Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention concerne les mécanismes automatisés d'ouverture et fermeture
de vantaux et de portes pivotantes, tels que par exemple des portails, et notamment
un mécanisme à vérin d'ouverture/fermeture d'un vantail à vitesse variable.
Etat de la technique
[0002] Les mécanismes automatisés d'ouverture de vantaux et portes les plus répandus, tels
que ceux que l'on trouve dans les portails automatiques de garage, emploient des vérins
qui commandent le pivotement du vantail ou de la porte dans le sens de l'ouverture
et de la fermeture.
[0003] D'une manière générale, ces mécanismes présentent une vitesse d'ouverture ou de fermeture
qui est constante du fait de la vitesse elle-même constante du vérin. C'est le cas
de la plupart des vérins hydrauliques ou électriques. Or en début ou en fin de course,
dans une phase d'ouverture mais également de fermeture, il est souvent préférable
de ménager les pièces mécaniques qui sont sollicitées au sein de la structure, en
assurant un ralentissement de la vitesse de rotation du vantail alors que, au contraire,
dans la partie centrale de la course on recherche plutôt une vitesse plus importante
afin de réduire le temps total d'ouverture/fermeture. Lorsque la vitesse de rotation
du vantail ne peut être modifiée, ce qui est le cas pour la majorité des mécanismes
à vérins existants, on est contraint - et c'est un inconvénient des solutions connues
- de plafonner la vitesse de rotation du vantail dans la partie centrale de la course
à celle qui est imposée par les limites de sécurité du mécanisme lorsqu'il arrive
en bout de course. Il en résulte un accroissement sensible du temps global de manoeuvre
puisque, si les phases de début et de fin de course sont nécessairement lentes, la
partie centrale de la course, ou l'essentiel de cette course l'est également.
[0004] On peut remédier à cet inconvénient en employant une technique qui consiste à recourir,
pour l'alimentation des vérins électriques, à un système électronique de régulation
de la puissance électrique afin de faire varier la vitesse de progression du vérin
en fonction de l'angle d'ouverture/fermeture du vantail. De cette manière on arrive
à faire ralentir le mouvement d'ouverture ou de fermeture en début et en fin de course
afin d'accroître la sécurité, et à maintenir une vitesse plus importante dans la partie
centrale de la course pour assurer une manoeuvre globale rapide. Mais il est bien
des situations où l'on ne veut - où l'on ne peut - employer ces techniques, ne serait-ce
que lorsque l'on souhaite équiper des mécanismes déjà existants en clientèle ou lorsque
le type de moteur électrique à utiliser ou utilisé ne permet pas une régulation en
tension ou en courant.
[0005] La demande de brevet EP 0826 859 décrit un décrit un dispositif d'actionnement d'un
vantail mobile de fermeture articulé sur une structure fixe, entièrement mécanique,
qui permet d'obtenir l'effet de ralentissement en début d'ouverture ou de fermeture
du portail. Ce dispositif utilise un moteur rotatif disposé sur le vantail , et un
ensemble bras-bielle.
[0006] Mais une telle structure reste complexe. Au demeurant, il n'y a pas d'adaptation
possible au parc de portails déjà installés en clientèle et employant des vérins.
Il est donc souhaitable de pouvoir équiper ces derniers, lorsqu'ils en sont dépourvus,
d'un dispositif de ralentissement pour le début et la fin de la phase d'ouverture/fermeture.
Résumé de l'invention
[0007] La présente invention concerne un mécanisme automatisé, simple et peu onéreux, d'ouverture/fermeture
d'un vantail pivotant, lequel mécanisme assure, au début de la course du vantail et
à l'approche de la fin de course du vantail, une vitesse de rotation du vantail inférieure
à la vitesse de rotation du vantail dans la partie centrale de sa course.
