[0001] L'invention concerne un procédé et un dispositif d'adressage pour panneau à plasma
basé sur un adressage séparé des lignes paires et des lignes impaires.
[0002] Sur les écrans à plasma, le niveau de gris n'est pas réalisé d'une manière classique
à partir d'une modulation d'amplitude du signal mais à partir d'une modulation temporelle
de ce signal, en excitant le pixel correspondant, plus ou moins longtemps selon le
niveau souhaité. C'est le phénomène d'intégration de l'oeil qui permet de rendre ce
niveau de gris. Cette intégration s'effectue pendant le temps de balayage de la trame.
[0003] L'oeil intègre en fait beaucoup plus rapidement que la durée de trame et risque ainsi
de déceler, dans des cas de transition particulière des bits d'adressage, des variations
de niveau ne reflétant pas la réalité. Des défauts de contour ou "contouring" selon
l'appellation anglaise peuvent ainsi apparaître sur les images en mouvement. Ces défauts
peuvent être comparés à une mauvaise restitution temporelle du niveau de gris. D'une
manière plus générale, des fausses couleurs apparaissent sur les contours d'objets,
chacune des cellules d'une composante couleur pouvant être sujette à ce phénomène.
Ce phénomène est encore plus gênant lorsqu'il apparaît sur des zones relativement
homogènes.
[0004] Une solution théorique simple pour limiter l'apparition des faux contours est connue
de l'art antérieur pour être décrite par exemple dans la demande de brevet française
déposée le 25 avril 1997 et publiée sous la référence FR 2762704 et qui consiste à
multiplier le nombre de sous-balayages pour rendre minimes les perturbations liées
aux modifications du niveau vidéo d'une trame sur l'autre. Les sous-balayages supplémentaires
nécessaires proviennent des balayages économisés par l'adressage simultané de deux
lignes adjacentes. Cet adressage simultané entraîne cependant des pertes de résolution,
l'information recopiée d'une ligne à l'autre étant obtenue par recodage du niveau
de gris, en utilisant les possibilités de redondance de codes. II n'est toutefois
pas possible de maîtriser l'amplitude de ces pertes de résolution.
[0005] Un autre problème de l'art antérieur concerne les conditions d'amorçage.
[0006] Une des particularités de la cellule plasma est d'avoir un seuil de déclenchement
qui ne soit pas indépendant de l'état de ses voisins immédiats. Une cellule sera d'autant
plus facilement excitable que ses voisins seront excités, on parle en fait d'un phénomène
d'amorçage. Les barrières séparant les différentes cellules n'étant pas complètement
hermétiques, un certain nombre d'électrons libres provenant des cellules voisines
excitées viennent favoriser l'excitation de la cellule adressée.
[0007] Ce problème d'amorçage est en fait amplifié par la non-uniformité du panneau. Il
est toujours possible, pour favoriser l'excitation des cellules de faire varier les
tensions de commande, mais cela devient impossible lorsque les dalles de verre n'ont
pas par exemple le même écartement sur tout le panneau. Dans ce cas, le compromis
trouvé au niveau des tensions de commande ne permet pas d'optimiser l'allumage de
toutes les cellules.
[0008] Un autre problème de l'art antérieur concerne la quantification des faibles niveaux.
[0009] Le panneau à plasma, contrairement au tube cathodique possède une réponse linéaire,
c'est à dire que le niveau de luminance émis est strictement proportionnel au niveau
vidéo. Les systèmes actuels de visualisation sont basés, pour une large part, sur
l'utilisation de tube cathodiques. Il est alors réalisé au niveau de la prise de vue,
une opération de compensation a priori de la réponse du tube cathodique. Pour pouvoir
visualiser correctement un tel signal sur un panneau à plasma, il est donc nécessaire
d'effectuer la correction inverse (correction de gamma) pour obtenir en final l'information
réelle.
[0010] La figure 1 montre l'allure de la courbe de compensation 1 de la réponse d'un tube
à l'émission, l'axe des abscisses représentant le niveau vidéo d'entrée et l'axe des
ordonnées représentant le niveau vidéo de sortie après correction. La courbe 2 correspond
à une réponse linéaire obtenue après application de la correction telle que représentée
en 3.
[0011] Cette correction a pour conséquence de limiter très fortement la quantification des
bas niveaux dans la mesure où, à un niveau du signal de sortie peuvent correspondre
plusieurs niveaux du signal d'entrée. Ceci est surtout vrai pour les faibles niveaux,
par exemple dans la zone matérialisée en 4 où les niveaux d'entrée compris entre 0
et 15 correspondent à un seul niveau de sortie égal à zéro.
[0012] Pour rendre parfaitement ces faibles niveaux, il faudrait disposer de plus de 8 bits
de quantification (10 ou 12 par exemple).
[0013] L'invention a pour but de résoudre les inconvénients cités. A cet effet, l'invention
a pour objet un procédé d'adressage de cellules disposées selon un tableau matriciel,
chaque cellule étant située à l'intersection d'une ligne et d'une colonne, le tableau
ayant des entrées lignes et des entrées colonnes pour l'affichage de niveaux de gris
définis par des mots vidéo composant un signal numérique vidéo et définissant une
image, les entrées colonnes recevant chacune un mot de commande de cette colonne correspondant
au mot vidéo relatif, pour cette colonne, à une ligne adressée, ce mot étant composé
de n bits transmis séquentiellement, chaque séquence correspondant à un sous-balayage,
chaque bit déclenchant ou pas, selon son état, l'allumage de la cellule de la ligne
adressée et de la colonne recevant le mot de commande, pendant un temps proportionnel
au poids de ce bit dans le mot, caractérisé en ce qu'on effectue un codage différent
des mots de commande colonne selon que le mot est relatif à une ligne paire ou impaire,
cette différence consistant en ce qu'au moins m bits successifs de rangs déterminés
ont des poids différents d'un mot de commande à l'autre, la somme des poids de ces
bits restant identique d'un mot de commande à l'autre, pour obtenir des instants d'écriture
sensiblement différents d'une ligne à la suivante.
[0014] Selon une variante du procédé, l'écriture est simultanée sur deux lignes successives
pour au moins le premier bit des m bits successifs d'un mot de commande relatif à
une des deux lignes.
[0015] Selon une autre variante, on sélectionne simultanément au moins deux lignes successives
pour au moins un des bits des mots de commande colonne dont le poids est commun d'un
mot de commande à l'autre.
[0016] Selon une autre variante, au moins un des bits de poids identique d'un mot de commande
à l'autre est utilisé pour coder une valeur partielle de luminance commune à deux
lignes successives et l'écriture est simultanée sur ces lignes pour ce bit du mot
de commande relatif à une des deux lignes,
[0017] Selon une autre variante, le procédé est mis en oeuvre pour un nombre limité de lignes
du tableau matriciel, ces lignes correspondant aux zones de l'image définie par le
signal vidéo ayant de fortes transitions verticales, les autres zones exploitant des
sous-balayages correspondant à un procédé d'adressage pour lequel les mots de commande
colonne ont tous les poids identiques d'une ligne à l'autre.
[0018] Selon une autre variante, le procédé est mis en oeuvre pour des images ayant de fortes
transitions verticales, les autres images exploitant un procédé d'adressage pour lequel
les mots de commande colonne ont tous les poids identiques d'une ligne à l'autre.
[0019] Selon une autre variante, la commutation du premier procédé d'adressage comportant
n sous-balayages à un second procédé d'adressage comportant un nombre supérieur de
sous-balayages et pour lequel les mots de commande colonne ont un nombre supérieur
de bits ayant des poids identiques d'une ligne à l'autre est effectuée en remplaçant
la sélection d'une ligne I lors de l'écriture d'un bit de poids différent sur la ligne
l, dans le premier procédé, par la sélection de la ligne I et de la ligne immédiatement
précédente ou immédiatement suivante pour une écriture simultanée sur ces deux lignes,
dans le second procédé.
[0020] L'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précédent
comportant un circuit de traitement vidéo pour le traitement des données vidéo reçues,
une mémoire de correspondance pour le transcodage de ces données, une mémoire vidéo
pour la mémorisation des données transcodées, la mémoire vidéo étant reliée à des
circuits d'alimentation colonne pour commander l'adressage colonne du panneau à plasma
à partir de mots de commande colonnes, un circuit de commande de circuits d'alimentation
ligne relié au circuit de traitement vidéo pour sélectionner les lignes, caractérisé
en ce que le circuit de traitement vidéo et le circuit de transcodage effectuent un
codage différent des mots de commande colonne selon que le mot est relatif à une ligne
paire ou impaire, cette différence consistant en ce qu'au moins m bits successifs
de rangs déterminés parmi les bits à transmettre ont des poids différents d'un mot
de commande à l'autre, la somme des poids de ces bits restant identique d'un mot de
commande à l'autre, pour obtenir des instants d'écriture sensiblement différents d'une
ligne à la suivante.
[0021] Selon une variante de réalisation, le dispositif est caractérisé en ce que le circuit
de commande des circuits d'alimentation lignes sélectionne simultanément deux lignes
consécutives lors de la transmission par les circuits d'alimentation colonne du premier
bit des bits successifs d'un mot de commande relatif à une des deux lignes.
