[0001] L'invention concerne un chariot pour ouvrant coulissant tel qu'un ouvrant de fenêtre
ou porte-fenêtre coulissante, destiné à être disposé entre des parois extérieure et
intérieure d'un ouvrant (et plus spécialement entre les parois de la traverse inférieure
de l'ouvrant), en vue de supporter l'ouvrant et de coopérer avec un rail fixe afin
d'assurer le coulissement dudit ouvrant le long dudit rail.
[0002] Dans toute la suite, le chariot est décrit dans une position correspondant à sa position
de travail sur le rail avec lequel il coopère. La direction longitudinale et la dimension
longitudinale d'un élément du chariot correspondent respectivement à la direction
du rail fixe et à la dimension dudit élément selon cette direction. Un élément est
qualifié de longitudinal lorsqu'il s'étend principalement dans la direction longitudinale,
sa dimension longitudinale constituant sa principale dimension. Un plan transversal
est un plan perpendiculaire à la direction longitudinale, c'est-à-dire perpendiculaire
au rail fixe lorsque le chariot est en position de travail. La direction transversale
correspond à la direction horizontale perpendiculaire à la direction longitudinale.
Un élément est qualifié de transversal lorsqu'il s'étend principalement dans la direction
transversale. Un élément est qualifié de latéral lorsqu'il s'étend principalement
dans un plan perpendiculaire à la direction transversale, à une extrémité du chariot.
Enfin, la direction dite direction verticale est celle perpendiculaire aux directions
longitudinale et transversale. Il est à noter que le terme "verticale" employé pour
qualifier cette dernière direction ne signifie pas nécessairement que celle-ci soit
véritablement verticale au sens habituel du terme. Il n'est pas exclu en effet d'envisager
l'utilisation du chariot selon l'invention sur un rail fixe non horizontal. La direction,
dite direction verticale par abus de langage, est, y compris dans ce cas particulier,
perpendiculaire au rail fixe. Par extension, un plan est qualifié d'horizontal lorsqu'il
est perpendiculaire à la direction verticale, c'est-à-dire lorsqu'il comprend les
directions longitudinale et transversale.
[0003] Certains chariots connus possèdent un corps métallique adapté pour porter des moyens
de roulement tels qu'un ou plusieurs galets de roulement montés rotatifs sur ledit
corps métallique autour d'axes transversaux. Le corps métallique est rendu directement
solidaire de l'ouvrant par des moyens intégrés audit corps. Ces chariots sont dits
chariots métalliques monoblocs.
[0004] De tels chariots favorisent les conductions thermiques entre les parois extérieure
et intérieure de l'ouvrant créant ainsi un pont thermique indésirable, et ce, même
si ledit ouvrant est muni de profilés à rupture de pont thermique. Afin de réduire
l'importance de ce pont thermique, certains chariots métalliques monoblocs connus
présentent, d'une part, des flasques longitudinaux situés à distance des parois verticales
extérieure et intérieure de l'ouvrant, d'autre part, des flasques transversaux extrêmes
ou intermédiaires s'étendant entre lesdites parois verticales de l'ouvrant afin d'assurer
un guidage transversal du chariot sur le rail fixe (voir notamment FR 2 751 367).
De tels chariots métalliques monoblocs, en ménageant une lame d'air entre chacun des
flasques longitudinaux et la paroi verticale de l'ouvrant en regard, permettent de
limiter les conductions thermiques indésirables, mais ne suppriment pas totalement
celles-ci en raison des ponts thermiques existants au niveau des flasques transversaux
(dont les bords latéraux sont en contact avec les parois intérieure et extérieure
de l'ouvrant ou à proximité immédiate de celles-ci).
[0005] De plus, ces chariots métalliques monoblocs, en étant en contact à la fois avec la
paroi intérieure du coulissant exposée à des températures douces et avec la paroi
extérieure du coulissant exposée à des températures froides, conduisent à des phénomènes
de condensation.
[0006] D'autres chariots connus sont composés d'un corps monobloc en matériau synthétique
isolant injecté, palliant ainsi les inconvénients précités induits par les chariots
métalliques. Mais ces chariots en matériau isolant présentent l'inconvénient de posséder
une structure moins rigide et moins pérenne que celle des chariots métalliques. Ils
ne peuvent dons supporter des poids comparables et subissent parfois des déformations
suite à une utilisation prolongée. Ces chariots sont par conséquent utilisés pour
des fenêtres ou portes-fenêtres de poids limité ; et leur durée de vie reste insuffisante.
Ils sont par ailleurs fabriqués par injection de matière synthétique dans un moule
qui correspond à un unique type de traverse d'ouvrant, de dimensions données. Il en
résulte pour le fabricant l'obligation de prévoir autant de moules différents que
de modèles de traverse d'ouvrant. Cette multiplication des gammes entraîne des surcoûts
élevés de production, et notamment de matériel, de gestion de production, de stockage...
[0007] Par ailleurs, FR 2 376 280 propose un chariot comprenant un corps métallique sur
lequel viennent s'emboîter des cales d'épaisseur s'étendant transversalement en saillie
du corps métallique, en vue d'adapter le chariot aux dimensions -et notamment à la
dimension transversale- de la traverse de l'ouvrant. Les cales d'épaisseur, dont le
matériau constitutif est indifférent selon l'enseignement de ce brevet, sont insérées
à une extrémité dans des logements du corps métallique prévus à cet effet. L'ouvrant
repose par ailleurs, en un point médian d'une entretoise supérieure reliant ses parois
verticales extérieure et intérieure, sur une vis d'immobilisation agencée verticalement
dans le corps métallique. L'intégralité du poids de l'ouvrant est ainsi transmise
au chariot à ce point médian de l'entretoise. Un tel chariot, s'il est utilisable
pour des ouvrants entièrement métalliques, n'est en revanche pas compatible avec un
ouvrant à rupture de pont thermique dont l'entretoise est en matériau synthétique
isolant, trop peu rigide pour supporter le poids de l'ouvrant.
