[0001] La présente invention concerne un dispositif de contrôle d'accès entre une clef et
une serrure électroniques, ou, de manière plus générale, entre un objet portatif et
un objet fixe, munis de fonctions de contrôle d'accès et jouant le rôle d'une clef
et d'une serrure électroniques.
[0002] Les systèmes de contrôle d'accès à des enceintes fermées destinées à abriter et protéger
des valeurs fiduciaires ont donné lieu, jusqu'à ce jour, à de nombreux développements.
C'est en particulier le cas en ce qui concerne les boîtes aux lettres pour lesquelles
des systèmes d'ouverture - fermeture mécaniques puis, plus récemment, électroniques,
pour ce qui concerne les enceintes protégées, ont été mis en oeuvre.
[0003] Parmi les systèmes électroniques, certains développements ont en particulier proposé
un processus de télé-alimentation de l'objet portatif, la clef, à partir de la base
fixe, la serrure et l'enceinte protégée, en raison de la possibilité d'intégration
de sources d'alimentation électrique au niveau de la base fixe, en l'absence de problème
technique majeur relatif à une telle intégration.
[0004] Les systèmes mécaniques précités ne permettent pas de fournir un degré de sécurité
satisfaisant. Le degré de sécurité repose, dans ce cas, sur le degré de complexité
de fabrication de la clef, laquelle est susceptible d'être reproduite. En outre, en
cas de vol d'une telle clef, l'invalidation de cette dernière, ou d'une reproduction
de celle-ci, ne peut être réalisée que par une modification adéquate de l'ensemble
des serrures associées à cette clef.
[0005] En ce qui concerne les systèmes électroniques tels que ceux décrits notamment dans
EP-0 505 084 et EP-0 288 791, le processus de télé-alimentation de la clef par la
serrure pose des contraintes de maintenance, changement ou recharge des ressources
d'énergie électrique, ou de mise en oeuvre, intégration d'une source d'énergie électrique
au niveau de la serrure, notamment, lorsque le nombre de serrures est important comme
dans le cas des boîtes aux lettres en milieu urbain, par exemple.
[0006] La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients précités des systèmes
mécaniques et électroniques de l'art antérieur par la mise en oeuvre d'un dispositif
de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques dans lequel toute
présence d'une source d'énergie électrique au niveau de la serrure électronique, le
cas échéant de la base fixe du support de cette serrure électronique, peut être supprimée.
[0007] Un autre objet de la présente invention est, en conséquence, la mise en oeuvre d'un
système de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques dans lequel
toute intervention périodique de changement ou de recharge d'une source d'énergie
électrique au niveau de la serrure électronique peut être supprimée.
[0008] Un autre objet de la présente invention est également la mise en oeuvre d'un dispositif
de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques permettant, en liaison
avec le processus d'alimentation en énergie du dispositif, la mise en oeuvre de protocoles
de contrôle d'accès de haute sécurité.
[0009] Un autre objet de la présente invention est également la mise en oeuvre d'un dispositif
de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques permettant la mise
en oeuvre d'un processus de contrôle d'accès par échange de données numériques entre
la clef et la serrure électroniques, en l'absence de tout contact électrique entre
la clef et la serrure électroniques.
[0010] Un autre objet de la présente invention est enfin la mise en oeuvre d'un dispositif
de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques dans lequel le processus
d'alimentation en énergie électrique du dispositif est mis en oeuvre en l'absence
de contact électrique entre la clef et la serrure électroniques.
[0011] Le dispositif de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques, objet
de la présente invention, cette clef électronique comportant au moins une source d'énergie
électrique, une unité logique de calcul de clef, un module d'émission - réception
de signaux de contrôle d'accès de clef et cette serrure électronique comportant au
moins une unité logique de calcul de serrure et un module d'émission - réception de
signaux de contrôle d'accès de serrure pour la mise en oeuvre d'un protocole de contrôle
d'accès entre cette clef et cette serrure électroniques, est remarquable en ce que,
d'une part, la clef électronique comporte en outre un module générateur d'un signal
de puissance alimenté par la source d'énergie électrique et piloté par l'unité logique
de calcul de clef et un module de transfert de clef des signaux de contrôle d'accès
de clef et de serrure et du signal de puissance, et en ce que, d'autre part, la serrure
électronique comporte en outre un module de transfert de serrure des signaux de contrôle
d'accès de clef et de serrure et du signal de puissance et un module de stockage de
l'énergie électrique véhiculée par le signal de puissance, ce qui permet d'assurer
le transfert unidirectionnel de l'énergie électrique véhiculée par le signal de puissance
de la clef électronique vers la serrure électronique et le transfert bidirectionnel
des signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure entre la clef électronique et
la serrure électronique.
[0012] Le dispositif de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques, objet
de la présente invention, trouve application à l'industrie de la production et de
la gestion des coffres de valeurs fiduciaires, notamment des boîtes aux lettres, et
au contrôle d'accès de haute sécurité en général.
[0013] Il sera mieux compris à la lecture de la description et à l'observation des dessins
ci-après, dans lesquels :
- la figure la représente, sous forme de schéma fonctionnel, une vue générale du dispositif
de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques, conforme à l'objet
de la présente invention ;
- la figure 1b représente, à titre de premier exemple non limitatif, un diagramme séquentiel
du processus d'alimentation de la serrure par la clef électronique puis de transfert
bidirectionnel de données entre la clef et la serrure électroniques dans un dispositif
conforme à l'objet de la présente invention ;
- la figure 2a représente une variante de mise en oeuvre du dispositif de contrôle d'accès
entre une clef et une serrure électroniques, conforme à l'objet de la présente invention,
dans lequel une fonction de veille de la serrure électronique est assurée grâce à
une source auxiliaire d'énergie électrique intégrée à la serrure électronique ;
- la figure 2b représente, à titre de deuxième exemple non limitatif, un diagramme séquentiel
du processus d'alimentation de la serrure par la clef électronique dans le cas de
l'existence d'une fonction de veille allouée à la serrure électronique, conformément
au mode de réalisation de la figure 2a ;
- la figure 3a représente un diagramme temporel des opérations de transfert unidirectionnel
d'énergie et bidirectionnel de données entre la clef et la serrure électroniques en
liaison avec la forme d'onde du signal de puissance engendré par la clef électronique,
ces opérations pouvant correspondre à celles exécutées selon le diagramme séquentiel
représenté en figure 1b ;
- la figure 3b représente un diagramme temporel des opérations de transfert unidirectionnel
d'énergie et bidirectionnel de données entre la clef et la serrure électroniques en
liaison avec la forme d'onde du signal de puissance engendré par la clef électronique,
dans une variante préférentielle de mise en oeuvre dans laquelle ces opérations sont
alternées ;
- la figure 4a représente une vue en perspective d'une clef électronique, conforme à
l'objet de la présente invention, dans un mode de réalisation matérielle préférentiel
non limitatif ;
- la figure 4b représente une vue en perspective d'une serrure électronique, conforme
à l'objet de la présente invention, dans un mode de réalisation matérielle préférentiel
non limitatif ;
- la figure 4c représente une vue partielle du dispositif de contrôle d'accès entre
une clef et une serrure électroniques, conforme à l'objet de la présente invention,
lorsque la clé et la serrure électroniques sont mises en présence en vue d'une tentative
d'accès ;
- la figure 5a représente un schéma électrique de l'ensemble des modules fonctionnels
de la clef électronique dans un mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif
;
- la figure 5b représente un schéma électrique de l'ensemble des modules fonctionnels
de la serrure électronique dans un mode de réalisation donné à titre d'exemple non
limitatif ;
- la figure 5c représente, à titre illustratif, une image de la forme d'onde du signal
de puissance en mode de transfert unidirectionnel de puissance entre la clef et la
serrure électroniques ;
- la figure 6a représente un organigramme relatif à un protocole de contrôle d'accès
entre une clef et une serrure électroniques constitutives d'un dispositif conforme
à l'objet de la présente invention ;
- la figure 6b représente, à titre purement illustratif, un mode de mise en oeuvre spécifique
du protocole de contrôle d'accès, objet de l'invention, tel que représenté en figure
6a.
[0014] Une description plus détaillée d'un dispositif de contrôle d'accès entre une clef
et une serrure électroniques, conforme à l'objet de la présente invention, sera maintenant
donnée en liaison avec les figures 1a et 1b.