[0022] Selon une autre variante, le dispositif est caractérisé en ce qu'il comprend également
un circuit de sélection recevant les données vidéo pour sélectionner un codage des
mots de commande colonne correspondant à un adressage selon n sous-balayages ou à
un adressage correspondant à un nombre supérieur de sous-balayages en fonction des
variations de luminance d'une ligne à l'autre d'une image.
[0023] Le procédé d'adressage selon l'invention consiste à séparer l'adressage des lignes
paires de celui des lignes impaires en utilisant un codage différent des mots de commande
colonne. Les instants d'écritures d'une ligne à l'autre, pour certains bits des mots
de commande, sont sensiblement différents. L'amorçage des excitations des cellules
est ainsi favorisé.
[0024] Ce procédé permet d'effectuer une recopie partielle et variable des informations
vidéo d'une ligne sur l'autre. On peut ainsi jouer sur le compromis nombre de sous-balayages/perte
de résolution verticale. Il est alors possible, en fonction du contenu de la vidéo,
de modifier, pour chacun des couples de lignes, le nombre de sous-balayages et donc
par conséquent la différence maximum autorisée entre deux valeurs de luminance permettant
une erreur inférieure au LSB.
[0025] Grâce à l'invention, les effets de contouring sont supprimés ou du moins fortement
diminués, la quantification des bas niveaux est améliorée.
[0026] D'autres particularités et avantages de l'invention apparaîtront clairement dans
la description suivante donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en regard
des figures annexées qui représentent:
- la figure 1, une courbe de compensation de la courbe de réponse d'un tube cathodique,
- la figure 2, un chronogramme montrant des niveaux de codage en fonction du temps,
- la figure 3, un principe de balayage d'un panneau à plasma selon l'art antérieur,
- la figure 4, un principe de balayage d'un panneau à plasma selon l'invention,
- la figure 5, un chronogramme pour l'écriture de deux lignes consécutives selon l'invention
pour des bits de mots de commande colonne ayant des poids différents,
- la figure 6, un chronogramme pour l'écriture de deux lignes consécutives selon l'invention
pour des bits de mots de commande colonne ayant des poids identiques,
- la figure 7, un exemple d'écriture sur deux lignes consécutives pour des bits de mots
de commande colonne ayant des poids identiques,
- la figure 8, un exemple d'écriture sur deux lignes consécutives pour des bits de mots
de commande colonne ayant des poids différents,
- la figure 9, un dispositif selon l'invention.
[0027] Un panneau à plasma est constitué de deux dalles de verre séparées d'une centaine
de microns. Cet espace est rempli d'un mélange gazeux contenant du néon et du xénon.
Lorsque l'on excite électriquement ce gaz, les électrons gravitant autour des noyaux
sont extraits et deviennent libres. Le terme de "plasma" désigne ce gaz à l'état excité.
Sur chacune des deux dalles du panneau sont sérigraphiées des électrodes ligne pour
une dalle et colonne pour l'autre dalle. Le nombre d'électrodes ligne et colonne correspond
à la définition du panneau. Lors de la fabrication, un système de barrière est mis
en place permettant de délimiter physiquement les cellules du panneau et de limiter
les phénomènes de diffusion d'une couleur sur l'autre. Chaque croisement d'une électrode
colonne et d'une électrode ligne va correspondre à une cellule vidéo contenant un
volume de gaz. Une cellule sera appelée rouge, verte ou bleue en fonction du dépôt
de luminophore dont elle sera recouverte. Un pixel vidéo étant composé d'un triplet
de cellules (une rouge, une verte et une bleue), il y a donc trois fois plus d'électrodes
colonne que de pixels sur une ligne. Par contre, le nombre d'électrodes ligne est
égal au nombre de lignes du panneau. Compte tenu de cette architecture matricielle,
il suffit de venir appliquer au croisement d'une électrode ligne et une électrode
colonne une différence de potentiel pour exciter une cellule précise et obtenir ainsi
ponctuellement un gaz à l'état plasma. Les UV générés lors de l'excitation du gaz
vont venir bombarder les luminophores rouges, verts ou bleus et donner ainsi une cellule
rouge, verte ou bleue allumée.
[0028] Une ligne du panneau à plasma est adressée autant de fois qu'il y est défini de sous-balayages
dans l'information de niveau de gris à transmettre au pixel, comme explicité plus
loin. La sélection du pixel est effectuée par la transmission d'une tension appelée
impulsion d'inscription, par l'intermédiaire d'un circuit d'alimentation, sur toute
la ligne correspondant au pixel sélectionné alors que l'information correspondant
à la valeur au niveau de gris du pixel sélectionné est transmise en parallèle sur
toutes les électrodes de la colonne sur laquelle se trouve le pixel. Toutes les colonnes
sont alimentées simultanément, chacune d'entre elles avec une valeur correspondant
au pixel de cette colonne.
[0029] A chaque bit de l'information d'un niveau de gris est associée une information de
temps qui correspond donc au temps d'allumage du bit ou plus globalement au temps
entre deux inscriptions : un bit de poids 4 à la valeur 1 correspondra ainsi à un
allumage du pixel pendant une durée 4 fois supérieure à un allumage correspondant
au bit de poids 1. Ce temps de maintien est défini par le temps séparant le top d'inscription
d'un top d'effacement et correspond à une tension de maintien qui permet précisément
de maintenir l'excitation de la cellule après son adressage. Pour un niveau de gris
codé sur n bits (il s'agit du niveau de gris pour chacune des composantes R V B),
le panneau sera balayé n fois pour retranscrire ce niveau, chacun de ces sous-balayages
ayant une durée proportionnelle au bit qu'il représente. Par intégration, l'oeil convertit
cette durée "globale" correspondant aux n bits en une valeur de niveau d'allumage.
Un balayage séquentiel de chacun des bits du mot binaire est donc effectué en appliquant
une durée proportionnelle au poids. Le temps d'adressage d'un pixel, pour un bit,
est le même quel que soit le poids de ce bit, ce qui change est le temps de maintien
d'allumage pour ce bit.
[0030] Globalement, une cellule ne possède donc que deux états : excitée ou non excitée.
De ce fait, il n'est pas possible, contrairement au CRT, de réaliser une modulation
analogique du niveau de lumière émis. Pour rendre compte des différents niveaux de
gris, il doit être effectué une modulation temporelle de la durée d'émission de la
cellule dans la période trame (appelée T). Cette période trame est divisée en autant
de sous périodes (sous-balayages) qu'il y a de bits de codage de la vidéo (nombre
de bits appelé n). A partir de ces n sous périodes, on doit pouvoir par combinaison
reconstituer tous les niveaux de gris compris entre 0 et 255. L'oeil de l'observateur
va intégrer sur une période trame ces n sous périodes et recréer ainsi le niveau de
gris voulu.
[0031] Un panneau est composé de NI lignes et Nc colonnes alimentées par NI circuits d'alimentation
ligne et Nc circuits d'alimentation colonne. La génération des niveaux de gris par
modulation temporelle nécessite d'adresser n fois le panneau pour chaque pixel de
chaque ligne. L'aspect matriciel du panneau va nous permettre d'adresser simultanément
tous les pixels d'une même ligne en envoyant sur le circuit d'alimentation ligne une
impulsion électrique de niveau Vccy. Les signaux transmis sur les colonnes sont appelés
mots de commande colonne et sont relatifs au signal vidéo à visualiser, cette relation
étant par exemple un transcodage fonction du nombre de bits utilisés. Sur chacune
des colonnes sera présente l'information vidéo correspondant au bit de ce mot de commande
colonne adressé à cet instant (correspondant à un sous-balayage), elle sera matérialisée
par une impulsion électrique d'amplitude "binaire" 0 ou Vccx (traduisant l'état du
bit codé). La conjugaison des deux tensions Vccx et Vccy à chaque croisement d'électrode
entraînera ou non une excitation de la cellule. Cet état d'excitation sera alors entretenu
sur une durée proportionnelle au poids du sous-balayage effectué. Cette opération
va se répéter pour toutes les lignes (NI) et pour tous les bits adressés (n). On doit
donc adresser n x NI lignes pendant la durée de la trame, d'où la relation fondamentale
suivante :

où tad est le temps nécessaire pour adresser une ligne.
[0032] Un algorithme de séquencement permet d'adresser toutes les lignes n fois en respectant
entre chaque adressage le poids respectif du sous-balayage effectué.
[0033] Appuyons-nous sur la figure 2 pour mieux expliquer le phénomène de contouring.
[0034] Sur cette figure, l'axe des abscisses représente le temps et est divisé en périodes
trame de durée T. Chaque période trame est divisée en sous périodes de temps dont
la durée est proportionnelle au poids des différents sous-balayages permettant ainsi
de définir un niveau vidéo à afficher sur l'écran plasma, (1, 2, 4, 8..., 128) pour
une vidéo quantifiée sur 8 bits et un adressage possédant 8 sous-balayages.
[0035] L'axe des ordonnées représente le niveau 0 ou 1 des bits d'adressage pendant les
périodes trame correspondantes, autrement dit l'état éteint ou allumé d'une cellule
en fonction du temps, pour un niveau de codage donné.
[0036] La courbe 5 correspond à un codage de la valeur 128, la courbe 6 à un codage de la
valeur 127 et la courbe 7 à un codage de la valeur 128 pendant la première trame et
de la valeur 127 pendant la deuxième trame et inversement pour les deux trames suivantes.
