[0001] La présente invention concerne une montre électronique comportant un boîtier contenant
des moyens d'affichage à aiguilles et pourvu d'une glace en matière diélectrique disposée
devant lesdites aiguilles, et des moyens de commande manuelle comportant des touches
capacitives pourvues chacune d'une électrode transparente disposée sur la face intérieure
de la glace et formant une première armature d'un capteur capacitif dont la deuxième
armature est formée par le placement d'un doigt du porteur de la montre sur la face
extérieure de la glace sélectivement vis-à-vis d'au moins une des touches capacitives,
les moyens de commande comportant en outre des moyens de détection pour détecter des
variations de capacité desdits capteurs et produire en conséquence des signaux de
commande dans la montre.
[0002] Une montre de ce genre est décrite par exemple dans le brevet EP 674 247. Le dispositif
de commande à touches capacitives permet de remplacer les organes de commande externes
habituels tels que des boutons-poussoirs, servant à commander les diverses fonctions
d'une montre, par exemple la mise à l'heure, l'enclenchement et le déclenchement d'un
chronographe ou l'entrée dans un mode de fonctionnement particulier.
[0003] Par ailleurs, on connaît des montres ayant un dispositif capacitif pour détecter
la position d'une aiguille de la montre, notamment dans le but de vérifier et corriger
le cas échéant la concordance entre la position réelle de l'aiguille et sa position
théorique enregistrée dans un compteur du mouvement d'horlogerie électronique, ou
pour détecter la position d'une aiguille indiquant l'heure d'alarme. Par exemple,
les demandes de brevets DE 33 17 463 et JP 8-201537 A prévoient de détecter des variations
de capacité entre des aiguilles métalliques, d'une part, et une ou deux séries d'électrodes
fixes placées sur le cadran, d'autre part. La demande de brevet JP 10-10243 A prévoit
en outre que l'électrode fixe peut être une électrode transparente fixée sous la glace
de la montre.
[0004] Une idée de base de la présente invention consiste à combiner les deux dispositifs
susmentionnés dans une montre électronique. En outre, l'invention réalise cette combinaison
d'une manière remarquablement simple.
[0005] Selon un premier aspect, l'invention concerne une montre électronique du genre indiqué
en préambule ci-dessus, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour la détection
capacitive de position d'au moins une des aiguilles, sur la base de variations de
capacité entre ladite aiguille et au moins une des électrodes transparentes des touches
capacitives.
[0006] On obtient ainsi une combinaison avantageuse des deux systèmes de détection capacitive,
grâce à l'utilisation commune d'électrodes transparentes disposées sous la glace,
ainsi que des connexions électriques entre ces électrodes et les moyens de détection
situés en général dans le mouvement d'horlogerie électronique.
[0007] Selon un second aspect, l'invention concerne une montre électronique du genre indiqué
en préambule ci-dessus, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour la détection
capacitive de position d'au moins une des aiguilles, ladite détection de position
de l'aiguille étant effectuée au moyen du dispositif de détection associé aux touches
capacitives, sur la base de variations de capacité entre ladite aiguille et au moins
une électrode fixe.
[0008] Etant donné que chaque aiguille métallique dont on cherche à détecter la position
est généralement raccordée à un potentiel fixe, notamment la masse des circuits électriques
de la montre, tout comme le doigt du porteur agissant sur les touches capacitives,
cet aspect particulièrement avantageux de l'invention consiste à utiliser les mêmes
moyens électroniques pour détecter la position de la ou des aiguilles et la présence
du doigt sur une touche. En d'autres termes, l'adjonction de la détection de position
d'aiguille dans une montre à touches capacitives du genre décrit dans le brevet EP
674 247 peut se faire sans modification substantielle de l'électronique de détection.
[0009] Il va de soi que les deux aspects susmentionnés de l'invention peuvent avantageusement
être combinés dans une montre, comme on le décrira plus loin.
[0010] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront dans la description
suivante d'un exemple de réalisation préféré et de diverses variantes, en référence
aux dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe schématique d'une montre-bracelet selon l'invention,
- la figure 2 est un schéma montrant les moyens de détection utilisés dans la montre
de la figure 1,
- la figure 3 représente en plan schématique un premier mode de réalisation des électrodes
transparentes disposées sur la glace de la montre,
- la figure 4 représente un autre mode de réalisation des électrodes transparentes,
- la figure 5 représente encore un autre mode de réalisation des électrodes transparentes,
et
- la figure 6 représente encore un autre mode de réalisation des électrodes transparentes.
