[0001] La présente Invention concerne les produits en papier absorbant et plus particulièrement
en ouate de cellulose, à usage sanitaire ou domestique et vise une feuille constituée
d'au moins deux plis dont l'un est gaufré destinée à la réalisation de papier toilette.
[0002] Dans l'industrie du papier sanitaire et domestique, on utilise, pour la réalisation
de ces produits, un papier absorbant généralement crêpé de faible grammage, désigné
: ouate de cellulose ou tissu ouaté. On profite de la capacité d'allongement de la
structure conférée par exemple par le crêpage pour gaufrer la feuille, c'est-à-dire
la déformer par endroits de façon permanente et obtenir des protubérances sur une
face correspondant à des zones en creux sur l'autre face.
[0003] En effet, la tendance de ces dernières années, en ce qui concerne les produits d'hygiène
a été de les rendre plus doux, plus moelleux en travaillant leurs caractéristiques
d'épaisseur et de résistances, notamment par le gaufrage.
Ce dernier permet en outre d'améliorer l'attrait visuel du produit. La présente invention
concerne le papier transformé en partie sèche.
[0004] Les motifs de gaufrage les plus répandus sont constitués d'une répétition sur une
base géométrique de protubérances élémentaires de faible section transversale et de
forme géométrique simple. Un exemple est décrit dans le brevet
US-A-3 414 459 qui porte sur une feuille à deux ou trois plis, c'est à dire constituée d'une pluralité
de feuilles élémentaires, appelées plis, liées ou collées ensemble. Les plis sont
gaufrés avec une fréquence de répartition des protubérances et une hauteur des protubérances
adaptées à la réalisation de produits absorbant l'eau tels que des essule-tout, le
nombre d'éléments allant de 5 à 30 au cm
2. Par ailleurs, la Demanderesse a développé, pour du papier toilette notamment, des
motifs dont le nombre d'éléments est supérieur, allant de 30 à 80 au cm
2. Dans ce cas, en raison de leur nombre, ces éléments forment des protubérances de
hauteur plus faible et ont nécessairement une surface élémentaire au sommet également
très faible, inférieure à 1 mm
2. On obtient pour ces dernières réalisations un aspect qui imite celui d'un produit
tissé. On a décrit un exemple dans le brevet
EP-A-26 548. Ce type de gaufrage affecte principalement les caractéristiques liées à l'épaisseur
de la feuille, d'une part, et à sa rigidité et sa résistance, d'autre part. Ces motifs
permettent de réaliser un bon compromis entre les améliorations souhaitées des caractéristiques
lorsque l'on transforme le produit semi-fini en produit fini, et les conditions de
marche industrielle ; ils permettent, notamment, l'application d'une Intensité de
gaufrage suffisante. Ils présentent toutefois un attrait visuel limité.
[0005] D'autres produits en papier absorbant sont constitués de deux plis mais obtenus suivant
une technique d'association différente. On gaufre d'une part un pli ou un ensemble
de deux plis superposés et d'autre part un deuxième pli au moyen de deux dispositifs
distincts de gaufrage. Le premier pli ainsi que le deuxième pli sont gaufrés selon
des motifs en relief constitués de protubérances. La densité de motifs reste nécessairement
faible: inférieure à 20 protubérances/cm
2 pour ce type de produit. En effet les deux plis sont associés au moyen d'un cylindre
marieur de manière que les surfaces distales des protubérances des deux plis superposés
soient disposées en face des surfaces situées entre deux protubérances dans le plan
du deuxième pli. Cette technique est encore appelée procédé « nested ». Avec une structure
de ce type on cherche à obtenir des produits épais ayant une bonne main. Cependant,
surtout pour l'application au papier toilette, la douceur n'est pas optimale en raison
du gaufrage relativement grossier. En outre, il est nécessaire de gaufrer fortement
pour obtenir l'épaisseur importante souhaitée.