[0008] La présente invention se propose de pallier les inconvénients susmentionnés. Elle
vise notamment à proposer un chariot pour ouvrant coulissant présentant à la fois
d'excellentes caractéristiques mécaniques (résistance au poids de l'ouvrant et aux
efforts dynamiques en fonctionnement) et une bonne résistance thermique. L'invention
vise entre autres à proposer un chariot assurant une parfaite isolation entre la paroi
verticale extérieure et la paroi verticale intérieure de la traverse de l'ouvrant.
[0009] Un autre objectif de l'invention est de proposer un chariot particulièrement adapté
à un ouvrant à rupture de pont thermique, qui, de façon connue et courante, possède
deux épaulements horizontaux latéraux supérieurs sur ses parois verticales métalliques
en vue de reposer sur le chariot.
[0010] Un autre objectif de l'invention est de proposer des chariots de conception simple,
standardisée et adaptée pour la fabrication à coût réduit de différents modèles correspondant
à différentes tailles d'ouvrant. A cet égard, l'invention vise également un procédé
de fabrication desdits chariots permettant, à partir de mêmes profilés, de fabriquer
des chariots de taille et de destination différentes. Le procédé selon l'invention
vise ainsi à réduire et optimiser les coûts de fabrication des chariots.
[0011] A cet effet, l'invention concerne un chariot pour ouvrant coulissant - notamment
adapté à un ouvrant à rupture de pont thermique possédant deux parois (verticales
ou au moins sensiblement verticales) en regard thermiquement isolées l'une de l'autre-
destiné à permettre une translation dudit ouvrant le long d'un rail fixe, ledit chariot
comprenant au moins un corps métallique rigide, des moyens de roulement montés rotatifs
sur le corps métallique autour d'au moins un axe de rotation transversal et adaptés
pour coopérer avec le rail fixe, et des moyens de support de l'ouvrant, caractérisé
en ce que lesdits moyens de support comprennent :
- au moins un élément support en matériau rigide thermiquement isolant, adapté pour
maintenir et supporter ledit ouvrant,
- des moyens d'assemblage de chaque élément support à au moins un corps métallique,
adaptés pour que l'ouvrant soit porté par le(s) corps métallique(s) par l'intermédiaire
du(des) élément(s) support(s).
[0012] Les moyens d'assemblage sont en particulier adaptés pour réaliser un blocage relatif
en translation verticale de l'élément support par rapport au corps métallique associé
dans au moins un sens (celui correspondant à la gravité), de sorte que l'élément support
soumis au poids de l'ouvrant et le corps métallique soumis, par l'intermédiaire des
moyens de roulement en contact avec le rail, à une réaction opposée dudit rail restent
solidaires. Ces moyens d'assemblage sont éventuellement adaptés pour, dans une version
de l'invention, réaliser une liaison rigide (dans toutes les directions) entre l'élément
support et le corps métallique associé.
[0013] Par ailleurs, grâce à l'invention, dans le cas d'un ouvrant à rupture de pont thermique,
les deux épaulements horizontaux latéraux supérieurs de liaison avec le chariot, ménagés
sur les parois verticales de l'ouvrant, reposent sur des éléments en matériau isolant.
En conséquence, aucun transfert thermique ne s'effectue entre le chariot et lesdites
parois au niveau de ces épaulements latéraux supérieurs.
[0014] Avantageusement et selon l'invention, outre les moyens de support de l'ouvrant, le
chariot comprend également des moyens d'immobilisation du chariot dans la traverse
de l'ouvrant en vue d'interdire le glissement relatif du chariot et de l'ouvrant selon
la direction longitudinale. Lesdits moyens d'immobilisation comprennent par exemple,
d'une part, au moins une vis pointeau agencée verticalement pour venir en appui contre
une entretoise transversale supérieure de l'ouvrant, d'autre part, sur au moins un
élément support, des moyens de butée verticale inférieurs adaptés pour reposer sur
au moins un épaulement horizontal latéral inférieur d'une paroi verticale de l'ouvrant.
Le serrage de la vis pointeau permet d'immobiliser le chariot en hauteur à l'intérieur
de la traverse de l'ouvrant par appui des moyens de butée verticale inférieurs sur
le ou les épaulements latéraux inférieurs. Cette immobilisation sous contrainte rend
également solidaires le chariot et l'ouvrant en translation selon la direction longitudinale.
[0015] Selon l'invention, dans le cas d'un ouvrant à rupture de pont thermique, les parties
métalliques de l'ouvrant (parois verticales extérieure et intérieure, et notamment
épaulements latéraux inférieurs et supérieurs) sont donc uniquement en contact avec
les éléments supports en matériau isolant ; et les parties métalliques du chariot
en contact avec l'ouvrant (vis pointeau) sont uniquement en contact avec des parties
de l'ouvrant en matériau synthétique isolant (entretoise transversale supérieure).
Le pont thermique créé par les chariots antérieurs est par conséquent supprimé.
[0016] Dans un mode de réalisation préférentiel, chaque élément support est constitué par
une platine transversale dotée d'une face supérieure de réception et de support de
l'ouvrant, ledit élément support faisant saillie de chaque côté du corps métallique
en vue de réaliser un guidage latéral du chariot entre les parois verticales de l'ouvrant.
[0017] Dans un mode de réalisation avantageux de l'invention, le chariot comprend un unique
corps métallique et deux éléments supports assemblés chacun à une extrémité longitudinale
du corps métallique. Selon l'invention, les moyens d'assemblage des éléments supports
et du corps métallique sont adaptés pour permettre de transmettre le poids de l'ouvrant,
intégralement supporté par lesdits éléments supports, au corps métallique et aux moyens
de roulement en contact avec le rail. A cet effet, dans un mode de réalisation avantageux
de l'invention, le corps métallique et chaque élément support présentent des structures
d'emboîtement conjuguées à surfaces de contact verticales en vue de leur solidarisation,
et dès moyens de blocage vertical sont associés auxdites structures d'emboîtement
en vue d'interdire le glissement vertical relatif du corps métallique et dudit élément
support dans un sens au moins correspondant à la gravité.
