[0001] La présente invention se situe dans le domaine technique des moteurs à combustion
interne, notamment le moteurs à explosion à cylindres et pistons moteurs, avec injection
de carburant, qui peuvent équiper des véhicules, ou être aussi utilisés comme des
moteurs fixes.
[0002] Tous les moteurs à combustion interne sont actuellement munis d'un système de refroidissement,
par circulation d'un liquide refrigéré extérieurement ou par ventilation d'air ambiant.
Ce système fait perdre une fraction de l'enthalpie de combustion complète du carburant,
la perte d'énergie constatée étant d'environ 25%. Une telle perte d'énergie se traduit
par un manque de disponibilité de puissance sur l'arbre moteur.
[0003] La présente invention a pour but de réduire fortement cette perte d'énergie due au
refroidissement, de manière à améliorer de façon sensible le rendement énergétique
des moteurs à combustion interne.
[0004] A cet effet, l'invention a essentiellement pour objet un moteur à combustion interne,
qui est dépourvu de système de refroidissement extérieur spécifique, et qui est pourvu
de moyens pour l'introduction, dans une ou des chambres de mélange associées à un
ou des cylindres moteurs, d'une quantité d'air comprimé additionnelle, pour le refroidissement,
telle que le moteur reçoit une quantité d'air totale supérieure à celle requise pour
la combustion/explosion du carburant, le supplément d'air étant ajouté, dans la chambre
de mélange, aux gaz de combustion sortant de la chambre de combustion, dès que le
piston moteur quitte son point mort haut.
[0005] Ainsi, l'invention repose sur le principe du non-refroidissement du moteur par une
source froide extérieure traditionnelle, mais d'un transfert de l'enthalpie correspondant
à une quantité d'air additionnelle à celle de la combustion, le moteur recevant une
quantité d'air totale supérieure à celle requise pour la seule combustion. Le supplément
d'air est mélangé aux gaz sortant de la chambre de combustion dans la "chambre de
mélange".
[0006] Plus particulièrement, la quantité d'air ajoutée, conformément à l'invention, est
telle que son augmentation d'enthalpie en fin de mélange avec les gaz sortant de la
chambre de combustion soit équivalente à celle rejetée par refroidissement, dans le
cas des moteurs à combustion interne actuels équivalents, avec système de refroidissement
extérieur. Le volume total du mélange "gaz + air additionnel" emmagasine donc toute
l'enthalpie de combustion du carburant avant détente motrice.
[0007] La quantité d'air additionnelle joue ainsi le rôle de "refroidissement" mais, à l'inverse
des moteurs à combustion interne traditionnels, l'enthalpie correspondante reste au
sein même du mélange gaz-air, au lieu d'être rejetée hors du moteur. Elle va donc
fournir du travail au cours de la détente motrice. Cette enthalpie emmagasinée par
l'air additionnel est, par conséquent, un supplément d'énergie disponible pour la
détente motrice, par comparaison avec celle des gaz de combustion, par comparaison
avec les moteurs à combustion interne actuels.
[0008] Certes, il a déjà été proposé d'introduire de l'air dans des moteurs à combustion
interne, mais dans un but ou pour une fonction qui ne sont pas comparables avec l'objet
de la présente invention. Dans le document GB 1519966 A, relatif à un moteur à combustion
interne rotatif, de l'air est introduit pour réaliser un "balayage", en fin de détente
motrice des gaz de combustion, sans participer lui-même à la détente motrice, et sans
se mélanger auxdits gaz de combustion. Dans le document WO 9627737 A, de l'air est
introduit directement dans la chambre de combustion d'un moteur à combustion interne,
où il se mélange à de l'air comprimé, pour un fonctionnement du moteur sans carburant,
donc avec un faible rendement et sans problème de refroidissement. Par ailleurs, le
document FR 2416344 A indique un moteur à combustion interne dans lequel la compression
et la détente sont séparées, étant réalisées dans des cylindres distincts, mais dans
lequel aucun air additionnel n'est ajouté pour réaliser le refroidissement du moteur.
[0009] Dans le cadre de la présente invention, la fraction d'air additionnelle peut être
de l'ordre de 40 à 70%, par rapport à la quantité seulement nécessaire à la combustion/explosion
du carburant, cette dernière quantité étant strictement inchangée par rapport à celle
des moteurs actuels. Le rendement énergétique, obtenu pour le moteur objet de l'invention,
peut atteindre 37% ou plus.
[0010] Il en résulte, comme conséquence avantageuse, une diminution considérable de la pollution
atmosphérique, pour les mêmes conditions de service que les moteurs actuels, à rendements
voisins de 27%.