[0037] Le principe de modulation temporelle des niveaux de gris implique une répartition
temporelle des n sous-balayages qui retranscrivent la vidéo sur les 20 ms de la trame.
Si l'on prend un adressage sur 8 sous-balayages (n=8) les transitions 127/128 et 128/127
entraînent une commutation de tous les bits. Les 8 sous-balayages étant répartis sur
les 20 ms de la trame, l'oeil en intégrant de façon asynchrone la vidéo, fait apparaître
des zones noires, la partie b de la courbe 7 correspondant à un niveau 0 pendant la
durée de deux trames successives, et des zones blanches, la partie a de la courbe
7 correspondant à un niveau 1 pendant la durée de deux trames successives.
[0038] Le phénomène de contouring se manifeste particulièrement sur des zones en mouvement
où existent de fortes transitions (contours d'objets) ou plus généralement des commutations
au niveau des poids forts dans le codage de cette vidéo. Dans le cas d'un écran couleur,
cela se concrétise par l'apparition sur le panneau, au niveau de ces contours, de
"fausses couleurs" dues à une interprétation erronée du triplet R V B. Ce phénomène
est donc lié au système de modulation temporelle du niveau de la vidéo et au fait
que l'oeil dans son rôle d'intégrateur fait apparaître des contours incorrects.
[0039] Une solution à ce problème consiste à coder le niveau de gris à transmettre sur plus
de bits qu'il n'est théoriquement nécessaire (8 pour coder 256 niveaux) et définir
ainsi plus de sous-balayage pour mieux répartir temporellement l'information. En effet,
en augmentant le nombre de sous-balayages, on diminue les poids respectifs des sous-balayages,
on limite les problèmes lors de leurs commutations. A l'heure actuelle, compte tenu
des caractéristiques des panneaux (nombre de ligne NI) et du temps nécessaire pour
adresser une ligne (tad), il est possible d'effectuer 10 sous-balayages (n=10) en
20ms. Un transcodage du niveau de gris sera par exemple :
1 2 4 8 16 32 32 32 64 64.
[0040] Les poids les plus forts peuvent ainsi être de 64 au lieu de 128.
[0041] Cette solution s'applique cependant au détriment de la qualité de l'image, la résolution
étant limitée en conséquence.
[0042] Pour rendre un niveau de gris sur un panneau à plasma, il est nécessaire d'effectuer
une modulation temporelle de ce niveau en effectuant n sous-balayages successifs au
cours d'une trame. L'algorithme de séquencement de cet adressage conduit à effectuer,
de façon imbriquée, n sous-balayages du panneau. Toutefois, dans un soucis de simplification
de l'algorithme et du dispositif mettant en oeuvre cet adressage, une ligne l+1 est
toujours adressée juste après une ligne I pour un sous-balayage donné.
[0043] Un algorithme de séquencement selon l'art antérieur est représenté à la figure 3
et est exposé ci-après afin de faciliter la compréhension de l'invention, en exposant
les différences par rapport à cet art antérieur.
[0044] Cet algorithme de séquencement est connu sous l'appellation anglaise Simultaneous
Addressing Scanning ou SAS, c'est à dire balayage à adressage simultané. Il permet
d'adresser toutes les lignes n fois (correspondant au nombre n de bits) en respectant
entre chaque adressage, la durée correspondant au poids du bit relatif à cet adressage.
Chacune des lignes est adressée pour chacun des sous-balayages dans un ordre défini
comme le montre la figure 3 pour un système à 4 sous-balayages.
[0045] L'axe horizontal représente le temps t et l'axe vertical le numéro de ligne. Sur
l'axe temps sont indiqués les périodes correspondant aux différents sous-balayages
SB0 à SB3 pour les bits 0 à 3 de mots de commande colonne définissant la valeur de
luminance à afficher. La durée d'affichage, en fait la durée de maintien après l'inscription,
est fonction du poids des bits, de ce mot de commande. Ces durées sont représentées,
pour chacun des bits 0 à 3, par deux lignes en trait plein obliques encadrant respectivement
chacune des mentions SB0 à SB3, par exemple la durée de maintien référencée 8 pour
le sous-balayage SB3. Les zones grisées 9 et 11 correspondent au balayage de la trame
précédente et de la trame suivante et la zone intermédiaire 10 correspond au balayage
de la trame courante.
[0046] Il apparaît ainsi que, pour un sous-balayage donné, les lignes sont adressées dans
l'ordre croissant. Par contre il y a imbrication de différents sous-balayages, ce
qui implique que l'on adresse successivement une ligne du haut du panneau pour le
sous-balayage SB1 par exemple et une ligne du bas du panneau pour le sous-balayage
SB2 l'instant d'après. D'une manière pratique, quatre lignes consécutives sont adressées
successivement dans un cycle d'adressage qui envoie donc quatre impulsions d'écriture
avant le cycle d'entretien.
[0047] Ainsi, si l'on considère par exemple la bande verticale 12 correspondant à un court
instant dt, les intersections avec les lignes obliques représentent successivement
les débuts d'inscription relatifs aux sous-balayages SB3, SB2, SB1 et SB0 de la même
trame (dans cet exemple) qui rapportés sur l'axe des ordonnées correspondent à des
numéros de ligne l
3, I
3+1, l
3+2, l
3+3, par exemple 100 et les lignes suivantes 101, 102 et 103 pour SB3, I
2, I
2+1, I
2+2, I
2 +3 pour SB2, etc...Ces adressages des 4 fois 4 lignes se font pendant un intervalle
de temps dt. L'instant d'après va inscrire les lignes 104, 105, 106, 107 pour SB3
et ainsi de suite.
[0048] Le nouveau procédé d'adressage, objet de cette demande, permet d'effectuer, à des
instants différents (et non pas successifs), l'écriture des lignes I et l+1. Il s'agit
en fait d'imbriquer 2 algorithmes d'adressage, l'un pour les lignes paires et l'autre
pour les lignes impaires. Globalement, tout se passe comme s'il n'y avait plus un
algorithme de n sous-balayages sur NI lignes, mais plutôt un algorithme de 2*n sous-balayages
sur NI/2 lignes. Lors d'un cycle d'adressage, on n'adresse plus les 4 lignes successives
(I, I+1, I+2, I+3) mais les lignes de 2 en 2, soit (I, I+2, I+4, I+6) ou (I+1, I+3,
I+5, I+7) suivant la parité ligne. Cette modification dans l'adressage concerne principalement
la génération du séquencement des adressages des différents sous-balayages.
[0049] La figure 4 montre comment, temporellement, les 2 algorithmes d'adressage se trouvent
imbriqués. Tout se passe comme si l'on avait dans ce cas 8 sous-balayages, chacun
s'appliquant sur une parité de ligne uniquement (paire ou impaire).
[0050] Les traits obliques pleins correspondent aux sous-balayages SB0 à SB3 et les traits
obliques pointillés aux sous-balayages SB'0 à SB'3.
[0051] Par exemple à un instant t, la ligne adressée pour le sous-balayage SB3 est une ligne
paire l
3 (en fait le groupe de quatre lignes paires successives I
3, I
3 +2, l
3 +4, I
3 +6), la ligne adressée pour le sous-balayage SB'2 est une ligne impaire l'
2 (en fait le groupe de quatre lignes impaires I'
2, 1'
2+2, 1'
2+4, I'
2,+6) et ainsi de suite pour les autres sous-balayages à cet instant t.
[0052] On remarque que, si la ligne paire l
3 est écrite à l'instant t, la ligne suivante impaire I'
3 = I
3 + 1 est écrite à un instant différent t'.
[0053] Le système de séparation des adressages des lignes I et I+1 implique donc que les
instants d'adressage de ces lignes sont différents. En conséquence, lorsque l'on adresse
la ligne l, on se situe dans une phase d'entretien sur la ligne l+1.Il est en fait
possible de venir effacer à cet instant les lignes I et l+1 et d'inscrire la même
information vidéo sur les 2 lignes comme expliqué plus loin. De la même façon, il
est possible de n'inscrire l'information que sur la ligne l, dans ce cas la phase
d'entretien de la ligne l+1 ne sera pas perturbée.
[0054] L'imbrication des sous-balayages SB' dans les sous-balayages SB peut être tout à
fait arbitraire et il n'est pas nécessaire qu'une quelconque corrélation existe entre
les instants de sous-balayage de ces deux types (sous-balayages de type SB pour les
lignes paires et sous-balayage de type SB' pour les lignes impaires). De la même manière,
les durées d'entretien peuvent être complètement décorréiées et ne dépendent que des
poids des bits des mots de commande colonne qui l'on affectera à chaque type de sous-balayage.
Les poids des mots de commande colonne peuvent être choisis différents pour le sous-balayage
SB et pour le sous-balayage SB'.
[0055] Les schémas des figures 5 et 6 représentent des chronogrammes de deux lignes successives
I et I+1 et les instants d'écriture W pour ces lignes.
[0056] Les appellations du type SB1 signifient qu'il s'agit du sous-balayage 1 (bit n= 1)
pour un sous-balayage de type SB.
[0057] T1 représente la durée de maintien correspondante du sous-balayage SB1 (bit n=1).
[0058] Les flèches apparaissant sur la ligne WI correspondent aux instants d'écriture pour
la ligne I.
[0059] La ligne l+1 est commandée par un sous-balayage imbriqué SB' comme indiqué précédemment.
