[0001] La présente invention a pour objet une bouche de ventilation coupe-feu.
[0002] On sait que de tels systèmes sont montés au débouché de conduits d'aération qui sont
encastrés dans un orifice ménagé dans la paroi d'une pièce ou d'un local et qui ont
pour objet de se fermer automatiquement en cas d'élévation de températures du flux
d'air qui transite à travers la bouche d'aération dans un sens ou dans l'autre entre
la pièce ou le local et les espaces de service contenant les conduits d'aération.
L'obturation de la bouche coupe-feu sert donc à fermer automatiquement les conduits
d'aération en cas d'incendie afin d'empêcher la propagation du feu et des fumées et
afin qu'il ne se dégage pas du côté opposé au feu des gaz inflammables qui pourraient
s'échauffer au-delà des températures préréglées jusqu'à une inflammation spontanée.
[0003] Sur la figure 1 annexée, on a représenté une telle bouche coupe-feu 10 montée dans
une ouverture 13 d'une paroi 12. 12a représente la face de la paroi 12 tournée vers
la pièce ou le local et on a référencé 12b la face de la paroi correspondant aux espaces
de service où sont logés les conduits de ventilation.
[0004] La bouche coupe-feu 10 se compose essentiellement d'une collerette 16 constituée
le plus souvent par une tôle métallique qui comporte une partie formant rebord sensiblement
en forme de demi-tore 18 plaquée contre la face 12a de la paroi et une portion de
forme tronconique 20. La bouche coupe-feu comporte également un corps tubulaire 22
sensiblement cylindrique qui sert notamment à sa fixation dans le conduit de ventilation
non représenté sur la figure. Une extrémité 22a du corps tubulaire 22 est soudée sur
la partie tronconique 20 de la collerette 16 sur une longueur suffisante pour assurer
la tenue mécanique de l'ensemble. L'autre extrémité 22b du corps tubulaire 22 est
rendue solidaire par une pièce de centrage 24, d'une douille 26. Enfin, la bouche
coupe-feu comporte un obturateur 28 solidaire de l'extrémité d'une tige 30 montée
dans la douille 26. La tige 30 est associée à un ressort de rappel 32 et à un système
de déclenchement thermique 34 qui libère le ressort de rappel 32 en cas d'élévation
de température provoquant ainsi la fermeture de la bouche coupe-feu par application
de l'obturateur 28 sur la portion tronconique 20 de la collerette qui sert ainsi de
siège de clapet.
[0005] La réalisation de l'ensemble constitué par la collerette 16 et le corps tubulaire
22 est d'un coût relativement élevé notamment en raison de l'opération de soudage
entre la collerette et le corps tubulaire.
[0006] La réalisation de cet ensemble en une seule pièce serait encore plus onéreuse en
raison du coût des opérations de déformation mécanique de la tôle qu'elle nécessite.
[0007] Il existe donc un réel problème concernant la réalisation de l'ensemble constitué
par la collerette et le corps tubulaire.
[0008] La réalisation de bouches coupe-feu du type mentionné ci-dessus soulève encore un
autre problème.
[0009] D'après les normes en vigueur actuellement, l'efficacité d'une bouche coupe-feu et
sa conformité à ces normes se déterminent notamment par la mesure de la température
sur la face 12a ou 12b de la paroi à proximité de l'ouverture 13 dans laquelle est
logée la bouche coupe-feu, celle-ci étant bien sûr en position fermée, la paroi considérée
étant bien sûr celle qui est opposée au départ du feu. Selon ces normes, lorsqu'une
température pouvant atteindre 1040°C se développe dans le local à protéger, il faut
que l'élévation de la température à l'emplacement repéré par la lettre A ou la lettre
B ne dépasse pas 140°C après une durée donnée suivant la naissance du feu. Cette condition
est très difficile à tenir du fait que, par conduction à travers la paroi 12, l'élévation
naturelle de température de la face 12a ou 12b de cette paroi opposée à celle qui
est directement exposée au feu atteindra une température de l'ordre de 130°C. On comprend
que pour tenir les conditions de la norme, il est nécessaire que l'ouverture 13 dans
laquelle est introduite la bouche coupe-feu ne permette pas le passage d'un flux thermique
sensible faute de quoi la température au point A ou B ne pourrait être maintenue inférieure
à la valeur imposée. Le problème est d'autant plus complexe à résoudre que la condition
de température concerne en fait les deux extrémités de la bouche coupe-feu selon le
côté où le feu s'est déclaré.
