[0001] L'invention concerne un carburant solide et un mélange combustible le contenant.
[0002] Les carburants les plus utilisés à l'heure actuelle pour produire de l'énergie, et
en particulier pour une utilisation pour des moteurs à combustion interne, sont des
carburants issus de l'industrie pétrolière ou gazière.
[0003] Cependant les ressources mondiales en produits pétroliers et gaziers s'épuisent et
cela entraîne des problèmes d'approvisionnement et de coûts.
[0004] De plus, l'utilisation de ces sources de carburants pose de nombreux problèmes de
pollution environnementale.
[0005] Pour pallier ce problème, on a proposé l'emploi de pots catalytiques et de filtres
à particules ajoutant au coût de fabrication du véhicule ou autre équipement fonctionnant
avec ce type de carburant.
[0006] On a alors proposé d'utiliser l'énergie nucléaire ou l'énergie solaire.
[0007] Cependant, cela pose des problèmes de pollution et de sécurité environnementales
et leur utilisation dans les véhicules à moteur en particulier, les automobiles et
les avions, se heurte à des problèmes de stockage, de transport et donc de coûts.
[0008] Par ailleurs, le risque d'explosion des poussières de grains de céréales dans les
silos à grains est connu depuis de nombreuses années.
[0009] En effet, les grains de céréales produisent des poussières qui, au contact de l'air,
sont fortement explosives. Cette forte explosivité des poussières de grains de céréales
dans les silos a été expliquée par leur taille moyenne de particules qui est inférieure
à environ 75 µm. Ainsi, lorsque ces poussières de grains de céréales sont mises en
suspension dans une grande quantité d'air en présence de gaz issus de la fermentation
des grains de céréales, le mélange poussières de grains de céréales, air et gaz de
fermentation devient explosif.
[0010] Dans d'autres domaines techniques, il est connu que les farines ont un risque d'explosion,
voir l'article de
P. Cardillo et al. relatif à "Dust explosions in the food industry", publié dans Industria
Conserve 73(2) 1998, pages 135-144 ; l'article de
Wasmund et al. dans Zuckerindustrie 103 (1978), Nr. 10 pages 856-860, intitulé "Brennwerte und Heizwerte fester Produkte der Lebenmittelsindustrie und
ihre Bedeutung für das Einschätzen der Gefahr von Staubexplosionen". D'autre part,
d'autres documents sont relatifs aux caractéristiques physiques des farines, voir
l'article de
Chinyere et al. dans "Carbohydrate polymers 37 (1998), pages 97-101, intitulé "Density and viscosity of cold flour pastes of cassava, sweet potato and
white yarns tubers as effected by concentration and particle size", ou encore de l'article
de
K. Saito et al. dans le journal of texture studies 30 (1999) pages 59-88, intitulé "Effect of physical properties of food particles on the degree of graininess
perceived in the mouth".
[0011] L'invention a pour but de fournir un carburant qui est une alternative aux carburants
issus de l'industrie pétrolière, gazière, nucléaire ou solaire, dont le transport
ou le stockage ne pose aucune difficulté, dont l'utilisation ne produit aucun rejet
toxique et qui est facilement disponible et renouvelable.
[0012] L'invention concerne l'utilisation comme carburant solide d'au moins un constituant,
telle que définie à la revendication 1 ou 2, ou dans les sous revendications 3 à 13.
[0013] A cet effet, l'invention propose un carburant solide contenant majoritairement au
moins un constituant, qui contient principalement au moins un composé sélectionné
dans le groupe consistant en l'amidon, le lactose, la cellulose, et leurs dérivés
et au moins 15 % en poids de glucides par rapport au poids total du(des) constituant(s),
le (les) constituant(s) étant sous la forme d'une poudre d'un diamètre moyen et d'un
diamètre médian de particules supérieurs ou égaux à 150 µm, de préférence compris
entre 150 et 500 µm.
[0014] De préférence, au moins environ 70 % en volume de ladite poudre est constitué de
particules ayant un diamètre supérieur ou égal à 150 µm.
[0015] Selon un premier mode de réalisation du carburant de l'invention, celui-ci est composé
en totalité dudit (desdits) au moins un constituant.
[0016] Un carburant solide particulièrement préféré de l'invention est un carburant dans
lequel le(s)dit(s) au moins un constituant est(sont) sélectionné(s) dans le groupe
consistant en une farine de céréales, la farine de coton, la farine de soja, la farine
de pomme de terre, la farine de manioc ou tapioca, le chocolat déshydraté en poudre,
le lait déshydraté en poudre et leurs mélanges.
[0017] Lorsque ledit au moins un constituant est une farine de céréales, la céréale est
de préférence le blé, le seigle, le riz, le maïs, l'orge, le sorgho, le mil, le millet,
l'avoine, le son, le méteil, le triticale, le sarrasin ou leurs mélanges.
[0018] Dans un mode de réalisation préféré de l'invention, ledit au moins constituant est
la farine de coton.
[0019] Dans un autre mode de réalisation préféré de l'invention, ledit au moins un constituant
est la farine de soja.
[0020] Une autre farine particulièrement appropriée en tant que carburant de l'invention
est la farine de pomme de terre.
[0021] Toujours une autre farine appropriée en tant que carburant de l'invention est le
tapioca.
[0022] Egalement, le carburant solide de l'invention peut être constitué de chocolat déshydraté
en poudre.
[0023] Selon encore un autre mode de réalisation de l'invention, le carburant solide de
l'invention est constitué de lait en poudre déshydraté.
[0024] De manière tout particulièrement préférée, le carburant solide de l'invention est
constitué d'un mélange de deux ou plus desdits au moins un constituant.
[0025] L'invention propose également un mélange combustible composé du carburant de l'invention,
en suspension dans l'air, à une concentration d'environ 200 mg de carburant par litre
d'air.
