[0001] La présente invention concerne une lance à incendie.
[0002] Il est connu que la plupart des lances à incendie comprennent un dispositif de régulation
de pression évitant un recul trop important lors de l'ouverture de la lance. Ce dispositif
permet également de maintenir une pression constante même si le débit d'eau varie
ce qui permet de faciliter l'utilisation de la lance. Cependant, les dispositifs de
régulation de pression de l'art antérieur présentent l'inconvénient d'alourdir la
lance à incendie et donc de rendre celle-ci moins maniable.
[0003] La présente invention a donc pour objet de pallier les inconvénients de l'art antérieur
en proposant une lance à incendie facilement manoeuvrable et peut encombrante.
[0004] Ce but est atteint par la lance à incendie selon l'invention dont les caractéristiques
sont définies par la revendication 1.
[0005] Des développements supplémentaires de l'invention sont décrits dans les revendications
dépendantes.
[0006] L'invention avec ses caractéristiques et avantages ressortira plus clairement à la
lecture de la description ci-après faite en référence aux dessins annexés dans lesquels
:
- la figure 1 représente une vue en coupe longitudinale d'une lance à incendie selon
l'invention,
- la figure 2 représente une vue en coupe longitudinale d'une lance à incendie selon
l'art antérieur.
[0007] Pour mieux comprendre les caractéristiques de la lance à incendie selon l'invention
par rapport aux lances à incendie de l'art antérieur, il est nécessaire de décrire
dans un premier temps le principe de fonctionnement et de régulation de pression dans
un exemple de lance à incendie de l'art antérieur, représenté figure 2. Selon l'art
antérieur, une lance à incendie comprend un corps (101) de forme générale cylindrique
dont une première extrémité comprend un raccord (131) permettant de connecter une
conduite d'alimentation en eau. Le corps comprend également une poignée (139) de préhension
de type poignée pistolet et une poignée (108) de manoeuvre permettant d'actionner
le sens d'ouverture ou de fermeture de l'axe (104) du robinet de la lance. La deuxième
extrémité du corps (1) comprend un manchon (110) relié au corps (101) par un filetage
et comprend une tête de diffusion. Cette tête de diffusion comprend une turbine (125)
montée avec un cône (126) de diffusion sur un ajutage (118) fixe en butée avant par
rapport au manchon (110). Le montage est réalisé, par l'intermédiaire d'une bague
(123) de tête coulissante sur l'ajutage (118). Cette turbine (125) permet, selon la
position de l'ensemble turbine (125), bague (123) de tête, sur le manchon (110), de
produire un jet d'eau différent. L'ajutage (118) est sensiblement de forme cylindrique
et comprend un perçage (1180) axial permettant au fluide de traverser la lance. Une
gaine (124) de manoeuvre et de protection est solidarisée, par exemple en force, sur
la bague (123) de tête et permet à un opérateur de faire tourner cette bague (123)
sur le piston. Le mouvement de rotation de la bague (123) coulissante est guidé par
au moins une bille (122) solidaire de la bague (123) qui glisse dans une rampe (1220)
hélicoïdale. Ainsi, en vissant ou en dévissant la bague (123), on obtient une forme
de diffusion différente, par exemple un jet plein ou un cône de diffusion en modifiant
la position de la bague (123) de tête par rapport à l'ajutage (118).
[0008] La tête de diffusion comprend également un clapet (129), de forme discale, monté
dans l'ajutage (118) et fermant partiellement la sortie du fluide, de façon à former
avec la turbine (125) et le cône (126) de diffusion la forme de jet souhaitée, en
fonction de la position de la bague (123) de tête. Ainsi, le fluide est guidé par
la partie intérieure du clapet (129) contre l'ajutage (118), puis au travers de la
turbine (125), avant d'être diffusé vers l'extérieur de la lance. Selon l'art antérieur,
la régulation de pression s'effectue en faisant varier l'espace entre le clapet (129)
mobile suivant l'axe de la lance et l'ajutage (118) en fonction du débit du fluide.
