[0001] La présente invention a pour objet un dispositif de matelas basse pression réglable,
utilisé notamment pour empêcher la formation d'escarres.
[0002] Une escarre consiste en une nécrose de la peau résultant d'un défaut d'irrigation
sanguine, il se développe souvent chez les personnes obligées de rester longtemps
alitées, car la pression qu'exerce le poids du corps peut engendrer, en des points
particuliers, une interruption de la circulation sanguine.
[0003] On connaît déjà des matelas permettant d'améliorer le confort du patient en certains
points du matelas. C'est le cas du matelas proposé dans le document EP 0 046 008,
lequel comporte une cavité dans laquelle est placé un insert qui comprend une base
gonflable dont la face supérieure présente des reliefs adaptés à soutenir un corps
humain, et qui est recouverte d'une couverture définissant avec elle un espace dans
lequel est insufflé un gaz sous pression en sorte que, même si ladite couverture est
perforée pour permettre l'échappement dudit gaz par le haut, la pression de celui-ci
demeure légèrement supérieure à celle de la base gonflable.
[0004] Si le matelas objet de ce document accroît le confort du patient, il ne permet pas
toutefois d'empêcher la formation d'escarres puisqu'il est statique.
[0005] C'est également le cas du dispositif de matelas objet du document WO 00 18275, lequel
consiste en un système de matelas à modules multiples, permettant, dans un lit à deux
places, à chacun des utilisateurs de personnaliser son côté de lit, et d'augmenter
la longévité du lit, du fait de l'interchangeabilité des éléments composant celui-ci,
lesquels éléments peuvent être des éléments tubulaires gonflés à une pression donnée.
[0006] Pour pallier l'inconvénient des matelas du type de ceux précités, on a proposé des
dispositifs de matelas ou analogue qui présentent des qualités dynamiques permettant
réellement d'éviter que les personnes alitées ne développent des escarres. Ce résultat
est obtenu par la création d'un mouvement à la surface du matelas au moyen d'une circulation
d'un fluide, ce qui engendre en quelque sorte un massage du patient.
[0007] Il existe différents types de ces dispositifs de matelas, les plus efficaces sont
ceux comportant des cellules gonflables s'étendant transversalement, réparties longitudinalement,
et que l'on peut, par l'intermédiaire d'un moyen de gonflage, gonfler alternativement
ou simultanément, à une pression variable, de manière à créer en surface du matelas
un mouvement tel qu'une vague par exemple.
[0008] Le gonflement des cellules peut être réalisé avec de l'eau, mais on utilise de préférence
de l'air, dont le transport est plus facilement maîtrisable et qui présente des temps
de réaction plus courts.
[0009] De manière générale, un tel matelas consiste en une succession de cellules gonflables
soudées entre-elles ou maintenues par une enveloppe, l'ensemble étant recouvert d'une
housse en matière textile souple.
[0010] Pour certains de ces dispositifs, toutes les cellules communiquent entre-elles, elles
peuvent même consister en un boudin gonflable agencé en un serpentin. De tels dispositifs
sont d'un usage et d'une efficacité limités, puisqu'ils ne permettent pas de faire
varier la pression de manière différente en des points différents.
[0011] Sur d'autres dispositifs de matelas, il est proposé de séparer les cellules en plusieurs
zones, pour pouvoir les alimenter de manière indépendante, et ainsi offrir des mouvements
plus variés.
[0012] On connaît également des dispositifs de matelas du type de celui décrit dans le document
EP 0 445 539, et qui consiste en un matelas à l'usage de patients souffrant d'escarres
et/ou d'incontinence, comportant sur au moins une face, au moins une région où la
consistance du matelas peut être modifiée. A cet effet, le matelas comporte au moins
une cavité apte à recevoir un insert, lequel peut être constitué d'une multiplicité
de chambres gonflables individuellement et à volonté au moyen d'un fluide.
[0013] Ce dispositif de matelas, comme la plupart, présente des inconvénients, particulièrement
en matière d'entretien. En effet, les cellules sont directement exposées aux salissures
et souillures, puisque uniquement protégées par la housse. Or, malgré le fait que
ces cellules soient généralement conçues pour pouvoir être lavées, voire stérilisées,
cela demeure une opération peu aisée, et contraignante.
[0014] En outre, les dispositifs de matelas connus sont généralement adaptés à une personne
de taille moyenne, ce qui présente des inconvénients pour les personnes de grande
ou petite taille.
