[0001] L'invention concerne les appareillages de coupure triphasés à forte intensité, avec
ou sans neutre, comportant des compartiments polaires branchés en parallèle.
[0002] Le document EP 0 320 412 décrit un appareillage de coupure triphasé à forte intensité,
en l'espèce un disjoncteur, comportant deux compartiments polaires adjacents par pôle,
et deux compartiments polaires adjacents pour le neutre. Chaque compartiment polaire
comporte deux contacts séparables reliés chacun à une plage de contact. Les compartiments
polaires d'une même phase sont jumelés en reliant électriquement deux à deux les plages
de contact par l'intermédiaire d'une barrette de raccordement. Chaque paire de pôles
jumelés constitue ainsi une boucle de courant formée par les deux barrettes de raccordement
et les conducteurs des deux compartiments polaires. Chaque phase est raccordée au
niveau de ses barrettes de raccordement à un jeu de barre.
[0003] Il s'avère que lorsque le disjoncteur est fermé, en régime triphasé alternatif équilibré,
l'interaction électromagnétique mutuelle entre les courants de phases donne lieu à
une répartition des courants non homogène dans les barres et dans les parties conductrices
du disjoncteur. Le champ électromagnétique produit par chacun des conducteurs influence
la répartition du courant dans les autres conducteurs. Globalement, on observe alors
un échauffement non homogène de certaines parties conductrices, connu sous le nom
d'effet de proximité. Du fait que les forces électromotrices induites par la circulation
du courant dans les différentes branches de circuit augmentent avec le calibre du
disjoncteur, l'hétérogénéité est d'autant plus importante que le calibre du disjoncteur
est élevé. Pour un courant nominal de phase de 6300A par exemple, on peut observer
une répartition de la valeur efficace du courant de l'ordre de 1/3, 2/3 entre les
deux compartiments d'une même phase, de sorte que les intensités ou les températures
atteintes en certains points peuvent dépasser les limites fixées par les normes.
[0004] Pour stabiliser la répartition du courant entre les deux branches correspondant à
deux pôles jumelés d'une même phase d'un disjoncteur de puissance basse tension, il
a déjà été proposé dans le document FR 2 063 078 de faire se croiser les conducteurs
des deux branches, de manière à superposer de deux portions de conducteurs traversées
par des courants en sens opposés, et de disposer un circuit magnétique enlaçant les
deux conducteurs superposés. Selon l'enseignement de ce document, un tel dispositif
permet de compenser les différences d'intensité entre les deux branches d'une même
phase, engendrées par les différences de résistance électrique, par exemple au niveau
des résistances de contact des contacts de chacune des branches. Sachant que dans
la pratique, les différences entre résistances de contact de deux pôles sont de l'ordre
de 5%, ce dispositif s'avère efficace pour de faibles variations de l'intensité du
courant entre les deux compartiments d'une même phase. Toutefois, le dispositif s'avère
difficile à mettre en oeuvre lorsque le déséquilibre entre phase devient important
ou lorsque le calibre de l'appareillage augmente. En particulier, le croisement des
conducteurs dans un même circuit magnétique, s'il ne pose pas de problème pour des
courants d'intensité moyenne, de l'ordre de 630A, ne peut plus être appliqué pour
les appareillages de très forte intensité, au delà de 4000A notamment, pour des raisons
évidentes d'encombrement. Or c'est justement sur les appareils de très forte intensité
que l'effet des forces électromotrices induites mutuelles entre branches du circuit
électrique interne à l'appareillage devient critique. L'enseignement du document FR
2 063 078 ne permet donc pas de résoudre le problème spécifique posé par l'effet de
proximité entre phases décrit précédemment.
[0005] Une autre méthode pour stabiliser la répartition du courant entre les deux branches
correspondant à deux pôles jumelés d'une même phase d'un disjoncteur de puissance
basse tension, consisterait à disposer les deux pôles de chaque phase de manière non
contiguë, par exemple de manière à ce que les deux pôles de chaque phase soient séparés
l'un de l'autre par l'un des pôles de chacune des deux autres phases. Si l'on numérote
de 1 à 6 les six compartiments polaires d'un côté à l'autre du disjoncteur, on aurait
ainsi : les pôles 1 et 4 pour une première phase, les pôles 2 et 5 pour une deuxième,
et les pôles 3 et 6 pour la troisième phase. Mais une telle disposition engendre un
encombrement important au niveau des jeux de barres des différentes phases et des
pontages entre pôles d'une même phase. De plus, elle interdit tout dispositif d'interaction
entre compartiments polaires d'une même phase : elle interdit notamment de disposer
entre les deux compartiments polaires d'une même phase un orifice de communication
comme décrit par exemple dans le document FR 2 778 788, orifice qui permet d'assurer
une répartition adéquate de l'énergie de coupure en cas d'ouverture de l'appareillage
sur défaut.
[0006] L'invention vise donc à améliorer, voire optimiser, la distribution du courant électrique
et des températures entre les pôles jumelés composant les phases d'un appareillage
de coupure triphasé à pôles jumelés contigus, en limitant le surcoût induit par les
dispositions adoptées ainsi que l'augmentation de l'encombrement de l'appareillage.