[0015] Ainsi que représenté sur la figure la, la clef électronique 1 comporte au moins une
source d'énergie électrique 1
0, cette source consistant par exemple en une batterie d'accumulateurs à laquelle est
associé un module de gestion de la batterie, ce module de gestion pouvant présenter,
de manière connue en tant que telle, des fonctions plus ou moins élaborées de gestion
de l'énergie contenue dans la batterie d'accumulateurs. Pour cette raison, le module
de gestion de la batterie d'accumulateurs ne sera pas décrit de manière détaillée
dans la présente description.
[0016] La clef électronique 1 comporte également un module d'émission - réception 1
2 de signaux de contrôle d'accès de clef. Ce module 1
2 peut comprendre, de manière avantageuse, un module d'émission des signaux de contrôle
d'accès de clef et un module de réception des signaux de contrôle d'accès de serrure,
ces signaux étant transmis de manière numérique, ainsi qu'il sera décrit plus en détail
ultérieurement dans la description. Par convention, les signaux de contrôle d'accès
de clef désignent les signaux de contrôle d'accès émis par la clef vers la serrure
et les signaux de contrôle d'accès de serrure désignent les signaux de contrôle d'accès
émis par la serrure vers la clef.
[0017] La clef électronique 1 comporte enfin une unité logique de calcul de clef, portant
la référence 1
1, cette unité logique étant chargée de contrôler l'ensemble des opérations de fonctionnement
de la clef électronique.
[0018] Ainsi que représenté en outre en figure 1a, la serrure électronique 2 comporte au
moins une unité logique de calcul de serrure, portant la référence 2
1, et un module d'émission - réception 2
2 de signaux de contrôle d'accès de serrure. De manière classique, l'unité logique
de calcul de serrure 2
1 permet également de contrôler toutes les opérations de fonctionnement de la serrure
électronique 2. Ainsi, sous le contrôle respectif de l'unité logique de calcul 1
1 et de l'unité logique de calcul 2
1 de la clef et de la serrure électroniques, le module d'émission - réception 1
2 des signaux de contrôle d'accès de clef, le module d'émission - réception 2
2 de signaux de contrôle d'accès de serrure, permettent la mise en oeuvre d'un protocole
de contrôle d'accès entre la clef et la serrure électroniques 1, 2 précitées.
[0019] En référence à la même figure 1a, on indique que le dispositif de contrôle d'accès,
objet de la présente invention, comporte en outre, au niveau de la clef électronique
1, un module générateur d'un signal de puissance, portant la référence 1
3, ce module générateur étant alimenté par la source d'énergie électrique 1
0 et pouvant, bien entendu être piloté par l'unité logique de calcul de clef 1
1. Ainsi, l'ensemble des modules fonctionnels de gestion de la batterie 1
0, d'émission - réception 1
2 de signaux de contrôle d'accès de clef et générateur de puissance 1
3 est relié par une liaison à l'unité logique de calcul de clef 1
1 et piloté par cette dernière.
[0020] En outre, ainsi que représenté sur la même figure 1a, la clef électronique 1 comprend
un circuit de transfert de clef, portant la référence 1
4, des signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure ainsi que, conformément à
un aspect particulièrement avantageux du dispositif de contrôle d'accès, objet de
la présente invention, du signal de puissance engendré par le module générateur 1
3. D'une manière plus spécifique, on indique que le circuit de transfert de clef 1
4 précité est connecté, d'une part, au module générateur du signal de puissance 1
3 et, d'autre part, au module d'émission - réception de signaux de contrôle d'accès
de clef 1
2 dans des conditions qui seront explicitées de manière plus détaillée ultérieurement
dans la description.
[0021] Ainsi qu'il est en outre représenté en figure la, la serrure électronique 2 comporte,
aux fins de constituer le dispositif de contrôle d'accès, objet de la présente invention,
un circuit de transfert de serrure des signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure
et du signal de puissance précédemment mentionné. Ce circuit de transfert de serrure
porte la référence 2
4.
[0022] Enfin, la serrure électronique 2 comprend également un module 2
5 permettant d'assurer le stockage et donc la récupération de l'énergie électrique
véhiculée par le signal de puissance. La serrure 2 peut, ainsi que représenté de manière
non limitative sur la figure la, être en outre munie d'un module de récupération d'un
signal d'horloge, portant la référence 2
3, ce signal d'horloge pouvant être récupéré à partir du signal de puissance, ainsi
qu'il sera décrit de manière non limitative ultérieurement dans la description.
[0023] Bien entendu, les modules fonctionnels constitutifs de la serrure électronique 2,
c'est-à-dire le module d'émission - réception des signaux de contrôle d'accès de serrure
2
2, le module de stockage de l'énergie électrique 2
5 et, le cas échéant, le module de récupération d'horloge 2
3, sont connectés par l'intermédiaire d'une liaison à l'unité logique de calcul de
serrure 2
1. En ce qui concerne le circuit de transfert de serrure 2
4, on indique que ce dernier est bien entendu connecté, d'une part, au module d'émission
- réception 2
2 des signaux de contrôle d'accès de serrure, et, d'autre part, au module 2
5 de stockage de l'énergie électrique ainsi que, le cas échéant, au module 2
3 de récupération d'horloge, ainsi qu'il sera décrit de manière plus détaillée ultérieurement
dans la description.
[0024] On comprend ainsi que le dispositif de contrôle d'accès, objet de la présente invention,
permet la mise en oeuvre d'un protocole de contrôle d'accès dans lequel sont effectués,
d'une part, un transfert unidirectionnel de l'énergie électrique véhiculée par le
signal de puissance de la clef électronique vers la serrure électronique, et, d'autre
part, le transfert bidirectionnel des signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure
entre la clef électronique 1 et la serrure électronique 2, ainsi qu'il sera décrit
ci-après.
[0025] D'une manière avantageuse non limitative, ainsi que représenté en figure la, le circuit
de transfert 1
4 de clef et le circuit de transfert 2
4 de serrure sont avantageusement constitués par au moins un enroulement primaire et
au moins un enroulement secondaire d'un transformateur. Dans de telles conditions,
les enroulements primaire, noté L
1, et secondaire, noté L
2, sont alors couplés électromagnétiquement lors de la mise en présence de la clef
électronique et de la serrure électronique, cette mise en présence étant effectuée
pour réaliser une tentative d'accès.
[0026] Le mode opératoire du dispositif de contrôle d'accès, objet de la présente invention,
tel que représenté en figure 1a, peut être illustré, à titre d'exemple non limitatif,
ainsi que représenté en figure 1b. On note en particulier que dans le cas de la mise
en oeuvre du dispositif de contrôle d'accès, objet de la présente invention, et dans
un mode de réalisation simplifié, la serrure 2 ne comporte aucune source d'énergie
électrique permanente, la totalité du transfert d'énergie électrique de la clef électronique
à la serrure électronique permettant de subvenir aux besoins nécessaires en énergie
électrique, afin de conduire le protocole de contrôle d'accès conformément à l'objet
de la présente invention. Dans un tel cas, ainsi que représenté en figure 1b, le transfert
unidirectionnel de l'énergie électrique véhiculée par le signal de puissance de la
clef électronique vers la serrure électronique, ce signal de puissance étant noté
PS, peut être effectué préalablement au transfert bidirectionnel des signaux de contrôle
d'accès de clef et de serrure entre la clef électronique 1 et la serrure électronique
2. Dans un tel cas, le transfert d'une quantité d'énergie électrique suffisante pour
la mise en oeuvre du processus de contrôle d'accès proprement dit, conduit lors du
transfert bidirectionnel de données, apparaît alors comme une condition nécessaire
à la mise en oeuvre de l'ensemble du protocole de contrôle d'accès conforme à l'objet
de la présente invention. En conséquence, sur la figure 1b les opérations de transfert
unidirectionnel d'énergie de la clef vers la serrure puis de transfert bidirectionnel
de données entre la serrure électronique et la clef électronique, et réciproquement,
sont représentés sur la figure 1b par deux étapes successives sensiblement distinctes.
[0027] Toutefois, ainsi que représenté en figure 2a, un mode de réalisation plus élaboré
du dispositif de contrôle d'accès, objet de la présente invention, peut consister
à prévoir, au niveau de la serrure 2, une source d'énergie électrique auxiliaire,
portant la référence 2
0. D'une manière générale, cette source d'énergie auxiliaire, au niveau de la serrure
2, permet d'assurer une fonction de veille de cette dernière. A cet effet, la source
d'énergie électrique auxiliaire 2
0 est adaptée de façon à permettre, au moins, l'alimentation de l'unité logique de
calcul de serrure 2
1 ainsi que la partie réception du module d'émission - réception 2
2, afin de permettre la conduite de la fonction de veille sous l'autorité de l'unité
logique de calcul de serrure 2
1.
