[0001] La présente invention concerne un dispositif de pulvérisation électrostatique de
liquide, comportant très classiquement une mèche d'émission de microgouttes en contact
avec une électrode soumise à une tension élevée, ladite mèche ayant une extrémité
d'émission en forme de pointe en vue de réaliser la pulvérisation précisément par
l'effet dit de pointe.
[0002] Cet effet de pointe, connu depuis longtemps, est employé dans de nombreuses applications,
dont la pulvérisation de micro-quantités d'encre sur des supports de type papier dans
des appareils d'impression, la brumisation de particules dans l'atmosphère à des fins
thérapeutiques (aromathérapie), olfactives (diffusion de parfums), pesticides, etc.
[0003] Son principe, simple à comprendre, n'est toutefois en général pas aisé à mettre en
oeuvre d'une manière parfaitement contrôlée et régulée. Le problème est en effet d'apporter
et de maintenir en permanence une quantité très faible mais sensiblement constante
de liquide dans la région de la pointe. Dès qu'une partie de ce liquide est prélevée,
au cours de la pulvérisation, il importe de la remplacer continûment et régulièrement.
[0004] Les quantités en jeu étant très faibles, le problème de la gestion continue et régulière
du flux de liquide est notamment très délicat. D'une manière générale, les dispositifs
existants utilisent les forces de capillarité pour alimenter l'extrémité de la mèche
en liquide. Ce que l'on appelle très généralement la mèche est donc une structure
permettant la progression du liquide par capillarité.
[0005] Pour disposer, au niveau de la pointe, d'une quantité de liquide en continu quelles
que soient par ailleurs les conditions de fonctionnement, il est nécessaire d'étudier
très soigneusement l'environnement de la mèche, notamment si on veut privilégier une
conception simple du dispositif, c'est-à-dire permettant aux forces de capillarité
de s'exercer dans les meilleures conditions sans recourir à des systèmes mécaniques
sophistiqués du type micro-pompe, le cas échéant asservie à la quantité de liquide
sur la pointe, etc. La mise au point d'un système simple répondant aux exigences précitées
reste toutefois un problème compliqué, car il faut maîtriser et équilibrer dans le
même temps des paramètres internes variés tels que la quantité de liquide sur la surface
d'émission, la nature même dudit liquide, le niveau de tension appliqué à l'extrémité
de la mèche, tout en préservant la sécurité des utilisateurs au cours du fonctionnement
et en contrôlant éventuellement des paramètres externes au dispositif proprement dit
(température ambiante) qui favorisent ou au contraire inhibent la perception du produit
émis dans l'atmosphère.
[0006] Le matériau et la configuration d'implantation choisis pour la mèche sont des éléments
de l'étude particulièrement critiques, car ils déterminent la quantité de liquide
disponible au niveau de la pointe, sachant que la pulvérisation ne s'effectue pas
correctement lorsque la quantité de liquide y est trop importante, ni d'ailleurs lorsqu'elle
y est trop faible.
[0007] Le domaine d'application préférentiel de l'invention est celui de la diffusion de
parfums dans l'atmosphère. Dans l'art antérieur, le document PCT W092/15339 décrit
un générateur électrostatique d'aérosols émettant notamment des produits destinés
à parfumer l'air ambiant. La structure de l'appareillage décrit comprend un élément
capillaire doté d'une pluralité de filaments, disposés annulairement autour d'une
électrode de structure complexe, et dont les extrémités libres forment un bouquet
légèrement évasé vers l'extérieur. Ces filaments, par exemple en fibres de verre,
peuvent être tressés, et/ou assemblés en groupes répartis sur la périphérie annulaire,
formant dès lors une sorte de manchon de fibres entourant la structure complexe formant
électrode. Ledit manchon est lui-même entouré d'une enveloppe protectrice et/ou rigidificatrice.
[0008] L'ensemble est ensuite partiellement immergé dans un réservoir ou une cartouche rempli
de liquide à vaporiser, ce dernier humectant progressivement les fibres par capillarité.
