[0001] Le domaine de l'invention est celui des chaussures, en particulier des chaussures
de sport, et plus particulièrement encore des chaussures de sport destinées à coopérer
avec un engin de sport, tel qu'un ski de fond, in line skate, raquette de neige, etc,
selon un mouvement dans lequel, la pointe de la chaussure étant solidarisée à l'engin,
le talon est déplaçable entre une position en appui sur l'engin et une position soulevée
par rapport audit engin.
Ce mouvement du pied est celui que l'on retrouve notamment lors des pratiques du ski
de fond en techniques d'évolutions dites "pas alternatif' ou "pas de patineur". Ces
modes d'évolution existent aussi pour des engins de sport du type ski de fond à roulettes
ou patin à roulettes.
[0002] Les qualités essentielles recherchées pour les chaussures adaptées à ce genre de
mouvement, sont une rigidité en direction transversale (grande raideur en torsion)
alliée à une flexibilité longitudinale, notamment dans la zone métatarsophalangienne
(faible raideur longitudinale).
[0003] La présente invention concerne ainsi plus précisément un renfort visant à améliorer
les qualités mécaniques sus-mentionnées.
[0004] Un tel renfort est avantageusement destiné à être un élément constitutif de la partie
inférieure de la chaussure notamment de sport, par exemple de ski de fond. A titre
d'exemple, une telle partie inférieure comprend classiquement une semelle extérieure
destinée à coopérer avec l'engin de sport, une première de montage, et une semelle
interne. Cette partie inférieure est assemblée avec la partie supérieure de la chaussure
qui comprend notamment une empeigne, et éventuellement une tige. Le bord inférieur
de l'empeigne est en général cousu et/ou collé et/ou soudé avec la semelle extérieure,
ainsi qu'avec la première de montage. Il existe également d'autres modes de montage,
notamment par la technique dite "strobel".
[0005] Il est en effet important que les chaussures, en particulier de sport et plus particulièrement
de ski de fond, soient rigides ou raides en torsion par rapport à l'axe longitudinal
de la chaussure. Cela permet de garantir une bonne stabilité de la chaussure, spécialement
dans le cas du ski de fond où la chaussure coopère avec le ski, cette raideur en torsion
permettant d'assurer un guidage optimal du ski par la chaussure. D'une manière générale,
la raideur en torsion d'une chaussure permet de garantir un bon guidage de l'engin
de sport auquel elle est associée.
[0006] Par ailleurs, la flexibilité en direction longitudinale de la semelle de la chaussure
est souhaitable pour la marche et pour la course à pied, et s'avère indispensable
dans le cas de chaussure de sport coopérant avec un engin auquel elle n'est fixée
que par son extrémité avant, comme par exemple avec un ski de fond, notamment lors
de l'évolution en "pas alternatif". Le pied et la chaussure doivent pouvoir s'enrouler
et se dérouler aisément et harmonieusement par rapport à la pointe avant fixe de la
chaussure.
[0007] Le pied et les parties supérieures et inférieures (semelage) de la chaussure sont
soumis à une flexion lors de la quasi totalité des activités sportives. En pratique
et au sens du présent exposé, on parle de flexion pour évoquer celle qui intervient
dans le mouvement au niveau de l'articulation métatarsophalangienne. La chaussure
doit, dans sa conception, parfaitement respecter le positionnement de cette articulation
qui fait un angle d'environ 71/72° avec la tangente interne au pied, et qui se situe
le long de cette même tangente à environ 73/74 % de la longueur totale du pied.
[0008] Pour favoriser la flexion, on utilise classiquement des renforts s'intégrant dans
la partie supérieure (tige/empeigne) ou dans la partie inférieure (semelage de la
chaussure).
[0009] Outre les caractéristiques mécaniques de raideur en torsion et de souplesse en flexion
longitudinale selon l'axe métatarsophalangien, d'autres paramètres doivent être pris
en considération, dont notamment : la légèreté, le coût, la faisabilité industrielle...
[0010] S'agissant des renforts de semelage qui sont ceux auxquels on s'intéresse plus spécifiquement
dans le cadre de la présente invention, il existe un certain nombre de propositions
techniques antérieures qui, jusqu'à présent, n'ont pas donné entière satisfaction.
[0011] Le brevet américain n° 5 406 723 concerne une semelle de chaussure de cyclisme dotée
d'une structure multicouche. Cette dernière est sensée conférer à la chaussure de
cyclisme une rigidité longitudinale suffisante pour qu'elle puisse résister à la force
de courbure qui s'exerce sur la semelle de la chaussure lors du pédalage, tout en
satisfaisant à une contrainte de légèreté ô combien importante pour soulager les efforts
du cycliste. La structure multicouche de cette semelle de chaussure est constituée
par une âme en mousse polyuréthane intercalée entre deux peaux constituées chacune
d'une pluralité de couches composites à base de fibres de verre ou de carbone noyées
dans une matrice en résine polymère réticulée (résine phénolique). Il est clair qu'un
tel renfort sandwich pour semelle externe de chaussure de cyclisme, présente une raideur
en flexion telle qu'elle interdit pratiquement tout mouvement de flexion longitudinale.