[0018] En particulier, les structures d'emboîtement conjuguées du corps métallique et de
l'élément support peuvent présenter une section horizontale en forme de queue d'aronde,
qui permet de solidariser le corps métallique et l'élément support en translation
selon la direction longitudinale et d'assurer un guidage vertical desdites pièces
entre elles. Lesdites structures d'emboîtement conjuguées sont éventuellement serties
l'une dans l'autre, en vue de solidariser le corps métallique et l'élément support
en translation selon la direction verticale.
[0019] Dans un mode de réalisation de l'invention, les moyens de blocage vertical comprennent,
en une zone au moins des surfaces verticales de contact du corps métallique et de
l'élément support, un renfoncement formant butée verticale ménagé dans lesdites surfaces
verticales de contact. Ce renfoncement est en particulier obtenu par déformation conjointe
des surfaces verticales de contact par sertissage en une zone donnée.
[0020] Dans une variante, les moyens de blocage vertical comprennent une pièce rapportée
intermédiaire entre l'élément support et le corps métallique, présentant au moins
un épaulement formant butée verticale encastré dans l'élément support et un épaulement
formant butée verticale encastré dans le corps métallique. L'élément support et le
corps métallique sont ainsi, de façon indirecte, maintenus solidaires en translation
selon la direction verticale dans un sens au moins. Si lesdits épaulements de la pièce
intermédiaire présentent la forme de collets ou de languettes, l'élément support et
le corps métallique sont alors solidaires en translation selon la direction verticale
dans les deux sens.
[0021] Dans un mode de réalisation avantageux, la pièce intermédiaire de blocage vertical
est une vis, dite vis de blocage, agencée verticalement entre l'élément support et
le corps métallique dans un filetage formé de deux demi-filetages accolés ménagés
sur les surfaces de contact respectivement du corps métallique et de l'élément support.
Chaque filet de la vis de blocage présente ainsi un premier demi-filet encastré dans
le corps métallique constituant une butée verticale empêchant le glissement vertical
du corps métallique par rapport à la vis de blocage, et un second demi-filet encastré
dans l'élément support constituant une butée verticale empêchant le glissement vertical
de l'élément support par rapport à la vis de blocage. Chaque filet de la vis agit
ainsi comme un collet horizontal encastré pour partie dans le corps métallique et
pour partie dans l'élément support.
[0022] Dans un mode de réalisation avantageux, la vis de blocage vertical et la vis pointeau
sus-mentionnée sont constituées par une même vis adaptée pour réaliser à la fois le
blocage vertical de l'élément support sur le corps métallique et l'immobilisation
du chariot dans l'ouvrant.
[0023] Avantageusement et selon l'invention, le chariot comprend des moyens d'ajustement
de la position de l'axe de rotation des moyens de roulement par rapport au corps métallique.
[0024] Dans un premier mode de réalisation dans lequel les moyens de roulement comprennent
un unique galet, les moyens d'ajustement comprennent préférentiellement une chape
intérieure, dite étrier, sur laquelle le galet est monté rotatif, un pivot par lequel
l'étrier est monté pivotant sur le corps métallique, des moyens de butée verticale
adaptés pour limiter le débattement vers le haut de l'étrier, et des moyens de réglage
de la position desdits moyens de butée verticale. En particulier, les moyens de butée
verticale et les moyens de réglage associés comprennent une butée adaptée pour venir
au contact d'un chant incliné de l'étrier et portée par une vis de réglage longitudinale
vissée au travers d'une extrémité longitudinale du corps métallique et de l'élément
support adjacent. Le pivotement de l'étrier autour du pivot de montage permet de faire
varier la position de l'axe de rotation du galet par rapport au corps métallique,
et, par conséquent, de faire varier la hauteur totale du chariot pour l'adapter à
tout type d'ouvrant. En position de travail, le galet de roulement subit de la part
du rail fixe une force verticale vers le haut en réaction du poids de l'ouvrant, force
qui tend à faire pivoter l'étrier vers le haut. Le pivotement de l'étrier est limité
par la butée verticale offerte par la vis longitudinale s'appuyant sur le chant incliné
de l'étrier. L'étrier, et par conséquent le galet, sont ainsi bloqués à une hauteur
donnée (qui est fonction du serrage de la vis de réglage longitudinale).
[0025] Dans un second mode de réalisation dans lequel les moyens de roulement comprennent
deux galets, les moyens d'ajustement comprennent préférentiellement une chape intérieure,
dite étrier, sur laquelle les galets sont montés rotatifs, des moyens de montage de
l'étrier sur le corps métallique adaptés pour permettre une translation dudit étrier
selon une direction ayant une composante verticale et une composante longitudinale,
des moyens de butée adaptés pour assujettir longitudinalement l'étrier, et des moyens
de réglage de la position desdits moyens de butée. En particulier, les moyens de montage
de l'étrier comprennent un arbre support sur lequel l'étrier est rigidement fixé,
et deux glissières inclinées portant les extrémités dudit arbre support, ménagées
dans les flasques latéraux du corps métallique ; et les moyens de butée comprennent
une butée adaptée pour venir au contact d'un chant de l'étrier et portée par une vis
de réglage longitudinale vissée au travers d'une extrémité longitudinale du corps
métallique et de l'élément support adjacent. La force verticale dirigée vers le haut
que subissent les galets de roulement en position de travail tend à faire coulisser
vers le haut, le long des glissières, l'arbre support portant l'étrier. Lesdites glissières
n'étant pas verticales, l'arbre support, assujetti longitudinalement par la butée
offerte par la vis longitudinale, vient en butée contre les bords supérieurs inclinés
des deux glissières et est ainsi bloqué à une hauteur donnée (qui est fonction du
serrage de la vis de réglage longitudinale).
[0026] Chaque extrémité de l'arbre support présente par ailleurs avantageusement une section
adaptée pour permettre un pivotement angulaire limité de l'arbre support dans les
glissières inclinées associées, plus amplement décrite ci-après.