[0060] Les appellations du type SB'1 signifient qu'il s'agit du sous-balayage 1 (bit n=
1) pour un sous-balayage de type SB'.
[0061] T'1 représente la durée de maintien correspondante du sous-balayage SB'1 (bit n=1).
[0062] Les flèches apparaissant sur la ligne Wl+1 correspondent aux instants d'écriture
pour la ligne I+1.
[0063] Le schéma de la figure 5 est à rapprocher de celui de la figure 4. On a, pour la
figure 5:
- sur la ligne I :
- un sous-balayage 2 SB2 durant T2
- un sous-balayage 3 SB3 durant T3
- sur la ligne I+1
- un sous-balayage 1 SB'1 durant T'1
- un sous-balayage 2 SB'2 durant T'2
- un sous-balayage 3 SB'3 durant T'3.
[0064] Les ordres d'écritures sont spécifiques à une seule ligne, les durées des sous-balayages
sont indépendant d'une ligne à l'autre.
[0065] En se référant à la figure 4 et en considérant par exemple l'instant t, on constate
que, pour une ligne l3, on démarre le sous-balayage SB3 qui est précédé du sous-balayage
SB2. Sur la ligne suivante l3+1, on est, à cet instant t, en cours de sous-balayage
SB'2 qui chevauche le sous-balayage SB2 et le sous-balayage SB3, comme il apparaît
sur la figure 5.
[0066] La figure 6 ne fait plus référence à la figure 4 et donne, d'une manière générale,
le principe de l'invention utilisant un balayage imbriqué.
[0067] Le premier chronogramme correspond à la ligne I et représente 4 sous-balayages successifs
Sb1 à Sb4 de durée de maintien t1 à t4.
[0068] Le second chronogramme correspond à la ligne l+1 et représente 4 sous-balayages successifs
Sb'1 à Sb'4 de durée de maintien t'1 à t'4.
[0069] On a:
- sur la ligne I :
- un sous-balayage 1 Sb1 durant t1
- un sous-balayage 2 Sb2 durant t2
- un sous-balayage 3 Sb3 durant t3
- un sous-balayage 4 Sb4 durant t4
- sur la ligne I+1
- un sous-balayage 1 Sb'1 durant t'1
- un sous-balayage 2 Sb'2 durant t'2
- un sous-balayage 3 Sb'3 durant t'3
- un sous-balayage 4 Sb'4 durant t'4.
[0070] Pour passer du premier cas (fig.5) au second cas (fig.6), il suffit de mettre en
commun (pour les deux lignes I et I+1), les 3 signaux d'écriture qui était spécifiques
(à chaque ligne) dans le premier cas. Les signaux d'écriture ajoutés sont entourés
sur la figure 6 et désignés sous la référence 13.
[0071] Ainsi, en rajoutant un premier et un deuxième signal d'écriture sur la ligne I (toujours
précédé d'un signal d'effacement pour le sous-balayage précédent), on scinde la durée
de maintien T2 en deux périodes t1 et t2 et la durée de maintien T3 en deux périodes
t3 et t4.
[0072] Pour la ligne suivante l+1, l'adjonction du signal d'écriture permet de scinder la
durée de maintien T'2 en deux périodes t'2 et t'3.
[0073] A partir des sous-balayages imbriqués de type SB et SB', on peut donc se ramener
à des sous-balayages communs entre les lignes I et l+1, tant en durée qu'en contenu
vidéo (qui est soit zéro, soit un). Il est ainsi possible d'effectuer une recopie
de ligne. On qualifiera de "partielle" cette recopie de ligne dans la mesure où elle
s'effectue à la demande. En effet, l'opération qui a été effectuée dans l'exemple
pour les 3 écritures peut être réduite à 0 (c'est le premier cas), à une ou deux écritures.
[0074] On parle de recopie partielle et à la demande car on introduit une notion de paramètre
variable pouvant être défini en fonction du contenu vidéo.
[0075] Le gros avantage de cette méthode réside dans le fait que l'on puisse passer facilement
d'un mode 16 sous-balayages à un mode 13 sous-balayages (voir exemple donné ci-après)
d'une trame à l'autre et sans cycle de transition. L'adaptation peut donc être faite
en fonction du contenu de la séquence et même en fonction du contenu de l'image. Un
système de mesure de la résolution verticale peut être utilisé pour prendre une décision
sur le nombre de sous-balayages à utiliser. La méthode permet même de passer, d'un
couple de lignes à l'autre, d'un mode 13 à 16 sous-balayages. L'information de décision
peut être calculée pour chaque couple de lignes.
[0076] Dans ce qui suit, nous allons expliciter le principe de séparation de l'information
entre une valeur commune et des valeurs spécifiques, procédé qui peut être combiné
à notre invention.
[0077] Le codage d'un niveau de gris selon ce principe, qui se traduit par un mot de commande
colonne, s'effectue en tenant compte non seulement de la valeur de luminance du pixel
sélectionné mais également de la valeur de luminance du pixel se trouvant sur la ligne
adjacente pour la même colonne.
[0078] En fait, le mot de commande colonne, pour un pixel donné, est séparé en deux parties,
un premier mot de commande correspondant à une valeur commune aux deux pixels et un
deuxième et troisième mot de commande correspondant aux valeurs spécifiques des pixels.
[0079] On désire obtenir le codage suivant :
- une valeur spécifique à la ligne I codée sur n1 bits
- une valeur spécifique à la ligne l+1 codée sur n2 bits
- une valeur commune aux lignes I et l+1 codée sur n3 bits
avec la relation suivante :

[0080] Si l'on considère un nombre donné de sous-balayages, il faut en effet que le nombre
de sous-balayages relatifs aux bits de codage des deux valeurs spécifiques et de la
valeur commune, qui est de n1 + n2 + n3, corresponde à celui des sous-balayages effectués
de manière classique et relatifs aux bits de codage pour la ligne I et aux bits de
codage pour la ligne I+1.
[0081] Ces différents paramètres n1, n2, n3 ne sont pas fixes. Il est possible de moduler
le rapport entre la définition des valeurs spécifiques et celle de la valeur commune.
La perte de résolution liée au codage sera d'autant plus faible que les valeurs spécifiques
seront les mieux définies. Par contre, le nombre total de sous-balayages sera d'autant
plus élevé que les valeurs spécifiques seront les moins bien définies. Il y a donc
un compromis à trouver entre la perte de résolution d'une part et la minimisation
des défauts de visualisation de l'autre.
[0082] Le calcul des valeurs spécifiques s'effectue de la manière suivante:
[0083] Les valeurs spécifiques pour les lignes I et I+1 contiennent l'information de différence
entre ces lignes I et I+1. En effet, si on appelle NG1 et NG2 les niveaux de gris
des pixels des lignes I et l+1, VS1 et VS2 leurs valeurs spécifiques et VC la valeur
commune, on a la relation:


[0084] Par conséquent, VS1 - VS2 doit être égal à NG1 - NG2 (toujours pour avoir une erreur
de codage nulle): Lorsque l'on a déterminé cette différence entre NG1 et NG2 (appelée
D), on calcule VS1 et VS2 par addition du terme D et d'une portion a du niveau de
gris le plus faible.
[0085] On a alors:


[0086] La valeur de α est un paramètre à définir au même titre que n1, n2, n3. Cette valeur
α est le résultat de tests algorithmiques et est donc partiellement déterminée de
manière empirique. La valeur est choisie en fonction des calculs induits, par exemple
la valeur 3/16 facilitant les calculs par le processeur de signal numérique DSP (Digital
Signal Processing en anglais).
[0087] La valeur commune se calcule par différence entre la valeur initiale et la valeur
spécifique. Compte tenu des approximations effectuées sur le calcul des valeurs spécifiques,
on obtient la valeur commune par le calcul suivant:

[0088] Les calculs se résument donc aux étapes suivantes:
- détermination de la valeur D correspondant à la différence entre les deux valeurs
à coder NG1 et NG2.
- calcul des valeurs spécifiques VS1 et VS2 en fonction de D, a et NG1 ou NG2.
- calcul de la valeur commune VC en fonction de NG1, NG2, VS1, VS2.
[0089] Un point important consiste en la minimisation de l'erreur de recodage. Pour pouvoir
minimiser cette erreur de recodage, on va utiliser un codage particulier de la valeur
spécifique. Il s'agit d'un codage par pas de 5, c'est à dire que chaque code est un
multiple de 5. Le tableau suivant montre comment les valeurs spécifiques et communes
sont calculées pour obtenir, en final, les valeurs VF1 et VF2 les plus proches possibles
de NG1 et NG2. En fait l'erreur (E1, E2) se trouve limitée à +/- 1.
| NG1 |
NG2 |
D |
D par 5 |
VS1 |
VS2 |
VC |
VF1 |
VF2 |
E1 |
E2 |
| 60 |
65 |
5 |
5 |
10 |
15 |
50 |
60 |
65 |
0 |
0 |
| 60 |
66 |
6 |
5 |
10 |
15 |
50 |
60 |
65 |
0 |
-1 |
| 60 |
67 |
7 |
5 |
10 |
15 |
51 |
61 |
66 |
1 |
-1 |
| 60 |
68 |
8 |
10 |
10 |
20 |
49 |
59 |
69 |
-1 |
1 |
| 60 |
69 |
9 |
10 |
10 |
20 |
49 |
59 |
69 |
-1 |
0 |
[0090] La différence D entre les valeurs de gris est codée à partir du plus proche multiple
de 5 de cette valeur D. Les valeurs spécifiques VS1 et VS2 sont des multiples de 5
et la proportion de la valeur spécifique par rapport à la valeur globale (le paramètre
α) est choisie égale à 3/16. La valeur de VS1 est ainsi la valeur modulo 5 se rapprochant
le plus de 60 x 3/16.