C'est d'ailleurs précisément ce qui est recherché. Par conséquent, un tel renfort
est proprement inadapté pour des chaussures destinées à permettre un mouvement d'enroulé/déroulé
de la chaussure.
[0012] L'EP n° 0 931 470 décrit une chaussure de sport comprenant un élément de rigidification
intégré dans la partie inférieure (semelage de la chaussure). Cet élément de rigidification
est une semelle intérieure ou extérieure ou un renfort interne de type sandwich comprenant
une âme 15 réalisée en mousse plastique expansée (en bois léger, en cylindres plastiques
verticaux ou en nid d'abeille), cette âme étant intercalée entre deux peaux 13 et
14 à base de polymère (nylon, polyuréthane, polypropylène), de résine ou de matériau
composite comprenant des résines synthétiques dans lesquelles sont incluses des fibres
de carbone, d'aramide, ou de verre. La rigidité des peaux 13 et 14 est supérieure
à celle de l'âme 15. L'épaisseur de cette dernière est supérieure à celle des peaux
13 et 14. Il ressort de la figure 5 et du texte colonne 3 lignes 41 à 53 de l'EP n°
0 931 470 que l'élément de rigidification peut comprendre des parties de section variable
et de différentes flexibilités, en particulier ayant une plus grand flexibilité longitudinale
sur l'avant-pied. Une telle construction de semelle reste cependant essentiellement
rigide et n'est pas adaptée à des sports exigeant un déroulement du pied comme le
ski de fond, course, etc... D'ailleurs, l'EP n°0 931 470 vise essentiellement une
application à des chaussures comportant une semelle rigide, telle que vélo, chaussure
de montagne, etc.
[0013] Le brevet français n° 2 600 868 (86 10130) se rapporte à une semelle de chaussure
de ski de fond, raide en torsion et flexible en direction longitudinale. Cette semelle
comporte un renfort situé au moins dans la région métatarsophalangienne et correspondant
à une première de montage constituée par une feuille composite (fibres de verre de
carbone ou d'aramide noyées dans des résines époxy ou polyester). Cette feuille composite
a pour caractéristique d'avoir des fibres orientées dans deux ou trois directions
par rapport à l'axe longitudinal de la semelle (tissu polydirectionnel). Cela est
sensé permettre l'obtention des raideurs souhaitées en direction longitudinale transversale
et en torsion. Il n'est pas question de structure sandwich dans ce renfort. Par ailleurs,
cette semelle de chaussure reste perfectible en ce qui concerne la rigidité transversale
donc la conduite du ski, la flexibilité, la durabilité, la légèreté, le rendement,
la régularité et la sensibilité du mouvement enroulé/déroulé et la protection du pied
lors des flexions.
[0014] La demande de brevet français n° 2 682 011 (91 12376) concerne une chaussure de ski
de fond dont la raideur en torsion et la flexibilité longitudinale dans la zone métatarsophalangienne
sont améliorées et qui comporte une semelle externe recouverte par une première de
montage interne définissant entre elles une zone d'assemblage périphérique dite de
prise de montage, permettant de solidariser la tige et l'empeigne avec la partie inférieure
de la chaussure. La semelle externe présente des propriétés de rigidité en torsion
et elle est montée en combinaison avec la première de montage réalisée en un matériau
souple en flexion (caoutchouc) dans une zone correspondant à la partie avant du pied.
La première de montage est par ailleurs réalisée en fibres de cuir ou de cellulose
dans sa région terminale antérieure correspondant à la zone des phalanges, tandis
que la partie arrière est faite par exemple de carton.
On n'a pas recours dans le semelage selon le FR 2 682 011 à une structure sandwich
et il s'est avéré que la raideur en torsion, et donc le contrôle du ski, restent perfectibles.
En outre, cette chaussure pourrait être également améliorée en ce qui concerne l'optimisation
du rendement, qui découle de l'effet ressort dans cette zone de l'axe de flexion métatarsophalangienne.
Enfin les matériaux employés dans la première de montage de cette chaussure ne présentent
pas toutes les garanties souhaitables en matière de stabilité des propriétés mécaniques
dans le temps.
