[0001] La présente invention concerne de façon générale le formage de pièces métalliques
par déformation à froid.
[0002] Parmi les différents procédés de formage à froid, on mentionnera tout d'abord l'extrusion
métallique ou forgeage à froid, qui correspond à un procédé de formage consistant
à faire écouler la masse métallique sous un effort de compression entre un poinçon
et une matrice. On peut ainsi obtenir différentes pièces de forme géométrique bien
définie. Ce type de déformation nécessite des presses verticales ou horizontales comprenant
un ou plusieurs postes de travail équipé ou non de transferts.
[0003] Une autre technique de déformation à froid, voisine de l'extrusion, est connue sous
le nom de frappe à froid. Dans ce cas, une ou plusieurs étapes de déformation sont
réalisées en une seule machine, généralement des machines horizontales comprenant'un
ou plusieurs postes. Ces postes de travail sont généralement alimentés par un fil
métallique qui est soumis à une déformation plastique sous des efforts généralement
plus faibles que dans le cas de l'extrusion proprement dite.
[0004] On peut enfin mentionner à titre d'exemple de procédé de formage à froid, le tréfilage
qui constitue en fait une étape intermédiaire ou préliminaire de préformage, à partir
d'une bobine de fil pour obtenir des tronçons de diamètre plus faible, généralement
destiné à alimenter un poste de frappe à froid. Ce type de déformation est principalement
utilisé en amont de la fabrication de vis et de boulons.
[0005] Cette technologie de formage à froid est applicable à un très grand nombre d'aciers
et d'alliages généralement non ferreux. Les opérations s'effectuent généralement à
température ambiante à partir de lopins, d'ébauches ou de flans ayant subi une opération
de préparation spécifique.
[0006] A titre d'exemple de types de déformation possible à froid, on mentionnera l'écrasage,
le préformage, le filage direct ou le filage inverse, le filage direct en creux ou
en enfilade, le filage latéral, l'étirage, le refoulage, le calibrage ou encore l'ogivage.
[0007] Les aciers extrudables susceptibles d'être soumis à de telles déformations à froid
appartiennent à différentes catégories, notamment les aciers d'usage général non alliés,
mais de préférence les aciers non alliés spéciaux pour traitements thermiques, généralement
des aciers fins au carbone, les aciers alliés spéciaux .pour traitements thermiques,
les aciers inoxydables ou encore les- aciers microalliés. Ces derniers sont aptes
au formage à froid sans recuit et acquièrent par écrouissage des niveaux de- résistance
mécanique élevée tout en conservant une ductilité résiduelle acceptable.
[0008] L'une des difficultés principales à résoudre dans le cadre de cette technologie de
déformation à froid de pièces métalliques réside dans l'obligation d'avoir recours,
avant formage, à des traitements préalables de surface impliquant la plupart du temps
dès opérations successives plus ou moins longues et coûteuses, parfois relativement
difficiles à mettre en oeuvre et dont l'efficacité ne donne pas entière satisfaction.
[0009] La qualité des traitements de surface, par exemple spécifiques à l'extrusion, conditionne
le bon résultat obtenu à la suite des opérations de déformation. Le but essentiel
de ces traitements de surface avant formage est bien sûr de diminuer le plus possible
les frottements s'exerçant dans les outillages.
[0010] Ce sont précisément les forces mises en jeu dans ce type d'opérations de formage
à froid qui constituent l'obstacle majeur au développement de ces techniques d'extrusion.
[0011] Il est donc essentiel de pouvoir diminuer les forces de frottement de façon à éviter
le plus possible le grippage de la pièce, à réduire l'effort nécessaire à l'extrusion,
et à minimiser l'usure des outillages.
[0012] Ces opérations de prétraitement principalement fondées sur la lubrification des lopins
ou des ébauches, peuvent devoir être mises en oeuvre entre deux opérations de déformation
successives, que les pièces soient ou non soumises à un recuit.
[0013] Dans le cas des aciers au carbone ou des aciers faiblement alliés, le prétraitement
implique tout d'abord un dégraissage alcalin, un décapage à l'acide sulfurique en
présence d'un inhibiteur qui a pour but de limiter l'attaque du métal lui-même, puis
une phosphatation, et enfin la lubrification proprement dite.
[0014] L'opération de phosphatation a pour but de former une première couche d'adhérence,
généralement poreuse, de phosphate de zinc qui est destinée à recevoir le lubrifiant.