[0027] L'invention s'étend à un procédé de fabrication d'un chariot pour ouvrant coulissant,
comprenant un corps métallique, des moyens de roulement montés rotatifs sur le corps
métallique, des moyens de support de l'ouvrant, lesdits moyens de support comprenant
au moins un élément support transversal en matériau isolant, rigidement fixé sur une
extrémité longitudinale du corps métallique par des structures d'emboîtement conjuguées
serties l'une dans l'autre et des moyens de blocage vertical, ledit procédé étant
caractérisé en ce que :
- on utilise un profilé métallique dont la section transversale correspond à la section
selon un plan horizontal du corps métallique,
- on utilise un profilé en matériau isolant dont la section transversale correspond
à la section selon un plan horizontal de l'élément support,
- on assemble de façon rigide le profilé métallique avec le profilé isolant en emboîtant
leurs structures d'emboîtement conjuguées et en sertissant lesdites structures d'emboîtement
l'une dans l'autre, de façon à former un profilé bicomposant (dans le cas de structures
d'emboîtement conjuguées en forme de queue d'aronde, le profilé métallique possédant
une paire de nervures latérales en regard l'une de l'autre destinées à encadrer une
nervure centrale en forme de queue d'aronde du profilé isolant, l'opération de sertissage
est avantageusement réalisée par moletage, sur toute la longueur du profilé métallique,
de la base d'une des ses nervures latérales et plaquage sous contrainte de ladite
nervure latérale contre la nervure centrale du profilé isolant),
- on tronçonne transversalement ledit profilé bicomposant de sorte que la dimension
de chaque tronçon, selon la direction longitudinale dudit profilé bicomposant, corresponde
à la hauteur du chariot, chaque tronçon obtenu correspondant à un chariot,
- on met en place les moyens de blocage vertical sur chacun des chariots,
- on monte les moyens de roulement sur le corps métallique de chacun des chariots,
- facultativement, dans le cas d'un élément support s'étendant transversalement de façon
à présenter des extrémités latérales en saillie par rapport au corps métallique, on
coupe verticalement les extrémités latérales de l'élément support d'un chariot de
façon à adapter sa dimension transversale à celle d'un ouvrant donné.
[0028] Ainsi, à partir d'un unique profilé métallique et d'un unique profilé isolant, on
peut fabriquer des chariots de hauteur différente (en variant la dimension des tronçons,
selon la direction longitudinale du profilé bicomposant) et de dimension transversale
différente (en utilisant un profilé isolant adapté pour des ouvrants de grande dimension
transversale et en réduisant la dimension transversale des éléments supports du chariot
par découpage de leurs extrémités latérales). Les coûts de revient des chariots sont
ainsi réduits de façon substantielle : modèle unique de produits premiers (profilés),
réduction du temps de fabrication, des coûts de stockage et de gestion de production...
[0029] Le sertissage des profilés respectivement métallique et isolant avant usinage permet
d'obtenir un profilé bicomposant indissociable, particulièrement adapté à un usinage
en série. En pratique, on utilise préférentiellement des profilés métalliques et isolants
d'une longueur de 6 mètres. Il est à noter que l'invention prévoit également la possibilité
de tronçonner le profilé métallique et le profilé isolant indépendamment l'un de l'autre,
avant assemblage. Cette variante du procédé est cependant moins avantageuse en terme
de productivité et de coût. A noter enfin que l'adaptation du chariot à l'ouvrant
auquel il est destiné peut éventuellement être effectuée sur chantier.
[0030] D'autres buts, caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture
de la description suivante qui se réfère aux figures annexées représentant des modes
de réalisation préférentiels de l'invention donnés uniquement à titre d'exemples non
limitatifs, et dans lesquelles :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un mode de réalisation d'un chariot selon
l'invention,
- la figure 2 est une coupe transversale du mode de réalisation précédent, réalisée
au niveau de la zone de rencontre du corps métallique et d'un élément support (platine),
- la figure 3 est une coupe transversale, réalisée au niveau de l'axe de rotation du
galet de roulement, d'un mode de réalisation de l'invention en position de travail
sur un rail fixe et inséré dans la traverse d'un ouvrant dont une partie seulement
est représentée,
- la figure 4 est une vue de dessous d'un autre mode de réalisation de l'invention,
- la figure 5 est une coupe longitudinale verticale vue en perspective du mode de réalisation
précédent,
- la figure 6 est une coupe longitudinale verticale vue en perspective d'un autre mode
de réalisation de l'invention, dit chariot simple réglable,
- la figure 7 est une coupe longitudinale verticale vue en perspective d'un autre mode
de réalisation de l'invention, dit chariot double fixe,
- la figure 8 est une coupe longitudinale verticale vue en perspective d'un autre mode
de réalisation de l'invention, dit chariot double réglable,
- la figure 9 est une vue de côté du mode de réalisation précédent.
[0031] La figure 1 et 2 représentent un chariot simple fixe conforme à l'invention, comprenant
un corps métallique 1, deux platines transversales extrêmes 2 et 3, et un galet de
roulement 4. Ledit galet de roulement est monté rotatif sur les flasques latéraux
la et 1b du corps métallique 1 par l'intermédiaire d'un arbre support transversal
(non visible sur cette figure) sur lequel il est monté libre en rotation. Chaque extrémité
axiale dudit arbre support est logée dans une rainure verticale 5a (respectivement
5b) ménagée dans le flasque en regard la (respectivement 1b) et assujettissant l'arbre
dans la direction longitudinale. Ladite extrémité axiale est par ailleurs maintenue
dans la direction verticale par un renfoncement supérieur 6a et deux points de renfoncement
inférieurs 7a et 8a du flasque la, réalisés par poinçonnement latéral de la face extérieure
du flasque la (respectivement 1b).
[0032] Chaque extrémité longitudinale du corps métallique présente une mortaise ayant globalement
la forme d'une queue d'aronde et formant une structure d'emboîtement avec la platine
en regard. Ladite structure d'emboîtement présente une nervure verticale centrale
12, deux nervures verticales intermédiaires 11a et 11b situées dans le prolongement
selon la direction transversale de la nervure centrale 12 et en retrait selon la direction
longitudinale par rapport à ladite nervure centrale 12, et deux nervures verticales
latérales extrêmes 9a et 9b venant en saillie selon la direction longitudinale par
rapport à la nervure centrale 12 et séparées des nervures intermédiaires 1 la et 11b
dans la direction transversale par deux rainures verticales 10a et 10b.
