[0001] La présente invention concerne un fauteuil réglable comprenant une assise de hauteur
et d'inclinaison réglables, s'appuyant sur un piétement, ainsi qu'un dossier d'inclinaison
réglable articulé sur l'assise et un repose-pied porté par l'assise.
[0002] On connaît différents fauteuils réglables commandés par des actionneurs, en particulier
des fauteuils de véhicules automobiles. Ces fauteuils se distinguent par un grand
nombre d'actionneurs (moteur ou vérin électrique) qui commandent le déplacement des
différents éléments du fauteuil les uns par rapport aux autres, pour permettre de
régler la hauteur et l'inclinaison de l'assise, sa position dans l'espace (mouvement
d'avance ou de recul) et l'inclinaison du dossier.
[0003] De tels fauteuils réglables sont d'une construction et d'une commande relativement
compliquées, compatibles avec une commande centrale d'un véhicule automobile. Mais
de tels fauteuils sont difficilement utilisables dans leur principe en dehors d'un
véhicule automobile, à cause de leur coût et du fait que leur fonctionnement est prévu
pour une durée d'utilisation relativement limitée, celle d'un véhicule automobile.
[0004] La présente invention a pour but de développer un fauteuil réglable, notamment un
fauteuil de relaxation, permettant de régler et de commander l'inclinaison de l'assise,
sa hauteur, l'inclinaison du dossier et le cas échéant l'inclinaison ou le relevage
du repose-pied, avec des moyens particulièrement simples et, surtout, dont la commande
puisse se faire d'une manière extrêmement simple par une commande de type marche/arrêt.
[0005] A cet effet, l'invention concerne un fauteuil réglable du type défini ci-dessus,
caractérisé par :
- un quadrilatère articulé dont une base est solidaire du piétement et l'autre, opposée,
correspond à l'assise, ces deux bases étant reliées par deux côtés pivotants,
- un levier de transmission
* monté pivotant sur l'un des côtés du quadrilatère,
* dont une extrémité est reliée à un vérin d'actionnement et l'autre extrémité est
reliée par une bielle au dossier,
- une butée d'abaissement, limitant la course de pivotement/descente de l'assise et
forçant le basculement du dossier.
[0006] Ce fauteuil présente l'avantage d'être commandé par un seul actionneur dont le fonctionnement
permet de régler l'assise en hauteur et en inclinaison et le dossier. Cela constitue
non seulement une structure extrêmement simple et fiable mais également permet une
commande très simple par un bouton de commande de type marche/arrêt avec inversion
du sens de mouvement pour que le vérin d'actionnement fonctionne dans les deux sens
suivant les réglages à effectuer.
[0007] Suivant une caractéristique particulièrement avantageuse, une tringlerie de liaison
relie le dossier au repose-pied et comprend :
- un levier intermédiaire dont
* une extrémité est articulée à l'assise,
* un point d'articulation est relié par une bielle au dossier,
- un rail pivotant relié par une bielle au levier intermédiaire, et portant le repose-pied.
[0008] Cela permet par un seul moteur, non seulement de régler l'assise et le dossier mais
également le repose-pied équipant en général un tel type de fauteuil. Ce réglage est
rendu possible puisque la position d'inclinaison de l'assise et du dossier est associée
de manière certaine au relevage du repose-pied puisque si l'assise est inclinée en
position arrière et qu'il en est de même du dossier, il est indispensable que le repose-pied
soit également relevé le cas échéant jusque dans le prolongement de l'assise.
[0009] De manière particulièrement avantageuse, pour permettre l'escamotage du repose-pied
en position d'utilisation normale ou droite du fauteuil, c'est-à-dire lorsque l'assise
correspond à celle d'un fauteuil normal avec un dossier relativement droit, tout en
permettant de disposer d'un repose-pied de longueur suffisante en position d'utilisation,
il est particulièrement avantageux que le repose-pied comporte un châssis coulissant
sur le rail et relié à l'assise par une tringlerie démultiplicatrice de mouvement
produisant un allongement du repose-pied par le relevage du rail.
[0010] De manière très simple et avantageuse, la tringlerie démultiplicatrice comprend un
levier dont une extrémité est reliée par une bielle à un point fixe de l'assise non
situé sur l'axe de pivotement du rail et l'autre extrémité est reliée au châssis coulissant.
[0011] L'ensemble des mécanismes de commande de relevage et d'extension ou de rétraction
(pour le mouvement inverse) du repose-pied, se commande par une mécanique très simple
et très fiable, logée très facilement dans l'épaisseur du repose-pied ; ils sont constitués
de mécaniques non apparentes et non gênantes pour l'esthétique et ni dangereuses.