[0006] Dans l'un et l'autre mode de réalisation d'une feuille double, on gaufre les deux
plis. Si le gaufrage apporte de l'épaisseur à chacun des plis il entraîne cependant
une réduction sensible de sa résistance à la rupture. En effet, le travail mécanique
sur la feuille s'accompagne d'un relâchement des liaisons interfibres dans les zones
gaufrées.
[0007] L'invention a ainsi pour premier objectif la réalisation d'une feuille double dont
la résistance à la rupture est améliorée par rapport à une feuille double gaufrée
de même épaisseur.
[0008] Inversement, en augmentant la pression de gaufrage on accroît l'épaisseur de la feuille
et/ou la qualité du marquage du motif de gaufrage mais on est limité par la nécessité
de ne pas induire une perte en résistance à la rupture trop importante.
[0009] L'invention a pour second objectif la réalisation d'une feuille double dont l'épaisseur
et/ou la visibilité du motif de gaufrage est améliorée par rapport à une feuille double
gaufrée de l'art antérieur tout en présentant une bonne résistance à la rupture.
[0010] Conformément à l'invention un papier toilette satisfaisant à l'un ou l'autre des
deux objectifs visés ci-dessus, constituée de deux plis d'ouate de cellulose de grammage
10 à 40 g/m
2 chacun dont l'un est gaufré avec des motifs en relief, consistant au moins en partie
de protubérances discrètes orientées vers l'intérieur de la feuille, et l'autre est
non gaufré, est
caractérisée en ce que le pli gaufré présente sur au moins 30% de la surface totale au moins 30 et moins
de 90 protubérances par cm
2 dont la surface au sommet est inférieure à 1 mm
2, de préférence inférieure à 0,7 mm
2.
[0011] En effet, la Demanderesse a constaté avec surprise qu'une double feuille ainsi caractérisée
présente la même épaisseur qu'une double feuille réalisée avec deux plis gaufrés de
la même manière que le pli gaufré de l'invention et assemblés en position pointes
pointes.
[0012] Cette propriété n'a été observée que pour des densités du motif au moins égales à
30 picots par cm
2 sur des portions de surface couvrant au moins 30 % de la surface totale.
[0013] La surface au sommet des protubérances est d'autant plus faible que le nombre de
ces dernières est localement élevé. Elle est de préférence inférieure à 0,7 mm
2 pour 30 protubérances par cm
2 et de préférnce inférieure ou égale à 0,4 mm
2 pour 50 protubérances par cm
2.
[0014] Par épaisseur, dans le présent domaine technique, on entend l'épaisseur mesurée sur
un empilement d'un certain nombre de feuilles (12 plis par exemple) sur lequel on
applique une légère pression (2 kPa par exemple). Il s'ensuit que l'épaisseur prend
en compte une certaine résistance à l'écrasement de la structure. Ainsi sans vouloir
être lié par une explication, la conservation de l'épaisseur de la structure de l'invention
résulte de la meilleure résistance à l'écrasement d'un pli qui a été gaufré avec un
motif à densité élevée.
[0015] Conformément à une autre caractéristique le produit selon l'invention présente sur
au moins 50% de la surface totale au moins 30 protubérances par cm
2.
[0016] Conformément à une autre caractéristique le nombre de protubérances est au moins
de 50 par cm
2.
[0017] Conformément à une autre caractéristique le produit présente un second motif de gaufrage
entre lesdites portions de surface. Avantageusement ce motif peut être de type linéaire,
c'est à dire constitué de protubérances dont la surface au sommet est de forme linéaire.
[0018] L'invention est décrite plus de détail dans la présentation qui suit d'un mode de
réalisation avec les dessins annexés sur lesquels:
- la figure 1 représente schématiquement une coupe agrandie de la structure réalisée
conformément à l'invention ;
- la figure 2 représente une installation permettant de réaliser l'invention.