[0015] Par ailleurs, les patients ne demeurent pas toujours alités, ils peuvent également
prendre une position semi-allongée, sur un fauteuil par exemple, laquelle peut également
favoriser le développement d'escarres. On connaît toutefois des fauteuils recouverts
d'un dispositif de matelas basse pression réglable, dont le fonctionnement est analogue
à ceux utilisés sur un lit, il est cependant difficile, pour des raisons évidentes
de coût, de mettre à la disposition d'une seule personne un lit et un fauteuil chacun
équipé d'un dispositif de matelas tel que décrit précédemment.
[0016] La présente invention a pour but de proposer un dispositif de matelas basse pression
réglable, utilisé notamment pour empêcher la formation d'escarres, permettant de remédier
aux divers inconvénients précités.
[0017] Le dispositif de matelas basse pression réglable, utilisé notamment pour empêcher
la formation d'escarres, objet de la présente invention, est du type comportant plusieurs
cellules gonflables alternativement, simultanément ou à pression variable, et il se
caractérise essentiellement en ce que lesdites cellules sont incorporées, individuellement
et/ou groupées, dans au moins un insert destiné à être placé, de façon amovible, dans
au moins une excavation pratiquée dans une face du matelas.
[0018] Le dispositif de matelas selon l'invention peut comporter soit plusieurs inserts
incorporant une ou plusieurs cellules gonflables et prenant place dans des excavations
pratiquées dans le matelas à des emplacements spécifiques, soit un seul insert incorporant
plusieurs cellules gonflables réparties en groupes de manière à correspondre à des
emplacements spécifiques.
[0019] Selon une caractéristique additionnelle du dispositif selon l'invention, le matelas
consiste en un bloc de mousse synthétique recouvert d'une housse de protection amovible.
[0020] Selon une autre caractéristique additionnelle du dispositif selon l'invention, chaque
insert consiste en un bloc de mousse synthétique susceptible d'être recouvert d'une
housse de protection amovible, et dans lequel est pratiqué au moins un logement destiné
à accueillir au moins une cellule gonflable.
[0021] Selon une autre caractéristique additionnelle du dispositif selon l'invention, le
matelas et l'insert sont réalisés par superposition de deux couches de mousses synthétiques
de caractéristiques différentes en sorte que la couche supérieure soit agréable au
contact.
[0022] Selon un premier mode de réalisation du dispositif selon l'invention, il comporte
plusieurs inserts dont au moins deux, de dimensions égales et où les cellules gonflables
sont disposées différemment, sont interchangeables.
[0023] Deux inserts du dispositif de matelas selon l'invention, les deux inserts extrêmes
par exemple, peuvent ainsi présenter les mêmes caractéristiques dimensionnelles, par
contre les cellules gonflables peuvent y être réparties différemment, en sorte qu'un
échange de positions peut permettre de modifier les emplacements spécifiques à traiter.
Cela permet avantageusement d'adapter le dispositif de matelas selon l'invention à
la taille du patient.
[0024] De manière avantageuse, au moins l'un des inserts du premier mode de réalisation
est relié au compresseur d'air indépendamment des autres inserts, en sorte qu'il puisse
être utilisé comme coussin.
[0025] Selon un second mode de réalisation du dispositif selon l'invention, il comporte
un insert qui incorpore au moins deux groupes de cellules gonflables, et qui est réversible
dans le sens de la longueur.
[0026] Selon une caractéristique additionnelle du second mode de réalisation du dispositif
selon l'invention, l'insert comporte deux groupes inégaux en nombre de cellules gonflables,
le groupe le plus grand en nombre de cellules gonflables est destiné à prendre place
sous le bassin du patient, tandis que le groupe le plus petit en nombre de cellules
gonflables est destiné à prendre place sous les pieds ou sous la tête dudit patient,
selon l'orientation donnée audit insert.
[0027] Selon une autre caractéristique additionnelle du dispositif selon l'invention, l'épaisseur
de l'insert va en décroissant à partir de la fin du groupe le plus important en nombre
de cellules gonflables jusqu'à son extrémité comportant l'autre groupe de cellules
gonflables.
[0028] De manière avantageuse, l'insert du second mode de réalisation du dispositif selon
l'invention, est muni, du côté du groupe de plus petit nombre de cellules gonflables,
de moyens de fixation au dossier d'un fauteuil.
[0029] Les avantages et les caractéristiques du dispositif selon l'invention, ressortiront
plus clairement de la description qui suit et qui se rapporte au dessin annexé, lequel
en représente plusieurs modes de réalisation non limitatifs.
