus, doit être corrigé
d'un facteur constant A, différent de 0 et de 1, compris entre 0,1 et 10 environ et
préférentiellement égal à 1/2, afin d'éviter un régime impulsionnel de décharges déstabilisateur
du nébulisat.
[0038] Le dispositif selon l'invention peut donc en outre comprendre des moyens 6 d'alimentation
en liquide permettant un débit moyen de liquide de fonctionnement à l'entrée dudit
conduit dont la valeur en m
3.s
-1 répond à la formule suivante :
A étant une constante différente de 0 et de 1, comprise entre 0,1 et 10 environ et
de préférence égale à 0,5 environ,
r le rayon de gouttes désiré exprimé en m, et
τq la constante de relaxation électrique dudit liquide exprimée en s.
[0039] Selon un autre aspect de l'invention, ledit dispositif comprend en outre des moyens
permettant une mesure de la granulométrie de la dispersion produite par la pulvérisation
dudit liquide polarisé, et notamment un système de type LDA
(Laser Doppler Anemometry), et/ou des moyens pour la mesure du courant électrique porté par la dispersion produite
par la pulvérisation dudit liquide polarisé, et notamment un oscilloscope. De tels
moyens permettent notamment de suivre l'évolution de la granulométrie des gouttelettes
produites et/ou l'évolution dudit courant au cours de la pulvérisation dudit liquide.
[0040] Selon un aspect avantageux de l'invention, ledit liquide est essentiellement une
solution (solvant et soluté(s) neutre(s) ou ionique(s), organique(s) ou minéral(aux)),
ou un mélange de solutions choisie(s) parmi le groupe constitué par de l'eau, de l'eau
ultrapure, de l'eau distillée, de l'eau comprenant des sels conducteurs, un solvant
organique additionné de molécule(s) tensioactive(s), de l'éthanol additionné de molécule(s)
tensioactive(s), de l'acétone additionnée de molécule(s) tertsioactive(s), de l'éthylèneglycol
additionné de molécule(s) tensioactive(s).
[0041] Le dispositif selon l'invention présente de nombreuses applications d'intérêt. Elles
englobent l'ensemble des applications connues des dispositifs de PEHD en général,
telles que le revêtement ou dépôt de surface, auxquelles s'ajoutent de nouvelles applications
maintenant réalisables à l'aide du dispositif selon l'invention du fait de sa capacité
à pulvériser, dans l'air et à pression atmosphérique, un liquide dont la tension de
surface est supérieure à 0,055 N/m, et de manière remarquable supérieure à 0,065 N/m,
sans engendrer un régime impulsionnel de décharges. On peut notamment citer des applications
dans le domaine du lavage électrique des particules, et dans le domaine biologique.
[0042] Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, ledit dispositif est appliqué
à la collecte de particules, et notamment de particules polluantes, présentes dans
un aérosol (dépoussiérage). Ceci s'applique à tout effluent à l'état d'aérosol ou
à tout effluent qui peut être transformé en aérosol. Une telle collecte s'opère par
coagulation électrique desdites particules à éliminer auxdites gouttelettes de liquide
produites par le dispositif selon l'invention; pour qu'une telle coagulation soit
opérante, ledit dispositif est alors appliqué à la production de gouttelettes de liquide
de polarité inverse à la polarité (naturelle ou induite) desdites particules à éliminer.
[0043] Le dispositif selon l'invention est donc, dans un mode de réalisation préféré de
l'invention, disposé sur une veine d'effluent industriel à dépoussiérer, dans laquelle
il peut produire un nébulisat de polarisation inverse de celle des particules de l'effluent
aérosol à partir de liquide(s) à tension de surface supérieure à 0,055 N/m, et de
manière remarquable supérieure à 0,065 N/m, tels que l'eau. De manière particulièrement
avantageuse, on dispose une pluralité de dispositifs selon l'invention sur une telle
veine d'effluents.
[0044] Par rapport aux dispositifs de l'art antérieur pour la collection des aérosols tels
que notamment lit fluidisé et laveur humide, le dispositif selon l'invention présente
notamment l'avantage de produire des gouttelettes de liquide chargées de tailles plus
fines et, dans le cas d'une application de collecte de particules polluantes dans
un aérosol, de limiter le volume d'eaux usées résultant. Le dispositif selon l'invention
présente en outre les avantages d'augmenter la surface de collecte par unité de volume
de liquide collecteur (augmentation des forces électrostatiques inter-particulaires,
gouttelettes collectrices de taille moyenne plus fine), d'éviter le problème de réduction
de l'efficacité des systèmes de précipitation électrostatique lié à l'accumulation
sur les électrodes collectrices des poussières isolantes, de ne pas requérir de système
de pressurisation ou de système mécanique et ainsi d'éviter les problèmes de perte
de charge d'un système de filtration en sortie du procédé (la collecte inertielle
est possible avec le dispositif selon l'invention).
[0045] Le dispositif selon l'invention présente de plus, de manière générale, les avantages
de réduction des coûts d'installation, des coûts énergétiques, des coûts de traitement
des eaux usées (du fait des faibles débits d'eaux usées produits par le dispositif
selon l'invention, du litre au mètre cube par heure). Il présente également l'avantage
de la fiabilité : la percolation des gouttelettes collectrices sur les parois utilisées
pour la collecte inertielle permet d'éviter l'accumulation des produits collectés
sur les électrodes, telle qu'observée en utilisant lesdits dispositifs de l'art antérieur.
Le dispositif selon l'invention pennet de manière particulièrement avantageuse de
travailler en continu.