[0019] En référence à la figure 1, le produit 1 selon l'invention comprend deux plis, un
pli gaufré 2, et un pli non gaufré ou lisse 4. Le pli gaufré comprend des protubérances
11 réparties suivant un pas constant déterminé sur une portion de surface. Dans la
structure du produit selon l'invention, les protubérances du pli gaufré sont orientées
vers l'intérieur. Les deux plis sont de préférence liés entre eux. En particulier,
Ils peuvent être liés entre eux au niveau des surfaces distales des protubérances
du pli gaufré. Avantageusement les deux plis sont liés par collage
[0020] Le produit selon l'invention a un grammage d'environ 20 à 80 g/m
2. Chacun des plis est en ouate de cellulose. L'ouate de cellulose est un papier crêpé
de faible grammage compris entre 10 et 40 g/cm
2 qui a été séché sur un cylindre chauffé et dont II a été détaché au moyen d'une lame
métallique, appelée racle de crêpage.
[0021] Sur des portions de surface représentant ensemble au moins 30 % de la surface totale,
le pli gaufré a une densité de motifs supérieure à 30 protubérances/cm
2 et une densité inférieure à 90 protubérences/cm
2. Il peut encore présenter en plus un ou plusieurs types de motifs différents et dont
les densités de motif sont différentes. Les protubérances peuvent alors être de hauteur
différente, et le pli présente des motifs de niveaux différents. Les demandes de brevet
européen
EP-A-0 426 548 et
EP-A-0 797 705 illustrent des produits gaufrés selon ces principes mais comportant deux plis gaufrés.
[0022] Dans le produit selon l'invention, le deuxième pli n'est pas gaufré.
[0023] La composition fibreuse et/ou chimique des plis peut être identique ou différente.
Par exemple, le pli non gaufré peut avoir une composition fibreuse essentiellement
à base de fibres longues telles que des fibres de résin eux, et le pli gaufré, une
composition fibreuse essentiellement à base de fibres courtes. Cette combinaison permet
d'obtenir un produit plus résistant sans sacrifier à la douceur apportée par les fibres
courtes. Le pli non gaufré peut comprendre un additif résistant humide temporaire
ou éventuellement permanent. Si cet additif est déjà présent dans une certaine quantité
dans le pli gaufré, le pli non gaufré pourra en contenir une quantité plus importante.
Un exemple d'additif résistant humide est un composé du type polyamine épichlorhydrine,
commercialisé sous le nom KYMENE SLX par la société HERCULES. Le pli gaufré peut quant
à lui comprendre un adoucissant ou déliant. La feuille ainsi constituée présente une
très bonne résistance humide et donc une bonne solidité du fait en particulier de
la composition du pli non gaufré. Elle offre par ailleurs une douceur de surface par
le choix de la composition fibreuse et chimique du pli gaufré.
[0024] Chaque pli peut encore être constitué d'une ou plusieurs couches formant un stratifié.
Les couches dans ce cas peuvent également avoir une composition fibreuse et/ou chimique
différente.
[0025] On a représenté la feuille avec les deux plis 2 et 4 superposés. Ils sont disposés
de telle sorte que les protubérances sont à l'intérieur de la feuille. On peut lier
les deux plis l'un à l'autre de toute manière connue de l'homme du métier, telle que,
par exemple, mécaniquement par moletage, c'est-à-dire en faisant passer la feuille
entre une molette et un contre-cylindre lisse.
[0026] De préférence cependant, on lie les deux plis l'un à l'autre au moyen d'une substance
adhésive interposée entre les sommets des protubérances des plis représentés qui viennent
en contact. La substance adhésive est alors de préférence déposée sur les sommets
les plus élevés des éléments du motif, et est avantageusement colorée afin d'en faire
ressortir les détails. Ainsi lorsque le pli gaufré présente des protubérances dont
les sommets sont à des niveaux différents, on réalise un produit partiellement associé
sur une faible surface. On obtient un produit particulièrement souple lorsque la surface
est inférieure à 5 %.