Lorsqu'une haute tension est appliquée via l'électrode, l'émission d'aérosol est théoriquement
possible symétriquement sur tout le pourtour de la mèche.
[0009] Dans cette configuration, le liquide à émettre est présent sous forme d'un film disposé
sur les parois des filaments. La gestion dudit film, en vue de sa vaporisation, pose
les problèmes mentionnés auparavant, et est propre aux paramètres du système : nature
des filaments, longueur et structure des faisceaux, etc. A part le principe général
connu qui est à la base de l'invention, les éléments et résultats décrits ne sont
bien entendu pas généralisables à d'autres appareils si la structure, la configuration,
et les matériaux de ces derniers sont différents. C'est le cas pour le dispositif
de l'invention.
[0010] Ainsi, dans celle-ci, le matériau constituant la mèche est par exemple absorbant,
et la forme de la mèche n'est pas annulaire mais compacte, avec une pointe à l'une
de ses extrémités. Notamment pour ces raisons, l'obtention d'un dispositif de vaporisation
émettant des micro gouttes d'une manière parfaitement contrôlée et régulée résulte
d'une étude spécifique aboutissant à une configuration particulière.
[0011] Plus précisément, le dispositif principal de pulvérisation électrostatique de l'invention
comporte une mèche d'émission de micro gouttes alimentée en liquide par absorption,
puisqu'une partie est plongée dans ledit liquide, ladite mèche d'allure cylindrique
étant dotée d'une extrémité d'émission externe en forme de pointe alimentée par capillarité,
et étant par ailleurs en contact avec une électrode soumise à une haute tension permettant
ladite pulvérisation par effet de pointe. Selon l'invention, la mèche est disposée
verticalement dans une chambre de réception réalisée en matériau isolant qui est alimentée
en continu en liquide à émettre. La mèche, réalisée en un matériau capillaire absorbant
ayant une résistance électrique prévue pour maintenir le courant à un niveau de sécurité
permettant un contact sans risque, trempe sur sensiblement la moitié inférieure de
sa longueur dans le liquide et est contenue sur sensiblement sa moitié supérieure
dans une buse traversant une paroi de la chambre de réception, à l'extérieur de laquelle
ladite buse s'évase autour de l'extrémité pointue de la mèche, la longueur totale
de la mèche étant telle que les forces de capillarité sont maintenues sensiblement
constantes. Une électrode immergée dans le liquide remplissant la chambre de réception
est au contact de ladite mèche au voisinage de son extrémité inférieure.
[0012] La structure obtenue a notamment été conçue pour garantir la sécurité maximale des
utilisateurs. Malgré la tension de fonctionnement élevée, nécessaire pour appliquer
le principe qui est à la base du dispositif, il est en effet théoriquement possible
de toucher n'importe quelle partie du dispositif sans risque de choc électrique, car
le courant est maintenu à une valeur extrêmement faible, du fait des choix techniques
opérés pour la conception du dispositif.
[0013] L'invention est en fait le fruit d'une volonté systématique d'optimisation des éléments
et groupes d'éléments qui la constituent, ainsi que des interdépendances fonctionnelles
et structurelles qui les lient. Toutes les valeurs de paramètres qui suivent ont notamment
été déterminées après des tests poussés et répétés.
[0014] La simplicité de la structure, la facilité d'utilisation et de fabrication ont également
été des objectifs majeurs au moment de la conception, notamment pour des raisons économiques
tant en phase de production que pour la maintenance au cours du fonctionnement.
[0015] De préférence, l'alimentation continue de la chambre de réception est réalisée par
écoulement gravitationnel en provenance d'un réservoir contigu à ladite chambre de
réception.