[0046] Selon un mode particulièrement, préféré de réalisation de l'invention, ledit dispositif
est donc appliqué à la collecte par inertie, suite à la coagulation électrique sur
des gouttelettes plus grosses, de particules dont la taille initiale est inférieure
ou égale au micron, et notamment de particules polluantes d'une telle taille, présentes
dans un aérosol, ou dans un effluent transformable en aérosol.
[0047] De telles particules, du fait de leurs faibles tailles, ne pouvaient jusqu'alors
être efficacement éliminées d'un aérosol par collecte inertielle après leur coagulation
aux gouttelettes collectrices. Le dispositif selon l'invention, en permettant le contrôle
de la (ou des) taille(s) de gouttelettes chargées produites, permet de produire des
gouttelettes chargées dont la (les) taille(s) est (sont) optimale(s) pour provoquer,
après coagulation auxdites particules à éliminer, leur chute par simple inertie de
manière contrôlée et efficace. Avec le dispositif selon l'invention, il n'est pas
nécessaire d'utiliser, pour ladite collecte, de systèmes de filtration. Les pertes
de charges liées à l'utilisation de tels systèmes de filtration sont ainsi évitées.
Le dispositif selon l'invention permet également de contrôler le volume d'eau nécessaire
à cette croissance, et ainsi le volume d'eau usée à traiter.
[0048] Un moyen pour faire varier la (les) taille(s) de gouttelettes produite(s) par le
dispositif selon l'invention consiste notamment à faire varier le débit de liquide,
c'est-à-dire à faire varier le débit mécanique de liquide en faisant varier la vitesse
d'alimentation en liquide à l'entrée, ou à l'intérieur, dudit conduit, et/ou à faire
varier celles des propriétés propres audit liquide qui influencent son débit, notamment
ses propriétés de conductivité (que cela soit en modifiant les propriétés d'un seul
et même liquide de base, ou en utilisant différents liquides de propriétés déterminées).
[0049] Ledit effluent ou aérosol peut notamment être issu d'une usine d'incinération, d'une
industrie chimique, métallurgique, d'une industrie du verre, d'une chaudière ou d'une
centrale thermique, d'un tunnel routier, d'un véhicule, notamment d'un véhicule diesel.
[0050] La présente demande a également pour objet un procédé de PEHD caractérisé en ce qu'il
met en oeuvre au moins un dispositif selon l'invention. Elle vise également un procédé
de dépollution d'effluents aérosols, tel que décrit dans la revendication 10.
[0051] Les caractéristiques et avantages de la présente invention sont illustrées par les
exemples suivants donnés à titre non limitatif. Dans ces exemples, il est fait référence
aux figures 1 à 6 :
- la figure 1 représente un mode de réalisation du dispositif de PEHD selon l'invention,
- la figure 2 représente une abaque (diamètre de capillaire en m en fonction du temps
de relaxation électrique en s) sur laquelle peut être lue des valeurs de diamètres
extérieurs de conduit appropriées à la réalisation d'une PEHD dans l'air, à pression
atmosphérique, et sans régime impulsionnel de décharges, pour des liquides à tension
de surface supérieure à 0,055 N/m, et de manière remarquable supérieure à 0,065 N/m
(droite pointillée : valeurs limites de diamètres extérieurs de conduit pour un liquide
de forte viscosité, droite continue : valeurs limites de diamètres extérieurs de conduit
pour un liquide de faible viscosité),
- les figures 3 et 4 représentent, en fonction du diamètre intérieur (axe des ordonnées,
en mm) et du diamètre extérieur (axe des abscisses, en mm) de conduits testés, l'obtention
d'une probabilité égale à 1 (signe +), ou inférieure à 1 (signe -), pour la PEHD,
sans régime impulsionnel de décharges, d'un liquide de conductivité 100 µS/m (figure
3) ou 1000 µS/m (figure 4) et à tension de surface supérieure à 0,055 N/m, et notamment
à 0,065 N/m : sur ces figures 3 et 4, est portée la droite Dext =1,5697 Dint qui trace une limite de fonctionnement du capillaire 1 selon une disposition de l'invention
(présence d'un support métallique soutenant ledit conduit ou capillaire, et perpendiculaire
à ce conduit ou capillaire). Une droite (droite verticale Dmax) marque la borne supérieure de diamètres extérieurs appropriés.
- les figures 5 et 6 représentent, comme les figures 3 et 4, l'obtention d'une probabilité
égale à 1 (signe +), ou inférieure à 1 (signe -), pour la PEHD, sans régime impulsionnel
de décharges (en mode "cône-jet-glow"), d'un liquide de conductivité 100 µS/m (figure
5) ou 1000 µS/m (figure 6) et à tension de surface supérieure à 0,055 N/m : et notamment
à 0,065 N/m : sur ces figures 5 et 6, est portée la droite Dext = 1,445 Dint qui trace une limite de fonctionnement du capillaire 1 selon une autre disposition
de l'invention (absence de support métallique perpendiculaire audit conduit ou capillaire).
Une droite (droite verticale Dmax ) marque la borne supérieure de diamètres extérieurs appropriés.
EXEMPLE 1
[0052] On monte un dispositif de PEHD comme présenté en figure 1. Ce dispositif de PEHD
comprend notamment :
- un conduit distributeur de liquide, en matériau conducteur, ou capillaire, 1,
- un générateur 2 à Haute Tension continue positive (HT DC 0-30 kV positive),
- une résistance de protection 3 (R = 106 Ohm),
- un moyen 4 de collecte du courant de décharge dans le gaz entourant le liquide, sous
forme d'un anneau conducteur relié à la masse,
- une contre-électrode 5 reliée à la masse permettant de collecter la charge des gouttelettes
de liquide pulvérisées, et
- une pompe d'alimentation en liquide 6.