[0012] Il est particulièrement avantageux de pouvoir relever l'assise et l'incliner vers
l'avant, sans que le dossier lui-même suive de façon accentuée ce mouvement et risque
de retenir l'utilisateur, qui peut être une personne âgée utilisant précisément ce
relevage et cette inclinaison vers l'avant de l'assise du fauteuil pour se dégager
plus facilement, il est intéressant que suivant une autre caractéristique de l'invention,
le fauteuil comporte un compas reliant l'assise au prolongement du dossier pour limiter
l'angle de fermeture du dossier par rapport à l'assise.
[0013] D'une manière particulièrement avantageuse selon l'invention, le vérin est un moteur
électrique entraînant une liaison de type vis/écrou. Ce vérin offre l'avantage d'être
non seulement d'une fabrication simple et d'exister en tant que composant sous des
versions très différentes et en nombre d'exemplaires de ce fait peu coûteux, mais
également de constituer un moyen d'actionnement autobloquant qui ne cède pas lorsqu'il
est mis en compression ou en extension (suivant le type de montage) par le poids de
la personne assise dans le fauteuil ou par une action quelconque, antagoniste, qui
serait exercée sur une partie du fauteuil (assise, dossier ou repose-pied).
[0014] De manière très avantageuse, le piétement est un piétement central formé d'une branche
portant la base du quadrilatère de l'assise ainsi que la butée d'inclinaison/abaissement,
cette branche se poursuivant à l'avant, en partie inférieure, par deux branches d'appui
au sol, et à l'arrière, par une traverse. Cette structure du piétement constitue une
solution intéressante par la simplicité et, surtout, par la solidité et la stabilité
que permet un tel piétement. Comme celui-ci est camouflé sous l'assise et à l'intérieur
du contour du fauteuil, il peut être réalisé d'une manière particulièrement solide
sans que cela ne dérange l'esthétique générale du fauteuil et son habillage.
[0015] Pour assurer une bonne stabilité au fauteuil et rendre son fonctionnement particulièrement
équilibré, évitant tout risque de porte-à-faux ou de grippage, il est intéressant
que les moyens de liaison et d'articulation reliant l'assise au piétement et le dossier
au moyen d'actionnement de l'assise ainsi qu'au repose-pied, soient dédoublés de manière
symétrique par rapport au plan médian de symétrie du fauteuil.
[0016] Suivant une autre caractéristique avantageuse, le fauteuil comporte des accoudoirs
reliés par des liaisons coulissantes transversalement, à l'assise, pour permettre
de régler l'écartement des accoudoirs.
[0017] Enfin, sur le plan de la fabrication, il est particulièrement avantageux que l'assise,
le dossier et le repose-pied soient réalisés en des tubes d'acier cintrés et soudés.
L'ossature ainsi constituée peut alors recevoir une grande diversité d'habillages,
tant par les matières que par la forme donnée aux éléments d'habillage et de confort
tels que la surface constituant l'assise, celle du dossier et celle du repose-pied.
[0018] La présente invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée à l'aide des
dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une vue d'ensemble du fauteuil sans son habillage et de son mécanisme,
- la figure 2 est un schéma du mécanisme du fauteuil,
- la figure 3 est un schéma extrait de la figure 2 montrant le mécanisme de réglage
de l'inclinaison/abaissement/relevage de l'assise et de pivotement du dossier,
- la figure 4 est un schéma extrait de la figure 2 montrant la liaison entre le dossier
et le repose-pied,
- la figure 5 est un schéma en vue de face montrant le mécanisme du repose-pied,
- la figure 6 est une vue extraite de la figure 1 montrant le mécanisme d'articulation
de l'assise sans le mécanisme d'actionnement,
- la figure 7 est une vue analogue à celle de la figure 6 avec le mécanisme d'actionnement
de l'assise et sa liaison avec le dossier,
- la figure 8A montre un détail du montage du vérin d'actionnement et du levier de transmission,
- la figure 8B montre le détail de la liaison entre le dossier et l'assise,
- la figure 9 est une vue simplifiée extraite de la figure 1, montrant la transmission
du mouvement entre le dossier et le repose-pied,
- la figure 10 est une vue simplifiée du fauteuil en position normale,
- la figure 11 est une vue simplifiée du fauteuil en position de relevage de l'assise,
- la figure 12 est une vue simplifiée du fauteuil en position d'inclinaison, au moment
de l'arrivée en butée de fin de course d'inclinaison,
- la figure 13 montre le fauteuil en position inclinée, avec inclinaison du dossier
et relevage du repose-pied dans l'alignement de l'assise.