[0015] Force est donc de constater que les propositions techniques antérieures ne sont pas
complètement satisfaisantes ou sont inadaptées à la résolution du ou des problèmes
techniques consistant à :
- augmenter la raideur en torsion de façon à améliorer la conduite et le contrôle de
l'engin de sport, tout en optimisant l'aptitude à la flexion dans la zone métatarsophalangienne,
de façon à permettre un mouvement d'enroulé/déroulé régulier et souple de la chaussure
et de façon à permettre en outre de percevoir les réactions de l'engin de sport et
du sol et donc de doser les efforts ;
- à améliorer le rendement de la chaussure en optimisant l'effet ressort dans la zone
métatarsophalangienne, sans nuire à la flexibilité, ni à la raideur en torsion ;
- à mettre en oeuvre des matériaux répondant aux spécifications mécaniques évoquées
ci-dessus, et aptes à conserver lesdites propriétés ou qualités et donc les comportements
subséquents, de manière prolongée dans le temps (dégradation lente - augmentation
de la durabilité) ;
- à gagner encore du poids sur la chaussure ;
- à protéger le pied lors des flexions en minimisant les contraintes en compression
subies par le pied ;
- à maintenir le coût de revient dans des limites acceptables ;
- à développer un renfort qui soit aisément fabriquable au niveau industriel.
[0016] L'un des objectifs de la présente invention est de fournir un renfort de chaussure,
en particulier de chaussure de sport (e.g. ski de fond), qui procure des avancées
significatives au regard notamment des spécifications techniques énoncées ci-dessus.
[0017] Un autre objectif de l'invention est de proposer un renfort de chaussure de ski de
fond permettant l'amélioration du rendement de la conduite du ski, de la durabilité,
de la flexibilité, du gain de poids, du coût, de la protection du pied, de la faisabilité
industrielle.
[0018] Un autre objectif de la présente invention est de fournir une chaussure, notamment
de sport et tout spécialement de ski de fond, comprenant un renfort dans le semelage
propre à satisfaire au mieux au cahier des charges sus-mentionné.
[0019] Ces objectifs parmi d'autres, sont atteints par la présente invention qui concerne
tout d'abord un renfort de chaussure, en particulier d'une chaussure de sport, notamment
du type de celles destinées à coopérer avec un engin de sport selon un mouvement dans
lequel, la pointe de la chaussure étant solidaire de l'engin de sport, le talon est
déplaçable entre une position en appui sur l'engin de sport et une position soulevée
par rapport audit engin de sport,
ce renfort :
- s'étendant sur au moins une partie d'une zone A antérieure située de part et d'autre
de l'articulation métatarsophalangienne de l'extrémité avant jusqu'au début de la
voûte plantaire, sur au moins une partie d'une zone B médiane correspondant à la voûte
plantaire et sur au moins une partie d'une zone C postérieure correspondant au talon
et débutant de la fin de la voûte plantaire et se terminant à l'extrémité arrière,
- étant destiné à améliorer, d'une part la flexibilité longitudinale de la zone A et,
d'autre part, la rigidité en torsion au moins de la zone A,
caractérisé :
- en ce qu'il comprend, au moins dans les zones B et C au moins une structure "sandwich"
constituée par au moins une âme intercalée entre au moins deux peaux,
- et en ce que, dans la zone A, il est flexible dans une direction sensiblement longitudinale
et raide en torsion.
[0020] Conformément à l'invention le choix d'un matériau ayant une structure sandwich au
moins dans la zone arrière C correspondant au talon et dans la zone B correspondant
à la voûte plantaire, contribue à l'obtention des résultats recherchés en termes de
flexibilité longitudinale et de raideur en torsion dans la zone antérieure A métatarsophalangienne.
Il en va de même en ce qui concerne le rendement de la chaussure (effet ressort dans
la zone A), la conduite du ski, la durabilité, la légèreté, l'aisance et la précision
du mouvement d'enroulé/déroulé du pied et de la chaussure, ainsi que la protection
du pied lors des flexions.
[0021] La présente invention a également pour objet une chaussure, en particulier de sport,
et plus particulièrement encore de ski de fond, comprenant le renfort tel que défini
dans le présent exposé.
[0022] L'invention sera mieux comprise à la lumière de la description qui suit d'un exemple
non limitatif d'un mode préféré de réalisation du renfort et de la chaussure considérés.