Plus le débit est important, plus cet espace doit être important pour diminuer la
pression à l'intérieur du corps de la lance. Pour ce faire, le clapet (129) est solidaire
d'un axe (128) fixé sur un siège (111) sur lequel prend appui une première extrémité
d'un ressort (114) hélicoïdal, dit de régulation. Ce ressort (114) est monté à l'intérieur
du corps (101) et plus particulièrement à l'intérieur du piston (118). La deuxième
extrémité du ressort (114) de régulation est en appui contre l'ajutage (118). En position
de repos, c'est-à-dire lorsqu'aucun fluide ne circule dans le corps (101) de la lance,
le ressort (114) de régulation exerce une force de rappel sur le clapet (129) qui
tend à diminuer l'espace entre le clapet (129) et l'ajutage (118). Lorsqu'un fluide
traverse la lance, il vient exercer une pression sur toute la surface de la partie
intérieure du clapet (129). En d'autres termes, le ressort de régulation est sous
la contrainte d'une pression statique, due à la présence du fluide, et d'une pression
dynamique due au déplacement du fluide qui s'exerce sur toute la surface de la section
(D2) transversale du clapet (129). La régulation est alors obtenue par la force de
rappel du ressort (114) que le fluide doit vaincre pour écarter le clapet (129) du
piston (118). Ainsi, la raideur du ressort (114) est adaptée pour vaincre la pression
totale exercée sur la totalité de la surface de la section du clapet (129). Comme
expliqué précédemment, plus le débit de fluide est important plus la force de pression
exercée par le fluide sur le clapet est importante et plus ce dernier tend à s'éloigner
du piston pour diminuer l'accroissement de pression sur le clapet (129). Cette disposition
oblige donc à prévoir une raideur importante pour le ressort (114) de régulation puisque
celuici doit faire face à une force de pression du fluide s'exerçant sur la totalité
de la surface de la section du clapet (D2). Cependant, en augmentant la raideur du
ressort on augmente également son poids et son encombrement et par conséquent le volume
de la lance. De plus, le ressort (114) de régulation est logé dans le conduit de circulation
du fluide, il est donc constamment immergé et doit donc subir un traitement spécifique,
ce qui augmente le coût total de la lance.
[0009] Avant de décrire la lance, selon l'invention, il convient de rappeler les principes
hydrauliques mis en jeu dans le phénomène de régulation. On sait que lorsqu'un fluide
s'échappe par un ajutage dont la section de passage est constante, la pression à l'intérieur
de l'ajutage croît en fonction du carré du débit selon une loi parabolique. Ceci traduit
le fait que si l'utilisateur désire faire varier le débit dans la lance d'incendie,
ce qui est courant selon l'importance du feu, il augmente également la pression interne
de façon très importante, ce qui provoque le phénomène de recul.
[0010] Le principe de régulation est que la section de passage du liquide délimité par le
clapet et l'ajutage n'est plus constante mais au contraire variable automatiquement
en fonction des efforts hydrauliques conjugués à l'effort variable d'un ressort de
régulation. Ce ressort de régulation ajuste automatiquement la section de l'ajutage
pour que, à tout moment, la pression reste constante à l'intérieur de la lance quel
que soit le débit du fluide.
[0011] La lance, selon l'invention, va à présent être décrite en référence à la figure 1.
La lance, selon l'invention, comprend un corps (1) muni d'un raccord (50) permettant
de connecter une conduite d'alimentation. Le corps (1) comprend une poignée (21) pistolet
de préhension et une poignée (8) de manoeuvre du robinet (2) de la lance. La tête
de diffusion (35) comprend sensiblement les mêmes éléments que la lance de l'art antérieur,
notamment la tête de diffusion comprend une turbine (38) permettant, selon sa position
sur un piston (32), d'obtenir un jet de fluide différent. Cette turbine (38) est montée
avec un cône (39) de diffusion sur le piston (32) monté dans le manchon (11), lui-même
vissé sur la deuxième extrémité du corps (1). Le cône et la turbine sont montés sur
le piston (32) par l'intermédiaire d'une bague (35) coulissante sur le piston (32).
Le piston (32) comprend également un perçage (320) axial dans lequel est logé le clapet
(44). La différence fondamentale de la lance, selon l'invention, réside dans le mécanisme
de régulation.
[0012] Contrairement à l'art antérieur, le clapet (44) de la lance selon l'invention est
fixe par rapport au manchon (11) et donc au corps (1) et le piston (32) est monté
coulissant dans le manchon (11). Ainsi, la régulation de la pression est obtenue par
le mouvement du piston (32) lorsque la force résultant de la pression totale s'exerçant
sur la surface du piston située en vis-à-vis du clapet (42) est suffisante pour vaincre
la résistance de moyens de rappel tendant à maintenir le piston (32) contre le clapet
(44). Ainsi, par le mouvement du piston (32) par rapport au clapet (42) fixe, la section
de passage entre le piston (32) et le clapet (44) va s'ajuster pour que la pression
à l'intérieur de la lance soit constante. Lorsque le débit est stable, la section
de passage ne varie pas. Par conséquent, le piston (32) est immobile. Si le débit
augmente, même brusquement, la pression s'exerçant sur le piston (32) va croître en
fonction du carré du débit. Par conséquent, sous l'effet de la force de pression du
fluide, la section de passage va augmenter automatiquement et quasiment instantanément
par le mouvement du piston (32) soumis à l'effet de la force de pression du fluide.