[0008] Ce problème technique est résolu par l'objet de la présente invention qui concerne
un dispositif à vérin pour l'ouverture/femeture d'un vantail dont une extrémité est
montée à rotation autour d'un axe solidaire d'un support. Le dispositif comporte un
ensemble coulisse/coulisseau comprenant une coulisse mobile à rotation autour d'un
premier pivot et recevant un coulisseau fixé par une liaison rigide à la seconde extrémité
du vérin. Le coulisseau présente un ergot qui coopère avec des moyens de guidage,
lesquels maintiennent l'ergot sur une trajectoire déterminée de manière à imprimer
une variation de la vitesse d'ouverture/fermeture du vantail en fonction de l'angle
de celui-ci.
[0009] D'une manière préférentielle, les moyens de guidage comprennent :
- une bielle montée sur un second pivot solidaire du support et disposée entre la coulisse
et le support de l'axe de rotation du vantail, laquelle bielle comporte une lumière
dans laquelle peut se déplacer ledit ergot et deux ressorts sollicitant chacun l'ergot
vers la partie centrale de la lumière, l'effet combiné de la bielle et des ressorts
provoquant le guidage dudit ergot sur une trajectoire médiane qui est un cercle centré
sur ledit premier pivot ;
- au moins un moyen de butée destiné à venir bloquer le mouvement de translation du
coulisseau à l'intérieur de la coulisse à partir d'une position angulaire déterminée
du vantail, de manière à produire, dès cette position atteinte, un changement de la
trajectoire de l'ergot imprimée par ladite bielle résultant en un déplacement relatif
de l'ergot dans la lumière ainsi qu'une modification de la vitesse de rotation du
vantail.
[0010] Ainsi, l'agencement particulier bielle-coulisseau-butée de l'invention apporte une
solution fiable et entièrement mécanique au problème de variation de la vitesse de
rotation en fonction de l'angle du vantail. Elle ne nécessite pas de dispositif électronique
supplémentaire et complexe pour la commande des vérins.
[0011] En outre, ce mécanisme est très facile à intégrer dans une installation déjà existante
afin d'apporter la fonction de ralentissement en début et en fin de course à un mécanisme
qui en était dépourvu à l'origine.
[0012] Suivant un second mode de réalisation, les moyens de guidage de l'ergot comprennent
un dispositif à balancier et contrebalancier, composé d'un ensemble de deux manivelles.
Plus précisément, une première manivelle présente une première extrémité montée à
rotation autour d'un premier axe fixe. Une seconde manivelle présente une première
extrémité qui est montée à rotation autour d'un second axe fixe. La première et seconde
manivelle présente une seconde extrémité qui comporte chacun un pivot mobile. Une
bielle est montée à rotation autour des deux pivots mobiles et maintien leur écartement
constant. La bielle est en outre montée à rotation sur l'ergot du coulisseau, de manière
à provoquer son guidage au fur et à mesure de l'ouverture du vantail. De cette manière,
la vitesse d'ouverture est progressive au début et à la fin de l'ouverture/fermeture
du vantail.
[0013] Dans ce second mode de réalisation, les moyens de butée et les ressorts ne sont alors
plus nécessaires.
Description des dessins
[0014] L'invention sera particulièrement décrite en relation avec les figures ci-après :
[0015] La figure 1A illustre respectivement la structure générale du mécanisme selon l'invention
lorsque le vantail se trouve dans une position fermée (0 degré).
[0016] La figure 1B montre le détail autour de la lumière 17 de la bielle 12 de la structure
correspondant à la figure 1A.
[0017] La figure 2A montre le mécanisme en position demi-ouverte ou demi-fermée (45 degrés).
[0018] La figure 2B illustre le détail de l'agencement de l'ensemble coulisseau-bielle dans
la position correspondant à la figure 2A.
[0019] Les figures 3A et 3B montrent respectivement la structure générale et le détail de
l'agencement particulier de l'ensemble coulisseau-bielle lorsque le vantail est complètement
ouvert (95 degrés).
