[0001] L'invention concerne la fabrication de bandes d'alliages ferreux. Plus précisément,
elle concerne la fabrication de bandes en alliage fer-carbone-manganèse par coulée
directe sous forme de bandes minces.
[0002] On connaît depuis longtemps les aciers Hadfield Fe-Mn (11 à 14%)-C (1,1 à 1,4%) qui
peuvent être qualifiés d'« aciers à forte teneur en manganèse ». Ils présentent la
particularité d'avoir une résistance très élevée et une capacité de durcissement sous
l'effet de chocs ou de frottements répétés. On connaît également les aciers austénitiques
du type Fe-Mn (15 à 35%)-Al (0 à 10%)-Cr (0 à 20%)-C (0 à 1,5%) qui dérivent simultanément
des aciers Hadfield et des aciers inoxydables austénitiques Fe-Cr-Ni dont on a progressivement
remplacé le nickel par du manganèse et le chrome par de l'aluminium. Ces aciers à
forte teneur en manganèse se caractérisent par une forte capacité d'écrouissage qui
leur permet d'associer un haut niveau de résistance à une excellente ductilité. On
peut donc les utiliser avec profit pour la fabrication d'éléments de renfort fabriqués
par emboutissage pour l'industrie automobile. C'est au maclage mécanique, assisté
éventuellement par la transformation martensitique γ → ε que ces aciers doivent leur
grande capacité d'écrouissage. En se propageant, les macles facilitent la déformation
plastique, mais en se faisant mutuellement obstacle, elles contribuent aussi à l'augmentation
de la contrainte d'écoulement.
[0003] Divers documents traitent de la composition et de la fabrication de tels aciers à
très forte teneur en manganèse, par exemple WO 93/13233, WO 95/26423, WO 97/24467.
Ces aciers ont toujours, jusqu'à présent, été fabriqués par la filière classique coulée
continue de brames d'épaisseur 200 mm environ - laminage à chaud - laminage à froid
- recuit - décapage - skin-pass. Cette filière présente essentiellement trois inconvénients.
D'abord son coût, lié à l'utilisation d'un train à bandes qui est une installation
nécessitant un investissement très élevé et consommant beaucoup d'énergie, puisqu'il
est nécessaire de fortement réchauffer les brames avant de les laminer. Ensuite l'existence
d'un risque de fissuration à chaud de la bande lors de ce réchauffage, pendant lequel
se forme également une épaisse couche de calamine qui est défavorable aussi bien à
la qualité de surface du produit qu'au rendement métallurgique du process de fabrication.
Enfin, dans l'ensemble, il s'agit d'une filière de fabrication longue, ne permettant
pas toujours de réagir promptement à une demande pressante de la part d'un client.
[0004] Le but de l'invention est de proposer une méthode de fabrication de bandes d'alliages
ferreux à forte teneur en manganèse plus rapide et moins coûteuse que la méthode classiquement
connue, et permettant d'obtenir des produits d'au moins aussi bonne qualité que par
cette précédente méthode.
[0005] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de production de bandes en alliage
fer-carbone-manganèse, selon lequel :
- on coule sur une machine de coulée une bande mince d'épaisseur 1,5 à 10 mm directement
à partir d'un métal liquide de composition en pourcentages pondéraux : C compris entre
0,001 et 1,6% ; Mn compris entre 6 et 30%, Ni ≤ 10% et avec (Mn + Ni) compris entre
16 et 30%; Si ≤ 2,5% ; Al ≤ 6% ; Cr ≤ 10% ; (P + Sn + Sb + As) ≤ 0,2% ; (S + Se +
Te) ≤ 0,5% ; (V + Ti + Nb + B + Zr + terres rares) ≤ 3% ; (Mo + W) ≤ 0,5% ; N ≤ 0,3%
; Cu ≤ 5% ; le reste étant du fer et des impuretés résultant de l'élaboration ;
- on lamine à froid ladite bande à un taux de réduction compris entre 10 et 90% en une
ou plusieurs étapes ;
- et on effectue un recuit de recristallisation de ladite bande.