[0007] Selon l'invention, cet objectif est atteint grâce à un appareillage électrique de
coupure triphasé comportant un boîtier en matériau isolant comportant au moins six
compartiments polaires disposés côte à côte, chaque phase comportant :
- deux pôles adjacents, chaque pôle comportant
- un desdits compartiment polaires et
- une paire d'organes de contact séparables formée par un premier et un deuxième organe
de contact ;
- un premier pontage, reliant électriquement les premiers organes de contact des deux
pôles adjacents de ladite phase ;
- un deuxième pontage, reliant électriquement les deuxièmes organes de contact des deux
pôles adjacents de ladite phase ;
l'une des trois phases constituant une phase médiane encadrée par les deux autres
phases qui forment chacune une phase latérale, l'un des deux pôles de chaque phase
latérale formant un pôle intérieur dont le compartiment polaire est adjacent de l'un
des compartiments polaires de la phase médiane,
et dans lequel :
- chacun desdits compartiments polaires intérieurs des phases latérales comporte un
circuit magnétique de compensation, disposé entre l'un des deux pontages de ladite
phase et la paire d'organes de contact dudit compartiment polaire intérieur,
- les deux autres compartiments polaires des deux phases latérales sont dépourvus de
circuits magnétiques de compensation.
[0008] En effet, il apparaît qu'en régime triphasé équilibré, l'interaction électromagnétique
entre les phases disposées dans un même plan, a pour effet d'augmenter l'intensité
du courant circulant dans les pôles intérieurs des phases latérales, au détriment
du courant circulant dans les pôles extérieurs des mêmes phases. Ce sont donc également
les pôles intérieurs des phases latérales qui se trouvent les plus affectés par l'augmentation
des températures par effet Joule. Selon l'invention, en disposant judicieusement les
circuits magnétiques sur les branches intérieures des phases latérales, on introduit
dans le circuit une impédance qui fait diminuer le courant de manière ciblée dans
le compartiment polaire où est situé le circuit magnétique. On obtient ainsi le résultat
souhaité avec un surcoût minimal.
[0009] Le fait que les pontages fassent partie de l'appareillage, permet d'éliminer l'influence
des parties du circuit situées à l'extérieur de l'appareillage, notamment l'influence
du jeu de barres d'alimentation. En d'autres termes, les boucles de courants de chaque
phase, constituées par les conducteurs des deux compartiments polaires et les pontages
amont et aval, sont définies dès la conception de l'appareillage, et ne dépendent
pas du montage sur site. Il est donc possible de calibrer judicieusement le circuit
magnétique, de manière à obtenir la compensation souhaitée pour des conditions d'alimentation
données. La compensation obtenue est alors indépendante de la composition ou de la
disposition des circuits amont et aval, et notamment de la disposition des jeux de
barres.
[0010] Avantageusement, pour chaque compartiment polaire intérieur, le circuit magnétique
de compensation fait partie d'un transformateur de courant comportant en outre un
enroulement secondaire d'alimentation d'un circuit électronique de l'appareillage.
Les appareillages de coupure sont souvent munis d'au moins un circuit magnétique d'alimentation
disposé sur chacun des circuits polaires. On utilise alors, pour la compensation,
l'un des circuits magnétiques d'alimentation existants, et l'on se contente de ne
pas monter le circuit magnétique d'alimentation du compartiment polaire adjacent de
la même phase. L'effet recherché est alors obtenu avec une baisse de coût par rapport
au coût unitaire d'un pôle.
[0011] Avantageusement, pour chaque pôle intérieur, le circuit magnétique comporte :
- une partie principale entourant une partie conductrice de l'un des organes de contact,
une portion de cette partie principale constituant un noyau pour l'enroulement secondaire
; et
- un shunt magnétique disposé en dérivation sur ladite portion constituant le noyau
de l'enroulement secondaire, le shunt magnétique comportant un entrefer total ou partiel.
[0012] L'entrefer est dit partiel lorsqu'il est non nul sur une partie de la section du
shunt, et nul sur la partie restante de la section. Ce type de circuit, décrit par
exemple dans le document EP 0 704 867, offre classiquement l'avantage de shunter le
noyau assurant l'alimentation du circuit secondaire, lorsque le courant primaire dépasse
une certaine valeur seuil. Ce type de circuit magnétique permet ici en outre de séparer
les deux fonctions d'alimentation et de compensation, remplies par le circuit magnétique.
On peut en effet dimensionner de manière relativement indépendante l'un de l'autre,
d'une part le noyau destiné à la fonction d'alimentation du circuit électronique,
et d'autre part le shunt assurant la fonction de compensation et d'écrêtage au delà
de la valeur seuil.
[0013] Selon un mode de réalisation préféré, pour chaque compartiment polaire intérieur,
le transformateur de courant est situé à l'intérieur dudit compartiment polaire. On
utilise alors l'emplacement dédié habituellement au transformateur de courant d'alimentation.