[0011] On notera que l'enthalpie transmise à l'air additionnel est, en partie, transformée
en travail lors de la détente motrice avec les gaz de combustion, et est, pour le
restant de cette enthalpie reçue, dégagée sous forme thermique au sein des gaz de
combustion (en parfait équilibre avec ces gaz) sortant du moteur, après détente motrice.
Il n'y a donc pas d'accumulation de chaleur dans le moteur objet de l'invention, et
le fonctionnement thermique global de ce moteur est très voisin de celui d'un moteur
à combustion interne classique. La chambre de combustion est refroidie après chaque
sortie des gaz, par l'air de la combustion suivante. Le moteur seul maintient ainsi
sa propre température d'équilibre.
[0012] Pour la fourniture de l'air de combustion/explosion, et de la quantité d'air additionnel,
sous pression, l'invention prévoit diverses possibilités.
[0013] Selon une forme de réalisation de l'invention, le moteur possède au moins un cylindre
de compression d'air, avec un piston lié au même vilebrequin que les pistons des cylindres
servant à la détente motrice, ou "cylindres moteurs", cette première possibilité étant
particulièrement adaptée à des moteurs montés sur des véhicules. De préférence, l'on
prévoit dans ce cas deux cylindres de compression d'air, montés en série (compression
bi-étagée) pour économie d'énergie.
[0014] Ainsi, à l'inverse des moteurs à combustion interne classiques, il est prévu ici
une séparation de la compression de l'air et de la détente motrice, dans deux ensembles
distincts. Cependant, le vilebrequin est commun à ces deux ensembles.
[0015] Des turbines de construction adaptée, ou des compresseurs, peuvent aussi être utilisées
pour fournir l'air de combustion/explosion et la quantité d'air comprimé additionnelle,
en particulier dans le cas de moteurs fixes. Si plusieurs moteurs selon l'invention
sont utilisés en position statique, dans une usine par exemple, l'air comprimé peut
être fourni à l'ensemble de ces moteurs à partir d'un groupe (turbine ou compresseur)
commun, envoyant l'air vers tous les moteurs, ce qui constitue naturellement une solution
économique.
[0016] Avantageusement, une bouteille tampon est insérée entre les moyens de fourniture
d'air comprimé de combustion/explosion et de la quantité d'air additionnel, tels qu'envisagés
ci-dessus, et le ou les points d'introduction de cet air comprimé dans la ou les chambres
de combustion/explosion et la ou les chambres de mélange correspondantes.
[0017] Plus particulièrement, pour un cylindre moteur, la ou chaque chambre de mélange est
délimitée en partie supérieure par la culasse, latéralement par la paroi du cylindre
moteur lui-même, et en partie basse par la tête du piston placé dans le cylindre moteur.
La culasse comporte, en plus des soupapes d'entrée d'air de combustion et de sortie
des gaz de combustion, au moins une arrivée avec soupape pour l'entrée d'air additionnel
dans ladite chambre de mélange, et elle comporte aussi au moins une soupape de sortie
des gaz et de l'air détendus à l'atmosphère. Ainsi, la chambre de mélange n'est pas
un dispositif mécanique additionnel, mais elle se forme elle-même, entre la culasse
et la tête du piston dans une position précise (selon la quantité d'air additionnelle),
en cours d'éloignement vers le point mort bas. Cette chambre de mélange est alimentée
en air additionnel par une soupape spécifique, reliée à la source d'air comprimé additionnel,
qui est notamment la sortie de la bouteille tampon, elle-même alimentée par un compresseur.
La soupape prévue pour l'échappement du mélange "gaz + air", détendu, fonctionne en
s'ouvrant rapidement au point mort bas du piston. Dans la culasse sont aussi prévus
une arrivée de carburant, et éventuellement un élément d'allumage, du genre bougie.
[0018] Hormis la culasse particulière, le moteur peut utiliser des carburants habituels
(essences ou diesel), introduits sensiblement de la même façon que dans les moteurs
classiques et selon un cycle analogue (moteur à quatre temps), avec la particularité
avantageuse de disposer de temps de combustion/explosion assez longs, permettant d'obtenir
la combustion la plus complète possible ; il s'agit là d'un avantage important, du
point de vue de la lutte contre la pollution. On notera aussi l'inutilité de tout
système de récupération aval, du type "turbo", car la détente motrice du mélange "gaz
de combustion + air additionnel" est totale, jusqu'à la sortie à l'atmosphère.