[0028] Sur la figure 2b, on a représenté un diagramme séquentiel d'un protocole de contrôle
d'accès mis en oeuvre par le dispositif de contrôle d'accès, objet de la présente
invention, représenté en figure 2a, dans le cas de l'existence d'une fonction veille
au niveau de la serrure 2.
[0029] Conformément à la figure précitée, le transfert bidirectionnel des signaux de contrôle
d'accès de clef et de serrure, ou au moins une partie de ces derniers, entre la clef
électronique 1 et la serrure électronique 2 est effectué préalablement au transfert
unidirectionnel de l'énergie électrique véhiculée par le signal de puissance PS de
la clef électronique 1 vers la serrure électronique 2. A titre d'exemple non limitatif,
pendant la fonction veille de la serrure 2, et sur tentative d'accès de la clef électronique
1, la serrure 2 peut ainsi transmettre à la clef électronique 1 un message de requête
d'identification, noté RID. En réponse au message de requête d'identification précité,
la clef électronique 1 peut transmettre un message d'identification MID à la serrure
2 et, sur critère d'identification satisfait de ce message d'identification, la serrure
2 transmet en réponse un message de réponse d'identification à la clef électronique
1, ce message étant noté ACKID sur la figure 2b. Ce message d'accusé de réception
peut alors permettre la conduite du processus de transfert unidirectionnel d'énergie
par l'intermédiaire du signal PS entre la clef électronique 1 et la serrure électronique
2. Dans ces conditions, le transfert unidirectionnel d'énergie est réalisé conditionnellement
au succès du transfert bidirectionnel au moins partiel des données pendant la fonction
veille. Suite au transfert unidirectionnel d'énergie, le protocole de contrôle d'accès,
conforme à l'objet de la présente invention, peut alors être poursuivi entre la serrure
électronique 2 et la clef électronique 1 selon un processus de contrôle d'accès spécifique
consistant en une succession d'échanges de messages, chiffrés ou non, la clef électronique
1 et la serrure électronique 2 pouvant être munies de moyens de chiffrement - déchiffrement,
ainsi qu'il sera décrit de manière plus détaillée ultérieurement dans la description.
[0030] Les modes opératoires tels qu'illustrés en figure 2a et 2b de manière séquentielle
seront explicités maintenant en liaison avec les figures 3a et 3b respectivement,
les figures précitées permettant d'introduire une définition temporelle plus détaillée
des différentes séquences mises en oeuvre.
[0031] Sur les figures 3a et 3b, on a représenté, dans un mode de réalisation particulièrement
avantageux, le signal de puissance PS, ce signal, dans ce mode de réalisation avantageux,
étant constitué par un signal périodique asymétrique et en conséquence comprenant
sensiblement une demie période de haute amplitude, amplitude notée M, et une demie
période de basse amplitude, notée m.
[0032] D'une manière générale, et dans le cas d'un mode opératoire correspondant au dispositif
de contrôle d'accès tel que représenté en figure 1a, ce mode opératoire correspondant
à celui représenté en figure 1b, le transfert unidirectionnel d'énergie entre la clef
et la serrure électroniques peut avantageusement être effectué sur une pluralité de
demies périodes de haute amplitude du signal de puissance PS, l'étape de transfert
unidirectionnel d'énergie clef / serrure portant la référence 1 sur la figure 3a.
Le nombre de demies périodes successives d'amplitudes hautes pendant lequel le transfert
unidirectionnel d'énergie entre la clef électronique 1 et la serrure électronique
2 est effectué peut alors être calculé en fonction de l'énergie totale nécessaire
à la conduite du transfert bidirectionnel de données entre la clef électronique 1
et la serrure électronique 2 pour la mise en oeuvre du protocole de contrôle d'accès
proprement dit par transfert bidirectionnel de données clef/serrure, ainsi que représenté
en figure 1b cette étape portant la référence 2 sur la figure 3a.
[0033] Sur la figure précitée, on remarquera que, pendant l'étape de transfert bidirectionnel
de données entre la clef électronique et la serrure électronique, la transmission
du signal de puissance PS est représentée en pointillés. Une telle transmission peut
en effet être maintenue pendant l'étape de transfert bidirectionnel de données entre
la clef et la serrure, étape 2. En effet, la transmission simultanée du signal de
puissance PS et des données entre la clef et la serrure électroniques peut être effectuée
sans difficulté dans la mesure où l'écrêtage du signal provoqué par la transmission
du signal de puissance PS ne gêne pas le transfert bidirectionnel des données. Dans
ces conditions, l'énergie électrique transmise à la serrure électronique 2 peut ainsi
être maintenue à un niveau sensiblement constant pour la conduite de l'ensemble du
protocole de contrôle d'accès, objet de la présente invention. Cependant, les données
sont émises sur plusieurs périodes consécutives du fait que la fréquence de modulation
doit être faible devant la fréquence porteuse.
[0034] Toutefois, un mode de mise en oeuvre préférentiel du mode opératoire du dispositif
de contrôle d'accès, objet de la présente invention, peut également être conduit,
ainsi que représenté en liaison avec la figure 3b.
[0035] Dans ce mode de mise en oeuvre, le transfert unidirectionnel de l'énergie électrique
véhiculée par le signal de puissance PS et le transfert bidirectionnel des signaux
de contrôle d'accès de clef et de serrure peuvent être réalisés alternativement sur
sensiblement une demie période de haute amplitude et sensiblement une demie période
de basse amplitude respectivement. Dans ces conditions, l'étape 1 de transfert unidirectionnel
d'énergie clef/serrure est en quelque sorte distribué sur toutes les demies périodes
d'amplitude haute du signal de puissance PS, alors que l'étape 2 de transfert bidirectionnel
de données clef/serrure est elle-même distribuée sur les demies périodes d'amplitude
basse, les étapes de transfert unidirectionnel d'énergie clef/serrure et de transfert
bidirectionnel de données clef/serrure 2 étant alors imbriquées ainsi que représenté
en figure 3b, et réalisées alternativement. Un protocole de contrôle d'accès correspondant
sera décrit de manière plus détaillée ultérieurement dans la description.
[0036] Une description plus détaillée d'une clef et d'une serrure électroniques permettant
la mise en oeuvre d'un dispositif de contrôle d'accès, conforme à l'objet de la présente
invention, sera maintenant donnée en liaison avec les figures 4a et 4b dans un mode
de réalisation matérielle non limitatif.
[0037] Ainsi que représenté sur la figure 4a, la clef électronique peut être réalisée sous
forme d'un bloc en matériau moulé, portant la référence B
1, le bloc de matériau moulé étant par exemple injecté autour d'une plaquette à circuit
imprimé, notée PIC
1, sur laquelle sont montés les différents modules fonctionnels précédemment mentionnés
dans la description en liaison avec les figures 1a ou 2a, ces modules fonctionnels
portant pour cette raison les mêmes références et étant représentés, de même que la
plaquette à circuit imprimé, en pointillés.
[0038] On note en particulier que le bloc B
1 constitutif du corps de la clef électronique peut alors être muni par exemple d'un
interrupteur arrêt/marche, noté ON/OFF, ainsi que d'une interface série ou parallèle,
notée PI, cette interface série ou parallèle étant reliée, par une liaison par BUS,
à l'unité logique de calcul de clef 1
1, afin de permettre par exemple la programmation de la clef électronique précitée.
Cette programmation peut également être effectuée par l'intermédiaire de l'enroulement
primaire du transformateur. On comprend en particulier qu'à l'unité logique de calcul
de clef 1
1, constituée par exemple par un microcontrôleur, sont associés les éléments classiques
tels que mémoire vive et mémoire morte, non représentés aux dessins. Des programmes
spécifiques tels que programmes de conduite du protocole de contrôle d'accès conforme
à l'objet de la présente invention, peuvent être mémorisés dans la mémoire morte.
La clef électronique 1 comprend notamment le module générateur du signal de puissance
PS, référencé 1
3, et bien entendu le module d'émission-réception de clef 1
2, l'ensemble étant piloté par l'unité de calcul de clef 1
1. En ce qui concerne le mode opératoire de l'ensemble et la notion de pilotage par
l'unité logique de calcul de clef 1
1, on indique que la mise en oeuvre du protocole de contrôle d'accès du dispositif,
objet de la présente invention, peut être réalisée par simple mise en service de l'alimentation
de l'ensemble des modules fonctionnels précités. En particulier, on indique que le
fonctionnement du module générateur du signal de puissance 1
3 déclenché par cette mise en marche peut ensuite être libre, c'est-à-dire en l'absence
de contrôle effectif de l'unité logique de calcul de clef 1
1, ainsi qu'il sera décrit ultérieurement dans la description. Dans un tel cas, toutefois,
le module générateur du signal de puissance n'est pas relié à l'unité logique de calcul
de clé.
