[0001] L'invention concerne un procédé pour contrôler le niveau de remplissage d'un broyeur
à boulets alimenté en charbon à broyer dans lequel le broyeur comprend un tambour
monté rotatif sur deux paliers distants. Un tel broyeur, à tambour à enveloppe cylindrique,
biconique ou autre, est plus particulièrement utilisé pour alimenter en charbon pulvérisé
des brûleurs d'une chaudière à charbon pulvérisé par exemple.
[0002] Il est nécessaire de s'assurer en permanence que le niveau de remplissage en charbon
du broyeur reste sensiblement constant pour éviter d'une part une usure trop rapide
des boulets et d'autre part pour obtenir un transport optimal du charbon pulvérisé
vers les brûleurs.
[0003] Il existe déjà de nombreuses méthodes pour contrôler le niveau de remplissage d'un
broyeur à boulets. Une première méthode connue est basée sur la mesure de la variation
de la puissance absorbée par le moteur électrique entraînant en rotation le tambour
du broyeur. Une deuxième méthode connue repose sur la mesure du bruit émis par le
broyeur lors de son fonctionnement. Une troisième méthode connue repose sur l'utilisation
de sondes pneumatiques introduites à l'intérieur du tambour du broyeur. Enfin d'autres
méthodes connues reposent sur l'utilisation de sondes à rayon gamma disposées à l'intérieur
du tambour du broyeur pour détecter le niveau haut et le niveau bas de la couche de
charbon dans le tambour.
[0004] En général, les mesures mises en oeuvre dans ces méthodes connues sont dépendantes
de la qualité du charbon à broyer et en particulier de sa granulométrie de son degré
d'humidité. Elles sont aussi dépendantes de l'usure des boulets. Il vient qu'elles
ne sont pas toujours fiables.
[0005] Le but de l'invention est de proposer un procédé pour contrôler le niveau de remplissage
d'un broyeur à boulets à l'aide d'une mesure physique directe fiable, indépendante
de la qualité du charbon à broyer et en particulier de son degré d'humidité et de
sa granulométrie. Un autre but de l'invention est de proposer un tel procédé de contrôle
qui permet de tenir compte de façon automatique de l'usure des boulets lors du fonctionnement
du broyeur et du renouvellement des boulets dans le broyeur.
[0006] Le document US-A-3 960 330 décrit un procédé dans lequel on prévoit de mesurer le
poids du système de broyage au moyen de capteurs de pesée du tambour et des paliers
supports du pignon d'entraînement en rotation du tambour et de comparer ce poids mesuré
par des capteurs, à une valeur de consigne préétablie pour réguler l'alimentation
du système en matériau à broyer.
[0007] La présente invention a pour but de perfectionner un tel procédé et elle a pour objet
un procédé pour contrôler le niveau de remplissage d'un broyeur à boulets alimenté
en matériau à broyer et doté d'un tambour monté rotatif sur deux paliers distants,
ledit procédé consistant à mesurer le poids du tambour à l'aide de capteurs de pesée
disposés sous des paliers supportant le tambour du broyeur et à comparer le poids
mesuré à une valeur de consigne préétablie en vue de réguler l'alimentation du broyeur
en matériau à broyer, la composante verticale de l'effort créé par le couple d'entraînement
en rotation du tambour étant prise en compte, caractérisé en ce que lesdits capteurs
de pesée sont des capteurs de pesée à jauges de contraintes et en ce que ladite composante
verticale est prise en compte sous la forme d'une correction du poids mesuré par lesdits
capteurs, faite avant l'étape de comparaison, par le moyen d'une première valeur pondérale
représentative de cette composante verticale et obtenue à partir d'une mesure de la
puissance du moteur d'entraînement en rotation du tambour.
[0008] La pesée est une mesure physique directe du niveau de remplissage en charbon du broyeur
qui n'est pas influencée par l'humidité et la granulométrie de la masse broyante constituée
par le mélange charbon et boulets. Il en résulte que le procédé de contrôle selon
l'invention est très fiable. En plus, le poids ainsi mesuré peut facilement être corrigé
par un programme d'ordinateur pour tenir compte de la composante verticale du couple
d'entraînement en rotation du tambour, de l'usure des boulets dans le temps ainsi
que du renouvellement des boulets dans le broyeur. Il en résulte que le procédé selon
l'invention permet de contrôler très précisément le niveau de remplissage en charbon
d'un broyeur à boulets.