[0011] La montre 1 représentée à la figure 1 comporte de manière classique un boîtier étanche
2 comprenant une carrure métallique 3, un fond 4 et une glace 5 en matière diélectrique,
par exemple en verre minéral, en verre organique ou en saphir. Le boîtier 2 contient
un mouvement d'horlogerie électronique 6, une pile électrique 7 et des moyens d'affichage
analogique comportant en particulier une aiguille des minutes 8 et une aiguille des
heures 9 qui tournent dans un intervalle défini par un rehaut 10 entre la glace 5
et un cadran 11. Dans le mouvement 6, on a représenté de manière schématique une carte
à circuits imprimés 12 portant un ou plusieurs circuits intégrés 13. Le boîtier 2,
ainsi que les aiguilles métalliques 8 et 9 sont reliés à un potentiel fixe défini
par l'un des pôles de la pile 7 et constituant la masse électrique 14. Il faut noter
que les hauteurs sont exagérées dans la figure 1 afin de clarifier le dessin.
[0012] La montre 1 est équipée d'un dispositif de commande à touches capacitives basé sur
les principes décrits dans le brevet EP 674 247 et enclenché à l'aide d'un organe
manuel de commande tel qu'un poussoir 15. Dans le cas présent, les touches capacitives
sont formées par douze électrodes transparentes 21 à 32 représentées à la figure 3
et fixées contre la face intérieure de la glace 5, en regard de l'aire balayée par
l'aiguille des minutes 8. Les électrodes 21 à 32 sont formées de préférence par une
couche d'un oxyde conducteur tel que l'ITO (Indium Tin Oxyde), cette couche comprenant
en outre des pistes de connexion 34 et des plages de contact 35 pour relier chacune
des électrodes à la carte à circuits imprimés 12 par l'intermédiaire de conducteurs
individuels 36 et de connecteurs monolithiques de type zébra (non représentés) dans
le rehaut 10. Dans la figure 3, les plages 35 sont regroupées dans deux zones diamétralement
opposées de la glace 5, mais elles pourraient l'être dans une seule zone ou dans plusieurs.
[0013] Dans le présent exemple, les électrodes 21 à 32 ont une forme sensiblement trapézoïdale,
pour recouvrir la majeure partie de la longueur de l'aiguille des minutes 8, et elles
sont séparées par des intervalles 37 en forme de bandes radiales de largeur constante,
sensiblement égale ou légèrement supérieure à celles de l'aiguille 8. Les intervalles
37 sont décalés angulairement de 30° les uns par rapport aux autres et se trouvent
de préférence en regard des index classiques de une heure à douze heures du cadran.
Ceci permet de détecter avec précision la position de l'aiguille 8 en regard de ces
index, comme on le décrira plus loin. Les touches capacitives définies par les électrodes
21 à 32 peuvent être identifiées par des noms, numéros ou symboles placés par exemple
sur le cadran, sur la glace ou sur la lunette du boîtier.
[0014] Chacune des électrodes 21 à 32 forme l'une des armatures d'un capteur capacitif dont
l'autre armature est formée par un doigt 38 du porteur de la montre lorsque le porteur
pose ce doigt sur la glace 5, sélectivement en regard de l'électrode concernée. Le
doigt 38 est relié électriquement à la masse 14 par l'intermédiaire du boîtier 2 de
la montre. Dans le capteur capacitif, le placement du doigt 38 sur la touche formée
par l'électrode transparente concernée crée une assez forte augmentation de capacité
de capteur concerné, par rapport à la capacité parasite existant entre l'électrode
et le boîtier. Cette variation de capacité est détectée par un dispositif de détection
40 représenté à la figure 2 et incorporé dans l'un des circuits intégrés 13 du mouvement
6. Les douze électrodes transparentes 21 à 32 sont raccordées à douze bornes respectives
d'un multiplexeur analogique 42 du dispositif de détection 40. Autrement dit, les
douze capteurs capacitifs sont branchés en parallèle entre le multiplexeur 42 et la
masse 14. Dans la figure 2, on a représenté à titre d'exemple trois de ces capteurs
désignés par S1, S4 et S6 et comportant respectivement les électrodes 21, 24 et 26.
Une capacité S13, branchée également entre le multiplexeur 42 et la masse, sert de
référence et se trouve de préférence sur la carte à circuits imprimés 12.
