[0001] La présente invention a trait au séchage de bois en particulier de bois sciés en
planches disposées en piles.
[0002] Une telle opération s'effectue traditionnellement dans des séchoirs présentant un
volume de séchage apte à recevoir plusieurs piles de bois qui vont subir successivement
une phase de mise en température, puis une phase de séchage proprement dite et, enfin,
une phase de stabilisation et refroidissement avant d'être extraites du séchoir.
[0003] Le séchage est assuré par de l'air chaud et introduit dans la cellule de séchage
suivant un processus régulé automatiquement en ce qui concerne les températures et
débits de fluide caloporteur et les durées des différentes phases.
[0004] Les séchoirs connus ne donnent pas toute satisfaction au niveau de la qualité du
séchage, de l'homogénéité du séchage sur l'ensemble de la charge de bois entreposée
dans le séchoir et de la durée du temps global de séchage incluant la mise en température
et, en fin de séchage, la phase de stabilisation et refroidissement.
[0005] Ces insuffisances proviennent d'une mauvaise gestion de l'aéraulique, ainsi qu'à
un contrôle imprécis et peu fiable des paramètres de séchage, qui contraint la plupart
du temps au recours à des tables de séchage peu performantes ce qui entraîne un rallongement
de la durée de séchage.
[0006] La présente invention vise tout particulièrement à éliminer ou tout le moins réduire
les inconvénients des séchoirs traditionnels en proposant un procédé de séchage maîtrisant
mieux l'aéraulique et plus performant.
[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de séchage de bois, en particulier
de bois sciés en planches disposées en piles adjacentes, dans lequel lesdites piles
de bois sont disposées dans une cellule de forme générale parallélépipédique à l'intérieur
de laquelle on effectue successivement une mise en température, puis un séchage et,
enfin, une stabilisation et un refroidissement, ladite cellule comportant une batterie
chaude, un système de ventilation et des cheminées d'admission d'air neuf et d'évacuation
des buées, caractérisé en ce qu'il consiste :
- à disposer lesdites piles de bois dans l'axe longitudinal et dans la partie centrale
de la cellule,
- à placer la batterie chaude dans les espaces entre parois longitudinales de la cellule
et piles de bois, à hauteur du sommet de ces dernières,
- à constituer entre le plafond et lesdites piles un conduit de circulation horizontale,
transversale à la cellule de l'air de séchage, au centre duquel est agencé le système
de ventilation,
- et à constituer à l'aide de ventelles de répartition, dans les deux angles supérieurs
longitudinaux de la cellule, au-dessus de la batterie chaude, une chambre de tranquillisation
fermée dans laquelle débouchent lesdites cheminées d'admission/évacuation, lesdites
chambres de tranquillisation communiquant avec l'espace central de la cellule par
des fentes longitudinales de soufflage ou reprise.
[0008] De préférence, la circulation de l'air de séchage transversalement à ladite cellule
est assurée en alternant le sens de circulation périodiquement à des fins de traitement
homogène des deux flancs longitudinaux de la charge de bois.
[0009] Un tel procédé permet de réaliser une distribution de vitesse, de température et
d'humidité de l'air de séchage homogènes dès l'entrée de la charge de bois dans la
cellule. On a ainsi un séchage homogène et de meilleure qualité dans toutes les parties
du lot de bois, quelle que soit leur emplacement, ce qui permet en outre de réduire
le temps de séchage et donc son coût.
[0010] L'uniformisation des conditions aérauliques facilite par ailleurs la commande et
la régulation du processus de séchage. C'est ainsi qu'il n'est plus nécessaire comme
auparavant de réaliser une étude complexe pour définir l'emplacement le plus représentatif
des sondes de régulation.
[0011] Avantageusement, la phase de mise en température consiste à soumettre la charge de
bois à un flux d'air chaud sursaturé en eau, dont la température est sensiblement
égale à la température de début de séchage.
[0012] A cet effet, on effectue par exemple une atomisation d'eau à 90-95°C dans le flux
d'air de séchage.
[0013] Un tel mode opératoire permet de réduire de manière très significative la durée de
la mise en température de l'intégralité de la charge de bois avant séchage tout en
évitant les contraintes mécaniques imposées au bois (collapses, fentes internes) car
on opère un transfert de chaleur tout en évitant, ou tout au moins en limitant, le
transfert de masse.