[0053] L'anneau 4 est placé à une distance
d du capillaire 1 égale à 2 à 4 cm, de manière à collecter les ions gazeux créés par
les décharges dans le gaz entourant le liquide, tout en laissant passer le nébulisat
de gouttelettes chargées. Une contre-électrode 5 (optionnelle) est placée à une distance
D du capillaire 1 de manière à collecter les charges de gouttelettes du nébulisat.
Si on cherche à produire un aérosol de gouttelettes chargées en suspension dans un
gaz, seul le capillaire 1 et l'anneau 4 sont indispensables.
[0054] Le dispositif de PEHD comprend également, comme illustré en figure 1, des moyens
d'analyses et de mesures, à savoir :
- un système Laser Doppler Anemometry (LDA) 7 permettant, à l'aide de rayons laser 9, de mesurer la granulométrie des gouttelettes
chargées produites par le dispositif selon l'invention, et
- un oscilloscope (Oscillo 200 Mhz) 8 permettant de mesurer le courant électrique porté
par le nébulisat produit.
[0055] La tension appliquée au liquide, par l'intermédiaire du capillaire conducteur 1,
est par exemple comprise entre +1 kV et +30 kV environ pour des distances interélectrodes
de l'ordre de 1 à 10 cm environ. Une tension positive est appliquée de manière préférentielle
car le champ seuil d'une décharge négative est inférieur au champ seuil d'une décharge
positive, ce qui permet d'élargir la gamme des tensions applicables au liquide dans
le cas des PEHD positives.
[0056] Le capillaire 1 est constitué par une aiguille de seringtie. Différents diamètres
extérieurs (D
ext) et intérieurs (D
int) de capillaire 1 ont été testés.
[0057] La figure 2 représente une abaque permettant de lire la valeur maximale de diamètre
extérieur approprié : en fonction du temps de relaxation électrique en s (axe des
abscisses) du liquide considéré, on lit la valeur maximale de diamètre extérieur de
capillaire en m (axe des ordonnées) sur la droite continue s'il s'agit d'un liquide
à faible viscosité, sur la droite pointillée s'il s'agit d'un liquide à forte viscosité.
Les termes "faible" et "forte" viscosité sont entendus conformément aux notions communément
admises par l'homme du métier. Typiquement, à faible viscosité, on entend une viscosité
d'environ 1mPa.s, tandis que par forte viscosité, on entend une viscosité supérieure
d'environ deux ordres de grandeur (soit de l'ordre de 100 mPa.s environ). Sur cette
figure 2, la droite pointillée (liquides à forte viscosité) répond à l'équation :

[0058] La droite continue (liquides à faible viscosité) répond à l'équation : log
10 (diamètre de capillaire en m) = 0,37747 x log
10 (temps de relaxation électrique en s)+ 0,43141.
[0059] Une valeur de diamètre extérieur appropriée à la PEHD stable (absence de régime impulsionnel
de décharges) dans l'air à pression atmosphérique, d'un liquide à forte tension de
surface (supérieure à 0,055 N/m, et de manière remarquable supérieure à 0,065 N/m)
est choisie inférieure à la valeur limite lue sur la figure 2.
[0060] Dans les essais ici rapportés, les valeurs de diamètres extérieurs du capillaire
1 vont de 0,324 à 1,8 mm. Les résultats du présent exemple ont été obtenus avec des
capillaires placés sur un support conducteur disposé perpendiculairement à l'axe du
capillaire.
[0061] Différentes valeurs de diamètres intérieurs de capillaire 1 sont testées pour chaque
valeur de diamètre extérieur ; et chaque couple (diamètre extérieur - diamètre intérieur)
est testé avec différents liquides à tension de surface supérieure à 0,055 N/m, et
de manière remarquable supérieure à 0,065 N/m à température ambiante (liquides allant
de l'eau ultrapure (conductivité 10 µS/m ; τ
q 70 µs) à l'eau dopée en sels conducteurs (conductivité 1 000 µS/m ; τ
q 7.10
-7 s)).
[0062] On place l'ensemble du dispositif selon l'invention à l'air et à la pression atmosphérique,
on applique une tension continue positive comprise entre +1 et +30 kV, et on alimente
ledit dispositif en liquide. Les systèmes LDA 7 et oscilloscope 8 permettent d'observer
l'obtention d'une PEHD stable ou instable (absence ou présence de régime impulsionnel
de décharges). On calcule alors la probabilité d'obtenir pour l'ensemble des liquides
testés, une PEHD stable pour chaque couple D
ext/D
int testé.