[0027] On a représenté sur la figure 2 une machine permettant de fabriquer une telle structure
de feuille. Elle est constituée essentiellement d'éléments faisant partie de l'état
de la technique. Un premier cylindre de gaufrage 10 a été gravé selon un motif avec
des picots de forme adaptée aux protubérances souhaitées. Le procédé consiste à gaufrer
un pli d'ouate de cellulose 20, déroulé à partir d'une bobine non représentée, entre
le cylindre de gaufrage 10 et un cylindre en caoutchouc 12 puis à venir assembler
au moyen d'un cylindre marieur 14 un pli d'ouate de cellulose non gaufré 40, déroulé
également à partir d'une bobine non représentée, sur le premier 20 alors qu'il est
toujours en contact avec le cylindre de gaufrage. Auparavant on a appliqué le cas
échéant de la substance adhésive, de préférence à base aqueuse, sur les sommets du
pli gaufré, au moyen d'un cylindre d'encollage 16.
[0028] Les produits selon l'invention présentent des caractéristiques très avantageuses
par rapport aux produits constitués de deux plis existants sur le marché.
[0029] Ceci est illustré par l'exemple suivant où l'on a réalisé, à partir de feuilles d'ouate
de cellulose de qualité papier hygiénique et de grammages différents, des produits
selon une technique standard (référencés 1 et 3) tels que ceux vendus sous la marque
LOTUS, et des produits (référencés 2 et 4) selon l'invention, c'est à dire avec un
seul pli gaufré.
[0030] Dans l'exemple A, le motif est celui qui est actuellement commercialisé sous la marque
LOTUS et comprend 80 protubérances par cm
2. La surface au sommet de ces dernières est inférieure à 0,4 mm
2. Le produit standard est alors associé en mode pointes/pointes.
[0031] Dans l'exemple B, le motif est composé de protubérances de surface au sommet également
inférieure à 1 mm
2. Elles sont réparties selon des alignements le long desquels la densité de motif
est supérieure à 30 protubérances par cm
2, les alignements étant séparés entre eux avec des espacements suffisants pour permettre
un assemblage en position nested. La densité moyenne est de 15 p/cm
2. Un tel motif est décrit dans la demande de brevet déposée par la Demanderesse sous
le numéro
FR-A-98 05147 le 24 avril 1998.
[0032] Dans l'exemple C, le motif est le même que pour B mais la pression spécifique de
gaufrage était supérieure. Cela donne une épaisseur plus élevée que pour le produit
standard assemblé en « nested ».
| |
Standard 1 |
Invention 2 |
Standard 3 |
Invention 4 |
| Nombre de plis par feuille. |
2 |
2 |
2 |
2 |
| Grammage de la feuille en g/m2. |
32.3 |
32.1 |
44 |
43.8 |
| O) Feuille témoin réalisée avec deux plis non gaufrés |
| Epaisseur en mm |
0.19 |
0.19 |
0.31 |
0.31 |
| Résistance en N/m : |
|
|
|
|
| Sens travers ST |
92 |
90 |
76 |
74 |
| Sens marche SM |
174 |
158 |
214 |
216 |
| Allongement |
27% |
27% |
34% |
33% |
| A) Transformation de deux plis : gaufrage avec motif de 80p/cm2 et assemblage pointes/pointes pour le produit standard. |
| Nombre de plis gaufrés par feuille |
2 |
1 |
2 |
1 |
| Epaisseur en mm, d'une feuille (écart par rapport au témoin) |
0.27 (+42%) |
0.27 (+42%) |
0.32 (+3%) |
0.32 (+3%) |
| Résistance du produit en N/m (écart/témoin) |
|
|
|
|
| Sens travers ST |
75 (-18%) |
80 (-11%) |
67 (-12%) |
70 (-5%) |
| Sens marche SM |
147 (-15%) |
157 (-1%) |
190 (-11%) |
200 (-7%) |
| Allongement |
23% |
25% |
28% |
30% |
| B) Transformation de deux plis : gaufrage avec motif de 15 p/cm2 en moyenne, assemblage « nested » pour le standard. |