[0030] Dans le dessin annexé :
- la figure 1 représente une vue schématique en plan d'un premier mode de réalisation
du dispositif de matelas selon l'invention
- la figure 2 représente une vue schématique en coupe selon un plan longitudinal médian
du même dispositif.
- la figure 3 représente une vue schématique en coupe selon un plan longitudinal médian
d'une variante du même dispositif.
- la figure 4 représente une vue schématique en coupe selon un plan longitudinal médian
du même dispositif de matelas dans une configuration différente d'utilisation.
- la figure 5 représente une vue en coupe selon un plan longitudinal médian d'un second
mode de réalisation du dispositif de matelas selon l'invention.
- la figure 6 représente une vue en coupe d'une variante d'une partie du même dispositif.
- la figure 7 représente une vue schématique en perspective et en éclaté du même second
mode de réalisation du dispositif de matelas selon l'invention.
- la figure 8 représente une vue schématique et en perspective d'une partie du même
second mode de réalisation du dispositif de matelas selon l'invention.
[0031] En référence aux figures 1 et 2, on peut voir que selon un premier mode de réalisation,
un dispositif de matelas basse pression réglable, utilisé notamment pour empêcher
la formation d'escarres, selon l'invention se présente sous la forme d'un bloc 1 d'un
matériau souple mais relativement ferme tel qu'une mousse de matière synthétique,
dans lequel sont pratiquées des excavations 10, 11 et 12 où logent des inserts, respectivement
13, 14 et 15, qui incorporent chacun des cellules gonflables 16 de forme allongée
et disposées parallèlement les unes à côté des autres, et qui sont reliées, de manière
indépendante ou non, à un compresseur d'air, non représenté.
[0032] On notera que le dispositif de matelas selon l'invention est, en utilisation, recouvert
d'une housse amovible, non représentée.
[0033] Il y a lieu également de noter que, dans une variante de réalisation non représentée,
le bloc 1 peut consister en un matelas gonflable qui, après gonflage, laisse subsister
une ou plusieurs lumières aptes à recevoir les inserts. Un tel matelas présente des
avantages du point de vue nettoyage et stockage.
[0034] Comme on peut le voir sur la figure 2, les excavations 10, 11 et 12 sont réalisées
dans la face inférieure du bloc 1, en sorte que les inserts 13, 14 et 15 y sont introduits
par en dessous, et également que le bloc 1 est constitué de deux couches 17 et 18
de matériaux différents, en l'occurrence des mousses synthétiques qui peuvent être
solidarisées par collage. La couche supérieure 17 est de faible épaisseur par rapport
à la couche inférieure 18, ces couches peuvent être toutes les deux réalisées dans
le même matériau tel qu'une mousse polyuréthanne base poly éther, avec une différence
de traitement pour la couche supérieure 17, en sorte que celle-ci soit agréable au
contact, même au travers de la housse de protection.
[0035] On notera que dans le mode de réalisation représenté, les excavations 10, 11 et 12
sont pratiquées dans la totalité de l'épaisseur de couche inférieure 18 en sorte que
les inserts 13, 14 et 15 viennent directement au contact de la couche supérieure 17
il est toutefois possible qu'il subsiste une partie de la couche inférieure 18 entre
les inserts 13, 14 et 15 et la couche supérieure 17.
[0036] Les inserts 13, 14 et 15 consistent en des blocs faits dans un matériau de préférence
identique à celui dont est fait le bloc 1, et dans lesquels sont réalisés des logements
pour les cellules 16 qui consistent en des enveloppes étanches, telles que des tubes
ou gaines, qui peuvent être identiques à celles utilisées sur les dispositifs actuels.
[0037] Par le gonflement et/ou le dégonflement des cellules 16 en alternance ou simultanément
selon des séquences prédéfinies, on crée à la surface du matelas un mouvement assimilable
par le patient à un massage. Le gonflement et le dégonflement des cellules 16 est
assuré par le compresseur d'air, qui lui-même est commandé par un processeur qui peut
éventuellement être programmé pour tenir compte de l'état et/ou du poids du patient.
[0038] Avantageusement, le dispositif de matelas selon l'invention est d'un entretien aisé,
puisque les inserts 13, 14 et 15 sont protégés dans le bloc 1. Par ailleurs, il est
également possible que chacun des inserts 13, 14 et 15 soit enveloppé dans une housse
de protection.