[0091] La valeur spécifique, qui contient l'information de différence entre les deux pixels
codés, n'est définie que sur un nombre restreint de bits. La différence maximum que
l'on pourra coder sera donc limitée en fait à la valeur maximum que l'on peut coder
en valeur spécifique. Ceci va donc nous interdire de coder de grandes différences.
[0092] Pour une forte transition, la différence que l'on peut coder étant limitée, l'une
des valeurs spécifiques sera égale à la valeur maximum et l'autre sera égale à 0.
La valeur commune sera, elle, déterminée de façon à minimiser l'erreur sur la valeur
finale. Dans ce cas, l'erreur finale pourra être supérieure à 1.
[0093] Le tableau suivant donne un exemple d'un codage entre 2 pixels dont la différence
est supérieure à la définition maximum de la valeur spécifique. La valeur maximale
choisie pour la valeur spécifique est prise égale à 70:
| NG1 |
NG2 |
D |
D par 5 limitée |
VS1 |
VS2 |
VC |
VF1 |
VF2 |
E1 |
E2 |
| 10 |
100 |
90 |
70 |
0 |
70 |
20 |
20 |
90 |
10 |
-10 |
[0094] Un exemple d'application mettant en oeuvre le principe de séparation de l'information
entre une valeur commune et des valeurs spécifiques est donné ci-après pour un système
permettant 10 sous-balayages:
Définition des paramètres:
- n1 = 4 (code 5,10,20,35)
- n2 = 4 (code 5,10,20,35)
- n3 = 12 (code 1,2,4,6,9,12,15,19,23,27,31,36)
- α = 3/16
[0095] Cela nous permet en fait de transcrire un niveau de gris en 16 sous-balayages, 12
sous-balayages étant communs à 2 lignes (donc équivalents à 6 sous-balayages classiques)
et 4 sous-balayages étant spécifiques. Dans ce cas, le gain sera de 6 sous-balayages
avec une erreur de recodage inférieure ou égale à 1 (pour une différence entre lignes
inférieure ou égale à 70).
[0096] La figure 7 montre un tel adressage à 16 sous-balayages. Sur la ligne I et la ligne
l+1 se succèdent en fonction du temps les sous-balayages correspondant aux bits de
poids 10, 9, 15, 12, 20. Les écritures référencées 14 sont communes aux lignes I et
I+1, pour les valeurs 9, 15, 12. Les écritures référencées 15 sont spécifiques aux
lignes I et l+1 et concernent les valeurs 10, 20.
[0097] Le code 16 bits ainsi défini limite la différence maximum entre les lignes I et l+1
à 70 (70= 5+10+20+35). Au delà de 70, l'opération de codage sur 16 bits entraîne la
génération d'une erreur supérieure au LSB.
[0098] Ce problème est résolu en combinant le principe d'imbrication des sous-balayages
à celui précédemment décrit.
[0099] Le code 16 bits ci-dessus correspond au poids des bits des mots de commande colonne
calculés à partir des informations vidéo :
1 2 4 5 6 9 10 12 15 19 20 23 27 31 35 36
[0100] Selon le principe de séparation de l'information entre une valeur commune et des
valeurs spécifiques, chaque information vidéo est séparée en une information spécifique
à la ligne courante I et une information communes aux 2 lignes adjacentes I et I+1.
L'information spécifique est codée sur 4 bits dont les poids respectifs sont multiples
de 5 (5,10,20,35). L'information commune est codée sur 12 bits.
[0101] Le principe d'imbrication des sous-balayages permet d'augmenter la valeur de cette
différence maximale à partir de laquelle les erreurs ne sont plus négligeables, ce
qui est particulièrement utile lorsque la résolution verticale (différence de luminance)
est importante.
[0102] Il permet de passer dynamiquement de 16 sous-balayages (10 sous-balayages communs
à deux lignes et 4 sous-balayages séparés) à 13 sous-balayages.
[0103] Tout d'abord, l'ordre respectif des différents sous-balayages est modifié comme suit
:
1 2 4 6 5 10 9 15 12 20 19 23 27 31 36 35
[0104] Cet ordre défini le rang des bits des mots de commande transmis, représentés par
leur poids.
[0105] Les 4 premiers sous-balayages (1, 2, 4, 6) sont toujours communs aux 2 lignes adjacentes.
Les sous-balayages 5 et 10 et aussi 20, 35 sont eux toujours spécifiques aux lignes
I et l+1 (on a donc toujours 2 informations différentes pour ces sous-balayages).
[0106] Pour les 3 sous-balayages suivants (9, 15, 12) deux cas sont possibles: soit ils
sont communs aux 2 lignes (et l'on revient alors à l'adressage à 16 sous-balayages)
soit ils sont partiellement spécifiques (adressage à 13,14 ou 15 sous-balayages).
[0107] La figure 8 montre un tel adressage à 13 sous-balayages. Sur la ligne I se succède
les sous-balayages correspondant à des bits de poids 10, 24, 12, 20. Sur la ligne
l+1 se succèdent les sous-balayages correspondant à des bits de poids 10, 9, 27, 20.
Les écritures référencées 16 sont communes aux lignes I et l+1, pour les valeurs 9
et 24. Les écritures référencées 17 sont spécifiques aux lignes I et I+1 et concernent
les valeurs 10, 20, 12 et 27. En fait, c'est l'inscription relative au sous-balayage
9 qui est commune mais on ne vient pas effacer à la fin du cycle d'entretien la ligne
l. S'il n'y a pas effacement, l'information inscrite reste présente ce qui implique
que l'information vidéo qui à pour poids 9 sur la ligne l+1 a un poids différent (24)
sur la ligne l. Par contre on efface la ligne l+1 à la fin du cycle de poids 9. A
cet instant, on vient écrire l'information vidéo suivante (qui correspond au 15 dans
le mode 16 sous-balayages) sur la ligne l+1. De la même façon, on ne vient pas effacer
à la fin du cycle de poids 15 la ligne l+1 mais la ligne l. On a donc sur la ligne
l, un sous-balayage de durée 24 (9+15) dont le contenu vidéo est le même que le sous-balayage
de durée 9 de la ligne I+1. On inscrit alors le contenu vidéo du sous-balayage 12
sur la ligne l. De la même façon, lors de l'inscription du 12 sur la ligne l, il n'a
pas été effectué d'effacement sur la ligne l+1. En conséquence le sous-balayage 15
de la ligne l+1 dure en fait 27 (15+12). Un signal d'effacement commun aux ligne I
et I+1 est ensuite effectué avant d'inscrire les information vidéo correspondantes
aux valeurs spécifiques de poids 20.
[0108] En conclusion, dans le mode 16 sous-balayages, on avait 3 sous-balayages communs
successifs de poids respectifs 9,15,12. Dans le mode 13 sous-balayages on a en fait
2 sous-balayages 24 et 12 sur la ligne I et 2 sous-balayages 9 et 27 sur la ligne
I+1. Seule contrainte, l'information 24 de la ligne I et 9 de la ligne l+1 sont communes.
Par contre les poids 12 de la ligne I et 27 de la ligne l+1 sont spécifiques. On augmente
donc ainsi la proportion de valeurs spécifiques par rapport aux valeurs communes ce
qui permet une résolution verticale supérieure.
[0109] De la même façon, les sous-balayages 19, 23, 27, 31, 36 d'un adressage 16 sous-balayages,
peuvent se transformer en 3 sous-balayages 42, 58, 36 pour la ligne I et 19, 50, 67
pour la ligne I+1. Seule contrainte, l'information vidéo du sous-balayage 42 de la
ligne I est la même que celle du sous-balayage 19 de la ligne I+1.
[0110] Pour le codage des valeurs 9, 15, 12, on avait économisé un sous-balayage, pour le
codage des valeurs 19, 23, 27, 31, 36, on économise deux autres sous-balayages.
[0111] En tenant compte des sous-balayages spécifiques et de ceux communs à deux lignes,
calculons le nombre d'écritures pour deux lignes successives pour vérifier le nombre
moyen de sous-balayages par ligne:
- 4 écritures correspondant à 4 sous-balayages communs (1, 2, 4, 6)
- 4 x 2 écritures correspondant à 4 sous-balayages spécifiques (5, 10, 20, 35)
- 1 écriture correspondant à 1 sous-balayage commun (9 + 15 pour I et 9 pour I+1 se
limitant à 1 commande d'écriture commune aux deux lignes pour le sous-balayage 9)
- 1 x 2 écritures correspondant à 2 sous-balayages spécifiques (12 pour I et 15 + 12
pour I+1)
- 1 écriture correspondant à 1 sous-balayage commun (19 + 23 pour I et 19 pour I + 1
se limitant à une commande d'écriture commune aux 2 lignes pour le sous-balayage 19)
- 1 x 2 écritures correspondant à 2 sous-balayages spécifiques (27 + 31 pour I, 23 +
27 pour I+1)
1 x 2 écritures correspondant à 2 sous-balayages spécifiques (36 pour I, 31 + 36
pour I+1).