[0016] L'ensemble fonctionne ainsi sans qu'il soit nécessaire d'y adjoindre des moyens moteurs,
permettant par exemple d'assurer un remplissage constant de la chambre de réception,
voire d'établir une composante mécanique de pression s'ajoutant aux forces de capillarité
(compresseur). De tels composants moteurs, qui rendent à première vue la maîtrise
d'un processus plus exacte, compliquent en fait le système, et le rendent moins fiable.
Dans certaines applications, il est cependant intéressant d'y recourir.
[0017] Selon une disposition préférentielle, la chambre de réception est d'allure horizontale,
l'électrode y étant disposée axialement et recouverte sur la quasi totalité de sa
longueur dans ladite chambre par un manchon isolant laissant dépasser l'extrémité
au contact de la mèche. L'électrode est donc parfaitement isolée du liquide sur la
presque totalité de sa longueur.
[0018] Dans la configuration de l'invention, elle est d'ailleurs solidaire d'un bouchon
obturateur de la chambre de réception, situé à l'une de ses extrémités axiales, dans
lequel elle est connectée au conducteur la reliant au circuit producteur de haute
tension.
[0019] Ce circuit est classique, par exemple basé sur un montage Greinacher permettant la
production de haute tension par multiplication d'une tension initiale grâce à une
succession de doubleurs Schenkel.
[0020] Pour assurer une bonne continuité électrique, la connexion de l'électrode et du conducteur
de liaison au circuit de production de haute tension s'effectue via une sphère anti-Corona.
Cette dernière est de préférence réalisée en aluminium, de même d'ailleurs que l'électrode.
[0021] La tension délivrée à l'électrode est comprise entre 20 kV et 25 kV, et de préférence
entre 23 kV et 24 kV.
[0022] On utilise par exemple une tension continue négative de l'ordre de 23 kV, le courant
étant quant à lui maintenu à une valeur très faible, de l'ordre de 10
-9 A. La faible distance parcourue par le liquide sous tension dans la mèche, l'utilisation
d'un matériau absorbant non conducteur pour ladite mèche, la résistivité du liquide,
supérieure à 10
6 Ω m et la très faible valeur du courant favorisent la pulvérisation tout en empêchant
le maintien d'un courant à son extrémité libre en forme de pointe. Les risques de
formation d'arc électrique ou d'électrocution sont infimes, voire inexistants. Comme
on le décrira plus en détail dans la suité, le choix de matériaux très isolants à
tous les niveaux participe à ce résultat.
[0023] Ainsi, la mèche, pratiquement isolante, est de longueur comprise entre 10 et 20 mm,
de préférence entre 13 mm et 17 mm pour un diamètre d'une valeur de 1,4 mm à 2 mm.
[0024] Selon une possibilité, cette mèche et en acétate. C'est le cas notamment pour les
applications du dispositif de l'invention comme diffuseur de parfum utilisé de manière
individuelle.
[0025] Lorsque le dispositif principal de l'invention est couplé à un système plus général
de circulation d'air, voire à une climatisation, qui peuvent nécessiter une émission
de micro gouttes sous une forme différente (jet plus concentré), la mèche peut être
prévue en polyamide. La section de la mèche peut alors présenter un motif dépendant
du type d'émission désiré.
[0026] La faible longueur de la mèche permet de maintenir les forces de capillarité sensiblement
constantes, ce qui évite comme on l'a mentionné auparavant le recours à des moyens
moteurs externes pour assurer une disponibilité optimale du liquide au niveau de la
pointe.
[0027] La mèche plonge dans le liquide contenu dans la chambre de réception, dont le volume
intérieur est de préférence cylindrique et relié par un canal débouchant dans sa partie
inférieure à un réservoir d'allure verticale, conférant avec la chambre de réception
une forme globalement en L au dispositif.
[0028] Les intervalles des valeurs optimales, obtenues par essais, sont les suivantes :
le volume interne de la chambre de réception est compris entre 1,5 et 2,5 cm
3, et le diamètre du canal de liaison avec le réservoir est compris entre 1,8 et 2,2
mm.