[0019] Pour simplifier la description de l'invention, celle-ci sera faite ci-après en se
référant d'abord à la fois à la figure 1 et à la figure 2, la première correspondant
à une réalisation pratique du fauteuil réglable et la seconde à une présentation très
simplifiée des différents éléments du mécanisme du fauteuil réglable. Puis, l'invention
sera décrite pour ses différentes parties en s'appuyant à la fois sur la présentation
schématique très simplifiée et sur des extraits de la figure 1. C'est ainsi que le
mécanisme de relevage de l'inclinaison de l'assise et de l'inclinaison du fauteuil
sera décrit plus particulièrement à l'aide des figures 3, 7, 8A, 8B et le mécanisme
de relevage du repose-pied, combiné au mécanisme de réglage de l'assise et du dossier,
sera décrit plus particulièrement à l'aide des figures 4 et 9 et 5. Les figures 10
à 13 permettront de présenter de manière simplifiée la position des éléments utiles
du fauteuil, c'est-à-dire l'assise, le dossier et le repose-pied pour différents réglages.
[0020] Selon les figures 1 et 2, l'invention concerne un fauteuil réglable ayant une assise
1 de hauteur et d'inclinaison réglables. Cette assise 1 porte un dossier 2 réglable,
relié par une articulation A0 ainsi qu'un repose-pied 3, réglable, également relié
à l'assise 1 par une articulation A00.
[0021] L'assise 1 est un châssis de forme sensiblement rectangulaire portant les éléments
de confort tels que le support, élastique, le rembourrage et son habillage. Il en
est de même des autres éléments du fauteuil ; tous ces éléments, de forme et de matière
très diverses, allant du tissu aux matières plastiques ou au cuir, ne sont pas représentés.
[0022] L'assise 1 est munie d'un mécanisme commandé composé d'un quadrilatère déformable
constitué par une base L0 portée par le piétement 4 et relié par deux côtés pivotants
L1, L2 à l'assise 1 constituant l'autre base de ce quadrilatère.
[0023] L'un des côtés pivotants L2 du quadrilatère articulé porte un levier de transmission
L3 monté comme un levier du premier genre, par une articulation B1 sur ce deuxième
côté pivotant L2. Une extrémité B3 du levier L3 est reliée par une bielle L4 à un
prolongement du dossier 2 au-delà du point d'articulation A0 entre le dossier 2 et
l'assise 1. L'autre extrémité B2 du levier L3 est reliée à un vérin d'actionnement
V1 présenté très schématisé. Ce vérin V1 est constitué par un moteur électrique entraînant
une liaison vis/écrou pour allonger ou raccourcir la longueur entre le point d'articulation
B2 ou levier L3 et le point d'appui du vérin V1 sur le piétement 4 pour commander
le mouvement du mécanisme dans un sens ou dans l'autre, c'est-à-dire le relevage ou
l'abaissement de l'assise 1, l'inclinaison du dossier 2 et le positionnement du repose-pied
3 comme cela sera décrit ultérieurement.
[0024] L'extrémité B5 du vérin V1 est reliée de manière articulée au piétement 4.
[0025] La disposition géométrique des deux points d'articulation B2, B5 du vérin V1, l'un
sur le levier de transmission L3, l'autre sur le piétement 4, est choisie pour qu'en
position d'extension maximale du vérin, l'axe géométrique passant par les deux points
d'articulation du vérin ne soit pas aligné sur le pivot Bl du levier de transmission
L3 sur le côté pivotant L2.
[0026] Cette disposition est également choisie pour qu'à aucun moment du mouvement du vérin
V1 (entre l'extension maximale et la rétraction maximale), l'axe des deux points d'articulation
B2, B5 du vérin V1 ne passe par le pivot Bl du levier de transmission L3.
[0027] Le mécanisme comprend une butée d'inclinaison/abaissement 5, portée par le piétement
4 et destinée à coopérer avec l'assise 1 pour limiter son mouvement de pivotement/descente
sous l'effet du vérin V1 tirant sur le levier de transmission LL3 et par là, sur le
côté pivotant auquel il est associé pour déformer le quadrilatère et abaisser/incliner
l'assise 1 jusqu'à l'appui 5.
[0028] Ainsi, à partir du moment où l'assise 1 (ou un élément solidaire de l'assise) rencontre
l'appui 5, le vérin V1 ne peut plus tirer le levier L3 pour abaisser le côté pivotant
L2 ; le vérin Vl fait alors pivoter le levier de transmission L3. Ce mouvement de
pivotement est transmis par la bielle L4 au prolongement du dossier 2 et par suite
au dossier 2, ce qui ouvre l'angle α entre le dossier 2 et l'assise 1 en fonction
du mouvement du vérin V1.