[0112] Soit un total de:

[0113] On retrouve bien une moyenne de 10 écritures pour une ligne.
[0114] D'une autre manière, on peut dire que les mots de commande colonne étaient codés
sur 16 bits et, selon le poids des bits, les lignes étaient adressées séparément ou
2 par 2. Les temps de balayage pour l'écriture des 2 bits, pour lesquels les lignes
étaient adressées 2 par 2, étaient donc divisés par 2, ramenant le temps de balayage
à celui d'un mot de commande colonne de 10 bits (4 + 12/2).
[0115] Selon le principe d'imbrication des sous-balayages, les mots de commande colonne
sont codés sur 13 bits, des bits étant communs à deux lignes successives.
[0116] Ces mots de commande colonne ont des bits de poids différents selon que la ligne
considérée est une ligne paire ou impaire.
[0117] Les poids des mots de commande colonne codés sur 13 bits (13 sous-balayages) sont
:
- pour une ligne paire (ou impaire selon son choix):
1, 2, 4, 6, 5, 10, 24, 12, 20, 42, 58, 36, 35
- pour une ligne impaire (respectivement paire):
1, 2, 4, 6, 5, 10, 9, 27, 20, 19, 50, 67, 35
[0118] Les poids des bits de rang 7 et 8 ont même somme 36. Les poids des bits de rang 10,
11, 12 ont même somme 136.
[0119] Les lignes sont adressées 2 par 2, dans l'exemple, pour les poids:
1, 2, 4, 6, 9 ou 24, 19 ou 42 (selon le mot de commande colonne considéré).
[0120] Les lignes sont adressées séparément pour les poids 5, 10, 20, 35.
[0121] Les lignes sont adressées séparément pour le poids (15 + 12), (23 + 27), (31 + 36).
[0122] Les lignes sont adressées séparément pour le poids 12, (27 + 31), 36.
[0123] On obtient un temps de balayage pour l'écriture qui correspond bien à 10 bits :

[0124] Globalement, grâce à l'invention, on passe d'une différence maximum de 70 pour 16
sous-balayages à une différence de 176 (255-42-24-13) pour 13 sous-balayages (les
valeurs 9/24 et 19/42, comme les poids 1, 2, 4, 6 ne peuvent en effet être sélectionnées
séparément). Ceci permet donc d'augmenter considérablement la résolution verticale
transmise.
[0125] Le gros intérêt de cette technique est de pouvoir réaliser la commutation entre un
adressage à 16 sous-balayages et un adressage à 13 sous-balayages à la demande et
pour un couple de lignes donné. Il est possible par exemple de détecter en amont les
zones de l'image possédant de fortes transitions verticales. Toutes les lignes de
cette zone seront alors passées en adressage à 13 sous-balayages, les autres pouvant
rester en adressage à 16 sous-balayages. Cette commutation, qui correspond au passage
d'un adressage conforme à la figure 8 à un adressage conforme à la figure 7 est réalisé
de manière simple, en remplaçant la sélection d'une ligne I (ou d'une ligne I+1) lors
de l'écriture d'un bit de poids différent sur la ligne I (ou I+1) par la sélection
de la ligne I et de la ligne immédiatement suivante (ou précédente) pour une écriture
simultanée sur ces deux lignes.
[0126] De la même façon, il sera intéressant de posséder un détecteur de "faux contours"
pour juger de la nécessité de rester en mode 16 sous-balayages ou non. Il y a un compromis
à trouver entre la résolution verticale et la limitation du niveau de "faux contours".
[0127] Ce nombre de sous-balayages est relié au nombre de bits ayant des poids différents
d'un mot de commande colonne correspondant à une ligne au mot de commande colonne
correspondant à la ligne suivante et ce nombre, donc les mots de commande colonne
utilisés pour le codage de l'image, pourra être choisi en fonction des images à traiter,
ce choix pouvant d'ailleurs être effectué image par image. Le poids des bits concernés
pourra être choisi en fonction de la résolution de l'image.
[0128] Les problèmes d'amorçage de cellules et de quantification décrits précédemment peuvent
être atténués de la manière suivante:
[0129] En utilisant le seul principe de séparation des adressages des lignes I et l+1, il
est possible d'améliorer, de façon assez simple, l'amorçage des excitations. En effet,
lors d'un adressage classique, les 4 cellules adressées au cours du cycle courant
sont dans un premier temps éteintes par une impulsion d'effacement. L'inscription
qui suit juste après ne peut pas bénéficier d'un effet de proximité de cellules allumées.
Les seules cellules susceptibles d'être allumées sont celles situées juste au dessus
ou au dessous du paquet de 4 lignes.
[0130] Dans notre cas, les lignes I et l+1 étant adressées à des instants différents, la
ligne l+1 peut bénéficier de l'état d'excitation éventuelle des lignes I et I+2, celles-ci
n'ayant pas été éteinte juste avant. En fait il est possible de faire bénéficier tous
les sous-balayages de toutes les lignes de ce système.
[0131] Pour favoriser l'amorçage de tous les sous-balayages, il suffit d'avoir des instants
d'écriture sur les lignes paires et impaires qui soient systématiquement différents.
Une façon simple de réaliser ceci est de décaler les 2 systèmes d'adressage d'un temps
constant, tout en gardant dans ce cas le même code sur les 2 lignes. Il est par exemple
possible d'utiliser un double système d'adressage décalé l'un par rapport à l'autre
de l'équivalent de 1/2 LSB.
[0132] Dans l'exemple de la figure 8, configuration à 13 sous-balayages, certains sous-balayages
bénéficient de cet amorçage favorisé.
[0133] Concernant la quantification des bas niveaux, si l'on considère 2 adressages séparés
pour les lignes impaires et les lignes paires, il est possible, comme cela a été indiqué
précédemment, d'effectuer à un moment donné, une inscription commune pour 2 lignes
adjacentes. Cela revient par exemple à stopper la phase d'entretien d'un sous-balayage
de la ligne I et à venir inscrire sur les lignes I et I+1 l'information vidéo de la
ligne I+1. La durée du sous-balayage initial de la ligne I est dans ce cas diminuée.
Appliquer ce principe pour le sous-balayage correspondant au poids le plus faible
(durée correspondante au LSB) revient à introduire un pas de quantification inférieur
au LSB. Le déphasage entre les 2 adressages peut être choisi égal à 1/2 LSB. Si on
applique le principe d'un adressage commun aux 2 lignes adjacentes, on définit ainsi
des sous-balayages de poids 1/2 LSB. Ceci nous fait gagner un niveaux de quantification
utilisable surtout pour les faibles niveaux. Il est également possible de définir
un système d'adressage permettant d'augmenter encore plus cette quantification en
introduisant le poids de 1/4 de LSB.
[0134] Un exemple de réalisation du dispositif mettant en oeuvre le procédé de balayage
est décrit ci-après. Le diagramme simplifié des circuits de commande d'un panneau
à plasma 18 est représenté à la figure 9.
[0135] Les informations numériques vidéo arrivent sur l'entrée E du dispositif qui est également
l'entrée d'un circuit de traitement vidéo à base de microprocesseur 19 et l'entrée
d'un circuit de sélection 20. Le circuit de traitement vidéo est relié à une mémoire
de correspondance 21, au circuit de sélection 20, à l'entrée d'une mémoire vidéo 22
et à un générateur de balayage ou circuit de commande des circuits d'alimentation
ligne 24. La mémoire vidéo transmet les informations mémorisée vers l'entrée d'un
circuit 23 regroupant les circuits d'alimentation colonne.
[0136] Le générateur de balayage 24 transmet des informations de synchronisation vers la
mémoire vidéo 22 et commande un circuit 25 regroupant les circuits d'alimentation
ligne.
[0137] Les informations vidéo codées sur 8 bits et reçues sur l'entrée E sont ainsi transmises
vers le circuit de sélection 20 qui mémorise les données vidéo sur une image complète.
Ce circuit analyse le contenu de la vidéo et calcule le nombre de fois qu'il existe,
dans l'image, une différence de luminance entre la ligne I et la ligne l+1 supérieure
à un seuil préétabli.
[0138] Si ce nombre est supérieur à un seuil prédéterminé, le balayage est effectué en exploitant
le principe d'imbrication des sous-balayages, c'est à dire à partir d'un adressage
à 13 sous-balayages. Dans le cas contraire, 16 sous-balayages sont effectués. L'information
relative au type de balayage est transmise au circuit de traitement 19 qui réalise
le codage des informations vidéo en conséquence. Le circuit de traitement transmet
cette information au circuit de balayage 24 pour qu'il réalise le balayage de l'écran
en fonction de ce codage.
[0139] Le circuit de traitement 19 échange les données vidéo avec la mémoire ou table de
correspondance 21 qui, en fonction des valeurs des mots vidéo envoyés comme adresses,
va fournir comme données des mots correspondant à des codes sur 13 ou 16 bits dont
les poids auront préalablement été définis. Ce transcodage à partir de la table de
correspondance 21 est défini en fonction du mode d'addressage exploité.
[0140] Lorsque le mode d'adressage à 13 sous-balayages est sélectionné, les mots codés sur
13 bits correspondent à deux types de codage qui se différencient par le poids des
bits des mots codés:
- un premier type de codage fournissant un premier mot de codage correspondant aux lignes
paires du panneau à plasma
- un deuxième type de codage fournissant un deuxième mot de codage correspondant aux
lignes impaires du panneau à plasma.
