[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de traitement de pollutions atmosphériques,
notamment de pollutions olfactives par dilution et dispersion. Elle se rapporte également
à un dispositif pour la mise en oeuvre dudit procédé sous forme d'une hélice disposée
à l'extrémité d'un mât.
[0002] Sur la figure 1, on a représenté un casier 10 ouvert d'un centre d'enfouissement
de déchets, notamment d'ordures ménagères, en cours d'utilisation, comprenant une
source 12 d'odeurs nauséabondes ainsi que les courbes d'iso-concentrations d'odeurs.
Comme on peut le constater, les odeurs issues de molécules odorantes présentes dans
l'air se répandent sous forme de nappes au niveau du sol et leur concentration reste
relativement élevée, de l'ordre de 1,5 mg/m
3, à des centaines de mètres de la source, voire un kilomètre. Ceci constitue une réelle
gêne pour les riverains de tels centres, sachant que le seuil de perception de telles
odeurs est nettement inférieur à 1 mg/m
3.
[0003] Pour le traitement de ces odeurs, on a recourt en général à des dispositifs de pulvérisation
qui permettent de nébuliser sur les déchets des produits masquants. L'action est très
locale et les particules des produits masquants tombent au sol rapidement laissant
ressortir à nouveau les odeurs initiales.
[0004] Par ailleurs, ce procédé de traitement des odeurs n'est pas satisfaisant sur le plan
de son efficacité et de son impact sur l'environnement.
[0005] En effet, ce procédé ne permet de traiter que la couche superficielle du casier.
Or, en général après le traitement, la couche en surface est recouverte par une nouvelle
couche de déchets à partir de laquelle émanent des odeurs nauséabondes non traitées,
rendant éphémère l'efficacité du traitement.
[0006] D'autre part, la pulvérisation de produits induit des ruissellements au travers des
couches de déchets qu'il est nécessaire de capter et de traiter si on ne veut pas
risquer de polluer le sous-sol et notamment les nappes phréatiques. Or, les dispositifs
pour assurer le captage et le traitement de ces ruissellements sont relativement coûteux
et difficiles à mettre en oeuvre si les quantités sont importantes. Or, pour atteindre
un seuil d'efficacité suffisant, il faudrait recourir à de telles quantités.
[0007] Selon l'art antérieur, il existe des dispositifs plus ou moins réalistes permettant
le traitement de pollutions atmosphériques, décrits notamment dans les demandes de
brevet WO99/54572 et US 3.489.072.
[0008] Ces dispositifs utilisent le phénomène de dispersion pour traiter la pollution atmosphérique
en utilisant de grandes cheminées qui rejettent en altitude les fumées ou analogue.
[0009] Or, les dispositifs décrits sont en général très coûteux, difficiles à mettre oeuvre
et relativement peu efficaces en raison de la quantité d'air traitée et de leur action
très localisée, ces derniers ne pouvant traiter que des pollutions ponctuelles et
non surfaciques ou volumiques comme les odeurs émanant d'un casier d'une décharge.
[0010] Aussi, la présente invention vise à pallier les inconvénients de l'art antérieur
en proposant un nouveau procédé de traitement des pollutions atmosphériques et notamment
des pollutions olfactives, efficace, simple à mettre en oeuvre, relativement peu coûteux
comparé aux solutions existantes et qui assure un traitement efficace d'une grande
quantité d'air sur une superficie relativement importante.
[0011] A cet effet, l'invention propose un procédé de traitement de pollutions atmosphériques,
notamment de pollutions olfactives, caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser un
dispositif comprenant une hélice disposée à l'extrémité d'un mât, susceptible de générer
un flux d'aspiration en dessous de l'hélice susceptible d'aspirer l'air pollué au
niveau du sol et un flux ascensionnel d'entraînement au dessus de l'hélice afin de
traiter l'air pollué par dilution, c'est-à-dire en le brassant avec un grand volume
d'air moins ou non pollué, et par dispersion, c'est-à-dire en le rejetant en altitude.
[0012] Selon une autre caractéristique, les vitesses d'éjection et le débit du dispositif
sont ajustés pour atteindre une altitude de dispersion adaptée variant par exemple
de 50 à 200 m et un coefficient de dilution au moins égal à 10 et pouvant atteindre
10
6. De préférence, le dispositif doit avoir un débit au niveau de l'hélice variant de
200 à 600 m
3/s et une vitesse d'éjection variant de 10 à 30 m/s.
