[0001] La présente invention concerne une tige de confort pour article chaussant destiné
notamment, mais de façon limitative, à la pratique du sport tel que le ski alpin,
ski de télémark, surf des neiges, patin en ligne et patin à glace, ainsi qu'en tant
que chaussure pour la pratique du ski de fond et de la raquette à neige.
[0002] Dans l'état de l'art antérieur notamment en chaussure de ski alpin il existe de nombreux
systèmes de chaussons thermoformables qui permettent de combler le volume situé entre
le pied de l'utilisateur et l'intérieur d'une coque rigide qui constitue l'ossature
externe de la chaussure. La variation du volume du chausson pour l'ajustement au pied
de l'utilisateur peut être obtenue principalement de deux manières. D'une part, on
peut obtenir par chauffage la détente d'un matériau préalablement thermo-compressé.
D'autre part, le pied peut venir simplement comprimer un matériau chauffé qui refroidit
en conservant la forme imprimée par le pied, cette opération pouvant être réalisée
en magasin, c'est à dire sur le lieu de vente.
[0003] Selon une autre technique, le chausson est entièrement constitué de matériau thermoformable,
et le chausson est chauffé dans un four. Au contraire, si le chausson comprend ponctuellement
des inserts thermoformables insérés dans une structure classique de chausson, le chauffage
se fait uniquement par l'intérieur du chausson afin que la chaleur ne détériore pas
le revêtement externe du chausson.
[0004] Le document FR 2 746 743 améliore d'ailleurs ce système en décrivant des micro perforations
dans la mousse thermoformable qui est insérée dans ce type de chausson. Ce procédé
permet d'optimiser le préchauffage de la mousse.
[0005] Cependant, les chaussons thermoformables précédemment décrits, qui sont actuellement
principalement utilisés dans les chaussures de ski alpin et des patins en ligne c'est
à dire des chaussures à tige ou coque externe rigide, sont incompatibles avec d'éventuels
renforts apportant une certaine rigidité au chausson. En effet, les renforts traditionnels,
utilisés pour être insérés dans les chaussons ou les chaussures, sont généralement
réalisés en matière plastique non thermoformable et donc non adaptables au pied de
l'utilisateur. Et même si certains renforts peuvent être mis en forme par thermoformage
à la fabrication avant l'assemblage du chausson, ils sont conformes à un pied standard
qui ne correspond par forcément à la morphologie spécifique du pied de chaque utilisateur.
[0006] De plus, actuellement les chaussons thermoformables ne peuvent être équipés d'un
système de serrage tel que des lacets car les matériaux thermoformables utilisés sont
du type mousse, sont souples et ne sont donc pas aptes à résister en traction. De
plus, ils ne possèdent pas une rigidité suffisante pour répartir convenablement les
pressions ponctuelles engendrées par le laçage au niveau des renvois de lacet. Cette
réalisé technologique ne permet pas la réalisation de chaussons internes de confort
par thermoformage équipés de système de laçage. Or, ce type de chausson serait particulièrement
adapté à des chaussures, à tige souple ou semi-rigide, utilisées notamment en surf
des neiges.
[0007] Un des buts de la présente invention est donc de proposer une tige de confort pour
article chaussant, notamment à tige externe souple ou semi-rigide qui permette de
s'adapter à la morphologie du pied par thermoformage tout en présentant une certaine
rigidité.
[0008] Un autre but de l'invention est de proposer une tige qui permette de répartir confortablement
la pression localisée engendrée par un système de serrage associé à la tige de l'article
chaussant.
[0009] Pour atteindre ces objectifs, la tige de l'article chaussant comprend un renfort
qui est réalisé en matériau thermoformable apte à être conformé autour du pied de
l'utilisateur. Ce renfort est positionné entre la doublure interne, en contact avec
le pied, et le revêtement extérieur de l'article chaussant. De plus, la tige comprend
un élément de confort, positionné entre la doublure interne et le renfort, qui peut
être réalisé en matériau thermoformable. Afin de mieux répartir les pressions générées
par l'attache du système de serrage, qui est disposé sur une des parties de la tige
à rapprocher, le renfort comprend au moins une branche dont l'extrémité est positionnée
sensiblement sous ladite attache. De plus, l'élément de confort comprend des perforations
qui permettent à l'air chaud de réchauffer le renfort afin d'assurer de bonnes conditions
de thermoformage.