[0039] En ce qui concerne le circuit de transfert de clef 1
4 des signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure, on indique, ainsi que représenté
sur la figure 4a précitée, que celui-ci peut être réalisé au moyen d'un bobinage 140
monté sur un manchon 141 représenté saillant sur la figure 4a, ce manchon étant implanté
dans le bloc injecté B
1, lequel assure un maintien mécanique convenable de l'ensemble constitué par le manchon
141 et le bobinage 140. La connexion du bobinage 140 au module générateur du signal
de puissance 1
3 et au module d'émission-réception de clef 1
2 est réalisée par une liaison filaire, laquelle est également noyée dans le bloc injecté
B
1.
[0040] Enfin, et de manière non limitative, le boîtier B
1 peut être muni d'une trappe de visite, notée TV, permettant l'accès à la batterie
d'accumulateurs constitutive de la source d'énergie électrique 1
0. Le bobinage 140 est lui-même constitué par des spires jointives au moyen d'un fil
de cuivre isolé électriquement. Le manchon 141 est avantageusement constitué par un
matériau magnétique tel qu'un bâtonnet de ferrite par exemple.
[0041] En ce qui concerne la serrure électronique 2, ainsi que représenté en figure 4b,
un mode de réalisation comparable peut être envisagé à partir d'un boîtier B
2 en matériau plastique injecté moulé, ce boîtier B
2 étant intégré à la boîte à lettres ou à l'enceinte BL dont l'accès est réservé. Le
boîtier B
2 peut, de la même manière que dans le cas de la figure 4a, être injecté autour d'une
plaquette à circuit imprimé PIC
2 comportant l'ensemble des modules fonctionnels représentés en figures la ou 2a, 2
1, 2
2, 2
3 et 2
5, le cas échéant 2
4 et 2
0.
[0042] Un mode de fabrication peut alors consister à munir la plaquette à circuit imprimé
PIC
2 d'une encoche, notée ENC, dans laquelle le circuit de transfert de serrure 2
4 est monté. De la même manière que dans le cas de la figure 4a, le circuit de transfert
de clef 2
4 est constitué par un bobinage à spires jointives, lequel est fixé et maintenu dans
l'encoche ENC et convenablement connecté aux modules fonctionnels 2
3, 2
5 et 2
2 précédemment mentionnés dans la description. L'injection du boîtier B
2 permet alors d'obtenir un bloc compact et une cavité cylindrique 241 peut ensuite
être réalisée par alésage convenable, moyennant les précautions d'usage, afin de réaliser
une cavité cylindrique adaptée. En outre, dans la cavité cylindrique 241 précitée,
peut alors être inséré un tube creux 242 constituant pour le bobinage 240 constitutif
du circuit de transfert 2
4 un manchon auquel peut être optionnellement conféré des propriétés électromagnétiques.
Le tube creux et/ou la cavité 242 peuvent à cet effet être réalisés en un matériau
magnétique en ferrite comme le manchon 141 relativement à la figure 4a.
[0043] Bien entendu, d'autres modes de réalisation, tant de la clef que de la serrure électroniques,
peuvent être envisagés. En particulier, le caractère mâle de la clef, représenté par
le manchon saillant 141 en figure 4a, et le caractère femelle de la serrure, représenté
par la cavité 241, permettant la mise en présence de la clef et de la serrure en vue
d'une tentative d'accès, peuvent être inversés ou même neutres, c'est à dire à plat.
D'autres modes de réalisation non limitatifs peuvent être également envisagés. En
particulier, le manchon 141 et la cavité 241, ainsi que le tube creux 242, peuvent
présenter une section de révolution, circulaire, ou polygonale.
[0044] Dans un mode de réalisation expérimental, le fil de cuivre isolé électriquement,
permettant de réaliser le bobinage 140 et le bobinage 240 des circuits de transfert
de clef et de serrure, était un fil de cuivre de diamètre 0,5 mm, le manchon 141 présentait
une longueur totale de 30 mm, la partie du manchon saillant émergeant du boîtier B
1 sur une longueur de 25 mm. Le diamètre de l'ensemble constitué par le manchon 141
et le bobinage 140 présentait une valeur de 11 mm.
[0045] En ce qui concerne la cavité 241, celle-ci étant munie du tube creux 242 tel que
représenté en figure 4b, cette cavité présentait une dimension de diamètre intérieur
de 11 mm, permettant l'insertion du manchon saillant de même dimension.
[0046] En particulier, la mise en oeuvre de la cavité 241 n'est pas limitée à une mise en
oeuvre par alésage. En effet, il est également possible d'effectuer l'injection du
matériau constitutif du bloc B
2 autour de la plaquette de circuit imprimé PIC
2 moyennant l'introduction dans le bobinage 240 d'une tige de diamètre adapté. La suppression
de la tige permet ensuite de former la cavité 241 précitée. Ce mode opératoire permet
alors d'ajuster l'épaisseur de matériau injecté séparant le bobinage de la cavité
ainsi réalisée, ce qui permet d'améliorer le couplage des bobinages 240 et 140 lors
de la mise en présence de la clef et de la serrure.
[0047] Sur la figure 4c, on a représenté, selon une vue en coupe, la position relative de
la clef électronique et de la serrure électronique lorsque la clef est mise en présence
de la serrure pour effectuer une tentative d'accès. On constate en particulier que
les bobinages 140 et 240 constitutifs des circuits de transfert de clef, respectivement
de serrure, sont mis en vis-à-vis, le positionnement de ces derniers étant établi
en conséquence. En outre, un mode de réalisation spécifique non limitatif peut consister,
au niveau de la serrure, à prévoir des bobinages séparés pour le module de récupération
d'énergie 2
5 et pour le module d'émission-réception 2
2, ces deux modules étant alors complètement séparés.
[0048] Une description plus détaillée d'un mode de réalisation avantageux des modules fonctionnels
de la clef et de la serrure électroniques sera maintenant donnée en liaison avec les
figures 5a et 5b.
[0049] En ce qui concerne la clef électronique 1, la source d'énergie électrique 1
0 peut être constituée par une batterie rechargeable. Cette batterie peut être une
batterie du type de celles destinées aux téléphones portables, de tension nominale
4,8 V et de capacité 600 mAh. La batterie d'accumulateurs peut être rechargée par
contact électrique à partir de bornes extérieures accessibles par exemple au niveau
de l'interface parallèle, ou, le cas échéant, par l'intermédiaire de la liaison sans
contact de la clef, c'est-à-dire par l'intermédiaire du circuit de transfert 1
4. Le module de gestion de la batterie peut alors assurer la gestion de l'opération
de recharge.
[0050] En ce qui concerne la mise en marche et arrêt de la clef électronique, on indique
que le bouton arrêt/marche ON/OFF a pour effet d'alimenter les circuits électroniques
autres que les éventuels circuits qui sont alimentés en permanence, tels que une horloge
temps réel par exemple. Une autre solution peut consister à mettre en oeuvre une mise
en marche/arrêt automatique consécutive à la détection automatique d'une serrure par
la clef. Une telle fonction peut être réalisée, par détection électromagnétique de
la mise en présence de la clef et d'une serrure par exemple. Dans ces conditions,
le module de gestion de la batterie, représenté en figure 1a ou 2a, peut incorporer
un tel système de détection afin de procéder à l'enclenchement/déclenchement de la
batterie pour assurer l'alimentation de l'ensemble. La fonction précitée peut également
être mise en oeuvre par une détection d'une variation significative de l'impédance
électrique vue aux bornes du bobinage de la clef, lors de la mise en présence de la
clef et de la serrure électroniques.
[0051] En ce qui concerne l'unité logique de calcul de clé 1
1, on indique que celle-ci est constituée par un microcontrôleur, ou microprocesseur,
auquel est associé un oscillateur externe du type oscillateur à quartz par exemple.
Un tel système associé, connu en tant que tel, ne sera pas décrit en détail ni représenté
pour cette raison sur les dessins. L'ensemble oscillateur à quartz / microcontrôleur,
à partir d'une fréquence d'oscillation de 4 MHz, permet de délivrer un signal dit
de porteuse par division de fréquence à 250 kHz par exemple. Cette porteuse sert à
la transmission de l'énergie électrique de la clef à la serrure et, en particulier,
à la constitution du signal de puissance PS.