[0009] Un exemple de mise en oeuvre du provédé selon l'invention est décrit ci-après en
détails et illustré sur les dessins.
[0010] La figure 1 est un schéma illustrant le principe du procédé selon l'invention.
[0011] La figure 2 est un organigramme illustrant les étapes de traitement d'un programme
d'ordinateur mettant en oeuvre le procédé selon l'invention.
[0012] La figure 3 est un schéma montrant l'évolution dans le temps de certains paramètres
physiques liés au fonctionnement du broyeur à boulets.
[0013] La figure 4 est une vue de face très schématique d'un broyeur à boulets munis de
capteurs de pesée pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
[0014] La figure 5 illustre très schématiquement un capteur de pesée utilisé pour la mise
en oeuvre du procédé selon l'invention.
[0015] La figure 6 montre très schématiquement la disposition des capteurs de pesée entre
deux semelles d'appui.
[0016] La figure 7 montre très schématiquement la disposition des capteurs entre les deux
semelles d'appui selon une configuration en triangle.
[0017] Figure 1, le système de mesure 10 utilisé dans le procédé selon l'invention pour
contrôler le niveau de remplissage en charbon d'un broyeur à boulets comprend un ensemble
de capteurs de pesée 11 à 16 à jauge de contrainte. Ces capteurs sont disposés sous
les deux paliers portant le tambour du broyeur, qui est monté rotatif autour d'un
axe généralement horizontal, pour fournir des signaux électriques continus représentatifs
d'une mesure du poids du tambour avec sa charge. Chaque capteur de pesée est compensé
pour mesurer seulement la composante verticale de la pression qu'il subit.
[0018] Comme cela apparaît sur la figure 1, on utilise deux ensembles de trois capteurs
de pesée 11 à 13 et 14 à 16. Chaque ensemble de capteurs de pesée est disposé sous
un des deux paliers sur lesquels s'appuie les extrémités (tourillons) du tambour du
broyeur.
[0019] Les signaux fournis par les capteurs 11 à 16 sont envoyés à une électronique de calcul
19 adaptée pour effectuer un tarage et pour restituer un signal électrique continu
P, au standard industriel 4-20 mA par exemple, représentatif uniquement du poids de
la charge (charbon et boulets) dans le tambour. On comprendra que le signal P résulte
d'une somme des différents signaux fournis par les capteurs 11 à 16.
[0020] Le signal P en sortie de l'électronique 19 est numérisé pour être comparé à une consigne
de base 20 préétablie dans un comparateur 21 dont la sortie est appliquée à un régulateur
conventionnel 22 de pilotage de l'alimenteur 23 en charbon brut 24 du broyeur. En
particulier, la sortie du comparateur 21 sert à réguler la vitesse de fonctionnement
de l'alimenteur et donc le débit d'alimentation du broyeur en charbon brut.
[0021] La consigne de base 20 correspondant à un certain niveau de remplissage en charbon
du broyeur pour obtenir un broyage optimum du charbon en fonction d'une certaine masse
de boulets chargée dans le broyeur. Ce niveau de remplissage optimum est connu de
l'homme du métier.
[0022] Si le tambour du broyeur est entraîné en rotation par un système à engrenages incluant
une couronne dentée entourant l'enveloppe du tambour coaxialement à l'axe de rotation
du tambour du broyeur et un pignon moteur couplé à cette couronne, la composante verticale
du couple d'entraînement en rotation du tambour agit sur le poids mesuré par les capteurs
de pesée 11 à 16. Cette composante verticale peut ainsi venir s'ajouter au poids du
tambour du broyeur ou au contraire venir se soustraire au poids du tambour du broyeur
suivant qu'elle est dirigée vers le bas ou vers le haut. Il en résulte que le poids
mesuré P ne représente pas exactement la charge dans le tambour du broyeur.
[0023] Dans le procédé suivant l'invention, on corrige le poids mesuré P fournit par l'électronique
de calcul 19, avant sa comparaison dans le comparateur 21, par une valeur pondérale
correspondant à la composante verticale du couple d'entraînement en rotation du tambour
du broyeur plutôt que de corriger la consigne 20. On maintient la consigne 20 constante
pour simplifier le suivi du processus de broyage par l'opérateur.