| Nombre de plis gaufrés |
2 |
1 |
2 |
1 |
| Epaisseur de la feuille (mm) |
0.30 |
0.31 |
0.41 |
0.38 |
| Résistance du produit : ST (N/m) |
85 |
96 |
64 |
70 |
| C) Transformation de deux plis : gaufrage avec motif de 15 p/cm2 en moyenne, assemblage « nested » pour le standard. |
| Nombre de plis gaufrés |
2 |
1 |
|
|
| Epaisseur de la feuille (mm) |
0.30 |
0.36 |
|
|
| Résistance du produit : ST (N/m) |
85 |
86 |
|
|
CAS A - Comparaison avec un produit standard en assemblage pointes/pointes
[0033] En comparant les colonnes 1 et 2, on constate de façon surprenante que si l'on applique
lors de la transformation du produit standard et du produit de l'invention des pressions
de gaufrage respectives de manière à obtenir la même épaisseur (0.27 mm) dans les
deux cas, on perd beaucoup moins en résistance avec le produit de l'invention. En
fait, dans l'exemple, on avait la même pression de gaufrage pour le produit standard
et pour le produit de l'invention. Ainsi pour le produit de l'invention on a perdu
par le gaufrage et l'opération de transformation seulement 1% de résistance en sens
marche et 11 % en résistance en sens travers alors que dans le produit standard de
l'art antérieur, on a perdu respectivement 15% et 18%. On fait la même observation
quand on considère les colonnes 3 et 4. Avec une association de pli conforme à l'invention,
la transformation entraîne une perte de seulement 5 et 7 % contre 12 et 11% pour obtenir
la même épaisseur de produit, 0.32 mm.
[0034] En outre la douceur du produit de l'invention n'est de façon surprenante pas altérée
par rapport au produit standard. Un test consommateur effectué sur un panel de 20
personnes au cours duquel on leur a demandé de donner leur avis sur la douceur au
toucher des produits du présent cas, a donné les résultats suivants (dans une échelle
allant de -3 à +3) :
Produit standard (1) : 1,6 +/- 0,2
Produit de l'invention (2) : 1,7 +/- 0,2
Produit standard (3) : 2 +/- 0,2
Produit de l'invention (4) : 2 +/- 0,2
CAS B - comparaison avec un produit standard en assemblage « nested »
[0035] En comparant les résultats des colonnes 1 et 2 entre elles ou 3 et 4, on constate
qu'en transformant les feuilles de façon à obtenir des produits ayant sensiblement
la même épaisseur, on améliore nettement la résistance du produit de l'invention.
CAS C - comparaison avec un produit standard en assemblage « nested »
[0036] En comparant les résultats des colonnes 1 et 2, on constate qu'en visant la réalisation
de produits présentant la même résistance sens travers, on peut gaufrer le pli de
manière plus intense dans le cas de l'invention. On obtient une épaisseur de 0,36
mm pour la feuille de l'invention contre seulement 0,30 mm par le produit standard.
Du point de vue du consommateur, on réalise donc une feuille plus épaisse et d'aspect
amélioré par un marquage plus net sans sacrifier à sa résistance mécanique.
[0037] A titre de contre exemple, on a réalisé un produit gaufré avec un motif constitué
de protubérances sur le cylindre gravé de 1,3 mm de hauteur, à raison de 7 par cm
2. Le procédé standard avec assemblage en « nested » des deux plis gaufrés donne une
épaisseur de feuille de 0,28 mm pour une résistance sens travers de 80 N/m. Dans les
mêmes conditions un produit avec un seul pli gaufré présente une perte en épaisseur
de près de 20 % même si on constate un faible accroissement en résistance, inférieur
à 9 %. En augmentant la pression on ne va obtenir une épaisseur similaire qu'au prix
d'une résistance fortement dégradée.