De même, si le débit diminue, même brusquement, la pression s'exerçant sur le piston
(32) va diminuer en fonction du carré du débit. Par conséquent, la section de passage
va diminuer automatiquement et quasiment instantanément par mouvement du piston (32)
pour maintenir la pression constante à l'intérieur de la lance.
[0013] De façon remarquable, le ressort ne doit s'opposer qu'à la force résultant de la
pression exercée sur le piston (32) pour le déplacer, cette force étant très inférieure
à la force résultant de la pression exercée sur la surface du clapet (129, fig. 2)
de l'art antérieur. En effet, la surface (D1) sur laquelle s'exerce la pression pour
déplacer le piston (32) est réduite par rapport à la surface intérieure du clapet
(129, fig. 2) de l'art antérieur. Cette surface (D1) correspond en fait à un anneau
de diamètre intérieur correspondant au diamètre du perçage axial (320) du piston (32)
et de diamètre extérieur correspond au diamètre du clapet (44). De plus, la pression
totale s'exerçant sur le piston (32) correspondant sensiblement à la pression dynamique
du fluide. En effet, à la sortie du clapet (44) compte tenu que le fluide est quasiment
à l'air libre, il est prouvé par les expériences que la pression en tout point du
fluide est sensiblement égale à la pression atmosphérique.
[0014] Enfin, l'extrémité du piston (32) en vis-à-vis du clapet (44) est conique et la direction
du flux de fluide fait un angle faible, inférieur à 90° avec la surface conique de
l'extrémité du piston (32), ce qui diminue également la force résultant de la pression
dynamique.
[0015] Il résulte de cette diminution de la force agissant sur le piston (32) que les moyens
(31) de rappel réalisant la régulation en contrôlant le déplacement du piston exerce
des forces de réaction à la pression très inférieures à la force de réaction exercée
par le ressort (114) de régulation de la lance de l'art antérieur. Ainsi, les moyens
de rappel peuvent être de conception plus légère, ce qui diminue le volume de la lance
et donc son poids, ce qui améliore sa maniabilité.
[0016] Comme expliqué précédemment, le clapet (44) est monté fixe sur le manchon (11) fixé
sur la deuxième extrémité du corps (1). Pour ce faire, le clapet est monté sur un
axe (42) par l'intermédiaire d'un écrou (45). L'axe (42) du clapet est fixé sur une
ogive (43) solidaire d'un croisillon (26) solidaire du manchon (11) . L'étanchéité
entre le croisillon et le corps (1) est assurée par un joint (27) torique. Selon la
variante de réalisation représentée à la figure 1, les moyens de rappel comprennent
un ressort (31) hélicoïdal, dit de régulation, monté dans le perçage (320) axial du
piston (32), l'axe du ressort (31) de régulation étant sensiblement confondu avec
l'axe du perçage (320) axial. Une première extrémité du ressort (31) est alors solidaire
du piston (32). La deuxième extrémité du ressort (31) de régulation est fixée au corps
(1) ou à un élément fixe par rapport au corps (1). Selon la variante de réalisation
représentée figure 1, la deuxième extrémité du ressort (31) de régulation est solidaire
d'une bague (30) de purge solidarisée en translation avec le manchon (11), par exemple
par l'intermédiaire d'au moins une bille (29) montée dans une rampe (290) de la bague
(30). Dans la variante de réalisation, la bague (30) de purge est logée à l'intérieur
du perçage (320) axial du piston (32) et est prolongée sur une extrémité par un fourreau
(300) qui enferme le ressort (14) de régulation dans une cavité (320) formée par conséquent
par le piston (32) et la bague (30) de purge. De plus, l'étanchéité pouvant être assurée
par un joint (27) torique placé entre le piston (32) et le fourreau (300), le ressort
(31) de régulation est alors isolé du fluide circulant dans la lance.