[0010] Différentes solutions ont déjà été proposées pour résoudre ce deuxième problème notamment
par la bouche coupe-feu décrite dans le brevet français 2 371 557. Cependant, ce type
de bouche coupe-feu permet certes de respecter les conditions imposées par la norme
mais il est d'un coût relativement élevé.
[0011] Un premier objet de l'invention est de fournir une bouche coupe-feu du type mentionné
précédemment dont le coût de fabrication soit réduit.
[0012] Pour atteindre ce but, selon l'invention, la bouche coupe-feu destinée à être montée
dans une ouverture ménagée dans une paroi ayant une première face et une deuxième
face, ladite bouche comprenant une collerette présentant un rebord sensiblement en
forme de demi-tore destiné à être appliqué contre la première face de la paroi, et
une partie en forme de tronc de cône, une face interne et une face externe, un corps
tubulaire de forme cylindrique disposé autour de la partie tronconique de la collerette
et placé à l'intérieur de ladite ouverture, ledit corps tubulaire présentant un premier
bord tourné vers la collerette et un deuxième bord, ainsi qu'une face interne et une
face externe, et un obturateur monté mobile dans l'ensemble constitué par la collerette
et le corps tubulaire,
se caractérise en ce qu'elle comprend en outre une pièce annulaire en un matériau
isolant thermique et moulable, ladite pièce annulaire s'étendant au moins entre la
face externe de la collerette et la face interne du corps tubulaire, ladite pièce
annulaire réalisant la liaison mécanique entre ladite collerette et ledit corps tubulaire.
[0013] On comprend que la liaison mécanique entre la collerette et le corps tubulaire est
obtenue par la pièce annulaire en matériau thermiquement isolant, ladite collerette
et ledit corps tubulaire devenant alors solidaires l'un de l'autre. Comme on l'expliquera
ultérieurement, cette pièce est obtenue de préférence par moulage, la collerette et
le corps tubulaire comportant des parties qui forment des "inserts" à l'intérieur
de ladite pièce. Ce mode de liaison est relativement peu onéreux. De plus, cette pièce
permet de réaliser le revêtement thermiquement isolant qu'il est nécessaire de prévoir
puisque cette pièce est réalisée en un matériau isolant thermique.
[0014] Selon un mode préféré de mise en oeuvre, la collerette et le corps tubulaire sont
reliés par l'intermédiaire de la pièce annulaire en matériau isolant sans qu'il y
ait de contact entre la collerette et le corps tubulaire.
[0015] On comprend que, grâce à ce mode de mise en oeuvre, le deuxième problème exposé précédemment
est également résolu. En effet, les deux pièces, de préférence métalliques, constituées
par la collerette et le corps tubulaire ne sont pas en contact l'une avec l'autre
et sont séparées par un matériau isolant thermique. On comprend qu'ainsi, on évite
la réalisation d'un pont thermique selon la direction de l'axe de la bouche coupe-feu
qui dans les dispositions de l'art antérieur s'étendent directement de la face interne
de la paroi à sa face externe. Grâce à cette disposition, on peut effectivement obtenir
une bouche coupe-feu qui tienne les performances imposées par la norme en vigueur
tout en réduisant le poids de matériau isolant et donc le poids total de la bouche.
[0016] Selon un mode préféré de mise en oeuvre, la collerette et/ou ledit corps tubulaire
comportent une pluralité d'organes de positionnement et de présolidarisation de ladite
collerette et du corps tubulaire.
[0017] Comme on le comprend, cette disposition permet un prépositionnement et une présolidarisation
du corps tubulaire par rapport à la collerette pour réaliser la pièce en matériau
isolant thermique moulable. Cependant, ces organes de prépositionnement et de présolidarisation
ne réalisent un contact entre ces deux pièces que sur une surface extrêmement limitée
qui n'est pas susceptible de créer un pont thermique significatif entre les deux pièces,
par exemple métalliques, conductrices de la chaleur.
[0018] Un autre objet de l'invention est de fournir un procédé de réalisation d'une bouche
coupe-feu du type décrit ci-dessus. Le procédé de fabrication d'une bouche coupe-feu
selon l'invention se caractérise en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- on dispose ladite collerette dans un moule,
- on dispose ledit corps tubulaire autour de la partie tronconique de la collerette,
- on introduit ledit matériau thermiquement isolant sous forme non solide dans le moule
de telle manière qu'il remplisse au moins l'intérieur du rebord de la collerette et
l'espace compris entre la face externe de la portion tronconique de la collerette
et la face interne dudit corps tubulaire, et
- on provoque la solidification dudit matériau isolant thermique, par quoi on obtient
la solidarisation de ladite collerette et dudit corps tubulaire.