[0020] La figure 4 montre le détail d'un second mode de réalisation du système de guidage
de l'ergot, basé sur un dispositif à balancier et contre-balancier.
Description des modes de réalisation de l'invention
[0021] La structure générale d'un premier mode de réalisation de l'invention sera à présent
décrite en référence à la figure 1A. Celle-ci montre la structure générale d'un vantail
automatique pivotant. Il est important toutefois d'observer que le mécanisme de l'invention
peut être parfaitement adapté à d'autres structures et d'autres situations dans lesquelles
il est avantageux de pouvoir disposer d'une vitesse de rotation ralentie en début
et en fin de course d'un vantail ou d'un quelconque panneau en rotation. Si l'on examine
plus précisément la figure 1A, on voit un vantail 2 en position fermée qui est monté
à rotation autour d'un axe vertical 20, généralement fixé sur un support 1 tel qu'un
poteau. La position fermée du vantail 2 se traduit donc par un angle d'ouverture proche
de 0 degré tandis que la position « ouverte » correspond à un angle de 95 degrés qui
est celui classiquement employé dans l'art. Le vantail 2 possède, sur son côté « intérieur
» une patte de fixation 3, qui comporte un axe vertical ou pivot 4 sur lequel est
montée l'extrémité libre du piston ou tige d'un vérin 5. Le vérin 5 est un vérin quelconque,
par exemple électrique, hydraulique ou pneumatique. Le corps ou cylindre du vérin
5 est solidairement fixé au moyen d'une liaison rigide 6 à un coulisseau 9 qui coopère
avec un corps de coulisse 7, et cette coulisse 7 est montée à rotation autour d'un
axe vertical 8. Le coulisseau peut se présenter, par exemple, sous la forme d'un tube
carré qui pénètre à l'intérieur de la coulisse 7, elle également de section carrée
adéquate de façon à permettre une translation sans jeu. Comme indiqué précédemment,
la liaison 6 entre le vérin et le coulisseau est une liaison rigide, sans possibilité
de rotation ni translation, en sorte que l'axe du vérin 5 reste toujours aligné avec
l'axe de l'ensemble coulisseau/coulisse et le pivot 8 de ce dernier. On notera que
dans un mode de réalisation particulier, on pourra employer le corps du vérin pour
réaliser directement le coulisseau, ce qui assurera un ensemble compact.
[0022] Le coulisseau 9 présente deux butées 10 et 11, respectivement gauche et droite, qui
permettent de limiter la course du coulisseau à l'intérieur de la coulisse comme cela
sera exposé ci-après en détail. En outre, le coulisseau 9 présente un ergot 14 que
l'on observera mieux sur la figure 1B, et qui se trouve à l'intérieur d'un trou oblong
ou lumière 17 aménagée dans une bielle 12, laquelle est mobile en rotation autour
d'un axe vertical 13. L'axe 13 se trouve dans une position déportée, intermédiaire
entre la coulisse 7 et le support 1. Comme on le voit sur la figure 1B, l'ergot 14
est associé à deux ressorts destinés à le maintenir dans la partie médiane de la lumière,
sauf lorsque le vantail s'approche des positions extrêmes, fermée ou ouverte, comme
on le verra si après. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention, les ressorts
sont deux ressorts de compression 15 et 16, de raideur identique et légèrement comprimés
lors de leur montage dans la lumière 17, et qui s'appuient de façon diamétralement
opposée sur l'ergot 14.
[0023] D'une manière générale, les deux butées 10 et 11 sont fixées sur le coulisseau 9
de manière à permettre le libre déplacement de ce dernier dans la coulisse 7 tant
que l'angle d'ouverture du vantail reste compris entre deux seuils de valeurs, respectivement
proches des limites 0 et 95 degrés. Il faut noter que la valeur 0 degré correspond
à la position fermée du vantail 2 tandis que la valeur 95 degré correspond à la valeur
classique d'ouverture du vantail. Dans le mode de réalisation préféré de l'invention,
la butée 10 est positionnée sur le coulisseau 9 de manière à intervenir à une première
valeur seuil de 15 degrés, tandis que la butée 11 est fixée de manière à correspondre
à un second seuil, qui est 80 degrés.