[0052] En ce qui concerne le module générateur du signal de puissance 1
3, ainsi que représenté en figure 5a, celui-ci comporte un dispositif amplificateur
en courant constitué par deux transistors bipolaires Q
1 et Q
2 connectés en éléments suiveurs entre la tension d'alimentation VCC et la tension
de référence notée 0, les bases et les émetteurs de ces transistors étant connectés
ensemble, ces transistors étant de type de conduction opposé. La base des transistors
précités reçoit le signal de porteuse précédemment mentionné, délivré par l'unité
logique de calcul de clé 1
1 et délivre un signal amplifié en courant, lequel correspond sensiblement à un signal
carré à la fréquence de 250 kHz. Le module de puissance 1
3 comporte également un transistor MOS de type FET, référencé M
1, connecté entre la tension de référence et le bobinage 140, dénoté L
1, du circuit de transfert 1
4 du signal de puissance PS et du signal de contrôle d'accès de clef et de serrure.
Le transistor MOSFET M
1 est connecté en série avec le bobinage L
1 précité et la grille du transistor M
1 est reliée au signal de porteuse amplifié délivré par les transistors bipolaires
Q
1 et Q
2. L'électrode de drain du transistor MOSFET M
1 est ainsi connectée en série avec le bobinage constituant l'inductance L
1, laquelle elle-même est connectée en série avec une résistance de charge R
1 de faible valeur reliée à la tension d'alimentation Vcc.
[0053] D'une manière plus spécifique, on indique que la résistance R
1 telle que représentée en figure Sa constitue une résistance de charge pour le transistor
MOSFET M
1 constituant un élément de la partie émission du module d'émission-réception 1
2 de la clef électronique, ainsi qu'il sera décrit de manière plus détaillée ultérieurement
dans la description.
[0054] La commande appliquée sur l'électrode de grille du transistor MOSFET M
1 permet d'assurer la commutation alternative de ce dernier, ce transistor provoquant
le passage d'un courant dans l'inductance L
1, laquelle, lorsqu'elle est en présence du bobinage 240 correspondant de la serrure,
constitue en fait un transformateur avec celle-ci. Le blocage du transistor M
1 provoque alors l'apparition d'une surtension sur l'électrode de drain de ce dernier
et, en conséquence, sur les enroulements du transformateur précédemment cité. Le transistor
MOSFET M
1 est choisi de façon à présenter une résistance série en conduction inférieure à 0,5
Ohm, une tension de claquage de l'ordre de 100 V et un courant de pointe admissible
de l'ordre de 25 A, afin d'assurer un bon fonctionnement aux transitoires de commutation.
[0055] Lorsque le transistor M
1 MOSFET est conducteur, la tension aux bornes du primaire du transformateur, c'est-à-dire
de l'inductance L
1, est voisine de la tension d'alimentation Vcc alors que, lors de la rupture de la
conduction, la surtension qui apparaît sur cette même inductance L
1 est transmise à l'inductance L
2 constituée par le bobinage 240 au niveau de la serrure. La tension reçue précitée,
au niveau de la serrure, est donc asymétrique et l'amplitude engendrée lors de l'alternance
bloquée du transistor MOSFET M
1 est supérieure à celle engendrée lors de son alternance en conduction.
[0056] La transmission bidirectionnelle des signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure
entre la clef électronique et la serrure électronique est effectuée, au niveau de
la clef électronique 1, grâce à la partie émission et à la partie réception du module
1
2 d'émission-réception, et, au niveau de la serrure électronique 2, grâce à la partie
émission et à la partie réception du module 2
2 d'émission-réception. En particulier, dans le mode de réalisation décrit en liaison
avec la figure 5a, la partie émission de ce module 1
2 comporte, outre la résistance R
1 déjà mentionnée, un transistor MOSFET, référencé M
2, dont les électrodes de drain et de source sont connectées en parallèle sur la résistance
R
1 précitée. L'électrode de grille du transistor MOSFET M
2 est pilotée par un amplificateur de courant, de structure analogue à celle décrite
précédemment, et constitué par les transistors bipolaires Q
3 et Q
4 dont l'électrode de base commune est pilotée par la sortie de l'unité logique de
calcul 1
1, c'est-à-dire du microprocesseur ou du microcontrôleur. Cette sortie délivre alors
un signal représentatif des bits des signaux de contrôle d'accès de clef, c'est-à-dire
des signaux de contrôle d'accès émis par la clef vers la serrure. Le point commun
des émetteurs des transistors Q
3 et Q
4 délivrant un signal amplifié en courant représentatif de l'émission des données,
c'est-à-dire du signal de contrôle d'accès de clef, pilote alors l'électrode de grille
du transistor MOSFET M
2. Dans ces conditions, les signaux de données, c'est-à-dire le signal de contrôle
d'accès de clef, provoque, par l'intermédiaire de l'amplificateur de courant constitué
par les transistors Q
3 et Q
4, une commutation du transistor MOSFET M
2 et, en conséquence, une modulation par tout ou rien de la charge, c'est-à-dire de
la résistance R
1, vue par l'inductance L
1. L'inductance précitée constituant le circuit primaire du transformateur est alors
chargée par une impédance variable en fonction des informations binaires transmises.
Ce processus a pour effet de moduler l'impédance de sortie de l'alimentation vue par
le primaire du transformateur, ce type de modulation étant proche d'une modulation
d'amplitude de la porteuse. Le transistor MOSFET M
2 peut présenter des caractéristiques semblables à celles du transistor MOSFET M
1, avec toutefois un courant maximal admissible inférieur n'excédant pas un ampère.
Dans ces conditions, le débit binaire de transmission est de 9 600 bauds. Les informations
binaires du signal de contrôle d'accès de clef sont codées en un code Manchester par
exemple, le débit utile des informations étant alors de 4 800 bauds. En ce qui concerne
la partie réception du module d'émission-réception 1
2, on indique que cette partie est directement connectée au point commun de la résistance
R
1 et de l'inductance L
1 précédemment mentionnées. Ce point commun délivre un signal reçu, c'est-à-dire le
signal de contrôle d'accès de serrure lorsque celui-ci est émis par la serrure. Le
signal reçu est l'image du courant consommé dans la serrure 2, c'est-à-dire en fait
l'image de la modulation de charge apportée dans la serrure de manière semblable à
celle qui est réalisée au niveau de la clef précédemment décrite dans la description.
La partie réception du module d'émission-réception 1
2 est connectée par l'intermédiaire d'une capacité C
1 au point commun R
1L
1 précité et d'un circuit d'inhibition Q
5, Q
6 et R
2, R
3. Un pont de résistances R
4, R
6, R
7 et une capacité de découplage C
2 permettent de fixer la composante continue du signal reçu à la valeur moitié de la
tension d'alimentation Vcc. L'ensemble condensateur C
1 / pont de polarisation, constitue un filtre passe-haut. Le signal reçu après alignement
à la moitié de la tension d'alimentation par l'intermédiaire du pont de résistances
précité est ensuite soumis à un filtrage par l'intermédiaire d'un étage de filtrage
constitué par un amplificateur opérationnel A
1 constituant, avec les résistances R
5, R
8 et les capacités C
3 et C
4, un filtre passe-bas du second ordre de type BUTTERWORTH. L'étage de filtrage précité
est suivi d'un amplificateur de tension de gain 10, soit 20 dB, formé par un amplificateur
opérationnel A
2 et par des résistances R
9 et R
10, une capacité C
5 étant connectée en parallèle sur la résistance R
10. Enfin, un comparateur de mise en forme A
3 et un pont de résistances formé par les résistances R
4, R
6, R
7 et la capacité de découplage C
2 pour constituer un niveau de référence en fonction du signal reçu, permet de délivrer
un train binaire à l'entrée de réception du microcontrôleur, c'est-à-dire de l'unité
logique de calcul de clef 1
1. L'état de repos est fixé par un décalage de tension engendré par le pont résistif
R
11, R
12.
[0057] L'impédance d'entrée de l'étage de filtrage est prise suffisamment élevée pour ne
pas affaiblir le signal utile. Les capacités C
3,C
4 et les résistances R
5, R
8 dans l'étage de filtrage, confèrent à ce dernier une structure de type passe-bas
à fréquence de coupure 50 kHz. Les résistances R
11 et R
12 permettent d'assurer un décalage du signal vers la tension de référence. Le comparateur
A
3 est choisi de façon à nécessiter une faible tension d'alimentation, 3 V, et une faible
consommation. La sortie délivrée par ce dernier peut alors être directement connectée
à l'entrée du microprocesseur, ou microcontrôleur, constitutif de l'unité logique
de calcul de clef 1
1, la résistance R
12a constituant une résistance de polarisation de la sortie du comparateur.