[0024] La mesure du couple d'entraînement en rotation du tambour du broyeur est relativement
complexe à réaliser. Toutefois, la mesure de la puissance absorbée par le moteur d'entraînement
en rotation du tambour du broyeur est directement liée à la valeur du couple d'entraînement
par la relation suivante :

où
- Pabs est la puissance absorbée par le moteur (Watts)
- k est le coefficient de transmission
- F est le couple d'entraînement (Newtons)
- a est la longueur du bras de levier du couple d'entraînement (mètres)
- w est la vitesse de rotation du tambour (radians / seconde)
[0025] Comme l'angle α entre l'axe d'application du couple d'entraînement sur la couronne
dentée et la verticale est constant et que les grandeurs k,a,w peuvent également être
considérées comme constantes, il vient que la composante verticale Fv du couple d'entraînement
varie avec la puissance absorbée par le moteur Pabs suivant une loi linéaire qui s'établit
comme suit :
Fv = Pabs/K1 où K1 est une constante égale à k.a.w/cos(α )
[0026] Figure 1, on voit qu'un sommateur 30 est interposé entre la sortie de l'électronique
de calcul 19 et le comparateur 21 pour corriger le poids mesuré P par une valeur pondérale
représentative de la composante verticale Fv du couple d'entraînement. La composante
verticale Fv est fournie par un module 31 qui reçoit en entrée la constante K1 préétablie
et une mesure de la puissance absorbée Pabs par le moteur du broyeur.
[0027] La perte de poids de la charge dans le tambour du broyeur due à l'usure des boulets
doit également être prise en compte pour contrôler avec précision le niveau de remplissage
en charbon du broyeur car la densité du charbon est très faible par rapport à celle
des boulets. Le taux d'usure des boulets µ peut être évalué par expérimentation et
servir de base pour corriger le poids mesuré P avant sa comparaison à la valeur de
consigne 20 dans le comparateur 21. En particulier, figure 1, dans le procédé selon
l'invention, le taux d'usure µ exprimé par exemple en kilogrammes/heure de fonctionnement
du broyeur est une constante préalablement préétablie qui est multipliée par le temps
global de fonctionnement du broyeur (exprimé en heure) délivré par un intégrateur
50 pour fournir une valeur pondérale résultante Pb qui est soustraite, dans le sommateur
30, au poids mesuré P de sorte à ne pas compenser dans la boucle de régulation, la
perte de poids des boulets par un apport en charbon. On comprendra que l'intégrateur
50 fonctionne comme une horloge commandée par la mise en marche et l'arrêt du broyeur.
[0028] Sur la figure 1, on a illustré par 51, un programme d'ordinateur qui regroupe les
fonctionnalités du module 30, du module 31, du comparateur 21, du régulateur 22 et
de l'intégrateur 50. Il réagit en outre en réponse à une commande manuelle 52 permettant
de forcer le programme à passer dans un mode de fonctionnement particulier. Le programme
51 commande également la mise en fonctionnement ou l'extinction d'un témoin de signalisation
53 qui est lié au mode de fonctionnement particulier du programme.
[0029] La figure 2 illustre le fonctionnement du programme d'ordinateur 51.
[0030] A l'étape 100, le programme commence par initialiser les valeurs 20, 33, 34 et l'intégrateur
50. Comme cela apparaîtra par la suite, le mode fonctionnement particulier du programme
correspond à une phase de calibrage des données liées à la prise en compte du renouvellement
des boulets. Dans le programme, cette phase de calibrage est déclenchée périodiquement,
par exemple toutes les 100 ou 200 heures. Le déclenchement automatique de cette phase
de calibrage est surveillé par l'intermédiaire d'un compteur spécifique appelé par
la suite compteur de calibrage. Ensuite à l'étape 101, le programme acquière une valeur
instantanée du poids mesuré P fournie en sortie de l'électronique 19. Comme indiquée
plus haut, cette valeur correspond à un échantillon du signal continu au standard
4-20mA fourni par l'électronique 19.
[0031] Ensuite à l'étape 104, le programme applique sur le poids mesuré P la correction
Pb liée à l'usure des boulets et à l'étape 105, la correction Fv liée à l'effet du
couple d'entraînement.
[0032] Après à l'étape 106, le poids mesuré corrigé est traité par un algorithme de régulation,
du type proportionnel intégral et dérivé (PID) et la valeur de régulation est utilisée
à l'étape 107 pour commander l'alimenteur de façon à réguler le débit de charbon en
entrée du broyeur.
[0033] Ensuite le programme boucle sur l'étape de traitement 101, cette boucle de traitements
permettant de contrôler automatiquement le niveau de remplissage du broyeur en vue
de maintenir dans le tambour du broyeur un niveau constant de charbon.