[0039] En référence maintenant à la figure 3, on peut voir que, selon une variante du premier
mode de réalisation du dispositif de matelas selon l'invention, ce dernier comporte
un bloc 2 constitué du rapprochement par collage de deux couches 27 et 28 en mousse
de matière synthétique, et dans lequel sont pratiquées trois excavations 20, 21 et
22 destinées à loger des inserts respectivement 23, 24 et 25 qui incorporent chacun
des cellules gonflables 26, les excavations 20, 21 et 22 étant réalisées dans la face
supérieure du bloc 2, les inserts 23, 24 et 25 y étant donc introduits par le dessus.
[0040] Les inserts 23, 24 et 25, qui de préférence sont enveloppés chacun dans une housse
de protection non représentée, sont constitués d'un bloc de matière identique à celle
de la couche inférieure 28, recouvert d'une couche de matière identique à celle de
la couche supérieure 27, de manière à réaliser une continuité lorsque les inserts
23, 24 et 25 sont logés dans les excavations respectivement 20, 21 et 22.
[0041] Bien entendu, dans cette variante, l'ensemble du bloc 2 est également enveloppé dans
une housse de protection.
[0042] On notera que l'un au moins des inserts 23, 24 et 25, peut être désolidarisé de l'ensemble
pour pouvoir être relié de manière autonome au compresseur, et servir de coussin sur
une chaise ou analogue.
[0043] En référence maintenant à la figure 4, on peut voir le même bloc 2 pour lequel les
inserts extrêmes 23 et 25 ont été intervertis, c'est à dire qu'ils ont été placés
dans les excavations respectivement 22 et 20.
[0044] Or, les cellules 26 des inserts 23 et 25 ne sont pas régulièrement réparties, elles
sont groupées d'un côté, et pas du même selon l'insert considéré. Aussi, l'inversion
des inserts 23 et 25 permet de modifier les caractéristiques dimensionnelles de la
partie active du dispositif de matelas, qui est la plus petite sur la figure 3 et
la plus grande sur la figure 4.
[0045] Il serait possible d'obtenir le même résultat en retournant les inserts 23 et 25,
toutefois, il se poserait le problème du passage des alimentations en air, non représentées,
qui sont connectées à ceux-ci latéralement.
[0046] En référence maintenant aux figures 5 et 7, on peut voir selon un second mode de
réalisation, qu'un dispositif de matelas selon l'invention comporte un bloc 3 dans
la face supérieure duquel est pratiquée une excavation 30 où est logé un insert 31,
le bloc 3 et l'insert 31 étant également constitués de la superposition de deux couches
de matériaux différents, en l'occurrence une couche supérieure 32 et une couche inférieure
33, toutes deux d'une mousse polyuréthanne base poly éther, celle de la couche supérieure
32 étant traitée pour être agréable au contact, même au travers d'une housse de protection.
[0047] L'insert 31 renferme des cellules gonflables 34 réparties en deux groupes 35 et 36
d'un nombre différent de cellules gonflables 34. Ainsi, dans ce mode de réalisation,
le groupe 35 est constitué de six cellules gonflables 34 tandis que le groupe 36 est
constitué de trois cellules gonflables 34.
[0048] Par ailleurs, l'excavation 30 représente en longueur environ les deux tiers du bloc
3, et est décalée d'un côté, en sorte que lorsque l'insert 31 y est introduit, le
groupe 35 occupe sensiblement la région centrale du bloc, celle destinée à soutenir
le bassin du patient. Aussi, selon l'orientation du bloc 3 sur le lit, le groupe 36
de cellules gonflables 34 est destiné à soutenir la tête ou les pieds du patient.
[0049] On notera que l'insert 31 peut être introduit dans l'excavation 30 sous la housse
de protection du bloc 3 ou par-dessus celle-ci.
[0050] En référence à la figure 6, on peut voir selon une variante que l'épaisseur de l'insert
31 va en décroissant progressivement à partir de la dernière cellule gonflable 34
du groupe 35, jusqu'à l'extrémité de l'insert 31 du côté de du groupe 36. Cette caractéristique
permet d'obtenir, lorsque le groupe 36 est destiné à soutenir les pieds du patient,
une décharge progressive physio-anatomique des membres inférieurs du patient, allant
du creux poplité aux parties rétro-achiléennes.
[0051] En référence maintenant à la figure 8, on peut voir que l'insert 31 peut être utilisé
comme matelas pour un fauteuil, non représenté, dans ce cas il est divisé en deux
parties, une partie 37 qui incorpore le groupe 35 de cellules 34 et qui constitue
l'assise, et une partie 38 qui incorpore le groupe 36 de cellules 34 qui sert d'appui
à la tête du patient et la zone dépourvue de cellules contre laquelle prend appui
le dos. On notera que la partie 38 comporte des moyens 39 de fixation au fauteuil,
tels que des sangles.
