[0001] La présente invention se rapporte aux câbles d'énergie haute et très haute tension
à courant continu.
[0002] Les câbles visés par la présente invention sont des câbles de 60 à 600 kV et plus,
de préférence ceux de 150 kV et plus, à courant continu, comportant une isolation
polymérique extrudée.
[0003] Le document JP-A-2-18811 divulgue un câble d'énergie à courant continu, qui comporte
une âme conductrice et une isolation polymérique extrudée entourant l'âme. Cette isolation
est constituée d'un mélange du polyéthylène haute densité, de polyéthylène basse densité,
de peroxyde et de préférence de noir de carbone sous forme de fines particules, avec
de 2 à 20 % en poids de polyéthylène haute densité et de 0,2 à 1,5 % en poids de noir
de carbone, et est réticulée. Elle est destinée à améliorer les caractéristiques de
claquage en tension continue et en tension de choc notamment du câble, par rapport
aux mêmes caractéristiques d'un câble analogue mais dont l'isolation comporte un seul
type de polyéthylène.
[0004] La faible quantité de noir de carbone incorporé dans l'isolation de ce câble connu
minimise les risques de claquage dûs à des défauts dans l'isolation. Elle donne lieu
à des pertes diélectriques dans l'isolation du câble à courant continu, qui sont de
peu d'importance en l'absence de défauts et sous faible champ électrique, mais deviennent
par contre excessives et inadmissibles lors de défauts et sous fort champ électrique.
[0005] Le document EP-A-0 539 905 divulgue un câble haute tension à courant continu dans
lequel le matériau de l'isolation est constitué d'un caoutchouc thermoplastique comprenant
une phase élastomérique et une phase thermoplastique. Dans une première réalisation
de ce câble, le caoutchouc thermoplastique peut être de type oléfinique. Dans ce cas,
la phase élastomérique est constituée d'un caoutchouc d'éthylène-propylène et la phase
thermoplastique est choisie parmi le polyéthylène et le polypropylène. Dans une deuxième
réalisation, le caoutchouc thermoplastique peut être de type styrénique. Dans ce cas,
la phase élastomérique peut être hydrogénée et choisie parmi le polybutadiène et le
polyisoprène et la phase thermoplastique constituée de polystyrène. L'isolation de
ce câble connu permet de réduire le phénomène d'accumulation de charges d'espace en
présence de la haute tension continue.
[0006] La présente invention a pour but de réaliser un câble haute et très haute tension
à courant continu évitant les pertes diélectriques dans l'isolation et présentant
à la fois des caractéristiques de tenue au claquage en tension continue et de tenue
au claquage en tension impulsionnelle de choc optimisées, pour une tension utile de
fonctionnement élevée, et une quantité de charges d'espace minimisée en présence de
la haute tension continue, pour une très bonne fiabilité du câble.
[0007] Elle a pour objet un câble haute ou très haute tension à courant continu, comportant
une âme conductrice et une isolation polymérique extrudée en matériau styrénique,
caractérisé en ce que ledit matériau est constitué d'un mélange de polyéthylène et
d'un copolymère séquencé hydrogéné de styrène choisi parmi les copolymères de styrène
et butadiène et de styrène et isoprène, présente un taux massique de styrène de 11
à 18 % et est non réticulé.
[0008] Grâce à cette isolation, la tension utile de fonctionnement en régime permanent est
particulièrement élevée et simultanément les risques de claquage sont rendus très
faibles en augmentant ainsi la fiabilité du câble.
[0009] Avantageusement, le taux massique de styrène dans ledit mélange est choisi entre
11,5 et 16 %.
[0010] Selon une autre caractéristique additionnelle, ledit câble comporte un écran semi-conducteur
interne entre ladite âme conductrice et ladite isolation et un écran semi-conducteur
externe autour de ladite isolation, constitués en une matrice polymérique qui est
choisie de même nature que ladite isolation, contient une charge conductrice et est
non réticulée.