[0014] En d'autres termes, il est possible avec une telle disposition d'adopter une architecture
commune pour un appareillage à un pôle par phase et pour un appareillage à deux pôles
jumelés par phase.
[0015] Selon un autre mode de réalisation, pour chaque compartiment polaire intérieur, le
transformateur de courant est situé à l'extérieur dudit compartiment polaire. Cette
disposition offre plus de place pour loger le circuit magnétique. Elle permet en outre
d'éviter que l'échauffement du circuit magnétique provoqué par les pertes fer n'échauffe
le compartiment polaire intérieur correspondant.
[0016] Préférentiellement, le circuit magnétique de compensation est dimensionné de telle
manière que lorsque l'appareillage est alimenté en régime triphasé équilibré à sa
tension assignée, et traversé par son courant assigné à sa fréquence assignée, chaque
circuit magnétique de compensation engendre dans le compartiment polaire intérieur
une impédance telle que le courant traversant le pôle intérieur de chaque phase latérale
soit inférieur ou égal au courant traversant l'autre pôle de la même phase. La stricte
égalité entre les valeurs efficaces des courants traversant les deux branches d'une
phase latérale permet d'obtenir l'équilibre entre les énergies dissipées dans les
deux compartiments polaires d'une même phase. Mais on sait que dans de nombreuses
configurations, l'évacuation de la chaleur est potentiellement plus importante pour
les pôles extérieurs des phases latérales. Dans ce cas, une surcompensation permet
de faire passer la plus grande part du courant dans le compartiment le plus facile
à refroidir.
[0017] Avantageusement, les pontages sont solidaires du boîtier. L'appareillage est alors
livré sur site avec ses pontages montés. Préférentiellement les pontages sont fixés
à l'extérieur des compartiments polaires.
[0018] Selon un mode particulier de réalisation, l'appareillage est un appareillage débrochable
et comporte :
- un châssis dans lequel est apte à coulisser le boîtier entre une position embrochée
et une position débrochée,
- des plages de raccordement solidaires du châssis, chaque organe de contact ayant une
des plages de raccordement lui correspondant,
- des pinces d'embrochage, chacun desdits organes de contact ayant une ou plusieurs
pinces d'embrochage lui correspondant et qui permettent une liaison électrique débrochable
entre ledit organe de contact et la plage de raccordement correspondante,
lesdits pontages étant disposés de telle manière que pour chaque phase, le premier
pontage relie électriquement les premiers organes de contact au travers de la ou des
pinces d'embrochage correspondant auxdits premiers organes de contact reliés et que
pour chaque phase, le deuxième pontage relie électriquement les deuxièmes organes
de contact au travers de la ou des pinces d'embrochage correspondant auxdits deuxièmes
organes de contact reliés.
[0019] Cette disposition permet de prendre en compte dans la compensation les courants circulant
dans les circuits de liaison entre les plages de raccordement et les organes de contact,
y compris les pinces d'embrochage.
[0020] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description
qui va suivre de différents modes de réalisation de l'invention, donné à titre d'exemples
non limitatifs et représentés aux dessins annexés dans lesquels:
- la figure 1 représente une vue en perspective éclatée d'un appareillage électrique
de coupure selon un premier mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 2 représente une vue en perspective de l'appareillage électrique de coupure
selon le premier mode de réalisation de l'invention, montrant en particulier la partie
postérieure de l'appareillage ;
- la figure 3 représente une vue en coupe d'un compartiment polaire intérieur d'une
phase latérale de l'appareillage de la figure 1 ;
- la figure 4 représente une vue en coupe d'un compartiment polaire extérieur d'une
phase latérale de l'appareillage de la figure 1 ;
- la figure 5 représente de manière schématique un détail d'un circuit magnétique utilisé
dans le premier mode de réalisation de l'invention, en vue de dessus ;
- la figure 6 représente un schéma électrique d'un circuit triphasé de l'appareillage
électrique de la figure 1 ;
- la figure 7 représente un courant circulant dans une phase latérale de l'appareillage
de la figure 1 ;
- la figure 8 représente un schéma électrique d'un circuit triphasé d'un appareillage
électrique selon un deuxième mode de réalisation de l'invention.
[0021] En référence aux figure 1 à 5, un disjoncteur 10 triphasé hexapolaire comporte un
boîtier isolant formé par l'assemblage d'un socle postérieur 12, d'un bloc intermédiaire
14 à fonds ouverts et d'une face avant 16, qui délimitent un compartiment postérieur
et un compartiment antérieur, de part et d'autre d'une cloison antérieure 18 du bloc
intermédiaire 14. Dans le compartiment antérieur est logé un mécanisme de commande
20 du disjoncteur 10, qui agit sur un arbre de commutation 22 commun à l'ensemble
des pôles du disjoncteur. Ce mécanisme 20 est rapporté sur la cloison antérieure 18
du bloc intermédiaire 14.