[0013] L'invention propose également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé précédemment
défini, caractérisé en ce qu'il comprend un mât à l'extrémité duquel est rapportée
une tête d'hélice sur laquelle est montée en rotation une hélice, ainsi que des moyens
d'entraînement en rotation de l'hélice.
[0014] Avantageusement, il comprend des moyens anti-retour sous forme d'une paroi cylindrique
disposée de façon concentrique à l'hélice, susceptibles d'empêcher l'apparition de
flux tourbillonnants aux extrémités des pales de ladite hélice. Cet agencement permet
d'améliorer le rendement de l'hélice et de réduire le bruit.
[0015] De préférence, la paroi est en forme de convergent de manière à accélérer le flux
d'éjection et créer une dépression plus importante sous l'hélice.
[0016] Selon un mode de réalisation préféré, le convergent a une forme elliptique et comprend,
à son extrémité amont selon le flux d'air, une collerette sensiblement perpendiculaire
audit flux, de manière à empêcher l'apparition d'un décollement du flux de la paroi
en entrée du convergent.
[0017] Selon une autre caractéristique de l'invention, le mât est monté sur un châssis mobile
et constitué de plusieurs tronçons de manière à pouvoir se plier, pour faciliter le
déplacement de l'ensemble.
[0018] Selon un mode de réalisation, le mât comprend un premier tronçon solidaire du châssis,
un deuxième tronçon articulé par rapport au premier tronçon autour d'un axe sensiblement
perpendiculaire à l'axe longitudinal du châssis grâce à un actionneur ainsi qu'un
troisième tronçon, à l'extrémité libre duquel est fixée la tête d'hélice, et articulé
par rapport au deuxième tronçon autour d'un axe sensiblement parallèle à l'axe longitudinal
grâce éventuellement à un actionneur.
[0019] D'autres caractéristiques et avantages ressortiront de la description qui va suivre
du procédé et du dispositif de l'invention, description donnée à titre d'exemple uniquement
et en regard des dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 est un schéma montrant les iso-concentrations d'odeurs émanant d'un casier
ouvert d'un centre d'enfouissement de déchets sans traitement desdites odeurs,
- la figure 2 est un schéma montrant les iso-concentrations d'odeurs émanant d'un casier
ouvert d'un centre d'enfouissement de déchets traitées selon le procédé de l'invention,
- la figure 3 est une vue schématique illustrant l'aspiration générée par l'hélice sous
cette dernière,
- la figure 4 est une vue schématique illustrant le phénomène d'entraînement présent
au-dessus de l'hélice,
- la figure 5 est un schéma montrant les vitesses et le débit du flux au-dessus, de
l'hélice à différentes altitudes,
- la figure 6 est une vue en élévation latérale du dispositif de l'invention,
- la figure 7 est une vue de dessus du dispositif en position déployée,
- la figure 8 est une vue en élévation latérale du dispositif en position repliée,
- la figure 9 est une vue de détail montrant la tête de l'hélice,
- la figure 10 est une vue schématique d'une variante améliorée du dispositif,
- la figure 11 est une coupe du dispositif de la figure 10, et
- la figure 12 est une demi-section d'un convergent.
[0020] Pour illustrer et décrire le procédé de l'invention, on a choisi de l'appliquer au
traitement des odeurs nauséabondes provenant d'un centre d'enfouissement de déchets.
Il est évident que ce procédé peut s'appliquer à d'autres types de pollutions atmosphériques.
Ce procédé est plus particulièrement adapté pour traiter des pollutions diffuses de
type surfacique ou volumique.
[0021] Comme nous l'avons vu ci-dessus, on a représenté sur la figure 1 un casier ouvert
10 d'un centre d'enfouissement de déchets, notamment d'ordures ménagères, en cours
d'utilisation, comprenant une source 12 d'odeurs nauséabondes ainsi que les courbes
d'iso-concentrations d'odeurs, référencées 14, 15, 16, 17, 18 et correspondant respectivement
à 500 mg/m
3, 20 mg/m
3, 10 mg/m
3, 2 mg/m
3 et 1,5 mg/m
3.