[0019] Cependant, le moteur objet de l'invention ayant une capacité de refroidissement au
moins égale à celle des moteurs à combustion interne classiques, il est préférable
de réaliser la culasse en un matériau métallique à module d'élasticité élevé, supérieur
à celui de alliages usuellement employés, et en particulier en acier spécial, ceci
à titre de sécurité préventive. En période d'été, si la température ambiante est très
élevée, une ventilation pourra "balayer" la surface extérieure de la culasse ; un
petit ventilateur de très faible puissance est prévu à cet effet.
[0020] De toute façon, l'invention sera mieux comprise à l'aide de la description qui suit,
en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples, quelques
formes d'exécution de ce moteur à combustion interne sans refroidissement extérieur
:
Figure 1 est un schéma de principe général d'un moteur à cylindres et pistons, conforme
à la présente invention ;
Figure 2 est une vue en plan très schématique de la culasse de ce moteur (pour un
cylindre moteur) ;
Figure 3 est une vue en coupe longitudinale de cette culasse ;
Figure 4 est une vue générale, de côté, d'un moteur à deux cylindres de compression
d'air et deux cylindres de détente motrice, conforme à l'invention ;
Figure 5 est une vue en plan par dessus du moteur de figure 4 ;
Figure 6 illustre l'application de l'invention à une turbine de détente motrice.
[0021] Comme le montre la figure 1, un moteur à combustion interne, conforme à la présente
invention, comprend dans son principe général un vilebrequin 2 unique, au moins un
cylindre 3 de détente motrice avec un piston moteur 4 lié au vilebrequin 2, une culasse
en acier 5 coiffant le cylindre 3 de détente motrice, et au moins un cylindre additionnel
6 de compression d'air avec un piston interne 7 lié au même vilebrequin 2. Le cylindre
additionnel 6 est prévu pour comprimer une quantité totale d'air, à savoir l'air nécessaire
à la combustion/explosion et, en supplément, une certaine quantité d'air additionnel
servant à réaliser le refroidissement du moteur.
[0022] Plus particulièrement, pour assurer sa fonction, le cylindre 6 de compression d'air
comporte une aspiration d'air ambiant 8, et un refoulement d'air comprimé 9 relié
à l'entrée d'une bouteille tampon 10 d'air comprimé. La sortie de la bouteille tampon
10 est subdivisée, et reliée à un point d'entrée 11 d'air additionnel et à un point
d'entrée 12 d'air de combustion, situés sur la culasse 5 qui, de façon habituelle,
comporte aussi des moyens d'injection de carburant.
[0023] En se référant aussi aux figures 2 et 3, la culasse 5 comporte intérieurement une
chambre de combustion/explosion 13, reliée au point d'entrée 12 de l'air de combustion
par l'intermédiaire d'une soupape 14 d'entrée d'air de combustion. A la chambre de
combustion/explosion 13 est aussi associée une soupape 15 de sortie des gaz de combustion.
Le point d'injection de carburant se situe en 16, dans la chambre de combustion/explosion
13. Dans le cas d'utilisation de carburant nécessitant un allumage par étincelle,
la bougie est localisée en 16' (voir figures 2 et 3).
[0024] Sur le côté de la chambre de combustion/explosion 13, la culasse 5 comporte une soupape
17 d'entrée d'air additionnel, montée entre le point d'entrée 11 d'air additionnel
et un volume appelé "chambre de mélange" 18, qui est délimité comme le montrent les
figures 1 et 3 : en partie supérieure, par la culasse 5 ; latéralement, par la paroi
interne du cylindre moteur 3 ; en partie basse, par la tête du piston 4 logé dans
le cylindre moteur 3.
[0025] La culasse 5 comporte encore une soupape 19 de sortie des gaz et de l'air additionnel,
détendus, à l'extérieur.
[0026] Le moteur comprend encore divers organes, tels qu'arbre(s) à cames nécessaires à
la commande des soupapes.
[0027] Dans le cycle de fonctionnement du moteur, l'introduction d'air comprimé additionnel
dans la chambre de mélange 18 est contrôlée par la soupape 17, et la sortie du mélange
des gaz de combustion et de l'air additionnel est contrôlée par la soupape 19, tandis
que l'injection de carburant, et le fonctionnement de la chambre de combustion/explosion
13 ne sont, dans leur principe, pas modifiées par rapport aux moteurs classiques (la
durée de la combustion étant, cependant, nettement supérieure).
[0028] Cette chambre de combustion/explosion 13 est alimentée en air comprimé, qui entre
par la soupape 14, à une pression et un taux définis selon le constructeur, la puissance
et le carburant. Ladite chambre 13 communique avec le cylindre 3 de détente motrice
par la soupape 15 ; dès la fin de la combustion/explosion, les gaz sortent de la chambre
13 par la soupape 15, et commencent leur travail en détente avec l'air additionnel
auquel ces gaz de combustion/explosion se mélangent instantanément, dès leur sortie
par la soupape 15.