[0022] Comme le montre la figure 2, le compartiment postérieur est lui-même subdivisé en
six compartiments polaires élémentaires 24, 26, 28, 30, 32, 34 par des cloisons intercalaires
25, 27, 29, 31, 33. Les compartiments polaires sont alignés côte à côte et forment
ainsi trois paires adjacentes, chaque paire correspondant à une phase du disjoncteur.
Les cloisons 25, 29 et 33, qui séparent chacune les deux compartiments polaires d'une
même phases, sont munies d'un orifice de communication 36, décrit en détail dans le
document FR 2 778 788. Cet orifice 36 est destiné à améliorer la répartition de l'énergie
de coupure lors de la séparation des contacts. Les cloisons 27 et 31 sont quant à
elles étanches. Dans la suite, la phase comprenant les compartiments polaires 28,
30 sera dite phase médiane, et les deux autres phases, qui encadrent la phase médiane,
seront dites latérales. L'une des phases latérales comporte le compartiment polaire
26 dit intérieur, jouxtant le compartiment polaire 28 de la phase médiane et le compartiment
polaire 24 dit extérieur, alors que l'autre phase latérale comporte le compartiment
polaire 32 dit intérieur, jouxtant le compartiment polaire 30 de la phase médiane,
et le pôle 34 dit extérieur.
[0023] Chaque pôle comporte un organe de contact mobile 40, un organe de contact fixe 42,
et une chambre d'extinction d'arc 44 munie de séparateurs, ainsi que le compartiment
polaire correspondant qui loge au moins partiellement ces éléments. L'organe de contact
fixe 42 comporte une plage de contact 46 en matériau conducteur, en l'occurrence du
cuivre, traversant le socle postérieur 12 du boîtier, et une pastille de contact 48.
L'organe de contact mobile 40 est doté d'une pluralité de doigts de contact 50 disposés
côte à côte et montés à pivotement sur un premier axe transversal 52 d'une cage de
support 54. Le talon de chaque doigt 50 est connecté à une deuxième plage de contact
56 traversant le socle 12, par l'intermédiaire d'une tresse 58 en matériau conducteur.
Les plages de contact 46, 56 sont destinées à être raccordées au réseau amont et aval,
par exemple à travers un jeu de barres. L'extrémité de la cage 54 située à proximité
de la deuxième plage de contact 56 est équipée d'un axe logé dans un palier solidaire
du boîtier isolant, de façon à autoriser le pivotement de la cage 54 entre une position
ouverte et une position fermée du pôle autour d'un axe géométrique 59 matérialisé
sur la figure 3. Un dispositif à ressorts de pression de contact 60 est disposé dans
une encoche de la cage 56 et sollicite les doigts de contact 50 en pivotement autour
du premier axe 52 en direction du contact 48. Chaque doigt de contact 50 comporte
une pastille de contact 62 qui, dans la position représentée sur la figure 3, est
en contact avec la pastille unique 48 disposée sur l'organe de contact fixe 42. La
cage 54 est accouplée à l'arbre de commutation 22 par l'intermédiaire d'une biellette
de transmission 64 de telle sorte que la rotation de l'arbre 22 induise un pivotement
de la cage 54 autour de l'axe 59.
[0024] Sur la figure 2 est représenté un pontage 70 en matériau conducteur qui relie électriquement
les organes de contact fixes 42 des deux pôles adjacents 24, 26 formant l'une des
phases latérales. De même, un pontage 72 relie électriquement les organes de contact
mobiles 40 des deux pôles adjacents 24, 26. Les deux autres phases sont également
munies de pontages identiques aux pontages 70, 72, mais ces pontages n'ont pas été
représentés sur la figure 2, afin de permettre de visualiser la partie postérieure
des plages de contact 46, 56. Pour chaque phase, les pontages 70, 72 permettent le
jumelage des pôles adjacents branchés en parallèle, et constituent une boucle de courant
avec les conducteurs situés dans les compartiments polaires jumelés.
[0025] Comme indiqué sur les figures 3 et 5, chacun des pôles intérieurs 26, 32 des phases
latérales est muni d'un transformateur de courant 80, destiné à alimenter un circuit
électronique du disjoncteur. Le transformateur de courant d'alimentation 80 comporte,
de manière connue en soi, un circuit magnétique 82 composé par un empilement de tôles
de transformateur, composant un circuit magnétique autour du conducteur constituant
la plage de contact 56 de l'organe de contact mobile 40, et un bobinage 84 constituant
un enroulement secondaire d'alimentation du circuit électronique du disjoncteur. Le
transformateur de compensation 80 est du type à shunt magnétique à entrefer partiel
ou total, tel que décrit dans le document EP 0 704 867 A. Le circuit magnétique comporte
un circuit principal 83 entourant le conducteur primaire constitué par plage de contact
56. Une portion du circuit magnétique principal 83 constitue un noyau magnétique 85
de l'enroulement secondaire 84. Le circuit magnétique 82 comporte en outre un shunt
magnétique 86 mis en dérivation sur le noyau 85. Ce shunt magnétique comporte un entrefer
87, situé entre une extrémité du shunt 86 et une partie du circuit magnétique principal,
qui relie une zone proche du conducteur primaire et le noyau 85 de l'enroulement secondaire
84. La section du shunt magnétique 86 à proximité de l'entrefer, est supérieure à
la section du circuit magnétique à l'endroit du noyau 85 de l'enroulement secondaire
84. Le circuit magnétique principal 83, le noyau 85 et le shunt 86 forment une même
pièce, constituée par des tôles empilées ou par d'autres matériaux magnétiques.
