[0001] La présente invention concerne les machines à remplir de tabac des tubes de cigarettes
vides.
[0002] De telles machines présentent une plaque métallique constituant un appui semi-cylindrique
sur lequel on presse du tabac, un embout recevant le tube vide, et des moyens de maintien
du tube sur cet embout quand le fourreau et le tabac sont glissés à l'intérieur du
tube à travers l'embout.
[0003] Typiquement, ces machines comprennent un coulisseau et un capot refermables l'un
sur l'autre, qui glissent avec l'embout et le tube le long du fourreau au moment du
garnissage. Le fourreau est maintenu dans la direction souhaitée et entraîné en translation,
par une pièce de larges dimensions appelée « corps ».
[0004] On a proposé dans US 5 398 701 une telle machine à tube dans laquelle le capot et
le coulisseau présentent des moyens d'encliquetage mutuels, en d'autres termes des
moyens de verrouillage libérables de type à ergot et bord de retenue s'engageant mutuellement.
Ces moyens d'encliquetage sont, dans cet art antérieur, placés à l'extrémité du capot.
[0005] Ce dispositif nécessite de prévoir une pièce (ergot en l'occurrence) qui soit mobile
dans l'axe du dispositif, ce qui génère en pratique un encombrement élevé à l'extrémité
du capot.
[0006] Le but de l'invention est de proposer des moyens d'encliquetage entre capot et coulisseau
qui génèrent un encombrement moindre.
[0007] Dans ce but, on propose selon l'invention une machine à garnir des tubes de cigarettes
comprenant un fourreau façonnant le tabac en boudin, un embout sur lequel on place
un tube de cigarette, un dispositif de serrage apte à serrer un tel tube sur l'embout,
et un coulisseau qui porte cet embout et qui est translatable le long du fourreau,
ainsi qu'un capot apte à être refermé sur le coulisseau pour presser le tabac contre
le fourreau, le capot et le coulisseau présentant des moyens de pivotement mutuel
et un couple d'éléments d'accroche mutuelle pour maintenir le capot en position fermée,
ce couple fonctionnant par retour élastique d'un des éléments d'accroche, éléments
d'accroche placés respectivement sur le capot et le coulisseau, caractérisé en ce
que l'un des éléments d'accroche est prévu déplaçable dans un sens transversal à l'axe
principal du fourreau.
[0008] Grâce à un tel mode de fonctionnement, on place avantageusement le couple ergot/bord
d'accroche sur les flancs latéraux de l'ensemble capot/coulisseau, de sorte qu'il
se trouve nettement éloigné par rapport aux zones parcourues par le tube de papier.
[0009] De plus, grâce à des moyens fonctionnant ainsi et ainsi placés, on met à profit des
zones flexibles du dispositif qui présentent de larges étendues, fonctionnant donc
en flexion de manière souple, sans forçage de matière.
[0010] Avantageusement, l'ergot présente un bord d'accroche incliné de telle sorte que l'ergot
glisse en libération contre le bord d'accroche associé au-delà d'une force d'ouverture
raisonnable.
[0011] D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture
de la description détaillée qui va suivre, faite en référence aux figures annexées
sur lesquelles :
- la figure 1 représente en perspective une machine à tube selon l'invention ;
- la figure 2 représente cette même machine à tube en vue éclatée.
[0012] La machine à tube représentée sur ces figures se compose de trois ensembles principaux
que sont un corps 100, un coulisseau 200 et un capot 300.
[0013] Le corps 100 et le coulisseau 200 sont destinés à être glissés l'un sur l'autre au
moment du garnissage. Le corps se compose principalement d'une base 110 de larges
dimensions portant un fourreau 120 (lame métallique d'appui). L'utilisateur saisit
donc la base 110, séparée du fourreau 120 par un espace, pour glisser ce dernier fourreau
120 dans le tube entraîné le long du fourreau 120 par l'ensemble coulisseau 200.
[0014] On notera que le fourreau 120 est maintenu sur la base 110 par un support de fourreau
130. Ce support de fourreau 130 s'étend aussi légèrement au-dessus du fourreau 110
pour former un piston à tabac.
[0015] Le coulisseau 200 présente quant à lui une dimension longitudinale suffisante pour
parcourir l'ensemble des bordures du fourreau 120, formant au-dessus un entonnoir
à tabac.
[0016] A son extrémité correspondant à l'extrémité libre du coulisseau 200, l'ensemble coulisseau
200 porte un embout 210 destiné à être traversé par le fourreau 120. Cet embout 210
forme une paroi cylindrique sur laquelle on emboîte le tube à garnir.