[0019] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux à la lecture
de la description qui suit de plusieurs modes de réalisation de l'invention donnés
à titre d'exemples non limitatifs. La description se réfère aux figures annexées,
sur lesquelles :
- la figure 1 déjà décrite montre une bouche coupe-feu de type connu ;
- la figure 2a montre en coupe par un plan axial un premier mode de réalisation d'une
bouche coupe-feu selon l'invention ;
- la figure 2b montre un deuxième mode de réalisation de la bouche coupe-feu ;
- la figure 3a montre en vue en élévation le corps tubulaire pour un troisième mode
de réalisation de la bouche coupe-feu ;
- la figure 3b montre en coupe par un plan axial la collerette associée au corps tubulaire
de la figure 3a ;
- la figure 4a montre une vue en perspective d'une collerette pour un quatrième mode
de réalisation de la bouche coupe-feu ;
- la figure 4b montre en demi-coupe par un plan axial l'ensemble de la bouche coupe-feu
dans un quatrième mode de réalisation ; et
- la figure 5 illustre un procédé de fabrication de la bouche coupe-feu.
[0020] En se référant tout d'abord à la figure 2a, on va décrire un premier mode de réalisation
de la bouche coupe-feu. Sur cette figure, on a représenté la collerette 42 avec son
rebord, par exemple en forme de demi tore 44, destiné à être appliqué sur la face
interne de la paroi et sa portion tronconique 46 formant le siège de l'obturateur
mobile 48. On a également représenté sur cette figure le corps tubulaire 50 qui a
une forme générale cylindrique, qui entoure la partie tronconique 46 de la collerette
42 et qui se termine de préférence par un rebord plat 52 à proximité de la partie
semi-torique 44 de la collerette. On a également représenté un étrier 54 solidaire
de la collerette 42 servant au centrage d'une douille 56 de guidage de la tige 58
dont est solidaire l'obturateur 48.
[0021] De préférence, il n'y a aucun contact entre la collerette 42 et le corps tubulaire
50 qui sont tous deux de préférence réalisés avec une tôle métallique qui peut être
en acier ou en aluminium. En particulier, on observe que dans la zone 60, il existe
de préférence un espace entre l'extrémité de la portion tronconique 46 de la collerette
et l'extrémité de la partie cylindrique du corps tubulaire 50. L'espace annulaire
62 limité par la face externe de la portion tronconique 46 et par la face interne
du corps tubulaire 50 et occupé par une portion d'une pièce annulaire 64 réalisée
en un matériau isolant thermique moulable. Il en va de même pour le volume limité
par la partie semi-torique 44 de la collerette qui est rempli par la portion 66 de
la pièce annulaire. De préférence également, cette pièce annulaire isolante recouvre
la face postérieure 52a du rebord 52 du corps tubulaire 50. Le rebord 52 étant complètement
noyé dans le matériau isolant thermique moulable, lors de la solidification dudit
matériau isolant, ledit rebord 52 forme un insert qui permet de renforcer la liaison
mécanique obtenue entre la collerette 42 et le corps tubulaire 50.
[0022] On comprend qu'on obtient ainsi une solidarisation aisée de la collerette et du corps
tubulaire.
[0023] On comprend également que grâce à cette disposition, non seulement il n'y a pas de
contact entre les pièces, de préférence métalliques, constituées par la collerette
et le corps tubulaire, mais entre ces deux pièces, on interpose une épaisseur de matériau
thermique isolant. On comprend donc que entre la portion semi-torique 44 de la collerette
qui est au contact avec la zone à température très élevée et l'extrémité postérieure
50a du corps tubulaire 50, il n'existe aucun pont thermique susceptible de favoriser
la conduction thermique entre les deux faces de la paroi dans laquelle est montée
la bouche coupe-feu.
[0024] Comme on l'expliquera plus en détail ultérieurement, que la pièce annulaire en matériau
isolant thermique 62, 66 est obtenue par moulage à l'aide d'un matériau convenable
des deux pièces constituées par la collerette et par le corps tubulaire disposés relativement
de façon convenable, les pièces 42 et 50 constitueraient partiellement des inserts,
en particulier par la présence du rebord 52, de la gorge 70 et/ou de l'étrier 54 situé
sur la collerette 42, qui sont chacun susceptibles d'être tout ou en partie incrusté
dans le matériau isolant thermique 62.
[0025] Afin d'améliorer encore l'isolation thermique, il est possible de prévoir que le
corps tubulaire 50 soit perforé et de préférence on prévoit sur la face externe de
ce corps au moins une gorge annulaire 70 pour la mise en place d'un joint d'étanchéité
entre ce corps tubulaire et l'ouverture dans la paroi ou le conduit.
