[0001] L'invention se rapporte au domaine des papiers à usage sanitaire ou domestique, notamment
à un procédé de fabrication d'une feuille de papier absorbant en ouate de cellulose
crêpée, comportant un motif de gaufrage. L'invention vise également le produit obtenu
par le procédé ainsi que le cylindre permettant la mise en oeuvre du procédé.
[0002] L'ouate de cellulose, appelée également « papier tissu » est un papier absorbant
de faible grammage, entre 15 et 35 g/m
2, qui peut être fabriqué de manière à présenter une certaine capacité d'allongement.
Une technique conventionnelle consiste à appliquer et coller la feuille encore humide
sur un cylindre sécheur, et à l'en détacher ensuite au moyen d'une lame formant racle
pour créer des ondulations de crêpage. Ensuite, par la technique connue du gaufrage,
on peut en améliorer ou à tout le moins, modifier l'une ou l'autre de ses caractéristiques,
telles que la douceur, la souplesse, l'absorption, l'épaisseur ou l'aspect.
[0003] L'opération de gaufrage s'effectue soit sur du papier à fort taux d'humidité, c'est
à dire sur machine à papier dans sa partie humide soit sur du papier à faible taux
d'humidité, c'est à dire en transformation en partie sèche. L'invention concerne le
gaufrage du papier à faible taux d'humidité. Le motif de gaufrage est le plus communément
constitué de protubérances ou bossages en forme de pyramides à section carrée ou de
tronc de cône à section ronde ou ovale, répartis régulièrement ou non à la surface
de la feuille. On notera qu'à une protubérance sur une face de la feuille correspond
une cavité sur l'autre face.
[0004] Pour gaufrer l'ouate de cellulose, conformément à une première technique, on utilise
généralement un cylindre rigide présentant en surface des picots. On applique la feuille
sur le cylindre et on la presse au moyen d'un autre cylindre présentant un revêtement
pouvant se déformer, en caoutchouc par exemple. Elle en épouse ainsi le relief. Pour
un même motif, on obtient une déformation plus ou moins importante selon les paramètres
que l'on a choisis, tels la souplesse du caoutchouc, pour sa capacité à se déformer
et se conformer au relief de la gravure, et la pression de gaufrage.
[0005] Selon une autre technique, les deux cylindres comportent en surface des reliefs avec
des formes complémentaires, mâles et femelles.
[0006] On réalise les picots en gravant le cylindre, par exemple au moyen d'une molette
elle-même gravée. Selon le matériau employé, on peut aussi usiner directement les
picots.
[0007] Les picots ont une forme générale tronconique, à section circulaire, ovale ou pyramidale
à section carrée. Le demi-angle au sommet du cône inscrit est usuellement compris
entre 25° et 35°. Leur dimension, leur répartition, leur densité - c'est à dire leur
nombre sur une portion de surface donnée - sont choisies en fonction des performances
recherchées pour le produit.
[0008] Par exemple, lorsqu'on souhaite donner un aspect textile à la feuille et l'assouplir
sans rechercher particulièrement à améliorer sa capacité d'absorption, on choisit
des picots de très faible hauteur : de 0,4 à 0,6 mm répartis selon un motif de densité
élevée, plus de 30, voire 80 picots par cm
2. En revanche pour un papier destiné à l'essuyage, essuie-tout ménager notamment,
on cherche au contraire à déformer de façon importante la feuille pour créer des poches
d'air entre les plis après assemblage. Ces poches accroissent de façon sensible la
capacité d'absorption du « papier tissu ». La hauteur des picots peut alors aller
jusqu'à 2,5 mm pour une densité de motif faible, inférieure à 10 picots par cm
2. Ainsi un motif de gaufrage composé en majeure partie de picots tronconiques se caractérise
à la fois par la hauteur de ces derniers et par sa densité.
[0009] En déformant la feuille au-delà de sa limite de déformation élastique, on détruit
toujours une partie des liaisons entre les fibres du papier. Toute opération de gaufrage
entraîne donc une diminution de sa résistance à la déchirure. En revanche, le nombre
de liaisons ayant diminué, la feuille est plus souple.