[0141] Ces mots sont ensuite transmis à la mémoire vidéo 22 qui les mémorise pour fournir
aux circuits d'alimentation colonne, en synchronisation avec le balayage ligne, les
bits successifs des mots de commande colonne.
[0142] Le générateur de balayage 24 réalise, pendant la durée d'une trame et par l'intermédiaire
des circuits d'alimentation ligne 25, le balayage ligne de l'écran. Ce circuit 25
fournit la tension d'adressage et également la tension de maintien pendant la durée
correspondant au sous-balayage relatif au poids du bit envoyé sur les colonnes pour
cet adressage.
[0143] Le générateur de balayage 24 effectue les sous-balayages en fonction des commandes
reçues du circuit de traitement.
[0144] Les types de balayages mis en oeuvre sont:
- un balayage des lignes sélectionnées deux à deux (sélection simultanée des lignes
2I et 2I+1)
- un balayage de chaque ligne successive.
[0145] Le passage d'un mode à 13 sous-balayages à un mode à 16 sous-balayages se fait,de
manière très simple en sélectionnant les lignes 2I et 2I+1 au lieu de la seule ligne
2I ou de la seule ligne 2I+1 lors de l'écriture des bits correspondant à la valeur
commune VC.
[0146] Il est à noter que le circuit de sélection 20 peut très bien être placé en amont
du dispositif et en particulier du circuit de traitement afin d'éviter tout retard
dans le codage des mots vidéo.
[0147] Bien évidemment, la description précédente supposait une sélection ligne du panneau
à plasma pour une transmission de l'information vidéo sur les entrées colonnes de
l'afficheur, mais il pourrait être envisagé d'autres types d'adressage, par exemple
en inversant la fonction des lignes et des colonnes sans que le procédé sorte du domaine
de l'invention.
[0148] Bien sûr, l'invention n'est pas limitée par le nombre de bits quantifiant le signal
numérique vidéo à visualiser, ni le nombre de sous-balayages.
[0149] Elle peut également s'appliquer à tout type d'écran ou dispositif à adressage matriciel
exploitant une modulation de type temporel pour la visualisation de luminance ou des
niveaux de gris correspondant à chacune des trois composantes R V B. Les cellules
de ce dispositif ou tableau matriciel avec des entrées lignes et des entrées colonnes,
le terme cellule étant pris ici au sens large d'éléments à l'intersection des lignes
et colonnes, peuvent être des cellules de panneaux à plasma mais aussi des micromiroirs
de circuits à micromiroirs. Au lieu d'émettre directement la lumière, ces micromiroirs
réfléchissent, de manière ponctuelle (une cellule correspondant à un micromiroir),
une lumière reçue, lorsqu'ils sont sélectionnés. Leur adressage pour la sélection
est alors identique à l'adressage des cellules des panneaux à plasma tel que décrit
dans la présente demande.
1. Procédé d'adressage de cellules disposées selon un tableau matriciel, chaque cellule
étant située à l'intersection d'une ligne et d'une colonne, le tableau ayant des entrées
lignes et des entrées colonnes pour l'affichage de niveaux de gris définis par des
mots vidéo composant un signal numérique vidéo et définissant une image, les entrées
colonnes recevant ' chacune un mot de commande de cette colonne correspondant au mot
vidéo relatif, pour cette colonne, à une ligne adressée, ce mot étant composé de n
bits transmis séquentiellement, chaque séquence correspondant à un sous-balayage,
chaque bit déclenchant ou pas, selon son état, l'allumage de la cellule de la ligne
adressée et de la colonne recevant le mot de commande, pendant un temps proportionnel
au poids de ce bit dans le mot, caractérisé en ce qu'on effectue un codage différent des mots de commande colonne selon que le mot est
relatif à une ligne paire ou impaire, cette différence consistant en ce qu'au moins m bits successifs de rangs déterminés, m étant compris entre 2 et n, ont
des poids différents d'un mot de commande à l'autre, la somme des poids de ces bits
restant identique d'un mot de commande à l'autre, pour obtenir des instants d'écriture
sensiblement différents d'une ligne à la suivante.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'écriture est simultanée sur deux lignes successives pour au moins le premier bit
des m bits successifs d'un mot de commande relatif à une des deux lignes.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'on sélectionne simultanément au moins deux lignes successives pour au moins un
des bits d'un rang déterminé, qui a un poids identique d'un mot de commande à l'autre.
4. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'au moins un des bits d'un rang déterminé, qui a un poids identique d'un mot de commande
à l'autre, est utilisé pour coder une valeur partielle de luminance commune à deux
lignes successives et en ce que l'écriture est simultanée sur ces lignes pour ce bit du mot de commande relatif à
une des deux lignes.
5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre pour un nombre limité de lignes du tableau matriciel, ces lignes
correspondant aux zones de l'image définie en fonction des variations de luminance
d'une ligne à l'autre, les autres zones exploitant des sous-balayages correspondant
à un procédé d'adressage pour lequel les mots de commande colonne ont tous les poids
identiques d'une ligne à l'autre.
6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il est mis en oeuvre pour un nombre d'images défini en fonction des variations de
luminance d'une ligne à l'autre, les autres images exploitant un procédé d'adressage
pour lequel les mots de commande colonne ont tous les poids identiques d'une ligne
à l'autre.
7. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la commutation du premier procédé d'adressage comportant n sous-balayages à un second
procédé d'adressage comportant un nombre supérieur de sous-balayages et pour lequel
les mots de commande colonne ont un nombre supérieur de bits ayant des poids identiques
d'une ligne à l'autre est effectuée en remplaçant la sélection d'une ligne I lors
de l'écriture d'un bit de poids différent sur la ligne I, dans le premier procédé,
par la sélection de la ligne I et de la ligne immédiatement précédente ou immédiatement
suivante pour une écriture simultanée sur ces deux lignes, dans le second procédé.
8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la valeur de m ou celle des poids correspondant à ces m bits est fonction de la résolution
verticale de l'image.
9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les cellules sont des cellules d'un panneau à plasma et en que la sélection entraîne
l'allumage de la cellule.
10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que les cellules sont des micromiroirs d'un circuit à micromiroirs.
11. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 comportant un
circuit de traitement vidéo (19) pour le traitement des données vidéo reçues, une
mémoire de correspondance (21) pour le transcodage de ces données, une mémoire vidéo
(22) pour la mémorisation des données transcodées, la mémoire vidéo étant reliée à
des circuits d'alimentation colonne (23) pour commander l'adressage colonne du panneau
à plasma à partir de mots de commande colonnes, un circuit de commande (24) des circuits
d'alimentation ligne (25) relié au circuit de traitement vidéo pour sélectionner les
lignes, caractérisé en ce que les circuits de traitement vidéo et de transcodage effectuent un codage différent
des mots de commande colonne selon que le mot est relatif à une ligne paire ou impaire,
cette différence consistant en ce qu'au moins m bits successifs de rangs déterminés parmi les bits à transmettre, m étant
compris entre 2 et n, ont des poids différents d'un mot de commande à l'autre, la
somme des poids de ces bits restant identique d'un mot de commande à l'autre, pour
obtenir des instants d'écriture sensiblement différents d'une ligne à la suivante.
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que le circuit de commande des circuits d'alimentation lignes sélectionne simultanément
deux lignes consécutives lors de la transmission par les circuits d'alimentation colonne
du premier bit des bits successifs d'un mot de commande relatif à une des deux lignes.
13. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'il comprend également un circuit de sélection (20) recevant les données vidéo pour
sélectionner un codage des mots de commande colonne correspondant à un adressage selon
n sous-balayages ou à un adressage correspondant à un nombre supérieur de sous-balayages,
en fonction des variations de luminance d'une ligne à l'autre sur une image ou une
partie d'image.
1. Process for addressing cells arranged as a matrix array, each cell being situated
at the intersection of a line and a column, the array having line inputs and column
inputs for displaying grey levels defined by video words making up a digital video
signal and defining an image, the column inputs each receiving a control word for
this column corresponding to the video word relating, for this column, to an addressed
line, this word being composed of n bits transmitted sequentially, each sequence corresponding
to a sub-scan, each bit triggering or not, according to its state, the illumination
of the cell of the addressed line and of the column receiving the control word, for
a time proportional to the weight of this bit in the word, characterized in that a different coding of the column control words is performed depending on whether
the word relates to an even or odd line, this difference consisting in the fact that
at least m successive bits of specified ranks, m being between 2 and n, have different
weights from one control word to the other, the sum of the weights of these bits remaining
identical from one control word to the other, so as to obtain writing instants which
are substantially different from one line to the next.
2. Process according to Claim 1, characterized in that writing is simultaneous on two successive lines for at least the first bit of the
m successive bits of a control word relating to one of the two lines.
3. Process according to Claim 1 or 2, characterized in that at least two successive lines are selected simultaneously for at least one of the
bits of a specified rank, which has an identical weight from one control word to the
other.
4. Process according to one of the preceding claims, characterized in that at least one of the bits of a specified rank, which has an identical weight from
one control word to the other, is used to code a partial value of luminance common
to two successive lines and in that writing is simultaneous on these lines for this bit of the control word relating
to one of the two lines.