Le dépôt de ce lubrifiant, généralement constitué par du stéarate de zinc résultant
de la réaction de savons réactifs avec la couche de phosphate de zinc, est difficile
à maîtriser dans la pratique. Il est en effet nécessaire d'adapter l'épaisseur de
la couche de stéarate de zinc, en fonction des sollicitations mécaniques auxquelles
les pièces à déformer seront soumises. Cette adaptation est d'autant plus difficile
à maîtriser qu'elle implique le contrôle d'une réaction chimique qui se développe
en profondeur dans l'épaisseur des couches appliquées et dont la cinétique s'étend
sur plusieurs heures.
[0015] En conséquence, l'opération de lubrification implique généralement une immersion
du matériau préalablement phosphaté dans des bains chauds de savons réactifs.
[0016] Toutefois, cette combinaison entre la couche de phosphate de zinc et de stéarate
de zinc, peut rester insuffisante pour -éviter les contacts entre la pièce métallique
et l'outillage.
[0017] Dans les cas où la couche de stéarate de zinc ne donne pas satisfaction, il faut
alors avoir recours à d'autres produits lubrifiants plus sophistiqués qui nécessitent
des dépôts additionnels en immergeant les pièces ou encore par pulvérisation, non
seulement sur les pièces, mais également sur les outillages. De-telles opérations
requièrent une surveillance constante de la concentration de la solution de lubrification,
ainsi que de la température d'application pour obtenir des revêtements qui malheureusement
ne sont généralement pas assez réguliers.
[0018] Dans l'état de la technique antérieure, il était jusqu'à présent considéré comme
indispensable de procéder à une étape préalable de phosphatation pour permettre à
la fois une bonne adhérence et- la formation de stéarate de zinc remplissant la fonction
de lubrifiant pour la pièce à déformer. Dans un certain nombre d'applications, et
principalement dans le cadre de la frappe à froid, il est impératif, après formage
de la pièce, de déphosphater cette dernière avant de .procéder au traitement thermique
pour éviter tout risque de diffusion du phosphore dans l'acier. De tels traitements
thermiques, généralement conduits à des températures de l'ordre de 850 à 900°C, sont
indispensables et conduisent effectivement à des modifications de la microstructure
des pièces formées. Un tel inconvénient de la technique antérieure lié à l'obligation
d'-avoir recours à une opération de déphosphatation avant le traitement thermique,
est particulièrement grave dans le cas de la formation de vis et de boulons, où l'on
observe des problèmes de fragilisation des pièces destinées à être soumises à des
efforts permanents qui engendrent souvent des ruptures en fatigue.
[0019] La présente invention a précisément pour but de réduire, voire de supprimer totalement,
les inconvénients précédemment cités. L'invention vise plus particulièrement un procédé
de formage de pièces métalliques par déformation à froid, dans une première opération
de dépôt mécanique d'une couche à base de zinc métallique à la surface libre de la
pièce à réaliser, cette couche pouvant éventuellement contenir et/ou être revêtue
par une couche de lubrifiant, pour procéder ensuite au formage de ladite pièce par
déformation plastique du métal.
[0020] Un tel procédé de formage à froid a permis de faciliter grandement les phénomènes
de déformation plastique en réduisant les forces de frottement mises en jeu, et pouvant
même aller jusqu'à réduire le nombre d'étapes intermédiaires au cours du processus
de formage.
[0021] Le procédé selon l'invention permet de s'affranchir de tous les inconvénients liés
à l'utilisation d'un prétraitement par phosphatation des ébauches ou lopins métalliques.
Enfin, il s'est avéré que certaines pièces produites par un tel procédé de formage
impliquant un pré-dépôt mécanique d'une couche à base de zinc métallique, permettait
d'obtenir des pièces dont la durée de vie en fatigue était améliorée.
[0022] En fonction du procédé de formage utilisé, il peut être suffisant de déposer sur
le lopin métallique une seule couche à base de zinc métallique à la surface libre
de ce dernier. Une telle couche constituée de zinc ou plus généralement d'un alliage
de zinc et de fer, -voire d'un mélange de particules de zinc et de fer, peut être
appliquée dans le cadre de la présente invention à raison d'une quantité comprise
entre 50 et 250 mg/dm
2 de métal d'apport. Pour certaines applications particulières, on pourra même se satisfaire
de quantités déposées plus faibles.
[0023] Une telle couche peut être suffisante pour remplir elle-même la fonction de lubrification
pour des opérations de formage à froid au cours desquelles la déformation plastique
du métal est obtenue sous des efforts relativement faibles.