[0017] Comme pour les lances de l'art antérieur, la tête de diffusion peut être déplacée
par l'intermédiaire d'une bague (36) de guidage solidarisée, par exemple par vissage,
sur la bague (35) coulissante. Cette bague (36) de guidage permet à un opérateur de
faire coulisser la bague (35) coulissante sur le piston (32). La bague (35) de guidage
comprend une bille (291) glissant dans une rampe (2910) hélicoïdale pratiquée dans
le piston (32). Ainsi, en vissant ou en dévissant la bague (35), le glissement de
la bille (291) dans la rampe (2910) provoque également le coulissement de la bague
(35) de guidage sur le piston (32) et par conséquent le coulissement de la bague (35)
coulissante.
[0018] La bague (30) de purge permet également de déplacer le piston (32) manuellement,
lorsque cela est nécessaire, par exemple lorsqu'il est nécessaire de vider la conduite
connectée à la lance lors de la coupure de l'alimentation en fluide. Dans ce cas de
figure, le débit de fluide n'est pas suffisant et le piston (32) est alors en contact
avec le clapet (44), ce qui empêche le fluide de s'écouler. Il est donc souhaitable
de pouvoir reculer manuellement le piston (32) pour évacuer le fluide.
[0019] Pour ce faire, la bague (30) de purge est solidarisée en rotation avec le piston
(32), par exemple par l'intermédiaire d'au moins une vis anti-rotation (34). De même,
comme expliqué précédemment, la bague de purge est solidaire en translation du manchon
(11) par l'intermédiaire d'au moins une bille (29). Cette bille est apte à glisser
dans une rampe (290) hélicoïdale pratiquée dans la bague (30) de purge.
[0020] L'opération de purge s'effectue comme suit. Dans un premier temps, la bague (36)
de guidage est manoeuvrée pour amener la bille (291) liant la bague (36) de guidage
au piston (32) en butée de rampe (2910). Dans cette situation, cette bille (291) ne
peut plus coulisser sur le piston (32). La poursuite de la rotation de la bague (36)
de guidage entraîne par conséquent une rotation du piston (32) et solidairement une
rotation de la bague (30) de purge. La rotation de la bague (30) de purge entraîne
le coulissement de la bille (29) liant la bague (30) de purge au manchon (11). Le
coulissement de la bille (29) s'effectue dans la rampe (290) hélicoïdale du manchon
(11). Ainsi, en suivant la rampe (290) hélicoïdale, la bille (29) fait coulisser la
bague (30) de purge vers l'arrière et par conséquent, provoque le recul du piston
(32) qui est solidaire en translation de la bague (30) de purge.
[0021] Dans la variante représentée figure 1, des moyens (28) de rappel sont prévus pour
que le piston (32) soit ramené dans sa position de travail, c'est-à-dire pour que
le piston assure la régulation de la pression. Ces moyens de rappel comprennent un
ressort (28) hélicoïdal logé dans le perçage axial (321) du piston (32) et dont l'axe
est confondu avec l'axe du perçage (320). Une première extrémité du ressort (28) est
solidaire de la bague (30) de purge et la deuxième extrémité est solidaire du corps
(1) ou d'une partie fixe par rapport au corps (1). Dans la variante de réalisation
de la figure 1, le ressort (28) est logé dans une cavité (280) étanche formée par
le manchon (11), la bague (30) de purge et le croisillon (26) qui est alors prolongé
par un fourreau (260). L'étanchéité de la cavité (280) du ressort (28) est assurée
par des joints (27) toriques placés entre la bague (30) de purge et le fourreau (260)
du croisillon (26) et entre le croisillon (26) et le manchon (11) de la lance. Lors
de la purge de la lance, c'est-à-dire lorsque la bague (30) de purge est amenée en
arrière par rotation de la bague (36), le ressort (28) est comprimé. Lorsque la bague
(36) de serrage n'est plus sollicitée en rotation, le ressort (28) se détend en exerçant
une force suffisante sur la bague (30) de purge pour provoquer le glissement de la
bille (29) liant la bague (30) de guidage au manchon (11) dans sa rampe et par conséquent
provoque le coulissement de la bague (30) de purge et du piston (32) vers la position
initiale. Le ressort (28) évite également tout déplacement intempestif de la bague
(30) de purge.
[0022] Ainsi, la lance à incendie selon l'invention, se caractérise par le fait que le clapet
(44) est monté fixe sur le corps (1), le piston (32) est monté coulissant dans le
corps (1), le mouvement du piston (32) étant provoqué d'un part, par la force résultant
de la pression totale du fluide s'exerçant sur la surface (D1) du piston situé en
vis-à-vis du clapet (44) et d'autre part, par la force exercée par des moyens (31)
de rappel tendant à neutraliser la force résultant de la totale pression de fluide.
