[0001] La présente invention concerne une construction de chaussure au moins partiellement
étanche et destinée notamment à un usage de type hiver.
[0002] Le but de la présente invention est de proposer une construction de chaussure qui
soit d'une construction simple et d'un prix de revient avantageux tout en présentant
les caractéristiques souhaitées, notamment en terme de confort, chaleur, étanchéité.
[0003] Ce but est atteint dans la présente invention par le fait que la chaussure comporte
une semelle, une tige externe comportant une partie étanche et un élément de renfort
externe assemblé à la tige par collage au moins dans la partie étanche de celle-ci
[0004] En effet, le fait que le renfort externe soit collé et non pas cousu comme dans les
constructions de chaussure usuelles permet généralement de préserver l'étanchéité
de la chaussure et d'éviter d'avoir recours à des moyens coûteux pour étancher les
coutures qui auraient été réalisées.
[0005] De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit
en référence aux dessins schématiques annexés en illustrant à titre d'exemple non
limitatif un mode de réalisation préféré, et dans lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective éclatée de la tige externe de la chaussure
avant assemblage,
- la figure 2 est une vue du chausson,
- la figure 3 est une vue en coupe transversale de la chaussure assemblée, sans le chausson,
- la figure 4 est une vue similaire à la figure 1 de la tige externe d'une chaussure
selon un second mode de réalisation,
- la figure 5 est une vue similaire à la figure 1 d'une chaussure selon un troisième
mode de réalisation.
[0006] Ainsi que le montre la figure 1, la chaussure se compose :
- d'une semelle externe 30,
- d'une tige souple fermée en forme de botte, c'est-à-dire une tige haute 10 comportant
une seule ouverture 11 à son extrémité supérieure. Cette tige 10 est en un matériau
souple et étanche, et notamment en cuir ou textile enduit, et est fermée à son extrémité
inférieure par une semelle 12, notamment en PVC,
- d'un renfort 20 comportant une partie arrière ou renfort talon 21 entourant le talon
et deux volets latéraux 22 reliés audit renfort arrière 21, et recouvrant la tige
10 de la chaussure depuis la semelle externe 30 jusqu'au niveau du cou de pied 15
de la tige,
- chaque volet latéral 22 comporte à son extrémité supérieure des passants 23 destinés
à recevoir un lacet 25 pour le serrage de la tige externe 10 de la chaussure dans
la zone du cou de pied.
[0007] De préférence, le renfort 20 est en un matériau polymère tel que du polyuréthane
souple, et présente des zones de raideur différentes en fonction de l'effet recherché.
Ainsi, le renfort 20 sera plus épais dans sa partie arrière 21 pour assurer un bon
emboîtement et une bonne tenue/protection du talon. L'ensemble renfort talon 21 et
volets de serrage 22 sera aussi de préférence moulé en forme pour obtenir une adaptation
au pied et un serrage optimum.
[0008] Selon un mode de construction préféré, l'ensemble renfort 20/21/22 est assemblé sur
la tige externe 10 par collage, dans une zone de collage s'étendant depuis la semelle
externe 30 au moins jusqu'à une limite supérieure de collage Δ s'étendant sensiblement
à mi-hauteur de la tige. La colle sera de préférence une colle à base de polyuréthane.
[0009] Cette construction permet :
- de garantir l'étanchéité de la chaussure, puisqu'elle nécessite un minimum de coutures,
toujours préjudiciables à une bonne étanchéité,
- de simplifier au maximum la construction et donc de réduire d'autant les coûts, puisque
toute la tige externe est souple et que les seuls moyens de raidissements/serrage
sont reportés sur un seul élément, à savoir l'ensemble renfort/volet de serrage, et
que la fixation de l'ensemble renfort 20/21/22 par collage au lieu des coutures traditionnelles
évite le recours à des techniques d'étanchage toujours coûteuses,
- d'obtenir néanmoins un serrage performant, ce qui n'est généralement pas le cas dans
une construction de type botte, puisque les extrémités supérieures des volets de serrage
sont libres par rapport à la tige,
- de dissocier les aspects, étanchéité par la tige externe et confort/chaleur par le
chausson interne.
[0010] La tige souple 11 peut être le cas échéant munie elle-même d'un contrefort talon
13 assemblé à ladite tige par une couture 14, dans ce cas la couture 14 est recouverte
et étanchée par l'ensemble renfort 21 / ailes de serrage 22, et est donc complètement
protégée vis à vis de l'extérieur puisque le collage de l'ensemble renfort 20/21/22
s'étend jusqu'à la ligne de collage Δ et donc au-dessus de la couture 14. Dans ce
cas, la raideur du renfort talon 21 externe sera adaptée à celle du contrefort talon
13 interne.
