[0001] L'invention concerne un procédé de contrôle en continu de la qualité des sons numériques
en distribution.
[0002] Les processus de codage audionumériques utilisés par les services de radio- ou de
télédiffusion ont permis de réduire la quantité de données à transmettre. En contrepartie,
cette réduction est susceptible d'entraîner une perte irrémédiable de la qualité du
son par rapport au signal source d'origine.
[0003] L'importance des défauts engendrés dépend à la fois du débit alloué au codeur, de
la complexité du contenu du signal sonore, ainsi que des problèmes liés à la transmission
du signal.
[0004] Pour des raisons techniques ou de responsabilité de télédiffusion, il est nécessaire
d'évaluer de façon continue le niveau de qualité du signal audio. Des méthodes d'évaluation
subjectives d'équipements, par surveillance et appréciation humaine, sont d'une mise
en oeuvre lourde, et peu fiables. En particulier, parmi les inconvénients plus spécifiques
des processus ou méthodes de l'art antérieur, on peut citer :
■ la mise en oeuvre d'évaluations subjectives longues et coûteuses ;
■ l'absence de complétude des informations nécessaires pour effectuer le contrôle
de la qualité sonore perçue, lorsque ces informations sont fournies par des analyseurs
de flux binaire ;
■ l'absence d'analyse objective du contenu sonore, seule capable de refléter la qualité
finale des signaux sonores perçus ;
■ les défauts inhérents à l'analyse différentielle tels que :
- mise à disposition de la source non codée, comme source de référence ;
- séquences analysées de courte durée, 20 secondes au plus, lesquelles ne sont pas représentatives
du service analysé ;
- transparence de certains défauts à ce type d'analyse ;
- analyse généralement discontinue et non totalement significative.
En particulier, les processus d'analyse différentielle, basés sur le système d'audition
humain, entre une source sonore de référence et la source sonore à évaluer, peuvent
permettre une mise en oeuvre automatique. Toutefois, cette solution apparaît peu pratique
car il est nécessaire de disposer de la source sonore de référence.
[0005] FR 2 769 777 décrit un procédé d'évaluation de la qualité d'un signal minérique en
distribution basé sur une analyse de la différence entre la signal numérique et le
signal de référence correspondant.
[0006] La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients précités des processus
ou méthodes de l'art antérieur par la mise en oeuvre d'un procédé basé sur une étude
fine du signal numérique et du comportement en continu de ce dernier, afin de permettre,
à partir des méthodes classiques, d'apprécier le niveau de qualité globale du signal.
[0007] Le procédé de contrôle en continu de la qualité des sons en distribution, objet de
la présente invention, ces sons numériques étant disponibles en mode stéréophonique
selon un signal numérique représentant au moins une voie droite et une voie gauche,
est remarquable en ce qu'il consiste à effectuer une analyse statistique du contenu
de ce signal numérique sur chacune de ces voies. L'analyse statistique consiste à
découper temporellement le signal numérique selon des suites successives d'échantillons,
comportant un nombre déterminé d'échantillons, et à effectuer, lors de l'existence
d'un programme de sons numériques, une analyse spectrale de chacune des suites d'échantillons
pour observer les variations d'énergie et d'enveloppe du signal numérique dans le
domaine temporel et fréquentiel et calculer un indice de qualité global. Un indice
de qualité final est calculé à partir des variations d'énergie et d'enveloppe et de
l'indice de qualité global, sous forme d'une valeur bornée et continue dans le temps,
cet indice de qualité final étant représentatif de la qualité des sons numériques
perçus.
[0008] Le procédé, objet de la présente invention trouve application à la surveillance opérationnelle
et continue des composantes sonores des services audio- et audiovisuels, avant et
après distribution secondaire notamment, aux prestations d'expertise d'équipement,
codeurs et multiplexeurs, d'expertise de la qualité de service, plates-formes d'expérimentation.
[0009] Ce procédé, objet de la présente invention, sera mieux compris à la lecture de la
description et à l'observation des dessins ci-après dans lesquels :
- la figure la représente, sous forme de schéma synoptique, un organigramme général
du procédé de contrôle en continu de la qualité des sons numériques en distribution,
objet de la présente invention ;
- la figure 1b représente, à titre purement illustratif, un processus de création de
suites d'échantillons du signal numérique, permettant la mise en oeuvre du procédé
objet de la présente invention ;
- la figure 2 représente, sous forme d'un organigramme, un détail d'un mode de réalisation
préférentiel de l'étape de calcul à partir des variations d'énergie et d'enveloppe
de l'indice de qualité final ;
- la figure 3a représente un organigramme relatif à un mode de calcul préférentiel non
limitatif d'une valeur Cb(t) liée à la bande passante du signal numérique et permettant
la mise en oeuvre du mode de réalisation préférentiel du procédé objet de la présente
invention représenté en figure 2 ;
- la figure 3b représente un organigramme relatif à un mode de calcul préférentiel non
limitatif d'une valeur Cs(t) liée aux propriétés stéréophoniques du signal numérique
temporel et permettant la mise en oeuvre du mode de réalisation préférentiel du procédé
objet de la présente invention représenté en figure 2 ;
- la figure 3c représente un organigramme relatif à un mode de calcul préférentiel non
limitatif d'une valeur Cw(t) liée au blanchiment du signal numérique temporel pour
chaque voie du signal numérique temporel et permettant la mise en oeuvre du procédé
objet de la présente invention représenté en figure 2 ;
- les figures 4a et 4b représentent un processus de détection d'un signal de brève coupure
;
- les figures 5a et 5b représentent un processus de détection d'un signal parasite de
sifflement ;
- les figures 6a et 6b représentent un processus de détection d'un signal parasite de
bourdonnement ;
- la figure 7 représente un processus de détection de déphasage intervoies entre les
signaux numériques véhiculés par les voies d'un signal stéréophonique.
[0010] Une description plus détaillée du procédé de contrôle en continu de la qualité des
sons numériques en distribution, objet de la présente invention, sera maintenant donnée
en liaison avec les figures 1a, 1b et les figures suivantes.
[0011] D'une manière générale, on indique que le procédé objet de la présente invention
permet d'obtenir une valeur d'indice de qualité bornée, s'échelonnant par exemple
entre deux limites supérieures de qualité, excellent à mauvais, cette valeur bornée
étant continue dans le temps et indicative de la qualité du signal sonore. Par valeur
continue dans le temps, on comprend bien entendu que cette valeur consiste en fait
en des valeurs discrètes successives calculées sur des intervalles de temps suffisamment
courts pour que ces valeurs successives soient représentatives d'une valeur de qualité
considérée comme continue dans le temps.
[0012] Ainsi qu'on l'a représenté en figure 1a, le procédé objet de l'invention s'applique
à des sons numériques, lesquels sont disponibles en mode stéréophonique selon un signal
numérique, noté ADS, représentant au moins une voie droite et une voie gauche, le
procédé objet de la présente invention pouvant le cas échéant être appliqué à des
signaux sonores quadriphoniques ou autres.
[0013] D'une manière générale, le procédé objet de la présente invention consiste à effectuer
une analyse statistique du contenu du signal numérique précité sur chacune des voies.
En référence à la figure 1a, l'analyse statistique peut consister, en une étape 1,
à découper temporellement le signal numérique selon des suites successives d'échantillons,
S
n, comportant un nombre déterminé d'échantillons puis, à une étape 2, à effectuer une
analyse spectrale de chacune des suites d'échantillons pour observer les variations
d'énergie, notées ΔW, et d'enveloppe, notées ΔE, du signal numérique dans le domaine
temporel et fréquentiel et calculer un indice de qualité global I(t)=f(ΔW,ΔE) à partir
des variations d'énergie et d'enveloppe.
[0014] Les étapes précitées sont suivies d'une étape 3 consistant à calculer, à partir des
variations d'énergie et d'enveloppe et de l'indice de qualité global I(t), un indice
de qualité final, noté I
f(t), lequel est constitué par une valeur bornée et continue dans le temps. Cet indice
est représentatif de la qualité des signaux numériques précités.
[0015] En ce qui concerne l'étape 1 de découpage temporel, on indique que les suites d'échantillons
peuvent être constituées par des suites d'échantillons présentant un taux de recouvrement
rapport du nombre d'échantillons communs à deux suites consécutives S
n-1, S
n au nombre d'échantillons constitutif de chaque suite d'échantillons, ce taux pouvant
être compris entre 0 et 75%. On indique en particulier que le découpage temporel précité
peut être effectué par une mémorisation séquentielle de ces suites d'échantillons
puis une relecture échantillon par échantillon mémorisés, le processus de relecture
étant réalisé par adressage en recouvrement des échantillons successifs pour réaliser
le taux de recouvrement considéré.
[0016] Sur la figure 1b, on a représenté à titre illustratif les suites successives d'échantillons,
les suites successives S
n-1, S
n et S
n+1 étant en recouvrement de deux échantillons sur cent par exemple.
[0017] Une description plus détaillée des étapes 2 d'analyse spectrale de variations d'énergie
et d'enveloppe et de calcul d'un indice de qualité global et étape 3 de calcul d'indice
de qualité final à partir des variations d'énergie et d'enveloppe ΔW et ΔE et du facteur
de qualité global I(t) sera maintenant donnée en liaison avec la figure 2.
[0018] D'une manière générale, on indique que l'étape 2 précitée, selon la figure 1a, consiste
à calculer un indice de qualité global I(t) à partir d'au moins un critère fréquentiel
et d'un critère temporel de variation d'énergie et d'enveloppe.
[0019] En référence à la figure 2 précitée, l'étape 2 peut comprendre une étape 20 de détection
de l'existence d'un programme radio- ou télédiffusé dans le signal numérique. Sur
réponse négative à l'étape 20 précitée, une valeur arbitraire est allouée à l'indice
de qualité final If(t)=1 à l'étape 21, la qualité en l'absence de programme étant
réputée excellente.
[0020] Au contraire, sur réponse positive à l'étape 20 précitée, l'étape 2 précédemment
mentionnée consiste à prendre en compte les critères de qualité liés aux variations
d'énergie ΔW et d'enveloppe ΔE, ces critères pouvant consister en le calcul de valeurs
telles que valeurs Cb(t) liées à la bande passante du signal numérique, valeurs Cs(t)
liées aux propriétés stéréophoniques du signal numérique et enfin, valeurs Cw(t) basées
sur le blanchiment du signal temporel.
[0021] L'étape 22 précitée est alors suivie d'une étape 23 consistant à calculer la valeur
de l'indice de qualité global, lequel est défini par une combinaison linéaire des
valeurs Cb(t), Cs(t) et Cw(t).
[0022] A titre d'exemple non limitatif, l'indice de qualité global vérifie la relation (1)
:

[0023] La valeur de l'indice de qualité global ainsi obtenue pour une suite d'échantillons
considérée est comprise entre 0, pour une qualité globale mauvaise, et 1 pour une
qualité globale excellente.
[0024] Suite à l'étape 2 précitée, l'étape 3 de calcul d'indice de qualité final peut alors
être mise en oeuvre ainsi que représenté dans le mode de réalisation préférentiel
non limitatif de la figure 2.
[0025] D'une manière générale, l'étape 3 consiste à pondérer la valeur de l'indice de qualité
global I(t) en fonction de l'apparition de signaux de défaut susceptibles de gêner
l'audition des signaux sonores, ces défauts constituant des alarmes susceptibles d'inciter
l'opérateur à prendre des mesures pour assurer la qualité de la radio- ou de la télédiffusion.
[0026] D'une manière générale, on indique que les signaux de défaut ou les alarmes retenus
sont les suivants :
- le sifflement ou la saturation,
- le phénomène de micro-coupure,
- le bourdonnement,
- le déphasage inter-voies.
[0027] En ce qui concerne l'absence de programme, on rappelle que cette situation est réglée
par l'étape 20 de l'étape 2 précédemment mentionnée dans la description.
[0028] Ainsi, sur la figure 2, on a représenté, dans un mode de réalisation préférentiel
non limitatif, l'étape 3 comme consistant à détecter l'existence sur le signal numérique
ADS d'au moins une perturbation de transmission du signal numérique, cette perturbation
de transmission étant détectée à l'étape 30 pour l'existence d' un sifflement ou d'une
saturation, à l'étape 31 pour l'existence d'un phénomène de micro-coupure, à l'étape
32 pour l'existence d'un bourdonnement.
[0029] Outre la détection de l'existence d'au moins une perturbation de transmission du
signal numérique aux étapes 30, 31 et 32 précitées, le procédé objet de la présente
invention peut consister, pour la mise en oeuvre de l'étape 3, à détecter la présence
d'un déphasage intervoies à une étape 33, la présence d'un tel déphasage n'étant toutefois
pas considérée comme une perturbation de transmission en raison de déphasages relatifs
introduits, dans certains cas, par les opérateurs sur la voie de gauche, respectivement
la voie de droite des signaux audionumériques.
[0030] Suite à la détection d'au moins une perturbation de transmission du signal numérique
aux étapes 30, 31 et 32 précitées, le procédé objet de la présente invention consiste
à affecter à l'existence de cette perturbation un coefficient de pondération spécifique
représentatif de la contribution de cette perturbation à la dégradation de la qualité
des signaux numériques.
[0031] Ainsi, en référence à la figure 2, pour la mise en oeuvre de l'étape 3, on indique
que sur réponse positive à l'étape 30 de détection d'un sifflement ou d'une saturation,
un coefficient p
s supérieur à 1 est affecté au phénomène de sifflement ou de saturation à l'étape 30a,
alors que sur réponse négative à l'étape 30, un coefficient de pondération p
s=1 est alloué à l'étape 30b à ce même phénomène de sifflement ou saturation.
[0032] Il en est de même pour le phénomène de micro-coupure à l'étape 31 pour lequel, sur
réponse positive, c'est-à-dire lors de l'existence d'une micro-coupure, un coefficient
de pondération p
m supérieur à 1 est alloué au phénomène précité à l'étape 31a, alors que sur réponse
négative en l'absence de micro-coupure, un coefficient de pondération p
m=1 est affecté à ce même phénomène à l'étape 31b.
[0033] De la même manière, pour le phénomène de bourdonnement à l'étape 32, sur réponse
positive à l'étape de détection du bourdonnement précité, un coefficient de pondération
p
b supérieur à 1 est alloué au bourdonnement et un coefficient de pondération p
b=1 est alloué au bourdonnement sur réponse négative à l'existence de ce phénomène
à l'étape 32b.
[0034] Compte tenu de la valeur des coefficients de pondération p
s, p
m et p
b affectés aux signaux de perturbation ou d'alarme de sifflement ou saturation, de
micro-coupure ou de bourdonnement, un coefficient de pondération global, produit des
coefficients de pondération affectés à chacun des signaux de perturbation précités,
est calculé à l'étape 34, lequel vérifie la relation (2) :

[0035] Ainsi que représenté en outre en figure 2, suite à la détection sur le signal numérique
ADS d'un déphasage de valeur d à l'étape 33, ce déphasage correspondant à un déphasage
inter-voies, le procédé objet de la présente invention consiste à affecter une valeur
de critère de déphasage D à cette valeur de déphasage lorsque cette valeur de déphasage
est supérieure à 0, c'est-à-dire sur réponse positive au test 33, et une valeur de
critère de déphasage D égale à 0 sinon à l'étape 33b, c'est-à-dire sur réponse négative
au test 33.
[0036] A titre d'exemple non limitatif, on indique que pour l'existence d'un déphasage détecté
à l'étape 33, la valeur de critère de déphasage peut avoir la valeur D = d/170 et
D = 0 sinon, la valeur de d étant exprimée en millisecondes par exemple.
[0037] L'étape 34 est alors suivie d'une étape 35 consistant à calculer et déterminer l'indice
de qualité final I
f(t) par comparaison de la différence entre l'indice de qualité pondéré, cet indice
de qualité pondéré prenant la valeur de l'indice de qualité global divisé par le coefficient
de pondération p obtenu à l'étape 34, et la valeur du critère de déphasage D attribuée
à l'étape 33a ou 33b, cette différence étant alors comparée à la valeur 0.
[0038] Ainsi, pour attribuer l'indice de qualité final à l'étape 35, celui-ci, en présence
d'un programme radio- ou télédiffusé, vérifie la relation (3) :

[0039] La relation (3) indique qu'à l'indice de qualité final est attribuée la valeur la
plus grande entre les valeurs constituées par la différence précitée et la valeur
0.
[0040] En ce qui concerne la valeur des coefficients de pondération, des essais ont montré
que :
- s'il y a détection de sifflement ou de saturation : ps = 1,75 et ps =1 sinon ;
- s'il y a détection d'une micro-coupure : pm = 1,5 et p = 1 sinon ;
- s'il y a détection d'un bourdonnement : pb =1,25 et pb = 1 sinon ;
- s'il y a un déphasage de valeur d en ms, alors D = d/170 et D = 0 sinon.
[0041] On indique que la relation (3) réalisée à l'étape 35 est utilisée, puisque par hypothèse
l'indice de qualité final ne peut pas avoir de valeur négative.
[0042] Une description plus détaillée des processus de calcul des valeurs Cb(t) liées à
la bande passante, Cs(t) liées aux propriétés stéréophoniques du signal numérique
temporel et Cw(t) liées au blanchiment du signal numérique temporel, processus mis
en oeuvre à l'étape 22 représentée en figure 2, sera maintenant donnée en liaison
avec les figures 3a, 3b, 3c.
[0043] En référence à la figure 3a, l'étape de calcul de la valeur Cb(t) liée à la bande
passante du signal numérique temporel est mise en oeuvre à partir d'une analyse statistique
de la largeur de bande passante du signal audionumérique.
[0044] En effet, en codage audionumérique à bas débit, il existe une certaine corrélation
entre le débit alloué et la largeur de bande passante du signal codé. En fait, plus
le débit alloué est faible et moins bonne est la qualité de ce dernier.
[0045] Un processus permettant de détecter strictement la bande passante du signal ne se
révèle pas suffisant afin d'estimer la qualité perçue puisque un signal dont le contenu
est de bande passante faible, signal codé ou non codé, risque d'être considéré à tort
comme dégradé. Compte tenu de l'observation précédente, il est donc nécessaire d'évaluer
la fréquence critique de ce signal au-delà de laquelle un codeur ne peut plus procéder
au processus de codage et non pas la bande passante du signal numérique en tant que
telle.
[0046] Selon un aspect particulièrement remarquable du procédé objet de la présente invention,
cette approche est rendue possible en constatant que le spectre d'un signal codé possède,
généralement, pour caractéristique une forte décroissance d'énergie à l'endroit de
la coupure à la fréquence critique précitée. Parallèlement, les spectres des signaux
à faible contenu en haute fréquence ne se caractérisent en général pas par une telle
cassure, mais au contraire par une décroissance lente de l'énergie, laquelle ne permet
pas de discerner une séquence de référence d'une séquence codée.
[0047] Le procédé objet de l'invention, en particulier le processus de calcul de la valeur
Cb(t) liée à la bande passante du signal numérique, permet de vérifier que la cassure
précédemment mentionnée existe bien avant de considérer l'estimation du facteur de
qualité comme valable. Une telle contrainte améliore considérablement la pertinence
du procédé, objet de l'invention, dans le cadre de la définition d'un critère d'acceptabilité
lié au défaut de codage.
[0048] D'une manière générale, on indique que le procédé objet de la présente invention
n'est valable que pour les zones de signal contenant de l'information, c'est-à-dire
hors des zones de silence.
[0049] En effet, le but est d'estimer en moyenne la dernière fréquence codée et non la bande
passante instantanée du signal.
[0050] Dans ce but, le signal temporel, ainsi que représenté en figure 3a, est soumis à
une décomposition fréquentielle, transformation temps/fréquence, par transformée de
Fourier discrète par exemple sur N points du signal temporel pondéré par une fenêtre,
telle qu'une fenêtre de Hamming. La décomposition en fréquence est indiquée à l'étape
220 à la figure 3a. Le spectre de puissance résultant de cette transformation comprend

+1 points.
[0051] L'étape 220 précitée peut alors être suivie avantageusement d'une étape 221 consistant
à déterminer l'existence d'une zone de silence. Le test réalisé à l'étape 221 peut
consister à comparer l'énergie du spectre obtenu à une valeur de seuil.
[0052] Sur réponse négative au test 221, ce dernier est suivi d'une étape 222 consistant
à découper en P sous-bandes de K raies spectrales d'énergie déterminée la décomposition
fréquentielle du signal numérique temporel obtenu à l'étape 220. Chaque sous-bande
de la décomposition contient K raies d'énergie e
k. Les raies et les sous-bandes vérifient la relation : KxP = N/2.
[0053] L'étape 222 précitée est alors suivie, pour les voies de gauche et de droite véhiculant
le signal numérique ADS, d'une étape de calcul 223 de l'énergie moyenne E
i contenue dans chaque sous-bande de rang i.
[0054] L'énergie moyenne contenue dans chaque sous-bande de rang i vérifie la relation (4)
:

Dans la relation précédente, on indique que e
k+K.i désigne l'énergie de chaque raie spectrale considérée, constitutive de la sous-bande
de rang i correspondante.
[0055] L'étape 223 précitée est alors suivie d'un processus consistant à déterminer le rang
i
c spécifique de la sous-bande de rang i correspondante, pour laquelle se produit la
fréquence de coupure, ou cassure précédemment mentionnée, par au moins une comparaison
du rapport de l'énergie contenue dans la dernière sous-bande prise comme niveau de
référence de bruit de fond à l'énergie contenue dans les P-1 autres sous-bandes à
une première valeur de seuil.
[0056] A titre d'exemple non limitatif, pour la mise en oeuvre du processus de détermination
du rang i
c spécifique de la sous-bande de rang i pour laquelle se produit la fréquence de coupure,
ce processus peut être mis en oeuvre à partir d'une étape 224 consistant à lire la
valeur du rang i de la sous-bande considérée, valeur arbitraire i=P, et à vérifier
si la sous-bande de rang correspondant correspond à la sous-bande de fréquence de
coupure et à comparer, en une étape de test 225, le niveau d'énergie contenu dans
la sous-bande de rang i correspondant, niveau d'énergie noté E
i, à celui, noté E
p, contenu dans les P-1 autres sous-bandes à une valeur de seuil notée Seuil1. L'opération
de comparaison s'écrit :

[0057] Sur réponse négative au test 225, le rang de la sous-bande i est décrémenté à la
valeur i-1 à l'étape 227. La valeur de l'indice de sous-bande i est alors soumise,
à l'étape 229, à une comparaison à la valeur 1 permettant de vérifier si toutes les
sous-bandes ont été prises en considération.
[0058] Sur réponse négative au test 229, le processus est repris, l'énergie de la sous-bande
de rang i correspondant, différent de 1, étant soumise à nouveau au test 225.
[0059] Selon un premier mode de réalisation du processus représenté en figure 2a, on indique
que l'étape 225 peut alors être suivie, sur réponse positive au test à l'étape 225
précitée, d'une étape 228 consistant à mémoriser le rang i
c=i de la sous-bande de fréquence pour laquelle la fréquence de coupure est détectée.
Cette mémorisation intervient de manière particulièrement avantageuse dans un tableau
de valeurs de rang à une étape notée 230.
[0060] L'étape 230 précitée est alors suivie d'une étape 231 consistant à rechercher dans
le tableau de valeurs mémorisées, par un programme de tri, la valeur du rang i
c dont l'occurrence est la plus grande.
[0061] L'étape 231 est alors suivie d'une étape 232 permettant en fait de déterminer la
fréquence de coupure F
c la plus probable pour les voies de droite et de gauche. On comprend en particulier
que la détermination de la fréquence de coupure F
c la plus probable, F
cgauche, F
cdroite, est réalisée par conversion du rang i
c en valeur de la sous-bande de fréquence correspondante.
[0062] L'étape précitée est alors suivie d'une étape 233 consistant à calculer la valeur
moyenne Q des fréquences de coupure gauche et droite normalisée par la fréquence de
coupure théorique maximale P, la valeur moyenne Q précitée vérifiant la relation (5)
:

[0063] Dans la même étape 233, la valeur moyenne des fréquences Q peut alors être soumise
à une normalisation sur critère psycho-acoustique défini par au moins une valeur de
seuil de bonne qualité de codage audionumérique, notée Seuil3, et une valeur de seuil
de mauvaise qualité de codage audionumérique, notée Seuil4.
[0064] A l'étape 233 précitée, la valeur moyenne Q peut alors être comparée par comparaison
de supériorité à la valeur Seuil4 et d'infériorité à la valeur Seuil3 suivant la relation
:

[0065] A titre d'exemple non limitatif, on indique qu'une fréquence de coupure de l'ordre
de 17 kHz implique une bonne qualité de codage audionumérique, alors qu'une fréquence
de coupure de l'ordre de 10 kHz implique un codage avec énormément de dégradations.
Les valeurs pour Seuil4 et Seuil3 peuvent par exemple correspondre à des fréquences
de 10 kHz et 17 kHz respectivement. L'étape 233 précitée peut alors être suivie d'une
étape 234 consistant en fait à calculer une valeur réduite constituant la valeur Cb(t)
liée à la bande passante, la valeur précitée vérifiant la relation (6) :

La valeur réduite est ainsi obtenue par une translation et une mise à l'échelle pour
obtenir la valeur Cb(t) liée à la bande passante et dont la valeur est comprise entre
0 et 1.
[0066] Ainsi qu'on l'a en outre représenté en figure 3a, et de manière particulièrement
avantageuse, le processus de calcul de la valeur liée à la bande passante peut en
outre comporter, dans un deuxième mode de réalisation, une étape supplémentaire permettant
de s'assurer que la coupure détectée correspond bien à une cassure au niveau de l'énergie
spectrale. Cette étape supplémentaire consiste en une deuxième condition introduite
à l'étape 226, insérée entre les étapes 225 et 228 précédemment citées.
[0067] Ainsi, outre la première comparaison de l'étape 225, le procédé et le processus de
calcul représentés en figure 3a comportent, sur réponse positive à la première comparaison
de l'étape 225, une deuxième étape de comparaison du rapport E
i/E
i+1 de l'énergie de la sous-bande de rang i à l'énergie de la sous-bande de rang suivant
i+1 à une deuxième valeur de seuil, désignée par Seuil2.
[0068] Ainsi, l'étape suivante de mémorisation du rang i
c=i référencée 228, mémorisation de la sous-bande de fréquence pour laquelle la fréquence
de coupure est détectée, est alors conditionnée à la réponse positive à la première
et à la deuxième comparaison réalisée à l'étape 225 et 226. La réponse négative au
premier et deuxième test de comparaison 225, 226 est suivie, si i≠1, d'un retour au
premier test de comparaison et d'un appel de l'étape de recherche du rang i
c dont l'occurrence est la plus grande sinon, à l'étape 231.
[0069] A la suite d'essais réalisés, on indique que pour N, nombre de points de la décomposition
fréquentielle égal à 2048, le nombre N pouvant toutefois être compris dans une plage
de valeurs comprises entre [256,4096], le processus de calcul de la valeur Cb (t)
liée à la bande passante est optimum pour les valeurs ci-après :
P = 32 ([2;N/2])
K = 32 ([1:N/4])
Seuil1 = 100 ([10;1000])
Seuil2 = 17 ([5;50])
Seuil3 = 0,7 ([0,51;1])
Seuil4 = 0,4 ([0;0,49]).
Dans les valeurs numériques précitées, on indique que les valeurs entre parenthèses
et crochets indiquent des plages de valeurs possibles susceptibles de convenir pour
les différents paramètres précités.
[0070] Une description plus détaillée d'un processus de calcul de la valeur Cs(t) liée aux
propriétés stéréophoniques du signal numérique temporel sera maintenant donnée en
liaison avec la figure 3b.
[0071] Le processus de calcul de la valeur Cs(t) précitée est basé sur le principe selon
lequel les voies de gauche et de droite véhiculant les signaux sonores sont codées
indépendamment. Ceci implique que les erreurs de codage sont décorrélées entre les
deux voies, tandis que le contenu sonore des deux voies reste, sauf exception, relativement
similaire. Le processus de calcul mis en oeuvre repose donc sur le fait que le signal
résiduel différence des énergies des voies gauche et droite est proportionnel à l'erreur
de codage s'il y a eu codage.
[0072] L'intérêt d'une telle approche réside dans le passage d'une analyse sans référence
à une analyse pseudo-différentielle dans laquelle le signal d'erreur est déduit par
comparaison des signaux numériques véhiculés par les deux voies.
[0073] Toutefois, un tel processus ne permet pas d'évaluer la qualité du codage pour un
signal fortement stéréophonique ou, au contraire, strictement monophonique.
[0074] Pour cette raison, le processus de calcul représenté en figure 3b relatif au calcul
de la valeur Cs(t) liée aux propriétés stéréophoniques du signal numérique temporel
est basé sur le spectre d'énergie du signal numérique obtenu après décomposition fréquentielle
par une transformée de Fourier sur N points du signal temporel, pondéré par une fenêtre
de Hamming par exemple. Le spectre fréquentiel ainsi obtenu comprend

+1 raies.
[0075] En conséquence, le signal temporel, ainsi que représenté en figure 3b, est soumis
à la transformée de Fourier sur N points à l'étape 220 telle que décrite précédemment
en liaison avec la figure 3a.
[0076] L'étape 220 précitée est alors suivie d'une étape 235 consistant à calculer, pour
chaque raie spectrale de rang k obtenue suite à la décomposition fréquentielle, un
facteur Q
k représentatif de la qualité stéréophonique du signal à partir des spectres de fréquence
S

de la voie gauche et S

de la voie droite. Le facteur Q
k constitue en fait une différence normée des énergies des voies droite et gauche vérifiant
la relation (7) :

[0077] D'une manière plus spécifique, on indique que la valeur Q
k=0 correspond à une raie de rang k et une fréquence strictement monophonique, alors
que la valeur Q
k=1 correspond à une raie de rang k et à une fréquence fortement stéréophonique.
[0078] Le processus de calcul de la valeur Cs(t) liée aux propriétés stéréophoniques du
signal numérique consiste ensuite à déterminer le pourcentage R(t) des raies appartenant
à une bande de fréquence Δf donnée dont le facteur Q
k dépasse une valeur de seuil déterminée, notée S
1, le pourcentage R(t) vérifiant la relation :

où n désigne le nombre de fois où le facteur Q
k représentatif de la qualité stéréophonique du signal est supérieur à une valeur de
seuil S
1 pour toute valeur de K appartenant à Δf, la bande de fréquence précitée.
[0079] A titre d'exemple non limitatif, afin de déterminer le pourcentage R(t), ainsi que
représenté en figure 3b, ce processus peut consister à initialiser, à une étape 236,
suite à l'étape 235 précitée, la valeur de k indice de raies de fréquences à la valeur
0 et la valeur de n à la valeur 0. L'étape 236 est suivie d'une étape 237 consistant
à comparer la valeur de l'indice de raies courant k à la valeur K nombre de raies
issues de la décomposition spectrale. Sur réponse négative au test 237, ce test est
suivi d'une étape 241 consistant à affecter à la valeur du pourcentage R(t) la valeur
n/K pour la valeur de n. Au contraire, sur réponse positive au test 237, ce test est
suivi d'un test 238 consistant à comparer la valeur du facteur Q
k représentatif de la qualité stéréophonique du signal à la valeur de seuil S
1 précédemment citée dans la description. La comparaison s'écrit Q
k > S
1 ?.
[0080] Sur réponse négative au test 238 de comparaison précité, la valeur de k désignant
le rang de la raie spectrale est incrémenté d'une unité à l'étape 240 et le processus
de calcul est ramené à l'étape 237 de vérification de comparaison d'infériorité du
rang k à la valeur K. Au contraire, sur réponse positive au test 238, ce test est
suivi d'une étape 239 d'incrémentation de la valeur n d'une unité, cette étape d'incrémentation
239 étant elle-même suivie de l'étape d'incrémentation 240 de l'indice k de la raie
spectrale considérée.
[0081] L'étape 241 est alors suivie d'une étape 242 consistant à corriger la valeur du pourcentage
R(t) par une fonction spécifique A telle que la valeur de cette fonction du pourcentage
R(t) soit comprise entre 0 et 1. La fonction A de la forme A(R(t)) est une fonction
monotone croissante de la valeur du pourcentage R(t). A titre d'exemple non limitatif,
la fonction A(R(t)) peut vérifier la relation :