[0058] En ce qui concerne la serrure électronique 2, ainsi que représenté en figure 5b,
les modules de récupération de l'alimentation 2
5 et la partie réception du module d'émission-réception 2
2 de la serrure 2 sont connectés sur le bobinage constitutif du circuit 2
4 de transfert, des signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure, c'est-à-dire
de l'inductance L
2 mentionnée dans la description précédemment.
[0059] En ce qui concerne le module de récupération d'énergie 2
5, ainsi que représenté sur la figure 5b précitée, l'énergie est restituée à partir
de l'enroulement secondaire L
2 par l'intermédiaire d'un pont de diodes, notées D
1, D
2, D
3 et D
4, montées symétriquement. Le pont de diodes est référencé 250. Le point commun des
diodes D
1, D
2 est connecté à une première borne de l'enroulement L
2, le point commun des diodes D
2 et D
3 est connecté à la tension de référence et le point commun des diodes D
1 et D
4 délivre, à partir du secondaire du transformateur, c'est-à-dire de l'enroulement
L
2, une tension redressée correspondant à celle engendrée du fait de la commutation
du transistor MOSFET M
1 sur l'enroulement primaire L
1.
[0060] Le point commun des diodes D
3 et D
4 est connecté à une résistance R
15, résistance de charge, cette résistance étant elle-même connectée à la tension de
référence par un transistor bipolaire Q
8, lequel est au repos non conducteur. Au repos, le blocage du transistor Q
7 entraîne celui du transistor Q
8. L'autre borne de l'enroulement secondaire L
2 est également connectée au point commun des deux diodes D
3 et D
4. Elle est également connectée à une résistance R
15a destinée à fixer le potentiel de l'enroulement L
2 lorsque le transistor Q
8 est bloqué.
[0061] Enfin, le point commun des diodes D
1 et D
4 délivrant la tension redressée est connecté à l'entrée d'un régulateur de tension
251, lequel permet de délivrer une tension régulée, notée Vreg, destinée à assurer
l'alimentation de l'ensemble des circuits de la serrure électronique 2. Les condensateurs
C
7 et C
8 sont des condensateurs de forte capacité au regard de la fréquence porteuse et respectivement
de fréquence de coupure spécifique permettant d'assurer le stockage d'énergie à l'entrée
et la stabilisation de la tension en sortie du régulateur de tension 251.
[0062] Lors de l'émission du signal de puissance PS par l'intermédiaire du transformateur
constitué par les enroulements L
1 et L
2, les deux alternances du signal sont alors exploitées. L'état conducteur du transistor
MOSFET M
1 engendre une tension de l'ordre de 8V aux bornes du secondaire L
2, cette source de tension possédant une impédance de sortie faible. L'état bloqué
du transistor MOSFET M
1 engendre une tension supérieure mais le générateur de Thévenin équivalent aux bornes
de l'inductance L
2 possède alors une impédance de sortie plus élevée.
[0063] D'une manière générale, ainsi que représenté en figure 5c, la récupération d'énergie
électrique à partir du signal de puissance PS s'effectue donc essentiellement pendant
la demie période de haute amplitude, cette récupération d'énergie pouvant être effectuée
à 80% dans les 10% du début de la durée de la demie période de haute amplitude en
raison du phénomène de surtension transitoire engendré par la commutation du transistor
MOSFET M
1. Alors que la figure 5c représente la tension développée sur le drain du transistor
MOSFET M
1, au point commun de la bobine L
1 et du transistor MOSFET M
1 précité, le signal de puissance PS peut être représenté à partir de la figure 5c
par anamorphose graphique, compte tenu de la tension continue Vcc et affinité d'axe
temporel du fait de la présence de la résistance R
1. Toutefois, ainsi que mentionné précédemment, les deux alternances du signal peuvent
être exploitées grâce au pont de diodes 250, les diodes utilisées étant des diodes
de redressement SCHOTTKY par exemple. En raison du régime de générateur équivalent
de chaque amplitude de haute et basse tension du signal de puissance PS, l'une des
alternances est assimilable à une source de tension d'amplitude et d'impédance de
sortie élevée et l'autre à une source de tension d'amplitude et d'impédance de sortie
faible. Le régulateur 251 peut être choisi comme un régulateur à faible tension de
déchet afin de fournir la tension régulée Vreg, laquelle peut être prise égale à la
tension Vcc précédemment mentionnée relativement à l'alimentation de la clef électronique
1.
[0064] En ce qui concerne la partie émission du module d'émission-réception 2
2 de la serrure, outre les résistances de charge R
15 et le transistor Q
8 de type bipolaire précédemment mentionné, on indique que le circuit partie émission
précité comporte en outre un transistor bipolaire Q
7 dont l'émetteur est connecté à la tension délivrée régulée Vreg par le régulateur
251. Le transistor Q
7 est monté en émetteur commun par l'intermédiaire d'une résistance de collecteur R
14 connectée à la tension de référence. La base du transistor bipolaire Q
7 reçoit alors, par l'intermédiaire d'une résistance R
13 le signal binaire délivré par l'unité logique de calcul de serrure 2
1, ce signal binaire étant représentatif des données, c'est-à-dire du signal de contrôle
d'accès de serrure délivré par la serrure électronique 2. L'unité logique de calcul
de serrure 2
1 peut être constituée par un microprocesseur. Le train binaire délivré sur l'électrode
de base du transistor Q
7 assure alors, par l'intermédiaire de ce dernier, la commutation de la résistance
de charge R
15 sur un point milieu du pont de diodes 250, c'est-à-dire le point de connexion des
diodes D
4 et D
3. Lorsque la résistance de charge R
15 est commutée, une variation de courant est alors induite dans l'enroulement L
1 de la clef électronique 1 par l'intermédiaire du transformateur. Cette variation
de courant est transformée en une variation de tension sur la résistance R
1 de charge de l'enroulement L
1 précité, c'est-à-dire à l'entrée de la partie réception 1
2 du module d'émission-réception 1
2, ainsi que représenté en figure 5a.
[0065] En ce qui concerne enfin la partie réception du module d'émission-réception 2
2 de la serrure, on indique que cette partie est connectée au point commun de l'enroulement
secondaire L
2 et du point commun des diodes D
3 et D
4 du pont de diodes 250 par l'intermédiaire d'une diode D
5, laquelle présente des caractéristiques semblables à celles de la diode D
1.
[0066] En effet, les informations transmises par la clef électronique 1 sont perçues par
la serrure électronique 2 comme un signal modulé en amplitude. En conséquence, le
signal utile n'est pas pris à la sortie du pont de diodes, point commun des diodes
D
1, D
4 du pont de diodes 250, car ce signal est déformé par les capacités de filtrage et
de régulation associées au régulateur 251, à savoir les capacités C
7 et C
8.
[0067] Au contraire, ainsi que représenté sur la figure 5b, le signal reçu est pris sur
le point milieu du pont de diodes 250 précédemment cité et en particulier sur la branche
du pont de diodes 250 qui redresse l'alternance de plus faible amplitude, c'est-à-dire
la branche D
1, D
3 ou D
2, D
4. Cette alternance correspond à l'état conducteur du transistor de commutation MOSFET
M
1 de la clef électronique 1. Cette alternance est choisie car elle n'est pas écrêtée
par les capacités de redressement de la serrure, les capacités C
7 et C
8. Dans ces conditions, l'alternance d'amplitude supérieure fournit l'énergie en priorité.
Ainsi, les deux alternances asymétriques sont redressées, mais tant qu'une consommation
trop forte de courant par la serrure 2 n'intervient pas, seule l'alternance fournissant
la tension la plus forte est utilisée pour fournir l'alimentation à la serrure. Dans
ces conditions, l'alternance fournissant la tension la plus faible peut alors être
utilisée pour recevoir l'information délivrée par l'enroulement L
1 du primaire du transformateur, c'est-à-dire le signal de contrôle d'accès de clef.
[0068] Toutefois, lorsque la demande en courant par la serrure ne peut plus être satisfaite
par la branche fournissant la plus forte tension, la deuxième branche du pont de diodes
250 fournit alors du courant. Le mode opératoire précité peut alors ne plus permettre
d'assurer la séparation de la fourniture d'énergie et des informations par utilisation
de la disymétrie de l'amplitude du signal de puissance PS.
[0069] En ce qui concerne le signal reçu, celui-ci est transmis par la diode D
5 à une chaîne de traitement. La chaîne de traitement, ainsi que représenté en figure
5b, comprend un étage de démodulation formé par la résistance R
16, la capacité C
9 et la résistance R
17. Cet étage de démodulation réalise une démodulation d'amplitude à la fréquence de
coupure de 50 kHz et joue le rôle d'un filtre passe-bas. C
10 est une capacité de liaison. Un circuit d'inhibition formé par les transistors Q
5, Q
6 et les résistances R
2, R
3, semblable au circuit d'inhibition de la figure Sa peut en outre être intercalé entre
la capacité C
10 et le point commun de la résistance R
16 de la capacité C
9 et de la résistance R
17, ainsi qu'il sera décrit de manière plus détaillée ultérieurement dans la description.