[0011] Les caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront de la description
ci-après d'un exemple de réalisation d'un câble selon l'invention, qui est représenté
à titre illustratif et non limitatif dans les dessins ci-annexés, et des propriétés
du matériau d'isolation du câble.
[0012] Dans les dessins :
- la figure 1 est une vue en perspective éclatée d'un câble haute ou très haute tension
à courant continu selon l'invention,
- la figure 2 illustre les caractéristiques de claquage en tension de choc de foudre
et en tension continue, en fonction du système d'isolation du câble,
- les figures 3 et 4 illustrent sous forme de graphe le gradient de tension utile admissible
en fonction dudit système d'isolation.
- La figure 5 illustre les quantités de charges d'espace dans un système d'isolation
classique, pour différentes valeurs de gradient de potentiel appliqué dans ce système.
- - Les figures 6 et 7 illustrent les quantités de charges d'espace dans des systèmes
d'isolation conformes à l'invention, pour les mêmes valeurs de gradient de potentiel
que dans la figure 5.
[0013] Le câble d'énergie 1 haute ou très haute tension et à courant continu illustré dans
la figure 1 comprend une âme conductrice centrale 2 et, successivement et coaxialement
autour de cette âme, un écran semi-conducteur interne 3, une isolation 4, un écran
semi-conducteur externe 5, un écran métallique de protection 6 et une gaine extérieure
de protection 7.
[0014] La présence des écrans 3, 5 et 6 est préférentielle. L'isolation 4 est réalisée selon
l'invention. Avantageusement les écrans semi-conducteurs 3 et 5 sont également réalisés
selon la présente invention.
[0015] La structure de protection, qui comporte l'écran métallique 6 et la gaine extérieure,
peut également comporter d'autres éléments de protection tels que notamment une bande
de protection, non représentée, gonflante en présence d'eau et semi-conductrice ou
non. Une telle bande de protection est interposée de préférence entre l'écran semi-conducteur
externe et l'écran métallique. Elle assure elle-même ou est associée à des moyens
conducteurs assurant la continuité électrique entre l'écran semi-conducteur externe
et l'écran métallique. La structure de protection de ce câble est en tant que telle
de type connu et hors du cadre de la présente invention.
[0016] Selon la présente invention, l'isolation 4 du câble 1 est constituée d'un mélange
comprenant du polyéthylène, un copolymère séquencé hydrogéné de styrène et un anti-oxydant,
ayant un taux massique de styrène compris entre 11 et 18 % et étant non réticulé.
[0017] Le polyéthylène utilisé est choisi parmi les polyéthylènes basse et/ou moyenne et/ou
haute densité. Le copolymère séquencé hydrogéné est choisi parmi les copolymères de
styrène et butadiène et de styrène et isoprène. Il est de préférence un copolymère
tri-séquencé hydrogéné.
[0018] Ainsi que découvert par la demanderesse et mis en évidence par des résultats d'essais
comparatifs indiqués ci-après, le taux de 11 à 18 % de styrène dans ce mélange permet
l'obtention surprenante de caractéristiques de tenue au claquage en tension continue
et au claquage en tension de choc occasionnée par la foudre sur une station de conversion
reliée au câble ou sur une des extrémités du câble qui sont optimisées pour permettre
une tension utile élevée. Il permet simultanément de minimiser la quantité de charges
d'espace dans l'isolation du câble sous tension continue, ce qui abaisse considérablement
les risques de claquage.
[0019] Ce taux massique de styrène dans le mélange est de préférence de 11,5 à 16 %.
[0020] En regard d'essais qui ont été réalisés par la demanderesse et dont les résultats
sont donnés, on précise que les différents échantillons utilisés sont constitués d'un
mélange qui comprend du polyéthylène basse densité, un copolymère tri-séquence hydrogéné
de styrène-butadiène-styrène. Le taux massique de styrène est différent selon les
échantillons. Ceux-ci ont tous une même épaisseur. Ce mélange n'est pas réticulé et
évite ainsi la présence de sous produits de réticulation qui conduisent à l'augmentation
de la densité de charges d'espace.