[0026] Les deux pôles extérieurs des phases latérales sont, quant à eux, dépourvus de transformateurs
de courant d'alimentation, comme le montre la figure 4.
[0027] Chacun des deux pôles 28, 30 de la phase médiane comporte un transformateur de courant
d'alimentation 80a identique aux transformateurs 80, avec un circuit magnétique 82a
et un enroulement secondaire 84a.
[0028] La présence d'au moins un transformateur de courant d'alimentation 80, 80a du circuit
électronique par phase est rendue nécessaire afin d'assurer le fonctionnement de l'électronique
du disjoncteur dans toutes les configurations d'utilisation, et notamment lorsqu'une
seule des trois phases est alimentée.
[0029] Par ailleurs, chacun des compartiments polaires est pourvu d'un tore de mesure 88
dit de Rogowsky entourant la plage de contact, délivrant un signal de faible puissance
proportionnel au courant traversant la plage de contact.
[0030] La figure 6 représente schématiquement le circuit électrique formé par les trois
phases du disjoncteur, branché à un jeu de barres amont 90 et à un jeu de barres aval
92. Pour chaque phase, les pontages 70, 72 sont branchés entre le jeu de barres amont
et le jeu de barres aval de la phase.
[0031] Le schéma électrique correspondant à une phase latérale a été représenté de manière
plus dépouillée sur la figure 7. Lorsque l'on observe le courant traversant la boucle
fermée, représentée sur la figure 7, on peut exprimer les intensités i
1 et i
2 du courant traversant chacune des branches de la boucle en fonction du courant d'alimentation
I entrant dans la boucle, de la manière suivante :

avec (i
1 + i
2) = I et ΔI = ½ (i
1-i
2)
[0032] ΔI représente alors un courant de boucle, qui est nul lorsque les courants sont équilibrés.
[0033] Dans la phase médiane, les deux branches de la boucle de courant sont identiques,
du fait de la présence d'un transformateur de courant 80a dans chaque branche, et
sont soumises à des influences électromagnétiques relativement équilibrées engendrées
par les phases latérales. Par conséquent, le courant se répartit de manière relativement
équilibrée entre les deux branches de la phase médiane.
[0034] Dans chacune des phases latérales, la branche de circuit comportant le compartiment
polaire intérieur (26, respectivement 32) est munie d'un circuit magnétique 82 constitué
par le transformateur de courant d'alimentation 80, qui n'a pas d'équivalent dans
la branche comportant le compartiment extérieur (24, resp. 34). On s'attendrait donc
à une distribution déséquilibrée du courant entre les deux branches, du fait de l'impédance
introduite dans la branche intérieure par le circuit magnétique 82. Or tel n'est pas
le cas : en effet, l'impédance du transformateur de courant 80 ne fait que compenser
le déséquilibre dû aux forces électromotrices induites par les autres phases sur chacune
des branches de la phase en question.
[0035] C'est ce que confirme l'essai reproduit sur la table n°1 avec le disjoncteur de l'invention.
Le disjoncteur fermé était traversé par un courant triphasé de valeur efficace 6300
A par phase, et après stabilisation, au bout de 8 heures de fonctionnement, on a mesuré
l'intensité efficace traversant chaque pôle, ainsi que la température de la plage
de contact fixe :
table 1 :
| disjoncteur selon l'invention |
| phase latérale gauche |
phase médiane |
phase latérale droite |
| pôle extérieur |
pôle intérieur |
pôle gauche |
pôle droit |
pôle intérieur |
pôle extérieur |
| t°=79°C |
t°=86°C |
t°=90°C |
t°=87°C |
t°=83°C |
t°=80°C |
| i1 = 3600A |
i2 = 3000A |
i1 = 3200A |
i2 = 3300A |
i1 = 3100A |
i2 = 3400A |
[0036] A titre de comparaison, on a représenté schématiquement sur la table n°2 les résultats
obtenus dans les mêmes conditions avec un disjoncteur dont les compartiments polaires
extérieurs des phases latérales sont munis de transformateurs de courant d'alimentation
identiques aux transformateurs des compartiments polaires intérieurs. On observe alors
une répartition très déséquilibrée des courants de branches :
table 2 :
| disjoncteur avec un transformateur par pôle |
| phase latérale gauche |
phase médiane |
phase latérale droite |
| pôle extérieur |
pôle intérieur |
pôle gauche |
pôle droit |
pôle intérieur |
pôle extérieur |
| t°=76°C |
t°=97°C |
t°=100°C |
t°=97°C |
t°=110°C |
t°=76°C |
| i1=2500A |
i2=4000A |
i1=3750A |
i2=3500A |
i1=4050A |
i2=2300A |
[0037] Ce déséquilibre est dû aux interactions entre phases, qui se traduisent au niveau
de chaque branche du circuit de courant par une inductance de valeur différente. Le
courant traversant le pôle intérieur s'avère alors toujours plus élevé que le courant
traversant le pôle extérieur correspondant.