[0024] Le dépôt mécanique de la couche à base de zinc métallique est avantageusement obtenu
par une opération de grenaillage à l'aide de billes d'acier présentant au moins une
couche extérieure comprenant soit du zinc pur soit un alliage à base de zinc.
[0025] Un tel dépôt mécanique d'une couche à base de zinc métallique peut également être
assuré par une opération de grenaillage à l'aide d'un mélange de billes d'acier et
de billes constituées par un coeur d'acier et-présentant en surface au moins une couche
extérieure à base d'un alliage de zinc ou une couche extérieure de zinc pur.
[0026] Enfin, ce dépôt mécanique de la couche à base de zinc métallique peut également être
obtenu par grenaillage à l'aide de billes réalisées essentiellement à base d'un alliage
de fer, le grenaillage étant réalisé en présence d'une poudre de zinc ou de semoule
de zinc qui se trouve donc appliqué sous l'effet mécanique du grenaillage.
[0027] Le terme de bille oumicrobille utilisé dans le cadre de la présente invention pour
décrire les opérations de grenaillage doit s'entendre au sens large, c'est-à-dire
englober tous types de formes de particules ou microparticules à projeter à la surface
des pièces.
[0028] La machine de grenaillage utilisée pour réaliser cette première couche sur les lopins
ou ébauches métalliques à déformer, peut par exemple être réalisée conformément au
diagramme schématique illustré sur la figure 1 annexée.
[0029] On observe sur cette figure, que la machine comporte principalement une chambre de
grenaillage 10 pouvant par exemple comporter deux turbines de projection 12 entre
lesquels vont défiler les pièces à traiter. Les turbines de projection 12 vont donc
projeter les microbilles d'alliage de fer ou d'alliage à base de zinc sur les surfaces
des pièces à traiter, en présence le cas échéant d'une poudre ou de semoule de zinc.
La partie inférieure de cette chambre de grenaillage 10 est équipée d'un dispositif
14 de recyclage des billes de grenaillage. Ces billes sont ensuite amenées vers un
séparateur granulométrique 16 de manière à écarter des billes de diamètre devenu trop
faible. Ainsi, on élimine en particulier les poussières métalliques 18 générées lors
de l'opération de grenaillage. Dans le cas où l'on utilise uniquement des billes revêtues
d'un alliage à base de zinc, après un tri granulométrique des billes, ces dernières
sont amenées vers un séparateur magnétique 20 qui permet d'effectuer un tri entre
les billes d'acier recouvert d'un alliage à base de zinc et les billes d'acier épuisées
en zinc, c'est-à-dire qui ont perdu une grande partie de cet alliage à base de zinc,
les billes d'acier épuisées en zinc sont récupérées au poste 22. A la sortie de ce
séparateur magnétique 20, il est en outre prévu un dispositif 24 de mesure de la teneur
en zinc des billes de grenaillage.
[0030] En réponse à cette mesure de teneur en zinc, le réservoir 26 des microbilles qui
est destiné à alimenter les turbines de projection 12 du dispositif de grenaillage
10, va être ou non réalimenté avec des billes neuves en 28, c'est-à-dire chargées
ou rechargées en zinc. Le réservoir 26 est en outre avantageusement équipé d'un système
de contrôle de niveau 30.
[0031] Il est donc ainsi possible de réaliser, de manière continue ou discontinue, le dépôt
mécanique de la couche à base de zinc métallique à la surface des lopins ou ébauches
à former.
[0032] On dépose ainsi à la surface des lopins ou ébauches métalliques une couche à base
de zinc et/ou d'un alliage de zinc et de fer ou d'un mélange de zinc et de fer à raison
de 50 à 250 mg/dm
2. La nature de cette couche n'est pas compacte, puisqu'elle résulte en fait de l'agrégation
d'une multitude de particules de zinc et/ou de fer, qui lui confère donc une sorte
de structure microporeuse ou aérée. Pour certaines opérations de formage à froid,
cette seule couche peut être suffisante pour jouer un rôle efficace de lubrification
avant le formage proprement dit.
[0033] Pour d'autres applications au formage de pièces de forme et de structure plus sophistiquées,
il peut s'avérer nécessaire d'appliquer une couche de lubrifiant sur la couche à base
de zinc métallique précédemment déposée. Le lubrifiant est de préférence appliqué
sous une forme liquide, ce qui lui permet de bien s'imprégner dans la couche de base.