[0029] La soupape 17 d'entrée d'air additionnel est ouverte dès que le piston moteur 4 quitte
son point mort haut. L'introduction d'air additionnel est poursuivie jusqu'au moment
où le recul de la tête du piston 4 a "dégagé", au-dessus d'elle, un volume calculé
qui est celui de la chambre de mélange 18. En ce point précis, la quantité d'air additionnel
requise est parvenue à l'intérieur de la chambre de mélange 18, et la soupape 17 termine
sa fermeture. Ainsi, les gaz issus de la chambre de combustion/explosion 13 seront,
dès le début de leur entrée dans le cylindre moteur 3, sur la tête du piston 4, mélangés
à la quantité d'air comprimé additionnel qui vient d'être introduite dans le même
cylindre 3.
[0030] La fin de fermeture de la soupape 17 est aussi l'instant d'ouverture de la soupape
15, permettant l'entrée des gaz de combustion dans la chambre de mélange 18, où ces
gaz se mélangent à l'air additionnel précédemment introduit. L'enthalpie de l'air
additionnel est ainsi rendue disponible au sein des gaz de combustion, mélangés à
cet air, et ce mélange conduit à un abaissement instantané de la température ; il
en est de même de l'abaissement de la pression, qui en est la conséquence directe.
Il est important de noter que cet abaissement de température et de pression des gaz
de combustion, obtenu lors du très court mélange avec l'air additionnel auquel est
donc "cédée" l'enthalpie correspondante, est le même que pour les gaz de combustion
d'un moteur à combustion interne classique, lors du refroidissement par une source
froide extérieure, telle que de l'eau en circulation. De plus, ce mélange gaz-air
fournit un travail de détente maximum, la pression finale étant pratiquement nulle,
puisqu'elle correspond à la perte de charge entre le cylindre moteur 3 et la sortie
à l'atmosphère (cette perte de charge pouvant être voisine de 0,3 bar), du fait que
c'est le piston 4, quittant son point mort bas, qui va comprimer légèrement le mélange
"gaz + air" pour l'évacuer à l'extérieur via la soupape 19.
[0031] Dans le cycle de fonctionnement, étant donné que le piston moteur 4 et le piston
de compression d'air 7 sont liés au même vilebrequin 2, un tour de ce dernier entraîne,
du côté du cylindre moteur 3 :
- la détente motrice pour un demi-tour,
- le refoulement des gaz moteur détendus pour le demi-tour suivant
et, du côté du cylindre 6 de compression d'air :
- l'aspiration d'air ambiant pour un demi-tour
- la compression de cet air pour le demi-tour suivant.
[0032] Donc, en un seul tour du vilebrequin 2 s'effectuent les quatre temps d'un moteur
classique. Etant donné qu'un cylindre moteur 3 est réellement moteur sur un demi-tour
du vilebrequin 2, il est clair qu'en installant un deuxième cylindre moteur sur le
même vilebrequin (avec montage des manetons respectifs en opposition de phase), le
vilebrequin devient réellement moteur sur la totalité de chaque tour.
[0033] En ce qui concerne le carburant, pour un carburant nécessitant une étincelle, fournie
par la bougie située au point 16', la pulvérisation du carburant se fait au point
d'injection 16 situé, comme la bougie, au centre de la chambre de combustion/explosion
13, comme montré au dessin (figures 2 et 3). Dans le cas d'un fonctionnement de type
diesel, le carburant est pulvérisé dans la chambre de combustion/explosion 13 dans
les mêmes conditions que pour un moteur classique de ce type.
[0034] Du fait que, pour tous les carburants, la pulvérisation de ceux-ci est effectuée
dans l'air déjà comprimé, il est nécessaire de prévoir les pompes d'injection en conséquence.
[0035] Le temps de combustion/explosion, étant nettement plus long que dans les moteurs
actuels, permet une bonne diffusion de la combustion dans la chambre de combustion/explosion
13, donc l'obtention d'une combustion la plus complète possible, ce qui représente
un point important contre la pollution. Le temps de combustion se situe, en effet,
entre la mi-course de la remontée du piston 4 vers son point mort haut, et le tout
début de sa descente vers le point mort bas. En effet, il faut que cette combustion
se termine toutefois avant que le piston 4 du cylindre moteur 3, au cours de sa course
vers le point mort bas, ait dégagé le volume requis d'air additionnel, dit "chambre
de mélange" 18.
[0036] Enfin, le fonctionnement des divers soupapes 14, 15, 17 et 19, avec contrôle de leurs
instants d'ouverture et de fermeture, est assuré de manière connue en soi par un ou
deux arbres à cames (non représentés).