L'étape 242 permet d'engendrer une valeur de pourcentage M(t), moyenne d'un nombre
P déterminé de valeurs de pourcentage corrigées vérifiant la relation (8) :

[0082] Le processus de calcul de la valeur Cs(t) liée aux propriétés stéréophoniques du
signal numérique temporel comporte également une étape consistant à déterminer, dans
une fenêtre temporelle de durée déterminée, fenêtre temporelle de s secondes, le nombre
de fois F où une valeur de seuil d'alarme S
2 a été franchie par la valeur de pourcentage corrigée A(R(t)). L'étape peut consister
en une étape 245 de définition de la fenêtre et d'initialisation du nombre de fois
F à la valeur 0, suivie d'une étape 246 de comparaison de supériorité de la valeur
de la fonction A(R(t)) à la valeur S
2 constituant un seuil d'alarme. La relation de comparaison s'écrit :

i désignant des instants successifs pendant la fenêtre de durée s. L'étape 246 est
suivie d'une étape 247 consistant, sur réponse positive au test 246, à incrémenter
la valeur du nombre de fois F d'une unité à l'étape 247, la réponse négative au test
246 ramenant à l'étape 245 pour passage à l'instant suivant appartenant à la fenêtre
de durée s secondes. Les étapes 243 et 247 sont alors suivies d'une étape 244 consistant
à calculer la valeur Cs(t) liée aux propriétés stéréophoniques du signal numérique
temporel à partir d'une fonction de la valeur moyenne M(t) donnée à la relation (8),
cette fonction vérifiant la relation (9) :

En définitive, à un instant t, la valeur Cs(t) d'acceptabilité stéréophonique est
donnée par la relation (9) précédemment mentionnée.
[0083] Dans un exemple de mise en oeuvre du processus de calcul représenté en figure 3b,
on indique que pour N=
2048, N pouvant être compris entre [256;4096], alors, le procédé est optimum pour les
valeurs ci-après :
Δf = [0;14,4 kHz] pour K nombre de raies spectrales obtenues = 614 ;
S1 = 0,99 ([0,51;1])
s = 1 seconde ([0,1;100])
P =100 ([1;1000])
s2 =0,75 ([0,01;1]).
Dans les valeurs numériques précitées, on indique que les valeurs entre parenthèses
et crochets désignent des plages de valeurs susceptibles d'être utilisées.
[0084] Une description plus détaillée du processus de calcul de la valeur Cw(t) liée au
blanchiment du signal numérique sera maintenant donnée en liaison avec la figure 3c.
[0085] L'introduction du blanchiment du signal numérique permet d'effectuer une comparaison
du signal numérique avant et après blanchiment. Le processus de blanchiment est réalisé
au moyen d'un filtre de blanchiment. Les propriétés d'un tel filtre sont les suivantes
:
Pour un vecteur X constitué par les Ne échantillons temporels d'entrée du signal et
pour le vecteur Y constitué par les Ne échantillons temporels de sortie du filtre
de blanchiment, on désigne par W la matrice contenant les coefficients du filtre de
blanchiment précité.
[0086] L'expression du vecteur de sortie à partir du vecteur d'entrée est obtenue par la
relation :

le symbole H indiquant les opérations de transposition et de conjugaison.
[0087] Pour un signal numérique codé de qualité, le signal numérique soumis au blanchiment
obtenu après passage dans le filtre de blanchiment correspond sensiblement à un bruit
blanc dont la matrice de covariance R
YY vérifie la relation :

où σ

désigne la puissance de ce bruit blanc et I la matrice identité.
[0088] Toutefois, R
YY est la valeur moyenne de la matrice YY
H notée <YY
H>.
[0089] La matrice W contenant les coefficients du filtre étant considérée comme constante
pendant la durée de calcul de la valeur moyenne précitée, on obtient alors :

Dans la relation précédente, R
XX désigne la matrice de covariance du signal temporel d'entrée. Cette matrice vérifie
la relation (11) :

[0090] Etant admis que la matrice W possède une symétrie hermitienne, de la forme W
H = W, la relation (11) précitée s'écrit selon la relation (12) :

[0091] Des résultats expérimentaux ont montré qu'une approximation du type W=R

fournissait alors de bons résultats tout en simplifiant de manière très importante
les calculs.
[0092] Globalement, le processus de calcul de la valeur Cw(t) liée au blanchiment du signal
numérique est réalisé de la manière suivante :
- Calcul de la matrice de covariance RXX du signal numérique reçu ;
- Filtrage passe-bas anti-repliement et décimation d'un facteur 2 de ces signaux ;
- Filtrage du signal décimé par la matrice de covariance inverse du signal initial.
[0093] Le processus de filtrage ainsi mis en oeuvre correspond à un filtrage empirique pour
lequel aucune justification théorique ne peut pour l'instant être établie. Ce processus
n'est valablement mis en oeuvre que pour les zones de signal numérique reçu contenant
de l'information, c'est-à-dire hors des zones de silence.
[0094] Dans ce but, suite à une étape de détection d'une zone de silence 221, telle que
décrite précédemment dans la description, le processus de calcul proprement dit est
mis en oeuvre sur réponse négative à l'étape 221 précitée. Le processus est mis en
oeuvre pour la voie de gauche, respectivement la voie de droite.
[0095] Pour chacune des voies précitées, le processus consiste alors à calculer la matrice
de covariance Rg, Rd du signal d'entrée et d'un signal aléatoire compris entre les
valeurs -1 et +1 aux étapes 250g, 250d. Cette opération peut être réalisée, ainsi
que représenté de manière illustrative sur la figure 3c, par adjonction au signal
numérique d'entrée de la voie gauche, respectivement de la voie droite, d'un signal
aléatoire engendré à une étape 248, ce signal aléatoire étant un signal de valeur
comprise entre -1 et +1. Ce mode opératoire permet d'obtenir une matrice de covariance
toujours inversible.
[0096] A partir des échantillons obtenus suite à la mise en oeuvre des étapes 249g et 249d,
le calcul proprement dit de la matrice de covariance Rg et Rd aux étapes 250g et 250d
peut être obtenu à partir du signal X, suite d'échantillons obtenue par la mise en
oeuvre des étapes 249g et 249d respectivement. La matrice X comprend 2xN
2 échantillons et le calcul de la matrice de covariance Rg, Rd désignée sous la forme
R
XX est donnée par la relation (13) :

Les éléments des matrices de covariance Rg et Rd sont réels.
[0097] Les étapes 250g et 250d sont alors suivies d'étapes de calcul des matrices de covariance
inverses 251g et 251d respectivement.
[0098] Les étapes précitées peuvent alors être suivies d'étapes de filtrage passe-bas anti-repliement
252g, 252d appliquées au signal numérique d'entrée sur les voies gauche et droite
respectivement. Les étapes 252g et 252d sont alors suivies d'une étape de décimation
253g, 253d, d'un facteur 2 pour engendrer une matrice d'entrée gauche et droite Eg,
Ed respectivement. Ces opérations sont référencées aux étapes 254g et 254d respectivement.
Les matrices Eg et Ed, matrices d'entrée, sont obtenues par rangement dans les matrices
correspondantes des coefficients obtenus suite à l'opération de décimation 253g, 253d
précitée.
[0099] Suite à la création des matrices d'entrée Eg et Ed, les étapes de filtrage permettant
d'engendrer une matrice de sortie Sg à l'opération 255g et une matrice de sortie Sd
à l'opération 255d est alors réalisée à partir des matrices d'entrée gauche Eg, respectivement
droite Ed.
[0100] Le signal de sortie pour la voie gauche respectivement droite est alors obtenu par
l'opération vérifiant la relation (14) :

Dans la relation précédente, S, R et E doivent être compris comme désignant Sg, Sd
; Rg, Rd et Eg, Ed respectivement.
[0101] En référence à la figure 3c, on indique que le processus de calcul consiste alors,
suite aux étapes 255g et 255d, à calculer à l'étape 256, à partir des matrices d'entrée
et de sortie gauche et droite précitées, un rapport entre l'énergie du signal de sortie
et l'énergie du signal d'entrée. Ce rapport, désigné par r, vérifie la relation (15)
:

[0102] La relation précédente exprime le rapport en dB entre l'énergie du signal de sortie
et l'énergie du signal d'entrée,
2,
2 désignant l'énergie du signal de sortie sur les voies gauche, respectivement droite,
et
2et
2 désignant l'énergie du signal d'entrée après décimation sur la voie gauche, respectivement
droite, N désignant le nombre de lignes des matrices traitées, lié au nombre d'échantillons
par la relation Ne = 2xNxN.
[0103] L'opération 256 est alors suivie d'une opération 257 consistant, à partir des L dernières
valeurs de rapport, un rapport moyen <r> entre l'énergie du signal de sortie et l'énergie
du signal d'entrée, ce rapport moyen vérifiant la relation (16) :

ce rapport moyen étant calculé dans une fenêtre glissante contenant les L derniers
résultats.