[0063] Sur le tableau 1 ci-dessous sont rapportés des résultats ainsi obtenus avec un liquide
dont la conductivité est de 100 µS/m :
TABLEAU 1
| Diamètre extérieur de capillaire Dext (mm) |
Diamètre intérieur de capillaire Dint |
Dext/ Dint |
Probabilité d'une PEHD en mode cône-jet-glow stable (Pcjm) |
| 1,800 |
0,200 |
9,000 |
= 1 |
| 1,800 |
0,400 |
4,500 |
= 1 |
| 1,800 |
0,600 |
3,000 |
= 1 |
| 1,800 |
1,300 |
1,380 |
< 1 |
| 1,800 |
1,600 |
1,130 |
< 1 |
| 0,900 |
0,600 |
1,500 |
< 1 |
| 1,100 |
0,700 |
1,570 |
= 1 |
| 3,000 |
2,000 |
1,500 |
< 1 |
| 1,000 |
0,600 |
1,666 |
= 1 |
| 1,200 |
0,700 |
1,780 |
= 1 |
| 2,000 |
1,520 |
1,316 |
< 1 |
| 0,324 |
0,122 |
2,667 |
= 1 |
| 0,525 |
0,300 |
1,750 |
= 1 |
| 0,657 |
0,375 |
1,750 |
= 1 |
| 0,518 |
0,296 |
1,750 |
= 1 |
| 0,643 |
0,367 |
1,750 |
= 1 |
| 0,740 |
0,471 |
1,570 |
= 1 |
| 0,800 |
0,554 |
1,445 |
< 1 |
[0064] Sur la figure 3, sont reportés, pour différents couples de valeurs (diamètre intérieur
du capillaire 1 ; diamètre extérieur du capillaire 1), ces résultats de PEHD obtenus
avec un liquide dont la conductivité est de 100 µS/m : le symbole + indique l'obtention
d'une PEHD stable (absence de régime impulsionnel de décharges), c'est-à-dire l'obtention
d'un mode "cône-jet-glow" stable avec une probabilité égale à 1 ; le symbole - indique
l'obtention d'une PEHD instable (présence d'un régime impulsionnel de décharges),
c'est-à-dire l'obtention d'un mode instable ("cône-jet-glow" non permanent), et donc
avec une probabilité inférieure à 1.
[0065] Sur le tableau 2 ci-dessous sont rapportés des résultats ainsi obtenus avec un liquide
dont la conductivité est de 1000 µS/m :
TABLEAU 2
| Diamètre extérieur de capillaire Dext (mm) |
Diamètre intérieur de capillaire Dint |
Dext / Dint |
Probabilité d'une PEHD en mode cône-jet-glow stable (Pcjm) |
| 0,900 |
0,600 |
1,500 |
< 1 |
| 0,324 |
0,122 |
2,667 |
= 1 |
| 0,525 |
0,300 |
1,750 |
= 1 |
| 0,657 |
0,375 |
1,750 |
= 1 |
| 0,518 |
0,296 |
1,750 |
= 1 |
| 0,643 |
0,367 |
1,750 |
= 1 |
| 0,740 |
0,471 |
1,570 |
= 1 |
| 0,800 |
0,554 |
1,445 |
< 1 |
| 1,800 |
0,200 |
9,000 |
< 1 |
| 1,800 |
0,400 |
4,500 |
< 1 |
| 1,800 |
0,600 |
3,000 |
< 1 |
| 1,800 |
1,000 |
1,800 |
< 1 |
| 1,800 |
1,300 |
1,380 |
< 1 |
| 1,800 |
1,600 |
1,130 |
< 1 |
| 1,100 |
0,700 |
1,570 |
= 1 |
| 3,000 |
2,000 |
1,500 |
< 1 |
| 2,000 |
1,520 |
1,316 |
< 1 |
[0066] Sur la figure 4, sont reportés, pour différents couples de valeurs (diamètre intérieur
du capillaire 1 ; diamètre extérieur du capillaire 1), ces résultats de PEHD obtenus
avec un liquide dont la conductivité est de 1000 µS/m: le symbole + indique l'obtention
d'une PEHD stable (absence de régime impulsionnel de décharges), c'est-à-dire l'obtention
d'un mode "cône-jet-glow" stable avec une probabilité égale à 1 ; le symbole - indique
l'obtention d'une PEHD instable (présence d'un régime impulsionnel de décharges),
c'est-à-dire l'obtention d'un mode "cône-jet-glow" stable avec une probabilité inférieure
à 1.
[0067] Les tableaux 1 et 2 ci-dessus, ainsi que les figures 3 et 4 mettent en évidence que,
si les valeurs de D
ext et D
int répondent à une relation appropriée, une PEHD sans régime impulsionnel de décharges
peut être obtenue, dans l'air et à pression atmosphérique, pour un liquide à tension
de surface supérieure à 0,055 N/m, et de manière remarquable supérieure à 0,065 N/m,
avec une probabilité égale à 1. Par exemple, pour des D
ext allant jusqu'à une valeur égale à (D
ext maximal)/3 environ, une relation appropriée peut être calculée et lue sur la figure
3 (liquide de conductivité de 100
µS/m) et la figure 4 (liquide de conductivité de 1000 µS/m) comme étant : rapport

du capillaire 1 supérieur à 1,5697 environ. On procède de même sur les plages de
D
ext restantes (jusqu'à D
ext maximal).
[0068] Les tableaux 3 et 4 ci-dessous présentent, pour chaque diamètre extérieur D
ext de capillaire 1 présenté dans le tableau 1 (liquide de conductivité 100 µS/m) et
respectivement 2 (liquide de conductivité 1000 µS/m), la valeur maximale de diamètre
intérieur D
int de capillaire 1 qui peut être ainsi utilisée, conformément à l'invention, afin d'obtenir
une PEHD sans régime impulsionnel de décharges dans l'air et à pression atmosphérique
pour un liquide à tension de surface supérieure à 0,055 N/m, et de manière remarquable
supérieure à 0,065 N/m, (Relation D
ext = 1,5697 D
int pour des valeurs de D
ext intérieures à

de D
ext maximal environ).