[0034] Maintenant, on va décrire le mode de fonctionnement particulier du programme qui
correspond à une phase de calibrage des données liées au renouvellement des boulets
du broyeur.
[0035] Entre les étapes 101 et 104, un test 102 est prévu pour détecter l'actionnement de
la commande manuelle 52 par l'opérateur. Si l'actionnement de cette commande est détecté,
le programme passe à l'étape suivante 108. Dans la négative, il passe à l'étape suivante
103.
[0036] A l'étape 108, le programme commande l'actionnement du témoin de signalisation 53.
Le témoin de signalisation peut par exemple être un témoin lumineux qui sert à prévenir
l'opérateur qu'une phase de calibrage est en cours d'exécution.
[0037] Le traitement se poursuit ensuite par l'étape 109 dans laquelle le compteur de calibrage
est initialisé.
[0038] Ensuite à l'étape 111, le programme commande le ralentissement de l'alimenteur du
broyeur pour vider la réserve de charbon stagnante dans le tambour et à l'étape 112
l'évolution temporelle de l'amplitude de la puissance absorbée par le moteur est enregistrée
aux fins de déterminer un pic d'amplitude. Plus particulièrement, en se reportant
à la figure 3, la courbe P représente l'évolution temporelle de l'amplitude, la puissance
absorbée par le moteur pendant la marche normale de l'alimenteur et donc du broyeur,
puis pendant le ralentissement de l'alimenteur et après la reprise d'un fonctionnement
normal de l'alimenteur et donc du broyeur. La courbe A montre les variations de la
vitesse de l'alimenteur et la courbe O montre comment évolue le bruit émis par le
broyeur pendant ces différentes phases de fonctionnement de l'alimenteur. On peut
constater sur la figure 3 que la puissance absorbée par le moteur suit une courbe
en forme de dôme pendant la phase de ralentissement de l'alimenteur indiquée sur la
figure 3 par phase de calibrage. Le maximum de la courbe P indiqué par Ppic correspond
à l'instant où la réserve de charbon stagnant dans le tambour du broyeur est complètement
consommée.
[0039] Ensuite à l'étape 113, le programme détermine la valeur Ppic correspondant à un extremum
de la puissance absorbée par le moteur pendant la phase de calibrage.
[0040] A l'étape 114, le programme détermine la perte en poids de boulets depuis la phase
de calibrage précédente sur la base de la différence entre la valeur Ppic obtenue
à l'étape 113 et une valeur Ppic déterminée et enregistrée lors de la phase de calibrage
précédente.
[0041] A l'étape 115, le programme calibre le taux d'usure en fonction de la perte en poids
de boulet déterminée à l'étape114.
[0042] A l'étape 116 il enregistre dans un registre la valeur Ppic déterminée à l'étape
113 aux fins de comparaison avec une nouvelle valeur Ppic déterminée lors d'une prochaine
étape 113.
[0043] A l'étape 117, le programme accélère l'alimenteur pour qu'il reprenne un fonctionnement
normal et ensuite à l'étape 118, le programme commande l'extinction de la signalisation
53. Sur la courbe A de la figure 3, on voit comment varie la vitesse de l'alimenteur
en fonction de l'enchaînement des étapes 111 et 117 indiquées ci-dessus.
[0044] Il faut comprendre que dans ce mode de réalisation du procédé selon l'invention,
les boulets sont renouvelés dans le broyeur sans arrêter le broyage. Ils sont par
exemple entrés dans le broyeur par l'intermédiaire de l'alimenteur. Lors du chargement
du broyeur en boulets, il est important que l'opérateur enclenche une phase de calibrage
pour éviter une dérive de la prise en compte de l'usure des boulets dans la correction
du poids mesuré.
[0045] Entre l'étape 102 et l'étape 104, il est prévu une étape 103 dans laquelle le programme
teste systématiquement le compteur de calibrage pour enclencher automatiquement une
phase de calibrage. En cas de détection de la phase de calibrage, le programme poursuit
le traitement à l'étape 108 comme déjà décrit plus haut. Par conséquent, les phases
de calibrage sont enchaînées automatiquement même si l'opérateur ne les sollicite
pas par l'intermédiaire de la commande manuelle. Ces phases de calibrage déclenchées
de façon automatique prendront donc en compte l'usure normale des boulets dans le
broyeur de mnière à aptimiser la correction de perte de poids de boulets par l'usure
normale.