[0029] Le mécanisme est complété par un levier intermédiaire L5 dont une extrémité C1 est
articulée à l'assise 1 ; son premier point d'articulation C2 est relié par une bielle
L6 au prolongement du dossier 2 et un autre point d'articulation C3 de ce levier L5
est relié par une deuxième bielle L7 à un rail R pivotant relié par une articulation
C6 à l'assise 1.
[0030] Cette tringlerie de liaison, formée par le levier intermédiaire L5, la première bielle
L6 reliée au prolongement du dossier 2 et la seconde bielle L7 reliée au rail R, associe
ainsi le mouvement du dossier 2 au mouvement du rail pivotant R portant le repose-pied
3.
[0031] Le mouvement du dossier 2 par rapport à l'assise 1 est limité par un compas formé
de deux bras L9, L10 et une articulation D2, pour relier un point D1 de l'assise 1
à un point d'articulation D3 du prolongement du dossier 2 de manière à limiter l'angle
de fermeture α du dossier à un angle minimum αm de l'ordre de 90°.
[0032] Le repose-pied 3 est formé d'un châssis 31 coulissant sur le rail pivotant R relié
à l'assise 1 par l'articulation C6 commandée en mouvement par une tringlerie démultiplicatrice
de mouvement produisant « l'allongement » du repose-pied 3, c'est-à-dire le déplacement
du châssis 31 du repose-pied en direction de l'extrémité libre du rail R pendant le
mouvement de pivotement dans le sens du relevage du rail et du repose-pied. Le mouvement
est rétracté lorsque le rail R pivote dans le sens de l'abaissement.
[0033] Selon les figures 2, 4, 5, la tringlerie démultiplicatrice (non représentée à la
figure 1), qui produit l'allongement du repose-pied 3 ou son déplacement par rapport
à l'axe de pivotement du rail R, est constituée par une bielle L8 reliée à l'assise
1 par un point d'articulation C7 non coaxial à l'articulation C6 du rail R et un levier
L11 pivotant autour de l'articulation C8 portée par une traverse 10 reliée au rail
R (en fait deux rails). Une extrémité C9 est reliée à la bielle L8. L'autre extrémité
C10 de ce levier L11 est reliée au châssis 31 par exemple par une biellette L12 articulée
en C11 au châssis 31 pour permettre de transformer le mouvement de pivotement de ce
levier L11 en un mouvement de translation du châssis 31 du repose-pied 3 sur le rail
R. Cette liaison pourrait également être constituée par une coulisse portée par le
châssis du repose-pied et dans laquelle viendrait une came portée par l'extrémité
du levier démultiplicateur.
[0034] La bielle L8, reliée au point fixe d'articulation C7 de l'assise 1, est de préférence
de longueur réglable pour permettre de régler le mouvement d'allongement et de rétraction
du châssis 31 du repose-pied 3.
[0035] Le mouvement de coulissement du châssis 31 s'explique de manière simple à l'examen
de la figure 5 qui montre que le triangle, formé par le point d'articulation C6 du
rail R, le point fixe (articulé) C7 de la bielle L8 du mécanisme démultiplicateur
sur l'assise 1 et le point d'articulation C9 de la bielle L8 au levier L11, est un
triangle déformable dont le côté constitué par la bielle L8 est de longueur constante.
[0036] La description de la structure du fauteuil réglable a été faite sans tenir compte
du dédoublement de certains éléments tels que des biellettes ou des articulations
prévues de manière symétrique par rapport au plan médian vertical du fauteuil. Dans
le même ordre d'idées, pour clarifier la présentation du mécanisme dans les figures
schématiques 2, 3, 4, certaines articulations coaxiales dans le mode de réalisation
de la figure 1, ont été représentées séparément.
[0037] La figure 3 qui représente un extrait du mécanisme des figures 1 et 2, montre la
base L0 du mécanisme relié au piétement 4 de manière schématique. Cette base L0 en
fait dédoublée symétriquement par rapport au plan médian vertical, porte par ses deux
articulations A1, A2, les deux côtés pivotants L1, L2 du quadrilatère articulé, dont
les deux autres sommets sont les articulations A3, A4 portées par l'assise 1. Le vérin
V1 est représenté comme relié au piétement 4 indiqué de manière schématique. Ce vérin
agit sur l'articulation B2 portée par le levier de transmission L3 qui est en fait
dédoublée. A chaque côté pivotant L2 est associé un levier de transmission L3 articulé
sur celui-ci autour d'une articulation B1 et les extrémités B2 des deux leviers L3
sont reliées par une traverse correspondant à cet axe d'articulation et sur laquelle
agit l'extrémité correspondante du vérin V1.