[0029] Pour faciliter la fabrication du système et en réduire les coûts, la chambre de réception
et le réservoir sont réalisés en une seule pièce d'un matériau isolant fermée à ses
deux extrémités selon l'axe de la chambre de réception par un bouchon obturateur pour
cette dernière et une plaque de fermeture pour le réservoir.
[0030] La paroi supérieure du réservoir d'allure verticale est percée d'un orifice fileté,
pouvant alternativement être obstruée par un bouchon fileté ou par une vis percée,
faisant alors respectivement office d'orifice de remplissage ou d'évent.
[0031] Le remplissage du réservoir, dès que le niveau de liquide devient insuffisant, est
assuré par cet orifice supérieur aisément accessible en configuration finale de fonctionnement,
ainsi qu'on le verra dans la suite.
[0032] Les matériaux isolants utilisés présentent une constante diélectrique de préférence
comprise entre 25 et 50 kV / mm. Il s'agit par exemple de polyéthylène à haute densité.
[0033] Toutes les enveloppes sont d'ailleurs prévues en un matériau hautement isolant, afin
de garantir la sécurité maximale. Le polyéthylène haute densité présente, outre ses
caractéristiques isolantes, l'avantage de se travailler très aisément, d'où son choix
permettant notamment de réduire les coûts à la fabrication.
[0034] Le générateur de haute tension est lui-même isolé, et prévu pour ne générer aucun
parasite. La valeur de tension nécessaire à l'obtention de l'effet de pointe est notamment
déterminée par la résistivité du liquide.
[0035] A titre indicatif, avec les composants mentionnés auparavant, le débit de liquide
est d'environ 0,05 ml par heure en fonctionnement permanent. Un réservoir d'une contenance
de 40 ml est donc suffisant pour un mois.
[0036] Pour un fonctionnement optimal, assurer un contrôle parfait du dispositif n'est cependant
pas suffisant.
[0037] L'environnement dudit dispositif de l'invention influe également sur les résultats
obtenus. La vaporisation est par exemple beaucoup plus délicate à contrôler si la
température ambiante descend sous un seuil fixé à environ 20°C.
[0038] Le rendement olfactif, qui dépend de l'évaporation des micro gouttes pulvérisées,
n'est plus aussi élevé si la température baisse, du fait de l'évaporation plus faible.
[0039] Le dispositif de l'invention est donc s'il y a lieu disposé dans un environnement
particulier qui favorise la pulvérisation et l'évaporation.
[0040] Un système additionnel est prévu pour pulser, au niveau de la sortie de la buse,
de l'air à une température au moins égale à 20°C, ledit système ayant en outre été
prévu pour créer une dépression dans la zone de sortie de la buse.
[0041] La tension de surface qui s'exerce sur des sphères, et en particulier sur les micro
gouttes émises, augmente parallèlement à la température, et favorise la vaporisation
du produit. Il faut cependant éviter de casser les molécules olfactives par une température
trop élevée (>45°C).La dépression créée par le système favorise de plus la montée
du liquide dans la mèche pour l'alimentation de la pointe.
[0042] Selon l'invention, ce système additionnel comporte un venturi à l'une des extrémités
duquel sont disposés successivement une résistance chauffante et un ventilateur, et
dans la partie centrale de section réduite duquel est pratiqué un orifice recevant
la partie évasée de la buse contenant la pointe de la mèche.
[0043] L'air réchauffé est pulsé dans l'un des deux cônes divergents du venturi, ce qui
a pour effet d'augmenter sa vitesse au niveau de la pointe émettrice.
[0044] Selon une possibilité, la résistance chauffante est couplée à un capteur de température
qui active ladite résistance lorsque la température de l'air est mesurée à une valeur
inférieure à 20°C.
[0045] Concrètement, une configuration possible dudit système est la suivante : le volume
externe du venturi se compose de deux portions d'extrémité d'allure parallélépipédique
et d'une portion centrale également parallélépipédique de section inférieure, laissant
libre sur deux côtés un volume prismatique en L dans lequel s'ajuste et se fixe le
dispositif de pulvérisation, l'emboîtement des deux éléments conférant à l'ensemble
un volume extérieur d'allure générale parallélépipédique.