[0070] Un pont de polarisation constitué par les résistances R
18, R
20, R
21 et la capacité C
11 de découplage à la tension de référence permet d'ajuster la valeur moyenne du signal
à la valeur moitié de la tension régulée d'alimentation Vreg. En liaison avec la capacité
C
10, l'étage précité introduit une liaison capacitive et constitue un filtre passe-haut.
Pour cette raison, il est nécessaire de respecter dans le message binaire une alternance
de niveau haut et bas, le codage de type codage Manchester étant alors utilisé.
[0071] La chaîne de traitement précitée comporte en outre un étage de filtrage de type passe-bas
à 50 kHz du second ordre réalisé au moyen de l'amplificateur opérationnel A
4, des résistances R
22 et R
19 et des capacités C
12 et C
13. Ce filtrage permet d'assurer une réjection de la porteuse à 250 kHz tout en maintenant
la forme du signal carré. L'étage de filtrage réalisé constitue un filtre de BUTTERWORTH.
[0072] L'étage de filtrage précité est suivi d'un amplificateur inverseur constitué par
un amplificateur opérationnel A
5 et par les résistances R
23, R
24, la capacité C
15. Un filtre à résistance-capacité formé par les résistances R
25, R
26 et la capacité C
14, permet d'apporter un décalage en tension permettant d'assigner à un étage de comparaison,
constitué par le comparateur A
6, un état stable en l'absence de signal, du fait du décalage de tension introduit
par le pont résistif précité. Au repos, la tension appliquée sur l'entrée positive
du comparateur A
6 est sensiblement égale à la moitié de la tension d'alimentation, c'est-à-dire la
tension régulée Vreg. L'étage de décalage et de comparaison délivre en sa sortie au
microcontrôleur constituant l'unité logique de calcul 2
1 de la serrure, le signal de contrôle d'accès de clef reçu par la serrure.
[0073] En ce qui concerne le module de récupération d'horloge 2
3, on indique que celui-ci peut être introduit dans la serrure afin de permettre d'engendrer
une base de temps rythmant le travail du microcontrôleur constitutif de l'unité logique
de calcul 2
1. On comprend en particulier que cette base de temps est obtenue par détection de
la porteuse, c'est-à-dire du signal de puissance PS. Ce module peut être réalisé à
partir d'une boucle à verrouillage de phase asservie sur la fréquence fondamentale
du signal de puissance engendré par la clef électronique 1 afin d'engendrer une fréquence
multiple de cette dernière. Dans le cas de l'intégration d'un module de récupération
d'horloge 2
3 dans la serrure 2, il est alors possible de supprimer l'oscillateur à quartz normalement
associé à l'unité logique de calcul, c'est-à-dire au microcontrôleur ou au microprocesseur
2
1.
[0074] Le mode de réalisation des circuits de clef et de serrure, tels que représenté en
figures 5a et 5b ont permis, grâce au choix adapté des paramètres physiques des composants,
un optimum de transfert de puissance et d'énergie électrique, entre la clé et la serrure,
pour une impédance ramenée par le transformateur constitué par les bobinages L1, L2
comprise entre 100 Ω et 200 Ω. Le rendement obtenu était, dans ces conditions, égal
à 0,76 pour une puissance transmise de 370 mW. Des valeurs de puissance transmise
plus élevées peuvent être obtenues.
[0075] Enfin, des circuits inhibiteurs peuvent être introduits afin de rendre insensible
la partie réception de la clef et de la serrure, les signaux émis par la clef n'étant
pas perçus par cette dernière, et réciproquement pour la serrure, afin de diminuer
le temps de retournement. Le temps de retournement est défini comme la durée minimale
de silences à respecter entre la fin d'une émission et le début d'une réception pour
ne pas provoquer de collision entre les messages correspondants. Grâce à l'introduction
de circuits d'inhibition, le temps de retournement est ramené de 500 ms à 25 ms. Dans
de telles conditions, un dialogue ininterrompu entre la clef et la serrure peut être
effectué. Un circuit d'inhibition formé par les transistors Q
6 et Q
5 et les résistances R
2, R
3, peut ainsi être introduit en entrée de la partie réception du module d'émission-réception
1
2 de la clef respectivement 2
2 de la serrure, ainsi que mentionné précédemment. Le transistor Q
5 commandant la conduction respectivement la non conduction du transistor Q
6 pour assurer, à partir d'un signal de commande de circuit d'inhibition SCD respectivement
du signal de commande du circuit d'inhibition

*, au temps de commutation d'émission-réception ou de retournement près, le blocage
de l'entrée de la partie réception du module d'émission réception 1
2 de la clef respectivement 2
2 de la serrure est obtenu lorsque la partie émission du module d'émission-réception
1
2 de la clé respectivement la partie émission du module d'émission-réception 2
2 de la serrure sont actifs en émission.
[0076] La description d'un protocole de contrôle d'accès entre une clef électronique 1 et
une serrure électronique 2 constitutives d'un dispositif de contrôle d'accès, conforme
à l'objet de la présente invention, sera maintenant donnée dans un mode de réalisation
préférentiel en liaison avec les figures 6a et 6b.
[0077] D'une manière générale, on indique que la clef électronique 1 permet d'engendrer
et de transmettre de manière unidirectionnelle à la serrure électronique 2 un signal
de puissance tel que le signal PS dont une période est représentée en partie droite
de la figure 6a. Ce signal est constitué par un signal périodique asymétrique tel
que représenté en figure 5c.
[0078] Suite à une première étape d'initialisation consistant par exemple à initialiser
une variable de comptage r à la valeur 1, cette variable de comptage représentant
par exemple le rang de périodes successives du signal de puissance PS constitué d'une
demie période de haute amplitude et d'une demie période de basse amplitude, le protocole,
objet de la présente invention, consiste à transmettre en une étape 1000, référencée
a), de la clef électronique 1 vers la serrure électronique 2, le signal de puissance
PS de façon à fournir sur au moins une demie période de haute amplitude à la serrure
électronique 2 l'énergie électrique véhiculée par le signal de puissance pendant cette
demie période de haute amplitude. On rappelle que bien entendu, le transfert de puissance
s'effectue en particulier dans le mode de réalisation spécifique de la figure 5a à
80% pendant les 10% du temps de début de la demie période d'amplitude haute précitée.
[0079] A l'étape 1000 précitée est associée une étape 1001 portant également la référence
b), de stockage de l'énergie électrique véhiculée par le signal de puissance PS, ce
stockage intervenant au niveau de la serrure électronique 2. Bien entendu, en fonction
du phénomène physique mis en oeuvre pour transférer et stocker l'énergie électrique
précitée, on indique qu'en fait les étapes 1000 et 1001 de la figure 6a peuvent être
concomitantes, la transmission de l'énergie électrique et le stockage de cette énergie
au niveau de la serrure, en particulier par l'intermédiaire des capacités d'entrée
du régulateur de tension délivrant la tension régulée Vreg dans le cas du mode de
réalisation de la figure 5b sont sensiblement concomitants pendant la durée de la
demie période d'amplitude haute considérée. Toutefois, pour les besoins de clarté
du diagramme séquentiel représenté en figure 6a, les étapes a) et b), c'est-à-dire
1000 et 1001, sont représentées successives.
[0080] Les étapes précitées sont alors suivies pendant la demie période suivante de basse
amplitude d'un transfert bidirectionnel de signaux de contrôle d'accès de clef et
de serrure entre la clef et la serrure électroniques. Bien entendu, on indique que
ce transfert bidirectionnel de données est effectué selon un processus de contrôle
d'accès spécifique non limitatif pour lequel le transfert 1002 bidirectionnel de signaux
de contrôle d'accès correspond à tout ou partie du processus de contrôle d'accès précité.
En d'autres termes, l'étape 1002, référencée c), peut consister, soit en un processus
de contrôle d'accès complet entre la clef électronique et la serrure électronique,
soit à une tranche de rang r d'un processus de contrôle d'accès complet. Ce processus
est ainsi distribué sur plusieurs tranches successives de rang r correspondant et
exécuté pendant des demies périodes d'amplitude basse du signal de puissance PS. On
comprend ainsi que le protocole de contrôle d'accès entre une clef électronique et
une serrure électronique, objet de la présente invention, peut ainsi être mis en oeuvre
grâce à une distribution imbriquée du processus de transfert et de stockage de l'énergie
électrique de la clef et la serrure, suivie de tout ou partie d'un processus de contrôle
d'accès proprement dit entre la clef et la serrure électroniques.