Tableau 1
| Styrène % en poids |
Vimp kV/mm |
Vcc kV/mm |
Vo(r=1,4) kV/mm |
Vo(r=1,1) kV/mm |
| 0 |
223 |
146 |
146 |
146 |
| 1 |
218 |
178 |
156 |
178 |
| 5 |
203 |
225 |
145 |
185 |
| 10 |
137 |
336 |
98 |
125 |
| 12 |
231 |
323 |
165 |
210 |
| 15 |
219 |
295 |
156 |
199 |
[0021] Dans ce tableau 1, Vimp est la tenue au claquage en tension de choc et Vcc la tenue
au claquage en tension continue des échantillons à 70°C et Vo le gradient de tension
utile admissible en régime permanent, en kV/mm, selon le taux massique de styrène
dans les échantillons.
[0022] Les variations de Vimp et Vcc en fonction du taux massique de styrène sont illustrées
dans la figure 2. Elles font ressortir que la tenue au claquage en tension continue
Vcc qui est relativement faible à 0 % de styrène croît ensuite de manière importante
pour des taux de styrène allant jusqu'à 10 % et ne décroît alors que très faiblement
en restant très élevée pour des taux de styrène allant de 10 à 15 % et au-delà jusqu'à
un taux limite de mise en oeuvre aisée possible. Parallèlement, la tenue au claquage
en tension de choc Vimp est relativement élevée à 0 % de styrène et décroît par contre
très rapidement, pour un taux de styrène croissant jusqu'à 10 %, mais recroît alors
très brutalement et de manière très surprenante au-delà de 10 % et ceci jusqu'au taux
limite de mise en oeuvre aisée.
[0023] Ce taux limite de mise en oeuvre aisée est actuellement de l'ordre de 18 à 20 % de
styrène dans ce mélange. Pour ce taux limite de mise en oeuvre des tests seulement
incomplets ont pu être effectués par la demanderesse pour des raisons de durée de
certains des essais et les caractéristiques des échantillons n'ont donc pas été indiquées.
[0024] Ces deux caractéristiques de claquage Vimp et Vmax permettent d'évaluer le gradient
de tension utile de fonctionnement en régime permanent qui peut être supporté par
ces échantillons et constitue la caractéristique dimensionnante du système d'isolation
constitué en ce mélange d'un câble à courant continu.
[0025] Ce gradient de tension utile Vo résulte en premier lieu des caractéristiques de claquage
Vimp et Vcc et aussi du fait qu'un câble à courant continu peut être soumis à des
contraintes de choc de foudre qui sont supérieures à ses contraintes de tension continue
en régime permanent. Actuellement, il est admis que les contraintes de choc que doit
pouvoir supporter un câble à courant continu sont de l'ordre de 1,4 fois supérieures
aux contraintes de tension continue en régime permanent, ceci en tenant compte de
l'amélioration des circuits limiteurs de surtension disponibles et utilisés, tels
que ceux comportant des varistances à oxyde de zinc. Ce rapport, noté r, peut encore
être abaissé jusqu'à 1,1 en considérant les améliorations de ces limiteurs mais aussi
une possible fiabilité accrue de tenue au claquage des matériaux d'isolation lui-même,
ce qui est le cas présent et est expliqué ci-après.
[0026] Pour chacun des échantillons considérés, le gradient de tension utile Vo admissible
est alors déterminé par la valeur minimale du couple de valeurs Vimp/r, Vcc. Il est
donné dans le tableau 1, pour r = 1,4 et r = 1,1, en fonction du taux de styrène et
est illustré sous forme de graphe pour r = 1,4 dans la figure 3 et pour r = 1,1 dans
la figure 4, selon le taux de styrène.