[0038] Selon les figures 1 et 6, le piétement 4 est formé par un tube situé dans le plan
médian de symétrie du fauteuil et composé d'une branche sensiblement horizontale 41
terminée à l'extrémité arrière par une traverse 42 s'appuyant sur le sol et à l'extrémité
avant par une double branche 43, 44 formant également deux points d'appui, à l'avant.
Le tube se poursuit par une branche montante 45 portant une traverse 46 dont les extrémités
portent solidairement les deux embases L0 pour l'articulation de l'assise 1. Cette
branche centrale 41 du piétement est également munie d'un montant 47 formant l'appui
5 ; enfin, vers la base de l'appui, se trouve une patte 48 pour le point d'articulation
B5 du vérin V1.
[0039] L'assise 1 est en fait constituée par un cadre, de préférence rectangulaire, porté
par des consoles 20, 21 de chaque côté, reliées par une lame transversale 22, 23.
La lame avant 22 est reliée par des branches 24 formant ressort à la branche avant
25 du cadre de l'assise 1 et la traverse 23 est reliée aux branches latérales 26.
Le dossier 2 est constitué par une structure tubulaire, cintrée et soudée, non détaillée
ici. Le dossier est relié par l'articulation A0 des deux côtés aux extrémités des
branches latérales 26 de l'assise.
[0040] La structure représentée simplifiée à la figure 6, est complétée par les moyens d'actionnement
à la figure 7, ces moyens apparaissant également de façon séparée à la figure 8A.
[0041] Les moyens d'actionnement sont constitués par le vérin V1 relié à son extrémité inférieure
par l'articulation B5 au tube 41 du piétement 4 et par son extrémité supérieure, par
l'articulation B2 à une patte 31 solidaire d'un tube 32 formant la traverse reliant
les deux leviers de transmission L3 de chaque côté du fauteuil. La traverse 32 est
reliée solidairement au levier de transmission L3 ; il en est de même ainsi de la
patte 31 portant l'articulation B2 ; on a ainsi un ensemble parfaitement rigide.
[0042] La disposition de la figure 7 montre clairement que la ligne d'action YY du vérin
V1 ne passe pas par le point d'articulation Bl du levier de transmission L3 sur le
second côté pivotant L2.
[0043] Cette figure montre également la bielle L4 qui relie le point d'articulation B3 du
levier L3 à l'articulation B4 située sur le prolongement du dossier 2.
[0044] La bielle L4 a été représentée comme interrompue pour éviter toute erreur d'interprétation.
En fait, il y a une bielle L4 de chaque côté puisque chaque bielle est associée à
un levier de transmission L3 et le montant 47 portant la butée d'enfoncement 5, reliée
au tube 41, est situé dans le plan médian. Cette butée 5 est destinée à recevoir la
traverse 23 lorsque l'assise 1 s'abaisse sous l'effet conjugué du poids de l'utilisateur
installé sur l'assise 1 et de la libération du mouvement de descente par le vérin
Vl. Ce mouvement de pivotement se poursuit jusqu'à ce que la traverse 23 soit sur
l'appui 5. A partir de ce moment, la poursuite du mouvement de rétraction du vérin
V1 modifie la suite du mouvement comme cela sera vu ultérieurement.
[0045] Le fauteuil est muni de deux accoudoirs non représentés réglables transversalement.
Ces accoudoirs en forme de cadres sont munis de deux tubes coulissants dans deux logements
tubulaires portés par le cadre de l'assise 1 et permettant un blocage transversal
soit par une vis soit par un mécanisme déverrouillable permettant de régler à volonté
l'écartement des accoudoirs.
[0046] La figure 8A montre le détail du vérin V1 et sa liaison à la patte 31 portée par
la traverse 32 et le levier L3 sans le côté pivotant L2 et avec la bielle L4 représentée
en partie. Dans cette figure, comme d'ailleurs à la figure 7, l'articulation B2 est
déportée par rapport au levier L3 mais cela ne modifie pas le principe de fonctionnement
puisque la patte 31 et la traverse 32 sont solidaires des deux leviers L3 aux extrémités
de la traverse 32. Cette disposition a été choisie pour des raisons d'encombrement
et de passage des différentes pièces les unes à côté des autres.
[0047] La figure 8B montre le détail du compas formé des deux biellettes L9, L10 reliées
entre elles par une articulation D2 et à l'une des extrémités par une articulation
D1 à l'assise 1 et, à l'autre extrémité, par une articulation D3 au dossier 2.