[0010] Dans un premier mode de réalisation, les perforations débouchent sur le renfort.
[0011] Dans un deuxième mode de réalisation, les perforations, étant situées en dehors du
renfort, débouchent sur une couche aérée qui est positionnée entre le renfort et le
revêtement externe.
[0012] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront à
l'aide de la description qui fait référence aux dessins en annexe. La description
illustre à titre d'exemples non limitatifs certains modes de réalisation préférés.
[0013] La figure 1 représente schématiquement une vue de côté d'un chausson interne dont
la tige, qui est conforme au premier mode de réalisation, est arrachée au niveau de
la cheville.
[0014] La figure 2 représente schématiquement une vue de côté d'un chausson interne avec
un arraché de la tige au niveau de la cheville dans lequel est représenté un autre
arraché du renfort, la tige étant conforme au premier mode de réalisation.
[0015] La figure 3 illustre une coupe selon l'épaisseur de la tige selon le premier mode
de réalisation.
[0016] La figure 4 illustre une coupe selon l'épaisseur de la tige selon le second mode
de réalisation.
[0017] La figure 1 illustre un article chaussant CH qui est représenté par un chausson interne
en matériau souple utilisé notamment dans les chaussures de surf des neiges. Bien
entendu, ledit chausson CH pourrait être utilisé pour la pratique du ski alpin, du
ski de randonnée, du ski de télémark, du patin en ligne et du patin à glace, et plus
généralement pour toutes pratiques où un chausson est entouré d'une enveloppe, non
représentée, qui peut être rigide ou souple. Le chausson CH comprend une tige O qui
surmonte une semelle 300. Ladite tige O comprend un revêtement externe 3 entourant
une doublure interne en contact avec le pied P qui est ici représenté en trait interrompu.
La doublure interne a une fonction de confort pour le contact avec le pied P, alors
que le revêtement externe 3 permet d'assurer une certaine tenue du chausson CH, ainsi
qu'une résistance à l'abrasion vis à vis de l'enveloppe dans laquelle le chausson
CH est inséré.
[0018] La tige O comprend également un renfort 1, positionné entre la doublure interne et
le revêtement extérieur 3, qui est réalisé en matériau thermoformable.
[0019] On entend ici par thermoformable un matériau qui possède la propriété de se déformer
à une température prédéterminée sous l'effet d'une sollicitation externe, et de conserver
cette déformation, ou tout au moins une partie de cette déformation, en se refroidissant.
De plus, ladite température prédéterminée ne doit pas être trop élevée afin de ne
pas provoquer des brûlures du pied.
[0020] Le renfort 1, plaqué dans l'épaisseur de la tige O, présente une géométrie aplatie
dont l'épaisseur est positionnée dans l'épaisseur de la tige O. Ainsi, la géométrie,
présentant la largeur plaquée dans la tige O, comporte une plus grande inertie selon
la direction privilégiée des efforts notamment en flexion vers l'avant. Le renfort
1 permet donc d'apporter une certaine rigidité au chausson CH, d'autant plus qu'il
pourra être avantageusement plus rigide que le revêtement externe 3. Le caractère
thermoformable du renfort 1 permet d'ajuster au mieux la tige O du chausson CH au
pied P de l'utilisateur, et ainsi de personnaliser le chaussant.
[0021] Le renfort 1 peut être réalisé en matière textile imprégnée de résine thermoplastique,
comme par exemple la matière commercialisée sous la dénomination Rhenoflexe®, d'une
épaisseur comprise entre 0,5 et 3 mm.