[0033] Chaque platine 2 (ou 3) présente une extrémité longitudinale comprenant un tenon
ayant globalement la forme d'une queue d'aronde. Ce tenon forme une structure d'emboîtement
adaptée pour venir s'emboîter dans la structure d'emboîtement du corps métallique
1 précédemment décrite. Il comprend plus particulièrement deux nervures verticales
latérales 14a et 14b adaptées pour s'insérer respectivement dans les rainures 10a
et lOb du corps métallique, et une entretoise 15 s'étendant transversalement entre
les deux nervures latérales 14a et 14b et adaptée pour, à sa partie centrale, venir
contre la rainure centrale 12 du corps métallique. Lesdites entretoise 15 et nervures
latérales 14a et 14b de la platine 2 délimitent donc, avec la nervure centrale 12
et les nervures intermédiaires 1 la et 11b du corps métallique 1, deux réservations
verticales 13a et 13b dont la fonction sera décrite ci-après.
[0034] La platine 2 et le corps métallique 1 ci-dessus décrits sont rendus solidaires en
translation selon la direction verticale par moletage puis sertissage de la nervure
latérale extrême 9b du corps métallique 1 contre la nervure latérale 14b adjacente
de la platine 2. La liaison par frottement ainsi obtenue est renforcée par deux renfoncements
16a et 16b constituant des moyens de blocage vertical de part et d'autre du chariot.
Les renfoncements 16a et 16b sont obtenus par déformation conjointe des nervures adjacentes
9a et 14a d'une part, et 9b et 14b d'autre part, de façon à former deux butées verticales
latérales dans le plan 17 (voir figure 2). Cette déformation conjointe est rendue
possible grâce aux formes respectives des structures d'emboîtement de la platine 2
et du corps métallique 1 qui préservent deux réservations verticales 13a et 13b à
l'intérieur desquelles viennent se loger les renfoncements 16a et 16b.
[0035] A noter que la platine 2 (ou 3) et le corps métallique 1 sont rendus solidaires en
translation selon la direction longitudinale par leurs structures d'emboîtement conjuguées
en forme de queue d'aronde.
[0036] Chaque platine extrême 2 (respectivement 3) s'étend transversalement en saillie du
corps métallique 1 pour former deux bras de guidage latéraux 2a et 2b (respectivement
3a et 3b), adaptés pour guider transversalement le chariot à l'intérieur de la traverse
de l'ouvrant lors de sa mise en place et pour guider transversalement celui-ci sur
le rail fixe lors du coulissement de la fenêtre. A cet effet, la distance entre les
bords latéraux des bras de guidage 2a et 2b (ou 3a et 3b) est égale, au jeu fonctionnel
près, à l'écartement des parois latérales 22a et 22b de la traverse de l'ouvrant (visibles
sur la figure 3).
[0037] La platine 2 (respectivement 3) comprend à sa partie centrale une réservation verticale
18 (respectivement 19) adaptée pour recevoir une vis pointeau destinée à venir en
appui contre un élément transversal 21 de la traverse 20 de l'ouvrant (voir figure
3), en vue d'assurer une immobilisation verticale du chariot à l'intérieur de la cavité
délimitée par les parois latérales 22a et 22b, deux épaulements horizontaux supérieurs
23a et 23b et deux épaulements horizontaux inférieurs 73a et 73b de l'ouvrant (voir
figure 3). Cette immobilisation verticale permet également de solidariser le chariot
et l'ouvrant en translation selon la direction longitudinale. A noter qu'une seule
vis pointeau est nécessaire et qu'un chariot possédant une platine avec réservation
pour vis pointeau et une platine opposée pleine est conforme à l'invention.
[0038] La figure 3 représente, en coupe selon le plan BB', le chariot précédemment décrit
en position dans la traverse d'un ouvrant à rupture de pont thermique. Le chariot
est inséré entre deux parois latérales 22a et 22b de la traverse de l'ouvrant et son
galet de roulement repose sur un rail fixe 74 du dormant de la fenêtre ou porte-fenêtre.
Lesdites parois 22a et 22b présentent chacune un épaulement horizontal supérieur 23a,
23b qui permet à l'ouvrant de reposer sur le chariot et plus précisément sur chacune
des platines 2 et 3. Les parties éventuellement métalliques (et notamment en aluminium)
de l'ouvrant sont donc uniquement en contact avec les platines 2 et 3 du chariot qui
sont en matériau thermiquement isolant. A noter que l'élément transversal 21 de l'ouvrant,
dit entretoise, qui repose sur la vis pointeau métallique 18, est de façon connue
et courante en matériau synthétique isolant. Le chariot selon l'invention assure donc
une parfaite isolation thermique entre les parois extérieure et intérieure 22a et
22b de l'ouvrant, et suppriment les ponts thermiques qui apparaissent entre lesdites
parois avec les chariots antérieurs.
[0039] Les figures 4 et 5 représentent un deuxième mode de réalisation de chariot conforme
à l'invention, comprenant un corps métallique 24, un galet de roulement 27 et deux
platines supports extrêmes 25 et 26 isolantes. Le galet est monté sur les flasques
latéraux du corps métallique 24 de façon similaire au premier mode de réalisation
représenté sur les figures 1 à 3. Chaque platine 25 (respectivement 26) présente une
extrémité longitudinale 28 (respectivement 29) d'assemblage avec le corps métallique
24 en queue d'aronde, adaptée pour venir s'encastrer dans une mortaise 30 (respectivement
31) de forme complémentaire ménagée dans l'extrémité longitudinale en regard dudit
corps métallique 24.
[0040] Comme dans l'exemple précédemment décrit, l'une des nervures latérales extrêmes 32
(resp. 33) délimitant la mortaise 30 (resp. 31) est moletée verticalement à sa base
34 (resp. 35) et sertie contre l'extrémité en queue d'aronde 28 (resp. 29) de la platine
25 (resp.26). Cette opération permet de rendre solidaire la platine et le corps métallique
en translation selon la direction verticale.
[0041] La liaison par frottement ainsi obtenue est cependant insuffisante pour permettre
à la platine de transmettre intégralement le poids de l'ouvrant au corps métallique
24, et empêcher tout glissement vertical relatif de la platine et du corps métallique.