[0037] Pour un moteur de moyenne puissance, comme illustré aux figures 4 et 5, on prévoit
de préférence deux cylindres 6 de compression d'air, montés en série pour une compression
bi-étagée, au-dessus desquels peut prendre place la bouteille tampon 10, et deux cylindres
moteurs 3, coiffés par la même culasse 5. Les pistons respectifs 4 et 7 des cylindres
3 et 6 sont liés au même vilebrequin 2 par un embiellage classique, non représenté.
Etant donné que l'air comprimé est introduit dans la bouteille tampon 10 avant utilisation,
il est nécessaire qu'il soit exempt d'huile, de sorte que, pour les pistons 7 des
cylindres 6 de compression d'air, l'on utilise des pistons "secs" (à segments non
lubrifiés). Etant donné qu'avec une compression bi-étagée de l'air, la température
finale de celui-ci peut ne pas être suffisante en particulier pour la combustion,
il reste possible d'installer un réchauffeur, tel qu'un tube à ailettes, utilisant
la chaleur résiduelle des gaz d'échappement ; ce réchauffeur reste un échangeur thermique
de petites dimensions, donc de faible poids, eu égard à l'écart de température entre
les deux flux.
[0038] La bouteille tampon 10 est calorifugée. De plus, afin que l'air fourni soit à la
pression et à la température requises, même après un large arrêt et quelle que soit
la saison, la bouteille tampon 10 comporte avantageusement des moyens de remise en
température, réalisables sous la forme d'une résistance électrique chauffante, adaptée
pour le réchauffage de cette bouteille. Par ailleurs, pour des raisons de sécurité,
les sorties de la bouteille tampon 10, vers les chambres de combustion/explosion 13
et de mélange 18, sont munies de clapets anti-retour.
[0039] La figure 6 illustre la possibilité alternative d'application de la présente invention
à une turbine de détente motrice 20, à haut rendement, qui par l'intermédiaire d'un
réducteur 21 (ou réducteur-variateur de vitesse) entraîne une machine 22 tel que véhicule,
équipement industriel ou autre. L'air comprimé est, ici aussi, fourni à partir d'au
moins un cylindre 6 de compression d'air, et par l'intermédiaire d'une bouteille tampon
10 dont la sortie est reliée à un point d'entrée 11 d'air additionnel et à un point
d'entrée 12 d'air de combustion situés sur une culasse 5 (les éléments correspondant
à ceux précédemment décrits étant désignés par les mêmes repères numériques). On notera
que, dans cette application, la quatrième soupape (pour sortie des gaz et de l'air
détendus) est supprimée.
[0040] De plus, dans cette application, la "chambre de mélange" des gaz et de l'air additionnel
est matérialisée différemment. La soupape 17 d'entrée d'air additionnel se ferme juste
au moment où s'ouvre la soupape 15 de sortie des gaz issus de la chambre de combustion
13, les sorties respectives de ces deux soupapes 15 et 17 étant réunies au col du
venturi 23, en aval duquel le flux gazeux commence son travail sur la turbine 20,
ce point constituant la chambre de mélange.
[0041] L'utilisation du moteur à combustion interne, objet de l'invention, est équivalente
à celle de tous les moteurs à combustion interne actuels, l'invention s'appliquant
à la même gamme de puissance que les moteurs actuels. L'invention peut être mise en
oeuvre tant pour la motorisation des véhicules neufs ou des installations nouvelles,
que pour transformer des moteurs déjà existants.
[0042] L'on ne s'éloignerait pas du cadre de l'invention, telle que définie dans les revendications
annexées, en modifiant le nombre des cylindres du moteur, le détail des soupapes ou
les matériaux constitutifs ; en particulier, le nombre de cylindres de compression
d'air et de cylindres moteurs peut être augmenté, pour être égal à quatre, six, huit
ou autre nombre de préférence pair, selon les puissances plus ou moins élevées qui
seraient désirées.
1. Moteur à combustion interne, notamment moteur à explosion à cylindres et pistons moteurs,
avec injection de carburant, pouvant équiper un véhicule ou être utilisé comme moteur
fixe, caractérisé en ce qu'il est dépourvu de système de refroidissement extérieur spécifique, et est pourvu
de moyens (6 à 11, 17) pour l'introduction, dans une ou des chambres de mélange (18)
associées à un ou des cylindres moteurs (3), d'une quantité d'air comprimé additionnelle,
pour le refroidissement, telle que le moteur reçoit une quantité d'air totale supérieure
à celle requise pour la combustion/explosion du carburant, le supplément d'air étant
ajouté, dans la chambre de mélange (8), aux gaz de combustion sortant de la chambre
de combustion (13), dès que le piston moteur (4) quitte son point mort haut.