[0022] La tige O comprend un élément de confort 4 qui est positionné entre le renfort 1
et la doublure interne, et donc positionné sous le renfort 1. L'élément de confort
4 est réalisé en matériau moins dur que le matériau constitutif du renfort 1 afin
d'assurer son rôle de confort. Cet élément de confort 4 peut s'étendre avantageusement
sous le renfort 1 ainsi que le long de la périphérie du renfort 1 afin d'atténuer
les changements de rigidité entre le bord du renfort 1 et les zones non équipées du
renfort. De plus, pour améliorer le confort de la tige O, l'élément de confort 4 pourra
être avantageusement réalisé en matériau thermoformable de type mousse, réalisée par
exemple par un mélange d'un premier composé de polyéthylène et d'un second composé
d'Ethylène-Acéthate de vinyle, de 1 à 10 mm d'épaisseur.
[0023] Le renfort 1 et l'élément de confort 4 pourront être fixés par un moyen d'accroche
connu au revêtement extérieur 3 de la tige O de l'article chaussant CH. Ledit moyen
d'accroche peut être de la colle, qui résiste au thermoformage, ou bien un assemblage
par couture. Le thermoformage est généralement obtenu après une élévation de température
du matériau à thermoformer entre environ 100°c et 140°c.
[0024] Dans les sports pratiqués susceptibles d'utiliser la présente tige O, le chausson
CH a besoin d'être rigidifié au niveau de l'articulation de la cheville 100, notamment
afin de limiter la flexion vers l'avant. Pour atteindre cet objectif, le renfort 1
est positionné latéralement sur la tige O, au niveau de l'articulation de la cheville
100, présentant ainsi sa plus grande inertie dans le sens de la flexion vers l'avant.
De même, afin que le renfort 1 n'induise pas une torsion parasite au cours de la flexion
vers l'avant, le renfort 1 pourra être avantageusement conformé symétriquement par
rapport au pied P.
[0025] Le renfort 1 pourra également comprendre au moins une branche 13 qui s'étend de la
cheville 100 jusqu'à sensiblement l'articulation métatarsophalangienne 101 du pied
P. Cette branche 13 permet notamment de répartir les efforts de flexion, repris par
le renfort 1, au niveau de la cheville 100 sur une zone du pied P plus importante.
Le respect de ces dispositions constructives permet de rigidifier le chausson CH,
tout en respectant la biomécanique de flexion du pied P et de la cheville 100, ainsi
qu'en limitant les torsions du genou.
[0026] Pour la pratique de certains sports comme le patin en ligne, il est intéressant de
rigidifier fortement le chausson CH au niveau latéral. Or, le renfort 1 permet également
de stabiliser latéralement la cheville 100 même si le renfort 1 présente dans cette
direction son épaisseur et donc sa petite inertie. Afin d'obtenir cette rigidité,
on peut opter pour deux solutions.
[0027] D'une part, on peut chercher à étendre latéralement, le long du chausson CH, au maximum
le renfort 1. Dans ce cas, le renfort 1 comprendra avantageusement un évidement 12
au niveau de la malléole 102 de la cheville 100. Cet évidemment 12 pourra être couvert
par l'élément de confort 4 afin de procurer le meilleur confort possible au niveau
de cette zone sensible qu'est la malléole 102. Cet évidemment 12 s'étendra avantageusement
au delà de la zone théorique de la malléole 102 pour un pied standard afin de tenir
compte de la dispersion statistique de la malléole 102 selon le pied P des utilisateurs.
[0028] D'autre part, les renforts 1 disposés latéralement et de façon symétrique par rapport
au pied P peuvent être joints par au moins une bande 14, 15. La bande 14 pourra être
avantageusement positionnée, sensiblement selon l'horizontale, au-dessus du talon
103 afin de ne pas créer de point dur sur le talon. L'élément de confort 4 peut être
également avantageusement positionné et d'étendre sur la tige O au niveau du talon
103.