En fonction de. la quantité de lubrifiant appliqué, on observera une sorte de saturation
de la couche précédente à base de zinc métallique, ou un revêtement plus complet en
surépaisseur de cette dernière. La quantité de lubrifiant appliqué va donc également
varier en fonction de la nature et de la forme exacte des pièces à réaliser. Dans
la pratique, il s'est avéré qu'une telle quantité de lubrifiant pouvait être efficacement
appliquée à raison d'une quantité pouvant atteindre 300 mg/dm
2.
[0034] L'application de la couche de lubrifiant s'effectue de préférence sous forme liquide,
aussi bien par pulvérisation que par trempage. Le lubrifiant peut en particulier être
appliqué sous la forme d'une suspension aqueuse à base de particules de graphite.
Il est cependant parf-aitement possible d'envisager le remplacement du graphite par
d'autres lubrifiants tels que le bisulfure de molybdène, le téflon, voire des solutions
aqueuses de copolymères tels que des copolymères de styrène et d'anhydride d'acide
maléique en milieu alcool éthoxylé.
[0035] Il est enfin également possible d'avoir recours à une composition aqueuse de polypropylène
éventuellement additionnée de poudre de graphite, de nitrure de- bore, de polytétrafluoroéthylène,
de poudre de talc, de stéarate de zinc, et/ou de bisulfure de molybdène.
[0036] De façon classique, la viscosité de ces solutions, suspension ou émulsion, sera ajustée
de manière en soi connue par adjonction des. quantités nécessaires d'émulsifiant et/ou
d'agent épaississant. Enfin, il est également possible d'ajouter à ces liquides de
lubrification, des additifs assurant un complément de protection des pièces métalliques.
[0037] Après application de la couche à base de zinc métallique éventuellement suivie de
l'application de la couche de lubrifiant, l'ébauche métallique est ensuite soumise
à l'opération de formage qui sera principalement une opération de forgeage à froid,
de frappe à froid ou de tréfilage.
[0038] Dans la pratique, il a été possible de réaliser des pièces telles que des arbres
d'entraînement et des arbres de turbine, en réduisant considérablement les phénomènes
de frottements et de déformations souvent observés dans la technique antérieure.
[0039] Ce type de pièces de formes relativement complexes, ont été réalisées par forgeage
à froid à l'aide d'une presse de 8 000 kN.
[0040] On rappellera également que- les ébauches cylindriques utilisées pour la réalisation
de ces pièces peuvent être directement soumises à la première opération de dépôt mécanique
de la couche à base de zinc métallique par une opération de grenaillage, sans qu'il
soit nécessaire d'avoir recours aux opérations de préparation de ladite ébauche métallique,
comme dans la technique antérieure.
[0041] En variante, il convient d'observer que le procédé selon l'invention peut éventuellement
regrouper les deux opérations de dépôt mécanique d'une couche à base de zinc et de
l'application de lubrifiant au cours d'une seule et même étape. C'est ainsi qu'il
peut être envisagé de réaliser le dépôt mécanique du zinc par un grenaillage de billes
à base d'un alliage de fer en présence de poudre ou de semoule de zinc, mélangée directement
à un lubrifiant sous forme solide également à l'état pulvérulent, par exemple le PTFE
ou le bisulfure de molybdène.
[0042] Afin de démontrer les avantages procurés par le procédé de l'invention en comparaison
avec un prétraitement classique par phosphatation, on indiquera ci-après les résultats
d'essais comparatifs de frottement de simulation au cours desquels un échantillon
en acier 21 B3 subit une déformation plastique localisée à l'aide d'un indenteur en
carbure de tungstène G30. Les conditions de ce test de compression-translation permettent
de simuler le tréfilage et l'extrusion qui sont deux opérations classiques largement
représentatives du formage de pièces métalliques par déformation à froid.
[0043] Les conditions expérimentales précises de- ce test sont par exemple rappelées dans
l'ouvrage intitulé :
Vortragstexte des Symposiums, Neuere Entwicklungen in der Massivumbormung in Fellbach
bei Stuttgart, am 19. Und 20. Mai 1999, unter der leitung von Prof. Dr.-Ing. Dr. h.c.
Klaus Siegert,
Institut für Umformtechnik der Universität Stuttgart, in Zusammenarbeit mit der Deutschen
Gesellschaft für Materialkunde e.V., 1999 by MAT-INFO Werkstoff-Informationsgesellschaft mbH Hamburger Allee 26, D-60486
Frankfurt.