[0015] Le dispositif de détection 40 comporte une source de courant commandée 43, alimentée
par une tension de référence V
R, un circuit 44 à amplificateur et limiteur de tension, un détecteur de fréquence
45 associé à une mémoire RAM 46, et un circuit d'exploitation 47 destiné notamment
à délivrer des signaux de commande SC et des signaux de détection SD. Le détecteur
de fréquence 45 et le circuit d'alimentation 47 peuvent comporter chacun soit un circuit
logique, soit un microprocesseur.
[0016] Le circuit 44, dont l'entrée 44a est raccordée à la source de courant 43 et au multiplexeur
42, forme un oscillateur avec chacun des éléments capacitifs S1 à S13. Sa construction
peut être du type décrit dans le brevet EP 674 247, auquel le lecteur se référera
pour plus de détails. Ce circuit fonctionne comme un convertisseur tension-fréquence,
autrement dit un oscillateur commandé en tension. La fréquence d'oscillation de son
signal de sortie SF est proportionnelle à l'inverse de la capacité de celui des éléments
S1 à S13 qui lui est relié par le multiplexeur 42.
[0017] En fonctionnement, le détecteur de fréquence 45 reçoit le signal SF, mesure sa fréquence
d'oscillation par comptage des périodes dans une fenêtre de temps prédéterminée, et
compare cette mesure à une valeur mémorisée qui correspond à la capacité intrinsèque
C
0 du capteur considéré (c'est-à-dire relié par le multiplexeur 42) pour déterminer
si le capteur est activé ou non. Lesdites capacités intrinsèques ont été mémorisées
dans la mémoire 46 dans une séquence d'initialisation du dispositif de détection.
Le détecteur de fréquence 45 commande en outre le multiplexeur 42 et la source de
courant 43. La référence constituée par la capacité S13 doit permettre d'une part
d'ajuster correctement le courant i de charge/décharge des capteurs capacitifs, et
d'autre part, de mesurer la dérive de la fréquence de l'oscillateur, dérive que le
logiciel du détecteur de fréquence pourra alors compenser. La valeur de la capacité
de référence doit dans tous les cas être supérieure aux valeurs de capacité intrinsèque
C
0 des capteurs S1 à S12. L'état des douze capteurs S1 à S12 et de la capacité de référence
S13 est déterminé de manière séquentielle par balayage à l'aide du multiplexeur 42,
en commençant de préférence par la capacité de référence.
[0018] La présence de l'aiguille des minutes 8 en regard d'une des électrodes transparentes
21 à 32 produit une augmentation de la capacité du capteur correspondant. Cependant,
comme la surface de l'aiguille est relativement petite, cette variation de capacité
est beaucoup plus petite, par exemple environ cinq à dix fois plus petite que celle
produite par le placement du doigt 38 sur la glace en regard de la même électrode.
Le circuit de détection 45 est agencé pour comparer ces variations à des seuils prédéterminés,
pour discriminer les variations de capacité causées par l'aiguille par rapport à celle
causées par le doigt. En conséquence, les signaux de sortie qu'il délivre au circuit
d'exploitation 47 indiquent, d'une part, lequel des capteurs S1 à S12 est activé et,
d'autre part, si cette activation est due au doigt 38 ou à l'aiguille 8. En conséquence,
le circuit d'exploitation 47 peut délivrer un signal de commande SC si l'activation
est due au doigt, ou un signal de détection SD si l'activation est due à l'aiguille.
[0019] De préférence, le circuit d'exploitation 47 est agencé pour signaler le passage de
l'aiguille 8 d'une des électrodes 21 à 32 à la suivante, ou encore d'une des électrodes
à l'intervalle 37 la séparant de l'électrode suivante. Comme l'aiguille est généralement
entraînée pas à pas, ceci permet de détecter avec précision le passage de l'aiguille
à des positions prédéterminées, de cinq minutes en cinq minutes dans le présent exemple.
Le circuit de détection 45 peut stocker dans la mémoire 46 les valeurs mesurées lors
d'un balayage et ensuite comparer à celles-ci les nouvelles valeurs mesurées lors
du balayage suivant. Comme la durée d'un balayage complet peut être assez courte,
par exemple entre 30 et 200 ms selon le nombre des capteurs, ce circuit peut détecter
avec précision l'instant où l'aiguille 8 commence à couvrir l'une des électrodes,
même si elle couvre encore partiellement l'électrode précédente. Il est ainsi possible
de réduire les intervalles 37 entre électrodes et d'utiliser des aiguilles relativement
larges, produisant des variations de capacité assez élevées et donc faciles à détecter.