[0010] Lorsque l'on gaufre de l'ouate de cellulose au moyen d'une unité de gaufrage constituée
d'un cylindre gravé et d'un cylindre en caoutchouc, la déformation de la feuille,
donc son épaisseur, dépend de la pression exercée par ce dernier. Pour un même motif,
la perte de résistance à la déchirure est donc liée à l'épaisseur du gaufrage obtenu,
et croît avec elle. Cela est particulièrement vrai pour les valeurs maximales. A une
valeur maximale d'épaisseur correspond la perte de résistance maximale.
[0011] La Demanderesse s'est fixé comme objectif d'améliorer l'épaisseur du gaufrage, pour
un même motif et pour une même pression de gaufrage. Autrement dit, elle a cherché
à obtenir l'épaisseur la plus élevée possible en sacrifiant le moins possible en perte
de résistance.
[0012] La Demanderesse s'est fixé également comme objectif d'augmenter l'épaisseur de gaufrage
maximale qu'il est possible d'obtenir pour un motif donné.
[0013] Grâce au procédé de fabrication conforme à l'invention on atteint ces objectifs.
Ce procédé, selon lequel on gaufre la feuille au moyen d'un cylindre de gaufrage avec
au moins une partie de sa surface pourvue de picots, les dits picots comportant une
base tronconique et une portion de sommet, est caractérisé par le fait que la dite
portion de sommet forme un méplat dont la surface représente de 0,01 % à 75 % de la
plus petite section de la portion de base.
[0014] Le méplat est la surface distale du picot, généralement plane ou à grand rayon de
courbure.
[0015] Conformément à une autre caractéristique, la surface de la portion de sommet joignant
la base au méplat a un profil courbe de façon qu'il n'y ait pas d'arête vive entre
le tronc et le méplat.
[0016] En particulier, la largeur du méplat est inférieure à 20 %. En effet on a constaté
que les contraintes appliquées sur la feuille étaient mieux réparties lorsqu'on réduisait
la surface du méplat, compte tenu des autres impératifs techniques tels que, notamment,
la nécessité d'appliquer une pellicule d'adhésif permettant de lier la feuille à une
autre feuille. Conformément à un mode de réalisation particulier de l'invention, la
surface du méplat est réduite jusqu'à ne former qu'un point. Ce mode de réalisation
convient à une feuille qui n'est pas liée par les sommets des protubérances.
[0017] On connaît le brevet US 3414459 qui décrit une feuille de papier à deux plis gaufrés,
disposés de telle façon que les protubérances sont placées pointe contre pointe. Sur
les figures du brevet, on a représenté les picots gravés à la surface des cylindres
de gaufrage. Ces picots ont une forme cylindrique de section sensiblement rectangulaire,
avec deux faces planes parallèles orientées dans le sens marche de la machine. Le
sommet des picots est plat et présente une partie arrondie. Il apparaît que les rayons
de courbure aussi bien sens marche que sens travers indiqués sur les figures sont
différents. On observe que la forme parallélépipédique des picots entraîne des efforts
de cisaillement sur la feuille qui contribuent à un affaiblissement important de sa
résistance. L'invention au contraire par la forme optimale du picot permet une amélioration
des caractéristiques de la feuille.
[0018] Les avantages apportés par le procédé sont également d'ordre industriel. Pour une
même installation, en utilisant les picots de l'invention, on peut obtenir jusqu'à
15% d'épaisseur en plus à pression de gaufrage égale. Il s'ensuit une exploitation
industrielle plus facile car on peut alors réduire cette pression. Le caoutchouc s'use
moins. Inversement on dispose d'une réserve d'épaisseur plus importante en cas de
besoin.