[0017] Afin de passer le tabac appliqué sur le fourreau 120 à travers l'embout 210, l'ensemble
capot 300 comporte un tasseur 310 disposé en regard de la partie entonnoir du coulisseau
200, allongé le long du fourreau 120 et d'une épaisseur suffisante pour presser le
tabac dans le fond de l'entonnoir.
[0018] Le capot 300 et le coulisseau 200 sont montés à rotation sur une de leurs extrémités.
[0019] Le capot 300 présente à son extrémité libre un patin 330 qui vient se poser sur la
face extérieure du cylindre formé par l'embout 210. Ainsi, un tube vide se trouve
pincé entre la paroi cylindrique de l'embout 210 et le patin 330, en position fermée
du capot 300.
[0020] On notera que la base 110 et le coulisseau 200 présentent des rails complémentaires
140 et 240 ainsi que des moyens de clipsage libérables 150 et 250 à une de leurs extrémités,
de sorte que le coulissement est guidé sans jeu transversal, et que le coulisseau
200 est provisoirement maintenu en position de recouvrement du fourreau 120 par ces
moyens de clipsage.
[0021] La mise en place du tabac s'effectue donc sans se préoccuper d'un glissement accidentel
du coulisseau 200 sur la base 110.
[0022] Ces moyens de clipsage 150 et 250 présentent la forme de deux dents 255 situées dans
l'alignement des rails 240 du coulisseau, fonctionnant en flexion vers l'intérieur
du coulisseau 200, et aptes à venir se loger au-delà d'ergots d'accroche 155 correspondants
disposés à l'intérieur de gorges de glissement 140 de la base 110.
[0023] Afin d'assurer également un bon maintien en place du capot 300 refermé sur le coulisseau
200 au moment du glissement, on prévoit des moyens de maintien en position refermée
du capot 300.
[0024] Ces moyens de maintien sont ici formés par des moyens de clipsage, c'est à dire au
moins un couple d'éléments d'accroche mutuelle fonctionnant grâce à un déplacement
élastique d'au moins un des deux éléments d'accroche sur l'autre.
[0025] Le fonctionnement en élasticité qui prend place dans ces moyens de clipsage est ici
une flexion en direction transversale, c'est à dire une flexion en direction latérale
par rapport à la direction du tube à garnir.
[0026] La flexion se fait ici en écartement vis à vis de la machine à garnir.
[0027] Ces moyens de clipsage sont disposés de la façon suivante.
[0028] Le capot 300 forme à son extrémité libre une large cavité 340, ouverte vers le coulisseau
200, cavité destinée à venir recouvrir le coulisseau 200. Cette cavité 340 présente
deux joues 360, qui comportent, à proximité de leur extrémité inférieure, chacune
un court évidement 365 destiné à recevoir une légère protubérance 265 formée au niveau
d'un flanc du coulisseau 200.
[0029] Plus précisément, chaque joue 360 est formée d'une paroi verticale et parallèle à
la direction principale de la machine, paroi qui forme au niveau d'une bordure transversale
par rapport à la direction de la machine, un retour de paroi 362. Le retour de paroi
362 a la forme d'un léger repli s'étendant en rapprochement du coulisseau 200.
[0030] En partie courante de ce repli de paroi 362 se trouve l'évidement 365 destiné à recevoir
la protubérance 265 précédemment citée.
[0031] Cette protubérance 265 se situe, quant à elle, sur une nervure latérale 260 du coulisseau.
[0032] Plus précisément, la partie d'entonnoir du coulisseau 200 étant sensiblement formée
par une paroi évasée vers le haut, cette paroi évasée se trouve ici renforcée par
ces nervures 260 s'étendant en face extérieure de cette paroi en direction sensiblement
transversale par rapport à la direction principale de la machine. Ces nervures 260
présentent ici une forme de Y, l'une des branches de ce Y formant la protubérance
265 sur sa partie courante.
[0033] En d'autres termes, l'une des branches du Y présente, sur sa bordure extérieure,
une légère sur-épaisseur 265 en direction d'éloignement du coulisseau.
[0034] Dans la position fermée du capot, le repli de paroi 362 du capot 300 vient s'aligner
avec une nervure 260 formant la branche du Y, de sorte que le repli 362 et la nervure
260 en question forment alors une paroi continue, transversale au coulisseau 200.
[0035] Dans cette position fermée, le repli de paroi 362 et la nervure 260 du coulisseau
200 se prolongent donc non seulement l'une avec l'autre, mais coopèrent mécaniquement
par emboîtement mutuel de la protubérance 265 de la nervure 260 et de la cavité 365
du repli de paroi 362.
[0036] On notera qu'en position fermée du capot 300, le repli de paroi 362 et la nervure
260 forment un plan qui s'étend de manière oblique par rapport à la direction principale
de la machine. Ce plan présente donc une face sensiblement tournée vers la base 110
de la machine à garnir.