[0038] Conformément à un autre mode de réalisation de l'invention, on utilise un cylindre
gravé 10 présentant des premiers picots et des seconds picots. Les premiers picots
sont répartis selon un premier motif présentant sur au moins une portion de surface
au moins 30 picots par cm
2, et de préférence 50 picots par cm
2. Les seconds picots sont répartis selon un second motif, le nombre des seconds picots
est plus faible. Les sommets des seconds picots sont à un niveau supérieur de ceux
des premiers picots. Ainsi ce cylindre permet-il de gaufrer un pli 20 selon des premières
protubérances correspondant aux premiers picots et des secondes protubérances correspondant
aux seconds picots. Le gaufrage est à deux niveaux. En raison de leur proéminence,
les secondes protubérances du pli 20 formées sur le cylindre 10 reçoivent la colle
du cylindre encolleur 16. La liaison avec le pli non gaufré 40 est ainsi assurée par
les secondes protubérances. Conformément à cet autre mode de réalisation on introduit
entre le cylindre 10 ainsi gravé et le cylindre marieur 14, un second pli non gaufré
40' représenté par une flèche sur la figure 2. En choisissant notamment correctement
la quantité d'adhésif appliqué sur les secondes protubérances du pli 20 et la pression
du cylindre marieur, on assure une répartition de la colle sur les deux faces du pli
40 et la formation d'une liaison entre le pli 40' et le pli 40 au niveau du sommet
des secondes protubérances. On obtient ainsi un produit à trois plis à la fois épais
et souple. Au lieu d'appliquer l'adhésif sur les sommets des protubérances on peut
le pulvériser sur les deux faces du premier pli non gaufré.
1. Papier toilette en papier absorbant d'un grammage d'environ 20 à environ 80 g/m2 comprenant, un pli gaufré comportant des motifs en relief consistant au moins en
partie en des protubérances discrètes orientées vers l'intérieur de la structure et
un pli non gaufré, caractérisé en ce que le pli gaufré présente sur au moins 30 % de la surface totale au moins 30 et moins
de 90 protubérances par cm2 dont la surface au sommet est inférieure à 1 mm2 de préférence inférieure à 0,7 mm2.
2. Papier toilette selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le pli gaufré présente sur au moins 50% de la surface totale au moins 30 protubérances
par cm2.
3. Papier toilette selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le nombre de protubérances est au moins de 50 par cm2, et leur surface au sommet est inférieure ou égale à 0,4 mm2.
4. Papier toilette selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il présente un second motif de protubérances de gaufrage entre lesdites portions de
surface.
5. Papier toilette selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les plis sont associés entre eux.
6. Papier toilette selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les plis sont associés par liaison des surfaces distales d'au moins une partie des
protubérances du pli gaufré audit pli non gaufré.
7. Papier toilette selon les revendications 4 et 6, caractérisé en ce que la liaison est obtenue par collage des protubérances du second motif au moins en
partie.
8. Papier toilette selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce qu'il comporte un deuxième pli non gaufré.
9. Procédé pour réaliser un papier toilette selon la revendication 8, caractérisé en ce qu'il consiste à gaufrer un pli de papier sur un cylindre gravé comportant des picots
dont les sommets sont à des niveaux différents, à mettre en contact un ensemble constitué
de deux plis de papier non gaufrés superposés avec les sommets desdites protubérances
par l'intermédiaire d'un adhésif et à exercer une pression pour assurer la liaison
du pli gaufré avec les deux plis non gaufrés.
1. Toilet paper product with a paper weight from about 20 g/m2 to about 80 g/m2 comprising an embossed ply having raised patterns consisting at least partially of
discreet protuberances oriented towards the interior of the structure and a non-embossed
ply, characterised in that the embossed ply has on at least 30% of the total surface at least 30 and less than
90 protuberances per cm2 of which the peak surface is less than 1 mm2 preferably less than 0.7 mm2.