[0026] L'invention sera mieux comprise et d'autres buts, caractéristiques, détails et avantages
de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description explicative qui
va suivre qui est faite en référence aux figures annexées dans lesquelles :
- La figure 1 représente schématiquement une vue de côté d'une tondeuse à gazon du commerce,
- la figure 2 représente une coupe agrandie de la partie notée II en figure 1, modifiée
pour fonctionner avec le carburant de l'invention,
- la figure 3 montre la courbe granulométrique, mesurée avec un granulomètre laser LS
de Coulter, d'une poudre de chocolat déshydraté du commerce utilisée à l'exemple 1,
- La figure 3bis représente la courbe granulométrique de la figure 3 sous forme de valeurs
numériques,
- la figure 4 montre là courbe granulométrique, mesurée avec un granulomètre laser LS
de Coulter, d'une poudre de lait déshydratée du commerce utilisée à l'exemple 2,
- la figure 4bis représente la courbe granulométrique de la figure 4 sous forme de valeurs
numériques,
- la figure 5 montre la courbe granulométrique, mesurée avec un granulomètre laser LS
de Coulter, d'une fraction de remoulage blancs d'une farine de blé utilisée à l'exemple
3,
- la figure 5 bis représente la courbe granulométrique de la figure 5 sous forme de
valeurs numériques,
- la figure 6 montre la courbe granulométrique, mesurée avec un granulomètre laser LS
de Coulter, d'une fraction de remoulage bis utilisée à l'exemple 4,
- la figure 6bis représente la courbe granulométrique de la figure 6, sous forme de
valeurs numériques,
- la figure 7 montre la courbe granulométrique, mesurée avec un granulomètre laser LS
de Coulter, d'une fraction de remoulage bis utilisée à l'exemple 5, et
- la figure 7bis représente la courbe granulométrique de la figure 7, sous forme de
valeurs numériques.
[0027] La forte explosivité des poussières de grains de céréales a toujours été considérée
comme le résultat de trois facteurs :
- la taille des particules des poussières dont le diamètre moyen de particules est inférieur
à environ 75 µm,
- la présence de gaz provenant de la fermentation des grains eux-mêmes, et
- la présence d'un grand volume d'air dans lequel les particules de poussières se mettent
en suspension.
Cependant, ce phénomène d'explosivité n'a jamais été ni reporté ni étudié pour les
farines obtenues industriellement par mouture des grains de céréales eux-mêmes.
Or on a maintenant découvert de façon surprenante que de la farine de céréales ayant
un diamètre moyen et un diamètre médian des particules supérieurs ou égaux à 150 µm,
de préférence compris entre 150 et 500 µm, peut être utilisée en tant que carburant
solide pour faire fonctionner, en particulier, des moteurs à combustion interne et,
ainsi, peut remplacer les produits pétroliers ou gaziers.
Cela est particulièrement surprenant et va à l'encontre d'un préjugé de l'art antérieur.
En effet, le fait que les poussières de graines de céréales présentent une explosivité
élevée n'a jamais été considéré comme en faisant pour autant de bons carburants, au
contraire.
Cela est dû tout d'abord au fait qu'en l'absence de turbulence, c'est-à-dire en régime
laminaire, à richesse 1, c'est-à-dire à un rapport sto:chiométrique carburant : air
égal à 1:1, et à pression atmosphérique, la vitesse de propagation de flamme des hydrocarbures
est d'environ 0,4 m/s alors que celle des farines agroalimentaires est d'environ 30
m/s.
Or, dans un moteur le dispositif piston/soupape présente la particularité d'augmenter
la turbulence dans la chambre de combustion presque proportionnellement à la vitesse
de rotation du moteur.
D en résulte une augmentation de la vitesse de combustion.
Pour les hydrocarbures, cette vitesse de combustion est de 20 m/s, c'est une combustion
par déflagration, alors que la vitesse de combustion des farines agroalimentaires
peut atteindre, quant à elle, 2 000 m/s, c'est-à-dire une combustion par détonation
qui caractérise les explosifs.
Or, dans un moteur, la propagation d'une onde explosive entraîne la formation et la
propagation d'ondes de choc qui se propagent dans les gaz brûlés ou non encore brûlés.
D'une part ces ondes de choc, qui se perçoivent par un fort cliquetis, tambourinage
ou cognement, ont pour conséquence de réduire la puissance du moteur et d'en accélérer
l'usure. D'autre part, quant elles sont diffractées ou réfléchies, de très hautes
températures peuvent apparaître.
Ainsi, au regard de leurs grandes vitesses de combustion en régime turbulent, tout
laisse à penser que les farines agroalimentaires sont inappropriées pour un emploi
en tant que carburant ou combustible, en particulier dans les moteurs à combustion
interne.
De plus, tout produit apparaissant a priori approprié pour constituer un bon carburant et/ou combustible doit présenter d'autres
caractéristiques physiques et thermodynamiques qui sont : la capacité à être comprimé
ou taux de compression, tout en ayant une température d'auto-inflammation acceptable,
l'Energie Minimale d'Inflammation, l'enthalpie, la volatilité, la tenue au gel, entre
autres.
En effet, il y a intérêt à augmenter la compression pour augmenter le rendement thermique
d'un moteur et, dans tous les types de moteurs, il y a une phase de compression qui
porte l'air ou le mélange air/carburant à haute température avant la phase d'allumage/combustion.
Or, lorsque l'on comprime un gaz, sa température augmente.
Ainsi, dans un moteur à allumage commandé, le taux de compression est très vite limité
par l'auto-inflammation du mélange intime air/carburant. Ce mélange intime air/carburant
est admis dans le cylindre, puis comprimé par le piston. La température en fin de
phase de compression du mélange air/essence est d'environ 194°C. Dans ce type de moteur,
tout est mis en oeuvre pour éviter l'auto-inflammation par compression.
A contrario, dans un moteur à allumage par compression ou moteur Diesel, seul l'air
est admis dans le cylindre puis comprimé par le piston à un taux au moins deux fois
plus élevé que dans le moteur à allumage commandé. Le carburant est injecté dans la
chambre de combustion en fin de compression. Il en résulte une auto-inflammation du
gazole au contact de l'air porté à une température d'environ 500°C.
Par conséquent, dans le cas d'un moteur à allumage par compression, à l'inverse du
cas d'un moteur à allumage commandé, on provoque une auto-inflammation par compression.
Ainsi, pour pouvoir se substituer à l'essence ou au gazole , le produit candidat en
tant que carburant et/ou combustible doit avoir une température d'auto-inflammation
supérieure à 194°C pour une utilisation dans un moteur à allumage commandé et inférieure
à 500°C, dans le cas d'un moteur à allumage par compression.
Or, rien, dans l'art antérieur, n'indique que les farines agroalimentaires sont susceptibles
de remplir cette double exigence, ni même une seule.
Cependant, la Température Minimale d'Inflammation des nuages de farines alimentaires
a été déterminée; dans l'invention, de manière expérimentale dans un four "Godbert-Greenwald"
et on a alors découvert que les Températures Minimales d'Inflammation sont comprises
entre 350° et 500°C.