[0029] Durant la pratique de certains sports, notamment ceux où l'on utilise une enveloppe
souple ou semi rigide entourant le chausson tel que le surf des neiges, le ski de
télémark, la tige O peut être avantageusement équipée d'un système de serrage 200.
Le système de serrage 200 comporte, de façon connue, au moins une attache 201 disposée
sur une des parties 90 de la tige O à rapprocher. De même, au moins une autre attache
est disposée sur l'autre partie de la tige afin de pouvoir, par un moyen connu de
serrage tel qu'un lacet 202, rapprocher les deux parties 90 de la tige O. Le système
de serrage 200 permet notamment d'obtenir un meilleur contact du chausson CH sur le
pied P et par la même une meilleure précision de la chaussure, surtout si la chaussure
peut envelopper précisément le chausson CH, notamment grâce à un autre système de
serrage positionné sur l'enveloppe.
[0030] Compte-tenu des problèmes évoqués dans l'art antérieur pour les systèmes de serrage
sur un chausson thermoformable, il est intéressant d'utiliser la rigidité du renfort
1 pour répartir sur le pied P, à travers le chausson CH, la pression ponctuelle engendrée
par le système de serrage 200 sur les attaches 201. Le renfort 1 pourra donc avantageusement
comprendre au moins une branche 10 dont l'extrémité 11 est positionnée sensiblement
sous l'attache 201. Ainsi, l'attache 90 sur laquelle tire le système de serrage 200
ne vient plus poinçonner ponctuellement le chausson CH, mais s'appuie sur le renfort
1. Le renfort 1 répartit alors les pressions de façon plus homogène sur le pied P.
[0031] Dans la géométrie préférée, le renfort 1 comprend, sur au moins une face latérale
de la tige O, un corps principal 17 qui s'étend selon la verticale en arrière de la
malléole 12. Le corps principal 17 se prolonge vers l'avant, au-dessus de la malléole
102 selon la branche 10, pour aller au niveau de l'attache 201 du système de serrage.
[0032] Avantageusement, le corps principal 17 du renfort 1 s'étend, au niveau de la branche
10, vers l'arrière selon une bande 15 qui joint par l'arrière les deux corps principaux
17 disposés symétriquement par rapport au pied P. De plus, le corps principal 17 s'étend
vers l'avant selon la branche 13 qui passe sous la malléole 102. La partie supérieure
13a de la branche 13 s'étend sensiblement sous les attaches 203 du système de serrage
200 qui sont situés sur la zone du coup de pied 104. La branche 13 comprend également
une partie inférieure 13b séparée de la partie supérieure 13a par un évidemment 16.
Cet évidemment 16 positionné sensiblement selon l'horizontale au niveau de l'arête
latérale du pied permet de ne pas exercer de pression dans cette zone du pied P qui
serait douloureuse.
[0033] Le corps principal 17 du renfort 1 pourra également avantageusement s'étendre vers
le bas par une jambe 18 qui vient s'ancrer à la semelle 300. Cette jambe 18 est rattachée
vers l'avant à la branche 13 et ne s'étend pas trop vers l'arrière afin de laisser
un espace libre au niveau du talon 103. Cette jambe 18 se situe, selon la verticale,
sensiblement à l'aplomb de la malléole 102 ou bien légèrement en arrière selon un
aplomb positionné entre la malléole 102 et le talon 103. De plus, la jambe 18 du renfort
1 pourra être avantageusement reliée à la branche 14 au niveau de la liaison avec
le corps principal 17.
[0034] Sur la figure 2, l'article chaussant CH est toujours illustré par un chausson interne
à une chaussure utilisée notamment pour la pratique du surf des neiges. La tige O
du chausson CH présente un premier arraché au niveau du revêtement extérieur 3 qui
laisse apparaître le renfort 1 ainsi que l'élément de confort 4. Un deuxième arraché
au niveau du renfort 1 permet de visualiser la portion de l'élément de confort 4 qui
se situe sous le renfort 1. L'élément de confort 4 comprend des perforations 5 qui
sont préférablement traversantes. Ces perforations 5 permettent à l'air chaud du thermoformage,
diffusé par l'intérieur du chausson CH, de pénétrer la matière, notamment au niveau
de l'élément de confort 4, lorsque ce dernier est réalisé en matériau thermoformable.