[0006] L'invention concerne également une bande susceptible d'être produite par ce procédé.
[0007] Comme on l'aura compris, l'invention repose en premier lieu sur l'utilisation d'un
procédé de coulée du métal liquide directement sous forme d'une bande de faible épaisseur.
Celle-ci peut éventuellement subir un laminage à chaud en ligne au moyen d'une installation
de faible dimension, dont le coût de fabrication et d'utilisation est très inférieur
à celui d'un train à bandes. De plus, la suppression du laminage à chaud sur un train
à bandes élimine les risques de fissuration à chaud lors du réchauffage dont on a
parlé. Suivent ensuite des opérations de laminage à froid, recuit et éventuellement
skin-pass, dont l'exécution selon les modalités qui seront précisées permet d'obtenir
les propriétés du produit souhaitées.
[0008] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit.
[0009] Le procédé de coulée directe de bandes minces d'acier de 1,5 à 10 mm d'épaisseur
est aujourd'hui bien connu, notamment sous sa forme dite « coulée entre cylindres
». L'acier liquide se solidifie contre les parois latérales de deux cylindres horizontaux
rapprochés, refroidis intérieurement et mis en rotation en sens inverses, et ressort
sous les cylindres sous forme d'une bande solidifiée. Celle-ci peut être directement
bobinée, puis envoyée aux installations de traitement à froid, ou subir un laminage
à chaud en ligne avant le bobinage. Selon l'invention, l'utilisation d'un tel procédé
permet de raccourcir la filière de fabrication des bandes d'acier à haute teneur en
manganèse grâce à la suppression du passage au train à bandes, alors que ce passage
est nécessaire dans la filière classique débutant par la coulée de brames. Cette suppression
est d'autant plus avantageuse que les aciers austénitiques à forte teneur en manganèse
se caractérisent par l'absence de transformation de phase au cours de leur refroidissement.
En effet, l'une des fonctions classiques du laminage à chaud des aciers ferritiques,
au carbone ou inoxydables, est l'affinement de la microstructure juste avant que ne
se produise la transformation de phase. Mais les aciers à haute teneur en manganèse
qui offrent le meilleur compromis résistance-ductilité à la température de mise en
forme sont complètement austénitiques, du moins avant déformation, depuis leur solidification
jusqu'à la fin de leur refroidissement. Donc le laminage à chaud des aciers austénitiqües
à forte teneur en manganèse n'a pas un intérêt métallurgique important. Sa fonction
se limite à une simple réduction d'épaisseur du produit pour obtenir une bande susceptible
d'être laminée à froid. Dans leur cas, il n'y a donc pas d'inconvénient à obtenir
par coulée de bandes minces une bande d'épaisseur relativement proche de son épaisseur
finale, sous réserves que ladite bande soit exempte de porosités centrales après sa
coulée. Un léger laminage à chaud en ligne, tel qu'on le décrit, est suffisant pour
refermer ces éventuelles porosités.