[0022] Comme on peut le constater, les odeurs issues de molécules odorantes présentes dans
l'air se répandent au niveau du sol et leur concentration reste relativement élevée,
de l'ordre de 1,5 mg/m
3, à des centaines de mètres de la source. Ceci constitue une réelle gêne pour les
riverains de tels centres, schématiquement représentés en 20, sachant que le seuil
de perception de telles odeurs est de 1 mg/m
3 de façon générale mais varie considérablement en fonction du type de molécule.
[0023] Selon le procédé de l'invention, l'air pollué est traité par dilution, c'est-à-dire
en le brassant avec un grand volume d'air moins ou non pollué, et par dispersion,
c'est-à-dire en le rejetant en altitude.
[0024] Sur la figure 2, on a représenté schématiquement un casier ouvert 10 avec une source
12 d'odeurs nauséabondes ainsi que les courbes d'iso-concentrations d'odeurs, référencées
22, 23, 24, 25, 26 et correspondant respectivement à 0,1 mg/m
3, 0,09 mg/m
3, 0,08 mg/m
3, 0,07 mg/m
3 et 0,06 mg/m
3.
[0025] Ainsi, on s'aperçoit que les odeurs issues de molécules odorantes présentes dans
l'air ne se répandent plus au niveau du sol mais qu'elles sont rejetées à une altitude
de l'ordre de 50 à 200 m, et que leur concentration en altitude est fortement réduite
grâce au phénomène de dilution.
[0026] On peut noter également que les riverains 20 ne sont plus incommodés par cette pollution
olfactive.
[0027] Pour brasser et disperser l'air, on utilise un dispositif 28 appelé "pulseur" comprenant
une hélice 30 disposée à l'extrémité d'un mât 32.
[0028] Comparé aux procédés et dispositifs existants, le procédé de l'invention permet de
traiter un plus grand volume d'air pollué. A titre d'exemple, le procédé de l'invention
permet de traiter efficacement les odeurs émanant d'un casier ayant une superficie
de 0,5 à 1 ha.
[0029] Ces résultats probants sont obtenus grâce au "pulseur" qui génère un flux d'aspiration
33 en dessous de l'hélice susceptible d'aspirer l'air pollué au niveau du sol et un
flux ascensionnel d'entraînement 34 au dessus de l'hélice, visible sur les figures
3 et 4, susceptible de rejeter l'air à une altitude de l'ordre de 50 à 200 m, avec
une augmentation du débit d'air traité conséquent au dessus de l'hélice grâce au phénomène
d'entraînement. La vitesse d'éjection et le débit du "pulseur" sont ajustés pour obtenir
de préférence, une altitude de dispersion d'au moins 50 m et un coefficient de dilution
au moins égal à 10.
[0030] Sur les figures 3 et 4, on a représenté de façon dissociée les différents effets
générés par le "pulseur" de l'invention. Il est évident qu'en réalité ces deux effets
d'aspiration au-dessous de l'hélice 30 et d'entraînement au-dessus de l'hélice sont
combinés. Ces deux phases sont suivies d'une phase de dispersion qui ne peut être
représentée à l'échelle du dessin car elle concerne un volume très important.
[0031] Sur la figure 3, on a montré le flux d'aspiration 33 produit au-dessous de l'hélice
30 ainsi que le flux ascensionnel d'entraînement 34 généré au-dessus de l'hélice.
Cet effet d'aspiration permet de brasser un grand volume d'air de l'ordre de 2.000.000
m
3/h et de réduire fortement la concentration des molécules odorantes par dilution,
lesdites concentrations étant divisées au moins par 10.
[0032] Sur la figure 4, on a montré le flux ascensionnel d'entraînement 34 produit au-dessus
de l'hélice 30. Cet effet d'entraînement généré par les courants tourbillonnants présents
aux limites du flux 34 permet d'augmenter fortement le volume d'air traité.
[0033] Comme il est visible sur la figure 4, cet effet d'entraînement permet de traiter
une surface importante grâce aux courants d'air qui se produisent en marge du dispositif.
Ceci permet de traiter un plus grand volume d'air et de diluer encore plus les molécules
odorantes.