2. Moteur à combustion interne selon la revendication 1, caractérisé en ce que la quantité d'air ajoutée est telle que son augmentation d'enthalpie en fin de mélange
avec les gaz sortant de la chambre de combustion (13) soit équivalente à celle rejetée
par refroidissement, dans le cas d'un moteur à combustion interne équivalent, avec
système de refroidissement extérieur.
3. Moteur à combustion interne selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que la fraction d'air d'additionnelle est de l'ordre de 40 à 70%, par rapport à la quantité
seulement nécessaire à la combustion/erxplosion du carburant.
4. Moteur à combustion interne selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, plus
particulièrement monté sur un véhicule, caractérisé en ce qu'il possède, pour la fourniture de l'air de combustion/explosion et de l'air additionnel,
au moins deux cylindres (6) de compression d'air montés en serie, avec pistons (7)
lié au même vilebrequin (2) que les pistons (4) des cylindres (3) servant à la détente
motrice, ou cylindres moteurs.
à l'inverse des moteurs à combustion interne classiques, il est prévu ici, une
séparation de la compression de l'air et de la détente motrice; le vilebrequin étant
commun à ces deux ensembles;
la fraction d'air additionnelle peut être de l'ordre de 40 à 70%, par rapport à
la quantité seulement nécessaire à la combustion/explosion du carburant, cette dernière
quantité d'air étant strictement inchangée par rapport à celle des moteurs actuels;
la chambre de combustion (13) est alimentée en air comprimé à une pression et un
taux définis, selon le constructeur, la puissance, et, le carburant.
5. Moteur à combustion interne selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comprend deux cylindres (6) de compression d'air, montés en série pour une compression
bi-étagée, et deux cylindres moteurs (3), les pistons respectifs (7, 4) de ces cylindres
(6, 3) étant liés au même vilebrequin (2).
6. Moteur à combustion interne selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, plus
particulièrement moteur fixe, caractérisé en ce qu'une turbine ou un compresseur est prévu pour fournir l'air comprimé de combustion/explosion
et l'air comprimé additionnel.
7. Moteur à combustion interne selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'une bouteille tampon (10) est insérée entre les moyens (6 à 9) de fourniture d'air
comprimé de combustion/explosion et d'air additionnel, et le ou les points d'introduction
(11, 12) de cet air comprimé dans la ou les chambres de combustion (13) et de mélange
(18).
8. Moteur à combustion interne selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que, pour un cylindre moteur (3), la chambre de mélange (18) est délimitée en partie
supérieure par une culasse (5), latéralement par la paroi du cylindre moteur (3) lui-même,
et en partie basse par la tête du piston (4) placé dans le cylindre moteur (3) considéré,
la culasse (5) comportant, en plus des soupapes (12, 15) d'entrée d'air de combustion
et de sortie des gaz de combustion dans la chambre de combustion/explosion (13), au
moins une arrivée (11) avec soupape (17) pour l'entrée d'air additionnel dans ladite
chambre de mélange (18), et au moins une soupape (19) de sortie des gaz et de l'air
détendus à l'atmosphère.
9. Moteur à combustion interne selon la revendication 8, caractérisé en ce que la culasse (5) est réalisée en un matériau métallique à module d'élasticité élevé,
en particulier en acier spécial.
10. Moteur à combustion interne selon la revendication 8 ou 9, caractérisé en ce qu'une ventilation est prévue pour "balayer" la surface extérieure de la culasse (5),
en cas de température élevée, notamment par utilisation d'un ventilateur de faible
puissance.
1. Verbrennungsmotor, besonders Explosionsmotor mit Zylinder und Motorkobeln, mit Kraftstoffeinspritzung;
der ein Fahrzeug ausstatten oder als fester Motor benutzt werden kann. Er ist dadurch gekennzeichnet, dass er kein spezifisches äußerliches Abkühlsystem besitzt und ist mit Mitteln (6 bis
11, 17) für die Einführung einer Zusatzmenge Druckluft ausgestattet, in einem oder
mehreren Mischungskammern (18), der (die) mit einem oder mehreren Motorzylinder(n)
(3) verbunden sind, für das Abkühlen; so dass der Motor eine Gesamtmenge von Luft
erhält, die höher ist als jene, die für die Verbrennung/Explosion des Kraftstoffs
erforderlich ist. Der Luftzusatz wird dabei, in der Mischungskammer (8), den Verbrennungsgasen
hinzugefügt, die aus der Brennraum (13) herauskommen, sobald der Motorkolben (4) seinen
hohen toten Punkt verlässt.