Donc les farines agroalimentaires peuvent se substituer à l'essence non seulement
peuvent se substituer à l'essence, mais qui plus est, peuvent supporter des températures
et donc des taux de compression plus élevés, ce qui contribue à augmenter le rendement
du moteur à allumage commandé.
Quant au moteur à allumage par compression, là aussi elles peuvent se substituer avantageusement
au gazole.
L'Energie Minimale d'inflammation est la quantité la plus faible d'énergie à appliquer
à un combustible pour l'enflammer lorsqu'il est en mélange avec l'air. Elle est souvent
caractérisée par l'énergie de l'étincelle d'une décharge capacitive.
Or, rien dans l'art antérieur ne suggère ou ne divulgue que l'énergie minimale d'inflammation
des farines agroalimentaires soit comparable à celle des gaz.
On a maintenant découvert que l'Energie Minimale d'Inflammation la plus faible des
farines agroalimentaires est de l'ordre du millijoule, c'est-à-dire voisine de celle
des gaz. Cette Energie Minimale d'Inflammation des farines agroalimentaires a été
déterminée de manière expérimentale dans un inflammateur "Hartmann".
Par ailleurs, les hydrocarbures liquides tels que l'essence, le gazole et le kérosène
ont un Pouvoir Calorifique Spécifique ou enthalpie d'environ 43 MJ/Kg. Alors que les
farines agroalimentaires ont un Pouvoir Calorifique Spécifique, seulement d'environ
15 MJ/Kg.
Là encore, cette propriété thermodynamique des farines agroalimentaires laisse à penser
que les farines agroalimentaires ne sont pas appropriées en tant que carburant et/ou
combustible pour un moteur thermique.
Or, il n'en est rien.
En effet, le pouvoir calorifique de la cylindrée de 1 litre de mélange tonnant pour
un mélange tonnant constitué d'air/essence est de 760 calories alors que l'on a maintenant
découvert que le pouvoir calorifique de la cylindrée de 1 litre de mélange tonnant
constitué d'air/farine est de 703 calories.
En comparaison à l'essence, il est brûlé plus de deux fois plus de farine pour le
même volume d'air. Le rapport stoechiométrique est de 15,1 grammes d'air pour 1 gramme
d'essence et de 6,5 grammes d'air pour 1 gramme de farine, soit un rapport stoechiométrique
équivalent au méthanol.
D'autre part, le système motorisé de base étant très peu modifié, le rapport des consommations
pour le calcul d'équivalence répond au simple rapport des pouvoirs calorifiques :


Par conséquent, 1,3 litre de farine est équivalent à 1 litre d'essence.
[0028] Quant à la tenue au gel des farines agroalimentaires, ces farines agroalimentaires
contenant naturellement environ 15 % en poids d'eau, tout laisse à penser qu'elles
se cristallisent à une température inférieure à 0°C. Du fait de cette cristallisation,
elles perdraient donc leur fluidité et formeraient un ou des blocs compacts et indissociables.
[0029] Or, tel n'est pas le cas car les farines agroalimentaires (testées à - 20°C) ont
une tenue au gel que n'ont pas certains combustibles liquides tels que les fuels domestiques
et l'essence, dont les points de congélation sont respectivement de - 9°C et - 18°C.
[0030] De plus, elles conservent leur fluidité à cette température.
[0031] La valeur d'un combustible pour moteur à combustion interne dépend également de sa
volatilité.
[0032] La volatilité d'un combustible est caractérisée par sa densité.
[0033] Or, si les essences ont une densité de 0,7 et les gazoles et kérosènes de 0,8, la
densité des farines agroalimentaires est de 1,5.
[0034] Là encore, cette caractéristique physique des farines alimentaires ne plaide pas
en faveur de leur emploi en tant que carburant et/ou combustible.
[0035] Mais, les farines agroalimentaires étant des produits solides pulvérulents ne se
transformant pas en une phase gazeuse pour leur combustion, les farines agroalimentaires
ne sont pas sujettes au phénomène bien connu et préjudiciable du "vaporlock" des carburants
liquides, ce qui est un de leurs avantages.
[0036] D'autres caractéristiques physiques des farines agroalimentaires font que l'homme
du métier des carburants et des combustibles les écarte.
[0037] En effet, les farines agroalimentaires sont, contrairement aux hydrocarbures liquides,
miscibles avec l'eau. Ce qui signifie les farines contiennent naturellement de l'eau,
et ce jusqu'à une proportion de 15 % en poids de leurs masses totales. Cette teneur
élevée en eau abaisse leur Pouvoir Calorifique et leur vitesse de combustion, tout
en augmentant leur Energie Minimale d'Inflammation nécessaire.
[0038] D'autre part, l'eau augmente la viscosité des farines agroalimentaires et donc diminue
la fluidité et la volatilité des particules pouvant aller selon de degré d'hydratation,
jusqu'à un amalgame pâteux (grumeaux) et même une consistance très liquide susceptible
de provoquer l'arrêt du moteur.
[0039] Par ailleurs, les particules présentes dans la poudre que constitue les farines agroalimentaires
présentent une forte cohésion qui conduit à un phénomène d'agglomération et de collage/adhésion
aux parois du récipient les contenant.
[0040] Ainsi, les plus grandes difficultés sont à prévoir pour l'écoulement des farines
agroalimentaires du réservoir contenant le carburant jusqu'au point de mélange entre
ce carburant et l'air.
[0041] Là encore, cette caractéristique physique ne plaide pas en faveur de l'usage des
farines agroalimentaires en, tant que carburant et/ou combustible.
[0042] Or, tous ces préjugés de: l'art antérieur et les problèmes cités ci-dessus ont été
résolus par l'invention, qui est basée sur le principe du choix des granulométries
des poudres agroalimentaires constituant le carburant et/ou le combustible de l'invention.
[0043] En effet, le choix d'une poudre agroalimentaire ayant une taille des particules,
c'est-à-dire un diamètre moyen et un diamètre médian supérieurs ou égaux à 150 µm,
de préférence compris entre 150 et 500 µm, permet de contrôler la vitesse de combustion
: en augmentant la taille des particules de poudres agroalimentaires, on diminue fa
surfacé en contact avec l'oxygène de l'air qui est le comburant. Il en résulte une
réduction de la vitesse d'oxydation.
[0044] D'autre part, le taux de cendres, c'est-à-dire la teneur en minéraux tels que le
potassium, le magnésium, le calcium, le phosphore et le sodium, des poudres agroalimentaires
constituant le carburant et/ou le combustible de l'invention, joue également le rôle
d'antidétonant, à l'image du plomb tétraéthyle anciennement ajouté à l'essence et
actuellement remplacé par le benzène et le potassium.