[0014] Suivant encore une autre caractéristique du procédé de l'invention, la phase de stabilisation
et refroidissement est avantageusement réalisée avec de l'air humide, par exemple
en effectuant une atomisation d'eau froide ou chaude dans l'air de séchage.
[0015] On réalise ainsi un refroidissement accéléré et contrôlé, obtenu par la chaleur latente
de vaporisation, ce qui facilite l'homogénéisation de l'humidité dans la masse du
bois.
[0016] Comme dans la phase de séchage, la circulation de l'air dans les phases initiale
de mise en température et finale de stabilisation/refroidissement est assurée en alternance
périodiquement à des fins de traitement homogène des deux flancs longitudinaux de
la charge de bois.
[0017] L'invention a également pour objet un séchoir spécifiquement conçu pour la mise en
oeuvre du procédé ci-dessus, ainsi qu'une structure de capteur de mesure d'humidité
de l'air de séchage spécifiquement conçu pour être utilisé dans ledit procédé, notamment
pendant les phases initiale de mise en température et finale de stabilisation et refroidissement
au cours desquelles l'air est susceptible d'atteindre un état sursaturé, ledit capteur
permettant d'éviter toute condensation d'eau sur lui susceptible de perturber la mesure.
[0018] On va maintenant décrire plus en détail le procédé de l'invention, ainsi qu'un mode
de réalisation d'une cellule de séchage et d'un capteur de mesure d'humidité de l'air,
conformes à l'invention.
[0019] A cet effet, on va se référer aux dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 représente le schéma général d'une installation de séchage de bois mettant
en oeuvre le procédé de l'invention ;
- la figure 2 est une vue en coupe axiale d'un capteur de mesure de l'humidité de l'air
selon l'invention, et
- la figure 3 illustre une variante de réalisation du capteur de la figure 2.
[0020] Sur la figure 1, on a représenté schématiquement en 1 une cellule de séchage de bois
sciés se présentant sous la forme de piles 2, au nombre de quatre sur la figure 1,
de planches superposées à plat, à la manière habituelle.
[0021] La cellule 1 a une forme générale parallélépipédique et la charge de bois 2 est disposée
sur un chariot, dans l'axe longitudinal et dans la partie centrale de la cellule.
[0022] Sur les flancs de la charge 2 au voisinage du sommet des piles 2 est disposé, dans
l'espace entre le bois et les deux parois longitudinales 3 de la cellule, une batterie
chaude symbolisée en 4, constituée à la manière connue d'un réseau de conduites, relié
par des canalisations 5 à un réseau primaire de fluide thermique 6.
[0023] Parallèlement et au-dessus de la face supérieure de la charge 2 est disposé en recouvrement
à distance de la charge 2 un faux-plafond 7 définissant avec le plafond 8 de la cellule
un espace de circulation d'air de séchage. Au centre de cet espace et en alignement
dans l'axe longitudinal de la cellule sont disposés sur toute la longueur de la cellule
des ventilateurs (9a, 9b) actionnés par des moteurs électriques 10. Les ventilateurs
sont par exemple du type dans lequel la roue travaille avec son rendement nominal
dans un sens de circulation et avec un rendement dégradé dans le sens de rotation
inverse. Aussi, afin d'obtenir transversalement à la cellule 1 un sens de circulation
alterné avec un même débit, tous les ventilateurs étant en fonctionnement, on disposera
un ventilateur sur deux avec son sens nominal de circulation inverse de celui de l'autre
ventilateur. De la sorte, pour chaque sens de circulation un ventilateur (9a) sur
deux aura sa roue entraînée dans le sens normal, cependant que l'autre ventilateur
(9b) aura sa roue entraînée en sens opposé du sens nominal.
[0024] De préférence, dans chaque couple de ventilateurs, les ventilateurs sont disposés
tête-bêche avec un décalage des viroles l'un par rapport à l'autre, axialement, afin
d'améliorer les conditions d'écoulement dans le plenum de recirculation, c'est à dire
l'espace entre le faux-plafond 7 et le plafond 8 de la cellule 1.
[0025] Au voisinage des arêtes supérieures longitudinales de la charge 2 le faux-plafond
7 est muni de souris 11.