TABLEAU 3
| (liquide de conductivité 100 µS/m) |
| Diamètre extérieur de capillaire Dext (mm) |
Dint maximum calculé (mm) |
| 1,800 |
1,154 |
| 0,900 |
0,577 |
| 1,100 |
0,705 |
| 3,000 |
1,923 |
| 1,000 |
0,641 |
| 1,200 |
0,769 |
| 2,000 |
1,282 |
| 0,324 |
0,208 |
| 0,525 |
0,337 |
| 0,657 |
0,421 |
| 0,518 |
0,332 |
| 0,643 |
0,412 |
| 0,740 |
0,474 |
| 0,800 |
0,513 |
TABLEAU 4
| (liquide de conductivité 1000 µS/m) |
| Diamètre extérieur de capillaire Dext (mm) |
Dint maximum calculé (mm) |
| 0,900 |
0,573 |
| 0,324 |
0,206 |
| 0,525 |
0,334 |
| 0,657 |
0,418 |
| 0,518 |
0,330 |
| 0,643 |
0,410 |
| 0,740 |
0,471 |
| 0,800 |
0,510 |
| 1,800 |
1,147 |
| 1,100 |
0,701 |
| 3,000 |
1,911 |
| 2,000 |
1,274 |
EXEMPLE 2
[0069] Des expériences ont été réalisées de manière comparable à celles décrites en exemple
1 ci-dessus, mais en l'absence de support conducteur soutenant ledit conduit ou capillaire
1.
Les résultats obtenus sont reportés dans les tableaux 5 (liquide de conductivité 100
µS/m) et 6 (liquide de conductivité 1000 µS/m) ci-dessous.
TABLEAU 5
| Diamètres de buses pour la Pulvérisation Electro-HydroDynamique d'eau en mode cône-jet-glow
stable (Pcjm-glow=1) ou instable (Pcjm-glow < 1) pour de l'eau à une conductivité
de 100 µS/m : |
| Dext (mm) |
Dint (mm) Pcjm-glow = 1 |
Dint (mm) Pcjm-glow < 1 |
Dint max calculé (mm) Dext = 1,445 Dint |
Dext/Dint |
| 1,800 |
0,200 |
|
1,154 |
9,000 |
| 1,800 |
0,400 |
|
1,154 |
4,500 |
| 1,800 |
0,600 |
|
1,154 |
3,000 |
| 1,800 |
|
1,600 |
1,154 |
1,130 |
| 0,900 |
0,600 |
|
0,577 |
1,500 |
| 1,100 |
0,700 |
|
0,705 |
1,570 |
| 3,000 |
|
2,000 |
1,923 |
1,500 |
| 1,000 |
0,600 |
|
0,641 |
1,666 |
| 1,200 |
0,700 |
|
0,769 |
1,780 |
| 2,000 |
|
1,520 |
1,282 |
1,316 |
| 0,324 |
0,122 |
|
0,208 |
2,667 |
| 0,525 |
0,300 |
|
0,337 |
1,750 |
| 0,657 |
0,375 |
|
0,421 |
1,750 |
| 0,518 |
0,296 |
|
0,332 |
1,750 |
| 0,643 |
0,367 |
|
0,412 |
1,750 |
| 0,740 |
0,471 |
|
0,474 |
1,570 |
| 0,800 |
0,554 |
|
0,513 |
1,445 |
TABLEAU 6
| Diamètres de buses pour la Pulvérisation Electro-HydroDynamique d'eau en mode cône-jet-glow
stable (Pcjm-glow=1) ou instable (Pcjm-glow < 1) pour de l'eau à une conductivité
de 1000 µS/m : |
| Dext (mm) |
Dint (mm) Pcjm-glow = 1 |
Dint (mm) Pcjm-glow < 1 |
Dint max calculé (mm) Dext = 1,445 Dint |
Dext/Dint |
| 0,900 |
0,600 |
|
0,573 |
1,500 |
| 1,000 |
0,600 |
|
0,637 |
1,666 |
| 0,324 |
0,122 |
|
0,206 |
2,667 |
| 0,525 |
0,300 |
|
0,334 |
1,750 |
| 0,657 |
0,375 |
|
0,418 |
1,750 |
| 0,518 |
0,296 |
|
0,330 |
1,750 |
| 0,643 |
0,367 |
|
0,410 |
1,750 |
| 0,740 |
0,471 |
|
0,471 |
1,570 |
| 0,800 |
0,554 |
|
0,510 |
1,445 |
| 1,800 |
|
0,200 |
1,147 |
9,000 |
| 1,800 |
|
0,400 |
1,147 |
4,500 |
| 1,800 |
|
0,600 |
1,147 |
3,000 |
| 1,800 |
|
1,000 |
1,147 |
1,800 |
| 1,800 |
|
1,300 |
1,147 |
1,380 |
| 1,800 |
|
1.600 |
1,147 |
1,130 |
| 1,100 |
|
0.700 |
0,701 |
1,570 |
| 3,000 |
|
2.000 |
1,911 |
1,500 |
| 1,200 |
|
0.700 |
0,764 |
1,780 |
| 2,000 |
|
1.520 |
1,274 |
1,316 |
[0070] Ces résultats sont illustrés respectivement par les figures 5 et 6. La figure 5 illustre
les résultats reportés sur le tableau 5 (liquide de conductivité 100 µS/m ; τ
q = 7,143136.10
-6 ; liquide faible viscosité : le signe + symbolise une probabilité de PEHD stable
en mode "cône-jet-glow" égale à 1 (instabilité dans le temps du mode "cône-jet-glow"),
le signe - une probabilité inférieure à 1, la droite de valeurs limites de fonctionnement
obtenue répond à l'équation D
ext = 1,445 D
int avec D
ext maximal = 4,22 mm). La figure 6 utilise le même symbolisme que la figure 5, et illustre
les résultats issus du tableau 6 (liquide de conductivité 1000 µS/m, τ
q = 7,143136.10
-7 ; liquide faible viscosité) : la droite de valeurs limites de fonctionnement répond
à l'équation D
ext = 1.445 D
int mais avec D
ext maximal = 1,77 mm.