De plus, les perforations 5 pourront être avantageusement disposées sous le renfort
1, comme présentement illustré, afin que les perforations 5 débouchent sur le renfort
1. L'air chaud du thermoformage vient donc réchauffer directement le renfort 1 en
circulant dans les perforations 5. Ces perforations 5 permettent au renfort 1 d'atteindre
la température nécessaire à son thermoformage sans que les autres matériaux, notamment
la doublure interne, ne subissent une chaleur excessive. Ainsi, le pied P, qui est
placé dans le chausson CH pour la mise en forme lors du refroidissement, ne sera pas
brûlé par la doublure interne.
[0035] Les essais ont montré que tous les types de perforation 5 convenaient à l'alimentation
en air chaud du renfort 1. D'un côté, les perforations 5, d'un diamètre moyen compris
entre 1 et 3 mm, privilégient la rapidité d'échauffement du renfort 1. D'un autre
côté, les perforations 5 s'apparentant à des micro perforations d'un diamètre moyen
compris entre 0,1 et 1 mm, permettent de mieux diffuser la chaleur dans l'élément
de confort 4 tout en échauffant également le renfort 1.
[0036] La figure 3 représente une coupe transversale selon l'épaisseur, du chausson illustré
aux figures précédentes, et précise le trajet de la chaleur du thermoformage au travers
de l'épaisseur. Pour effectuer la phase de chauffe du thermoformage en magasin, on
introduit un dispositif de chauffage C, à l'intérieur du chausson, qui propulse de
l'air chaud 150. Le procédé de thermoformage ainsi que l'appareil de chauffage C nécessaire
à la réalisation du thermoformage sont connus et décrit notamment dans le document
US 5 894 680. Cet air chaud 150 réchauffe l'intérieur du chausson et pénètre dans
la doublure interne 2, puis une portion 151 de l'air chaud 150 pénètre dans des perforations
5b qui ne débouchent pas sur les renforts. Cette portion 151 d'air chaud permet de
réchauffer le matériau constitutif de l'élément de confort 4 pour l'amener à la température
nécessaire à un éventuel thermoformage.
[0037] Les perforations 5b peuvent traverser l'élément de confort 4 de part en part, ou
bien comprendre leur extrémité, positionnée du côté du revêtement extérieur 3, qui
est bouchée. Cette dernière disposition permet notamment de chauffer l'élément de
confort 4 sans chauffer le revêtement extérieur 3. Néanmoins, ce procédé est un peu
plus difficile à mettre en oeuvre que des perforations traversantes. Une autre portion
152 de l'air chaud 150 pénètre dans des perforations Sa qui traversent l'élément de
confort 4, et qui débouchent sur le renfort 1 pour venir le réchauffer et le mettre
à la température optimale pour réaliser le procédé de thermoformage.
[0038] Afin de mettre en oeuvre le premier mode de réalisation de la tige O illustré notamment
en figure 3, il est nécessaire qu'au moins une fraction Sa de l'ensemble des perforations
5a, 5b, de l'élément de confort 4 débouchent sur le renfort 1. Bien entendu, les perforations
5a débouchent à l'autre extrémité sur la doublure 2 qui présente une bonne perméabilité
à l'air.
[0039] La figure 4 représente une coupe transversale qui illustre le trajet de l'air chaud
durant la phase de chauffage du thermoformage pour une tige O selon le second mode
de réalisation. Ce mode cherche à optimiser la rapidité de l'échauffement du renfort
1 pour son thermoformage. L'élément de renfort 4 comprend au moins une fraction 5c
de l'ensemble des perforations 5c, 5d, qui est située en dehors du renfort 1. Les
perforations 5c débouchent à une de leurs extrémités sur la doublure interne 2 qui
est en contact direct avec le dispositif de chauffage C disposé à l'intérieur du chausson.
