[0001] La présente invention concerne un acier inoxydable ferritique utilisable pour des
pièces ferromagnétiques.
[0002] Les aciers inoxydables ferritiques se caractérisent par une composition déterminée,
la structure ferritique étant notamment assurée, après laminage et refroidissement
de la composition, par un traitement thermique de recuit leur conférant ladite structure.
[0003] Parmi les grandes familles d'aciers inoxydables ferritiques, définies notamment en
fonction de leur teneur en chrome et en carbone, nous citons :
- les aciers inoxydables ferritiques pouvant contenir jusqu'à 0,17% de carbone. Ces
aciers, après le refroidissement qui suit leur élaboration, ont une structure biphasée
austéno-ferritique. Ils peuvent cependant être transformés en aciers inoxydables ferritiques
après recuit malgré une teneur en carbone relativement élevée.
- les aciers inoxydables ferritiques dont la teneur en chrome est de l'ordre de 11 ou
12 %. Ils sont assez proches des aciers martensitiques contenant 12 % de chrome, mais
différents par leur teneur en carbone qui est relativement faible.
[0004] Lors du laminage des aciers à chaud, la structure de l'acier peut être biphasée,
ferritique et austénitique. Si le refroidissement est, par exemple énergique, la structure
finale est ferritique et martensitique. S'il est plus lent, l'austénite se décompose
partiellement en ferrite et carbures, mais avec une teneur en carbure plus riche que
la matrice environnante, l'austénite ayant solubilisé à chaud plus de carbone que
la ferrite. Dans les deux cas, un revenu ou recuit doit donc être pratiqué sur les
aciers laminés à chaud et refroidis pour générer une structure totalement ferritique.
Le revenu peut se faire à une température d'environ 820°C inférieure à la température
Ac1 de transition alpha → gamma, ce qui engendre une précipitation de carbures.
[0005] Dans le domaine des aciers ferritiques destinés à une application utilisant des propriétés
magnétiques, la structure ferritique est obtenue en limitant la quantité de carbures,
c'est pour cela que les aciers inoxydables ferritiques, développés dans ce domaine,
ont une teneur en carbone inférieure 0,02%.
[0006] Il est connu des aciers utilisables pour leurs propriétés magnétiques comme par exemple
dans le document US 5 769 974 qui décrit un procédé de fabrication d'un acier ferritique
résistant à la corrosion et pouvant réduire la valeur du champ coercitif dudit acier.
L'acier utilisé dans le procédé est un acier du type re sulfuré. Le soufre réduit
les propriétés de déformation à froid. L'acier obtenu par le procédé est donc difficilement
utilisable pour la réalisation de pièces frappées à froid.
[0007] Il est connu aussi le brevet US 5 091 024 dans lequel il est présenté des articles
magnétiques résistant à la corrosion formée d'un alliage consistant essentiellement
en une composition à faible teneur en carbone et faible teneur en silicium, c'est-à-dire
respectivement inférieures à 0,03% et 0,5%. Or, dans le domaine magnétique, il est
important que l'acier contienne une forte teneur en silicium pour augmenter la résistivité
du matériau et réduire les courants de Foucault.
[0008] La présente invention a pour but de présenter un acier inoxydable de structure ferritique
utilisable pour des pièces magnétiques ayant de hautes propriétés magnétiques et présentant
de bonnes propriétés de mise en oeuvre en terme de frappe à froid et de bonnes propriétés
d'usinabilité.
[0009] L'invention a pour objet un acier inoxydable ferritique utilisable pour des pièces
ferromagnétiques qui se caractérise en ce qu'il comprend dans sa composition pondérale
:
0% < C ≤ 0,030%
1%≤ Si ≤3%
0% < Mn ≤ 0,5%
10%≤ Cr ≤13%
0% < Ni ≤ 0,5%
0% < Mo ≤ 3%
N ≤ 0,030%
Cu ≤ 0,5%
Ti ≤ 0,5%
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30 10-4%,
O ≥ 70 10-4%,
S ≤ 0,030%,
P ≤ 0,030%
le reste étant du fer et les impuretés inévitables à l'élaboration de l'acier.
[0010] Les autres caractéristiques de l'invention sont :
- le rapport entre la teneur en calcium et en oxygène Ca/O étant
0,2 ≤ Ca/O ≤ 0,6.
- l'acier contient des inclusions de silico-aluminale de chaux de type anorthite et/ou
pseudo-wollastonite et/ou gehlénite.
- de préférence l'acier-comprend dans sa composition pondérale : 1
0% < C 0.015%
1% ≤ Si ≤ 3%
0 ≤ Mn ≤ 0,4%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% < Ni ≤ 0,2%
0,2% ≤ Mo ≤ 2%
N ≤ 0,015%
Cu ≤ 0,2%
Ti ≤ 0,2%
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30 10-4%
O ≥ 70 10-4%
S ≤ 0,003%
P ≤ 0,030%
le reste étant du fer et les impuretés inévitables à l'élaboration de l'acier.