[0010] L'invention s'applique à la fabrication d'aciers à haute teneur en manganèse qui
ont la composition suivante, les pourcentages étant des pourcentages pondéraux :
- leur teneur en carbone est comprise entre 0,001 et 1,6%, préférentiellement comprise
entre 0,2 et 0,8% ; une teneur inférieure à 0,2% oblige à procéder à une décarburation
du bain d'acier liquide qui peut être coûteuse à réaliser, en particulier lorsque
le manganèse est déjà présent en quantité importante ; de plus, cette teneur minimale
de 0,2% permet d'obtenir une interaction entre le carbone et les dislocations : le
carbone, en bloquant les dislocations, permet un durcissement supplémentaire par rapport
au maclage, et permet d'améliorer la résistance à la traction de 50 à 100 Mpa ; une
teneur supérieure à 0,8% rend plus délicate l'optimisation des teneurs en autres éléments
d'alliage en vue de l'obtention des propriétés mécaniques les plus favorables ;
- leur teneur en manganèse est comprise entre 6 et 30%, sachant que le total de leurs
teneurs en manganèse et nickel est compris entre 16 et 30% et que leur teneur en nickel
peut aller jusqu'à 10% ;
- leur teneur en silicium peut aller jusqu'à 2,5%, sachant que cet élément n'est qu'optionnel
;
- leur teneur en aluminium est inférieure à 6% sachant que cet élément n'est qu'optionnel
;
- si du chrome est présent, la teneur en chrome est au maximum de 10% ;
- leur teneur en phosphore peut aller jusqu'à 0,2%, sachant que l'étain, l'antimoine
et l'arsenic éventuellement présents sont, de ce point de vue, assimilables au phosphore
et comptabilisés avec lui dans la composition de l'acier ; au-delà, on risque d'obtenir
des défauts dans les zones ségrégées de la bande ; ces défauts seraient provoqués
par des retards à la solidification là où se trouvent des ségrégations ; si on lamine
à chaud alors que du métal à l'état liquide est encore présent par endroits dans le
produits, il y a, de ce fait, un risque de décohésion de la microstructure ;
- le total de leurs teneurs en soufre, sélénium et tellure peut aller jusqu'à 0,5% ;
- le total de leurs teneurs en vanadium, titane, niobium, bore, tantale et zirconium
et terres rares, qui précipitent les nitrures et carbonitrures, peut aller jusqu'à
3% ;
- le total de leurs teneurs en molybdène et tungstène peut aller jusqu'à 0,5% ;
- leur teneur en azote peut aller jusqu'à 0,3%.
[0011] Selon l'invention, un acier à très forte teneur en manganèse présentant une composition
telle que précédemment définie (un exemple typique d'une telle composition est Fe
- C : 0,55% - Mn : 21,5%) est coulé sous forme de bandes minces d'épaisseur 1,5 à
10 mm, directement à partir de métal liquide. A cet effet, la coulée entre cylindres
de bandes d'épaisseur de l'ordre de 3 à 4 mm est particulièrement adaptée à la mise
en oeuvre du procédé selon l'invention.
[0012] A sa sortie des cylindres, la bande traverse, de préférence, une zone telle qu'une
enceinte inertée par une insufflation de gaz, où elle est soumise à un environnement
non oxydant (atmosphère neutre d'azote ou d'argon, voire une atmosphère comportant
une certaine proportion d'hydrogène pour la rendre réductrice), afin d'éviter ou de
limiter la formation de calamine à sa surface. On a vu que les aciers du type coulé
étaient particulièrement sensibles à la formation de calamine, et il est moins difficile
de limiter cette formation sur des bandes minces coulées directement à partir de métal
liquide que sur des brames épaisses devant être coulées sur une installation de coulée
continue classique, puis réchauffées avant leur laminage à chaud. En sortie de cette
zone d'inertage on peut également placer un dispositif de décalaminage de la bande
par projection de grenailles ou de CO
2 solide sur sa surface ou par brossage, afin d'éliminer la calamine qui aurait pu
se former malgré les précautions prises. On peut également choisir de laisser se former
la calamine de façon naturelle sans chercher à inerter l'atmosphère environnant la
bande, puis d'éliminer cette calamine par un dispositif tel qu'on vient de le décrire.
[0013] Autant que possible immédiatement après la sortie de la bande de l'installation d'inertage
ou de décalaminage a lieu, de préférence, un laminage à chaud en ligne de cette même
bande. Il n'est, cependant, pas obligatoire dans le cas où la bande serait d'emblée
satisfaisante en termes de porosités et d'état de surface. C'est en grande partie
ce laminage qui justifie les mesures prises préférentiellement pour éviter ou limiter
la formation de calamine, et/ou pour éliminer la calamine qui aurait pu se former.