5. Process according to Claim 1, characterized in that it is implemented for a limited number of lines of the matrix array, these lines
corresponding to the zones of the image defined according to the luminance variations
from one line to the other, the other zones utilizing sub-scans corresponding to an
addressing process for which the column control words all have the identical weights
from one line to the other.
6. Process according to Claim 1, characterized in that it is implemented for a number of images defined according to the luminance variations
from one line to the other, the other images utilizing an addressing process for which
the column control words all have the identical weights from one line to the other.
7. Process according to Claim 1, characterized in that the switchover from the first addressing process comprising n sub-scans to a second
addressing process comprising a larger number of sub-scans and for which the column
control words have a larger number of bits having identical weights from one line
to the other is performed by replacing the selection of a line I while writing a bit
of different weight on the line I, in the first process, by the selection of the line
I and of the immediately preceding or immediately following line for a simultaneous
writing on these two lines, in the second process.
8. Process according to Claim 1, characterized in that the value of m or that of the weights corresponding to these m bits is dependent
on the vertical resolution of the image.
9. Process according to one of the preceding claims, characterized in that the cells are cells of a plasma panel and in that the selection causes the illumination of the cell.
10. Process according to one of claims 1 to 8, characterized in that the cells are micromirrors of a micromirror circuit.
11. Device for implementing the process according to Claim 1 comprising a video processing
circuit (19) for processing the video data received, a correspondence memory (21)
for transcoding these data, a video memory (22) for storing the transcoded data, the
video memory being linked to column supply circuits (23) for controlling the column
addressing of the plasma panel on the basis of column control words, a control circuit
(24) for the line supply circuits (25) linked to the video processing circuit so as
to select the lines, characterized in that the video processing and transcoding circuits perform a different coding of the column
control words depending on whether the word relates to an even or odd line, this difference
consisting in the fact that at least m successive bits of specified ranks from among
the bits to be transmitted, m being between 2 and n, have different weights from one
control word to the other, the sum of the weights of these bits remaining identical
from one control word to the other, so as to obtain writing instants which are substantially
different from one line to the next.
12. Device according to Claim 11, characterized in that the circuit for controlling the line supply circuits simultaneously selects two consecutive
lines during the transmission by the column supply circuits of the first bit of the
successive bits of a control word relating to one of the two lines.
13. Device according to Claim 11, characterized in that it also comprises a selection circuit (20) receiving the video data so as to select
a coding of the column control words corresponding to an addressing according to n
sub-scans or to an addressing corresponding to a larger number of sub-scans, as a
function of the variations in luminance from one line to the other in an image or
an image part.
1. Verfahren zur Adressierung von entsprechend einer Matrixtafel angeordneten Zellen,
wobei jede Zelle bei dem Schnittpunkt einer Zeile und einer Spalte liegt, die Tafel
Zeileneingänge und Spalteneingänge zur Wiedergabe von Grauwerten aufweist, die durch
Videowörter definiert sind, die ein digitales Videosignal bilden und ein Bild definieren,
jeder der Spalteneingänge ein Steuerwort für diese Spalte empfängt, das dem Videowort
entspricht, das für diese Spalte einer adressierten Zeile gehört, wobei dieses Wort
aus n sequentiell übertragenen Bit besteht, jede Folge einer Unterabtastung entspricht,
jedes Bit entsprechend seinem Zustand die Aufhellung der Zelle der adressierten Zeile
und der das Steuerwort empfangenen Spalte für eine Zeit auslöst oder nicht auslöst,
die proportional zu dem Gewicht dieses Bit in dem Wort ist,
dadurch gekennzeichnet, daß
eine unterschiedliche Kodierung der Spaltensteuerwörter erfolgt, abhängig davon, ob
das Wort einer geradzahligen oder einer ungeradzahligen Zeile entspricht, daß diese
Differenz darin besteht, daß wenigstens m aufeinanderfolgende Bit von vorbestimmten
Rängen, wobei m zwischen 2 und n liegt, unterschiedliche Gewichte von einem Steuerwort
zu dem anderen aufweisen, daß die Summe der Gewichte dieser Bit von einem Steuerwort
zu dem anderen identisch bleibt, um Schreibzeitpunkte zu erhalten, die von einer Zeile
zu der folgenden nennenswert unterschiedlich sind.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Schreiben auf zwei aufeinanderfolgenden Zeilen für wenigstens das erste Bit der
m aufeinanderfolgenden Bit eines Steuerworts für eine der beiden Zeilen gleichzeitig
ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß wenigstens zwei aufeinanderfolgende Zeilen gleichzeitig für wenigstens eines der
Bit eines vorbestimmten Rangs ausgewählt werden, der für ein Steuerwort zu dem anderen
ein identisches Gewicht aufweist.
4. Verfahren nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß wenigstens eines der Bit eines bestimmten Rangs, der ein identisches Gewicht von
einem Steuerwort zu dem anderen hat, dafür benutzt wird, einen Teilwert der Luminanz
zu kodieren, der für zwei aufeinanderfolgende Zeilen gemeinsam ist, und daß das Schreiben
gleichzeitig auf diesen Zeilen für dieses Bit des Steuerworts für eine der beiden
Zeilen erfolgt.
5. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß es für eine begrenzte Anzahl von Zeilen der Matrixtafel durchgeführt wird, daß diese
Zeilen den Bildbereichen entsprechen, die in Abhängigkeit von Änderungen der Luminanz
von einer Zeile zu der anderen definiert sind, daß die anderen Bereiche die Unterabtastungen
auswerten, die einem Adressierverfahren entsprechen, für das die Spaltensteuerwörter
alle von einer Zeile zu der anderen identische Gewichte aufweisen.
6. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß es für eine Anzahl von Bildern durchgeführt wird, die in Abhängigkeit von den Änderungen
der Luminanz von einer Zeile zu der anderen definiert sind, und die anderen Bilder
einen Adressiervorgang anwenden, für den die Spaltensteuerwörter alle identische Gewichte
von einer Zeile zu der anderen aufweisen.
7. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Umschaltung des ersten Adressierverfahrens mit n Unterabtastungen auf ein zweites
Adressierverfahren mit einer größeren Zahl von Unterabtastungen, für die die Spaltensteuerwörter
eine größere Zahl von Bit aufweisen, die identische Gewichte von einer Zeile zu der
anderen aufweisen, dadurch erfolgt, indem die Auswahl einer Zeile I bei dem ersten
Verfahren durch die Auswahl der Zeile I und die unmittelbar vorangehende oder unmittelbar
folgende Zeile für ein gleichzeitiges Schreiben auf diesen beiden Zeilen in dem zweiten
Verfahren ersetzt wird.
8. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Wert von m oder der der Gewichte, die diesen m Bit entsprechen, abhängig ist
von der Vertikalauflösung des Bildes.
9. Verfahren nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die Zellen Zellen eines Plasmaschirms sind und daß die Auswahl die Aufhellung der
Zelle bewirkt.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß die Zellen Mikrospiegel einer Mikrospiegel-Schaltung sind.
11. Vorrichtung zur Durchführung des Verfahrens nach Anspruch 1 mit einer Video-Verarbeitungsschaltung
(19) zur Verarbeitung der empfangenen Videodaten, einem Korrespondenzspeicher (21)
für die Transkodierung dieser Daten, einen Videospeicher (22) für die Speicherung
der transkodierten Daten, wobei der Videospeicher mit den Spalten-Speiseschaltungen
(23) verbunden ist, um die Spaltenadressierung des Plasmaschirms durch die Spaltensteuerwörter
zu steuern, einer Steuerschaltung (24) für die Zeilenspeiseschaltungen (25), die mit
der Video-Verarbeitungsschaltung verbunden sind, um die Zeilen auszuwählen, dadurch gekennzeichnet, daß die Schaltung zur Videoverarbeitung und zur Transkodierung eine unterschiedliche
Kodierung der Spaltensteuerwörter bewirken, abhängig davon, ob das Wort zu einer geradzahligen
oder einer ungeradzahligen Zeile gehört, wobei dieser Unterschied darin besteht, daß
wenigstens m aufeinanderfolgende Bit der bestimmten Ränge unter den zu übertragenden
Bit, wobei m zwischen 2 und n liegt, unterschiedliche Gewichte von einem Steuerwort
zu dem anderen aufweisen, daß die Summe der Gewichte dieser Bit von einem Steuerwort
zu dem anderen identisch bleibt, um so Schreibzeitpunkte zu bilden, die von einer
Zeile zu der nächsten nennenswert unterschiedlich sind.
12. Vorrichtung nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß die Schaltung zur Steuerung der Zeilenspeiseschaltungen gleichzeitig zwei aufeinanderfolgende
Zeilen während der Übertragung durch die Spaltenspeiseschaltungen des ersten Bit der
aufeinanderfolgenden Bit eines Steuerworts für eine der beiden Zeilen wählt.
13. Vorrichtung nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß sie außerdem eine Auswahlschaltung (20) enthält, die die Videodaten empfängt, um
eine Kodierung der Spaltensteuerwörter entsprechend einer Adressierung gemäß n Unterabtastungen
oder einer Adressierung entsprechend einer größeren Anzahl von Unterabtastungen in
Abhängigkeit von den Änderungen in der Luminanz von einer Zeile zu der anderen in
einem Bild oder einem Bildteil auszuwählen.