Comme précédemment, elle est donc renforcée par des moyens de blocage vertical, comprenant
dans le présent exemple une vis de blocage 38 (resp. 39) agencée entre la platine
25 (resp. 26) et le corps métallique 24 dans un filetage 36 (resp. 37) gravé pour
partie dans la platine 25 (resp. 26) et pour partie dans le corps métallique 24 en
regard. Chaque filet 40, 41 de la vis de blocage 38 (ou 39) agit comme une cheville
horizontale en forme de disque. Cette cheville est formée de deux demi-disques, l'un
s'encastrant horizontalement dans la platine 25 sur une demi-couronne d'épaisseur
radiale égale à la profondeur du filet 40, 41, et l'autre s'encastrant horizontalement
dans le corps métallique 24 sur une demi-couronne de même épaisseur radiale. Il est
à noter que la vis de blocage peut être excentrée par rapport au plan CC' et présenter
une portion de ses filets 40, 41 plus importante dans le corps métallique 24 ou inversement
dans la platine 25.
[0042] Dans ce deuxième mode de réalisation de l'invention, la platine 25 (ou 26) est donc
rigidement liée au corps métallique 24 par une pluralité de chevilles horizontales
formant butée verticale. Un tel chariot est particulièrement adapté pour supporter
des ouvrants de fenêtre ou de porte-fenêtre lourds, puisque le poids de l'ouvrant
est réparti sur une pluralité de butées verticales pour être transmis aux galets de
roulement (par l'intermédiaire du corps métallique). Un tel chariot peut en particulier
supporter un poids au moins égal à 400 kg. Il est par ailleurs simple de réalisation
: les diverses nervures et rainures des profilés du corps métallique 1 et des platines
2 et 3 du premier mode de réalisation décrit sont ici remplacées par de simples profilés
en queue d'aronde ne présentant qu'une seule rainure verticale de réception de la
vis de blocage. Il est par ailleurs à noter que l'une ou les deux vis 38, 39 peuvent
également faire office de vis d'immobilisation du chariot sur l'ouvrant (vis pointeau).
[0043] La figure 6 représente un troisième mode de réalisation de l'invention, à savoir
un chariot simple (c'est-à-dire muni d'un seul galet de roulement) réglable : les
moyens de montage du galet de roulement 42 sur le corps métallique 43 sont en effet
adaptés pour permettre le réglage de la position -et notamment de la hauteur- de l'axe
transversal de rotation du galet 42. A cet effet, le chariot comprend un étrier 44
portant l'arbre 45 support du galet 42. L'étrier 44 est montée sur un flasque latéral
du corps métallique 43 à une de ses extrémités longitudinales par un pivot 46 d'axe
transversal permettant à l'ensemble étrier 44 + arbre 45 + galet 42 de pivoter autour
dudit axe de façon à faire varier la position de l'axe de rotation du galet 42 par
rapport au corps métallique 43.
[0044] A son autre extrémité longitudinale, l'étrier 44 présente un chant transversal 47
incliné à 45° par rapport à la direction verticale. Le chariot comprend par ailleurs
une vis horizontale longitudinale 48, traversant la platine 49 et le corps métallique
43 et présentant une tête 51 de manoeuvre et un talon de butée 52 venant en appui
contre le chant incliné 47. Le talon 52 fait donc office de butée verticale pour l'étrier
: il empêche l'extrémité longitudinale de l'étrier à chant incliné 47 de remonter
vers le haut en pivotant autour de l'axe 46 sous l'action de la poussé verticale que
subit le galet de la part du rail fixe lorsque le chariot est en position de travail
et que les platines 49 et 50 supportent l'ouvrant. Si l'on visse la vis 48 par l'intermédiaire
de la tête de manoeuvre 51, le plan incliné 47 et donc l'axe de rotation du galet
42 sont déplacés vers le bas par pivotement de l'étrier 44 autour de l'axe 46. A contrario,
un dévissage de ladite vis 48 permet de déplacer vers le haut la position de l'axe
de rotation du galet 42. Le réglage de la position de l'axe de rotation du galet de
roulement permet d'adapter le chariot à tous les types d'ouvrants.
[0045] Il est à noter que la vis 48 assure également la fixation de la platine 49 sur le
corps métallique 43 et rend ces derniers parfaitement solidaires en translation selon
les directions longitudinale et verticale. La platine 50 opposée est reliée au corps
métallique 43 par des moyens similaires à ceux du deuxième exemple illustré sur les
figures 4 et 5 (vis de blocage).
[0046] La figure 7 représente un quatrième mode de réalisation de l'invention, dit chariot
double fixe, comprenant un corps métallique 54, deux platines supports isolantes transversales
extrêmes 55 et 56 fixées sur les extrémités longitudinales du corps métallique 54
par des vis de blocage 57 et 58 comme expliqué précédemment, et deux galets 59 et
60 montés rotatifs respectivement sur deux arbres transversaux 61 et 62. Les arbres
transversaux 61 et 62 sont fixés à leurs extrémités axiales sur un étrier double 63
monté sur le corps métallique 54 par l'intermédiaire d'un arbre support transversal
64. L'arbre support -et par conséquent l'étrier 63 solidaire- est monté pivotant sur
le corps métallique 54. Cette dernière caractéristique permet aux deux galets de rester
constamment en contact avec le rail fixe lorsque le chariot est en position de travail,
ce même si ledit rail n'est pas parfaitement plan. La présence des deux galets permet
par ailleurs de répartir le poids de l'ouvrant supporté par le chariot sur deux arbres
supports. Un tel chariot peut donc supporter des charges plus importantes, ce qui
offre la possibilité d'utiliser des baies vitrées de grandes dimensions.
[0047] Les figures 8 et 9 représentent un cinquième mode de réalisation de l'invention,
dit chariot double réglable, comprenant un corps métallique 65, deux platines supports
isolantes extrêmes 66 et 67, deux galets 69 et 70 montés rotatifs sur un étrier 68
de façon similaire au quatrième mode de réalisation. L'étrier 68 est monté fixe sur
un arbre support transversal 71 dont chaque extrémité axiale est engagée dans une
réservation 72 ménagée dans le flasque latéral correspondant du corps métallique 65.