[0027] De ces valeurs de gradient de tension utile Vo admissible selon la teneur de styrène
.dans le mélange réalisé, il ressort qu'une teneur de styrène comprise entre 11 et
18 %, et de préférence 11,5 et 16 % conduit alors à un gradient de tension utile de
valeur très élevée et améliorée.
[0028] On note à cet égard que c'est en fait la performance de tenue au choc qui limite
le gradient de tension utile pour les taux de styrène allant de 11 à 18 % mais l'invention
tire précisément profit de ce que cette performance au choc Vimp devient brusquement
excellente à ces taux de styrène entre 11 et 18 %.
[0029] L'intérêt d'une telle teneur de styrène dans le mélange réalisé a par ailleurs été
mis en évidence par la demanderesse. En effet, il a été constaté que la quantité de
charges d'espace, créée et piégée dans les échantillons en présence d'une tension
continue permanente et/ou d'un gradient de température, diminue lorsque la teneur
en styrène augmente.
[0030] De plus, le champ électrique maximal dans les conditions de fonctionnement nominales,
c'est-à-dire lorsque le câble transporte du courant continu, diminue et devient faible
pour de telles teneurs en styrène dans ledit mélange. Ceci conduit à des contraintes
plus faibles appliquées sur le câble.
[0031] En outre à ces teneurs de styrène, les charges d'espace piégées deviennent moins
nocives et ne conduisent que très accasionnellement à un dépiégeage coopératif subit,
qui donne lieu à un claquage sous tension continue alors très peu probable.
[0032] Ces particularités abaissent les risques de claquage c'est-à-dire accroîssent considérablement
la fiabilité et l'espérance de vie du câble et traduisent le maintien dans le temps
des propriétés diélectriques exceptionnelles de l'isolation ainsi constituée.
[0033] Comparativement, de telles propriétés diélectriques ne sont pas atteintes et se dégradent
dans le temps pour des taux de styrène inférieurs à 10 %, pour lesquels les charges
d'espaces et leur effet sont plus importants et donnent lieu à des claquages plus
fréquents.
[0034] Les performances obtenues grâce à l'utilisation de l'isolation selon la présente
invention sont encore améliorées en utilisant également des écrans semi-conducteurs
interne et externe réalisés à partir d'une matrice polymérique de même nature que
ladite isolation.
[0035] Cette matrice des écrans semi-conducteurs est constituée d'un mélange de polyéthylène,
de copolymère séquencé hydrogéné de styrène et d'anti-oxydant, dans lequel est incorporée
une charge conductrice pour l'obtention d'une résistance électrique et de propriétés
mécaniques et rhéologiques requises. Elle permet une compatibilité chimique et électrique
entre le matériau d'isolation et celui des écrans semi-conducteurs, à leurs interfaces.
Elle apporte ainsi une réduction supplémentaire des charges d'espace dans l'isolation
et une réduction de l'intensité du champ électrique aux interfaces, en améliorant
la tenue du câble sous tension continue et de choc de foudre. La matrice des écrans
semiconducteurs n'est pas réticulée, pour les mêmes raisons que celles indiquées ci-avant
pour l'isolation.
[0036] La charge conductrice est un noir de carbone ou de préférence un noir d'acétylène.
[0037] La teneur en styrène de la matrice polymérique des écrans semi-conducteurs est en
tant que telle moins critique que celle de l'isolation, du fait de la présence de
la charge conductrice incorporée dans cette matrice. La matrice peut comporter de
0,1 à 20 % de styrène. La teneur préférentielle est de 1 à 10. %.
[0038] Les mesures de charges d'espace illustrées dans les figures 5, 6 et 7 sont effectuées
par un procédé électro-acoustique pulsé (PEA), en tant que tel connu. Elles ont été
réalisées sur un échantillon plan du système d'isolation concerné, constitué par une
couche d'isolant de 0,5 mm d'épaisseur et deux couches semi-conductrices de 0,2 à
0,3 mm d'épaisseur situées de part et d'autre de la couche d'isolant, en appliquant
une différence de potentiel entre les couches semi-conductrices.