[0046] De plus, l'ensemble formé par les deux éléments emboîtés se fixe axialement à un
boîtier également d'allure parallélépipédique contenant les circuits électriques de
génération d'une haute tension, de gestion temporelle de la pulvérisation, de gestion
du ventilateur et de la résistance chauffante, ainsi que ces deux derniers éléments,
ainsi que cela est décrit plus en détail dans la suite.
[0047] Il faut en effet ajouter une gestion du temps de fonctionnement, notamment pour éviter
de saturer l'air d'un local de volume donné en produit olfactif. Un circuit électronique
classique permet par conséquent une pulvérisation intermittente, avec une durée d'arrêt
par exemple égale à la durée de fonctionnement actif.
[0048] Selon une configuration possible, la partie de l'ensemble venturi / dispositif de
pulvérisation dépassant dudit boîtier est recouverte d'un couvercle coulissant de
section extérieure sensiblement égale à celle dudit boîtier, et complétant celui-ci.
[0049] L'ensemble se présente donc finalement comme un boîtier homogène d'allure parallélépipédique.
[0050] L'invention va à présent être décrite plus en détail, en référence aux figures annexées,
pour lesquelles :
- la figure 1 représente une coupe axiale du dispositif de pulvérisation de l'invention
;
- la figure 2 est une coupe axiale simplifiée du bouchon obturateur de la chambre de
réception ;
- la figure 3 montre une vue en perspective de la buse évasée ;
- la figure 4 montre une vue en perspective du système pulsant de l'air réchauffé ;
- la figure 5 représente une vue en perspective du boîtier principal contenant les circuits
électriques ; et
- la figure 6 est une représentation schématique des éléments contenus dans le boîtier
de la figure 5.
[0051] Les éléments distinctifs du coeur de l'invention apparaissent en figure 1. Le volume
prismatique en L comporte une chambre de réception (1) d'allure horizontale accolée
à un réservoir (2) d'allure verticale. Un canal (3) de faible diamètre relie les deux
contenants, permettant au liquide stocké dans ledit réservoir (2) de s'écouler par
gravité vers la chambre (1), dans laquelle trempe la partie inférieure de la mèche
(4). Le niveau dans la chambre de réception (1) doit rester sensiblement constant,
afin que la longueur immergée de la mèche soit également constante, et que les forces
de capillarité puissent s'exercer toujours dans les mêmes conditions.
[0052] La mèche (4) est centrée dans une buse (5) en forme d'entonnoir dont la partie évasée
s'ouvre vers l'extérieur de la paroi supérieure de la chambre de réception (1). La
pointe (6) de cette mèche (4) est entièrement contenue dans le volume évasé de la
buse (5).
[0053] Dans sa partie inférieure, la mèche (4) est au contact d'une électrode métallique
(7), de préférence en aluminium, qui est entourée sur la presque totalité de sa longueur
par un manchon isolant (8).
[0054] Le haut du réservoir (2) comporte par exemple une vis percée (9) dont l'orifice sert
d'évent en fonctionnement usuel. Le trou fileté dans lequel est insérée la vis sert
de plus d'orifice de remplissage (via une seringue ou équivalent) lorsque le niveau
de liquide est insuffisant.
[0055] La chambre de réception (1) et le réservoir sont fabriqués en une seule pièce, à
l'exception d'une plaque de fermeture (10) pour le réservoir (2) et d'un bouchon d'obturation
(11) pour la chambre de réception (1), de préférence en polyéthylène haute densité.
Ce bouchon (11), très schématisé en figure 1, apparaît plus explicitement en figure
2.