[0024] Ainsi, tant que l'angle d'ouverture du vantail reste compris entre les deux valeurs
seuils - respectivement 15 et 80 degrés dans le mode particulier évoqué ci-dessus
- le coulisseau est mobile librement en translation à l'intérieur de la coulisse 7,
en sorte que l'ergot 14 se trouve situé en position médiane dans la lumière 17 du
fait des raideurs identiques des deux ressorts de compression 15 et 16, lesquelles
sont suffisamment élevées pour vaincre l'inertie mécanique du vantail. Entre ces deux
valeurs de 15 et 80 degrés, l'ergot 14 se déplace sur une partie médiane de la courbe
30 qui est représentée sur la figure 1A. Cette partie médiane correspond à un arc
de cercle dont le centre se trouve sur le pivot 13 de la bielle 12. Ainsi, entre 15
et 80 degrés, le fonctionnement du vérin - à vitesse constante - résulte dans l'ouverture
ou la fermeture du vantail 2 en proportion de la vitesse du vérin, mais plus vive
du fait que l'ergot, sous la pression des ressorts, est contraint de se mouvoir sur
la partie médiane de la courbe 30, autour de l'axe 13.
[0025] Lorsque l'angle d'ouverture est inférieur à la première valeur seuil, fixée par exemple
à 15 degrés, la butée 10 vient buter contre la coulisse 7, ce qui empêche, dès lors,
tout déplacement de translation du coulisseau à l'intérieur de la coulisse 7, et vers
la droite sur la figure 1A. Il en résulte que l'ergot 14, qui se déplaçait jusqu'alors
sur l'arc de cercle de la partie médiane mentionnée précédemment, vient à présent
suivre une seconde portion qui est un autre arc de cercle, distinct du précédent,
et dont le centre se trouve sur le pivot 8 de la coulisse 7. Ainsi, dès que le vantail
évolue à l'intérieur des valeurs (0 degrés, 15 degrés), la courbe 30 effectue une
rupture avec l'arc de cercle de la partie médiane. La nouvelle portion se situe, comme
on le voit sur la figure 1A, à « l'intérieur » du prolongement de la partie médiane,
c'est à dire plus proche de l'axe 13 que cette dernière. Cette nouvelle portion est
en effet un arc de cercle dont le centre est le pivot 8 de la coulisse, ce qui maintien
l'ergot 14 sur sa nouvelle trajectoire, plus « intérieure » que celle de la partie
médiane initialement décrite lorsque le vantail évoluait entre 15 et 80 degrés. Il
en résulte donc que, au dessous d'une ouverture de 15 degrés, l'ergot vient comprimer
le ressort 15 (et corrélativement soulager le ressort 16) de manière à venir suivre
cette nouvelle portion - intérieure - de la courbe 30.
[0026] Outre la compression du ressort 15, la progression de l'ergot 14 sur la nouvelle
portion de courbe 30 provoque un autre résultat. En effet, si l'on examine plus précisément
la courbe 30, lorsque le vantail se ferme progressivement en passant de 15 degrés
à 0 degré, on constate que l'extension de la partie mobile du vérin doit compenser
la progression relativement moins importante de l'ergot 14 lorsque celui-ci suit sa
nouvelle trajectoire qui est plus « intérieure » que celle de la partie médiane. Cette
compensation se fait naturellement au détriment de l'effet existant de l'autre côté
du vérin c'est à dire, finalement, de la vitesse de rotation du vantail qui se trouve
ralentie. On peut aussi constater tout simplement que, dans la portion intérieure
extrême de la trajectoire, l'effet de levier découlant de la présence de la bielle
12 se trouve très sérieusement amoindri, ce qui entraîne alors une réduction de la
vitesse de rotation du vantail entre les valeurs 0 et 15 degrés. Les figures 2A et
2B illustrent respectivement la disposition du mécanisme lorsque l'angle d'ouverture
du vantail 2 est à 45 degrés, et, dans cette position, comme on le voit, l'ergot 14
se déplace bien sur la partie médiane de la courbe 30.