[0023] Dans un autre mode de réalisation, les moyens de rappel sont montés dans une cavité
étanche du corps (1) formée dans le perçage (320) axial du piston.
[0024] Dans un autre mode de réalisation, les moyens (31) de rappel comprennent un ressort
hélicoïdal dont l'axe est parallèle à l'axe du piston (32) et dont une première extrémité
est solidaire du piston (32) et dont la deuxième extrémité est solidaire d'une partie
ou d'un élément fixe par rapport au corps (1).
[0025] Dans un autre mode de réalisation, la lance comprend des moyens de purge montés dans
une cavité étanche du corps (1).
[0026] Dans un autre mode de réalisation, les moyens de purge comprennent une bague (36)
de guidage montée sur la surface extérieure du piston (32) et une bague (30) de purge
fixe par rapport au piston (32) et coulissante dans le corps (1), le coulissement
de la bague (30) de purge étant provoqué par la rotation de la bague (36) de guidage
et provoquant le coulissement du piston (32) de façon à augmenter la distance entre
le clapet (44) et le piston (32).
[0027] Dans un autre mode de réalisation, les moyens de purge comprennent des moyens (28)
de rappel sollicitant la bague (30) de purge pour ramener le piston (32) en position
de travail, lorsque la bague (36) de guidage n'est plus sollicitée en rotation.
[0028] Dans un autre mode de réalisation, les moyens de rappel comprennent un ressort (28)
hélicoïdal dont l'axe est parallèle à l'axe longitudinal du piston (32), une première
extrémité du ressort est fixée sur la bague (30) de purge, et la deuxième extrémité
du ressort est fixée sur le corps (1) ou sur un élément fixe par rapport au corps
(1).
[0029] Il doit être évident pour les personnes versées dans l'art que la présente invention
permet des modes de réalisation sous de nombreuses autres formes spécifiques sans
l'éloigner du domaine d'application de l'invention comme revendiqué. Par conséquent,
les présents modes de réalisation doivent être considérés à titre d'illustration mais
peuvent être modifiés dans le domaine défini par la portée des revendications jointes.
1. Lance à incendie comprenant un corps (1) comportant un dispositif de régulation de
pression comprenant un clapet (44) obturant partiellement un perçage (320) axial d'un
piston (32) monté dans le corps (1) de la lance, caractérisée en ce que le clapet
(44) est monté fixe sur le corps (1), le piston (32) est monté coulissant dans le
corps (1), le mouvement du piston (32) étant provoqué, d'une part, par la force résultant
de la pression totale du fluide s'exerçant sur la surface (D1) du piston situé en
vis-à-vis du clapet (44) et d'autre part, par la force exercée par des moyens (31)
de rappel tendant à neutraliser la force résultant de la pression totale de fluide.
2. Lance à incendie selon la revendication 1, caractérisée en ce que les moyens de rappel
sont montés dans une cavité étanche du corps (1) formée dans le perçage (320) axial
du piston.
3. Lance à incendie selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que les moyens
(31) de rappel comprennent un ressort hélicoïdal dont l'axe est parallèle à l'axe
du piston (32) et dont une première extrémité est solidaire du piston (32) et dont
la deuxième extrémité est solidaire d'une partie ou d'un élément fixe par rapport
au corps (1).
4. Lance à incendie selon la revendication 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle comprend
des moyens de purge montés dans une cavité étanche du corps (1).
5. Lance à incendie selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens de purge
comprennent une bague (36) de guidage montée sur la surface extérieure du piston (32)
et une bague (30) de purge fixe par rapport au piston (32) et coulissante dans le
corps (1), le coulissement de la bague (30) de purge étant provoqué par la rotation
de la bague (36) de guidage et provoquant le coulissement du piston (32), de façon
à augmenter la distance entre le clapet (44) et le piston (32).
6. Lance à incendie selon la revendication 5, caractérisée en ce que les moyens de purge
comprennent des moyens (28) de rappel sollicitant la bague (30) de purge pour ramener
le piston (32) en position de travail, lorsque la bague (36) de guidage n'est plus
sollicitée en rotation.
7. Lance à incendie selon la revendication 6, caractérisée en ce que les moyens de rappel
comprennent un ressort (28) hélicoïdal dont l'axe est parallèle à l'axe longitudinal
du piston (32), une première extrémité du ressort est fixée sur la bague (30) de purge
et la deuxième extrémité du ressort est fixée sur le corps (1) ou sur un élément fixe
par rapport au corps (1).