Ladite réservation 72 forme une glissière de guidage inclinée, le long de laquelle
l'arbre support 71 peut coulisser. Il est ainsi possible de translater l'étrier selon
une direction faisant un angle de 45° avec la verticale, et d'ajuster par-là même
la position des galets 69 et 70 par rapport au corps métallique 65 et donc la hauteur
totale du chariot.
[0048] L'arbre support 71, et donc l'étrier 68 solidaire, sont maintenus à la hauteur souhaitée
par des moyens de butée et des moyens de réglage associés comprenant une vis 73 traversant
longitudinalement la platine 66 et l'extrémité longitudinale du corps métallique 65
en regard. La vis 73 comprend une tête de manoeuvre 74 et un talon de butée 75 en
appui contre l'extrémité longitudinale 76 de l'étrier 68 qui s'étend globalement verticalement.
Lorsque le chariot est en position de travail, les galets, et par conséquent l'étrier
68 et l'arbre support 71, subissent une force verticale vers le haut de la part du
rail fixe, en réaction du poids du coulissant supporté et transmis par les platines
66 et 67. L'étrier 68 étant maintenu longitudinalement par la vis 73, l'arbre support
71 vient en butée contre le bord supérieur 72a de la réservation 72. L'étrier est
ainsi bloqué verticalement.
[0049] Un tel chariot présente de plus l'avantage suivant : la forme de l'arbre support
71 est adaptée pour permettre une légère rotation dudit arbre, et donc de l'étrier
68 et des galets 69 et 70, dans la réservation 72. L'arbre support 71 possède à cet
effet une section polygonale présentant un encombrement minimum e légèrement inférieur
à la largeur L de la réservation 72 prise perpendiculairement à ses bords inclinés
(la différence entre ces deux dimensions est trop faible pour être visible sur la
figure 9), et un encombrement maximal E légèrement supérieur à ladite largeur L. L'arbre
peut ainsi osciller entre deux positions extrêmes dans lesquelles il est en contact
en un point avec chacun des bords supérieur 72a et inférieur 72b de la réservation.
Cette caractéristique permet de maintenir les deux galets 69 et 70 constamment en
contact avec le rail fixe, y compris dans le cas d'un défaut de planéité dudit rail
ou d'un défaut de parallélisme entre le rail et l'ouvrant.
[0050] Il va de soi que l'invention peut faire l'objet de nombreuses variantes par rapport
aux modes de réalisation préférentiels précédemment décrits et représentés sur les
figures.
1. Chariot pour ouvrant coulissant -notamment adapté à un ouvrant (20) à rupture de
pont thermique possédant deux parois métalliques (22a, 22b) en regard thermiquement
isolées l'une de l'autre- destiné à permettre une translation dudit ouvrant (20) le
long d'un rail fixe (74), ledit chariot comprenant au moins un corps métallique rigide
(-1 ; 24 ; 43 ; 54 ; 65), des moyens de roulement (4 ; 27 ; 42 ; 59, 60 ; 69, 70)
montés rotatifs sur le corps métallique autour d'au moins un axe de rotation transversal
et adaptés pour coopérer avec le rail fixe (74), et des moyens de support de l'ouvrant
(20), caractérisé en ce que lesdits moyens de support comprennent :
- au moins un élément support (2, 3 ; 25, 26 ; 49, 50 ; 55, 56 ; 66, 67) en matériau
rigide thermiquement isolant, adapté pour maintenir et supporter ledit ouvrant (20),
- des moyens d'assemblage de chaque élément support (2, 3 ; 25, 26 ; 49, 50 ; 55,
56 ; 66, 67) à au moins un corps métallique (1 ; 24 ; 43 ; 54 ; 65), adaptés pour
que l'ouvrant soit porté par le(s) corps métallique(s) par l'intermédiaire du(des)
élément(s) support(s).
2. Chariot selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque élément support (2,
3 ; 25, 26 ; 49, 50 ; 55, 56 ; 66, 67) est constitué par une platine transversale,
dotée d'une face supérieure de réception et de support de l'ouvrant, et faisant saillie
de chaque côté du corps métallique (1; 24 ; 43 ; 54 ; 65) en vue de réaliser un guidage
latéral du chariot entre les parois (22a, 22b) de l'ouvrant.
3. Chariot selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comprend un
unique corps métallique et deux éléments supports (2, 3 ; 25, 26 ; 49, 50 ; 55, 56
; 66, 67) assemblés chacun à une extrémité longitudinale du corps métallique.
4. Chariot selon la revendication 3, caractérisé en ce que :
- le corps métallique (1 ; 24 ; 43 ; 54 ; 65) et chaque élément support (2, 3 ; 25,
26 ; 49, 50 ; 55, 56 ; 66, 67) présentent des structures d'emboîtement conjuguées
(9a, 9b, 10a, 10b, 11a, 11b, 12, 14a, 14b, 15 ; 28, 29, 30, 31) à surfaces de contact
verticales en vue de leur solidarisation,
- des moyens de blocage vertical (16a, 16b ; 38, 39 ; 57, 58) sont associés auxdites
structures d'emboîtement en vue d'interdire, dans un sens au moins, le glissement
vertical relatif dudit élément support et du corps métallique.
5. Chariot selon la revendication 4, caractérisé en ce que les structures d'emboîtement
conjuguées (28, 29, 30, 31...) du corps métallique et de l'élément support présentent
une section horizontale en forme de queue d'aronde.
6. Chariot selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que les structures
d'emboîtement conjuguées (9a, 9b, 10a, 10b, 11a, 11b, 12, 14a, 14b, 15 ; 28, 29, 30,
31...) du corps métallique et de l'élément support sont serties l'une dans l'autre.
7. Chariot selon l'une des revendications 4, 5 ou 6, caractérisé en ce que les moyens
de blocage vertical comprennent, en une zone au moins des surfaces verticales de contact,
un renfoncement (16a, 16b...) formant butée verticale ménagé dans lesdites surfaces
verticales de contact.
8. Chariot selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que les moyens de
blocage vertical comprennent une vis de blocage (38, 39) agencée verticalement entre
l'élément support (25, 26) et le corps métallique (24) dans un filetage (36, 37) formé
de deux demi-filetages accolés ménagés sur les surfaces de contact respectivement
du corps métallique et de l'élément support.