[0011] Selon la hauteur de la chaussure, des moyens de serrage complémentaires peuvent être
prévus au niveau de la cheville/bas de jambe. En l'occurrence, ces moyens de serrage
sont constitués par une sangle 50 munie de moyens auto-agrippant de type velcro apte
à rapprocher les deux ailes 26 d'une extension verticale du renfort 21 en formant
un collier autour du bas de jambe. Dans tous les cas, les seuls moyens de serrage
25, 50 de la chaussure autour du pied sont situés sur la partie renfort 20 de la tige
externe 10. Un moyen de fermeture, en l'occurrence un lacet 16, peut également être
prévu pour fermer l'ouverture 11 de la tige 10 et éviter toute pénétration d'eau,
neige,...etc., à l'intérieur de celle-ci. Le chausson interne 40 peut avoir n'importe
quelle construction.
[0012] De préférence, le chausson interne 40 est amovible, de façon à en faciliter par exemple
le nettoyage et le séchage.
[0013] Avantageusement, le chausson est muni à son extrémité inférieure d'une épaisse semelle
41, de préférence collée, correspondant à une semelle intermédiaire, dite cuvette,
d'une semelle externe classique.
[0014] Cette semelle 41 est en un matériau amortissant tel que mousse PU, EVA.
[0015] Le fait de prévoir cette semelle 41 sur le chausson, et donc à l'intérieur de la
chaussure, présente de nombreux avantages :
- d'une part, ladite semelle 41 est maintenue au chaud, à l'intérieur de la chaussure,
et ne durcit pas au froid, ce qui aurait pour effet de supprimer les caractéristiques
d'amortissement de celle-ci, et la chaussure reste donc confortable quelles que soient
les conditions extérieures,
- la semelle 41 intègre une différence de hauteur dite Δh entre le talon et la zone
avant du pied, et permet donc une marche plus facile avec le chausson seul,
- le sous-ensemble semelle/chausson est enfilé à l'intérieur de la tige externe et est
donc complètement amovible,
- le produit global présente d'excellentes caractéristiques de confort, amortissement,
chaleur, étanchéité, tout en étant d'un prix de revient particulièrement avantageux.
[0016] Le mode de réalisation de la figure 4 se distingue essentiellement du mode de réalisation
précédent par le fait que les moyens de serrage sont essentiellement disposés à l'intérieur
de la chaussure.
[0017] Cette chaussure se compose :
- d'une semelle externe 130,
- d'une tige mi-haute 110, en matériau étanche tel que du textile enduit, munie à son
extrémité supérieure d'une large ouverture 111 et à son extrémité inférieure d'une
semelle 112 et comportant dans la zone talon un contrefort talon 113 assemblé à la
tige par des coutures 114,
- d'une guêtre souple étanche 140 cousue en 141 le long de l'ouverture 111 de la tige
et remontant le long de la jambe de l'utilisateur, la guêtre 140 étant munie d'une
ouverture longitudinale latérale fermée par une fermeture à glissière 142 et d'un
cordon de serrage 143 de son ouverture supérieure 144,
- d'un renfort 120 comportant une partie arrière ou renfort talon comportant deux branches
121 recouvrant latéralement la zone talon de la tige mi-haute 110, et s'étendant vers
le haut en se rejoignant pour former un collier 126 entourant la partie haute de la
tige 141 et la guêtre 140, le collier 126 étant muni de moyens de serrage 150 de type
velcro ou autre.
[0018] Un chausson amovible (non représenté sur le dessin), similaire au chausson 40 de
la figure 2 est destiné à être introduit à l'intérieur de la tige pour fournir le
confort et les caractéristiques d'isolation thermique et d'amortissement souhaitées.
[0019] La tige mi-haute 110 est par ailleurs munie d'un système de serrage interne constitué
de deux volets souples 115 respectivement médial et latéral, s'étendant dans la zone
cou de pied de la chaussure. Ces deux volets 115 sont fixés à leur extrémité inférieure
116 à la tige 110 et à la semelle 130, notamment dans la zone d'assemblage 112 mutuel
de celles-ci appelée prise de montage.
[0020] Ces deux volets 115 sont par ailleurs fixés dans leur zone arrière par une couture
117 à la tige 110. Le rôle des coutures 117 est d'une part de renforcer la liaison
des volets à la tige, et d'autre part de faciliter la mise en place du chausson, les
volets 115 fixés dans leur zone arrière ne gênant pas son introduction.
[0021] Les volets de serrage 115 sont munis à leur extrémité supérieure libre de passants
118 recevant un lacet 119 pour le serrage du pied de l'utilisateur à l'intérieur de
la tige 110. Le lacet 119 peut être fermé par un noeud ou un système de bloqueur 160
tel que connu par le brevet français n° 2 706 743.