[0026] Conformément à l'invention, dans l'espace au-dessus de la batterie chaude 4, sur
chaque flanc de la charge 2, est constituée une chambre de tranquillisation 13 au
droit des angles supérieurs longitudinaux de la cellule 1, à l'aide de ventelles cintrées
concaves 14 sur toute la longueur de la cellule.
[0027] Les ventelles 14 sont en outre percées dans leur zone centrale de fentes horizontales
15 alignées et sur toute la longueur des chambres de tranquillisation 13.
[0028] En regard des chambres 13, dans la zone de raccordement entre l'espace au-dessus
de la charge de bois et l'espace sur les flancs de la charge 2 sont disposées d'autres
ventelles 16 de profil approprié et positionnées en fonction du profil de vitesse
à la sortie du plenum de ventilation. L'association des souris 11 et des ventelles
16 assure la distribution homogène du flux d'air sur la batterie chaude 4, ainsi que
sur toute la hauteur du séchoir en évitant une recirculation de l'air dans les couches
supérieures de la charge de bois 2.
[0029] En 17 sont représentées des cheminées d'admission d'air neuf et d'évacuation des
buées, communiquant avec les chambres de tranquillisation 13.
[0030] Sur chaque face interne des parois longitudinales 3 de la cellule 1, en regard de
la charge 2, est disposée une rampe 18, 19 d'atomisation d'eau sur toute la longueur
de la cellule.
[0031] Chaque rampe 18, 19 est reliée par des canalisations 20, 21 et une vanne 22, 23 à
une installation de fourniture sous pression d'eau en provenance d'une source symbolisée
en 24.
[0032] La source 24 fournit de l'eau appropriée soit froide et directement via une canalisation
25, soit chaude, après passage dans un bac 26 muni d'un échangeur thermique 27 relié
au réseau primaire de fluide thermique 6, via une canalisation 28.
[0033] En 29, on a représenté un compresseur d'air destiné à purger les canalisations des
rampes d'atomisation 18 et 19 de l'eau contenue, évitant ainsi les dépôts et l'entartrage
notamment au niveau des buses.
[0034] La prévision des chambres de tranquillisation 13 avec les fentes 15 de soufflage
ou de reprise, ainsi que l'aménagement de l'espace au-dessus du plan du fond-plafond
7 en vue d'une distribution homogène des flux d'air sur les flancs de la charge de
bois 2, permettent une gestion aéraulique optimale et facilite la commande et la régulation
du processus de séchage.
[0035] La distribution homogène de l'écoulement à l'entrée de la charge de bois permet en
outre de réduire le temps de séchage.
[0036] Les ventelles 14 sont placées d'une manière étanche sur toute la longueur de chaque
coin supérieur de la cellule 1. Les surfaces respectives des ventelles 14 et des fentes
15 vont déterminées de façon que la surface débitante minimale de chaque chambre de
tranquillisation c'est à dire la section perpendiculaire à l'axe longitudinal de la
cellule, soit au moins égale à 1,7 fois la somme des sections des fentes 15. La pression
à l'intérieur des chambres de tranquillisation 13 est constante ce qui permet d'avoir
des vitesses débitantes au niveau des fentes 15 et constantes sur toute la longueur
du séchoir.
[0037] L'admission d'air neuf et l'évacuation des buées via les cheminées 17 se font ainsi
d'une manière uniforme sur toute la longueur du séchoir et il n'existe pas de gradient
de température et d'humidité sur toute cette longueur.
[0038] Durant la phase séchage, on opère un brassage alterné transversalement à la cellule
1.
[0039] A cet effet, dans un sens de brassage, tous les ventilateurs 9a, 9b sont en service
et un sur deux (9a) a sa roue entraînée dans le sens nominal cependant que l'autre
ventilateur (9b) a sa roue entraînée en sens inverse de son sens nominal.
[0040] Pour obtenir l'autre sens de brassage, il suffit d'inverser le sens de rotation de
toutes les roues.
[0041] L'alternance du brassage est commandée périodiquement, automatiquement, par le programme
de pilotage du séchage.
[0042] Selon le sens de brassage, les cheminées 17 d'un même côté de la cellule 1 travaillent
soit en admission d'air neuf, soit en évacuation des buées.