[0048] Selon la figure 1, l'articulation D1 est coaxiale avec l'articulation A4 tout en
étant fonctionnellement séparée. Ce choix a été fait pour des raisons d'encombrement.
Toutefois, à la figure 2, l'articulation D1 est représentée séparée de l'articulation
A4.
[0049] Le compas L9, L10 est représenté à la figure 8B dans sa position étendue, qui limite
l'angle α du dossier 2 par rapport à l'assise 1 à l'angle minimum am. Le compas L9,
L10 est de préférence dédoublé de manière symétrique pour associer une articulation
D3 à chacune des extrémités du prolongement du dossier 2. Là encore et contrairement
à la vue simplifiée de la figure 2, l'articulation D3 est coaxiale à l'articulation
B4 pour des raisons d'encombrement alors que pour des explications dans le schéma
de la figure 2, ces deux articulations D3, B4 sont distinctes.
[0050] La figure 9 est un extrait de la figure 1 montrant les différentes biellettes et
articulations associant le mouvement du dossier 2 au mouvement du repose-pied 3.
[0051] Le piétement 4 n'est représenté que de manière schématique. Comme précédemment, la
structure est également symétrique et les leviers et biellettes sont dédoublés de
part et d'autre du plan médian vertical de symétrie du fauteuil.
[0052] Le levier intermédiaire L5 est relié à l'articulation C1 qui est représentée différente
de l'articulation A3 à la figure 4 mais qui en réalité est coaxiale à cette dernière
(figure 1) en étant portée par un axe relié aux mêmes pattes.
[0053] Cette figure montre également que le levier L6 est relié à l'articulation C2 plus
proche de l'articulation C1 du levier L5 que dans le schéma de la figure 4. L'autre
articulation C4 du levier L6 est portée par une patte 40 solidaire d'une traverse
41 à l'extrémité du prolongement du dossier 2. Cette disposition est choisie pour
des raisons d'encombrement.
[0054] Le rapprochement du point d'articulation C2 par rapport au point d'articulation C1
du levier L5 alors que le point d'articulation C3 de la seconde bielle L7 reliée au
rail du repose-pied 3 est éloigné, permet un effet de démultiplication du mouvement
: un faible mouvement de pivotement du dossier 2 se traduit par un mouvement de pivotement
important du repose-pied 3.
[0055] Le mécanisme tel que décrit ci-dessus fonctionne de la manière suivante :
[0056] Partant de la position représentée aux figures 1, 6, 7, qui est la position relevée
dans laquelle le dossier est dressé pratiquement à la verticale, l'assise 1 est horizontale
et le repose-pied 3 est rétracté (c'est-à-dire pivoté en position sensiblement verticale,
à l'aplomb du bord avant de l'assise), on commande le vérin V1 dans le sens de sa
rétraction ; celui-ci tire sur le levier de transmission L3. Comme l'axe du vérin
est très peu incliné par rapport à l'axe du levier de transmission L3, ce mouvement
de rétraction ne produit pratiquement pas de mouvement de pivotement du levier de
transmission L3 mais seulement un mouvement de pivotement (relayé par le levier de
transmission) du côté pivotant L2 portant ce levier de transmission L3. Ce mouvement
de pivotement du côté pivotant L2 se traduit par la déformation du quadrilatère A1-A4
qui, en fonction de sa géométrie, produit un abaissement combiné à un pivotement vers
l'arrière de l'assise 1 jusqu'à ce que l'assise ou une pièce associée 23 soit appuyée
contre la butée d'inclinaison et d'abaissement 5. A partir de ce moment, le mouvement
de rétraction du vérin Vl ne peut que produire le pivotement du levier de transmission
L3 autour de son articulation B1 sur le levier L2 lui-même bloqué par la butée 5.
Ce mouvement de pivotement se traduit par un mouvement de pivotement du prolongement
du dossier 2 du fait de la liaison par la bielle L4 produisant l'inclinaison du dossier
dans le sens de l'ouverture de l'angle α entre le dossier 2 et l'assise 1. Selon les
figures 1, 9, ce mouvement de pivotement du dossier 2 est transmis par l'intermédiaire
de la bielle L6 et du levier intermédiaire L5 au rail pivotant R par la bielle L7
qui du fait de la disposition des points d'articulation L2, L3 des bielles L6, L7
sur le levier intermédiaire L5 produit le mouvement de relevage du rail pivotant R
avec un certain effet de démultiplication. Ce mouvement de pivotement du rail R produit
la déformation du triangle dont fait partie le mécanisme de démultiplication du mouvement
déjà décrit produisant alors le déplacement vers l'extérieur du châssis 31 du repose-pied
3 au fur et à mesure du relevage.