[0019] Conformément à une autre caractéristique, la densité du motif de picots est comprise
entre 20 et 100 par cm
2, la hauteur de ces derniers étant comprise entre 0,1 et 1,5 mm ou plus particulièrement
entre 0,1 et 0,6 mm. En effet, la solution de l'invention est particulièrement avantageuse
quand on considère les motifs du type à micro-gaufrage car les picots fins ont un
certain effet perforant. On peut donc augmenter la pression de gaufrage sans risquer
de percer la feuille.
[0020] La présente invention vise également la feuille obtenue selon le procédé. En particulier,
conformément à une caractéristique de l'invention, on combine une première feuille
gaufrée sur des picots ne présentant quasiment pas de méplat avec une deuxième feuille
présentant un méplat de dimension suffisante pour recevoir une pellicule de colle.
Cette solution permet de réduire au maximum sur le premier pli la perte de résistance
résultant du gaufrage.
[0021] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lecture de la description
qui suit d'un mode de réalisation de l'invention, en référence aux dessins sur lesquels
:
La figure 1 représente schématiquement une installation de gaufrage permettant de
mettre en oeuvre le procédé de l'invention.
La figure 2a représente des picots conformes à l'invention, sur une partie de la surface
du cylindre gravé, vus de dessus.
La figure 2b est une vue selon la coupe AA de la figure 2a.
La figure 3 est une représentation en perspective d'un picot conforme à l'invention.
La figure 4a représente l'empreinte du motif de l'invention sur une feuille sensible
à la pression.
La figure 4b représente l'empreinte d'un motif de l'art antérieur sur une feuille
sensible à la pression.
La figure 5 représente une installation permettant de réaliser une feuille multipli.
[0022] On a représenté schématiquement sur la figure 1, une installation de gaufrage 10
d'une feuille 15. Un premier cylindre 12 est en acier ou autre matériau rigide et
comporte à sa surface des picots 14, dont la taille est exagérée sur la figure. Un
cylindre 11 en caoutchouc ou tout matériau susceptible de se déformer sous la pression
est monté rotatif parallèlement au premier cylindre 12 avec un certain serrage. On
entraîne entre les deux cylindres une feuille d'ouate de cellulose à gaufrer. La feuille
15 peut être à un seul pli, mais elle peut aussi être composée de deux plis ou plus
superposés. Chacun des plis est en ouate de cellulose crêpée, de grammage compris
entre 15 et 35 g/m
2. Le taux de crêpage est suffisant pour autoriser le traitement de gaufrage. Au niveau
de l'intervalle entre les eux cylindres, la feuille est déformée par les picots dont
elle épouse la forme.
[0023] En référence aux figures 2 et 3, on décrit ci-après un exemple de réalisation de
picots conformes à l'invention. Les figures 2a et 2b représentent les picots 14 à
la surface du cylindre. La figure 2a est une vue de dessus, partielle et développée,
de la surface du cylindre gravé 12. On y voit les picots 14 disposés dans cet exemple
selon un motif en quinconce de pas sens marche et sens travers déterminés. S'agissant
d'un motif très dense, les pas sont respectivement 1,75 mm et 1,4 mm pour une hauteur
de picot de 0,5 mm. Le picot 14 est représenté en transparence sur la figure 3 ; on
distingue deux parties : une base 14a et une portion de sommet 14b. La base 14a est
tronconique d'axe ab. Le demi angle au sommet de la surface tronconique est ici de
30°. Cette partie 14a est prolongée par une portion de sommet 14b qui forme un méplat
14c à son sommet. Entre le méplat 14c et la base 14a, la portion 14b a un profil 14d
courbe. Il peut s'agir avantageusement d'un arc de cercle. De préférence le profil
14d est tangent au tronc de cône 14a le long de la ligne de séparation virtuelle 14e
entre les deux parties 14a et 14b. Conformément à l'invention, l'aire du méplat 14c
est au plus égale à 75% de la surface délimitée par la ligne fermée 14e. De préférence,
elle est inférieure à 20% de la surface délimitée par 14e. Il peut être même avantageux
de réduire le méplat à un point, représenté par la valeur 0,01%. En effet, sans être
lié par cette hypothèse, on pense qu'en réduisant la surface au sommet, on permet
au caoutchouc pressant la feuille de se déformer progressivement le long du picot,
assurant une déformation plus homogène de celle-ci. Il s'ensuit qu'il se forme moins
de zones de faiblesse de la feuille. La perte de résistance est donc plus faible.