1. Dispositif de pulvérisation ëlectrohydrodynamique d'un liquide comprenant au moins
un conduit (1) à une sortie duquel ledit liquide peut être pulvérisé et des moyens
parmi lesquels des moyens (2) permettant d'appliquer une tension électrique audit
liquide en amont ou lors de son passage à l'intérieur dudit conduit, de manière à
le polariser,
caractérisé en ce que tout au moins à ladite sortie du conduit (1), les dimensions de diamètres extérieur
et intérieur de conduit (1) répondent, lorsqu'elles sont exprimées dans la même unité,
à la relation suivante :
(dimension de diamètre extérieur) / (dimension de diamètre intérieur) supérieur à
1,445, préférentiellement supérieur à 1,5697, plus préférentiellement supérieur à
1,6 ;
la dimension de diamètre extérieur de conduit (1) étant inférieure à une valeur limite
Dmax répondant à la formule :

lorsque ledit liquide présente une forte viscosité,
ou à l'équation :

lorsque ledit liquide présente une faible viscosité, avec présente une faible viscosité,
avec
D
max ladite valeur limite en m, et τ
q la constante de relaxation électrique dudit liquide en s,
ledit dispositif permettant de pulvériser, dans l'air et à pression atmosphérique,
un liquide dont la tension de surface est supérieure à 0,055 N/m, en engendrant un
régime continu de décharges tel qu'un régime
glow au régime d'Hermstein.
2. Dispositif selon la revendication 1,
caractérisé en ce que lesdits moyens comprennent, tout au moins a ladite sortie, des dimensions de diamètres
extérieur et intérieur de conduit (1) qui répondent, lorsqu'elles sont exprimées dans
la même unité, à la relation suivante :
(dimension de diamètre extérieur) / (dimension de diamètre intérieur) supérieur à
1,8 environ.
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite tension est une tension continue, notamment une tension continue positive
telle qu'une tension continue inférieure à 30 kV environ.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens (5) permettant de dépolariser ledit liquide après
pulvérisation, tel qu'un matériau électriquement conducteur relié à la masse.
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens (4) permettant, au cours de la pulvérisation dudit
liquide, de collecter un courant de décharge dans le gaz entourant ledit liquide polarisé,
tel que notamment un matériau conducteur présentant une ouverture de forme et de dimensions
permettant le passage du liquide pulvérisé tout en collectant ledit courant de décharge.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre des moyens d'alimentation en liquide (6) permettant un débit
moyen de liquide de fonctionnement à l'entrée, ou à l'intérieur dudit conduit d'une
valeur en m
3.s
-1 qui est comprise dans une plage présentant un écart d'un facteur de 10 environ entre
sa borne haute et sa borne basse, ladite plage comprenant, de préférence de manière
centrale, une valeur pouvant répondre à la formule suivante :
A étant une constante différente de 1, comprise entre 0,1 et 10 environ et de préférence
égale à 0,5 environ avec
r le rayon de gouttes désiré exprimé en m,
τq la constante de relaxation électrique dudit liquide exprimée en s.
7. Procédé de pulvérisation électrohydrodynamique à l'aide d'un dispositif selon l'une
des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'un liquide qui est polarisé à la sortie du conduit (1), et dont la tension de surface
est supérieure à 0,055N/m, et de manière remarquable supérieure à 0,065N/m, est pulvérisé
dans l'air à pression atmosphérique en établissant un régime continu de décharges.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit liquide dont la tension de surface est supérieure à 0,055N/m est essentiellement
une solution (solvant et soluté(s) neutre(s) ou ionique(s), organique (s) au minéral
(aux)), ou un mélange de solutions choisie(s) parmi le groupe constitué par de l'eau,
de l'eau ultra pure, de l'eau distillée, de l'eau comprenant des sels conducteurs,
un solvant organique additionné de molécule(s) tensioactive(s), de l'éthanol additionné
de molécule(s) tensioactive(s), de l'acétone additionnée de molécule(s) tensioactive(s),
de l'éthylène glycol additionné de molécule(s) tensioactive(s).
9. Utilisation d'un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 selon
un régime continu de décharges, pour produire des gouttelettes de liquide, ledit liquide
ayant une tension de surface supérieure à 0,055N/m, pour la collecte de particules,
et notamment de particules polluantes, présentes dans un aérosol, et en particulier
la collecte par inertie, suite à la coagulation électrique sur lesdites gouttelettes
plus grosses, de particules dont la taille initiale est inférieure ou égale au micron,
et notamment de particules polluantes dont la taille est inférieure ou égale au micron,
présentes dans un aérosol.
10. Méthode de dépollution d'effluents aérosols, ou transformables en aérosols, dont on
cherche à éliminer les particules polluantes,
caractérisée en ce qu'elle comprend les étapes de :
- polariser lesdites particules polluantes présentes en aérosol,
- produire une dispersion de gouttelettes de liquide de polarité inverse à l'aide
d'au moins un dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 en établissant
un régime continu de décharges, ledit liquide ayant une tension de surface supérieure
à 0,055 N/m,
- mettre ladite dispersion de gouttelettes de liquide et lesdites particules polluantes
polarisées en contact, de manière à permettre la coagulation électrique de ces particules
polluantes sur lesdites gouttelettes de liquide,
- collecter les gouttelettes de liquide polluées de manière inertielle.