[0057] Les différentes positions intermédiaires ou finales de transformation du fauteuil
sont représentées schématiquement aux figures 10 à 13 dans lesquelles seuls les éléments
principaux ont été représentés et référencés.
[0058] La figure 10 correspond à la position initiale ou position normale du fauteuil dont
l'assise 1 est relevée, le dossier 2 est droit et le repose-pied 3 est escamoté. L'assise
1 même chargée par le poids de l'utilisateur, est tenue par le vérin V1, bloquant
le quadrilatère L1, L2 par les moyens déjà décrits. Le dossier 2 est également retenu
par la biellette L4 (non représentée dans cette figure) et l'assise 1 n'est pas en
appui contre la butée 5. Enfin, le vérin Vl est représenté simplement pour mémoire.
[0059] A partir de cette position, on peut commander soit le relevage de l'assise 1 (figure
11), soit son inclinaison progressive puis l'inclinaison du dossier et le relevage
du repose-pied (figures 12 et 13).
[0060] Selon la figure 11, la commande produit l'extension du vérin V1 qui relève alors
le côté pivotant L2 et par ce mouvement le côté Ll (la liaison du vérin V1 est schématique).
Du fait de la géométrie du quadrilatère A1, A2, A3, A4, l'assise 1 se relève en s'inclinant,
ce qui facilite le mouvement d'extraction du fauteuil pour une personne handicapée.
Le repose-pied 3 ne gêne pas de mouvement d'extraction puisqu'il est pratiquement
à l'aplomb du bord avant de l'assise 1.
[0061] Dans ce mouvement, il est à remarquer que le compas L9, L10 limite le mouvement de
fermeture de l'angle α à la valeur minimale αm comme cela a été prévu ci-dessus, pour
que le dossier ne risque pas de coincer une personne qui resterait accrochée à l'assise
1, bien que celle-ci fût relevée.
[0062] Si partant de la position de fin de course représentée à la figure 11, on commande
le vérin V1 pour le mouvement inverse, on arrive de nouveau à la position de la figure
10. Puis, en dépassant cette position (figure 11), on incline progressivement l'assise
1 par déformation du quadrilatère A1, A2, A3, A4. A la fin de ce mouvement d'inclinaison
qui se traduit uniquement par le mouvement d'inclinaison de l'assise 1, on arrive
en appui contre la butée d'inclinaison 5 et ce mouvement ne peut plus se poursuivre.
Il s'agit de la fin de course de l'inclinaison de l'assise 1. Mais, comme déjà précisé
plus haut, le mouvement du vérin V1 peut continuer sa rétraction, ce qui se traduit
alors par le basculement vers l'arrière du dossier 2 ouvrant l'angle a et ce mouvement
du dossier est transmis par les bielles et le levier intermédiaire au repose-pied
3 alors commandé pour se relever. En fin de course, le repose-pied 3 est sensiblement
dans l'alignement de l'assise 1. Cette position est représentée schématiquement à
la figure 13.
[0063] A partir de cette position, on peut commander le mouvement inverse du vérin V1 qui,
soutenu par le poids exercé par les pieds sur le repose-pied 3, produisant l'abaissement
par pivotement du repose-pied 3 et entraînant du fait de la liaison par bielles et
levier, le relevage du dossier 2. Ce mouvement se poursuit jusqu'à ce que le vérin
V1 puisse de nouveau faire pivoter le côté pivotant L2 pour le soulever de la butée
5 et relever l'assise 1.
[0064] Le vérin V1 étant constitué par un motoréducteur électrique à vis et écrou, il peut
fonctionner dans les deux sens et il est par nature autobloquant si bien que le poids
de l'utilisateur du fauteuil ne modifie pas le réglage commandé par le vérin, même
lorsque le vérin n'est pas sous tension.
[0065] L'invention offre l'avantage de permettre la commande de ces différents mouvements
successifs, à l'aide d'un seul vérin. La commande se limite de manière simple à un
boîtier avec un bouton marche/arrêt dont la position de mise en marche correspond
par exemple à la position d'enfoncement.