[0043] La phase de séchage proprement dite est précédée, conformément à une autre caractéristique
du procédé de l'invention, à une phase de mise en température au cours de laquelle
la charge de bois 2 est amenée à la température fixée en début de cycle de séchage
en opérant uniquement en transfert de chaleur, sans transfert de masse ou tout du
moins en limitant le transfert de masse pour éviter les contraintes mécaniques risquant
de provoquer dans le bois des collapses, fentes internes, etc...
[0044] Pour cela, on soumet le bois à un flux d'air chaud en état de sursaturation, la température
du flux d'air chaud étant égale à la température du début de séchage.
[0045] La sursaturation est obtenue grâce aux rampes 18, 19 par atomisation de l'eau à 90-95°C
et à une pression et un débit prédéterminés pour assurer son évaporation totale avec
présence de vésicules d'eau chaude en pénétrant dans la charge de bois. Cette atomisation
est réalisée en mettant en service l'une seulement des deux rampes (18 ou 19), selon
le sens de brassage dans le plenum.
[0046] Au cours de cette phase de mise en température, on effectue également un brassage
en alternance dans les deux sens, en actionnant en conséquence les ventilateurs (9a,
9b) et la rampe d'atomisation correspondante, l'autre rampe étant hors service et
inversement.
[0047] Toutefois, l'atomisation ne sera effectuée, d'une manière variable, qu'une fraction
de la durée totale de la phase de mise en température, par exemple une vingtaine de
minutes pour une phase de mise en température d'environ 2 heures, et sous forme de
cycles d'atomisation répartis à l'intérieur de ladite phase, suivant la nature du
bois, son degré de siccité, etc ...
[0048] Les vannes 22, 23 sont bien entendu reliées, ainsi que les vannes des canalisations
25, 28, à une unité de pilotage informatisé (non représentée) à laquelle sont également
reliés les divers moyens de commande, de contrôle, et de mesure des divers paramètres
intervenant dans le processus de séchage.
[0049] A la fin de la phase de séchage, on procède, suivant encore une autre caractéristique
du procédé de l'invention, à une phase de stabilisation et refroidissement au cours
de laquelle on va effectuer une atomisation d'eau, grâce à l'une des rampes 18, 19,
mais, cette fois, avec de l'eau froide ou chaude en fonction de l'essence du bois
et en mettant en service l'une des rampes 18, 19, selon le sens de brassage dans le
plenum, de manière à permettre son évaporation totale avant pénétration dans la charge
de bois 2.
[0050] Dans cette phase, on effectue également un brassage en alternance dans les deux sens
et l'atomisation sera faite par exemple par cycles répartis sur toute la durée de
la phase, la durée totale d'atomisation étant faible en regard de la durée de la phase
de stabilisation et refroidissement, par exemple une heure pour une phase de stabilisation
et refroidissement de 2 à 3 heures.
[0051] La stabilisation accélérée et contrôlée du bois est obtenue par la chaleur latente
de vaporisation, ce qui par ailleurs facilite l'homogénéité de l'humidité dans la
masse du bois.
[0052] Au total, le procédé de l'invention permet non seulement d'améliorer la qualité des
bois séchés (absence de gerces ou de fentes en bout), mais également de réduire très
sensiblement la durée totale et donc les coûts, du processus de séchage.
[0053] La très bonne homogénéité de séchage sur l'ensemble de la charge de bois entreposée
dans le séchoir évite ainsi le tri et le pré-séchage d'un volume de bois pouvant d'une
manière générale représenter jusqu'à 15 à 20 % du volume total, lorsque l'on recourt
aux techniques conventionnelles de séchage.
[0054] La présente invention concerne également un perfectionnement à un appareil de mesure
de l'humidité de l'air afin de rendre cet appareil tout particulièrement adapté au
procédé de l'invention, et permettant, par sa précision et sa fiabilité, d'optimiser
les paramètres de séchage.
[0055] La figure 2 illustre un mode de réalisation dudit appareil de mesure.
[0056] L'appareil, représenté en 30 sur la figure, comprend une enveloppe tubulaire 31 en
matériau isolant thermique ouvert à ses deux extrémités et disposé avec son axe parallèle
au sens (flèches A) d'écoulement de l'air dont on veut mesurer l'humidité. S'agissant
de l'air de séchage, l'appareil est fixé à distance d'une paroi 31, par exemple le
plafond 8, de la cellule 1 qui peut bien entendu en comporter plusieurs en différents
endroits.