[0020] Un homme du métier comprendra que la détection de position d'aiguille que permet
le dispositif décrit ci-dessus peut être utilisée avantageusement pour contrôler la
concordance entre cette position et le contenu d'un compteur électronique de minutes
dans le mouvement de la montre. Lorsque la position de l'aiguille n'est pas conforme
à la valeur du compteur, une correction automatique sera effectuée par un nombre de
pas approprié du moteur qui entraîne cette aiguille.
[0021] En général, l'aiguille des heures 9 est plus éloignée des électrodes transparentes
21 à 32 que l'aiguille des minutes 8. Dans cet exemple, elle présente à proximité
des électrodes 21 à 32 une superficie trop petite pour perturber la détection de position
de l'aiguille des minutes. Toutefois, dans d'autres réalisations on peut donner à
l'aiguille des heures 9 une taille suffisante et la placer assez près de la glace
5 pour qu'elle produise, dans les capteurs S1 à S12, une variation de capacité suffisante
pour être détectable. Le circuit de détection 45 devra alors utiliser un seuil prédéterminé
supplémentaire pour discriminer les variations de capacité dues respectivement à l'aiguille
des heures et à l'aiguille des minutes.
[0022] Une autre solution, représentée schématiquement en traits interrompus dans la figure
1, consiste à détecter la position de l'aiguille des heures 9 au moyen d'une ou plusieurs
électrodes fixes 51 placées sur le cadran 11, donc plus près de cette aiguille que
l'aiguille des minutes 8. Chacune des électrodes fixes 51 constitue alors, avec l'aiguille
9, un capteur capacitif supplémentaire pouvant être raccordé au multiplexeur 42 et
balayé par le dispositif de détection 40 à la suite des capteurs S1 à S12. En d'autres
termes, le même dispositif de détection 40 est capable de signaler l'actionnement
d'une touche capacitive par le doigt 38, la position de l'aiguille des minutes 8 et
la position de l'aiguille des heures 9. Bien entendu, ce système de détection de l'aiguille
des heures peut être combiné avec les autres formes de réalisation décrites ci-dessous
et peut aussi être prévu pour détecter la position d'une autre aiguille de la montre.
[0023] Pour limiter la consommation d'énergie électrique, le dispositif de détection 40
est normalement inactif. Il est activé de préférence dans deux circonstances particulières.
La première est celle où le porteur de la montre désire actionner l'une des touches
capacitives de commande en touchant la glace 5. Il doit d'abord mettre la montre dans
un mode de commande, par exemple par pression sur un poussoir 15 ou par une action
sur la tige de commande de la montre. Cette action délivre un signal d'initialisation
SI au circuit d'exploitation 47, qui va activer le circuit de détection 40 et produire
la séquence d'initialisation par le circuit de détection 45. Dès cet instant, tout
actionnement d'une touche capacitive par le doigt 38 sera détecté. Les positions des
aiguilles peuvent également être détectées le cas échéant. L'autre circonstance est
un contrôle périodique de la position de l'aiguille ou des aiguilles de la montre.
Ce contrôle peut être initialisé soit par le contrôle SI décrit ci-dessus, soit par
un signal spécifique délivré au circuit d'exploitation 47, par exemple une ou deux
fois par jour.
[0024] La figure 4 représente une autre forme de réalisation d'une électrode transparente
61 utilisable à la place de chacune des électrodes 21 à 32 décrite plus haut, c'est-à-dire
qu'on peut prévoir douze de ces électrodes 61 sur le pourtour de la glace 5, qui sont
séparées par des intervalles 62 ayant une largeur sensiblement égale ou légèrement
supérieure à celle de l'aiguille des minutes 8. Par contre, les électrodes 61 ne recouvrent
pas la zone balayée par l'aiguille des heures 9. L'électrode 61 est en forme de peigne,
avec une base 63 continue en direction circonférentielle et cinq dents 64 s'étendant
radialement en direction du centre et séparées par des intervalles 65 de même largeur
que les intervalles 62. La connexion électrique entre chaque électrode 61 et les circuits
électroniques de la montre s'effectue de la même façon que dans l'exemple précédent.
Grâce à cet agencement des électrodes transparentes, il est possible de détecter avec
précision cent vingt positions de l'aiguille des minutes 8, correspondant aux soixante
dents 64 et aux soixante intervalles 62 et 65. Ces positions sont comptées à partir
d'une position de référence, définies par exemple par la première dent 64 de la première
des électrodes 61.