[0034] Sur la figure 5, on a représenté, sur un diagramme les vitesses et le débit au dessus
de l'hélice à différentes altitudes A0 au niveau de l'hélice, A1 10 m, A2 50 m et
A3 100 m au dessus de l'hélice.
[0035] Les valeurs fournies dans le tableau ci-dessous sont données à titre d'exemple pour
une hélice de 5,4 m de diamètre, disposée à 10 m du sol, tournant à 600 tr/min.
| |
Altitude (m) |
Débit (m3/s) |
Vitesse maxi (m/s) |
| A0 |
0 |
500 |
30 |
| A1 |
10 |
1 500 |
25 |
| A2 |
50 |
2 500 |
10 |
| A3 |
100 |
3 000 |
5 |
[0036] Comme on peut le noter, le débit est multiplié par 5 à 100 m au-dessus de l'hélice,
ce qui se traduit par une augmentation du volume d'air traité et une plus grande dilution.
[0037] Pour assurer un fonctionnement efficace, le "pulseur" doit avoir un débit au niveau
de l'hélice variant de 200 à 600 m
3/s et une vitesse d'éjection variant de 10 à 30 m/s.
[0038] Un dispositif 28, appelé "pulseur", plus particulièrement adapté pour la mise en
oeuvre du procédé de l'invention est représenté sur la figure 6.
[0039] Il comprend principalement une hélice 30 disposée à l'extrémité d'un mât 32.
[0040] Ce dispositif comporte en outre un châssis 36 mobile supportant le mât 32 à l'extrémité
duquel est rapportée une tête d'hélice 38 sur laquelle est montée en rotation l'hélice
30, ainsi que des moyens 40 d'entraînement en rotation de ladite hélice 30.
[0041] De préférence, le châssis 36 comprend une plate-forme 42 susceptible d'être arrimée
à un camion à la manière d'une benne. A cet effet, la plate-forme comprend des moyens
d'attelage 44 non détaillés car à la portée de l'homme de l'art et adaptés en fonction
du type de véhicule tracteur.
[0042] Pour une meilleure assise, notamment pendant le fonctionnement, la plate-forme 42
comprend des moyens 46 d'appui au sol, de préférence sous forme de quatre jambes de
renfort susceptibles d'occuper deux positions, une première position déployée, comme
illustré par la figure 7, dans laquelle ces jambes prennent appui au sol pour renforcer
l'assise du dispositif, et une seconde position repliée, comme illustrée par la figure
8, dans laquelle elles sont disposées au dessus de la plate-forme 42, notamment au
moment du transport.
[0043] Le mât 32 est constitué de plusieurs tronçons de manière à pouvoir se plier, pour
faciliter le déplacement de l'ensemble. Il comprend un premier tronçon 48 solidaire
du châssis 36, un deuxième tronçon 50 relié au premier 48 et un troisième tronçon
52 relié au deuxième 50 à l'extrémité libre duquel est fixée la tête d'hélice 38.
[0044] Pour plier le mât 32, le deuxième tronçon 50 est articulé par rapport au premier
tronçon 48 autour d'un axe 54 sensiblement perpendiculaire à l'axe longitudinal 56
(voir figure 7) du châssis grâce à un actionneur 58, un vérin par exemple. De même,
le troisième tronçon 52 est articulé par rapport au deuxième tronçon 50 autour d'un
axe 60 sensiblement parallèle à l'axe longitudinal 56 grâce éventuellement à un actionneur
non représenté.
[0045] Cet agencement permet d'obtenir un dispositif plus compact en position repliée comme
illustré par la figure 8.
[0046] Les moyens 40 d'entraînement en rotation de l'hélice comprennent selon un mode de
réalisation préféré, un moteur 62, de préférence hydraulique, et des moyens 64 de
transmission constitués d'arbres et de renvois d'angle, non détaillés car à la portée
de l'homme du métier.
[0047] Un entraînement par une transmission hydrostatique est particulièrement adapté en
lieu et place d'une transmission mécanique pour conduire des puissances importantes
et cet entraînement reste en même temps très aisé à installer sur une tête articulée.