[0023] Cette description est faite en référence aux dessins annexés dans lesquels:
- la figure 1 est une vue en perspective d'une chaussure de ski de fond, selon l'invention,
fixée de manière réversible par sa pointe antérieure sur un ski de fond et soulevée
par rapport audit ski de fond selon un mouvement d'enroulé par flexion;
- la figure 2 est une vue en coupe transversale de la chaussure et du ski représentés
à la figure 1;
- les figures 4A et 4B montrent respectivement en vue de dessous et de côté la semelle
externe de la chaussure représentée aux figures 1 et 2;
- les figures 5A et 5B montrent respectivement en vue de dessous et de côté la première
de montage apparaissant sur la figure 2;
- la figure 6 est une représentation schématique en coupe longitudinale d'un premier
mode de réalisation du renfort selon l'invention;
- la figure 7 est une représentation schématique en coupe longitudinale d'un deuxième
mode de réalisation du renfort selon l'invention;
- la figure 8 est une représentation schématique en coupe longitudinale d'un troisième
mode de réalisation du renfort selon l'invention;
- la figure 9 est une représentation schématique en coupe longitudinale d'un quatrième
mode de réalisation du renfort selon l'invention;
- la figure 10 est une représentation schématique en coupe longitudinale d'un cinquième
mode de réalisation du renfort selon l'invention;
- la figure 11 est une vue de dessous d'une première de montage semblable à celle représentée
à la figure 5A, avec arrachement partiel dans la zone antérieure A, d'un premier exemple
de fabrication de la nappe fibreuse du renfort selon l'invention;
- la figure 12 est une vue de dessous d'une première de montage semblable à celle représentée
à la figure 5A, avec arrachement partiel dans la zone antérieure A, d'un deuxième
exemple de fabrication de la nappe fibreuse du renfort selon l'invention.
[0024] L'invention concerne un renfort de chaussure, par exemple chaussure de ski de fond,
désignée par la référence 1 sur les dessins. Cette chaussure de ski de fond 1 est
fixée de manière réversible par son extrémité antérieure sur un ski de fond 2 équipé
d'une fixation 3. Le pied et la cheville prenant place dans la chaussure 1 sont symbolisés
sur cette figure 1 et sont désignés par la référence commune 4. La chaussure 1 comprend
une semelle externe 5 et une empeigne/tige 6. La chaussure 1 est représentée en position
soulevée du talon par rapport au ski 2.
[0025] La figure 2 montre la chaussure 1 en position d'appui sur la surface supérieure du
ski de fond 2. Comme cela apparaît sur les figures 1, 2 et 4A, la semelle externe
5 de la chaussure 1 présente une rainure longitudinale 7 destinée à coopérer avec
une nervure de guidage 8 solidaire de la surface supérieure du ski 2. La rainure 7
et la nervure 8 ont des sections transversales trapézoïdales complémentaires. La rainure
7 de guidage de la semelle externe 5 est en partie définie par deux longerons 18 parallèles
présentant dans leur partie avant des saignées transversales 12 destinées à améliorer
la souplesse en flexion de la semelle sans compromettre pour autant sa rigidité en
torsion (Fig.4A).
[0026] La chaussure 1 et le pied 4 passent de la position déroulée en appui sur le ski de
la figure 2, à la position enroulée (soulevée) de la figure 1, par flexion autour
de l'axe de flexion métatarsophalangien représenté sur la figure 11 et désigné par
la référence α.
[0027] Comme cela ressort de la figure 2, la partie inférieure ou semelage de la chaussure
1 comprend la semelle externe 5 sur laquelle repose la première de montage 9 surmontée
par une semelle interne 10, et solidarisée à la partie supérieure de la chaussure
constituée par l'empeigne/tige 6, au moyen d'un assemblage par couture et/ou soudure
et/ou collage du bord inférieur de l'empeigne 6, qui, en l'occurrence, est intercalé
entre la première de montage 9 et la semelle externe 5.
[0028] Conformément à l'invention, le renfort est intégré dans au moins l'un des éléments
constitutifs 5, 9, 10 de la partie inférieure de la chaussure 1, à savoir:
■ semelle interne 10 représentée sur les figures 2 et 3,
■ première de montage 9 représentée sur les figures 2, 5A et 5B,
■ et semelle externe 5 représentée aux figures 2, 4A et 4B.
Selon une variante, le renfort constitue intégralement l'un desdits éléments constitutifs
5, 9, 10.
[0029] Le renfort de chaussure ici considéré est découpé symboliquement en trois zones par
référence à l'anatomie du pied, à savoir :
- la zone A antérieure s'étendant de part et d'autre de l'axe de flexion métatarsophalangienne
α tel que représenté sur la figure 11 et correspondant au positionnement de l'articulation
métatarsophalangienne, qui fait un angle d'environ 71/72° avec la tangente interne
T au pied et qui se situe le long de cette même tangente à environ 73/74% de la longueur
totale du pied à partir de l'extrémité postérieure P.
- la zone B médiane s'étendant de la limite postérieure LA de la zone A correspondant à l'avant de la voûte plantaire jusqu'à l'arrière de la
voûte plantaire.
- la zone C postérieure s'étendant de la limite postérieure LB de la zone B jusqu'à l'extrémité du talon.
[0030] On a représenté schématiquement sur la figure 5B le pied 4 en pointillé, et l'on
a défini les zones A, B, C en référence à l'anatomie du pied.
Le renfort selon l'invention peut être divisé en trois zones A, B, C indiquées sur
les figures 3, 4A, 4B, 5A, 5B.