[0045] De la même façon, le choix de cette granulométrie particulière résout le problème
lié à leur teneur en eau naturelle et à la forte cohésion entre les particules.
[0046] En effet, la quantité d'eau absorbée et la vitesse d'absorption par les particules
des poudres agroalimentaires de l'invention diminue avec la granulométrie des particules.
[0047] Or, les farines ne requièrent pas pour leur stockage plus de précautions que les
carburants liquides eux-mêmes sensibles à l'eau, en raison de leur grande stabilité.
[0048] Quant au problème de la cohésion entre les particules qui conduit au phénomène d'agglomération,
la génération d'une vibration telle que décrite dans la suite permet de surmonter
ce problème.
[0049] Les diamètres moyens et médians des carburants solides de l'invention ont été mesurés
par la méthode de mesure de granulométrie laser de COULTER, sur un appareil Coulter
LS.
[0050] Le diamètre moyen est le diamètre calculé par le logiciel de l'appareil et est représentatif
du diamètre que les particules, dont la taille est mesurée, ont en moyenne.
[0051] Le diamètre correspond à la taille de particules à laquelle 50 % en volume des particules
constituant l'échantillon dont la taille est mesurée, est une taille inférieure et
50 % en volume des particules constituant l'échantillon et dont la taille est mesurée
est une taille supérieure.
[0052] Plus le diamètre moyen et le diamètre médian sont proches, plus la poudre, dont la
taille des particules est mesurée, est homogène c'est-à-dire est monopopulée.
[0053] En effet, la distribution granulométrique de la poudre constituant le carburant de
l'invention est également un critère important.
[0054] De préférence, la répartition granulométrique de la taille des particules constituant
l'état de l'invention est étroite c'est-à-dire que le carburant contient le moins
possible de populations granulométriques différentes. Cela signifie que dans le carburant
de l'invention, plus de 70 % en volume des particules constituant la poudre doivent
avoir un diamètre des particules supérieur ou égal à environ 150 µm.
[0055] Le terme "farine" signifie ici la farine produite industriellement et utilisée à
l'heure actuelle par exemple dans l'industrie de la boulangerie. Cette farine est
utilisable directement, sans autre transformation ou traitement en tant que carburant.
[0056] Elle peut être utilisée par exemple, pour le fonctionnement des moteurs à combustion
interne, que ce soit à allumage commandé ou diesel, pour le fonctionnement de turbines,
de chaudières, par exemple pour le chauffage central et également pour le fonctionnement
des fours industriels.
[0057] La composition des farines de céréales varie en fonction de la céréale et de ses
conditions de culture. Elle dépend également de la méthode utilisée pour le broyage
et des taux d'additifs éventuellement ajoutés.
[0058] Les farines de céréales actuellement sur le marché contiennent majoritairement de
l'amidon, c'est-à-dire une teneur supérieure à 70 % d'amidon, de l'eau, des protéines
et une très faible proportion de corps gras.
[0059] Ainsi, les farines de céréales utilisées et utilisables en tant que carburant selon
l'invention contiennent majoritairement de l'amidon et au moins 15 % en poids de glucides.
[0060] De plus, ces farines ont un diamètre moyen de particules dont le diamètre moyen et
le diamètre médian sont supérieurs ou égaux à 150 µm, de préférence compris entre
150 et 500 µm.
[0061] Les farines particulièrement préférées sont celles dont plus de 70 % en volume des
particules ont un diamètre supérieur ou égal à 150 µm.
[0062] Les farines de céréales utilisées et testées dans l'invention sont les farines de
blé, de seigle, de riz, de maïs, d'orge, de sorgho, de mil, de millet, d'avoine, de
son, de méteil, de triticale, ou de sarrasin.
[0063] Certaines de ces farines industrielles actuellement commercialisées peuvent avoir
un diamètre moyen et un diamètre médian de particules inférieurs à 150 µm.
[0064] Dès lors, l'invention présente un avantage supplémentaire lié au coût de production
des farines utilisable en tant que carburant de l'invention.
[0065] En effet, pour produire des farines ayant un diamètre moyen et un diamètre médian
de particules supérieurs ou égaux à 150 µm, de préférence compris entre 150 et 500
µm, le procédé de broyage et de tamisage des grains pour obtenir la farine industrielle
classique peut être stoppé plus tôt.
[0066] Le procédé de fabrication des farines de l'invention est donc moins long et par conséquent
plus économique.
[0067] De plus, on pourra utiliser des fractions obtenues lors de la fabrication des farines
qui auraient normalement été rejetées parce que n'ayant pas une taille moyenne de
particules appropriée pour une utilisation dans l'industrie alimentaire.
[0068] On a également découvert que de manière surprenante d'autres produits pulvérulents
et industriels utilisés couramment pouvaient être utilisés en tant que carburants
à condition qu'ils contiennent majoritairement de l'amidon ou de la cellulose ou un
de leurs dérivés et au moins 15 % en poids de glucides et que le diamètre moyen et
le diamètre médian des particules de poudre de ces produits sont supérieurs ou égaux
à 150 µm, de préférence compris entre 150 et 500 µm.
[0069] Il s'agit des farines de coton, de soja, de pomme de terre et de manioc. La farine
de manioc est communément appelée tapioca.
[0070] De manière tout aussi surprenante, on a de plus découvert que de la poudre de chocolat
déshydraté ainsi que de lait déshydraté, qui contiennent majoritairement du lactose
ou un dérivé de lactose et au moins 15 % en poids de glucides et dont le diamètre
moyen et le diamètre médian des particules sont supérieurs, ou égaux à 150 µm, de
préférence compris entre 150 et 500 µm, pouvaient également être utilisées.
[0071] Ainsi, l'invention est basée sur la découverte surprenante que des poudres de produits
naturels et de consommation courante, dont le diamètre moyen et le diamètre médian
des particules sont supérieurs ou égaux à 150 µm, de préférence compris entre 150
et 500 µm et qui contiennent majoritairement au moins un composé sélectionné dans
le groupe consistant en l'amidon, un dérivé d'amidon, la cellulose, un dérivé de cellulose,
le lactose, un dérivé de lactose ou leurs mélanges et au moins 15 % en poids de glucides,
constituaient un excellent carburant solide.