2. Verbrennungsmotor, nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die hinzugefügte Luftquantität so ist, dass ihre Erhöhung der Enthalpie am Ende der
Mischung, mit den Gasen, die aus der Brennraum (13) herauskommen, derjenigen entspricht,
die durch das Abkühlen ausgestossen wird, im Falle eines äquivalenten Verbrennungsmotors
mit äusserlichem Kühlsystem.
3. Verbrennungsmotor, nach Ansprüchen 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Zusatzluftteil 40 bis 70 % beträgt, im Vergleich zu der Menge, die nur für die
Verbrennung/Explosion des Treibstoffs notwendig ist.
4. Verbrennungsmotor, nach Ansprüchen 1-3, im allgemeinen in einem Fahrzeug eingebaut,
dadurch gekennzeichnet, dass er, für die Verbrennung/Explosionsluft und der Zusatzluft, wenigstens zwei Zylinder
zur Luftkompression besitzt, serienmäßig eingebaut, mit Kolben an dieselbe Kurbelwelle
(2) gebunden, wie die Kolben (4) der Zylinder (3), die zur Dekompression des Verbrennungsgases
(Expansion) dienen, oder Motorzylinder (Motorkolben?). Im Gegensatz zu den in der
Welt existierenden Verbrennungsmotoren (oder klassischen Verbrennungsmotoren), ist
hier, eine Trennung zwischen der Luftkompression und der Dekompression des Verbrennungsgases
vorgesehen; die Kurbelwelle ist dabei für die beiden Einheiten dieselbe. Der Anteil
der Zusatzluft kann 40 bis 70% betragen, bezüglich der Menge, die nur für die Kraftstoffs-Verbrennung/Explosion
notwendig ist; Diese Menge ist, im Vergleich zu jener der derzeitigen Motoren, strikt
unverändert. Der Verbrennungsraum (13) ist mit Druckluft versorgt, deren Druck und
Anteil vom Hersteller, sowie von der Fahrzeugstärke und dem Treibstofftyp bestimmt
werden.
5. Verbrennungsmotor, nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass er, aus zwei Luftkompressionszylindern besteht (6), die für eine zweistufige Kompression
in Serie eingebaut wurden, und zwei Motorzylindern (3), die jeweiligen Kolben (7,4)
dieser Zylinder (6,3) ist dabei an dieselbe Kurbelwelle gebunden.
6. Verbrennungsmotor, nach irgendeinem der Ansprüche 1-3, besonders für einen festen
Motor, dadurch gekennzeichnet, dass eine Turbine oder ein Kompressor vorgesehen ist, um die Druckluft der Verbrennung/Explosion
und die zusätzliche Druckluft zu liefern.
7. Verbrennungsmotor, nach irgendeinem der Ansprüche 1-6, dadurch gekennzeichnet, dass eine Pfropfenflasche (Luftbehälter) (10) zwischen den Mitteln (6 9) zur Lieferung
von Druckluft zur Verbrennung/Explosion und von Zusatzluft, und dem oder den Einführungspunkt(en)
(11,12) dieser Druckluft in die Verbrennungskammer(n) (13) und Mischungskammer(n)
(18) eingefügt wird.
8. 8 - Verbrennungsmotor, nach irgendeinem der Ansprüche 1-7, dadurch gekennzeichnet, dass, die Mischungskammer (18) für einen Motorzylinder (3) im oberen Teil durch einen
Zylinderkopf (5), und längsseitig durch die Wand des Motorzylinders (3) selbst, abgegrenzt
ist und, im niedrigen Teil durch den Kolbenkopf (4), der in den betrachteten Motorzylinder
(3) gesetzt wurde, wobei der Zylinderkopf (5), zusätzlich zu den Eingangsventilen
(12,15) der Verbrennungsluft und den Ausgangsventilen des Verbrennungsgases in der
Verbrennungs/Explosionskammer, (13) wenigstens einen Eingang (11) mit Ventil (17)
für Zusatzluft in die besagte Mischungskammer (18) und wenigstens ein Ausgangsventil
(19) für die in die Atmosphäre ausströmenden Gase und die Luft umfasst.
9. Verbrennungsmotor, nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass der Zylinderkopf (5) aus einem metallischen Material mit hohem Elastizitätsmodul,
insbesondere aus speziellem Stahl hergestellt wird.
10. Verbrennungsmotor, nach Ansprüchen 8 oder 9, dadurch gekennzeichnet, dass eine Ventilation vorgesehen ist, um die Aussenoberfläche des Zylinderkopfes (5) bei
hoher Temperatur, insbesondere durch Benutzung eines Ventilators schwacher Kraft,
"zu fegen".