[0022] De même que dans l'exemple précédent, le renfort de tige 120 est fixé à la tige 110
de la chaussure jusqu'à mi-hauteur de celle-ci, c'est-à-dire depuis la semelle externe
130 jusqu'à la limite supérieure de collage Δ.
[0023] De même que précédemment, la forme du renfort de tige 120 est prévue de façon à couvrir
et à étancher par son collage toutes les coutures 117, 114 de la tige 110 située dans
une partie étanche de celle-ci.
[0024] De ce fait, les seules coutures restant à étancher sont celles 141 reliant la guêtre
à la tige, ces coutures étant étanchées de façon connue en soi par une application
de colle ou de film étanche sur le côté interne de la tige 110.
[0025] Que ce soit dans le mode de réalisation de la figure 1 ou de la figure 4, le collage
du renfort externe 20, 120 sur la tige sur une grande surface dudit renfort permet,
par une construction simple et peu chère, de garantir une bonne étanchéité de la chaussure
tout en étant, de façon surprenante, suffisamment résistant pour résister aux efforts
notamment de traction s'exerçant sur ledit renfort lors du serrage d'au moins sa partie
supérieure 50, 150.
[0026] Dans le mode de réalisation montré à la figure 5, la chaussure se compose d'une semelle
externe 230, d'une tige mi-haute 210 comportant à l'arrière un contrefort talon 213
assemblé à ladite tige 210 par des coutures 214, la tige 210 recouvrant le contrefort
talon 213 par l'extérieur.
[0027] De même que dans les modes de réalisation précédents, un renfort supplémentaire 220
comportant une zone talon 221 est collé à l'arrière sur le contrefort talon 213, recouvrant
les coutures 214 d'assemblage de ce dit contrefort à la tige, réalisant ainsi leur
étanchage.
[0028] La seule différence de ce mode de réalisation par rapport aux modes de réalisation
précédents est que le renfort 220 est solidaire de la semelle externe 230 et est donc
collé simultanément avec celle-ci à la tige.
[0029] Dans ce cas le renfort 220 est réalisé dans le même matériau que la semelle externe
230. Ladite semelle 230 peut également être réalisée en deux parties, à savoir une
partie arrière rigide et sensiblement non flexible qui est alors solidaire du renfort
220, et une partie avant plus souple, comme décrit dans le FR 2 743 989.
[0030] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits
ci-avant à titre d'exemples non limitatifs mais en englobe tous les modes de réalisation
similaires ou équivalents.
1. Chaussure caractérisée en ce qu'elle comporte une semelle (30, 130, 230) et une tige externe (10, 110, 210) comportant
une partie étanche et en ce qu'elle comporte au moins un élément de renfort (20, 120) externe assemblé à la tige
(10, 110, 210) par collage au moins dans la partie étanche de celle-ci.
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'élément de renfort (20, 120, 220) comporte un renfort talon (21, 121, 221).
3. Chaussure selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que l'élément de renfort (21) comporte des volets de serrage latéraux (22).
4. Chaussure selon l'une des revendications 2 et 3, caractérisée en ce que le renfort talon (21) se prolonge de chaque côté de la tige externe par les volets
de serrage latéraux (22).
5. Chaussure selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisée en ce que le renfort talon comporte une extension verticale (26, 126) formant collier de serrage
du bas de jambe.
6. Chaussure selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisée en ce que le collier et les volets de serrage latéraux (26, 126, 22) comportent les seuls moyens
de serrage de la tige (10, 110).
7. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée en ce que chacune des coutures externes (14, 114, 121, 214) dans au moins une partie étanche
de la tige (10, 110, 210) est recouverte par un élément de renfort (20, 120, 220)
collé.
8. Chaussure selon la revendication 7, caractérisée en ce que le renfort (21, 121, 221) talon externe recouvre les coutures (14, 114, 214) d'un
contrefort talon (13, 113, 213) de la tige.
9. Chaussure selon la revendication 8, caractérisée en ce que le renfort (21, 121, 221) talon externe (220) est solidaire d'au moins une partie
de la semelle externe (230).
10. Chaussure selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce qu'elle comporte un système de serrage interne constitué de deux volets souples (115)
munis de moyens de serrage et fixés à l'intérieur de la tige par au moins une couture
arrière (117), et en ce que les coutures (117) sont recouvertes par le contrefort talon externe (121).
11. Chaussure selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée en ce qu'elle comporte un chausson amovible (40) muni d'une semelle (41) en matériau amortissant.