[0072] Le carburant de l'invention peut être constitué d'une poudre unique, par exemple,
de la farine de coton seule, mais il peut être également un mélange de deux ou plus
de poudres différentes, par exemple de la farine de coton plus de la farine de soja
ou bien de la farine de coton plus du lait déshydraté en poudre.
[0073] De préférence, on utilisera un mélange d'au moins deux farines ayant des diamètres
moyens et des diamètres médians de particules différents car la combustion des plus
petites particules de farine amorcera la combustion de particules plus grosses.
[0074] En outre, des mélanges de plusieurs types de poudres de granulométrie et de pouvoir
calorifique différents permettent d'obtenir la thermodynamique recherchée et, de plus,
de réduire le prix du carburant par mélange d'une poudre peu coûteuse et d'une farine
plus coûteuse comme c'est le cas pour la farine de pommes de terre et le chocolat
déshydraté en poudre.
[0075] Le carburant de l'invention peut être utilisé seul ou en mélange avec d'autres carburants.
[0076] Cependant, le carburant de l'invention n'est pas un additif à un autre carburant.
Il est bel et bien un carburant en lui-même.
[0077] Ce carburant étant constitué de farines de céréales, de coton, de soja, de pommes
de terre ou de chocolat déshydraté ou de lait déshydraté en poudre ne produit aucun
rejet nocif lors de sa combustion.
[0078] A titre d'exemple, la farine de blé est constituée en moyenne de 73,5 % en poids
d'amidon, de 14,8 % en poids d'eau, de 10,8 % en poids de protéines et de 0,8 % en
poids de corps gras.
[0079] La combustion de l'amidon contenu dans la farine de blé en présence d'air, c'est-à-dire
essentiellement d'oxygène et d'azote, produit en tant que rejets dans l'atmosphère
du CO
2, de l'eau et de l'azote. La combustion des protéines produit quant à elle comme rejets
de l'eau, du CO
2, du SO
2, de l'azote et des traces de SO
3, de NH
3 et de NO
x.
[0080] On voit alors que la combustion d'une farine de blé produira majoritairement de l'eau
et de l'azote et environ 18 % de CO
2 qui sont des produits non toxiques. Les quantités produites de SO
3, de NH
3 et de NO
x sont négligeables lors de la combustion d'une telle farine.
[0081] Le carburant de l'invention est à utiliser en suspension dans de l'air pour produire
un mélange combustible. La proportion -préférée du carburant de l'invention dans un
litre d'air est d'environ 200 mg de carburant de l'invention dans un litre d'air.
[0082] Le pouvoir calorifique d'un litre du mélange combustible de l'invention, lorsque
le carburant est de la farine de blé, est de 703 calories. A titre de comparaison,
le pouvoir calorifique d'un litre de mélange d'air et d'essence est de 760 calories.
[0083] Ainsi, bien que le pouvoir énergétique du mélange combustible de l'invention soit
légèrement inférieur (de 8 %) à celui de l'essence, il est néanmoins parfaitement
approprié.
[0084] Les rejets produits lors de la combustion du mélange combustible de l'invention ne
contiennent ni plomb, ni benzène, ni soufre, ni hydrocarbures, ni monoxyde de carbone
et une quantité négligeable d'oxydes d'azote ou de particules solides.
[0085] Le carburant de l'invention peut être utilisé sans modification majeure des moteurs
à combustion interne actuels. De par son pouvoir calorifique on devra, dans les véhicules
actuels, remplacer un litre d'essence par environ 1,3 l de carburant selon l'invention.
[0086] On voit de ce qui précède, que le carburant de l'invention comporte de nombreux avantages.
Il est économiquement plus avantageux que les produits pétroliers et les gaz liquéfiés,
il est disponible en abondance, c'est une source d'énergie indéfiniment renouvelable.
Il est biodégradable, neutre pour l'effet de serre et facilement stockable.
[0087] En effet, bien que la composition des rejets de combustion des farines agroalimentaires
inclue le CO
2 comme les hydrocarbures liquides, la combustion des poudres de produits agroalimentaires
tels que définis dans l'invention ne fait que restituer le CO
2 absorbé lors de la pousse des végétaux dont elles sont issues, contrairement aux
produits d'origine fossile qui déplacent massivement les réserves carboniques du sol
vers le gaz carbonique atmosphérique. La combustion du carburant de l'invention est
donc neutre vis-à-vis de l'effet de serre.
[0088] De plus, la manipulation des carburants de l'invention ne présente aucun danger pour
l'être humain. En effet, le carburant de l'invention étant constitué de particules
dont le diamètre moyen et le diamètre médian sont supérieurs ou égaux à 150 µm, il
n'y a aucun risque d'explosion de ce carburant, en cas de choc violent.
[0089] Le carburant de l'invention ne présente également aucun danger ni pour lés voies
respiratoires ni en cas d'ingestion, s'agissant de produits comestibles.
[0090] Un autre avantage de l'invention est qu'on peut choisir le parfum dégagé lors de
sa combustion, en mélangeant les différentes poudres décrites ici.
[0091] Pour mieux faire comprendre l'objet de l'invention, on va en décrire maintenant à
titre d'exemples purement illustratifs et non limitatifs plusieurs modes de mise en
oeuvre.
EXEMPLES
[0092] Les essais de mise en oeuvre de carburant de l'invention ont été effectués sur une
tondeuse à gazon du commerce fonctionnant à l'origine à l'essence, telle que représentée
en figure 1.
[0093] Comme on le voit en figure 1, cette tondeuse à gazon est équipée d'un réservoir à
essence noté A, situé au-dessus du carburateur qui alimente, par gravité, en essence,
le carburateur. Le moteur de la tondeuse à gazon fonctionne à régime constant et la
lame de coupe du gazon, notée 6 en figure 1, est en prise directe avec le moteur de
la tondeuse. Ainsi, à chaque tour du moteur correspond un tour de la lame de coupe
6.
[0094] Pour fonctionner avec le carburant de l'invention, peu de modifications ont été effectuées.
[0095] Seuls le réservoir de carburant et la partie admission du carburant au carburateur
de cette tondeuse à gazon ont été modifiés.
[0096] Ces modifications sont représentées en figure 2 qui est une vue agrandie de la partie
notée II en figure 1. Comme représenté en figure 2, dans laquelle le carburateur non
modifié de la tondeuse à gazon du commerce est noté 7, le filtre à air de la tondeuse
à gazon du commerce est enlevé et remplacé par un tube coudé, noté 1 en figure 2,
en un matériau rigide tel que du métal ou du PVC.