[0038] La comparaison montre qu'en ôtant des branches extérieures des phases latérales les
transformateurs de courant d'alimentation, on favorise un rééquilibrage des courants
de branches. En l'occurrence, il y a même en l'espèce une légère surcompensation,
puisque le courant traversant les pôles extérieur est supérieur au courant traversant
les pôles intérieurs des phases latérales. Cela est avantageux, car le pôle extérieur
peut mieux diffuser la chaleur dans l'environnement.
[0039] Il se trouve donc en pratique que l'impédance d'un transformateur de courant d'alimentation
80a tel qu'utilisé habituellement avec ce type de pôle, correspond sensiblement à
l'impédance du circuit magnétique 82 qu'il faut introduire pour rééquilibrer le circuit.
Les transformateurs de courant d'alimentation des phases latérales ont alors également
une fonction de circuit magnétique de compensation. Pour faciliter l'industrialisation,
les transformateurs 80 sont idéalement identiques aux transformateurs 80a de la phase
médiane, qui n'ont pas la fonction de rééquilibrage. Mais il est également possible
de prévoir des transformateurs spécifiques 80, différant des transformateurs 80a par
leur taille ou leur constitution.
[0040] Pour que le rééquilibrage entre les courants des branches polaires entraîne un rééquilibrage
des températures internes des conducteurs dans les compartiments polaires, il est
important que le transformateur de courant 80 servant à la compensation n'engendre
pas par sa présence un échauffement du compartiment polaire correspondant. C'est la
raison pour laquelle on utilise de préférence un circuit magnétique en tôles de transformateur
empilées, permettant de minimiser les courants de Foucault dans le circuit magnétique.
[0041] La structure du circuit magnétique 82 avec un shunt à entrefer 87, offre l'avantage
de permettre de dimensionner séparément le noyau 85 et le shunt 86 pour leur fonction
propre. L'entrefer 87 du shunt 86 provoque en effet un comportement non linéaire du
transformateur : à bas niveau de courant primaire, seule une très faible portion du
flux magnétique peut passer par le shunt 86 et traverser l'entrefer 87; la quasi totalité
du flux passe alors par le noyau magnétique 85. Lorsque le courant primaire I augmente,
la proportion de flux magnétique pouvant passer par le shunt 87 augmente et la proportion
de flux passant par le noyau 85 diminue. Le flux magnétique traversant l'entrefer
augmente très rapidement lorsque l'induction magnétique produite par le courant primaire
circulant dans le conducteur dépasse un certain seuil, qui est déterminé par la taille
et la forme de l'entrefer. Ceci permet de limiter la valeur efficace du courant secondaire
et la puissance dissipée dans le circuit secondaire tout en dimensionnant la masse
magnétique du shunt 86 en fonction de l'inductance de compensation que l'on souhaite
créer dans le pôle intérieur. On peut en particulier dimensionner le shunt de manière
à obtenir ou non, suivant les besoins, une saturation du circuit magnétique pour le
courant assigné du disjoncteur. L'entrefer du shunt peut être total ou partiel. Dans
ce dernier cas, on dispose d'un paramètre de plus pour l'optimisation du comportement
non linéaire du shunt, à savoir la section de la partie du shunt ayant un entrefer
nul.
[0042] Suivant une variante de réalisation, il est possible de disposer le transformateur
de courant de compensation 80 du côté postérieur du socle postérieur du boîtier, en
dehors du compartiment polaire, l'essentiel étant qu'il soit à l'intérieur de la boucle
de courant définie par les deux pontages, sur la branche interne des phases latérales.
Cette disposition permet d'éviter que la présence du transformateur de courant provoque
un échauffement du pôle. On peut alors se passer de disposions constructives spécifiques
limitant l'échauffement du transformateur lui-même.
[0043] Suivant une autre variante de réalisation pour un disjoncteur fixe, chaque pôle est
muni d'un transformateur de courant d'alimentation. Un circuit magnétique de compensation
spécifique est alors ajouté sur les branches internes des boucles de courant des phases
latérales. Dans ce cas, tant pour des contraintes d'encombrement que pour des contraintes
thermiques, il est avantageux de disposer les deux circuits magnétiques sur la face
postérieure du socle postérieur du boîtier du disjoncteur.
[0044] La figure 8 représente un schéma électrique d'un appareillage électrique de coupure
selon un deuxième mode de réalisation de l'invention. Les signes de références utilisés
sont identiques à ceux du premier mode de réalisation, pour les parties identiques.