[0057] L'enveloppe 31 est à son extrémité amont, selon le sens de l'écoulement A, coiffée
d'un capuchon 33 enserrant entre deux plaques perforées 34 un filtre formé d'un matériau
hydrophobe 35. Le capuchon 33 est percé en 36 sur sa face d'extrémité pour permettre
à l'air de pénétrer à l'intérieur de l'enveloppe 31.
[0058] A son extrémité aval, l'enveloppe 31 est coiffée par un capuchon 37.
[0059] L'appareil 30 est fixé à la paroi 32 par deux pattes 38 solidaires respectivement
des capuchons amont et aval 33, 37.
[0060] A l'intérieur de l'enveloppe 31 sont disposés successivement, de l'amont vers l'aval,
un moyen dissipateur de chaleur 39, un élément 40 d'homogénéisation de la température
du flux d'air interne à l'appareil, un système de mesure 41 et un moyen 42 pour créer
à l'extrémité aval de l'enveloppe une dépression propre à créer à l'intérieur de l'enveloppe
un débit d'air déterminé.
[0061] Le principe de mesure de l'appareil est bien connu, l'invention portant essentiellement
sur l'agencement du système de mesure, illustré par la figure 3 qui sera décrite plus
loin, ainsi que sur la prévision d'un moyen 42 permettant d'inverser le sens de circulation
d'air à l'intérieur de l'appareil.
[0062] Le moyen dissipateur de chaleur 39 est par exemple constitué par des résistances
électriques ou une ampoule électrique, alimentés par un cordon électrique 43. Le rôle
de ce moyen dissipateur est d'abaisser l'humidité relative de l'air à l'intérieur
de l'enveloppe 31. La puissance dissipée par le moyen 39 sera déterminée en fonction
des paramètres de séchage de façon à augmenter la température de l'ordre de 4°C pour
éliminer toute présence d'eau pouvant être entraînée dans le capteur ou l'eau condensée
en amont du dispositif de mesure.
[0063] L'élément 40 sert à homogénéiser la température du flux d'air avant d'atteindre l'élément
sensible 41.
[0064] L'élément 40 est par exemple un disque perforé ou diaphragme 44, de diamètre approprié.
Un bouclier 45 est disposé en amont de l'orifice central du disque 44.
[0065] Le rapport entre le diamètre interne de l'enveloppe 31 et le diamètre du diaphragme
44 est déterminé de façon à être compatible avec le débit d'air désiré circulant dans
l'appareil 30.
[0066] Le système de mesure 41 est selon un mode de mise en oeuvre connu un ensemble constitué
d'un hygromètre de type capacitif à diélectrique polymère, couplé à un capteur de
mesure de température. Ces éléments sont raccordés par une gaine 46 à un module 47
d'alimentation et de traitement du signal pour fournir une indication de l'humidité
relative HR1 et une température T1.
[0067] Le moyen 42 sert à prélever à l'extérieur de l'appareil 30 un flux d'air à mesurer
et à le faire transiter à l'intérieur de l'appareil vers le système de mesure 41 avant
de l'évacuer à l'extérieur de l'appareil et du séchoir par l'intermédiaire d'une canalisation
48.
[0068] Le moyen 42 est par exemple un éjecteur à col sonique fonctionnant à l'air comprimé.
[0069] Au lieu de l'éjecteur, on peut prévoir un micro-ventilateur.
[0070] La circulation forcée à l'intérieur de l'enveloppe 31 vise également à réduire le
temps de réponse du système de mesure 41.
[0071] Le fonctionnement de l'appareil 30 est bien connu et ne sera pas décrit en détail.
[0072] Il suffit de noter que le paramètre à mesurer, qui est l'humidité relative de l'écoulement
(A) dans lequel se trouve l'appareil 30, est calculé à partir des paramètres mesurés
par le système 41 à savoir l'humidité relative de l'air à l'intérieur de l'appareil
et la température de cet air.
[0073] La figure 3 illustre un perfectionnement à l'appareil de la figure 2 consistant,
conformément à l'invention, à constituer le système 41 sous la forme d'un ensemble
de deux thermomètres dont l'un (50) est destiné à mesurer une température "sèche"
de l'air présent à l'intérieur de l'enveloppe 31 et l'autre (51) une température "humide".