Il en va de même en ce qui concerne les figures 6 à 10 qui représentent schématiquement
cinq modes de réalisation différents du renfort selon l'invention et qui montrent
la structure sandwich propre aux zones B et C, et éventuellement A.
[0031] Cette structure sandwich comprend deux peaux 11 et 13 respectivement supérieure et
inférieure entre lesquelles est intercalée une âme 12. La nature des matériaux constitutifs
des peaux 11 et 13 et de l'âme 12 dans les cinq modes de réalisation des figures 6
à 9 sera détaillée ci-après.
[0032] Suivant une caractéristique avantageuse de l'invention, le renfort de chaussure qu'elle
concerne peut être caractérisé par les raideurs en flexion longitudinale RfA, RfB,
RfC des zones A, B, C.
[0033] Ainsi, conformément à une disposition préférée de l'invention, chaque zone A, B,
C présente une raideur en flexion longitudinale RfA, RfB, RfC, telle que :

[0034] De manière plus préférée encore :
- la zone A présente une raideur RfA constante ou progressive de l'avant vers l'arrière,
- la zone B présente une raideur RfB constante ou progressive de l'avant vers l'arrière,
- la zone C présente une raideur RfC constante ou progressive de l'avant vers l'arrière.
[0035] Selon un premier mode de réalisation du renfort représenté à la figure 6 :

avec RfA, RfB, RfC progressives de l'avant vers l'arrière.
[0036] Selon un deuxième mode de réalisation du renfort représenté à la figure 7:

avec:
- RfA constante
- RfB progressive de l'avant vers l'arrière
- RfC progressive de l'avant vers l'arrière.
Dans ce deuxième mode de réalisation du renfort, il est prévu deux régions de raideurs
différentes, à savoir la région de raideur minimum correspondant à la zone A, et une
région de raideur progressive correspondant aux zones B et C.
[0037] Selon un troisième mode de réalisation du renfort selon l'invention, représenté à
la figure 8:

avec :
- RfA constante
- RfB progressive de l'avant vers l'arrière
- RfC constante.
[0038] La figure 9 montre un quatrième mode de réalisation dans lequel la structure sandwich
s'étend sur les trois zones A, B, C avec des caractéristiques de raideur en flexion
longitudinale telles que :
- RfA constante
- RfB et RfC progressives de l'avant vers l'arrière.
[0039] La figure 10 correspond à un cinquième mode de réalisation dans lequel la structure
sandwich s'étend sur les trois zones A, B, C et dans lequel, comme pour le troisième
mode de réalisation de la figure 8, les caractéristiques de raideur en flexion longitudinale
sont les suivantes :

avec :
- RfA constante
- RfB progressive de l'avant vers l'arrière
- RfC constante.
[0040] Naturellement, le contrôle de la raideur en flexion longitudinale des zones A, B
et C du renfort est obtenu en jouant sur la nature des matériaux constitutifs des
peaux 11 et 13 et de l'âme 12 de la structure sandwich. On peut également faire varier
cette raideur en flexion longitudinale en jouant sur l'épaisseur en faisant varier
progressivement cette raideur du renfort dans les zones A, B, C, comme cela ressort
des figures 6 à 10.
[0041] Selon des variantes de réalisation différentes des exemples des Fig 6 à 10, les variations
éventuelles d'épaisseur du renfort selon l'invention ne sont pas linéaires, sachant
qu'il est préférable, qu'aux plans de raccordement d'une part, entre les zones A et
B (limite postérieure L
A de la zone A), et d'autre part, entre les zones B et C (limite postérieure L
B de la zone B), il n'y ait pas de brusque rupture de pente.
[0042] Concernant la nature des matériaux employés pour réaliser le renfort et plus particulièrement
sa structure sandwich, il est à noter que l'une des peaux 11, 13, de préférence les
deux, de cette structure sandwich, est(sont) en matériau composite à base de fibres
tissées ou non et incluses dans une matrice.
Ces fibres sont de préférence sélectionnées dans le groupe comprenant : les fibres
de carbone, les fibres de verre, les fibres métalliques, les fibres textiles naturelles
ou synthétiques, et leurs mélanges; les fibres de carbone et de verre étant particulièrement
préférées;
Le matériau constituant la matrice est, de préférence, choisi dans le groupe comprenant
: les résines époxy, polyester ou phénoliques, les thermoplastiques - avantageusement
polyamides, polyuréthanes, polyoléfines - et leurs mélanges,
A titre d'exemples de fibres pouvant être utilisées dans la réalisation des peaux
composites 11, 13 du renfort selon l'invention, on peut citer des fibres données dans
le tableau ci-après, qui indique également le type de nappes de tissage (15, 16, 15',
16') mises en oeuvre, ainsi que les caractéristiques mécaniques de ces réseaux ou
nappes fibreuses.