L'appareillage comporte un châssis dans lequel est apte à coulisser un boîtier de
disjoncteur, entre une position embrochée et une position débrochée. Le disjoncteur
est composé de compartiments polaires semblables à ceux illustrés dans le premier
mode de réalisation de l'invention. Les plages de contacts 46, 56 de chaque pôle sont
reliées à des plages de raccordement 100 supportées par une plaque 102 formant le
fond du châssis, par l'intermédiaire de pinces d'embrochage 104. On a représenté une
pince d'embrochage unique par plage de contact, mais on peut également prévoir une
pluralité de pinces d'embrochage par plage de contact, comme décrit par exemple dans
le document EP 0 926 793. La représentation plane dépliée du schéma électrique de
la figure 8 impose de faire figurer deux fois la plaque 102 de fond du châssis, du
côté amont et du côté aval, mais il est clair qu'en réalité, la réalisation est tridimensionnelle
et il n'existe qu'une seule plaque de fond 102. Les plages de raccordement 100 sont
reliées deux à deux par l'intermédiaire de pontages 106, 108 dont la fonction est
identique à celle des pontages 70, 72 du premier mode de réalisation. Ainsi sont formées
des boucles de courant qui regroupent, pour chaque phase, les pontages 106, 108, les
plages de raccordement 100, les pinces d'embrochage 102, et les organes de contacts
des pôles jumelés.
[0045] Contrairement au premier mode de réalisation de l'invention, tous les compartiments
polaires du disjoncteur sont munis d'un transformateur de courant d'alimentation 80a.
Un circuit magnétique de compensation 110 est en outre disposé dans la branche interne
de chaque phase latérale. Ce circuit magnétique 110 a une inductance permettant de
compenser le déséquilibre dû à l'interaction entre phases.
[0046] Cette variante présente l'intérêt de permettre un équilibrage sur une boucle de dimension
plus importante, incluant les pinces d'embrochage 107 et au moins partiellement les
plages de raccordement 100. Elle permet de plus de disposer le circuit magnétique
d'équilibrage 110 en dehors du boîtier du disjoncteur 10, à un endroit où il a une
faible influence sur la température interne des compartiments polaires. Par contre,
elle nécessite des circuits magnétiques supplémentaires par rapport au premier mode
de réalisation. De plus, elle ne permet pas une fabrication complète en usine. Les
circuits magnétiques de compensation peuvent être disposés soit à l'extérieur du châssis,
comme indiqué sur la figure 7, soit à l'intérieur, sur la face de la plaque 102 faisant
face au disjoncteur 10, voire entre les plages de contact et les pinces.
[0047] Diverses variations sont envisageables. En particulier, le boîtier en matériau isolant
peut être constitué de deux parties, correspondant chacune à un boîtier d'un disjoncteur
triphasé à un pôle par phase, ces deux parties étant assemblées l'une à l'autre comme
décrit dans le document EP 0 320 412.
[0048] L'invention s'applique aussi bien à un appareillage triphasé avec neutre qu'à un
appareillage triphasé sans neutre. Le neutre peut comporter un ou deux compartiments
polaires, situés à côté de l'une de phases latérales. Son influence sur la répartition
des courants en régime permanent est faible et ne nécessite pas de compensation particulière.
[0049] L'appareillage peut être un disjoncteur, un interrupteur, avec ou sans fonction de
sectionnement et, de manière générale, tout appareillage de coupure à très forte intensité
assignée.
[0050] Les tores de mesure, les circuits magnétiques d'alimentation et/ou de compensation
peuvent être disposés indifféremment du côté de l'organe de contact mobile ou du côté
de l'organe de contact fixe. L'essentiel est que les circuits magnétiques servant
à la compensation soient à l'intérieur de la boucle de courant délimitée par les pontages,
sur la branche interne des phases latérales. De même, les tores de mesure, et les
circuits magnétiques d'alimentation et/ou de compensation peuvent être disposés indifféremment
du côté source ou du côté charge.
[0051] Grâce à l'invention, il est possible de dimensionner les circuits magnétiques de
compensation pour obtenir un équilibrage des courants i
1 et i
2 pour une valeur efficace du courant I correspondant au courant assigné (au sens de
la norme CEI 947-2), c'est à dire au calibre du disjoncteur. Il est également possible
de prévoir une compensation partielle, notamment si l'on recherche essentiellement
à homogénéiser les températures à l'intérieur des compartiments polaires. En effet,
on a indiqué que le circuit magnétique est lui-même une source de chaleur qui, si
le circuit est à l'intérieur du compartiment ou autour de la plage de contact, influe
par conduction thermique et/ou rayonnement thermique, sur la température à l'intérieur
du compartiment. Enfin, si le circuit magnétique dissipe peu de chaleur ou s'il est
disposé à l'extérieur des compartiments polaires, il est également possible de prévoir
au contraire une surcompensation, en dimensionnant le circuit magnétique de telle
manière que la valeur efficace de l'intensité du courant dans le pôle interne soit
inférieure à la valeur efficace de l'intensité dans le pôle externe. En effet, le
refroidissement des compartiments polaires extérieurs des phases latérales est plus
facile du fait que sur une face, ils ne sont pas exposés à la chaleur d'un compartiment
adjacent. L'optimal pour l'équilibrage des températures peut donc correspondre à un
courant plus élevé dans le pôle extérieur des phases latérales.