[0048] La tête d'hélice 38 est montrée en détail sur la figure 9. Elle doit autoriser au
moins deux degrés de liberté, et de préférence trois, une première rotation autour
de l'axe 66 longitudinal du mât, une deuxième rotation autour d'un axe 68 sensiblement
perpendiculaire à l'axe 66, et éventuellement une troisième rotation autour de l'axe
longitudinal 70 des pales 72, ceci afin d'orienter au mieux le flux d'éjection de
l'hélice 30.
[0049] La tête d'hélice 38 comprend une première partie 74 montée à rotation par rapport
au mât 32 autour de l'axe 66 grâce à des moyens 76, une seconde partie 78 montée à
rotation par rapport à la première partie 74 autour de l'axe 68 grâce à des moyens
80, et un porte-pale 82 monté à rotation par rapport à la seconde partie 78 autour
de l'axe de rotation 84 de l'hélice.
[0050] Les moyens 76 de mise en rotation comportent une couronne crantée 86 solidaire du
bâti et un pignon 88 solidaire d'une platine 90 reliée à la partie inférieure de la
première partie 74 de la tête. Ainsi, en engrenant sur la couronne 86, le pignon 88
entraîne en rotation la première partie 74.
[0051] Les moyens 80 de mise en rotation comportent une lunette 92 solidaire de la seconde
partie 78 de la tête, prolongée par des arbres 94, diamétralement opposés, montés
à rotation dans des paliers 96 d'axe, l'axe de rotation 68, solidaires de la première
partie 74 de la tête. La rotation autour de l'axe 68 est obtenue grâce à un actionneur
96 reliant la lunette 92 à la première partie 74.
[0052] Le porte-pale est relié à la seconde partie 78 selon un mode de réalisation grâce
à un palier d'axe, l'axe de rotation 84 de l'hélice, et supporte deux pales 72. de
préférence, ces pales 72 sont amovibles pour être démontées rapidement et faciliter
le transport de l'ensemble.
[0053] Selon une autre caractéristique de l'invention, l'orientation des pales 72 peut être
réglée grâce à des moyens 98 de réglage. Selon un mode de réalisation non représenté,
l'arbre de chaque pale est prolongé par une oreille mise en mouvement grâce à un actionneur,
un vérin par exemple.
[0054] Une variante améliorée du dispositif est représentée sur les figures 10 à 12, permettant
de réduire l'apparition de flux tourbillonnants aux extrémités des pales susceptibles
d'occasionner des sifflements et produisant un effet d'aspiration accru suffisant
pour décoller les flux laminés au niveau du sol, notamment en présence de vent.
[0055] Comme illustré par les figures 10 et 11, selon l'invention, le dispositif comprend
un bâti 120 sur lequel est fixé un mât 122 à l'extrémité duquel est rapportée une
hélice 124 ainsi que des moyens anti-retour sous forme d'une paroi 126 cylindrique
disposée de façon concentrique à l'hélice 124, susceptibles d'empêcher l'apparition
des flux tourbillonnants. Cet agencement permet également d'améliorer le rendement
de l'hélice et de réduire le bruit.
[0056] Avantageusement, la paroi 126 est en forme de convergent de manière à accélérer le
flux d'éjection et créer une dépression plus importante sous l'hélice 124, susceptible
de décoller les flux laminés au niveau du sol, même en présence de vent.
[0057] Selon un mode de réalisation préféré, l'hélice 124 comprend des pales 128 rapportées
sur un moyeu 130 lié à l'arbre d'un moteur 136. En complément, des bras radiaux 132
sont prévus comme moyen de liaison entre la paroi 26 et le mât ou le moteur.
[0058] Selon une caractéristique de cet agencement, le moteur 136 est disposé au niveau
du moyeu de l'hélice ce qui contribue à simplifier le dispositif notamment au niveau
des moyens d'entraînement et à améliorer sa compacité.
[0059] A titre indicatif, l'hélice 124 a un diamètre variant de 1 à 4 m, est disposée à
une hauteur variant de 3 à 7 m et tourne à une vitesse variant de 600 à 2000 t/mn.
[0060] Comme illustré par la figure 12, le convergent a de préférence une forme elliptique,
et comprend à son extrémité amont selon le flux d'air une collerette 134 sensiblement
perpendiculaire audit flux. Cette collerette 134 assure un meilleur guidage de l'air
et empêche l'apparition d'un décollement du flux de la paroi en entrée du convergent
126.