[0027] Les figures 3A et 3B montrent respectivement la disposition d'ensemble du mécanisme,
ainsi qu'un détail de la partie relative à la bielle 12, lorsque le vantail 2 arrive
en position presque ouverte. Dans cette zone de progression, c'est la butée 11, et
non plus la butée 10 comme auparavant, qui est appelée à intervenir. En effet, celle-ci
est positionnée sur le coulisseau de manière à assurer son blocage dès lors que l'ouverture
du vantail atteint 80 degrés. A partir de ce moment, lorsque le vantail continue de
s'ouvrir, l'ergot 14 qui était en position médiane dans la lumière 17, commence à
suivre une nouvelle trajectoire qui est celle d'un troisième cercle de centre le pivot
8 et non plus la partie médiane de la courbe 30. Cette nouvelle rupture dans la trajectoire
de l'ergot 14, qui suivait auparavant la portion médiane de la courbe, tend à le déplacer
suivant une portion qui, comme on le voit sur la figure 3A, reste « extérieure » par
rapport au prolongement de la partie médiane de la courbe 30. D'une manière similaire
à ce qui précède, il en résulte les deux effets suivants. D'une part le ressort 16
se trouve comprimé tandis que le ressort 15, lequel était légèrement précontraint,
se trouve à présent complètement libéré. D'autre part, et c'est l'effet le plus important
, l'effet de levier résultant de l'existence de la bielle 12 tend à s'atténuer, ce
qui résulte en un ralentissement de la progression du vantail lorsque celui-ci progresse
entre les valeurs 80 et 95 degrés.
[0028] Le mode de réalisation préféré de l'invention qui vient d'être décrit tire particulièrement
avantage de l'agencement résultant de la bielle 12, aménagée avec une lumière et deux
ressorts de compression qui viennent enserrer l'ergot l'ergot 14 du coulisseau dont
le mouvement est limité par deux butées destinées à coopérer avec les ressorts. Il
est certain que ce moyen est apparu, à l'usage et dans les phases de d'expérimentation,
particulièrement commode pour déporter l'ergot 14 et provoquer une rupture, tantôt
intérieure, tantôt extérieure dans la trajectoire circulaire médiane. Bien évidemment,
on pourrait convenir d'autres moyens de guidage de l'ergot 14 pour provoquer cette
rupture dans la trajectoire circulaire médiane, « intérieure » en position presque
fermée, et « extérieure » en position presque ouverte comme cela est représenté sur
les figures 1A et 3A, et décrit précédemment. On pourrait ainsi associer à l'ergot
14 une rainure usinée dans une pièce tracée selon la courbe 30 possédant sa partie
médiane circulaire, et ses parties extrêmes respectivement intérieures et extérieures.
Le glissement de l'ergot 14 dans la rainure permettrait ainsi de reproduire le mouvement
équivalent à celui obtenu grâce à l'ensemble bielle-lumière-coulisse-butée.