- de préférence l'acier comprend dans sa composition pondérale :
0% < C ≤ 0.015%
1% ≤ Si ≤ 3%
0 ≤ Mn ≤ 0,4%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% < Ni ≤ 0,2%
0,2% ≤ Mo ≤ 2%
N ≤ 0,015%
Cu ≤ 0,2%
Ti ≤ 0,2%
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30 10-4%
O ≥ 70 10-4%
0,015 ≤ S ≤ 0,03%
P ≤ 0,030%
le reste étant du fer et les impuretés inévitables à l'élaboration de l'acier.
[0011] L'invention concerne également un procédé d'élaboration d'un acier ferritique caractérisé
en ce que la composition pondérale est soumise, après laminage à chaud et refroidissement,
à un traitement thermique de recuit puis à une modification de section du type tréfilage
ou étirage.
[0012] L'acier tréfilé ou étiré peut être ultérieurement soumis à un recuit complémentaire
de recristallisation pour parfaire les propriétés magnétiques de la pièce.
[0013] La description qui suit à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre l'invention.
[0014] L'invention concerne un acier de composition générale suivante :
0% < C ≤ 0,030%
1% ≤ Si ≤ 3%
0% < Mn ≤ 0,5%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% <Ni ≤ 0,5%
0% < Mo ≤ 3%
N ≤ 0,030%
Cu ≤ 0,5%
Ti ≤ 0,5%
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30 10-4%
O ≥ 70 10-4%
S ≤ 0,030%
P ≤ 0,030%
le reste étant du fer et les impuretés inévitables à l'élaboration de l'acier.
[0015] Du point de vue métallurgique, certains éléments contenus dans la composition d'un
acier favorisent l'apparition de la phase ferritique de structure cubique centrée.
Ces éléments sont dits alpha-gènes. Parmi ceux-ci figurent notamment le chrome et
le molybdène. D'autres éléments dits gamma-gènes favorisent l'apparition de la phase
gamma-austénitique de structure cubique à faces centrées. Parmi ces éléments figurent
le nickel ainsi que le carbone et l'azote. Il est donc nécessaire de réduire la teneur
de ces éléments et c'est pour ces raisons que l'acier selon l'invention comporte dans
sa composition moins de 0,030% de carbone, moins de 0,5% de nickel, moins de 0,030%
d'azote.
[0016] Le carbone est néfaste pour la frappe, la corrosion et l'usinabilité. De manière
générale, dans le domaine des propriétés magnétiques, les précipités doivent être
réduits car ils constituent des obstacles aux mouvements des parois de Blocks.
[0017] Concernant les autres éléments de la composition, le nickel, le manganèse, le cuivre
dans la composition, due à l'élaboration industrielle de l'acier ne sont que des éléments
résiduels qu'on cherche à réduire et même à éliminer.
[0018] Le titane et ou le niobium forment des composés dont le carbure de titane et ou de
niobium, ce qui évite la formation de carbures et de nitrures de chrome. Ils favorisent,
de ce fait la tenue à la corrosion et notamment la tenue en corrosion des soudures.
[0019] Le soufre est limité de façon à optimiser le comportement de l'acier dans le domaine
de la frappe à froid et à optimiser les propriétés magnétiques.
[0020] Le silicium est nécessaire pour augmenter la résistivité de l'acier afin de réduire
les courants de Foucault, et est favorable pour la tenue à la corrosion.
[0021] Les aciers selon l'invention peuvent également contenir de préférence de 0,2% à 3%
de molybdène, élément améliorant la résistance à la corrosion et favorisant la formation
de la ferrite.
[0022] Dans le domaine de leur utilisation, les aciers inoxydables ferritiques posent des
problèmes d'usinabilité.
[0023] En effet, un gros inconvénient des aciers ferritiques est la mauvaise conformation
du copeau. Ils produisent des copeaux longs et enchevêtrés, qui sont très difficiles
à fragmenter. Cet inconvénient peut devenir très pénalisant dans des modes d'usinages
où le copeau est confiné, comme par exemple dans le perçage profond, le tronçonnage.
[0024] Une solution apportée pour pallier les problèmes d'usinage des aciers ferritiques
est d'introduire du soufre dans leur composition ou des éléments du type plomb, tellure,
sélénium qui nuisent soit aux propriétés mécaniques de déformation à froid de résistance
à la corrosion, soit aux propriétés magnétiques. Lesdits aciers ferritiques contiennent
habituellement des inclusions dures de type chromite (Cr Mn, AI Ti)O, alumine (AIMg)O,
silicate (SiMn)O, abrasives pour les outils de coupe.
[0025] Selon l'invention, l'acier inoxydable ferritique contient en outre dans sa composition
en poids plus de 30 10
-4% calcium et plus de 70 10
-4% d'oxygène.