| Fibres |
Tissage |
Contrainte à la rupture supérieure à |
Module supérieur à |
| Verre |
UD |
700 MPa |
25000 MPa |
| Verre |
Mutidirectionnel |
350 MPa |
12000 MPa |
| Carbone |
UD |
1500 MPa |
70000 MPa |
| Carbone |
Multidirectionnel |
700 MPa |
35000 MPa |
| Dans ce tableau, UD signifie unidirectionnel. |
[0043] Avantageusement, l'âme de la structure sandwich est réalisée en mousses synthétiques
(de préférence polyuréthane, poly(méth)acrylique, polychlorure de vinyle), en bois
ou en nid d'abeille.
[0044] Dans le cas d'un premier mode de réalisation montré à la figure 6, la zone A possède
une raideur variable. Cela correspond au premier mode de réalisation représenté sur
la figure 6.
[0045] Dans les premier, quatrième et cinquième modes de réalisation (Fig.6,9,10), la structure
sandwich s'étend dans toutes les zones A, B, C, tandis qu'elle n'occupe que les zones
B et C dans les deuxième et troisième modes de réalisation représentés aux figures
7 et 8.
[0046] Le mode préféré de réalisation du renfort selon l'invention pourrait être le troisième
mode décrit ci-dessus, dans lequel la zone A de raideur RfA minimale présente une
épaisseur constante minimum et conjugue la raideur en torsion maximale avec une raideur
en flexion faible,
[0047] Dans tous les modes de réalisation définis ci-dessus à titre d'exemples, la zone
B médiane est une zone de raideur évolutive, d'épaisseur variable et permettant de
relier les deux zones terminales A et C en apportant la progressivité en raideur au
renfort et à la chaussure.
[0048] La zone C postérieure, quant à elle, présente une raideur maximale en torsion et
flexion et possède (de préférence) des caractéristiques d'épaisseur et d'empilage
constantes.
[0049] Selon des variantes, chaque zone A, B, C peut comporter une ou plusieurs sous-zones
ayant des raideurs en flexion longitudinale:
- identiques ou différentes entre elles, et
- constantes ou évolutives pour chaque sous-zone considérée.
[0050] Comme cela apparaît sur les figures 7 et 8 correspondant aux deuxième et troisième
modes de réalisation du renfort selon l'invention, la zone A de raideur RfA minimale
ne présente pas de structure sandwich et comprend au moins une des deux peaux 11,
13 des zones B et C dans leur continuité, et éventuellement au moins une autre couche
additionnelle, non représentée sur les dessins.
[0051] Dans le deuxième mode de réalisation de la figure 7, la zone A du renfort est constituée
par le prolongement de la peau 11 supérieure de la structure sandwich des zones B
et C, accolée à la peau 13 inférieure de cette même structure sandwich.
[0052] Dans la figure 8, troisième mode de réalisation, la zone A du renfort est simplement
constituée par le prolongement de la peau 13 inférieure de la structure sandwich des
zones B et C. Dans ce mode de réalisation, la peau supérieure 11 de la structure sandwich
des zones B et C se prolonge par une partie 11A jusque dans la zone A pour un recouvrement
de préférence partiel avec la peau 13 dans ladite zone A, afin d'assurer la résistance
du renfort dans la zone jouxtant la limite entre A et B.
[0053] Les figures 11 et 12 montrent deux façons de fabriquer le renfort selon l'invention
notamment lorsqu'il correspond à la première de montage 9. Ces figures 11 et 12 font
apparaître partiellement la structure composite des peaux 11 ou 13 de la structure
sandwich. Les fibres 14 de la ou des peaux composites 11 ou 13 de la structure sandwich
sont disposées en une ou plusieurs nappes 15 et 16 (figure 11) 15', 16' (figure 12)
de fibres 14 parallèles, cette ou ces nappes 15, 16, 15', 16' étant orientée(s) dans
une ou plusieurs directions (orientation unidirectionnelle UD ou multidirectionnelle).
Dans les deux façons de fabrication des peaux montrées aux figures 11 et 12, le renfort
comprend deux - nappes (15 et 16), (15' et 16') de fibres 14 parallèles, ces nappes
étant orientées selon des directions différentes.
[0054] Suivant une caractéristique préférée de l'invention, ces deux nappes (15,16) et (15',16')
de fibres 14 parallèles sont symétriques par rapport à un axe, ce dernier étant de
préférence l'axe longitudinal médian β (figure 12) du renfort 9 ou l'axe δ (figure
11) perpendiculaire à l'axe de flexion métatarsophalangienne α, qui forme un angle
d'environ 19° + ou - 5° par rapport à l'axe longitudinal médian β.