[0052] Dans cette configuration, la variation d'épaisseur de l'insert 31, en l'occurrence
de sa partie 38, permet de décharger progressivement le tronc du patient, des lombaires
jusqu'aux omoplates.
[0053] Dans une variante, non représentée, les différents inserts consistent chacun en une
bande de tissu ou analogue, éventuellement imperméabilisé, sur une face de laquelle
sont solidarisées transversalement des enveloppes longitudinales destinées chacune
à recevoir une cellule gonflable. Après enlèvement des cellules, la bande de tissu
ou analogue peut être lavée aisément et être pliée et rangée.
[0054] Cette variante de réalisation est particulièrement adaptée à être associée à un matelas
gonflable, l'ensemble consistant alors en un entourage gonflable, un boudin périphérique
par exemple, au centre duquel est disposée la bande de tissu munie de ses enveloppes
transversales renfermant les cellules gonflables, lesquelles sont bien entendu de
même épaisseur que l'entourage.
[0055] Le dispositif de matelas selon l'invention, offre de nombreux avantages par rapport
aux dispositifs existants. Outre les facilités de nettoyage aussi bien du matelas
que des éléments actifs que constituent les cellules gonflables, la modularité et
la réversibilité des éléments qui le composent donnent au dispositif selon l'invention
une grande polyvalence d'utilisation.
1. Dispositif de matelas basse pression réglable, utilisé notamment pour empêcher la
formation d'escarres, du type comportant plusieurs cellules gonflables alternativement,
simultanément ou à pression variable, caractérisé en ce que lesdites cellules (16;
26; 34) sont incorporées, individuellement et/ou groupées, dans au moins un insert
(13, 14, 15; 23, 24, 25; 31) destiné à être placé, de façon amovible, dans au moins
une excavation (10, 11, 12; 20, 21, 22; 30) pratiquée dans une face du matelas (1;
2; 3).
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matelas consiste en
un matelas gonflable qui, après gonflage, laisse subsister une ou plusieurs lumières
aptes à recevoir les inserts.
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le matelas consiste en
un bloc (1; 2; 3) de mousse synthétique recouvert d'une housse de protection amovible.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que chaque insert consiste en une bande de tissu ou analogue sur une face de laquelle
sont solidarisées transversalement des enveloppes longitudinales destinées chacune
à recevoir une cellule gonflable.
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que
chaque insert (13, 14, 15; 23, 24, 25; 31) consiste en un bloc de mousse synthétique
susceptible d'être recouvert d'une housse de protection amovible, et dans lequel est
pratiqué au moins un logement destiné à accueillir au moins une cellule gonflable
(16; 26; 34).
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que le matelas (1; 2; 3) et
l'insert (13, 14, 15; 23, 24, 25; 31) sont réalisés par superposition de deux couches
(17, 18; 27, 28; 32, 33) de mousses synthétiques de caractéristiques différentes en
sorte que la couche supérieure (17; 27; 32) soit agréable au contact.
7. Dispositif selon l'une quelconques des revendications 3, 5 ou 6, caractérisé en ce
que les mousses synthétiques consistent en des mousses polyuréthanne base poly éther.
8. Dispositif selon l'une quelconques des revendications précédentes, caractérisé en
ce qu'il comporte plusieurs inserts (13, 14, 15; 23, 24, 25) dont au moins deux, de
dimensions égales et où les cellules gonflables (16; 26) sont disposées différemment,
sont interchangeables.
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que l'un au moins des inserts (13, 14, 15; 23, 24, 25) est relié au compresseur d'air
indépendamment des autres inserts.
10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il
comporte un insert (31) qui incorpore au moins deux groupes (35, 36) de cellules gonflables
(34), et qui est réversible dans le sens de la longueur.
11. Dispositif selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'insert comporte deux
groupes (35, 36) inégaux en nombre de cellules gonflables (34), le groupe (35) le
plus grand en nombre de cellules gonflables (34) est destiné à prendre place sous
le bassin du patient, tandis que le groupe (36) le plus petit en nombre de cellules
gonflables (34) est destiné à prendre place sous les pieds ou sous la tête dudit patient,
selon l'orientation donnée audit insert (31).
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que l'épaisseur de l'insert
(31) va en décroissant à partir de la fin du groupe (35) le plus grand en nombre de
cellules gonflables (34) jusqu'à son extrémité comportant l'autre groupe (36) de cellules
gonflables (34).
13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisé en ce que
l'insert (31) est muni de moyens (39)de fixation au dossier d'un fauteuil.