1. A device for the electrohydrodynamic spraying of a liquid comprising at least one
duct (1) at an outlet of which said liquid can be sprayed and means including means
(2) allowing the application of a voltage to said liquid upstream or while it is flowing
inside said duct, so as to bias it,
characterized in that at least at said outlet of the duct (1), the dimensions of the external and internal
diameters of the duct (1) correspond, when they are expressed in the same units, to
the following relationship:
(external diameter dimension) / (internal diameter dimension) greater than 1.445,
preferably greater than 1.5697, more preferably greater than 1.6;
the dimension of the external diameter of the duct (1) being less than a limiting
value D
max corresponding to the formula:

when said liquid has a high viscosity,
or to the equation:

when said liquid has a low viscosity, with
D
max said limiting value in m, and τ
q the electrical relaxation constant of said liquid in s,
said device allowing the spraying, in the air and at atmospheric pressure, of a liquid
the surface tension of which is greater than 0.055 N/m while generating a continuous
discharge regime such as a glow regime or a Hermstein regime.
2. Device according to claim 1,
characterized in that said means comprise, at the at said outlet, dimensions of external and internal diameters
of a duct (1) which correspond, when they are expressed in the same units, to the
following relationship:
(external diameter dimension) / (internal diameter dimension) greater than approximately
1.8.
3. Device according to claim 1, characterized in that said voltage is a DC voltage, in particular a positive DC voltage such as a DC voltage
less than approximately 30 kV.
4. Device according to any one of the preceding claims, characterized in that it also comprises means (5) allowing said liquid to be unbiased after spraying, such
as an earthed electricity-conducting material.
5. Device according to any one of the preceding claims, characterized in that it also comprises means (4) allowing, during the spraying of said liquid, the collection
of a discharge current in the gas surrounding said biased liquid, such as in particular
a conducting material having an opening of a shape and a size which allows the sprayed
liquid to flow while collecting said discharge current.
6. Device according to any one of the preceding claims,
characterized in that it also comprises means for feeding with liquid (6) allowing a mean operating liquid
flow rate at the inlet or inside said duct of a value in m
3.s
-1 which is comprised within a range varying by a factor of approximately 10 between
its upper bound and its lower bound, said range comprising, preferably centrally,
a value which can correspond to the following formula:
A being a constant different from 1, comprised between approximately 0.1 and 10 and
preferably equal to approximately 0.5 with
r the desired drop radius expressed in m,
τq the electrical relaxation constant of said liquid expressed in s.
7. Method for electrohydrodynamic spraying using a device according to one of claims
1 to 6, characterized in that a liquid which is biased at the outlet of the duct (1), and the surface tension of
which is greater than 0.055 N/m, and in a remarkable manner greater than 0.065 N/m,
is sprayed in the air at atmospheric pressure setting up a continuous discharge regime.
8. Method according to claim 7, characterized in that said liquid the surface tension of which is greater than 0.055 N/m is essentially
a solution (solvent and neutral or ionic, organic or mineral solute(s)), or a mixture
of solutions selected from the group constituted by water, ultra pure water, distilled
water, water containing conducting salts, an organic solvent to which one or more
surfactant molecule have been added, ethanol to which one or more surfactant molecule
have been added, acetone to which one or more surfactant molecule have been added,
ethylene glycol to which one or more surfactant molecule have been added.
9. Use of a device according to any one of claims 1 to 6 according to a continuous discharge
regime, in order to produce droplets of liquid, said liquid having a surface tension
greater than 0.055 N/m, for the collection of particles, and in particular polluting
particles, present in an aerosol, and in particular inertial collection, following
the electrocoagulation on said larger droplets, of particles the initial size of which
is smaller than or equal to a micron, and in particular of polluting particles present
in an aerosol and the size of which is less than or equal to a micron.
10. Method for the pollution control of aerosol effluents, or effluents which can be converted
into aerosols, in which it is sought to remove the polluting particles,
characterized in that it comprises the stages of:
- biasing said polluting particles present in the aerosol,
- producing a dispersion of liquid droplets with reverse polarity using at least one
device according to any one of claims 1 to 6 setting up a continuous discharge regime,
said liquid having a surface tension greater than 0.055 N/m,
- bringing said dispersion of liquid droplets and said biased polluting particles
into contact, so as to allow the electrocoagulation of these polluting particles onto
said liquid droplets,
- collecting the polluted liquid droplets inertially.
1. Vorrichtung zum elektrohydrodynamischen Zerstäuben einer Flüssigkeit, die wenigstens
eine Leitung (1) umfasst, an deren Auslass die besagte Flüssigkeit zerstäubt werden
kann, und Mittel unter Einschluss von Mitteln (2), die es erlauben, die besagte Flüssigkeit
stromauf oder bei ihrem Durchlaufen im Inneren der besagten Leitung mit einer elektrischen
Spannung derart zu beaufschlagen, dass sie polarisiert wird,
dadurch gekennzeichnet, dass zumindest an besagtem Auslass der Leitung (1) die Abmessungen des Außen- und des
Innendurchmessers der Leitung (1), wenn sie in derselben Einheit ausgedrückt sind,
der folgenden Beziehung entsprechen:
(Abmessung des Außendurchmessers) / (Abmessung des Innendurchmessers) größer als 1,445,
vorzugsweise größer als 1,5697, noch bevorzugter größer als 1,6;
wobei die Abmessung des Außendurchmessers der Leitung (1) geringer als ein Grenzwert
D
max ist, der der Formel entspricht:

wenn besagte Flüssigkeit eine hohe Viskosität besitzt,
oder der Gleichung:

wenn besagte Flüssigkeit eine geringe Viskosität besitzt, wobei
D
max der besagte Grenzwert in Metern und τ
q die elektrische Relaxationskonstante der besagten Flüssigkeit in Sekunden ist,
wobei die besagte Vorrichtung es ermöglicht, eine Flüssigkeit in Luft bei Atmosphärendruck
zu zerstäuben, deren Oberflächenspannung höher als 0,055 N/m ist,
wobei ein kontinuierlicher Entladungszustand wie ein Glimmzustand oder Hermstein-Zustand
erzeugt wird.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass die besagten Mittel mindestens an besagtem Auslass Abmessungen des Außen- und des
Innendurchmessers der Leitung (1) aufweisen, die, wenn sie in derselben Einheit ausgedrückt
sind, der folgenden Beziehung entsprechen:
(Abmessung des Außendurchmessers) / (Abmessung des Innendurchmessers) größer als etwa
1,8.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die besagte Spannung eine Gleichspannung insbesondere eine positive Gleichspannung
wie eine Gleichspannung von weniger als ungefähr 30 kV ist.