[0039] Ainsi une différence de potentiel de 5, 10, ..., 30 kV appliquée entre les couches
semi-conductrices donne lieu à un gradient de potentiel moyen de 10, 20, ..., 60 kV/mm
dans le système d'isolation, le gradient de potentiel local étant quant à lui fonction
de la quantité de charges d'espace dans le matériau.
[0040] Dans la figure 5, on a désigné sous les références 3' et 5' les deux couches semi-conductrices
et la référence 4' la couche d'isolant d'un système d'isolation classique. Dans la
figure 6, le système d'isolation selon l'invention est à couche d'isolant 4 conforme
à l'invention et à couches semi-conductrices 3' et 5' classiques. Dans la figure 7,
le système préférentiel d'isolation selon l'invention est à couche d'isolant 4 et
à couches semi-conductrices 3 et 5, qui sont toutes conformes à la présente invention.
[0041] Dans ces trois figures, on a schématisé la différence de potentiel appliquée par
les signes + et - au droit des interfaces entre les différentes couches du système
d'isolation. On y a également indiqué les signes + et - de part et d'autre du zéro,
les charges d'espace positives et négatives mesurées, en Coulomb/m
3, sans toutefois préciser l'échelle correspondante, qui est incertaine en valeur absolue
mais est analogue pour l'ensemble des courbes données.
[0042] Les courbes de la figure 5 montrent que la couche d'isolant 4' du système d'isolation
classique contient des charges d'espace importantes dans toute son épaisseur. Les
quantités de charge sont d'autant plus importantes que le gradient de tension est
élevé.
[0043] Comparativement, les courbes de la figure 6 montrent que les charges d'espace dans
la couche d'isolant 4 du système d'isolation selon l'invention sont cantonnées à proximité
des interfaces avec les couches semi-conductrices classiques 3' et 5' et sont quasi-inexistantes
par ailleurs. La tenue de ce système d'isolation s'en trouve améliorée par rapport
à celle du système classique précédent.
[0044] Comparativement aussi, les courbes de la figure 7 montrent que les charges d'espace
dans la couche d'isolant 4 du système préférentiel d'isolation selon l'invention sont
également cantonnées à proximlité des interfaces avec les couches semi-conductrices
conformes à l'invention, mais sont en outre de niveau nettement moindre et ont le
même signe que celles contenues dans la couche semi-conductrice d'interface. Ce faible
niveau de charges d'espace et leur signe identique de part et d'autre de chaque interface
donne lieu à un champ électrique minimal, pour lequel ce système d'isolation préférentiel
est estimé optimal.
1. Câble haute ou très haute tension à courant continu, comportant une âme conductrice
et une isolation polymérique extrudée réalisée en matériau styrénique, caractérisé
en ce que ledit matériau de ladite isolation (4) est constitué d'un mélange qui comprend
du polyéthylène, un copolymère séquencé hydrogéné de styrène, choisi parmi les copolymères
de styrène et butadiène et de styrène et isoprène, et un anti-oxydant, a un taux massique
de styrène de 11 à 18 % et est non réticulé.
2. Câble selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit mélange présente un taux
de styrène compris entre 11,5 et 16 %.
3. Câble selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que ledit copolymère
séquencé hydrogéné de styrène est tri-séquencé.
4. Câble selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte un écran
semi-conducteur interne (3) entre ladite isolation (4) et ladite âme conductrice (2)
et un écran semi-conducteur externe (5) entourant ladite isolation, constitués l'un
et l'autre en une matrice polymérique qui est choisie de même nature que ladite isolation,
contient une charge conductrice et est non réticulée.
5. Câble selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite matrice polymérique contient
un taux massique de styrène compris entre 0,1 et 20 %.
6. Câble selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite matrice polymérique contient
un taux massique de styrène compris entre 1 et 10 %.