[0052] Enfin, le circuit magnétique n'est pas nécessairement du type à shunt magnétique
à entrefer total ou partiel.
1. Appareillage électrique de coupure triphasé (10) comportant un boîtier en matériau
isolant (11) comportant au moins six compartiments polaires (24, 26, 28, 30, 32, 34)
disposés côte à côte, chaque phase comportant :
- deux pôles adjacents, chaque pôle comportant
- un desdits compartiment polaires (24, 26, 28, 30, 32, 34) et
- une paire d'organes de contact séparables (40, 42) formée par un premier et un deuxième
organe de contact ;
- un premier pontage (70), reliant électriquement les premiers organes de contact
(42) des deux pôles adjacents de ladite phase ;
- un deuxième pontage (72), reliant électriquement les deuxièmes organes de contact
(44) des deux pôles adjacents de ladite phase ;
l'une des trois phases constituant une phase médiane encadrée par les deux autres
phases qui forment chacune une phase latérale, l'un des deux pôles de chaque phase
latérale formant un pôle intérieur dont le compartiment polaire (26, 32) est adjacent
de l'un des compartiments polaires (28, 30) de la phase médiane,
caractérisé en ce que :
- chacun desdits compartiments polaires intérieurs (26, 32) des phases latérales comporte
un circuit magnétique de compensation (82), disposé entre l'un des deux pontages (70,
72) de ladite phase et la paire d'organes de contact (40, 42) dudit compartiment polaire
intérieur (26, 32),
- les deux autres compartiments polaires (24, 34) des deux phases latérales sont dépourvus
de circuits magnétiques de compensation.
2. Appareillage selon la revendication 1 caractérisé en ce que, pour chaque compartiment
polaire intérieur (26, 32), le circuit magnétique de compensation (82) fait partie
d'un transformateur de courant (80) comportant en outre un enroulement secondaire
(84) d'alimentation d'un circuit électronique de l'appareillage.
3. Appareillage selon la revendication 2 caractérisé en ce que, pour chaque pôle intérieur,
le circuit magnétique (82) comporte :
- une partie principale (83) entourant une partie conductrice (56) de l'un des organes
de contact (40, 42), une portion (85) de cette partie principale constituant un noyau
pour l'enroulement secondaire (84), et
- un shunt magnétique (86) disposé en dérivation sur ladite portion (85) constituant
le noyau de l'enroulement secondaire (84), le shunt magnétique (86) comportant un
entrefer total ou partiel.
4. Appareillage selon la revendication 2 caractérisé en ce que, pour chaque compartiment
polaire intérieur (26, 32), ledit transformateur de courant (80) est situé à l'intérieur
dudit compartiment polaire (26, 32).
5. Appareillage selon la revendication 2 caractérisé en ce que, pour chaque compartiment
polaire intérieur (26, 32), ledit transformateur de courant (80) est situé à l'extérieur
dudit compartiment polaire (26, 32).
6. Appareillage selon la revendication 1 caractérisé en ce que le circuit magnétique
de compensation (82) est dimensionné de telle manière que lorsque l'appareillage est
alimenté en régime triphasé équilibré à sa tension assignée, et traversé par son courant
assigné à sa fréquence assignée, chaque circuit magnétique de compensation (82) engendre
dans le compartiment polaire intérieur (26, 32) une impédance telle que l'intensité
du courant traversant le pôle intérieur de chaque phase latérale soit inférieure ou
égale à l'intensité du courant traversant l'autre pôle de la même phase.
7. Appareillage selon la revendication 1 caractérisé en ce que les pontages (70, 72)
sont solidaires du boîtier (11).
8. Appareillage selon la revendication 7 caractérisé en ce que les pontages (70, 72)
sont fixés à l'extérieur des compartiments polaires (24, 26, 28, 30, 32, 34).
9. Appareillage selon la revendication 8 caractérisé en ce que l'appareillage est un
appareillage débrochable et comporte :
- un châssis dans lequel est apte à coulisser le boîtier (11) entre une position embrochée
et une position débrochée,
- des plages de raccordement (100) solidaires du châssis, chaque organe de contact
(40, 42) ayant une des plages de raccordement lui correspondant,
- des pinces d'embrochage (104), chacun desdits organes de contact (40, 42) ayant
une ou plusieurs pinces d'embrochage lui correspondant et qui permettent une liaison
électrique débrochable entre ledit organe de contact (40, 42) et la plage de raccordement
correspondante (100),
lesdits pontages (70, 72) étant disposés de telle manière que pour chaque phase,
le premier pontage (70) relie électriquement les premiers organes de contact (40)
au travers de la ou des pinces d'embrochage (104) correspondant auxdits premiers organes
de contact reliés et que pour chaque phase, le deuxième pontage (72) relie électriquement
les deuxièmes organes de contact (42) au travers de la ou des pinces d'embrochage
(104) correspondant auxdits deuxièmes organes de contact reliés.