[0029] La figure 4 montre un second mode de réalisation de l'invention basé sur un dispositif
à balancier et à contre balancier. Dans ce second mode, l'ensemble coulisse/coulisseau
7 et 9 est associé à un jeu de deux manivelles, une première manivelle 50 et une seconde
manivelle 60, chacune montée à rotation, à une première extrémité, autour d'un axe
fixe, respectivement 51 et 61. La première manivelle 50 présente une seconde extrémité
qui comporte un pivot mobile 52 et, d'une manière similaire, la seconde manivelle
60 présente une seconde extrémité avec un pivot mobile 62. Une bielle 55 est simultanément
montée à rotation sur les deux pivots 52 et 62 et maintient par conséquent un écartement
constant entre ces derniers. L'ensemble réalise par conséquent un parallélogramme
de Watt. La bielle 55 est également montée à rotation autour d'un troisième pivot
qui est l'ergot de guidage qui est fixé sur le coulisseau 9. De cette manière ce dernier
se trouve guidé, lors de l'ouverture du vantail, sur une courbe qui imprime une progression
dans la vitesse d'ouverture du vantail 2. Plus précisément, en position fermée, l'ouverture
se fait à allure réduite, et la vitesse s'accroît progressivement pour atteindre une
vitesse d'ouverture nominale et, en fin d'ouverture, la vitesse tend à décroître de
nouveau jusqu'à l'ouverture définitive. La phase de fermeture est également progressive.
Dans un mode de réalisation particulier, les positions des axes 51 et 61 sont respectivement
fixées à environ (-160mm, -90mm) et (-40mm, -60mm) par rapport à l'axe de rotation
20 du vantail. L'axe 8 est fixé à une position (-180mm, -120mm) et la bielle maintient
un écartement de 120 mm entre les deux pivots mobiles 51 et 61 et l'ergot est situé
à 65 mm environ du pivot 51. Mais l'homme du métier pourra bien évidemment choisir
la longueur de la bielle et la position précise des différents pivots en fonction
des spécifications particulières du système d'ouverture à concevoir.
[0030] Comme on le voit dans les deux modes de réalisation qui viennent d'être particulièrement
décrits, le système d'ouverture de vantail, de panneau etc... peut être réalisé d'une
manière entièrement mécanique, ce qui assure une grande simplicité d'utilisation.
Et outre, on pourra placer le système de guidage de l'ergot, dans un châssis de base,
que l'on peut venir boulonner sur le poteau existant 1. L'ensemble se présente donc
comme un kit d'installation qui permet de venir apporter la fonction de vitesse variable
à une installation déjà existante qui n'en disposait pas, et ce, quel que soit le
type du vérin employé.
1. Dispositif à vérin pour l'ouverture/fermeture d'un vantail (2) dont une extrémité
est monté à rotation autour d'un axe 20 solidaire d'un support (1)
caractérisé en ce qu'il comporte :
- un ensemble coulisse/coulisseau (7, 9) comprenant une coulisse (7) mobile en rotation
autour d'un premier pivot (8), ladite coulisse recevant un coulisseau (9) fixé par
une liaison rigide (6) à la seconde extrémité dudit vérin (5), le coulisseau présentant
un ergot de guidage (14);
- des moyens de guidage (12, 10, 11, 15, 16) pour maintenir l'ergot sur une trajectoire
déterminée de manière à imprimer une variation de la vitesse d'ouverture/fermeture
du vantail en fonction de l'angle de celui-ci.
2. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les dits moyens de guidage
comprennent :
- une bielle (12) montée sur un second pivot (13) solidaire du support (1) et disposé
entre la coulisse (7) et le support (1) de l'axe de rotation du vantail (2), laquelle
bielle comporte une lumière (17) dans laquelle peut se déplacer ledit ergot (14) et
deux ressorts (15, 16) sollicitant chacun l'ergot (14) vers la partie centrale de
la lumière (17), l'effet combiné de la bielle (12) et des ressorts (15, 16) provoquant
le guidage dudit ergot (14) sur une trajectoire médiane qui est un cercle centré sur
ledit premier pivot (13) ;
- au moins un moyen de butée (10, 11) destiné à venir bloquer le mouvement de translation
du coulisseau (9) à l'intérieur de la coulisse (7) à partir d'une position angulaire
déterminée du vantail (2), de manière à produire, dès cette position atteinte, un
changement de la trajectoire de l'ergot imprimée par ladite bielle (12) résultant
en un déplacement relatif de l'ergot dans ladite lumière (17) ainsi qu'une modification
de la vitesse de rotation du vantail (2).