En effet, effectuer ce laminage à chaud sur une bande calaminée pourrait conduire
à des incrustations de calamine dans la surface de la bande, qui détérioreraient sa
qualité de surface. Le rôle essentiel de ce laminage à chaud est de refermer les porosités
susceptibles d'avoir été formées au coeur de la bande lors de sa solidification, et
d'améliorer son état de surface en écrasant les pics de rugosité éventuellement présents
à la surface de la bande, en particulier lorsque des cylindres de coulée à rugosité
élevée ont été utilisés. Le taux de réduction minimal à appliquer à la bande lors
de ce laminage à chaud est de 10% si on veut refermer correctement les porosités,
typiquement de 20%. Un taux allant jusqu'à 60% (obtenu en une ou plusieurs étapes)
est cependant envisageable, en particulier si on a affaire à une bande présentant
une forte rugosité de surface, ou si on désire obtenir un produit final présentant
une très faible épaisseur. La température à laquelle est effectuée ce laminage à chaud
est sans grande importance du point de vue métallurgique, puisque, comme on l'a dit,
l'acier a une structure austénitique à toute température et ne subit donc pas de transformation
de phase qui pourrait influer sur le résultat qualitatif du laminage à chaud.
[0014] Après ce laminage à chaud éventuel mais préférentiel, la bande peut éventuellement
être bobinée, là encore à une température qui n'a guère d'importance autre que pratique,
puisqu'aucune transformation métallurgique notable autre qu'une croissance des grains
n'est susceptible de se produire pendant la période où la bande bobinée se refroidit
à faible vitesse. La croissance des grains n'aura, de toute façon, qu'une ampleur
limitée, dont les effets seront faciles à annuler par les opérations de laminage à
froid et de recuit qui suivront. Eventuellement, le séjour de la bande sous forme
de bobine peut être l'occasion de parachever la précipitation des carbures, nitrures
et carbonitrures.
[0015] La bande coulée puis éventuellement laminée à chaud subit ensuite (directement ou
après une opération de bobinage-débobinage) un laminage à froid, préférentiellement
précédé d'un décapage acide (par exemple à l'acide chlorhydrique) permettant d'assurer
l'obtention d'un bon état de surface de la bande. Le taux de réduction appliqué lors
de ce laminage à froid est de 10 à 90%, typiquement de l'ordre de 75%. Il est obtenu
en une ou plusieurs étapes. Si on est parti d'une bande coulée de 3 à 4 mm d'épaisseur,
que l'on a réduite à 2,5 à 3 mm d'épaisseur après laminage à chaud, on se retrouve
typiquement avec une bande laminée à froid dont l'épaisseur est de l'ordre de 0,6-0,8
mm.
[0016] La bande subit ensuite un recuit de recristallisation qui doit lui conférer des caractéristiques
de résistance à la traction et de ductilité élevées. Ce recuit peut être effectué
de différentes manières, à savoir par exemple :
- un recuit dit « recuit compact » où la bande est chauffée jusqu'à une température
de 900 à 1000°C, voire 1100°C, à une vitesse d'environ 500°C/s, puis est immédiatement
refroidie à une vitesse comprise entre 100 et 6000°C/s, qui est fonction de l'épaisseur
de la bande et des caractéristiques du fluide de refroidissement ; typiquement, une
bande de 0,8 mm d'épaisseur chauffée à 1000°C se refroidit à 200°C/s si elle est trempée
à l'hélium et à 5000°C/s si elle est trempée à l'eau ;
- un recuit continu où la bande est portée entre 800 et 850 °C, et maintenue à cette
température pendant 60 à 120 s environ ;
- un recuit base où la bande est maintenue entre 700 et 750°C pendant 10 à 90 mn environ
;
[0017] Dans tous les cas, on obtient, dans l'exemple considéré, une taille des grains recristallisés
inférieure à 10 µm. De manière générale, on peut dire que les aciers à haute teneur
en manganèse concernés par l'invention tolèrent une grande variation des conditions
de recuit, en raison de leur forte teneur en éléments d'alliage qui freine la croissance
des grains.