[0025] La figure 5 représente une autre forme de réalisation, comportant deux types différents
d'électrodes transparentes 70 et 71 sur la face intérieure de la glace 5 de la montre
1 décrite plus haut. Chaque électrode 71 comporte, en dehors du champ balayé par l'aiguille
des minutes 8, une partie élargie 71a formant une touche capacitive destinée à coopérer
avec le doigt 38 du porteur et identifiée par exemple par un symbole 72 qui correspond
à la fonction commandée par la touche capacitive. Chaque électrode 71 comporte en
outre une partie étroite 71b qui s'étend radialement entre les électrodes 70 adjacentes
et présente comme celles-ci une forme de bande. Chacune des électrodes 70 et 71 est
raccordée individuellement au circuit de détection. Elles forment ensemble une rangée
circulaire comportant, par exemple, trente électrodes et trente intervalles 73 pour
permettre de détecter soixante positions de l'aiguille 8.
[0026] Dans une autre forme de réalisation représentée à la figure 6, l'agencement des électrodes
transparentes illustré par la figure 5 est modifié pour comporter uniquement une rangée
circulaire de trente électrodes 80 en forme de bandes radiales, sans les parties élargies
71a représentées à la figure 5. Chaque touche capacitive est alors définie par un
groupe 81 à 86 de plusieurs (par exemple deux ou trois) électrodes 80 consécutives
pouvant être couvertes ensemble par le doigt du porteur. Le dispositif de détection
40 est alors agencé pour discriminer les cas où une seule électrode 80 est activée,
ce qui correspond à la présence de l'aiguille 8 en regard de cette électrode, et les
cas où au moins deux (ou la totalité) des électrodes adjacentes 80 d'un même groupe
81 à 86 sont activées, ce qui correspond à la présence du doigt du porteur en regard
de ce groupe. La référence 88 indique par exemple une zone couverte par le doigt et
dans laquelle la présence du doigt crée une variation de capacité détectée dans toutes
les électrodes du groupe 81 et dans quelques électrodes voisines, mais pas dans celles
des groupes voisins 82 et 86. Le dispositif de détection 40 détectera que plusieurs
ou toutes les électrodes du groupe 81 sont activées au même moment. En conséquence,
il l'indiquera comme une activation de la touche capacitive correspondante par le
doigt 38 (et non par l'aiguille 8) et délivrera le signal de commande SC correspondant
à cette touche.
[0027] On notera encore la possibilité de compléter les agencements d'électrodes selon les
figures 3 à 6 par d'autres électrodes transparentes servant de touches capacitives
sans jouer de rôle dans la détection de position d'une aiguille, par exemple une électrode
située au centre de la glace 5.
[0028] Dans tous les exemples décrits ci-dessus, le procédé de fonctionnement du dispositif
de détection 40 comporte deux modes indépendants ou simultanés, qui sont gérés grâce
au logiciel et/ou à l'agencement logique des éléments 45 et 47 de ce dispositif :
un mode de commande par touches capacitives, que le porteur de la montre enclenche
volontairement au moyen d'un organe tel que le poussoir 15, et un mode de détection
d'aiguille qui peut être enclenché et déclenché automatiquement par le mouvement d'horlogerie.
Le mode de commande peut être déclenché soit par temporisation, soit par une commande
manuelle. Tant que le mode de commande est déclenché, la détection d'aiguille peut
être limitée à une région restreinte de l'aire parcourue par l'aiguille, par exemple
à une seule des électrodes transparentes ou à une région comprenant la dernière électrode
ayant détecté l'aiguille et les électrodes voisines. Cette limitation est opérée au
moyen du multiplexeur 42. Elle permet soit une économie d'énergie électrique, soit
une augmentation de la précision de mesure de la fréquence d'oscillation grâce à un
élargissement de la fenêtre de comptage des périodes.
[0029] La description qui précède démontre qu'il est possible de compléter le dispositif
de commande à touches capacitives décrit dans le brevet EP 674 247 par des moyens
remarquablement simples, pour détecter la position d'une ou plusieurs aiguilles de
la montre afin d'exploiter cette information dans le mouvement d'horlogerie électronique.