NOMENCLATURE PARTIELLE
[0066]
- L0
- base du quadrilatère déformable,
- L1
- premier côté pivotant du quadrilatère déformable,
- L2
- deuxième côté pivotant du quadrilatère déformable,
- L3
- levier de transmission,
- L4
- bielle,
- L5
- levier intermédiaire,
- L6
- première bielle,
- L7
- seconde bielle,
- C1, C2
- bras du compas,
- L8
- levier de la tringlerie démultiplicatrice,
- R
- rail pivotant,
- A0
- articulation entre l'assise et le dossier,
- A1, A2
- articulation des côtés pivotants L1, L2, sur la base L0,
- A3, A4
- articulation de l'extrémité des leviers pivotants L1, L2 sur l'assise 1,
- B1
- articulation du levier de transmission L3 sur le deuxième côté pivotant L2,
- B2
- articulation entre le levier de transmission L3 et le vérin V1,
- B3
- articulation reliant le levier de transmission L3 à la bielle L4,
- B4
- articulation de la bielle L4 sur le prolongement du dossier 2,
- C1
- articulation du levier intermédiaire sur l'assise 1,
- C2
- articulation du levier intermédiaire L5 et de la première bielle L6,
- C3
- articulation du levier intermédiaire L5 et de la seconde bielle L7,
- C4
- articulation du premier levier intermédiaire L6 et du dossier 2,
- C5
- articulation entre la deuxième bielle L7 et le rail R du repose-pied,
- 1
- assise,
- 2
- dossier,
- 3
- repose-pied,
- 4
- piétement,
- 5
- butée d'abaissement de l'assise.
1. Fauteuil réglable comprenant une assise (1) de hauteur et d'inclinaison réglables
s'appuyant sur un piétement,
- un dossier (2) d'inclinaison réglable articulé sur l'assise (1),
- un repose-pied (3) réglable porté par l'assise (1),
caractérisé par
- un quadrilatère articulé (A1-A4 / L0, L1, L2) dont une base (L0) est solidaire du
piétement (4) et l'autre, opposée, correspond à l'assise (1), ces deux bases étant
reliées par deux côtés pivotants (L1, L2),
- un levier de transmission (L3)
* monté pivotant (B1) sur l'un des côtés (L3) du quadrilatère,
* dont une extrémité (B2) est reliée à un vérin d'actionnement (V1) et l'autre extrémité
(B3) est reliée par une bielle (L4) au dossier (2),
- une butée d'abaissement (5), limitant la course de pivotement/descente de l'assise
(1) et forçant le basculement du dossier.
2. Fauteuil réglable selon la revendication 1,
caractérisé par
une tringlerie de liaison reliant le dossier (2) au repose-pied (3) et comprenant
- un levier intermédiaire (L5) dont
* une extrémité (C1) est articulée à l'assise (1),
* un point d'articulation (C2) est relié par une bielle (L6) au dossier (2),
- un rail pivotant (R) relié par une bielle (L7) au levier intermédiaire (L5), et
portant le repose-pied (3).
3. Fauteuil selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
le repose-pied (3) comporte un châssis (31)
* coulissant sur le rail (R)
* relié à l'assise (1) par une tringlerie démultiplicatrice de mouvement (L8, L11,
L12, C6, C7, C8, C9, C10, C11) produisant un allongement du repose-pied (3) par le
relevage du rail (R).
4. Fauteuil selon la revendication 3,
caractérisé en ce que
la tringlerie démultiplicatrice comprend
- un levier (L11) dont
* une extrémité (C9) est reliée par une bielle (L8) à un point fixe (C7) de l'assise
(1) non situé sur l'axe de pivotement (XX/C6) du rail (R) et
* l'autre extrémité (C10, C11) est reliée au châssis coulissant (31).
5. Fauteuil selon la revendication 1,
caractérisé par
- un compas (L9, L10) reliant (D1, D3) l'assise (1) au prolongement du dossier (2)
pour limiter l'angle de fermeture (am) du dossier (2) par rapport à l'assise (1).
6. Fauteuil selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
le vérin (V1) est un vérin composé d'un moteur électrique entraînant une liaison vis/écrou.
7. Fauteuil selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
le piétement (4) est un piétement central formé d'une branche (41, 43) portant la
base (L0) du quadrilatère (A1-A4, L1, L2) de l'assise (1) ainsi que la butée d'inclinaison/abaissement
(5, 47), cette branche se poursuivant à l'avant, en partie inférieure, par deux branches
d'appui (43, 44) au sol, et à l'arrière, par une traverse (42).
8. Fauteuil selon l'une quelconque des revendications 1 à 5,
caractérisé en ce que
les moyens de liaison et d'articulation sont dédoublés de part et d'autre du plan
de symétrie.
9. Fauteuil selon la revendication 1,
caractérisé en ce qu'
il comporte des accoudoirs reliés par des liaisons coulissantes transversalement,
à l'assise (1), pour permettre de régler l'écartement des accoudoirs.
10. Fauteuil selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
l'assise (1), le dossier (2), le repose-pied (3) sont réalisés en tubes cintrés et
soudés.