désignent l'énergie du signal d'entrée sur la voie gauche et droite, et

désignent l'énergie du signal de sortie sur la voie gauche et droite.
[0104] L'étape 257 est alors suivie d'une étape consistant à soumettre la valeur de ce rapport
moyen <r> à une comparaison de supériorité à une première valeur de seuil S'
1 et d'infériorité à une deuxième valeur de seuil S'
2. Sur critère de comparaison précité satisfait, une étape de calcul de la valeur Cw(t)
liée au blanchiment du signal numérique d'entrée est effectuée, cette valeur étant
définie comme le rapport augmenté d'une unité de la différence du rapport moyen <r>
et de la deuxième valeur de seuil S'
2 à la différence entre la deuxième S'
2 et la première valeur de seuil S'
1.
[0105] La valeur Cw(t) liée au blanchiment du signal numérique d'entrée vérifie alors la
relation (17) :

[0106] Sur la figure 3c, on a représenté les étapes consistant à soumettre la valeur du
rapport moyen <r> à une comparaison de supériorité à la première et à la deuxième
valeur de seuil S'
1 et S'
2, et de calcul de la valeur Cw(t) liée au blanchiment en une seule et même étape 258
en raison du fait que le calcul de la valeur Cw(t) est conditionné à la réussite de
la double comparaison de la valeur du rapport moyen aux valeurs de seuil S'
1 et S'
2 précitées.
[0107] On obtient ainsi une valeur Cw(t) liée au blanchiment du signal d'entrée comprise
entre la valeur 0 et 1.
[0108] Au contraire, en présence d'une zone de silence sur réponse positive au test 221,
le rapport moyen n'est pas actualisé et la valeur Cw(t) liée au blanchiment du signal
numérique d'entrée garde la valeur à l'instant précédent t-1. La valeur à l'instant
précédent est donc utilisée comme valeur à l'instant courant.
[0109] Des résultats expérimentaux ont permis de montrer que pour N=16, la matrice d'entrée
contient 512 échantillons et le procédé est optimum pour les valeurs suivantes du
filtre passe-bas anti-repliement utilisé pour réaliser les opérations aux étapes 252g
et 252d. Ces valeurs sont données dans le tableau ci-après, pour un filtre anti-repliement
comprenant K=43 coefficients.
| -0.0006 |
-0.0017 |
-0.0022 |
0.0010 |
0.0106 |
0.0253 |
0.0376 |
0.0372 |
| 0.0193 |
-0.0082 |
-0.0268 |
-0.0203 |
0.0087 |
0.0358 |
0.0323 |
-0.0086 |
| -0.0572 |
-0.0626 |
0.0089 |
0.1413 |
0.2707 |
0.3244 |
0.2707 |
0.1413 |
| 0.0089 |
-0.0626 |
-0.0572 |
-0.0086 |
0.0323 |
0.0358 |
0.0087 |
-0.0203 |
| -0.0268 |
-0.0082 |
0.0193 |
0.0372 |
0.0376 |
0.0253 |
0.0106 |
0.0010 |
| -0.0022 |
-0.0017 |
-0.0006 |
|
|
|
|
|
[0110] La fenêtre glissante contenant les L derniers résultats est L=100, la valeur L pouvant
toutefois être comprise entre ([10;1000]).
[0111] La valeur de seuil S'
1 est égale à -60 dB et S'
2 = -20 dB.
[0112] Une description plus détaillée des opérations de détection de micro-coupure, de sifflement
ou saturation, de bourdonnement et d'existence d'un déphasage entre voies mises en
oeuvre à l'étape 3 par les étapes 31, 30, 32 et 33 de la figure 2 sera maintenant
décrite en liaison avec les figures 4a, 4b, 5a, 5b, 6a, 6b et 7.
[0113] En ce qui concerne l'étape 31 de détection d'une micro-coupure, encore désignée par
brève coupure, on indique que celle-ci peut avantageusement consister à détecter,
sur une suite d'échantillons successifs du signal numérique ADS, une décroissance
rapide du niveau d'énergie de ce signal audionumérique vers une énergie nulle révélant
une absence de réverbération du signal audionumérique précité.
[0114] Sur la figure 4a, l'axe des abscisses est gradué en millisecondes et l'axe des ordonnées
en amplitude, la brève coupure, également désignée sous le nom de mute, étant représentée
comme la décroissance rapide du niveau d'énergie du signal audionumérique vers une
énergie nulle.
[0115] En référence à la figure 4b, on indique de manière non limitative que l'étape de
détection d'un signal parasite telle qu'une brève coupure peut comprendre une étape
401 consistant à déterminer séparément sur chaque voie stéréophonique, pour une pluralité
de suites de M échantillons successifs, l'énergie moyenne E
n du signal transporté par cette voie, n désignant le rang de chaque suite d'échantillons
S
n. L'étape 401 est suivie d'une étape consistant à comparer l'évolution de l'énergie
moyenne pour les suites de M échantillons successifs. L'étape précitée peut être réalisée
par comparaison de l'énergie moyenne E
n du signal transporté à la valeur 0 à l'étape 402, puis d'une comparaison 403 d'une
ou plusieurs des énergies moyennes précitées à une valeur de seuil ΔdB. Ainsi, l'existence
d'un signal parasite de brève coupure est révélée si l'une au moins des énergies moyennes
est nulle et si une ou plusieurs énergies moyennes voisines de cette énergie moyenne
nulle sont supérieures à une valeur de seuil donnée, la valeur Δ.
[0116] En ce qui concerne l'étape 30 de détection de sifflement ou de saturation, on indique
que cette étape sera décrite dans le cas de la détection d'un sifflement, une saturation
étant le plus souvent accompagnée d'un sifflement.
[0117] En référence à la figure 5a, on indique que la détection d'un signal parasite tel
qu'un sifflement dans le signal audionumérique ADS peut consister avantageusement
à détecter dans ce signal une augmentation subite et transitoire de l'énergie spectrale
de ce dernier dans une bande de fréquences dont la fréquence basse est comprise entre
4,5 kHz et 6,5 kHz et dont la fréquence haute peut atteindre jusqu'à 20 kHz.
[0118] Sur la figure 5a, l'axe des abscisses est gradué en fréquences et l'axe des ordonnées
en énergies correspondantes pour les bandes de fréquences considérées.
[0119] En référence à la figure 5b, on indique que le processus de détection d'un signal
parasite tel qu'un sifflement peut comprendre une étape 501,502 consistant à calculer
sur une suite d'échantillons du signal audionumérique ADS la composition spectrale
de ce signal définie comme la valeur S
n(i) de composantes fréquentielles en sous-bandes de fréquence centrale f
i et de largeur de bande Δf, n désignant le rang de la suite d'échantillons. Les étapes
501 et 502 sont alors suivies d'une étape 503,504 consistant à calculer la valeur
moyenne de l'énergie E
n(sb) d'une plage des sous-bandes précitées pour la suite d'échantillons de rang n
considéré.
[0120] Une étape de calcul 506 d'une valeur de contraste auditif est alors réalisée, C
n,sb à partir de la valeur du rapport :

Ce rapport calculé à l'étape 505 désigne le rapport entre l'énergie E
n(sb) de cette plage pour la suite courante et pour une pluralité de suites précédentes
E
n-s(sb) d'échantillons. La valeur de contraste auditif vérifie la relation (18) :

Dans cette relation, R
n(sb+i) désigne, pour i=-ν, la valeur du rapport pour les sous-bandes voisines de la même
suite d'échantillons de rang n et du même spectre S
n.
[0121] En outre, à l'étape 506, une comparaison de la valeur de contraste auditif C
n,sb à une première valeur de seuil de sifflement, notée S
s1, est réalisée, la comparaison étant notée C
n,sb > S
s1·
[0122] L'étape 506 précitée est suivie d'une étape 507 de calcul d'un paramètre de proximité,
noté P
n,sb, vérifiant la relation (19) :

[0123] En outre, à l'étape 507, une comparaison du paramètre de proximité P
n,sb à une deuxième valeur de sifflement S
s2 est réalisée, la comparaison étant notée P
n,sb > S
s2. La présence d'un signal parasite de sifflement est révélée si les comparaisons de
supériorité de la valeur de contraste auditif et du paramètre de proximité sont toutes
deux vérifiées.
[0124] En ce qui concerne l'étape de détection d'un signal parasite de bourdonnement réalisée
à l'étape 32, on indique que cette étape, en référence à la figure 6a, peut consister
à détecter un signal parasite constitué par un bruit rose dans une bande de fréquences
comprise entre 0 et 1100 Hz et de niveau sensiblement constant dans la bande de fréquences
précitée. Sur la figure 6a, l'axe des abscisses est gradué en fréquences et l'axe
des ordonnées en niveau d'énergie du signal exprimé en décibels. On constate que dans
la bande de fréquences précitée, un niveau sensiblement constant, voisin de 40 dB,
peut être mis en évidence en présence d'un bourdonnement.
[0125] En référence à la figure 6b, le processus de mise en évidence d'un signal parasite
de bourdonnement peut comprendre, sur au moins une voie gauche ou droite de ce signal,
une étape 701 consistant à calculer, sur la suite d'échantillons du signal numérique
ADS, la composition spectrale de ce signal définie comme la valeur S
n(i) de composantes fréquentielles en sous-bande, fréquences centrales f
i où n désigne le rang de la suite d'échantillons considérée. L'étape 701 est suivie
d'une étape 702 pour un nombre déterminé k de fréquences centrales f
i du domaine des basses fréquences, l'étape 702 consistant à calculer un premier et
un deuxième rapport des valeurs de composantes fréquentielles en sous-bande pour la
suite d'échantillons courante et la suite d'échantillons précédente, ce premier rapport
étant désigné par α
i,n=

et le deuxième rapport pour la suite d'échantillons courante et la suite d'échantillons
suivante étant désigné par β
i,n=

.
L'étape 702 consiste également à comparer la valeur des premier et deuxième rapports
précités à une première valeur de seuil de bourdonnement, notée S
b1. Sur réponse négative à la comparaison précitée, l'étape 702 est rebouclée, 703,
par une incrémentation de l'indice i en i=i+1.
[0126] Sur réponse positive à l'étape 702, cette dernière est suivie d'une étape 704 consistant
à soumettre la comparaison des premier et deuxième rapports à un critère de proportion
du nombre p de comparaisons vérifiées par rapport à la totalité des k comparaisons
effectuées pour les k fréquences centrales f
i. L'étape 704 consiste à réaliser un test de vérification que P% des raies fréquentielles
remplissent la condition précédente sur la suite courante S
n. Sur réponse négative au test 704, un bouclage 708 permet de passer à la suite d'échantillons
suivante de rang n+1.
[0127] Sur réponse positive au test 704, une étape 705 est réalisée, consistant à discriminer
parmi les valeurs S
n(i) de composantes fréquentielles en sous-bandes, la valeur maximale S
n(i
max) des valeurs de composantes fréquentielles relatives à la suite d'échantillons courante.
[0128] L'étape 705 est elle-même suivie d'une étape 706 consistant à calculer le rapport
de la valeur maximale avec la valeur correspondant à l'index i
max du spectre de la suite précédente S
n-1(i
max). Ce rapport est noté M
n,i=