1. Montre électronique comportant
- un boîtier (2) contenant des moyens d'affichage à aiguilles (8, 9) et pourvu d'une
glace (5) en matière diélectrique disposée devant lesdites aiguilles, et
- des moyens de commande manuelle comportant des touches capacitives pourvues chacune
d'au moins une électrode transparente (21 à 32, 61, 71, 80) disposée sur la face intérieure
de la glace et formant une première armature d'un capteur capacitif dont la deuxième
armature est formée par le placement d'un doigt (38) du porteur de la montre sur la
face extérieure de la glace sélectivement vis-à-vis d'au moins une des touches capacitives,
les moyens de commande comportant en outre un dispositif de détection (40) pour détecter
des variations de capacité desdits capteurs et produire en conséquence des signaux
de commande dans la montre,
caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour la détection capacitive de position d'au moins une des
aiguilles (8, 9) sur la base de variations de capacité entre ladite aiguille et au
moins une des électrodes transparentes (21 à 32, 61, 71, 80) des touches capacitives.
2. Montre selon la revendication 1, caractérisée en ce que ladite aiguille (8, 9) est raccordée électriquement à un potentiel fixe et en ce que ladite détection de position de l'aiguille est effectuée au moyen du dispositif de
détection (40) associé aux touches capacitives.
3. Montre électronique comportant :
- un boîtier contenant des moyens d'affichage à aiguilles (8, 9) et pourvu d'une glace
(5) en matière diélectrique disposée devant lesdites aiguilles, et
- des moyens de commande manuelle comportant des touches capacitives pourvues chacune
d'au moins une électrode transparente (21 à 32, 61, 71) disposée sur la face intérieure
de la glace et formant une première armature d'un capteur capacitif dont la deuxième
armature est formée par le placement d'un doigt (38) du porteur de la montre sur la
face extérieure de la glace sélectivement vis-à-vis d'au moins une des touches capacitives,
les moyens de commande comportant en outre un dispositif de détection (40) pour détecter
des variations de capacité desdits capteurs et produire en conséquence des signaux
de commande dans la montre,
caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour la détection capacitive de position d'au moins une des
aiguilles (8, 9) sur la base de variations de capacité entre ladite aiguille et au
moins une électrode fixe (21 à 32, 51, 61, 70, 71), ladite détection de position de
l'aiguille étant effectuée au moyen du dispositif de détection (40) associé aux touches
capacitives.
4. Montre selon la revendication 3, caractérisée en ce que ladite électrode fixe (51, 70) est distincte des électrodes transparentes (21 à 32,
61, 71) des touches capacitives.
5. Montre selon la revendication 2, caractérisée en ce que le dispositif de détection (40) est agencé pour discriminer des variations de capacité
relativement fortes, causées par le placement du doigt (38) vis-à-vis d'une des électrodes
transparentes, par rapport à de plus faibles variations de capacité, causées par le
passage de l'aiguille (8) à proximité de ladite électrode transparente.
6. Montre selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les électrodes transparentes (21 à 32, 61, 70, 71) sont séparées les unes des autres
par des intervalles (37, 62, 73) en forme de bandes radiales.
7. Montre selon la revendication 6, caractérisée en ce que lesdits intervalles (37) sont situés en regard d'index des heures du cadran.
8. Montre selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les électrodes transparentes (21 à 32, 61, 70, 71) sont sensiblement en forme de
peigne ayant des dents dirigées radialement vers le centre de la montre.
9. Montre selon la revendication 4, caractérisée en ce que lesdites électrodes fixes (70) sont formées par des bandes radiales disposées en
une rangée circulaire sur la face intérieure de la glace (5) et en ce que chaque électrode transparente (71) des touches capacitives comporte une partie étroite
(71 b) en forme de bande radiale, s'étendant dans ladite rangée des électrodes fixes,
et une partie élargie (71a), disposée à l'extérieur de ladite rangée.
10. Montre selon la revendication 4, caractérisée en ce que ladite électrode fixe (51) est placée sur le cadran (11) de la montre.
11. Montre selon la revendication 2, caractérisée en ce qu'une touche capacitive comprend un groupe (81 à 86) desdites électrodes transparentes
(80), le dispositif de détection (40) étant agencé pour discriminer des variations
de capacité causées par le placement du doigt (38) vis-à-vis de plusieurs électrodes
adjacentes dudit groupe, par rapport à la variation de capacité causée par le passage
de l'aiguille (8) à proximité d'une quelconque des électrodes dudit groupe.
12. Montre selon la revendication 2 ou 3, caractérisée en ce que le dispositif de détection (40) comporte un mode de commande, destiné à détecter
le placement du doigt (38) vis-à-vis d'une des touches capacitives, et un mode de
détection d'aiguille, destiné à détecter la position d'au moins une des aiguilles
(8, 9), le dispositif de détection étant capable de fonctionner soit simultanément
dans les deux modes, soit dans un seul mode à la fois.