4. Vorrichtung nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie außerdem Mittel (5) zum Depolarisieren der besagten Flüssigkeit nach der Zerstäubung,
wie ein elektrisch leitendes, mit Masse verbundenes Material umfasst.
5. Vorrichtung nach einem der vorstehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass sie außerdem Mittel (4) zum Sammeln eines Entladungsstromes in dem die besagte polarisierte
Flüssigkeit umgebenden Gas während der Zerstäubung der besagten Flüssigkeit umfasst,
wie insbesondere ein leitfähiges Material, das eine Öffnung einer solchen Form und
solcher Abmessungen hat, dass sie das Durchflie-ßen der zerstäubten Flüssigkeit ermöglicht,
wobei zugleich der besagte Entladungsstrom gesammelt wird.
6. Vorrichtung nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass sie außerdem Mittel (6) zum Zuführen von Flüssigkeit umfasst, welche am Einlass oder
im Inneren der besagten Leitung einen mittleren Flüssigkeits-Betriebsstrom ermöglicht
mit einem in m
3/s ausgedrückten Wert, der in einem Bereich liegt, dessen oberer Grenzwert und dessen
unterer Grenzwert um einen Faktor 10 beabstandet sind, wobei der besagte Bereich,
vorzugsweise in seinem Zentrum, einen Wert umfasst, der der folgenden Formel entsprechen
kann:

wobei
A eine von 1 verschiedene Konstante ist, die etwa zwischen 0,1 und 10 liegt und vorzugsweise
gleich ungefähr 0,5 ist, mit
r als dem Soll-Radius von Tropfen in Metern
τ als elektrischer Relaxationskonstante der besagten Flüssigkeit in Sekunden.
7. Verfahren zum elektrohydrodynamischen Zerstäuben mittels einer Vorrichtung nach einem
der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass eine Flüssigkeit, die am Auslass der Leitung (1) polarisiert ist, und deren Oberflächenspannung
höher als 0,055 N/m und sogar höher als 0,065 N/m ist, in Luft bei Atmosphärendruck
zerstäubt wird, wobei ein kontinuierlicher Entladungszustand erzeugt wird.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass die besagte Flüssigkeit, deren Oberflächenspannung höher als 0,055 N/m ist, im Wesentlichen
eine Lösung (Lösungsmittel und gelöste Stoffe neutral, ionisch, organisch oder mineralisch),
oder eine Mischung von Lösungen ist, die aus der Gruppe von Wasser, hochreinem Wasser,
destilliertem Wasser, Wasser mit leitfähigen Salzen, einem organischen Lösungsmittel
mit zugesetzten oberflächenspannungsaktiven Molekülen, Ethanol mit zugesetzten oberflächenspannungsaktiven
Molekülen, Aceton mit zugesetzten oberflächenspannungsaktiven Molekülen, Ethylenglykol
mit zugesetzten oberflächenspannungsaktiven Molekülen ausgewählt ist.
9. Verwendung einer Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 6 in einem kontinuierlichen
Entladungszustand zum Erzeugen von Flüssigkeitströpfchen, wobei die besagte Flüssigkeit
eine Oberflächenspannung von mehr als 0,055 N/m hat, zum Sammeln von Partikeln und
insbesondere von Verunreinigungspartikeln, die in einem Aerosol vorhanden sind, und
insbesondere für das Sammeln durch Trägheit, infolge der elektrischen Koagulation
auf den besagten größeren Tröpfchen von Partikeln, deren anfängliche Größe kleiner
oder gleich einem Mikron ist, und insbesondere von Verunreinigungspartikeln, deren
Größe kleiner oder gleich einem Mikron ist, die in einem Aerosol anwesend sind.
10. Verfahren zum Entfernen von Verunreinigungen aus Aerosol-Ausflüssen, oder aus in Aerosole
transformierbaren Ausflüssen, aus denen Verunreinigungspartikel entfernt werden sollen,
dadurch gekennzeichnet, dass es die Schritte umfasst:
- die im Aerosol befindlichen Verunreinigungspartikel zu polarisieren,
- eine Flüssigkeits-Tröpfchendispersion mit inverser Polarität mittels mindestens
einer Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 6 zu erzeugen, wobei ein kontinuierlicher
Entladungszustand eingestellt wird, und die besagte Flüssigkeit eine Oberflächenspannung
von mehr als 0,055 N/m aufweist,
- besagte Flüssigkeits-Tröpfchendispersion und die polarisierten Verunreinigungspartikel
in Kontakt miteinander zu bringen, derart, dass die elektrische Koagulation dieser
Verunreinigungspartikel auf besagten Flüssigkeitströpfchen ermöglicht wird,
- die verunreinigten Flüssigkeitströpfchen durch Trägheitswirkung zu sammeln.