[0055] Avantageusement, l'angle existant entre les deux nappes (15,16) et (15',16') de fibres
14 parallèles est d'environ 90° + ou- 10°.
[0056] De préférence, chaque nappe 15, 16, 15', 16' est constituée par un tissu de fibres.
[0057] Selon une variante, le renfort de l'invention est un insert 17 surmoulé, on a fixé
de toute autre manière, dans au moins l'un des éléments constitutifs 5, 9, 10 de la
partie inférieure de la chaussure, cet élément étant de préférence choisi dans le
groupe comprenant la semelle interne 10, la première de montage 9, la semelle externe
5; la semelle externe 5 étant plus spécialement préférée.
Les figures 4A et 4B illustrent cette variante avantageuse de l'invention. La semelle
5 inclut un insert surmoulé 17 formant le renfort selon l'invention.
Avantageusement, cet insert a une structure composite, par exemple du type de celle
décrite dans les cinq modes de réalisation des figures 7 à 10.
[0058] Selon une autre variante, de la semelle externe 5 de la figure 4A, l'insert 17 surmoulé
peut être rendu apparent sur un ou plusieurs emplacements de la face inférieure de
cette semelle externe 5. L'insert 17 peut également s'étendre sur tout ou partie de
la surface de semelage.
[0059] Conformément à l'invention, il est envisageable d'utiliser des matériaux sandwich
composites particuliers pour la fabrication du renfort selon l'invention. Ainsi, ce
renfort peut être au moins en partie constitué par une ou plusieurs feuilles composites
micro-sandwich ayant chacune une épaisseur inférieure ou égale à 3 mm et comportant
une âme composite intercalée entre au moins deux peaux composite, la résistance mécanique
et le coût par unité de masse de l'âme étant inférieures à ceux de l'une au moins
des peaux.
[0060] Pour fabriquer les renforts selon l'invention, on a recours aux techniques classiques
de production des composites.
[0061] Ainsi les mousses polymères susceptibles de constituer les âmes des structures sandwich
sont obtenues par usinage ou par injection, par exemple.
[0062] Les peaux composites des structures sandwich sont obtenues par des techniques de
polymérisation sous presse.
[0063] L'assemblage des différentes peaux composites et de la ou des âmes, qu'elles soient
en mousse ou en composite, est réalisé par superposition et par mise sous presse (pression
de l'ordre de 2 à 10 bars à des températures d'environ 100 à 180°C.
[0064] On peut également avoir recours à des techniques de collage ou de thermo-soudage.
[0065] Selon un autre de ces aspects, la présente invention concerne également une chaussure
notamment de sport, en particulier de ski de fond, (figures 1 et 2), caractérisée
en ce qu'elle comprend au moins un renfort 5, 9, 10, 17 selon l'invention, tel que
décrit ci-dessus.
Cette chaussure et ce renfort permettent d'améliorer l'effet ressort dans la zone
de l'articulation métatarsophalangienne, donc le rendement de la chaussure.
L'optimisation du compromis souplesse en flexion et raideur en torsion permet d'améliorer
significativement le contrôle et la conduite du ski.
les matériaux utilisés sont légers et conservent pendant très longtemps leurs propriétés.
Ils confèrent à la chaussure, notamment de ski de fond, un comportement tel que les
mouvements d'enroulé/déroulé sont beaucoup plus réguliers et procurent de meilleures
sensations aux sportifs.
Enfin le renfort selon l'invention offre une bonne protection du pied lors des flexions
car il diminue les contraintes en compression.
1. Renfort de chaussure (1), en particulier d'une chaussure de sport, notamment du type
de celles destinées à coopérer avec un engin de sport (2), ce renfort, s'étendant
sur au moins une partie d'une zone A antérieure située de part et d'autre de l'articulation
métatarsophalangienne (α) de l'extrémité avant jusqu'au début de la voûte plantaire,
sur au moins une partie d'une zone B médiane correspondant à la voûte plantaire et
sur au moins une partie d'une zone C postérieure correspondant au talon et débutant
de la fin de la voûte plantaire et se terminant à l'extrémité arrière, caractérisé en ce qu'il comprend, au moins dans les zones B et C au moins une structure "sandwich" (11/12/13)
constituée par au moins une âme (12) intercalée entre au moins deux peaux (11,13),
et en ce que, dans la zone A, il est flexible dans une direction sensiblement longitudinale et
raide en torsion.
2. Renfort selon la revendication 1,
caractérisé en ce que chaque zone A, B, C présente une raideur en flexion longitudinale RfA, RfB, RfC,
respectivement, telle que :
3. Renfort selon la revendication 1 ou la revendication 2,
caractérisé en ce que :
- la zone A présente une raideur RfA constante ou progressive de l'avant vers l'arrière,
- la zone B présente une raideur RfB constante ou progressive de l'avant vers l'arrière,
- la zone C présente une raideur RfC constante ou progressive de l'avant vers l'arrière.
4. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,
caractérisé en ce que :

avec RfA, RfB, RfC progressives de l'avant vers l'arrière.
5. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,
caractérisé en ce que :

avec:
- RfA constante
- RfB progressive de l'avant vers l'arrière
- RfC progressive de l'avant vers l'arrière
6. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 3,
caractérisé en ce que :

avec :
- RfA constante
- RfB progressive de l'avant vers l'arrière
- RfC constante.
7. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 6,
caractérisé en ce que l'une des peaux (11,13) (de préférence les deux), de sa structure sandwich est(sont)
en matériau composite à base de fibres (14) tissées ou non et incluses dans une matrice,
- les fibres étant de préférence sélectionnées dans le groupe comprenant: les fibres
de carbone, les fibres de verre, les fibres métalliques, les fibres textiles naturelles
ou synthétiques, et leurs mélanges; les fibres de carbone et de verre étant particulièrement
préférées;
- le matériau constituant la matrice étant de préférence choisi dans le groupe comprenant
: les résines époxy, polyester ou phénoliques, les thermoplastiques avantageusement
polyamides, polyuréthanes, polyoléfines, et leurs mélanges,
et
en ce que l'âme (12) de la structure sandwich est réalisée en mousses synthétiques (de préférence
polyuréthane, poly(méth)acrylique, polychlorure de vinyle), en bois ou en nid d'abeille.
8. Renfort selon la revendication 7, caractérisé en ce que les fibres (14) de la ou des peaux composite de la structure sandwich sont disposées
en une ou plusieurs nappes (15,16,15',16') de fibres (14) parallèles, cette ou ces
nappes (15,16,15',16') étant orientée(s) dans une ou plusieurs directions (orientation
unidirectionnelle - UD - ou multidirectionnelle).
9. Renfort selon la revendication 8,
caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux nappes (15,16,15',16') de fibres (14) parallèles,
- en ce que ces deux nappes (15,16,15',16') sont orientées selon des directions différentes,
- en ce que ces deux nappes (15,16,15',16') de fibres parallèles sont symétriques par rapport
à un axe (β,δ), ce dernier étant de préférence l'axe longitudinal médian (β) du renfort
ou l'axe (δ) perpendiculaire à l'axe (α) de flexion métatarsophalangienne et formant
un angle d'environ 19° +/- 5° par rapport à l'axe longitudinal médian, l'angle existant
entre les deux nappes de fibres parallèles étant préférentiellement d'environ 90°
+/- 10°.
10. Renfort selon l'une quelconque des revendications 2 à 9, caractérisé en ce que, dans sa zone A de raideur RfA minimale, il comprend au moins une des deux peaux
(11,13) des zones B et C dans leur continuité et éventuellement au moins une autre
couche additionnelle.
11. Renfort selon la revendication10, caractérisé en ce que, dans sa zone A de raideur RfA minimale, il comprend un prolongement de la peau 13
inférieure de la structure sandwich des zones B et C et un prolongement 11A de la
peau 11 inférieure de la structure sandwich des zones B et C, lequel prolongement
recouvrant de préférence partiellement le prolongement de la peau 13 dans ladite zone
A.
12. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il correspond à au moins un élément constitutif de la partie inférieure de la chaussure
(1), cet élément étant, de préférence, choisi dans le groupe comprenant : la semelle
interne (10), la première de montage (9), la semelle externe (5).
13. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce que le renfort est un insert surmoulé dans au moins l'un des éléments constitutifs (5,9,10)
de la partie inférieure de la chaussure (1), cet élément étant de préférence choisi
dans le groupe comprenant : la semelle interne (10), la première de montage (9), la
semelle externe (5), la semelle externe (5) étant plus spécialement préférée.
14. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 13, caractérisé en ce qu'il présente une épaisseur variable, de préférence globalement croissante de l'avant
de la zone A à l'arrière de la zone C, et en ce que cette variation d'épaisseur est linéaire ou non, de préférence sans rupture de pente
à l'endroit des plans de raccordement, d'une part entre les zones A et B (limite postérieure
LA de la zone A), et d'autre part, entre les zones B et C (limite postérieure LB de la zone B), il n'y ait pas de brusque rupture de pente.
15. Renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce qu'il est au moins, en partie, constitué par une ou plusieurs feuilles composites micro-sandwich
ayant chacune une épaisseur inférieure ou égale à 3 mm et comportant une âme composite
intercalée entre au moins deux peaux composites, la résistance mécanique de l'âme
et le coût par unité de masse de l'âme étant inférieurs à ceux de l'une au moins des
peaux.
16. Chaussure (1), notamment de sport, en particulier de ski de fond, caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un renfort selon l'une quelconque des revendications 1 à 15.