[0046] La figure 4 montre de façon très schématique un broyeur à charbon ayant ici un tambour
à enveloppe cylindrique 200 rotatif autour d'un axe horizontal A et qui est terminé
à ses deux extrémités par des portions coniques 201 et 202 en appui respectivement
sur deux paliers 203 et 204 espacés l'un de l'autre suivant l'axe A. Ce broyeur sert
à préparer du charbon pulvérulent assurant l'alimentation des brûleurs d'une chaudière.
L'organe d'alimentation en charbon à broyer n'est pas représenté sur la figure 4.
Il faut comprendre que le charbon à broyer et un gaz de séchage sont introduits respectivement
par la partie annulaire ou tourillon 201 ou 202 prolongeant chaque extrémité conique
du tambour et le charbon pulvérisé dans le gaz de séchage est évacué par ces tourillons
à contre courant du charbon brut. Le tambour 200 est chargé en boulets métalliques
ou avec d'autres élément broyants en matériau dur qui pulvérisent par écrasement ou
trituration le charbon à broyer.
[0047] Il est entendu que le procédé selon l'invention s'applique à un broyeur ayant un
tambour à enveloppe autre que cylindrique, par exemple biconique, tronconique etc...
[0048] Comme visible sur la figure 4, les capteurs de pesée 11 à 13 et 14 à 16 sont disposés
sous les paliers 203,204 pour subir tout le poids du tambour du broyeur. Plus particulièrement
figure 6, les trois capteurs 11 à 13 sont disposés entre deux semelles 210,211 parallèles
qui sont elles mêmes placées horizontalement entre le palier 203 et une embase 205
reposant sur le sol. Le montage est identique en ce qui concerne les capteurs 14 à
16 disposés entre le palier 202 et l'embase 206.
[0049] La figure 5 montre très schématiquement un capteur de pesée tel que 11. Il s'agit
donc d'un cylindre métallique 300 avec une partie centrale qui est délardée pour créer
une poutre travaillant en cisaillement sous l'effet de la pression exercée sur l'étrier
d'appui 301. Comme cela a été précisé ci-dessus, les capteurs utilisés sont du type
compensés pour prendre en compte que la composante verticale de la pression subie
par l'étrier 301.
[0050] Sur la figure 7, on voit que les capteurs 11 à 13 sont disposés dans un plan sur
la semelle 211 suivant une configuration en triangle. Les capteurs 14 à 16 sont disposés
de façon analogue en triangle. La disposition en triangle des trois capteurs de pesée
permet d'avoir une configuration symétrique par rapport à l'axe de rotation A du tambour
et un centre de gravité confondu sur cet axe. Les capteurs de pesée utilisés pour
la mise en oeuvre du procédé peuvent par exemple être des capteurs vendus par la société
« Nobel Electronik ».
1. Verfahren zur Regelung des Füllungsgrades einer Kugelmühle, der Mahlgut zugeführt
wird, und die mit einer drehend montierten Trommel (29) ausgestattet ist, die auf
zwei in einem Abstand voneinander angeordneten Lagern (201, 202) ruht, wobei das Verfahren
darin besteht, das Gewicht der Trommel mit Hilfe von Wiegemessfühlern zu messen, die
unter den Lagern angebracht sind, die die Trommel abstützen, und das gemessene Gewicht
mir einem voreingestellten Wert zu vergleichen, um die Zufuhr von Mahlgut zur Mühle
zu regeln, wobei die Vertikalkomponente der Kraft, die durch das Antriebsdrehmoment
bei der Trommeldrehung erzeugt wird, berücksichtigt wird, dadurch gekennzeichnet, dass es sich bei den Wiegemessfühlern um Wiegemessfühler mit Dehnungsmessstreifen handelt
(11 bis 16), und dass die Vertikalkomponente in Form einer Korrektur des Gewichts
berücksichtigt wird, das von den genannten Messfühlern gemessen wurde, und zwar vor
dem Vergleich mittels eines ersten gewichtsanalytischen Wertes (Fv), der für diese
Vertikalkomponente repräsentativ ist, und den man durch die Messung der Leistung (Pabs)
des Antriebsmotors bei der Trommeldrehung erhält.
2. Verfahren nach Anspruch 1, bei dem man das gemessene Gewicht vor dem Vergleich durch
einen zweiten gewichtsanalytischen Wert (Pb) korrigiert, der für einen Gewichtsverlust
der Kugel infolge Verschleiß der Kugeln im Laufe der Zeit unter Berücksichtigung von
Erneuerungsphasen ^der Kugeln in der Mühle repräsentativ ist.