[0026] Sur la figure 2b, on a représenté une variante de réalisation qui ne diffère du mode
de réalisation de la figure 2a que par le fait que la pièce en matériau isolant thermique
recouvre également la face externe 50b du corps tubulaire 50. Cette partie de la pièce
annulaire qui est référencée 72 présente une épaisseur réduite. On comprend que cette
disposition permet d'éviter le rayonnement thermique du corps tubulaire 50. De préférence,
lors de la réalisation par moulage de la portion 72 de la pièce annulaire, on réserve
au moins une gorge annulaire 74 pour la mise en place d'un joint d'étanchéité.
[0027] Comme on l'a déjà exposé, selon l'invention, il n'existe de préférence aucun contact
entre la collerette 42 et le corps tubulaire 50 pour éviter les ponts thermiques.
Par ailleurs, comme on l'expliquera plus en détail ultérieurement, la pièce annulaire
en matériau thermiquement isolant est obtenue par moulage. Pour maintenir la position
relative de la collerette et du corps tubulaire durant les opérations de moulage,
il est possible d'utiliser des moyens de maintien du corps tubulaire par rapport à
la collerette. Cependant, il est plus aisé de prévoir des moyens de prépositionnement
et de présolidarisation du corps tubulaire 50 par rapport à la collerette 42 pour
leur mise en place dans le moule.
[0028] Sur les figures 3a et 3b, on a représenté un premier mode de prépositionnement et
de présolidarisation. Il s'agit d'un système à baïonnette qui est constitué d'une
part par deux fentes inclinées 80 et 82 réalisées dans le corps tubulaire 50 et par
deux ergots solidaires de la collerette 42 qui sont, par exemple, des extensions 84
et 86 de l'étrier 54.
[0029] Ce système à baïonnette permet de solidariser et de prépositionner la collerette
42 par rapport au corps tubulaire 50, la solidarisation finale étant réalisée par
le moulage de la pièce annulaire en matériau thermiquement isolant. En outre, après
solidification du matériau thermiquement isolant, lesdites extensions 84 et 86 de
l'étrier 54, tout comme ledit étrier 54, constituent des inserts permettant de renforcer
la solidarisation mécanique de la collerette 42 avec le corps tubulaire 50.
[0030] Il faut souligner que la surface de contact entre les ergots 84 et 86 et le bord
des fentes 80 et 82 est très réduit et ne constitue pas un pont thermique significatif.
[0031] Sur les figures 4a et 4b, on a représenté une variante du système de positionnement
et de présolidarisation. Il est constitué par deux languettes élastiques 88 et 90
fixées sur la partie tronconique 46 de la collerette 42, par exemple, par des points
de soudure. Les extrémités des languettes élastiques sont en appui sur la face interne
du corps tubulaire 50. En outre, lesdites languettes élastiques 88 et 90 forment de
préférence, des inserts qui permettent d'augmenter la résistance mécanique de l'ensemble
solidaire formé par la collerette 42, le corps tubulaire 50 et le matériau isolant
62.
[0032] Il va cependant de soi qu'on ne sortirait pas de l'invention si le bord 50b du corps
tubulaire 50 était en appui sur la face interne du rebord 44 de la collerette. Dans
ce cas, le pont thermique entre la collerette et le corps tubulaire, bien qu'existant,
est très réduit par rapport aux modes de réalisation connus, puisque ce pont thermique
se limite au contact entre le bord 50b du corps tubulaire et la face interne du rebord
de la collerette.
[0033] En se référant maintenant à la figure 5, on va décrire un mode préféré de fabrication
de la bouche coupe-feu par moulage.
[0034] Pour fabriquer la bouche coupe-feu, on utilise un moule qui comporte un socle inférieur
100 et une partie interne sensiblement tronconique 102. On place la collerette 42
sur le socle 100 et autour de la partie interne 102. Puis, on dispose le corps tubulaire
50 en position convenable. Si des moyens de prépositionnement existent, le corps tubulaire
est maintenu en place par sa liaison avec la collerette 42. Dans le cas contraire,
il faut prévoir un moyen support, non représenté, pour maintenir le corps tubulaire
50 dans la position ad hoc. En particulier, tous les éléments susceptibles de constituer
des inserts, comme le rebord 52, l'étrier 54, l'ergot 84 et/ou les languettes 88 et
90 sont positionnés de manière à pouvoir être au moins partiellement recouverts de
matériau isolant thermique. Puis, on met en place la partie externe cylindrique 104
du moule. On introduit alors dans le moule le matériau isolant thermique sous sa forme
non solide.