. En outre, ce rapport est comparé à une deuxième valeur de seuil de bourdonnement
notée S
b2 par comparaison d'infériorité.
[0129] Ainsi, on comprend que, sur au moins une voie de transmission en mode stéréophonique
du signal audionumérique ADS, la détection d'un signal parasite de bourdonnement consiste
à détecter l'existence d'une comparaison de supériorité des premier et deuxième rapports
α
i,n et β
i,n à la première valeur de seuil de bourdonnement S
b1 et l'existence d'une comparaison d'infériorité du rapport des valeurs maximales M
n,i à la deuxième valeur de seuil de bourdonnement S
b2. Suite à l'étape 706 précitée, une analyse statistique est réalisée par répétition
des opérations précédentes et mémorisation périodique sur une durée s' déterminée
d'une variable binaire de prédétection de l'existence d'un signal parasite de bourdonnement.
A la variable binaire de prédétection est attribuée la valeur 1 lorsque les critères
de comparaison de supériorité et d'infériorité sont satisfaits et la valeur 0 sinon.
[0130] L'analyse statistique consiste à décompter, à l'étape 707, dans la durée s' déterminée,
le nombre d'occurrences de la valeur 1 de la variable binaire de prédétection et à
comparer ce nombre à une troisième valeur de seuil de bourdonnement, notée S
b3. Ainsi, lorsque, sur une observation de s' secondes, un nombre d'occurrences est
supérieur à S
b3, la présence d'un signal parasite de bourdonnement est révélée lorsque la comparaison
précitée est vérifiée.
[0131] En ce qui concerne la mise en oeuvre de l'étape 33 de calcul du déphasage d, on indique,
en référence à la figure 7, que cette étape peut consister à calculer à l'étape A
la valeur du déphasage entre voies du signal audionumérique ADS à partir de la fonction
d'inter-corrélation du signal audionumérique présent sur chacune des voies, puis à
comparer à l'étape B la valeur de déphasage d à une valeur de seuil. Sur la figure
7, les valeurs de déphasage et de seuil sont notées ϕ respectivement ϕ
max.
[0132] Pour ce qui concerne la mise en oeuvre des étapes de détection de sifflement ou de
saturation 30, de micro-coupure 31, de bourdonnement 32 et de déphasage inter-voies
33, d'autres procédures peuvent être mises en oeuvre.
[0133] Toutefois, les procédures indiquées dans la présente demande de brevet apparaissent
particulièrement satisfaisantes. Pour une description plus détaillée de la mise en
oeuvre de ces procédures, on pourra utilement se reporter à la demande de brevet français
n° 99 04179 déposée le 08/03/1999 au nom des titulaires de la présente demande, publiée
sous le numéro FR 2 790 900 le 15/09/2000.
1. Procédé de contrôle en continu de la qualité des sons en distribution, les sons numériques
étant disponibles en mode stéréophonique selon un signal numérique représentant au
moins une voie droite et une voie gauche, lequel consiste à effectuer une analyse
statistique du contenu de ce signal numérique sur chacune desdites voies, ladite analyse
statistique consistant :
- à découper temporellement (1) ledit signal numérique selon des suites successives
d'échantillons, comportant un nombre déterminé d'échantillons, et
- à effectuer, lors de l'existence d'un programme de sons numériques, une analyse
spectrale (2) de chacune des suites d'échantillons pour observer les variations d'énergie
et d'enveloppe dudit signal numérique dans le domaine temporel et fréquentiel et calculer
un indice de qualité global ;
- à calculer à partir desdites variations d'énergie et d'enveloppe et de l'indice
de qualité global un indice de qualité final (3), valeur bornée et continue dans le
temps, représentatif de la qualité desdits signaux numériques.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites suites d'échantillons sont constituées par des suites d'échantillons présentant
un taux de recouvrement, rapport du nombre d'échantillons communs à deux suites consécutives
au nombre d'échantillons constitutif de chaque suite d'échantillons, compris entre
0 et 75%.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite étape consistant à calculer lors de l'existence d'un programme de sons numériques
distribués un indice de qualité global consiste au moins à calculer un indice de qualité
global à partir d'au moins un critère fréquentiel et d'un critère temporel de variation
d'énergie et d'enveloppe.
4. Procédé selon l'une des revendications 1, 2 ou 3,
caractérisé en ce que ladite étape consistant à calculer à partir desdites variations d'énergie et d'enveloppe
et de l'indice de qualité global un indice de qualité final consiste au moins :
- à détecter l'existence sur ledit signal numérique d'au moins une perturbation de
transmission dudit signal numérique et à affecter à l'existence de cette perturbation
un coefficient de pondération spécifique, représentatif de la contribution de cette
perturbation à la dégradation de la qualité desdits signaux numériques, la valeur
de ce coefficient de pondération étant égale à 1 sinon ;
- à pondérer la valeur dudit indice de qualité global par la valeur du produit de
l'ensemble des coefficients de pondération, pour obtenir un indice de qualité global
pondéré;
- à détecter la valeur d'un déphasage inter-voies et à affecter une valeur de critère
de déphasage spécifique à cette valeur de déphasage lorsque cette valeur de déphasage
est supérieure à zéro et une valeur de critère de déphasage égale à zéro sinon ;
- à déterminer ledit coefficient de qualité final par comparaison de la différence
entre ledit coefficient de qualité pondéré et ladite valeur de critère de déphasage
à la valeur zéro et à attribuer une valeur égale à 1 audit coefficient de qualité
global en l'absence de programme de sons numériques distribués.
5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'étape de calcul dudit indice de qualité global I(t) est effectuée à partir d'un
critère de valeur Cb(t) liée à la bande passante, d'un critère de valeur Cs(t) liée
aux propriétés stéréophoniques et d'un critère de valeurs Cw(t) lié au blanchiment
du signal numérique temporel, lesdites valeurs Cb(t), Cs(t) et Cw(t) étant constituées
par des valeurs réelles positives comprises entre 0 et 1, ledit indice de qualité
global I(t) étant défini par une combinaison linéaire desdites valeurs et étant constitué
par une valeur réelle, comprise entre 0 et 1.
6. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'étape consistant à détecter l'existence sur ledit signal numérique d'au moins une
perturbation de transmission consiste à détecter une perturbation choisie parmi les
perturbations de sifflement ou saturation, de micro-coupure et de bourdonnement respectivement.
7. Procédé selon la revendication 5,
caractérisé en ce que l'étape de calcul de la valeur Cb(t) liée à la bande passante consiste à partir d'une
décomposition fréquentielle du signal numérique temporel, à :
- discriminer l'existence d'une zone de silence et, en l'absence de zone de silence,
- découper en P sous-bandes de K raies spectrales d'énergie déterminée ladite décomposition
fréquentielle du signal numérique temporel ;
- calculer pour les voies de gauche et de droite l'énergie moyenne Ei contenue dans
chaque sous-bande de rang i ;
- déterminer le rang ic spécifique de la sous-bande de rang i correspondant pour laquelle se produit la fréquence
de coupure, par au moins une comparaison du rapport de l'énergie contenue dans la
dernière sous-bande, prise comme niveau de référence de bruit de fond, à l'énergie
contenue dans les P-1 autres sous-bandes à une première valeur de seuil ;et sur réponse
positive à cette comparaison,
- mémoriser le rang ic = i de la sous-bande de fréquences pour laquelle la fréquence de coupure est détectée,
dans un tableau de valeurs de rang ;
- rechercher dans ce tableau par un programme de tri de la valeur du rang i dont l'occurrence
est la plus grande, puis déterminer la fréquence de coupure Fc la plus probable pour
les voies de droite et de gauche ;
- calculer la valeur moyenne Q des fréquences de coupure gauche et droite normalisée
par la fréquence de coupure théorique maximale, P,

- normaliser ladite valeur moyenne des fréquences sur critère psycho-acoustique défini
par au moins une valeur de seuil (Seuil3) de bonne qualité de codage audionumérique
et une valeur de seuil (Seuil4) de mauvaise qualité de codage audionumérique par décalage
et calcul d'une valeur réduite constituant ladite valeur Cb(t) liée à la bande passante
et vérifiant la relation :

8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'étape consistant à déterminer le rang ic spécifique de la sous-bande de rang i correspondant pour laquelle le fréquence de
coupure se produit comporte, outre une première comparaison du rapport Ei/Ep de l'énergie
contenue dans la dernière sous-bande, à l'énergie contenue dans les P-1 autres sous-bandes
à une première valeur de seuil, Seuil1, sur réponse positive à cette première comparaison,
une deuxième étape de comparaison du rapport Ei/Ei+1, de l'énergie de la sous-bande
de rang i à l'énergie de la sous-bande de rang suivant i+1 à une deuxième valeur de
seuil, Seuil2, l'étape suivante de mémorisation du rang ic=i de la sous-bande de fréquences pour laquelle la fréquence de coupure est détectée
étant conditionnée à la réponse positive auxdites première et deuxième comparaisons,
la réponse négative auxdits premier et deuxième tests de comparaison étant suivie,
si i≠1, d'un retour au premier test de comparaison et d'un appel de l'étape de recherche
du rang ic dont l'occurrence est la plus grande sinon.
9. Procédé selon la revendication 5,
caractérisé en ce que l'étape de calcul de la valeur Cs(t) liée aux propriétés stéréophoniques du signal
numérique temporel consiste, à partir d'une décomposition fréquentielle en raies de
rang k du signal numérique temporel, à:
- calculer, pour chaque raie de rang k, un facteur Qk représentatif de la qualité
stéréophonique du signal, à partir des spectres de fréquence S

de la voie gauche et S

de la voie droite, différence normée des énergies des voies droite et gauche de la
forme

- déterminer le pourcentage R(t) des raies appartenant à une bande de fréquences ΔF
donnée dont le facteur Qk dépasse une valeur de seuil déterminée S1, R(t) = n/K, n étant le nombre de fois où Qk > S1 ∀k ∈ ΔF;
- corriger la valeur du pourcentage R(t) par une fonction spécifique A telle que 0
≤ A(R(t)) ≤ 1, pour engendrer une valeur de pourcentage M(t) moyenne d'un nombre P
déterminé de valeurs de pourcentage corrigé