[0097] Ce tube coudé 1 est relié à une de ces extrémités, par un raccord noté 5 en figure
2 en un matériau souple, à l'entrée d'air du carburateur 7.
[0098] L'autre extrémité du tube coudé 1 est relié au réservoir noté 2 en figure 2 contenant
le carburant en poudre de l'invention, noté 3 en figure 2.
[0099] Ce réservoir 2 est ouvert à son extrémité supérieure pour permettre une entrée d'air
en permanence et est muni d'une plaque perforée, notée 8 en figure 2, à son extrémité
inférieure, pour permettre le passage du carburant 3. La taille et le nombre des perforations
de la plaque perforée 8 sont calibrés pour permettre le passage du rapport voulu poids
de carburant/volume d'air.
[0100] Le réservoir 2 est également muni d'un passage d'air noté 9 en figure 2 permettant
l'alimentation en air du moteur de la tondeuse à gazon. Ce passage d'air 9 peut être,
comme représenté en figure 2, un passage d'air central situé sur la plaque perforée
8.
[0101] Il pourra également être situé sur le côté de la plaque perforée 8. Il pourra tout
aussi bien être un passage d'air situé à tout autre endroit mais qui permettra l'alimentation
en air de moteur de la tondeuse à gazon.
[0102] Ainsi, selon le rapport voulu poids de carburant/volume d'air et le débit voulu du
carburant, on fera varier le diamètre et/ou le nombre des perforations.
[0103] Le réservoir 2 est situé au-dessus du carburateur 7 pour l'alimenter par gravité
et aspiration d'air. Le mélange air/carburant se fait, au point de rencontre de l'air
et de la farine après, c'est-à-dire sous la plaque perforée 8.
[0104] Il est également nécessaire d'induire une vibration du réservoir 2, pour introduire
la quantité voulue du carburant de l'invention, au débit voulu.
[0105] Cela peut être réalisé par tout moyen approprié connu de l'homme de l'art.
[0106] Cependant dans les tests de mise en oeuvre réalisés ici, cette vibration est créée
en plaçant un poids sur l'extrémité de la lame de coupe de gazon 6 représentée en
figure 1. Ce poids déséquilibre la lame de coupe 6 et induit ainsi, à chaque tour
de lame de coupe 6 qui correspond à un tour de moteur, une vibration du réservoir
2.
EXEMPLE 1
[0107] De la poudre de chocolat déshydratée du commerce a été utilisée en tant que carburant
de la tondeuse à gazon modifiée comme indiqué ci-dessus.
[0108] Cette poudre de chocolat a une répartition granulométrique telle que représentée
sous la forme d'une courbe en figure 3 et sous la forme de valeurs numériques en figure
3bis.
[0109] Deux mesures de granulométrie successives ont été effectuées sur cette poudre et
les figures 3 et 3bis font donc apparaître les valeurs trouvées pour chacune de ces
deux mesures.
[0110] Dans la figure 3, le premier essai de mesure est noté 6015-2. $ 01 et apparaît en
trait plein et le second essai de mesure est notée 6015-2. $ 02 et apparaît en trait
pointillé.
[0111] Le diamètre moyen des particules de la poudre de chocolat déshydratée du commerce
est de 281,2 µm pour la première mesure et de 357,1 µm pour la seconde mesure.
[0112] Le diamètre médian est dans le cas du premier essai de 290,4 µm et est dans le cas
du second essai de 370,3 µm.
[0113] Comme on le voit, le diamètre moyen et le diamètre médian de cette poudre sont très
proches, ce qui indique une répartition granulométrique étroite, comme on le voit
en figure 3.
[0114] Dans les deux essais de mesure, plus de 70 % en volume des particules de la poudre
de chocolat ont des diamètres supérieurs à 150 µm.
[0115] La tondeuse à gazon a fonctionné avec ce carburant sans aucun problème, jusqu'à épuisement
du chocolat déshydraté en poudre contenu dans le réservoir 2.
EXEMPLE 2
[0116] Le même essai qu'à l'exemple 1 a été réalisé mais en utilisant de la poudre de lait
déshydraté du commerce dont la granulométrie a été mesurée comme à l'exemple 1.
[0117] Dans ce cas également deux mesures de granulométrie ont été effectuées sur la poudre
de lait déshydraté.
[0118] Les résultats sont montrés en figure 4 sous forme de courbe et en figure 4bis sous
forme de valeurs numériques. La première mesure a été notée 6015-1. $ 01 et est représentée
en trait plein en figure 4 et la seconde mesure a été notée 6015-1. $ 02 et est représentée
en trait pointillé sur la figure 4.
[0119] Le diamètre moyen des particules de lait déshydraté est pour la première mesure de
254,4 µm et, pour la seconde mesure de 251,5 µm.
[0120] Le diamètre médian est de 279,1 µm pour la première mesure et de 272,9 µm pour la
seconde mesure.
[0121] Là encore, plus de 70 % en volume des particules de cette poudre de lait ont un diamètre
supérieur à 150 µm.
[0122] De la même façon qu'à l'exemple 1, la tondeuse à gazon a fonctionné, jusqu'à épuisement
de la poudre de lait déshydraté contenue dans le réservoir 2.
- EXEMPLE 3
[0123] Le même essai qu'aux exemples 1 et 2 a été effectué mais avec la fraction de remoulage
blancs d'une farine de blé.
[0124] La fraction de remoulage blancs d'une farine de blé est une des fractions normalement
rejetées après le broyage et le sassage des grains de blé, dans le procédé de la fabrication
des farines de blé à usage alimentaire.
[0125] Le sassage est une opération ayant pour but de purifier les semoules provenant du
broyage du grain.
[0126] Deux mesures de granulométrie ont été effectuées sur cette fraction de remoulage
blancs.
[0127] Les résultats des mesures de granulométrie effectuées cette fraction de remoulage
blancs sont montrés en figure 5 sous forme de courbe et en figure 5bis sous forme
de valeurs numériques. La première mesure est notée 00. $ 05 et est représentée en
trait plein sur la figure 5 et la seconde est notée 00. $ 06 et est représentée en
traits pointillés sur la figure 5.
[0128] Le diamètre moyen de cette fraction de remoulage blancs est de 217,3 µm pour la première
mesure et de 218,7 µm pour la seconde mesure.
[0129] Le diamètre médian est de 222,7 µm pour la première mesure et de 223,4 µm pour la
seconde mesure.