[0035] Après la prise du matériau isolant, on obtient la pièce 62 qui adhère à la fois à
la face externe de la portion tronconique et à la face interne du corps tubulaire
50, et qui assure ainsi la liaison mécanique entre la collerette 42 et le corps tubulaire
50. En particulier, lorsque les éléments précités susceptibles de constituer des inserts
sont enrobés de matériau isolant, ils permettent de renforcer la liaison mécanique
obtenue entre la collerette 42 et le corps tubulaire 50. On peut alors démouler la
bouche coupe-feu.
[0036] Dans la description précédente, on a plus particulièrement envisagé le cas où la
collerette et le corps tubulaire sont métalliques. Il va de soi qu'on ne sortirait
pas de l'invention si ces pièces étaient réalisées en un matériau plastique tel que
le PVC.
[0037] En outre, la surface de la collerette et/ou du corps tubulaire pourrait présenter
une rugosité importante ou des anfractuosités permettant d'accroître l'adhérence du
matériau isolant et ainsi augmenter la résistance des liaisons mécaniques obtenues
entre la pièce 62 et la collerette et respectivement le corps tubulaire, ladite collerette
et ledit corps tubulaire se trouvant être d'autant plus solidaires.
1. Bouche coupe-feu destinée à être montée dans une ouverture ménagée dans une paroi
ayant une première face et une deuxième face, ladite bouche comprenant une collerette
présentant un rebord sensiblement en forme de demi-tore destiné à être appliqué contre
la première face de la paroi, et une partie en forme de tronc de cône, une face interne
et une face externe, un corps tubulaire de forme cylindrique disposé autour de la
partie tronconique de la collerette et placé à l'intérieur de ladite ouverture, ledit
corps tubulaire présentant un premier bord tourné vers la collerette et un deuxième
bord, ainsi qu'une face interne et une face externe, et un obturateur monté mobile
dans l'ensemble constitué par la collerette et le corps tubulaire,
se caractérise en ce qu'elle comprend en outre une pièce annulaire en un matériau
isolant thermique et moulable, ladite pièce annulaire s'étendant au moins entre la
face externe de la collerette et la face interne du corps tubulaire, ladite pièce
annulaire réalisant la liaison mécanique entre ladite collerette et ledit corps tubulaire.
2. Bouche coupe-feu selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'il n'y a pas de contact
entre ladite collerette et ledit corps tubulaire.
3. Bouche coupe-feu selon la revendication 2, caractérisée en ce que ladite collerette
et/ou ledit corps tubulaire comporte une pluralité d'organes de positionnement et/ou
de présolidarisation de ladite collerette et dudit corps tubulaire.
4. Bouche coupe-feu selon la revendication 3, caractérisée en ce que la portion tronconique
de la collerette comprend au moins deux languettes élastiques faisant saillie hors
de la face externe de ladite portion tronconique, les extrémités desdites languettes
coopérant élastiquement avec la face interne dudit corps tubulaire pour positionner
et présolidariser ledit corps tubulaire par rapport à ladite collerette.
5. Bouche coupe-feu selon la revendication 3, caractérisée en ce que la portion tronconique
de ladite collerette et ledit corps tubulaire comportent une pluralité d'ergots et
une pluralité de fentes pour constituer un système à baïonnette.
6. Bouche coupe-feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisée en
ce que ledit corps tubulaire est perforé.
7. Bouche coupe-feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en
ce que la face externe dudit corps tubulaire comporte au moins une gorge annulaire
et un joint d'étanchéité monté dans ladite gorge.
8. Bouche coupe-feu selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en
ce que ladite partie annulaire en matériau isolant thermique recouvre la face externe
dudit corps tubulaire.
9. Bouche coupe-feu selon la revendication 8, caractérisée en ce que la portion de la
pièce annulaire qui recouvre la paroi externe du corps tubulaire comporte au moins
une gorge annulaire et en ce qu'un joint d'étanchéité est monté dans ladite gorge.
10. Procédé de fabrication d'une bouche coupe-feu selon l'une quelconque des revendications
1 à 8, caractérisé en ce qu'il comprend les étapes suivantes :
- on dispose ladite collerette dans un moule,
- on dispose ledit corps tubulaire autour de la partie tronconique de la collerette,
- on introduit ledit matériau thermiquement isolant sous forme non solide dans le
moule de telle manière qu'il remplisse au moins l'intérieur de la portion en forme
de demi-tore de la collerette et l'espace compris entre la face externe de la portion
tronconique de la collerette et la face interne dudit corps tubulaire,
- on provoque la solidification dudit matériau isolant thermique, par quoi on obtient
la solidarisation de ladite collerette et dudit corps tubulaire.