[0024] Afin de confirmer ce résultat, on a réalisé plusieurs essais.
[0025] On a effectué un premier essai visuel sur une machine pilote avec un cylindre portant
des picots selon l'exemple mentionné ci-dessus, soit :
- 80 picots /m2,
- 0,5 mm de hauteur,
- une portion de sommet en forme de dôme de rayon 0,2 mm.
[0026] On a réalisé des empreintes en dynamique à une vitesse machine de 50m/min. sur une
feuille de papier autocopiant. Cette empreinte est représentée sur la figure 4a. En
comparaison on a réalisé des empreintes d'un motif identique avec cette différence
que les sommets des picots étaient de type standard avec un méplat correspondant à
celui du tronc de cône . les caractéristiques d'un tel motif sont les suivantes :
80 picots/cm
2, 0,5 mm de hauteur et des picots en tronc de cône dont le méplat est un disque de
rayon 0,2 mm. L'empreinte est montrée sur la figure 4b. On remarque que les empreintes
des picots conformes à l'invention sont réduites à un point alors que celles des picots
de l'art antérieur sont différentes. Les empreintes forment un anneau. Toute la périphérie
des sommets paraît écrasée.
[0027] On a réalisé d'autres essais comparatifs avec les mêmes motifs, à plusieurs pressions
de gaufrage. A une pression de gaufrage correspond une largeur de la marque du caoutchouc
sur le cylindre acier. On définit donc communément dans le domaine technique de l'invention,
le niveau de pression de gaufrage par la largeur de cette marque, appelée également
empreinte. On a ainsi cinq empreintes : 20, 25, 30, 35 et 39 mm. Ensuite on a collé
un pli ainsi gaufré avec un pli de la même ouate de cellulose mais non gaufré (colonne
I1). A titre de comparaison, on a fabriqué un produit de même structure mais gaufré
avec un motif de l'art antérieur (colonne A1). Le tableau ci-dessous montre que pour
une même empreinte, c'est à dire pour un même réglage de machine, on obtient un produit
(colonne I1) présentant une épaisseur supérieure à celle d'un produit fabriqué selon
l'art antérieur (colonne A1). Cela implique comme avantage par exemple, que l'on peut
diminuer la charge sur les cylindres. Il s'ensuit alors une moindre usure du caoutchouc
notamment.
Par ailleurs, au réglage maximal de la pression, soit à une empreinte de 39 mm, on
obtient 10 à 15% de plus d'épaisseur avec les picots de l'invention. On dispose ainsi
d'un potentiel d'épaisseur supplémentaire avec ces derniers. En outre pour une même
valeur de la résistance sens travers, on obtient plus d'épaisseur en particulier pour
les épaisseurs les plus élevées. Enfin, pour des épaisseurs égales, on obtient un
papier gaufré plus résistant.
| Empreinte en mm |
A1 Epaisseur en mm |
A1 Résistance sens travers ST en N /m |
I1 Epaisseur en mm |
I1 Résistance sens travers ST en N/m |
| 20 |
0,27 |
116 |
0,29 |
114 |
| 25 |
0,31 |
107 |
0,34 |
102 |
| 30 |
0,35 |
102 |
0,40 |
93 |
| 35 |
0,41 |
90 |
0,45 |
86 |
| 39 |
0,42 |
84 |
0,48 |
82 |
On a réalisé les mêmes essais dans les mêmes conditions mais cette fois-ci en associant
un pli gaufré à un pli non gaufré par moletage. On constate avec le tableau ci-dessous
que l'on obtient des résultats semblables : colonne A2 pour le produit de l'art antérieur,
colonne 12 pour le produit fabriqué conformément à l'invention.