[0130] Pour cette fraction de remoulage blancs plus de 70 % en volume des particules ont
un diamètre supérieur à 150 µm.
[0131] De la même façon, la tondeuse a fonctionné jusqu'à épuisement de la farine contenue
dans le réservoir 2.
EXEMPLE 4
[0132] Le même essai qu'aux exemples 1, 2 et 3 ci-dessus a été effectué mais avec une fraction
de remoulage bis d'une farine de blé.
[0133] La fraction de remoulage bis d'une farine de blé est également une des fractions
normalement rejetées après le broyage et le sassage des grains de blé dans le procédé
de fabrication d'une farine de blé à usage alimentaire.
[0134] Les résultats des mesures de granulométrie effectués sur cette fraction de remoulage
bis sont montrés en figure 6 sous forme de courbe et ensuite 6bis sous forme de valeurs
numériques.
[0135] Deux mesures de granulométrie ont été effectuées sur cette fraction de remoulage
bis. La première mesure est notée 00. $ 01 et est représentée en trait plein sur la
figure 6. La seconde mesure est notée 00. $ 02 et est représentée en traits pointillés
sur la figure 6.
[0136] Le diamètre moyen de cette fraction de remoulage bis est de 277,9 µm pour la première
mesure et de 273,4 µm pour la seconde mesure.
[0137] Le diamètre médian est de 355,1 µm pour la première mesure et de 349,0 µm pour la
seconde mesure.
[0138] La fraction de remoulage bis utilisée à cet exemple comprend plus de 70 % en volume
de particules ayant un diamètre supérieur à 150 µm.
[0139] De la même façon qu'aux exemples précédents, la tondeuse à gazon a fonctionné jusqu'à
épuisement de la farine contenue dans le réservoir 2.
EXEMPLE 5
[0140] Le même essai qu'aux exemples 1 à 4 ci-dessus a été effectué mais avec une autre
fraction de remoulage bis d'une farine de blé.
[0141] Les résultats des mesures de granulométrie effectuées sur cette fraction de remoulage
bis comme montré en figure 7 sous forme de courbe et en figure 7bis sous forme de
valeurs numériques.
[0142] Deux mesures de granulométrie ont été effectuées sur cette fraction de remoulage
bis. La première mesure est notée 00. $ 03 et est représentée en trait plein sur la
figure 7. La seconde mesure est notée 00. $ 04 et est représentée en traits pointillés
sur la figure 7.
[0143] Le diamètre moyen de cette fraction de remoulage bis est de 190,2 µm pour la première
mesure et de 192,2 µm pour la seconde mesure.
[0144] Le diamètre médian des particules de cette fraction de remoulage bis est de 205,6
µm pour la première mesure et de 206,0 µm pour la seconde mesure.
[0145] Plus de 70 % en volume des particules de cette fraction de remoulage bis ont un diamètre
supérieur à 150 µm.
[0146] De la même façon qu'aux exemples 1 à 4, la tondeuse à gazon a fonctionné jusqu'à
épuisement de la farine contenue dans le réservoir 2.
[0147] Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux modes de réalisation décrits
et illustrés qui n'ont été donnés qu'à titre d'exemples purement illustratifs et non
limitatifs.
[0148] Ainsi, les carburants et le mélange combustible de l'invention peuvent être utilisés
pour faire fonctionner les moteurs à combustion interne tels que les moteurs à allumage
commandé, les moteurs à allumage par compression, les turbines à gaz, les turboréacteurs,
les statoréacteurs, les pulsoréacteurs, c'est-à-dire les moteurs non seulement d'automobiles
mais également dans le domaine de l'aéronautique.
[0149] Ils peuvent être également utiliser dans les moteurs à combustion externe tels que
les turbines à vapeur, les machines à vapeur à piston, et les moteurs fonctionnant
selon le cycle de Stirling et les moteurs fixes tels que les groupes électro-générateurs
ou les pompes.
[0150] De même le carburant et le mélange combustible de l'invention pourront être utilisés
pour faire fonctionner des chaudières par exemple de chauffage central ou faire fonctionner
des fours dans tous types d'industrie.
[0151] C'est dire que l'invention comprend tous les équivalents techniques des moyens décrits
ainsi que leurs combinaisons si celles-ci sont effectuées selon l'esprit et l'étendue
de l'invention qui est définie par les revendications suivantes.
[0152] En résumé, le carburant et le combustible tels que définis de l'invention peuvent
être utilisés en substitution des sources d'énergies liquides, solides ou gazeuses,
telles que l'essence, le gazole, le kérosène, le mazout, le charbon pulvérisé, la
houille, le butane, le propane, l'éthanol, le méthanol, etc.
1. Utilisation d'au moins un constituant qui contient majoritairement au moins un composé
sélectionné dans le groupe consistant en l'amidon, le lactose, la cellulose, et leurs
dérivés ; et au moins 15% en poids de glucides par rapport au poids total du (des)
constituant(s), le(les) constituant(s) étant sous la forme d'une poudre d'un diamètre
moyen et d'un diamètre médian de particules supérieur ou égal à 150 µm, en tant que
carburant solide, seul ou en mélange avec un autre carburant, pour moteur à combustion
interne ou pour moteur à combustion externe, ou pour moteur fonctionnant selon le
cycle de stirling, ou pour moteur fixe, ou pour chaudière, ou pour four dans tout
type d'industrie.
2. Utilisation d'au moins un constituant solide sous forme de poudre sélectionné dans
le groupe consistant en une farine de céréale, une farine de coton, une farine de
soja, une farine de pomme de terre, une farine de manioc, une poudre de chocolat déshydraté,
une poudre de lait déshydraté, et leurs mélanges, ladite poudre ayant un diamètre
moyen et un diamètre médian de particules supérieur ou égal à 150 µm, en tant que
carburant solide, seul ou en mélange avec un autre carburant, pour moteur à combustion
interne ou pour moteur à combustion externe, ou pour moteur fonctionnant selon le
cycle de stirling, ou pour moteur fixe, ou pour chaudière, ou pour four dans tout
type d'industrie.
3. Utilisation selon la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que le diamètre moyen et le diamètre médian des particules de ladite poudre sont compris
entre 150 et 500 µm.
4. Utilisation selon la revendication 1 ou 2 ou 3, caractérisée en ce que plus de 70 % en volume de ladite poudre est constituée de particules ayant un diamètre
supérieur ou égal à 150 µm.
5. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit au moins un constituant est une farine de céréale sélectionnée dans le groupe
consistant en la farine de blé, la farine de seigle, la farine de maïs, la farine
d'orge, la farine de sorgho, la farine de mil, la farine de millet, la farine d'avoine,
la farine de son, la farine de sarrasin, la farine de méteil, la farine de triticale,
la farine de riz, et leurs mélanges.
6. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit au moins un constituant est la farine de coton.
7. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit au moins un constituant est la farine de soja.
8. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit au moins un constituant est la farine de pomme de terre.
9. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit au moins un constituant est la farine de manioc.
10. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit au moins un constituant est du chocolat déshydraté en poudre.
11. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que ledit au moins un constituant est du lait déshydraté en poudre.
12. Utilisation selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que ledit (lesdits) au moins un constituant compose la totalité dudit carburant solide.
13. Utilisation selon l'une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que le carburant est utilisé en suspension dans l'air, à une concentration d'environ
200 mg de carburant par litre d'air.
1. Use of at least one constituent, which in majority contains at least one compound
selected from the group consisting of starch, lactose, cellulose, and derivatives
thereof; and at least 15% by weight of carbohydrates with respect to total weight
of the constituent(s), said constituent(s) being in the form of a powder having an
average diameter and a median diameter of particles higher or equal to 150 µm, as
a solid fuel, alone or admixed with another fuel, for an internal combustion engine
or for an external combustion engine, or for an engine working according to stirling
cycle, or for a static engine, or for a boiler, or for a furnace in any type of industry.
2. Use of at least one solid constituent in the form of a powder selected from the group
consisting of a cereal flour, cotton flour, a soybean flour, a potato flour, a cassava
flour, a dehydrated chocolate powder, a dehydrated milk powder and their mixtures,
said powder having an average diameter and a median diameter of particles higher or
equal to 150 µm, as a solid fuel , alone or admixed with another fuel, for an internal
combustion engine or for an external combustion engine, or for an engine working according
to stirling cycle, or for a static engine, or for a boiler, or for a furnace in any
type of industry.
3. Use according to claim 1 or 2, wherein the average particle diameter and the median
particle diameter of said powder are ranging between 150 and 500 µm.
4. Use according to claim 1, or 2, or 3, wherein more than 70% by volume of said powder
is consisting of particles with diameters higher than or equal to 150 µm.
5. Use according to any one of the preceding claims, wherein said at least one constituent
is a cereal selected from the group consisting of wheat flour, rye flour, maize flour,
barley flour, sorghum flour, foxtail flour, millet flour, oat flour, bran flour, buckwheat
flour, corn dredge flour, triticale flour, rice flour and mixtures thereof.
6. Use according to any one of claims 1 to 4, wherein said at least one constituent is
cotton flour.
7. Use according to any one of claims 1 to 4, wherein said at least one constituent is
soybean flour.
8. Use according to any one of claims 1 to 4, wherein said at least one constituent is
potato flour.
9. Use according to any one of claims 1 to 4, wherein said at least one constituent is
cassava flour.
10. Use according to any one of claims 1 to 4, wherein said at least one constituent is
dehydrated chocolate powder.
11. Use according to any one of claims 1 to 4, wherein said at least one constituent is
dehydrated milk powder.
12. Use according to any one of the preceding claims, wherein said at least one constituent
constitutes the whole of the solid fuel.
13. Use according to any one of claims 1 to 12, wherein said fuel is used in suspension
in air, at a concentration of about 200 mg of fuel per liter of air.
1. Verwendung wenigstens einer Komponente, die mehrheitlich wenigstens eine Verbindung,
die aus der Gruppe bestehend aus Stärke, Laktose, Zellulose und deren Derivaten ausgewählt
ist, sowie wenigstens 15 Gew.-% Kohlenhydrate bezogen auf das Gesamtgewicht der Komponente(n)
enthält, wobei die Komponente(n) in Form eines Pulvers mit einem durchschnittlichen
Durchmesser und einem mittleren Durchmesser der Teilchen von größer oder gleich 150
µm, als fester Brennstoff, allein oder in Mischung mit einem weiteren Brennstoff,
für Motoren mit innerer Verbrennung oder für Motoren mit äußerer Verbrennung oder
für Stirling-Motoren oder für Standmotoren oder für Kessel oder für Öfen in jeder
Art von Industrie vorliegt (vorliegen).
2. Verwendung wenigstens einer festen Komponente in Form eines Pulvers, ausgewählt aus
der Gruppe bestehend aus einem Getreidemehl, einem Baumwollmehl, einem Sojamehl, einem
Kartoffelmehl, einem Maniokmehl, einem Pulver aus dehydrierter Schokolade, einem Trockenmilchpulver
und deren Mischungen, wobei das Pulver einen durchschnittlichen Durchmesser und einen
mittleren Durchmesser der Teilchen von größer oder gleich 150 µm aufweist, als fester
Brennstoff, allein oder in Mischung mit einem weiteren Brennstoff, für Motoren mit
innerer Verbrennung oder für Motoren mit äußerer Verbrennung oder für Stirling-Motoren
oder für Standmotoren oder für Kessel oder für Öfen in jeder Art von Industrie.
3. Verwendung nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß der durchschnittliche Durchmesser und der mittlere Durchmesser der Teilchen des Pulvers
zwischen 150 und 500 µm liegen.
4. Verwendung nach Anspruch 1 oder 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, daß mehr als 70 Vol.-% des Pulvers von Teilchen mit einem Durchmesser größer oder gleich
150 µm gebildet sind.
5. Verwendung nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente ein Getreidemehl ist, das aus der Gruppe bestehend
aus Weizenmehl, Roggenmehl, Maismehl, Gerstemehl, Sorghomehl, Hirsemehl, Rispenhirsemehl,
Hafermehl, Kleiemehl, Buchweizenmehl, Mengkornmehl, Triticalemehl, Reismehl und deren
Mischungen ausgewählt ist.
6. Verwendung nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente Baumwollmehl ist.
7. Verwendung nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente Sojamehl ist.
8. Verwendung nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente Kartoffelmehl ist.
9. Verwendung nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente Maniokmehl ist.
10. Verwendung nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente pulverförmige dehydrierte Schokolade ist.
11. Verwendung nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente pulverförmige Trockenmilch ist.
12. Verwendung nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die wenigstens eine Komponente(n) den gesamten festen Brennstoff bildet.
13. Verwendung nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß der Brennstoff in der Luft suspendiert, in einer Konzentration von etwa 200 mg Brennstoff
pro Liter Luft verwendet wird.