[0081] Dans le cas où le transfert bidirectionnel de signaux de contrôle d'accès de clef
et de serrure correspond à une partie du processus de contrôle d'accès, ainsi que
mentionné précédemment, le protocole de contrôle d'accès, conforme à l'objet de la
présente invention, comporte en outre des étapes consistant à mémoriser au niveau
de la clef et de la serrure électroniques les résultats de calculs intermédiaires
correspondant à la partie du processus de contrôle d'accès, c'est-à-dire à la partie
mise en oeuvre pour la tranche Tr de signaux de contrôle d'accès de clef et de serrure.
L'étape de mémorisation des résultats de calculs intermédiaires n'est pas représentée
sur la figure 6a car il s'agit d'une étape classique en matière de traitement des
données.
[0082] Dans le cas précédemment cité, les étapes a), b), c), c'est-à-dire 1000, 1001, 1002
représentées en figure 6a, sont alors répétées sur une succession de couples de demies
périodes de haute amplitude et de basse amplitude du signal de puissance PS pour assurer
en fait la complétude de la conduite du protocole de contrôle d'accès.
[0083] Afin d'introduire un haut niveau de sécurité du protocole de contrôle d'accès, conforme
à l'objet de la présente invention, on indique que l'étape de répétition des étapes
a), b), c) précédemment mentionnées, ainsi bien entendu que l'étape de mémorisation
des calculs intermédiaires, peut alors être rendue conditionnelle à la satisfaction
d'un critère de test de complétude de la partie du processus de contrôle d'accès.
[0084] Sur la figure 6a, cette étape ou ce critère de test porte la référence 1003. Sur
réponse négative au test de complétude de la partie du processus de contrôle d'accès,
le protocole de contrôle d'accès, conformément à l'objet de la présente invention,
est alors terminé par une étape de fin consistant en un refus d'accès référencé 1004.
En effet, il est ainsi possible de subordonner l'accès à l'enceinte confinée au succès
de toutes les tranches successives de transfert bidirectionnel des signaux de contrôle
d'accès de clef et de serrure électroniques.
[0085] Ainsi, le test 1003 précité peut alors être suivi d'un test 1005 relatif à la complétude
de la conduite du protocole de contrôle d'accès et de la réalisation de ce dernier
avec succès. Le test 1005 est bien entendu réalisé sur réponse positive au test 1003
précédent.
[0086] Sur réponse négative au test 1005 précité, le processus de contrôle d'accès complet
n'étant pas terminé et a fortiori le protocole de contrôle d'accès conforme à l'objet
de la présente invention, une étape 1006 est prévue, laquelle autorise le passage
à la tranche de signaux de contrôle d'accès de rang suivant par l'opération classique
r = r + 1. L'étape 1006 permet le retour à l'étape 1000 précédente, pour la conduite
itérative du protocole de contrôle d'accès.
[0087] Sur réponse positive au test 1005 précité, le protocole de contrôle d'accès a été
mené à son terme avec succès et ce dernier introduit une étape 1007 de fin dans laquelle
l'accès est accepté.
[0088] A titre d'exemple non limitatif, on indique que le protocole de contrôle d'accès;
objet de la présente invention, peut être mis en oeuvre par exemple conformément au
processus de contrôle d'accès décrit dans le document FR-2 774 833 auquel l'homme
du métier peut se référer pour obtenir des détails quant à sa mise en oeuvre. On rappelle
en particulier, en référence avec la figure 6b, que le processus de contrôle d'accès
décrit dans le document précité consiste, à titre d'exemple non limitatif, à effectuer
dans une première tranche, notée T
1, une étape de transmission par la clef électronique, notée 1
kj, d'un message de demande d'identification, noté A
ki. Ce message de demande d'identification est transmis à la serrure notée 2
i.
[0089] La tranche T
1 précitée est suivie d'une tranche T
2 consistant par exemple en la transmission d'un message variable aléatoire, noté a
ij, par la serrure électronique 2
i vers la clef électronique 1
kj.
[0090] L'étape T
2 précitée peut alors être suivie d'une tranche T
3, laquelle consiste, à partir de données de validation initiale V
j de la clef électronique 1
kj, à effectuer un calcul de la signature du message variable aléatoire, cette signature
étant notée Ci = S
k's (a
ij), puis de transmission de cette signature C
i et de données d'authentification spécifiques DA
j. Cette transmission est effectuée de la clef électronique 1
kj vers la serrure électronique 2
i.
[0091] La tranche T
3 peut ensuite être suivie d'une tranche T
4, laquelle est alors réalisée au niveau de la serrure électronique 2
i à partir de données de validation initiale V
i, cette tranche T
4 consistant alors en une vérification de l'authenticité de la valeur de signature
en fonction de données spécifiques d'authentification.
[0092] En référence à la demande de brevet français FR-2 774 833 précédemment citée dans
la description, on indique que les étapes de transmission de données réalisées aux
tranches T
1, T
2, T
3, T
4 sont par exemple réalisées au cours de l'étape 1002, référencée c de la figure 6a,
chaque étape étant bien entendu réalisée pendant la demie période de basse amplitude
du signal de puissance PS et ayant été au préalable précédée d'une étape de transfert
de stockage de l'énergie correspondant aux étapes a) et b), c'est-à-dire 1000 et 1001
de la même figure 6a. On comprend en particulier que selon la charge de calcul à effectuer
pour conduire le calcul de la signature C
i, il est en outre possible de moduler la quantité d'énergie transférée de la clef
électronique 1
kj à la serrure électronique 2
i en fonction de cette charge de calcul nécessaire à la mise en oeuvre de chaque tranche
correspondante, et en particulier du temps de calcul du microprocesseur, ou microcontrôleur,
équipant l'unité logique de calcul 2
1 de la serrure électronique. Cette modulation peut être effectuée conformément au
protocole tel que défini précédemment dans la description en liaison avec les figures
1b et 2b par exemple.
[0093] En référence à la demande de brevet français citée précédemment dans la description,
on indique que la tranche T
3 de calcul et de transmission de la clef électronique 1
kj à la serrure électronique 2
i de la valeur de signature C
i du message variable aléatoire d'incitation à authentification et de données d'authentification
peut être réalisée pour le calcul de la signature à partir d'une clef privée de signature
et de ces données spécifiques d'authentification DA
j, ainsi que décrit dans la demande de brevet français précitée.
[0094] De la même manière, la tranche T
4 de vérification par la serrure électronique 2
i de l'authenticité de la valeur de signature en fonction des données spécifiques d'authentification,
peut être mise en oeuvre conformément aux enseignements donnés dans la demande de
brevet français précitée.
[0095] On indique en effet que, pour toute clef électronique 1
kj, les références k et j correspondent respectivement à une adresse ou référence physique
de la clef et à une adresse de validation de la clef conformément aux indications
données dans la demande de brevet français précitée. De même, l'indice i de chaque
serrure électronique 2
i correspond à une adresse physique attribuée à la serrure électronique correspondante.
[0096] Enfin, les opérations de calcul de signature C
i et de vérification de calcul de signature sont effectuées par exemple à l'aide de
clefs privées K'S et de clefs publiques KP, K'P, dans les conditions mentionnées dans
la demande de brevet français précitée.
[0097] On a ainsi décrit un dispositif de contrôle d'accès entre une clef et une serrure
électroniques mettant en oeuvre un protocole de contrôle d'accès particulièrement
performant dans la mesure où des opérations complexes de chiffrement - déchiffrement
de données peuvent être associées et rendues conditionnelles à des opérations préalables
de transfert d'énergie permettant seules l'habilitation à la conduite des opérations
de calcul de signature et de vérification précitées.
[0098] Le dispositif de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques et
le protocole de contrôle d'accès, objets de la présente invention, apparaissent particulièrement
bien adaptés à la gestion d'un nombre très important de serrures électroniques à partir
d'un ensemble réduit de clefs électroniques programmées à cet effet. Ils apparaissent
particulièrement bien adaptés à la gestion de boîtes à lettres, notamment en milieu
rural, où les boîtes à lettres peuvent être éloignées des sources d'alimentation électrique.
En outre, en fonction de la complexité des algorithmes de chiffrement - déchiffrement
retenus, le dispositif de contrôle d'accès entre une clef et une serrure électroniques
et le protocole de contrôle d'accès, objets de la présente invention, peuvent être
mis en oeuvre pour assurer la gestion d'enceintes à accès réservé nécessitant un contrôle
de haute sécurité.