3. Dispositif selon la revendication 2 caractérisé en ce que lesdits moyens de guidage
comportent en outre :
- une première butée (10) solidaire du coulisseau (9) et destinée à bloquer le mouvement
de translation du coulisseau (9) dans la coulisse (7) lorsque le vantail (2) atteint
une première position angulaire prédéfinie, laquelle première position précède sa
fermeture complète ;
- une seconde butée (11) solidaire du coulisseau (9) et destinée à bloquer le mouvement
de translation du coulisseau (9) dans la coulisse (7) lorsque le vantail (2) atteint
une seconde position angulaire prédéfinie, laquelle seconde position précède son ouverture
complète ;
- les deux butées (10, 11) étant positionnées sur ledit coulisseau (9) de telle manière
que la rotation du vantail en dehors de la plage comprise entre les dites première
et seconde position angulaire, entraîne l'entrée en contact de l'une ou l'autre butée
(10, 11) avec la coulisse (7), selon le sens de rotation du vantail, et par suite,
le guidage de l'ergot (14) sur une trajectoire qui devient un arc de cercle centré
sur ledit second pivot (8).
4. Dispositif selon la revendication 3 caractérisé en ce que la mise en oeuvre de la
dite première butée (10) provoque le déplacement de l'ergot (14) sur une trajectoire
plus intérieure que ladite trajectoire médiane.
5. Dispositif selon la revendication 4 caractérisé en ce que la mise en oeuvre de ladite
seconde butée (11) provoque le déplacement de la trajectoire de l'ergot (14) sur une
trajectoire plus extérieure que ladite trajectoire médiane.
6. Dispositif selon la revendication 5 caractérisé en ce que les dites butées sont fixées
sur le coulisseau (9) de manière à provoquer une rupture de trajectoire de l'ergot
(14) lorsque le vantail atteint les valeurs de 15 et 80 degrés.
7. Dispositif destiné à s'adapter à un système à vérin motorisé d'ouverture/fermeture
d'un vantail (2) dont une extrémité est monté à rotation autour d'un axe 20 solidaire
d'un support (1)
caractérisé en ce qu'il comporte :
- un ensemble coulisse/coulisseau (7, 9) comprenant une coulisse (7) mobile en rotation
autour d'un premier pivot (8), ladite coulisse recevant un coulisseau (9) fixé par
une liaison rigide (6) à la seconde extrémité dudit vérin (5), le coulisseau présentant
un ergot de guidage (14);
- des moyens de guidage (12, 10, 11, 15, 16) pour maintenir l'ergot sur une trajectoire
déterminée de manière à imprimer une variation de la vitesse d'ouverture/fermeture
du vantail en fonction de l'angle de celui-ci.
8. Dispositif selon la revendication 1 caractérisé en ce que les dits moyens de guidage
comprennent un dispositif à balancier et contre balancier.
9. Dispositif selon la revendication 8 caractérisé en ce qu'il comporte :
- une première manivelle (50) présentant une première extrémité montée à rotation
autour d'un premier axe fixe (51);
- une seconde manivelle (60) présentant une première extrémité qui est montée à rotation
autour d'un second axe fixe (61); la dite première et seconde manivelle présentant
une seconde extrémité sur laquelle est situé un pivot mobile (52, 62);
- une bielle (55) montée à rotation autour desdits deux pivots mobiles (52, 62) et
maintenant un écartement constant entre ceux-ci, la dite bielle étant également montée
à rotation sur l'ergot du coulisseau (9) de manière à provoquer son guidage lors de
l'ouverture/fermeture du vantail et de provoquer une ouverture/fermeture progressive
en début et en fin d'ouverture/fermeture.