[0074] Les thermomètres 50, 51 peuvent être réalisés avec des sondes platines, des thermistances
ou des thermocouples.
[0075] Le thermomètre 51 mesurant la température humide est muni sur sa partie sensible
d'une enveloppe poreuse 51 maintenue constamment humide à l'aide d'une mèche 53 plongeant
dans un réservoir 54 extérieur à l'enveloppe 31 et alimenté en eau par une canalisation
55 et muni d'un trop-plein 56. Pour éviter tout assèchement de la partie de la mèche
53 entre le réservoir 54 et l'enveloppe 51, le thermomètre 51 étant nécessairement
à distance de la paroi de l'enveloppe 31, un puits 57 est ménagé, enveloppant ladite
partie de mèche. Ce puits 57 assure par ailleurs le réchauffement de l'eau transitant
par la mèche 53 du fait que le puits se trouve dans le flux d'air interne à l'enveloppe
31.
[0076] L'humidité absolue de l'air (A) prélevé dans le séchoir et mesurée à l'intérieur
de l'enveloppe 31 est fonction, d'une part, de la différence entre la température
"sèche" et la température "humide" et, d'autre part, de la température "sèche". L'humidité
de l'air de séchage à l'intérieur de l'appareil est calculée à partir de la mesure
de ladite humidité absolue dans l'enceinte de l'appareil 30.
[0077] Dans certaines conditions d'utilisation du capteur de mesure d'humidité de la figure
3, la sortie de l'éjecteur (42) peut être, conformément à l'invention, obturée partiellement
afin d'inverser le flux d'air traversant l'appareil.
[0078] Cette inversion peut être faite périodiquement pour éviter l'entrée accidentelle
d'eau sous forme liquide dans l'appareil pendant les phases d'humidification (avant
et après la phase de séchage proprement dite) ne pénètre dans l'appareil sous forme
liquide, l'enceinte (31) de mesure étant pendant la phase de séchage mise en dépression
par ledit éjecteur.
[0079] Enfin, l'invention n'est évidemment pas limitée aux modes de mise en oeuvre représentés
et décrits ci-dessus, mais en couvre au contraire toutes les variantes, notamment
en ce qui concerne les moyens pour réaliser les chambres de tranquillisation 13, les
moyens assurant la circulation forcée de l'air de séchage, les moyens d'atomisation
d'eau (18, 19), ou encore l'agencement du capteur d'humidité (30).
1. Procédé de séchage de bois, en particulier de bois sciés en planches disposées en
piles adjacentes (2), dans lequel lesdites piles de bois sont disposées dans une cellule
(1) de forme générale parallélépipédique à l'intérieur de laquelle on effectue successivement
une mise en température, puis un séchage et, enfin, une stabilisation et un refroidissement,
ladite cellule (1) comportant une batterie chaude (4), un système de ventilation (9a,
9b) et des cheminées (17) d'admission d'air neuf et d'évacuation des buées,
caractérisé en ce qu'il consiste :
- à disposer lesdites piles de bois (2) dans l'axe longitudinal et dans la partie
centrale de la cellule (1),
- à placer la batterie chaude (4) dans les espaces entre parois longitudinales (3)
de la cellule (1) et piles de bois (2), à hauteur du sommet de ces dernières,
- à constituer entre le plafond (8) et lesdites piles (2) un conduit de circulation
horizontale, transversale à la cellule de l'air de séchage, au centre duquel est agencé
le système de ventilation (9a, 9b),
- et à constituer à l'aide de ventelles de répartition (14), dans les deux angles
supérieurs longitudinaux de la cellule (1), au-dessus de la batterie chaude (4), une
chambre de tranquillisation fermée (13) dans laquelle débouchent lesdites cheminées
d'admission/évacuation, lesdites chambres de tranquillisation communiquant avec l'espace
central de la cellule par des fentes longitudinales (15) de soufflage ou reprise.
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que, de préférence, la circulation de l'air de séchage transversalement à ladite cellule
(1) est assurée en alternant le sens de circulation périodiquement à des fins de traitement
homogène des deux flancs longitudinaux de la charge de bois (2).
3. Procédé suivant la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que pendant la phase de mise en température on soumet la charge de bois (2) à un flux
d'air chaud sursaturé en eau, dont la température est sensiblement égale à la température
de début de séchage.
4. Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que durant la phase de mise en température, la circulation de l'air transversalement
à la cellule (1) est effectuée en alternant le sens périodiquement, de l'eau chaude
atomisée étant mélangée à l'air sur toute la longueur de la charge de bois (2).
5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé en ce que l'atomisation de l'eau est réalisée par cycles répartis sur la durée totale de la
phase de mise en température, la durée totale d'atomisation étant notablement inférieure
à celle de ladite phase.
6. Procédé suivant la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que l'eau a une température de l'ordre de 90 à 95 °C et est injectée dans le flux d'air
de séchage.
7. Procédé suivant l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que pendant la phase de stabilisation et refroidissement on effectue une atomisation
d'eau froide ou chaude dans l'air de séchage, la circulation de ce dernier étant effectuée
en alternant le sens périodiquement, l'eau atomisée étant mélangée à l'air, sur toute
la longueur de la charge de bois (2).
8. Procédé suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'atomisation de l'eau est réalisée par cycles répartis sur la durée totale de la
phase de stabilisation / refroidissement, la durée totale d'atomisation étant notablement
inférieure à la durée totale de ladite phase.
9. Séchoir pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, comprenant une
cellule (1) de forme générale parallélépipédique, une batterie chaude (4), un système
de ventilation forcée (9a, 9b), des cheminées (17) d'admission d'air neuf et d'évacuation
et des moyens de commande et contrôle des divers paramètres du processus de séchage,
caractérisé en ce qu'il comporte au-dessus de la charge de bois (2) à traiter, un faux-plafond (7) définissant
avec le plafond (8) de la cellule (1) un espace de circulation d'air transversalement
à la cellule et au centre duquel, tout le long de la cellule, sont disposés les moyens
de ventilation (9a, 9b), en ce que ladite batterie chaude (4) est agencée dans les
espaces entre la charge de bois (2) et les parois longitudinales (3) de la cellule
et à hauteur dudit faux-plafond (7), et en ce que dans les angles supérieurs longitudinaux
de la cellule (1) sont ménagées deux chambres de tranquillisation fermées (13) communiquant,
d'une part, avec l'extérieur de la cellule (1) par lesdites cheminées (17) et, d'autre
part, avec l'intérieur de la cellule par des fentes (15) ménagées parallèlement à
l'axe longitudinal de la cellule, sur toute la longueur de cette dernière.
10. Séchoir suivant la revendication 9, caractérisé en ce que lesdites chambres de tranquillisation (13) sont délimitées par des ventelles concaves
(14) et en ce qu'entre lesdites chambres (13) et la batterie chaude (4) sont disposées
des ventelles (16) d'homogénéisation du flux d'air.
11. Séchoir suivant la revendication 9 ou 10, caractérisé en ce que les moyens de ventilation sont constitués de ventilateurs (9a, 9b) alignés dans l'axe
longitudinal de la cellule (1) et assurant une circulation dans un sens ou dans l'autre.
12. Séchoir selon l'une des revendications 9 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte sur la face interne de chaque paroi longitudinale (3) une rampe d'atomisation
d'eau (18, 19).
13. Séchoir selon l'une quelconque des revendications 9 à 12, comportant au moins un capteur
(30) de mesure de l'humidité de l'air en circulation, constitué d'une enveloppe (31)
tubulaire dans laquelle est créée une circulation forcée par un moyen approprié (42),
à l'intérieur de ladite enveloppe étant disposés, successivement et dans le sens de
circulation de l'air, un moyen (39) dissipateur de chaleur, un élément (40) d'homogénéisation
de la température du flux d'air, et un système de mesure de l'humidité (41), caractérisé en ce que ledit système de mesure d'humidité (41) est constitué d'un thermomètre (50) de mesure
de la température sèche et d'un thermomètre (51) de mesure de la température humide,
dont l'organe sensible est maintenu constamment humide à l'aide d'une mèche (53) plongeant
dans un réservoir d'eau (54) et en contact avec une enveloppe poreuse (52) entourant
ledit organe sensible, ladite mèche (53) étant munie de moyens (57) anti-assèchement
et de réchauffement de l'eau drainée par la mèche.
14. Séchoir selon la revendication 13, caractérisé en ce que ledit moyen (42) propre à créer une circulation forcée à l'intérieur de l'enveloppe
(31) du capteur (30) est susceptible d'inverser le sens de circulation.