Essais comparatifs relatifs au coefficient de frottement µ**
[0044] phosphatation + savon, comparé à un dépôt mécanique de zinc + lubrifiant sous forme
de suspension aqueuse de graphite.
| Moyenne des coefficients de frottement calculée pour des longueurs de frottement comprises
entre 5 et 35 mm |
Tréfilage : RS* = 14,7 % def. Plast. 0,18 pression de contact = 800 MPa |
Tréfilage + extrusion avant : RS* = 14,7 % def. Plast. 0,18 pression de contact =
800 MPa RS* = 31 % def. Plast. 0,80 pression de contact = 1380 MPa |
Phosphatation
+
savon réactif |
µ = 0,062 |
µ = 0,10 |
Dépôt mécanique de zinc
+
lubrifiant sous forme de suspension aqueuse de graphite |
µ = 0,054 |
µ = 0,085 |
** µ désigne le coefficient de frottement qui représente le rapport de la force de
translation (Ft) s'étendant dans la direction tangente au déplacement de l'indenteur
à la force de compression exercée par l'indenteur en direction normale (Fn).
Essais comparatifs relatifs au coefficient de frottement µ**
[0045] phosphatation + saven + huile d'extrusion, comparé à un dépôt mécanique de zinc +
lubrifiant sous--forme de suspension aqueuse de graphite + huile d'extrusion.
[0046] L'huile utilisée est une huile MHE 68 qui répond aux spécifications de la norme ISO
6743/7.
| Moyenne des coefficients de frottement calculée pour des longueurs de frottement comprises
entre 5 et 35 mm |
Tréfilage + extrusion avant : RS* = 14,7 % def. Plast. 0,18 pression de contact =
800 MPa RS* = 31 % def. Plast. 0,80 pression de contact = 1380 MPa |
Phosphatation
+
savon. réactif
+
huile de frappe durant l'extrusion |
µ = 0,12 |
Dépôt mécanique de zinc
+
lubrifiant sous forme de suspension aqueuse de graphite
+
huile de frappe durant l'extrusion |
µ = 0,082 |
* RS = taux de réduction en section
 avec di = diamètre initial, et
df = diamètre final |
[0047] Des variations du procédé selon l'invention ont été faites à partir de modifications
de poids de couche de dépôt de zinc mécanique. Ces variations ont été faites entre
0 mg/dm
2 et 200 mg/dm
2.
[0048] Les résultats de l'étude montrent que pour des opérations simples de tréfilage, un
poids de couche de zinc de 50 mg/dm
2 semble être suffisant dans la pratique.
[0049] En revanche, pour des opérations chaînées de tréfilage suivi d'une extrusion avant,
un poids de couche compris entre 50 mg/dm
2 et 100 mg/dm
2 semble représenter une optimisation du procédé selon l'invention.
1. Procédé de formage de pièces métalliques par déformation à froid,
caractérisé en ce qu'il implique les opérations de :
i) dépôt mécanique d'une couche à base de zinc métallique à la surface libre de l'ébauche
de la pièce à réaliser, et
ii)formage de ladite pièce par déformation plastique.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par une application supplémentaire d'une couche de lubrifiant sur la couche à base de
zinc métallique précédemment appliquée et préalablement à l'opération de formage.
3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le dépôt mécanique de la couche à base de zinc métallique est assuré par grenaillage
de billes présentant au moins une couche extérieure comprenant un alliage à base de
zinc.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le dépôt mécanique de la couche à base de zinc métallique est assuré par un grenaillage
à l'aide d'un mélange de billes constituées par un alliage à base de fer et de billes
présentant au moins une couche extérieure comprenant un alliage à base de zinc.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que le dépôt mécanique de la couche à base de zinc métallique est assuré par un grenaillage
de billes à base d'un alliage de fer en présence de poudre de zinc.
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'application de la couche de lubrifiant s'effectue sous forme liquide, en particulier
par application d'une suspension liquide à base de particules de graphite.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que l'application de la couche de lubrifiant s'effectue sous forme solide, en particulier
sous forme de bisulfure de molybdène ou de téflon.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le dépôt mécanique de la couche à base de zinc métallique est constitué par des particules
de zinc, un mélange de particules de zinc et de particules de fer, ou encore des particules
d'alliages zinc-fer, de préférence à raison de 50 à 250 mg/dm2.
9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que la couche de lubrifiant appliquée peut atteindre 300 mg/dm2.
10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la déformation à froid est une opération de frappe à froid.
11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que la déformation à froid est une opération de forgeage à froid, ou d'extrusion métallique.
12. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que l'opération de déformation à froid-est une opération de tréfilage.
1. Process for forming metal workpieces by cold deformation,
characterized in that it involves the operations of:
i) mechanically depositing a layer based on metallic zinc on the free surface of the
blank of the workpiece to be produced; and
ii) forming the said workpiece by plastic deformation.
2. Process according to Claim 1, characterized by an additional application of a layer of lubricant on the layer based on metallic
zinc applied previously and prior to the forming operation.
3. Process according to either of Claims 1 and 2, characterized in that the layer based on metallic zinc is mechanically deposited by blasting with shot
having at least one outer layer comprising a zinc-based alloy.
4. Process according to either of Claims 1 and 2, characterized in that the layer based on metallic zinc is mechanically deposited by blasting with the aid
of a mixture of shot made of an iron-based alloy and shot having at least one outer
layer comprising a zinc-based alloy.
5. Process according to either of Claims 1 and 2, characterized in that the layer based on metallic zinc is mechanically deposited by blasting with shot
based on an iron alloy in the presence of zinc powder.
6. Process according to one of Claims 1 to 5, characterized in that the layer of lubricant is applied in liquid form, particularly by application of
a liquid suspension based on graphite particles.
7. Process according to one of Claims 1 to 5, characterized in that the layer of lubricant is applied in solid form, particularly in the form of molybdenum
disulphide or of Teflon.
8. Process according to one of Claims 1 to 7, characterized in that the mechanically deposited coating forming a layer based on metallic zinc consists
of zinc particles, a mixture of zinc particles and iron particles, or else particles
of zinc-iron alloys, preferably in an amount of 50 to 250 mg/dm2.
9. Process according to one of Claims 1 to 8, characterized in that the layer of lubricant applied may amount to 300 mg/dm2.
10. Process according to one of Claims 1 to 9, characterized in that the cold deformation is a cold-pressing operation.
11. Process according to one of Claims 1 to 9, characterized in that the cold deformation is a cold-forging operation or a metal extrusion operation.
12. Process according to one of Claims 1 to 9, characterized in that the cold-deformation operation is a wire-drawing operation.
1. Verfahren zum Verformen metallischer Werkstücke durch Kaltverformung,
dadurch gekennzeichnet , daß es die folgenden Vorgänge umfaßt:
i) mechanische Ablagerung einer metallischen Schicht auf Zink-Basis auf der freien
Oberfläche des Vorformlings des herzustellenden Werkstückes, und
ii) Verformen des Werkstückes durch plastische Verformung.
2. Verfahren nach Anspruch 1, gekennzeichnet durch eine zusätzliche Auftragung einer Gleitmittelschicht auf der zuvor aufgetragenen
metallischen Schicht auf Zink-Basis vor dem Verformungsvorgang.
3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanische Ablagerung der metallischen Schicht auf Zink-Basis durch Kugelstrahlen
mit Kugeln durchgeführt wird, die wenigstens eine Außenschicht mit einer Legierung
auf Zink-Basis aufweisen.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanische Ablagerung der metallischen Schicht auf Zink-Basis durch Kugelstrahlen
mittels einer Mischung aus durch eine Legierung auf Eisen-Basis gebildete Kugeln und
aus wenigstens eine Außenschicht mit einer Legierung auf Zink-Basis aufweisende Kugeln
durchgeführt wird.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanische Ablagerung der metallischen Schicht auf Zink-Basis durch Kugelstrahlen
mit Kugeln aus einer Legierung auf Eisen-Basis bei vorliegen von Zinkpulver durchgeführt
wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Auftragung der Gleitmittelschicht in flüssiger Form durchgeführt wird, insbesondere
durch Auftragung einer Flüssigsuspension auf Graphitpartikel-Basis.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Auftragung der Gleitmittelschicht in fester Form durchgeführt wird, insbesondere
in Form von Molybdändisulfid oder von Teflon.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanische Ablagerung der metallischen Schicht auf Zink-Basis durch Zinkpartikel,
eine Mischung aus Zinkpartikeln und Eisenpartikeln, oder durch Zink-Eisen-Legierungspartikeln,
vorzugsweise in einer Menge von 50 bis 250 mg/dm2 gebildet ist.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß die aufgetragene Gleitmittelschicht 300mg/dm2 annehmen kann.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Kaltverformung eine Kaltstauchung ist.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Kaltverformung ein Kaltschmiedevorgang oder ein Metallextrusionsvorgang ist.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß der Kaltverformungsvorgang ein Ziehvorgang ist.