9. Chariot selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les moyens d'assemblage
de chaque élément support (2, 3 ; 25, 26 ; 49, 50 ; 55, 56 ; 66, 67) au corps métallique
(1 ; 24 ; 43 ; 54 ; 65) associé sont adaptés pour réaliser une liaison rigide.
10. Chariot selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend des
moyens d'immobilisation (19a, 77a, 77b ; 38 ; 57...) du chariot dans l'ouvrant en
vue d'interdire un glissement relatif du chariot et de l'ouvrant selon la direction
longitudinale.
11. Chariot selon la revendication 10, caractérisé en ce que les moyens d'immobilisation
comprennent, d'une part, au moins une vis pointeau (19a, 38 ; 57...) agencée verticalement
pour venir en appui contre une entretoise transversale supérieure (21) de l'ouvrant,
d'autre part, sur au moins un élément support, des moyens de butée verticale inférieurs
(77a, 77b) adaptés pour reposer sur au moins un épaulement inférieur latéral (73a,
73b) d'une paroi (22a, 22b) de l'ouvrant.
12. Chariot selon les revendications 8 et 11 prises ensemble, caractérisé en ce que la
vis de blocage et la vis pointeau sont constituées par une même vis (38, 39 ; 57,
58...) adaptée pour réaliser à la fois le blocage vertical de l'élément support (25,
26 ; 55, 56...) sur le corps métallique (24, 54...) et l'immobilisation du chariot
dans l'ouvrant (20).
13. Chariot selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'il comprend des
moyens d'ajustement de la position de l'axe de rotation des moyens de roulement par
rapport au corps métallique.
14. Chariot selon la revendication 13 dans lequel les moyens de roulement comprennent
un unique galet (42), caractérisé en ce que les moyens d'ajustement comprennent un
étrier (44) sur lequel le galet (42) est monté rotatif, un pivot (46) par lequel l'étrier
est monté pivotant sur le corps métallique (43), des moyens de butée verticale (52)
adaptés pour limiter le débattement vers le haut de l'étrier (44), et des moyens de
réglage (48, 51) de la position desdits moyens de butée verticale (52).
15. Chariot selon la revendication 14, caractérisé en ce que les moyens de butée verticale
et les moyens de réglage associés comprennent une butée (52) adaptée pour venir au
contact d'un chant incliné (47) de l'étrier et portée par une vis de réglage longitudinale
(48) vissée au travers d'une extrémité longitudinale du corps métallique et de l'élément
support (49) adjacent.
16. Chariot selon la revendication 13 dans lequel les moyens de roulement comprennent
deux galets (69, 70), caractérisé en ce que les moyens d'ajustement comprennent un
étrier (68) sur lequel les galets (69, 70) sont montés rotatifs, des moyens de montage
(71, 72...) de l'étrier (68) sur le corps métallique (65) adaptés pour permettre une
translation dudit étrier selon une direction ayant une composante verticale et une
composante longitudinale, des moyens de butée (75) adaptés pour assujettir longitudinalement
l'étrier, et des moyens de réglage (73, 74) de la position desdits moyens de butée.
17. Chariot selon la revendication 16, caractérisé en ce que :
- les moyens de montage de l'étrier comprennent un arbre support (71) sur lequel l'étrier
est rigidement fixé, et deux glissières (72...) inclinées portant les extrémités dudit
arbre support (71), ménagées dans des flasques latéraux du corps métallique (65),
- les moyens de butée comprennent une butée (75) adaptée pour venir au contact d'un
chant (76) de l'étrier et portée par une vis de réglage longitudinale (73, 74) vissée
au travers d'une extrémité longitudinale du corps métallique (65) et de l'élément
support (66) adjacent.
18. Chariot selon la revendication 17, caractérisé en ce que chaque extrémité de l'arbre
support (71) présente une section adaptée pour permettre un pivotement angulaire limité
de l'arbre support dans les glissières (72) inclinées associées.
19. Procédé de fabrication d'un chariot pour ouvrant coulissant, comprenant un corps
métallique (1, 24...), des moyens de roulement (4, 27...) montés rotatifs sur le corps
métallique, des moyens de support de l'ouvrant (20), lesdits moyens de support comprenant
au moins un élément support (2, 3 ; 25, 26...) transversal en matériau isolant, rigidement
fixé sur une extrémité longitudinale du corps métallique (1, 24...) par des structures
d'emboîtement conjuguées (9a, 9b, 10a, lOb, 11a, 11b, 12, 14a, 14b, 15 ; 28, 29, 30,
31...) serties l'une dans l'autre et des moyens de blocage vertical (16, 16b ; 38,
39...), ledit procédé étant caractérisé en ce que :
- on utilise un profilé métallique dont la section transversale correspond à la section
horizontale du corps métallique (1, 24...),
- on utilise un profilé en matériau isolant dont la section transversale correspond
à la section horizontale de l'élément support (2, 3 ; 25, 26...),
- on assemble le profilé métallique et le profilé isolant en emboîtant et en sertissant
l'une dans l'autre leurs structures d'emboîtement conjuguées (9a, 9b, 10a, 10b, 11a,
11b, 12, 14a, 14b, 15 ; 28, 29, 30, 31...), de façon à former un profilé bicomposant,
- on tronçonne transversalement le profilé bicomposant de sorte que la dimension de
chaque tronçon, selon la direction longitudinale dudit profilé bicomposant, corresponde
à la hauteur du chariot,
- on met en place les moyens de blocage vertical (16, 16b ; 38, 39...),
- on monte les moyens de roulement (4, 27...) sur le corps métallique (1, 24...).
19. Procédé selon la revendication 18 de fabrication d'un chariot dans lequel chaque
élément support s'étend transversalement de façon à présenter des extrémités latérales
(2a, 2b, 3a, 3b...) en saillie par rapport au corps métallique (1, 24...), caractérisé
en ce que l'on coupe verticalement les extrémités latérales (2a, 2b, 3a, 3b...) de
chaque élément support de façon à adapter sa dimension transversale à celle d'un ouvrant
(20) donné.