[0056] Comme cela a été évoqué auparavant, le réservoir (2) a une contenance de l'ordre
de 40 ml, alors que la chambre de réception (1) présente un volume d'environ 2 ml,
relié au réservoir par un conduit ayant un diamètre d'approximativement 1,5 mm.
[0057] La mèche (4), en acétate, a une longueur qui n'excède pas 15 mm, et elle est au contact
d'une électrode (7) présentant un diamètre d'environ 2 mm. Cette électrode (7) est
reliée à un fil à haute tension (12) via une sphère anti-Corona (13). Les parois de
la chambre de réception (1) ont une épaisseur d'environ 6 mm qui garantit une parfaite
isolation électrique, isolation qui est complétée par les autres composants diélectriques
du système : liquide, mèche, buse, etc... qui préséntent des résistivités et/ou constantes
diélectriques élevées.
[0058] Le choix des matériaux, dimensions, positionnements relatifs des composants et de
la valeur de la haute tension aboutit, dans la configuration de la figure 1, à un
excellent fonctionnement du dispositif pulvérisateur, et par conséquent à un rendement
de pulvérisation élevé.
[0059] Le bouchon obturateur (11), également en polyéthylène haute densité de constante
diélectrique comprise entre 25 et 50 kV/mm, comporte un alésage (14) interne logeant
la sphère anti-Corona (13) et le manchon (8) entourant l'électrode (7). Un filetage
externe (15) permet sa fixation par vissage à l'extrémité axiale de la chambre de
réception (1). Le fil (12) permet la liaison avec le circuit électronique produisant
la haute tension, en l'occurrence une tension continue négative d'environ 23 kV.
[0060] La figure 3 précise la forme exacte de la buse (5), sensiblement en entonnoir avec
une partie cylindrique inférieure prévue pour être insérée dans un orifice de dimension
correspondante pratiqué dans la paroi supérieure de la chambre de réception (1). La
mèche (4) en acétate présente l'avantage supplémentaire de retenir le liquide, qui
ne goutte pas lorsqu'on incline le système.
[0061] La figure 4 présente la partie du système prévue pour pulser de l'air au niveau de
la buse (5), créant secondairement une dépression favorisant la montée du liquide
dans la mèche (4). Il s'agit en fait d'une sorte de venturi doté de deux portions
de cônes (20, 21) reliés par une portion cylindrique (22) dans laquelle aboutit un
orifice (23) débouchant par ailleurs dans un évidement (24) de l'enveloppe (B) contenant
le venturi, évidement (24) qui est d'allure sensiblement parallélépipédique.
[0062] Cet évidement (24) est prolongé sur la face arrière de l'enveloppe (B) du venturi
par un second évidement (25) perpendiculaire au premier, conférant à l'ensemble une
forme creuse en L. C'est dans ce logement en L que vient s'insérer l'ensemble réservoir
(2) / chambre de réception (1) représenté en figure 1, la buse (5) se logeant alors
dans l'orifice (23). L'extrémité supérieure de ladite buse (5) contenant la pointe
(6) de la mèche (4) débouche ainsi dans le tronçon cylindrique (22) du venturi.
[0063] Les logements (26, 27) pratiqués dans la semelle de l'enveloppe (B) du venturi permettent
la fixation d'une patte C (non représentée) fixant elle-même le dispositif de pulvérisation,
par tout moyen connu, à l'enveloppe (B).
[0064] Deux évidements latéraux (28, 29) servent à la fixation de l'enveloppe (B) du venturi
dans un boîtier (30) représenté en figure 5. Une pièce frontale (31) constituée de
deux parties symétriques vient à cet effet enserrer l'enveloppe (B) du venturi, au
niveau des évidements (28, 29) disposés de part et d'autre du cône (21). L'ensemble
est ensuite glissé dans des rails (35) du capot inférieur (32) s'adaptant dans des
glissières latérales (33, 34) de la pièce frontale (31), les mêmes rails existant
dans le capot supérieur (36) pour la fermeture du boîtier (30). Les capots (32, 36)
peuvent ensuite le cas échéant être vissés dans lesdites rainures (33, 34), et dans
des rainures similaires pratiquées dans la paroi opposée (37) du boîtier (30). Ce
dernier comporte une paroi intermédiaire (38) additionnelle dont on verra l'usage
ci-après. Un passage (39) a été prévu pour la filerie dans la pièce frontale (31).