Ces perforations débouchent à leurs autres extrémités sur une couche aérée 30 qui
est positionnée intercalée entre l'élément de confort 4 et le revêtement externe 3.
Au niveau du renfort 1, la couche aérée 30 est positionnée entre le renfort 1 et le
revêtement externe 3. Cette couche aérée 30 présente une certaine épaisseur et est
perméable à l'air principalement dans le sens de sa longueur. Ainsi, l'air chaud 153,
qui circule dans les perforations 5c en provenance du dispositif de chauffage C, se
diffuse et circule par une composante 154 dans l'épaisseur de la couche aérée 30.
Cet air chaud 154, circulant parallèlement à la tige O, vient réchauffer le renfort
1 par le haut. De plus, des perforations 5d, positionnées sous le renfort 1, permettent
à l'air chaud 155 en provenance du dispositif de chauffage C de chauffer le renfort
1 par le bas.
[0040] La couche aérée 30 pourra avantageusement être réalisée en textile tridimensionnel
d'une épaisseur comprise entre environ 1 à 3 mm. L'usage de cette couche aérée 30
est plus particulièrement adapté à l'usage d'éléments de confort 4 de type thermoformable.
En effet, on utilise l'épaisseur de la couche aérée 30 durant la phase de chauffe,
puis ladite épaisseur devient pratiquement nulle à cause de l'expansion du matériau
de l'élément de confort 4 durant la phase de refroidissement du thermoformage. Ainsi,
durant la pratique du sport, la couche aérée 30 est comprimée et n'engendre pas d'imprécision
ou de jeux entre le chausson et la chaussure qui enveloppe le chausson.
[0041] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits
ci-avant, qui ne sont donnés qu'à titre indicatif, mais englobe tous les modes de
réalisation similaires ou équivalents s'appliquant notamment à toute sorte d'article
chaussant comprenant une tige et une semelle.
1. Tige (O) de confort pour article chaussant (CH) comprenant :
- une doublure interne (2) en contact avec le pied (P),
- un revêtement extérieur (3),
caractérisée en ce qu'elle comprend un renfort (1), positionné entre la doublure interne (2) et le revêtement
extérieur (3), qui est réalisé en matériau thermoformable apte à être conformé au
contour du pied de l'utilisateur.
2. Tige (O) selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un élément de confort (4), positionné entre la doublure interne
(2) et le renfort (1), qui est moins dur que le renfort (1), et en ce que l'élément de confort (4) comprend des perforations (5, Sa, 5b, 5c, 5d).
3. Tige (O) selon la revendications 2, caractérisée en ce que l'élément de confort (4) est réalisé en matériau thermoformable.
4. Tige (O) selon l'une des revendications 2 à 3, caractérisée en ce qu'au moins une fraction (5a) de l'ensemble des perforations (Sa, 5b) de l'élément de
confort (4) débouche sur le renfort (1).
5. Tige (O) selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que le renfort (1) est positionné latéralement sur la tige (O) au niveau de l'articulation
de la cheville (100).
6. Tige (O) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que le renfort (1) est conformé symétriquement par rapport au pied (P).
7. Tige (O) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comprend un système de serrage (200) comportant aux moins une attache (201) disposée
sur une des parties (90) de la tige (O) à rapprocher, et en ce que le renfort (1) comprend au moins une branche (10) dont l'extrémité (11) est positionnée
sensiblement sous l'attache (90).
8. Tige (O) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que le renfort (1) comprend au moins un évidement (12) au niveau de la malléole (102)
de la cheville (100).
9. Tige selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisée en ce que la température de thermoformage est comprise entre 100 et 140°.
10. Chausson, interne à une chaussure, comprenant une tige (O) selon l'une des revendications
1 à 9.
11. Chaussure comprenant une tige (O) selon l'une des revendications 1 à 9.