1. Internal combustion engine, specially a fuel explosion engine, equipped with cylinders
and pistons and fuel injectors, which can, either energizes any vehicle or any equipment
in a standstill position; its typical creative design is such that its construction
does not include any cooling system, but, includes a few items (6 to 11, and 17) for
performing the inlet of, a so called, additional compressed air flowrate, which is
really the engine cooling system medium, into one (or more) mixing chamber/s (18),
which is/are volume/s located inside one (or more) motorizing cylinder/s (3); such
the above mentioned additional compressed air flowrate (engine cooling medium) entails
a total engine compressed air flowrate bigger than that for only the fuel combustion/explosion
sequence; the additional compressed cooling air flowrate is mixed to combustion gases
when these gases go out from the combustion chamber (13) and enter the mixing chamber
(18), that is to say at a very short time after the energizing piston (4) leaves its
highermost position level (and starts going down to its lowermost position level).
2. Internal combustion engine, in compliance with the claim number 1, having got a typical
creative design such as the additional compressed cooling air flowrate enthalpy quantity
increasing, which is got at the end of the above mentioned "mixing air + gases going
out from the combustion chamber (13)", is the same as the enthalpy quantity which
is eliminated from any existing internal combustion engine by its outside cooling
system (radiator and its water loop).
3. Internal combustion engine, in compliance with either claim number 1 or number 2,
has got a typical creative design, such as the additional compressed air flowrate
(engine cooling medium) is about 40 to 70% of the combustion/explosion air flowrate.
4. Internal combustion engine in compliance with any above specified claims number 1
to number 3, specially energizing a vehicle, having got a typical creative design,
such as the combustion/explosion and additional cooling air supply equipment is composed
of, at least, two air compression cylinders (6) connected in such a way for getting
a double staged air compression running, equipped with pistons (7), which are fitted,
with motorizing cylinder (3) pistons (4), to only one crankshaft (2); in the opposite
of any existing internal combustion engines, the present design includes a separation
of both air compression and combustion gases + cooling air mixing energizing groups,
with only one crankshaft for both above mentioned groups; the additional compressed
cooling air flowrate is about 40 to 70% of the combustion/explosion compressed air
flowrate, which is exactly the same as the necessary air flowrate to any existing
internal combustion engine fuel combustion; both combustion chamber (13) air pressure
and flowrate are specified in compliance with the engine manufacturer design, the
engine power and the fuel type.
5. Internal combustion engine, in compliance with the claim number 4, has got a typical
creative design such as its construction is composed of two air compression cylinders
(6), both of them are connected in a series type assembly in order to get a double-staged
air compression running, and two motorizing cylinders (3);both piston sizes (7) and
(4) for both corresponding cylinder sizes (6) and (3) are fitted to only one crankshaft
(2).
6. Internal combustion engine, in compliance with claims number 1 to number 3, has got
a typical design, such as either one turbine or one compressor can supply both the
combustion/explosion compressed air flowrate and the additional compressed cooling
air flowrate.
7. Internal combustion engine in compliance with any claims from number 1 to number 6,
has got a typical design such as a buffer compressed air capacity (10) is located
between equipments (6 to 9) which supply both the combustion/explosion compressed
air flowrate and the additional compressed cooling flowrate; and pipe inlets (11 and
12) where both compressed air flowrates enter inside mixing chamber/s (18) and inside
combustion chamber/s (13) respectively.
8. Internal combustion engine, in compliance with any claims from number 1 to number
7, has got a typical design such as, for every motorizing cylinder (3), its corresponding
mixing chamber (18) is composed of a small part of the cylinder (3) inside volume;
(18) is limited at its uppermost side by the cylinder head (5), along its lateral
side by the cylinder (3) internal surface, and at its lowermost side by the piston
(4) uppermost surface; the cylinder head (5) equipped with both valves (12 and 15)
which are used for the combustion air inlet into the combustion/explosion chamber
(13) and for the combustion gas outlet from the above mentioned chamber (13) respectively;
is also equipped with, at least one pipe (11) equipped with the valve (17), for the
inlet of the additional compressed cooling air flowrate into the mixing chamber (18),
and also equipped with, at least one valve (19) which performs the expanded additional
air + gas mixed flow elimination to the ambient atmosphere.
9. Internal combustion engine in compliance with the claim number 8, has got a typical
design such as the cylinder head (5) material is made of special alloys which can
perform high elasticity modulus.
10. Internal combustion engine according to either claim number 8 or claim number 9, has
got a special design, such as, a low power fan is technically specified for performing
an air draught which sweeps out the cylinder head (5) outside surface, when this surface
gets a too high temperature;