[0018] On a regroupé dans le tableau 1 les caractéristiques de traction obtenues sur un
acier de composition C = 0,57%, Mn = 21,47%, Si = 0,038%, Ni = 0,03%, Cr = 0,005%,
Cu = 0 003%, P = 0,009%, N = 0,034%, S = 0,005%, Al = 0,003%, Mo = 0,003%, ayant subi
un traitement selon l'invention tel qu'exposé précédemment, comprenant la coulée entre
cylindres d'une bande de 4 mm d'épaisseur, un laminage à chaud de cette bande jusqu'à
2,6 mm d'épaisseur, un laminage à froid jusqu'à 1 mm d'épaisseur, et enfin un recuit
continu de 90 s à 800°C. A titre de comparaison, figurent également dans le tableau
1 les caractéristiques de traction d'un acier de référence obtenu par un procédé classique
de fabrication de bandes d'acier à haute teneur en manganèse de composition C = 0,53%,
Mn = 26,4%, Si = 0,045%, P = 0,013%, Al = 1,6%, N = 0,074%, comparable à celles décrites
dans le document WO 93/13233. Les caractéristiques de traction ont été mesurées parallèlement
à la direction de laminage.

[0019] Ce tableau montre notamment que la résistance mécanique est améliorée de plus de
30% sur l'acier de l'invention par rapport à l'acier de référence. La dispersion des
résultats est inférieure à 4%. Cette amélioration de la résistance mécanique ne s'accompagne
pas d'une diminution de la ductilité, bien au contraire, puisque l'allongement à la
rupture est, lui aussi, considérablement augmenté.
[0020] Le process d'élaboration de la bande peut s'arrêter après le recuit (après un éventuel
décapage de la bande recuite), ou être complété de manière classique par un passage
au skin-pass effectué selon des modalités habituelles.
1. Procédé de production de bandes en alliage fer-carbone-manganèse, selon lequel :
- on coule sur une machine de coulée une bande mince d'épaisseur 1,5 à 10 mm directement
à partir d'un métal liquide de composition en pourcentages pondéraux : C compris entre
0,001 et 1,6% ; Mn compris entre 6 et 30%, Ni ≤ 10% et avec (Mn + Ni) compris entre
16 et 30% ; Si ≤ 2,5% ; Al ≤ 6% ; Cr ≤ 10% ; (P + Sn + Sb + As) ≤ 0,2% ; (S + Se +
Te) ≤ 0,5% ; (V + Ti + Nb + B + Zr + terres rares) ≤ 3% ; (Mo + W) ≤ 0,5% ; N ≤ 0,3%
; Cu ≤ 5%, le reste étant du fer et des impuretés résultant de l'élaboration ;
- on lamine à froid ladite bande à un taux de réduction compris entre 10 et 90% en
une ou plusieurs étapes ;
- et on effectue un recuit de recristallisation de ladite bande.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la teneur en carbone dudit
métal liquide est comprise entre 0,2 et 0,8%.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite bande est obtenue
par coulée entre deux cylindres horizontaux rapprochés, refroidis intérieurement et
mis en rotation en sens inverses.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'entre la coulée
de la bande et le laminage à froid, on lamine à chaud ladite bande à un taux de réduction
compris entre 10 et 60% en une ou plusieurs étapes.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite bande traverse une
zone sous atmosphère non oxydante entre sa coulée et son laminage à chaud.
6. Procédé selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que ladite bande
subit une opération de décalaminage avant son laminage à chaud.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que la bande est bobinée
après sa coulée ou son laminage à chaud et débobinée avant son laminage à froid.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que ladite bande subit
un décapage acide avant son laminage à froid.
9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que ledit recuit de
recristallisation est un recuit compact effectué à une température de 900 à 1100°C,
immédiatement suivi par un refroidissement de la bande à une vitesse de 100 à 6000°C/s.
10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ledit recuit de
recristallisation est un recuit continu effectué à une température de 800 à 850°C
pendant 60 à 120 s.
11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que ledit recuit de
recristallisation est un recuit base effectué à une température de 700 à 750°C pendant
10 à 90 mn.
12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que ladite bande
est décapée après ledit recuit de recristallisation.
13. Procédé selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce que ladite bande
subit un passage au skin-pass après le recuit de recristallisation ou le décapage.
14. Bande en alliage fer-carbone-manganèse, caractérisée en ce qu'elle est susceptible
d'être produite par le procédé selon l'une des revendications 1 à 13.