- déterminer dans une fenêtre temporelle de durée déterminée le nombre de fois F où
une valeur de seuil d'alarme S2 a été franchie par la valeur de pourcentage corrigé A(R(t)) ;
- calculer la valeur Cs(t) à partir d'une fonction de ladite valeur moyenne, de la
forme :

10. Procédé selon la revendication 5,
caractérisé en ce que l'étape de calcul de la valeur Cw(t) liée au blanchiment du signal numérique temporel
consiste, à partir dudit signal temporel, pour chacune des voies, en l'absence de
détection d'une zone de silence :
- à calculer la matrice de covariance (Rg,Rd) du signal d'entrée et d'un signal aléatoire,
compris entre les valeurs -1 et +1 ;
- à calculer la matrice inverse de la matrice de covariance ;
- à soumettre le signal d'entrée à un filtrage passe-bas anti-repliement et à une
décimation d'un facteur deux, pour engendrer une matrice d'entrée gauche et droite
(Eg, Ed) ;
- à calculer, à partir de la matrice d'entrée gauche et droite, une matrice de sortie
gauche et droite (Sg, Sd) ;
- à calculer, à partir des matrices d'entrée et de sortie gauche et droite, un rapport
entre l'énergie du signal de sortie et l'énergie du signal d'entrée ;
- à calculer, à partir des L dernières valeurs de rapport, un rapport moyen (r) entre
l'énergie du signal de sortie et l'énergie du signal d'entrée ;
- à soumettre la valeur de ce rapport moyen à une comparaison de supériorité à une
première valeur de seuil S'1 et d'infériorité à une deuxième valeur de seuil S'2 ;
- à calculer la valeur Cw(t) liée au blanchiment comme le rapport, augmenté d'une
unité, de la différence du rapport moyen r et de la deuxième valeur de seuil S'2 à la différence entre la deuxième S'2 et la première S'1 valeur de seuil.
1. Verfahren zur kontinuierlichen Kontrolle der Qualität von Tonsignalen zur Verteilung,
wobei die digitalen Tonsignale in stereophonem Modus als ein digitales Signal verfügbar
sind, das wenigstens einen rechten Kanal und einen linken Kanal repräsentiert, wobei
das Verfahren darin beruht, eine statistische Analyse des Inhalts dieses digitalen
Signals auf jedem der Kanäle durchzuführen, wobei die statistische Analyse darin beruht,
- das digitale Signal zeitlich in sukzessive Folgen von Abtastwerten zu zerlegen (1),
die eine vorgegebene Zahl von Abtastwerten umfassen, und
- bei Vorliegen eines Programms von digitalen Tonsignalen eine spektrale Analyse (2)
jeder der Folgen von Abtastwerten durchzuführen, um die Schwankungen von Energie und
Umhüllender des digitalen Signals im Zeit- und Frequenzbereich zu beobachten, und
einen Gesamtqualitätsindex zu berechnen;
- anhand der Energie- und Umhüllendenschwankungen und des Gesamtqualitätsindex einen
End-Qualitätsindex zu berechnen (3), dessen Wert beschränkt und stetig in der Zeit
ist, und der für die Qualität der digitalen Signale repräsentativ ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Folgen von Abtastwerten gebildet werden durch Folgen von Abtastwerten, die ein
Überlappungsverhältnis, d.h. ein Verhältnis der Anzahl von zwei sukzessiven Folgen
gemeinsamen Abtastwerten zur Anzahl von jede Folge von Abtastwerten bildenden Abtastwerten,
von zwischen 0 und 75 % aufweisen.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt, der darin beruht, bei Vorliegen eines Programms von verteilten digitalen
Tonsignalen einen Gesamtqualitätsindex zu berechnen, wenigstens darin beruht, einen
Gesamtqualitätsindex aus wenigstens einem Frequenzkriterium und einem Zeitkriterium
der Schwankung von Energie und Umhüllender zu berechnen.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1, 2 oder 3,
dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt, der darin beruht, aus den Energie- und Umhüllendenschwankungen und dem
Gesamtqualitätsindex einen End-Qualitätsindex zu berechnen, wenigstens darin beruht,
- in dem digitalen Signal das Vorliegen wenigstens einer Übertragungsstörung des digitalen
Signals zu erfassen und dem Vorliegen dieser Störung einen spezifischen Gewichtungskoeffizienten
zuzuweisen, der für den Beitrag dieser Störung zur Beeinträchtigung der Qualität der
digitalen Signale repräsentativ ist, wobei der Wert dieses Gewichtungskoeffizienten
sonst gleich 1 ist;
- den Wert des Gesamtqualitätsindex mit dem Wert des Produkts der Gesamtheit der Gewichtungskoeffizienten
zu gewichten, um einen gewichteten Gesamtqualitätsindex zu erhalten;
- den Wert einer Interkanal-Phasenverschiebung zu erfassen und diesem Phasenverschiebungswert
einen spezifischen Wert eines Phasenverschiebungskriteriums zuzuweisen, wenn dieser
Phasenverschiebungswert größer als 0 ist, und anderenfalls einen Phasenverschiebungskriteriumswert
von 0 zuzuweisen;
- den End-Qualitätskoeffizienten durch Vergleich der Differenz zwischen dem gewichteten
Qualitätskoeffizienten und dem Phasenverschiebungskriteriumswert mit dem Wert 0 zu
bestimmen, und dem Gesamtqualitätskoeffizienten in Abwesenheit eines Programms von
verteilten digitalen Tonsignalen einen Wert von 1 zuzuweisen.
5. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt des Berechnens des Gesamtqualitätsindex I(t) ausgehend von einem Wertkriterium
Cb(t), das mit dem Durchgangsband verknüpft ist, einem Wertkriterium Cs(t), das mit
den Stereophonieeigenschaften verknüpft ist, und einem Wertekriterium Cw(t) durchgeführt
wird, das mit dem Ausbleichen des digitalen zeitlichen Signals verknüpft ist, wobei
die Werte Cb(t), Cs(t) und Cw(t) durch positive reelle Werte zwischen 0 und 1 gebildet
sind, und der Gesamtqualitätsindex I(t) definiert ist durch eine Linearkombination
dieser Werte und gebildet ist durch einen realen Wert zwischen 0 und 1.
6. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt, der darin beruht, das Vorliegen wenigstens einer Übertragungsstörung
auf dem digitalen Signal zu erfassen, darin beruht, eine Störung zu erfassen, die
unter den Pfeif- oder Sättigungsstörungen, Mikrounterbrechungen und Brummen ausgewählt
ist.
7. Verfahren nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt des Berechnens des mit dem Durchgangsband verknüpften Werts Cb(t) darin
beruht, ausgehend von einer Frequenzzerlegung des zeitlichen digitalen Signals:
- das Vorhandensein einer Stillezone zu diskriminieren und, in Abwesenheit einer Stillezone,
- die Frequenzzerlegung des zeitlichen digitalen Signals in P Unterbänder mit K Spektrallinien
bestimmter Energie zu zerlegen,
- für den linken und den rechten Kanal die in jedem Unterband vom Rang i enthaltene
mittlere Energie Ei zu berechnen,
- den spezifischen Rang ic des entsprechenden Unterbandes vom Rang i, für das die Trennfrequenz auftritt, zu
bestimmen durch wenigstens einen Vergleich des Verhältnisses der in dem letzten Unterband
enthaltenen Energie, die als Referenzniveau für das Untergrundrauschen genommen wird,
zu der in den P-1 anderen Unterbändern enthaltenen Energie mit einem ersten Schwellwert,
und, bei positiver Antwort auf diesen Vergleich,
- Speichern des Rangs ic = i des Frequenzunterbandes, für welches die Trennfrequenz erfasst wird, in einer
Rangwerttabelle;
- Suchen in dieser Tabelle, mit einem Sortierprogramm, den Wert des Rangs i, dessen
Auftreten am stärksten ist, und dann Bestimmen der wahrscheinlichsten Trennfrequenz
Fc für rechten und linken Kanal;
- Berechnen des Mittelwerts Q der linken und rechten Trennfrequenz, normiert auf die
maximale theoretische Trennfrequenz P,

- Normieren des Mittelwerts der Frequenzen auf ein psychoakustisches Kriterium, das
durch wenigstens einen Schwellwert (Seuil3) guter audiodigitaler Codierqualität und
einen Schwellwert (Seuil4) schlechter audiodigitaler Codierqualität definiert ist,
durch Verschieben und Berechnen eines reduzierten Werts, der den mit dem Durchgangsband
verknüpften Wert Cb(t) darstellt und die Beziehung

erfüllt.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt, der darin beruht, den spezifischen Rang ic des entsprechenden Unterbandes vom Rang i zu bestimmen, für das die Trennfrequenz
auftritt, neben einem ersten Vergleich des Verhältnisses Ei/Ep der in dem letzten
Unterband enthaltenen Energie mit der in den P-1 anderen Unterbändern enthaltenen
Energie mit einem ersten Schwellwert, Seuil1, bei positiver Antwort auf diesen ersten
Vergleich einen zweiten Schritt des Vergleichens des Verhältnisses Ei/Ei+1 der Energie
des Unterbandes vom Rang i zur Energie des Unterbandes vom nachfolgenden Rang i+1
mit einem zweiten Schwellwert Seuil2, umfasst, wobei der nachfolgende Schritt des
Speicherns des Rangs ic = i des Unterfrequenzbandes, für welches die Trennfrequenz erfasst wird, bedingt
ist durch die positive Antwort auf den ersten und den zweiten Vergleich, wobei auf
die negative Antwort auf den ersten und zweiten Vergleichstest, wenn i ≠ 1, eine Rückkehr
zum ersten Vergleichstest und anderenfalls ein Aufrufen des Schritts des Suchens nach
dem Rang ic, dessen Auftreten stärker ist, folgt.
9. Verfahren nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt des Berechnens des mit den Stereophonieeigenschaften des zeitlichen digitalen
Signals verknüpften Werts Cs(t) darin beruht, ausgehend von einer Frequenzzerlegung
in Linien des Rangs k des zeitlichen digitalen Signals
- für jede Linie vom Rang k einen für die Stereophoniequalität des Signals repräsentativen
Faktor Qk
- für jede Linie vom Rang k einen für die Stereophoniequalität des Signals repräsentativen
Faktor Qk aus den Frequenzspektren S

des linken Kanals und S

des rechten Kanals zu berechnen, der eine normierte Differenz der Energien des rechten
und des linken Kanals der Form

ist,
- den Prozentsatz R(t) der zu einem gegebenen Frequenzband ΔF gehörenden Linien zu
bestimmen, deren Faktor Qk einen vorgegebenen Schwellwert S1 übersteigt, R(t) = n/K, wobei n die Zahl der Male ist, wo Qk > S1 ∀k ∈ ΔF;
- Korrigieren des Wertes des Prozentsatzes R(t) durch eine spezifische Funktion A,
so dass 0 ≤ A(R(t)) ≤ 1, um einen mittleren Prozentsatzwert M(t) aus einer vorgegebenen
Zahl P von korrigierten Prozentsatzwerten zu erhalten