| Empreinte en mm. |
A2 Epaisseur en mm |
A2 Résistance sens travers ST en N /m |
I2 Epaisseur en mm |
I2 Résistance sens travers ST en N/m |
| 20 |
0,28 |
102 |
0,31 |
97 |
| 25 |
0,33 |
96 |
0,35 |
90 |
| 30 |
0,37 |
84 |
0,41 |
78 |
| 35 |
0,42 |
75 |
0,45 |
74 |
| 39 |
0,42 |
68 |
0,46 |
70 |
[0028] Sur la figure 5, on a représenté une installation permettant de fabriquer une feuille
multi-pli dont au moins un pli est gaufré selon le procédé de l'invention. On dispose
une première unité de gaufrage avec un cylindre gravé 112 et un cylindre à revêtement
en caoutchouc 111 et une seconde unité de gaufrage 112' et 111'. Un dispositif d'encollage
applique la colle sur les sommets des protubérances de l'une des deux unités. On comprend
que l'on peut équiper l'une ou les deux unités de picots conformes à l'invention.
Pour tirer parti au mieux des avantages de l'invention, on peut par exemple dans le
cas d'un essuie-tout ménager adapter des picots à sommet entièrement arrondi sur l'unité
(111/112) qui ne reçoit pas la colle et conserver une certaine surface aux méplats
de l'unité 111'/112' qui reçoit la colle.
1. Procédé pour fabriquer une feuille de papier tissu par lequel on gaufre celle-ci au
moyen d'un cylindre de gaufrage avec au moins une partie de sa surface pourvue de
picots, lesdits picots comportant une portion de base tronconique et une portion de
sommet, caractérisé par le fait que la dite portion de sommet forme un méplat dont la surface représente moins de 75%
de la plus petite section de la portion de base.
2. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que la surface du méplat représente moins de 20% de la surface de la plus petite section
de la base.
3. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que le profil de la portion de sommet entre la base et le méplat est une courbe convexe.
4. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que ledit profil est en arc de cercle.
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le demi-angle au sommet de la surface tronconique de la base est compris entre 25°
et 35°.
6. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que ledit profil est un demi-cercle.
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la surface de la base est tangente à ladite portion de sommet.
8. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la base est à section circulaire.
9. Procédé selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la densité du motif de picots est comprise entre 20 et 100 par cm2, leur hauteur étant comprise entre 0,1 et 1,5 mm.
10. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé par le fait que la hauteur des picots est comprise entre 0,1 et 0,6 mm.
11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé par le fait que la densité du motif des picots est comprise entre 4 et 20 par cm2 ; leur hauteur étant comprise entre 1 et 2, 5 mm.
12. Feuille de papier, obtenue selon le procédé de l'une des revendications 9 et 10, avec
des protubérances formées par lesdits picots, caractérisée par le fait qu'elle comprend, sur au moins 50% de sa surface, des protubérances dont la surface unitaire
est comprise entre 0,3 mm2 et 2 mm2, le nombre de protubérances étant compris entre 20 et 100 par cm2.
13. Feuille de papier à usage notamment d'essuie-tout, obtenue selon le procédé de la
revendication 11, avec des protubérances formées par lesdits picots, caractérisée par le fait qu'elle comprend, sur au moins 50% de sa surface, des protubérances dont la surface unitaire
est comprise entre 0,3 mm2 et 4 mm2, le nombre de protubérances étant compris entre 4 et 20 par cm2.
14. Feuille de papier, obtenue selon le procédé de l'une des revendications 1 à 11, avec
des protubérances formées par lesdits picots ou selon les revendications 12 et 13,
caractérisée par le fait qu'elle est associée à au moins une autre feuille pour former un produit multi-pli.
15. Feuille selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que ladite autre feuille est gaufrée selon un motif différent dudit motif.
16. Cylindre de gaufrage pour mettre en oeuvre le procédé selon l'une des revendications
1 à 11, caractérisé par le fait qu'il comporte des picots avec une base de forme tronconique et une portion de sommet,
ce dernier présentant un méplat dont la surface représente moins de 75% et de préférence
moins de 20% de la section tronconique.