2. Toilet paper product as claimed in the preceding claim, characterised in that the embossed ply has on least 50% of the total surface at least 30 protuberances
per cm2.
3. Toilet paper product as claimed in any one of the preceding claims, characterised in that the number of protuberances is at least 50 per cm2, and their peak surface is less than equal to 0.4 mm2.
4. Toilet paper product as claimed in any one of the preceding claims, characterised in that it has a second pattern of embossed protuberances between said surface portions.
5. Toilet paper product as claimed in any one of the preceding claims, characterised in that the plies are joined together.
6. Toilet paper product as claimed in the preceding claim, characterised in that the plies are joined together by connection of the distal surfaces from at least
some of the protuberances of the embossed ply to said non-embossed ply.
7. Toilet paper product as claimed in Claims 4 and 6, characterised in that the connection is obtained by means of adhesively joining the protuberances of the
second pattern at least partially.
8. Toilet paper product as claimed in any one of Claims 4 to 7, characterised in that it has a second non-embossed ply.
9. Method to achieve a product as claimed in Claim 8, characterised in that it consists of embossing a ply of paper on an engraved cylinder having points whose
peaks are at different levels, of placing an assembly formed of two superimposed non-embossed
plies of paper in contact with the peaks of said protuberances by means of an adhesive,
and of exerting a pressure in order to guarantee the connection of the embossed ply
with the two non-embossed plies.
1. Toiletten Papier mit einer Flächenmasse von etwa 20 bis etwa 80 g/m2, welches eine geprägte Lage, die Reliefmuster aufweist, die zumindest teilweise aus
zum Inneren des Aufbaus hin gerichteten, diskreten Ausstülpungen bestehen, und eine
nicht geprägte Lage aufweist,
dadurch gekennzeichnet,
daß die geprägte Lage zumindest wenigstens auf 30% der Gesamtoberfläche mindestens 30
und minder als 90 Ausstülpungen pro cm2 aufweist, deren Flächeninhalt an der Spitze weniger als 1 mm2, vorzugsweise weniger als 0,7 mm2 beträgt.
2. Toiletten Papier nach dem vorhergehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet,
daß die geprägte Lage zumindest auf 50% der Gesamtoberfläche mindestens 30 Ausstülpungen
pro cm2 aufweist.
3. Toiletten Papier nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Anzahl der Ausstülpungen mindestens 50 pro cm2 und ihr Flächeninhalt an der Spitze weniger als oder gleich 0,4 mm2 beträgt.
4. Toiletten Papier nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet,
daß es zwischen den besagten Oberflächenabschnitten ein zweites Muster aus Prägungsausstülpungen
aufweist.
5. Toiletten Papier einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Lagen miteinander verbunden sind.
6. Toiletten Papier nach dem vorhergehenden Anspruch,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Lagen durch Verbindung der distalen Oberflächen vom zumindest einem Teil der
Ausstülpungen der geprägten Lage mit der nicht geprägten Lage verbunden sind.
7. Toiletten Papier nach den Ansprüchen 4 und 6,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Verbindung zumindest zum Teil durch Ankleben der Ausstülpungen des zweiten Musters
erhalten wird.
8. Toiletten Papier nach einem der Ansprüche 4 bis 7,
dadurch gekennzeichnet,
daß es eine zweite nicht geprägte Lage aufweist.
9. Verfahren zur Herstellung eines Toiletten Papier nach Anspruch 8,
dadurch gekennzeichnet,
daß es darin besteht, eine Papierlage auf einem gravierten Zylinder zu prägen, der Zähnchen,
deren Spitzen sich in verschiedenen Höhen befinden, eine Anordnung, die aus zwei übereinandergelegten,
nicht geprägten Papierlagen besteht, mit den Spitzen der Ausstülpungen unter Zwischenschaltung
von einem Klebemittel in Kontakt zu bringen, und einen Druck auszuüben, um die Verbindung
der geprägten Lage mit den beiden nicht geprägten Lagen sicherzustellen.