[0065] La figure 6 représente schématiquement le contenu du boîtier (30) : l'alimentation
électrique figure à gauche de la paroi intermédiaire (38), et comporte un transformateur
(40) et une carte comprenant le multiplicateur de tension (41). A droite de cette
paroi, on recense successivement le ventilateur (42) dans l'axe du cône d'entrée (21)
et la résistance (43) chauffante, permettant de pulser dans le venturi un air éventuellement
chauffé, si le capteur de température (non représenté) indique que celle-ci est tombée
sous le seuil critique de 20°C.
[0066] La figure 5 permet de constater que la paroi intermédiaire (34) comporte une découpe
(44) surmontant le fond du boîtier (30) permettant le passage de la carte électronique
de gestion de l'ensemble, localisée à proximité et parallèlement audit fond. Le dispositif
de l'invention peut bien entendu fonctionner avec l'énergie du secteur.
[0067] Les capots (32, 36) et cloisons (37, 38) sont par exemple réalisés en PVC expansé.
La résistance chauffante a une puissance de l'ordre de 100 W, dans la configuration
mise en oeuvre. Un capot additionnel coulissant (non représenté), présentant les mêmes
dimensions extérieures que le boîtier (30) est prévu pour coulisser autour de la partie
de l'enveloppe (B) externe au boîtier (30) et peut venir, en position fermée, au contact
de ce dernier, ou libérer l'accès au dispositif de pulvérisation en position ouverte,
par exemple pour le remplissage du réservoir.
[0068] La configuration décrite auparavant n'est bien entendu qu'un exemple illustratif
de l'invention, qui ne saurait être tenu pour exhaustif de cette dernière. L'invention
recouvre au contraire toutes les variantes de forme, de configuration et de matériaux
entrant dans les connaissances de l'homme de l'art.
1. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide comportant une mèche pour l'émission
de micro gouttes d'allure cylindrique, dont une partie est plongée dans ledit liquide,
et dotée d'une extrémité d'émission externe en forme de pointe, alimentée en liquide
par capillarité, ladite mèche étant en contact avec une électrode soumise à une haute
tension permettant ladite pulvérisation par effet de pointe, caractérisé en ce que
la mèche, disposée verticalement dans une chambre de réception réalisée en matériau
isolant, est alimentée en continu en liquide à émettre, ladite mèche, réalisée en
un matériau capillaire absorbant ayant une résistance électrique prévue pour maintenir
le courant à un niveau de sécurité permettant un contact sans risque, trempant sur
sensiblement la moitié inférieure de sa longueur dans le liquide et étant contenue
sur sensiblement sa moitié supérieure dans une buse traversant la paroi de la chambre
de réception, à l'extérieur de laquelle ladite buse s'évase autour de l'extrémité
pointue de la mèche, la longueur totale de la mèche étant telle que les forces de
capillarité sont maintenues constantes, une électrode immergée dans le liquide remplissant
la chambre de réception étant en contact avec ladite mèche au voisinage de son extrémité
inférieure.
2. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que l'alimentation continue de la chambre de réception est réalisée
par écoulement gravitationnel en provenance d'un réservoir contigu à ladite chambre
de réception.
3. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une des revendications
précédentes, caractérisé en ce que la chambre de réception est d'allure horizontale,
l'électrode y étant disposée axialement et recouverte sur la quasi totalité de sa
longueur dans ladite chambre par un manchon isolant laissant dépasser l'extrémité
au contact de la mèche.
4. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une des revendications
précédentes, caractérisé en ce que l'électrode est solidaire d'un bouchon obturateur
de la chambre de réception, situé à l'une de ses extrémités axiales, dans lequel elle
est connectée au conducteur la reliant au circuit producteur de haute tension.
5. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que la connexion de l'électrode et du conducteur de liaison au circuit
de production de haute tension s'effectue via une sphère anti-Corona.
6. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que ladite sphère anti-Corona et l'électrode sont en aluminium.
7. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une quelconque des
revendications précédentes, caractérisé en ce que la tension délivrée à l'électrode
est comprise entre 15 kV et 30 kV, et de préférence entre 23 kV et 24 kV.
8. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une quelconque des
revendications précédentes, caractérisé en ce que la mèche est de longueur comprise
entre 10 et 20 mm, de préférence entre 13 mm et 17 mm pour un diamètre d'une valeur
de 1,4 mm à 2 mm.
9. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une quelconque des
revendications précédentes, caractérisé en ce que la mèche est en acétate.
10. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une quelconque des
revendications précédentes, caractérisé en ce que la mèche est en polyamide.
11. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une quelconque des
revendications précédentes, caractérisé en ce que le volume intérieur de la chambre
de réception est cylindrique, relié par un canal débouchant dans sa partie inférieure
à un réservoir d'allure verticale, conférant une forme en L au dispositif.
12. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que le volume interne de la chambre de réception est compris entre
1,5 et 2,5 cm3, et en ce que le diamètre du canal de liaison avec le réservoir est compris entre
1,8 et 2,2 mm.
13. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que la chambre de réception et le réservoir sont réalisés en une
seule pièce en matériau isolant fermée à ses deux extrémités selon l'axe de la chambre
de réception par un bouchon obturateur pour cette dernière et une plaque de fermeture
pour le réservoir.
14. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une des revendications
11 à 13, caractérisé en ce que la paroi supérieure du réservoir d'allure verticale
est percée d'un orifice fileté pouvant alternativement être obstruée par un bouchon
fileté ou par une vis percée, faisant alors respectivement office d'orifice de remplissage
ou d'évent.
15. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une quelconque des
revendications précédentes, caractérisé en ce que le matériau isolant présente une
constante diélectrique comprise entre 25 et 50 kV / mm, et est de préférence du polyéthylène
à haute densité.
16. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une quelconque des
revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte un système prévu pour
pulser, au niveau de la sortie de la buse, de l'air à une température au moins égale
à 20°C, ledit système créant en outre une dépression dans la zone de sortie de la
buse.
17. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que ledit système comporte un venturi à l'une des extrémités duquel
sont disposés successivement une résistance chauffante et un ventilateur, dans la
partie centrale de section réduite duquel est pratiqué un orifice recevant la partie
évasée de la buse contenant la pointe de la mèche.
18. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que la résistance chauffante est couplée à un capteur de température
qui active ladite résistance lorsque la température de l'air présente une valeur inférieure
à 20°C.
19. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon l'une des revendications
16 à 18, caractérisé en ce que le volume externe du venturi se compose de deux portions
d'extrémité d'allure parallélépipédique et d'une portion centrale également parallélépipédique
de section inférieure, laissant libre sur deux côtés un volume prismatique en L dans
lequel s'ajuste et se fixe le dispositif de pulvérisation, l'emboîtement des deux
éléments conférant à l'ensemble un volume extérieur d'allure globalement parallélépipédique.
20. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que l'ensemble formé par les deux éléments emboîtés se fixe axialemént
à un boîtier d'allure parallélépipédique contenant les circuits électriques de génération
d'une haute tension, de gestion temporelle de la pulvérisation, de gestion du ventilateur
et de la résistance chauffante, ainsi que ces deux derniers éléments.
21. Dispositif de pulvérisation électrostatique de liquide selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que la partie de l'ensemble venturi / dispositif de pulvérisation
dépassant dudit boîtier est recouverte d'un couvercle coulissant de section extérieure
sensiblement égale à celle dudit boîtier, et complétant celui-ci.