[0061] Cette variante peut utiliser un bâti, un mât, et une tête d'hélice comme décrits
précédemment.
[0062] Bien entendu, l'invention n'est évidemment pas limitée au mode de réalisation représenté
et décrit ci-dessus, mais en couvre au contraire toutes les variantes, notamment en
ce qui concerne les moyens 40 d'entraînement de rotation de l'hélice, le nombre et
les dimensions des pales, le positionnement de l'hélice ainsi que la forme et les
moyens de liaison au mât du convergent.
[0063] Quant aux applications, on peut aussi appliquer un tel agencement aux lagunes des
stations d'épuration, à l'épandage de lisiers dans les terrains agricoles ou aux industries
qui génèrent des odeurs particulièrement tenaces comme les manufactures de caoutchouc.
1. Procédé de traitement de pollutions atmosphériques, notamment de pollutions olfactives,
caractérisé en ce qu'il consiste à utiliser un dispositif (28) comprenant une hélice (30, 124) disposée
à l'extrémité d'un mât (32, 122), susceptible de générer un flux d'aspiration en dessous
de l'hélice susceptible d'aspirer l'air pollué au niveau du sol et un flux ascensionnel
d'entraînement au dessus de l'hélice afin de traiter l'air pollué par dilution, c'est-à-dire
en le brassant avec un grand volume d'air moins ou non pollué, et par dispersion,
c'est-à-dire en le rejetant en altitude.
2. Procédé de traitement selon la revendication 1, caractérisé en ce que les vitesses d'éjection et le débit du dispositif sont ajustés pour atteindre une
altitude de dispersion d'au moins 50 m et un coefficient de dilution au moins égal
à 10.
3. Procédé de traitement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le dispositif doit avoir un débit au niveau de l'hélice variant de 200 à 600 m3/s et une vitesse d'éjection variant de 10 à 30 m/s.
4. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications
1 à 3, caractérisé en ce qu'il comprend une hélice (30, 124) rapportée à l'extrémité d'un mât (32, 122) ainsi
que des moyens anti-retour sous forme d'une paroi (126) cylindrique disposée de façon
concentrique à l'hélice (30, 124), susceptibles d'empêcher l'apparition de flux tourbillonnants
aux extrémités des pales de ladite hélice.
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisé en ce que la paroi (126) est en forme de convergent de manière à accélérer le flux d'éjection
et créer une dépression plus importante sous l'hélice (124).
6. Dispositif selon la revendication 5, le convergent comprend, à son extrémité amont
selon le flux d'air, une collerette (134) sensiblement perpendiculaire audit flux,
de manière à empêcher l'apparition d'un décollement du flux de la paroi en entrée
du convergent (126).
7. Dispositif selon la revendication 5 ou 6, caractérisé en ce que le convergent a une forme elliptique.
8. Dispositif selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que l'hélice (30) est solidaire d'une tête d'hélice (38) susceptible d'autoriser au moins
deux degrés de liberté.
9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé en ce que la tête d'hélice (38) comprend un troisième degré de liberté, une rotation autour
de l'axe longitudinal (70) des pales (72), assurant le réglage de l'orientation desdites
pales.
10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que le moteur (136) susceptible d'entraîner en rotation l'hélice est disposé au niveau
du moyeu de cette dernière.
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 4 à 10, caractérisé en ce que le mât (32) est monté sur un châssis mobile (36) et constitué de plusieurs tronçons
de manière à pouvoir se plier pour faciliter le déplacement de l'ensemble.
12. Dispositif selon la revendication 11, caractérisé en ce que le mât (32) comprend un premier tronçon (48) solidaire du châssis (36), un deuxième
tronçon (50) articulé par rapport au premier tronçon (48) autour d'un axe (54) sensiblement
perpendiculaire à l'axe longitudinal (56) du châssis grâce à un actionneur (58) ainsi
qu'un troisième tronçon (52), à l'extrémité libre duquel est fixée l'hélice (30),
et articulé par rapport au deuxième tronçon (50) autour d'un axe (60) sensiblement
parallèle à l'axe longitudinal (56) grâce éventuellement à un actionneur.