- in einem Zeitfenster von festgelegter Dauer die Anzahl von Malen F zu bestimmen,
wo der korrigierte Prozentsatzwert A(R(t)) einen Alarmschwellwert S2 überschritten hat;
- Berechnen des Werts Cs(t) anhand einer Funktion des Mittelwerts mit der Form

10. Verfahren nach Anspruch 5,
dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt des Berechnens des mit der Ausbleichung des zeitlichen digitalen Signals
verknüpften Werts Cw(t) darin beruht, ausgehend von dem zeitlichen Signal für jeden
der Kanäle in Abwesenheit der Erfassung einer Stillezone:
- die Kovarianzmatrix (Rg, Rd) des Eingangssignals und eines zwischen den Werten -1
und +1 enthaltenen Zufallssignals zu berechnen;
- die zu der Kovarianzmatrix inverse Matrix zu berechnen;
- das Eingangssignal einer Anti-Aliasing-Tiefpassfilterung und einer Dezimierung um
einen Faktor 2 zu unterziehen, um eine linke und rechte Eingangsmatrix (Eg, Ed) zu
erzeugen;
- ausgehend von der linken und rechten Eingangsmatrix eine linke und rechte Ausgangsmatrix
(Sg, Sd) zu berechnen;
- aus den linken und rechten Eingangs- und Ausgangsmatrizen ein Verhältnis zwischen
der Energie des Ausgangssignals und der Energie des Eingangssignals zu berechnen;
- aus den L letzten Verhältniswerten ein mittleres Verhältnis (r) zwischen der Energie
des Ausgangssignals und der Energie des Eingangssignals zu berechnen;
- den Wert dieses mittleren Verhältnisses einem Größervergleich mit einem ersten Schwellwert
S'1 und einem Kleinervergleich mit einem zweiten Schwellwert S'2 zu unterziehen;
- den mit dem Ausbleichen verknüpften Wert Cw(t) als das um eine Einheit vermehrte
Verhältnis zwischen der Differenz zwischen dem mittleren Verhältnis r und dem zweiten
Schwellwert S'2 und der Differenz zwischen dem zweiten Schwellwert S'2 und dem ersten Schwellwert S'1 zu berechnen.
1. A method for continuous monitoring of the quality of sound on distribution, the digital
sound being available in stereophonic mode with a digital signal representing at least
one right-hand channel and one left-hand channel, which consists in carrying out a
statistical analysis of the content of this digital signal on each of said channels,
said statistical analysis consisting:
- in segmenting said digital signal in the time domain (1) into successive series
of samples, including a defined number of samples, and,
- when a program of digital sounds is present, in carrying out a spectral analysis
(2) of each of the series of samples in order to observe the variations in energy
and in envelope of said digital signal in the time and frequency domains, and to calculate
an overall quality index;
- in calculating, on the basis of said variations in energy and in envelope and of
the overall quality index, a final quality index (3), a value which is bounded and
continuous in time, representative of the quality of said digital sound.
2. The method as claimed in claim 1, characterized in that said series of samples consist of series of samples featuring a degree of overlap
which is a ratio of the number of samples common to two consecutive series to the
number of samples constituting each series of samples, this degree lying between 0
and 75%.
3. The method as claimed in claim 1 or 2, characterized in that said stage consisting, upon the existence of a program of distributed digital sound,
in calculating an overall quality index, consists at least in calculating an overall
quality index on the basis of at least one frequency criterion and of a time-domain
criterion of variation in energy and in envelope.
4. The method as claimed in one of claims 1, 2 or 3,
characterized in that said stage consisting in calculating a final quality index on the basis of the said
variations in energy and in envelope and of the overall quality index consists at
least:
- in detecting the existence on said digital signal of at least one disturbance in
transmission of said digital signal, and in assigning to the existence of this disturbance
a specific weighting coefficient, representative of the contribution of this disturbance
to the degradation of the quality of said digital signals, the value of this weighting
coefficient being equal to 1 otherwise;
- in weighting the value of said overall quality index by the value of the product
of the set of weighting coefficients, in order to obtain a weighted overall quality
index;
- in detecting the value of an inter-channel phase shift and in assigning a specific
phase-shift criterion value to this phase-shift value when this phase-shift value
is greater than zero, and a phase-shift criterion value equal to zero otherwise;
- in determining said final quality coefficient by comparison of the difference between
said weighted quality coefficient and said phase-shift criterion value with the zero
value and in attributing a value equal to 1 to said overall quality coefficient in
the absence of a program of distributed digital sound.
5. The method as claimed in claim 3, characterized in that the stage of calculating said overall quality index I(t) is carried out on the basis
of a criterion with value Cb(t) linked to the passband, of a criterion with value
Cs(t) linked to the stereophonic properties and of a criterion with values Cw(t) linked
to the whitening of the time-domain digital signal, said values Cb(t), Cs(t) and Cw(t)
consisting of positive real values lying between 0 and 1, said overall quality index
I(t) being defined by a linear combination of said values and consisting of a real
value lying between 0 and 1.
6. The method as claimed in claim 4, characterized in that the stage consisting in detecting the existence on the said digital signal of at
least one transmission disturbance consists in detecting a disturbance chosen from
among the whistling or saturation, micro cut-off and hum disturbances respectively.
7. The method as claimed in claim 5,
characterized in that the stage of calculating the value Cb(t) linked to the passband consists, on the
basis of a frequency decomposition of the time-domain digital signal, in:
- discriminating the existence of a region of silence and, in the absence of a region
of silence,
- segmenting into P subbands of K spectral lines of defined energy, said frequency
decomposition of the time-domain digital signal;
- calculating, for the left-hand and right-hand channels, the average energy Ei contained
in each subband of ranking i;
- determining the specific ranking ic of the subband of corresponding ranking i for which the cut-off frequency occurs,
via at least one comparison of the ratio of the energy contained in the last subband,
taken as a background-noise reference level, to the energy contained in the other
P-1 subbands, with a first threshold value; and, upon a positive response to this
comparison,
- storing in memory the ranking ic = i of the subband of frequencies for which the cut-off frequency is detected, in
a table of ranking values;
- searching in this table, via a sort program, for the value of the ranking i the
occurrence of which is the greatest, then determining the most probable cut-off frequency
Fc for the right-hand and left-hand channels;
- calculating the average value Q of the left-hand and right-hand cut-off frequencies,
normalized by the maximum theoretical cut-off frequency, P,

- normalizing said average value of the frequencies on psycho-acoustic criterion defined
by at least one threshold value (Threshold3) of good audiodigital coding quality and
a threshold value (Threshold4) of poor digitalaudio coding quality by shifting and
calculation of a reduced value constituting said value Cb(t) linked to the passband
and satisfying the relation:

8. Method as claimed in claim 7, characterized in that the stage consisting in determining the specific ranking ic of the subband of corresponding ranking i for which the cut-off frequency occurs
includes, in addition to a first comparison of the ratio Ei/Ep of the energy contained
in the last subband to the energy contained in the other P-1 subbands with a first
threshold value, Threshold1, upon a positive response to this first comparison, a
second stage of comparison of the ratio Ei/Ei+1, of the energy of the subband of ranking
i to the energy of the subband of next ranking i+1 with a second threshold value,
Threshold2, the following stage of memory-storage of the ranking ic = i of the subband of frequencies for which the cut-off frequency is detected being
conditioned by the positive response to said first and second comparisons, the negative
response to said first and second comparison tests being followed, if i≠1, by a return
to the first comparison test and by a call to the stage for searching for the ranking
ic the occurrence of which is the greatest otherwise.
9. The method as claimed in claim 5,
characterized in that the stage of calculating the value Cs(t) linked to the stereophonic properties of
the time-domain digital signal consists, on the basis of a frequency decomposition
into spectral lines of ranking k of the time-domain digital signal, in:
- calculating, for each spectral line of ranking k, a factor Qk representative of
the stereophonic quality of the signal from frequency spectra S

of the left-hand channel and S

of the right-hand channel, standardized difference in the energies of the right-hand
and left-hand channels of the form

- determining the percentage R(t) of the spectral lines belonging to a given frequency
band ΔF for which the factor Qk exceeds a defined threshold value, S1, R(t) = n/K, n being the number of times when Qk > s1 ∀k ∈ ΔF;
- correcting the value of the percentage R(t) by a specific function A such that 0
≤ A(R(t)) ≤ 1, so as to generate a percentage value M(t), the average of a defined
number P of corrected percentage values

- determining, in a time-domain window of defined duration, the number of times F
when an alarm-threshold value S2 has been crossed by the corrected-percentage value A(R(t));
- calculating the value Cs(t) on the basis of a function of the said average value,
of the form:

10. The method as claimed in claim 5,
characterized in that the stage of calculating the value Cw(t) linked to the whitening of the time-domain
digital signal consists, on the basis of said time-domain signal, for each of the
channels, in the absence of detection of a region of silence:
- in calculating the covariance matrix (Rg, Rd) of the input signal and of a random
signal lying between the values - 1 and + 1;
- in calculating the matrix which is the inverse of the covariance matrix;
- in subjecting the input signal to an anti-aliasing low-pass filtering and to the
division by a factor two, in order to generate a left-hand and right-hand input matrix
(Eg, Ed);
- in calculating, from the left-hand and right-hand input matrix, a left-hand and
right-hand output matrix (Sg, Sd);
- in calculating, from the left-hand and right-hand input and output matrices, a ratio
between the energy of the output signal and the energy of the input signal;
- in calculating, on the basis of the last L ratio values, an average ratio (r) between
the energy of the output signal and the energy of the input signal;
- in subjecting the value of this average ratio to a comparison as to whether it is
higher than a first threshold value S'1 and lower than a second threshold value S'2;
- in calculating the value Cw(t) linked to the whitening as the ratio, increased by
one unit, of the difference between the average ratio r and the second threshold value
S'2 to the difference between the second S'2 and the first S'1 threshold value.