[0037] La cavité 365 du repli de paroi 362 est formée sur la face de la paroi qui est tournée
à l'opposé de la base 110. En d'autres termes, la cavité 365 du repli de paroi 362
ne s'étend pas ici dans toute l'épaisseur du repli de paroi 362, mais seulement sur
une portion de l'épaisseur du repli 362 tournée vers le haut du dispositif. Ainsi,
le capot 300 vient recouvrir la protubérance 265 sensiblement en dessous de celle-ci,
au-delà de la protubérance 265 dans le sens de fermeture.
[0038] La cavité 365 et la protubérance 265 présentent des bords d'accroche mutuelle qui
sont orientés obliquement par rapport au sens d'ouverture, de sorte qu'une force en
séparation du capot 300 et du coulisseau 200 génère un écartement latéral des joues.
[0039] Chaque côté de la machine comporte un tel couple d'éléments de clipsage 265 et 365,
de manière symétrique.
[0040] Les joues fonctionnant en écartement latéral, elles présentent une longueur de flexion
particulièrement importante, permettant un fonctionnement élastique sans contrainte
localisée excessive.
[0041] De plus, le présent dispositif, par la flexion en direction latérale, ne présente
qu'un encombrement faible et s'intègre parfaitement à la structure générale du capot.
[0042] Il ne nécessite aucun appendice ni aménagement complexe sur le capot, bien que produisant
un clipsage à la fois ferme et libérable sans effort excessif.
[0043] Le clipsage en direction latérale met donc à profit la présente structure de capot,
mais mettra également à profit d'autres structures de capot, inspirées par exemple
des structures habituelles.
[0044] Outre la direction de flexion, le positionnement du clipsage au niveau des flancs
latéraux de la machine présente lui aussi un avantage en termes d'encombrement. Il
permet d'adopter des dispositifs de clipsage efficaces et simples tels que celui présenté
précédemment. Plus généralement, la disposition dans une zone latérale de la machine
des moyens de clipsage présente en elle-même un avantage qui peut être mis à profit
avec des moyens de clipsage fonctionnant dans d'autres directions que celles d'un
éloignement latéral.
1. Machine à garnir des tubes de cigarettes comprenant un fourreau (120) façonnant le
tabac en boudin, un embout (110) sur lequel on place un tube de cigarette, un dispositif
de serrage (330) apte à serrer un tel tube sur l'embout, et un coulisseau (200) qui
porte cet embout et qui est translatable le long du fourreau (120), ainsi qu'un capot
(300) apte à être refermé sur le coulisseau (200) pour presser le tabac contre le
fourreau (120), le capot (300) et le coulisseau (200) présentant des moyens de pivotement
mutuel et un couple d'éléments d'accroche mutuelle (265, 365) pour maintenir le capot
(300) en position fermée, ce couple fonctionnant par retour élastique d'un des éléments
d'accroche, éléments d'accroche placés respectivement sur le capot (300) et le coulisseau
(200), caractérisé en ce que l'un des éléments d'accroche (265, 365) est prévu déplaçable dans un sens transversal
à l'axe principal du fourreau (120).
2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que le capot (300) présente des joues latérales (340) aptes à s'écarter latéralement
dans un sens d'éloignement de la machine, et en ce que l'élément d'accroche (265, 365) déplaçable est porté par une partie intérieure d'au
moins une des joues (340).
3. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le capot (300) présente des joues (340) s'étendant latéralement à la machine, sensiblement
parallèlement au fourreau (120), et en ce que ces joues (340) présentent un repli de paroi (362) ayant une bordure interne qui
forme un des éléments d'accroche (365).
4. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le coulisseau (200) présente une paroi s'étendant sensiblement dans un sens parallèle
à celui du fourreau (120), et cette paroi présente au moins une nervure (260) s'étendant
en éloignement transversal à la paroi, et cette nervure présente, en bordure externe
à la machine, un desdits éléments d'accroche mutuelle (265, 365).
5. Machine selon la revendication précédente, caractérisée en ce que le capot (300) présente une portion de paroi (362) s'étendant transversalement à
la direction principale de la machine, apte à venir prolonger la nervure (260) du
coulisseau, cette portion de paroi (362) présentant en bordure interne à la machine
un des éléments d'accroche mutuelle (365).
6. Machine selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la portion de paroi (362) du capot (300) s'étend, en situation fermée de la machine,
dans une direction oblique par rapport au coulisseau (200), et forme une partie (362)
apte à venir franchir l'élément d'accroche (265) de la nervure (26) du coulisseau
(200) lors de la fermeture du capot (300).
7. Machine selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le capot (300) et le coulisseau (200) présentent au moins deux couples d'éléments
d'accroche mutuelle (265, 365) sitiués de part et d'autre d'un plan principal de la
machine.