[0026] L'introduction de façon contrôlée et volontaire de calcium et d'oxygène vérifiant
la relation 0,2 ≤ Ca/O ≤ 0,6 favorise dans l'acier ferritique, la formation d'oxydes
malléables du type silicoaluminates de chaux, les oxydes malléables étant choisis
de préférence dans la zone du point triple anorthite, gehlenite, pseudo-wollastonite,
du diagramme ternaire Al
2O
3 ; SiO
2 ; CaO.
[0027] La présence de calcium et oxygène réduit de façon conséquente la formation des inclusions
dures et abrasives de type chromite, alumine, silicate. Par contre, la formation des
inclusions de silicoaluminates de chaux favorise le fractionnement des copeaux et
améliore la durée de vie des outils de coupe.
[0028] On a constaté que l'introduction d'oxydes à base de calcium dans un acier de structure
ferritique, en remplacement des oxydes durs existants, ne modifie que très peu les
autres caractéristiques de l'acier ferritique dans le domaine de la déformation à
chaud, de la frappe à froid, la résistance à la corrosion et propriétés magnétiques.
[0029] Il s'est avéré qu'un acier de structure ferritique selon l'invention, ne contenant
pas ou très peu de soufre, a un usinage assurant son utilisation industrielle en décolletage,
tout en présentant une résistance accrue à la corrosion.
[0030] La présence d'oxydes dits malléables dans un acier ferritique, entraîne des avantages
dans le domaine du tréfilage et étirage.
[0031] En effet, les oxydes malléables sont susceptibles de se déformer dans le sens du
laminage, alors que les oxydes durs qu'ils remplacent restent en forme de grains.
[0032] Dans le domaine du tréfilage de fils d'acier ferritique de faible diamètre, les inclusions
choisies selon l'invention réduisent de manière conséquente le taux de casse du fil
tréfilé.
[0033] Dans un autre domaine d'application, par exemple dans des opérations de polissage,
les inclusions dures s'incrustent dans l'acier ferritique et provoquent des sillons
en surface.
[0034] L'acier ferritique, selon l'invention comportant des inclusions malléables, peut
être poli avec beaucoup plus d'aisance pour l'obtention d'un état de surface poli
amélioré.
[0035] L'acier est élaboré par fusion électrique puis coulé en continu pour former des blooms.
[0036] Les blooms sont ensuite soumis à un laminage à chaud pour la formation, par exemple
de fil machine ou de barres.
[0037] Un recuit est nécessaire pour assurer les opérations de transformation à froid du
produit par exemple tréfilage et étirage.
[0038] L'acier est soumis à un recuit complémentaire de recristallisation pour restaurer
et parfaire les propriétés magnétiques.
[0039] Suit alors un traitement de surface.
[0040] Dans un exemple d'application, il a été élaboré deux aciers selon l'invention référencés
acier 1 et acier 2, ainsi que deux aciers de référence A et B dont les compositions
sont représentées dans le tableau 1 suivant :
Tableau 1 :
| % |
C |
Cr |
Si |
Mo |
Mn |
P |
N |
S |
Ni |
Cu |
Ti |
Nb |
Ca |
O |
| Acier 1 |
0,010 |
12,2 |
1,58 |
0,48 |
0,25 |
0,011 |
0,009 |
0,001 |
0,135 |
0,04 |
0,002 |
0,002 |
0,0048 |
0,009 |
| Acier 2 |
0,011 |
11,9 |
1,47 |
0,49 |
0,22 |
0,015 |
0,007 |
0,029 |
0,126 |
0,06 |
0,003 |
0,002 |
0,0062 |
0,012 |
| Ref A |
0.015 |
17.4 |
1.25 |
0.35 |
0.5 |
0.02 |
0.02 |
0.28 |
0.3 |
0.1 |
0.003 |
0.002 |
0.002 |
0.006 |
| Ref B |
0.016 |
17.5 |
1.37 |
1.53 |
0.38 |
0.018 |
0.017 |
0.277 |
0.29 |
0.06 |
0.003 |
0.003 |
0.0017 |
0.007 |
[0041] Ces aciers ont été transformés en barres de diamètre 10 mm selon le procédé suivant
:
- un laminage à chaud de rond de 11 mm,
- un recuit,
- un étirage en diamètre de 10 mm,
- un recuit final,
- un dressage et une rectification,
puis ils ont été caractérisés en propriétés magnétiques en usinabilité, en frappe
à froid et en corrosion.
[0042] Les aciers selon l'invention ont de meilleures caractéristiques magnétiques que les
aciers de référence, comme présenté sur le tableau 2 suivant.
Tableau 2.
| Acier |
Hc(A/m) Champ coercitif |
| Acier 1 |
109 |
| Acier 2 |
115 |
| Ref A |
184 |
| Ref B |
177 |
[0043] Ces caractéristiques sont dues à une faible teneur en éléments d'addition en particulier
une teneur en chrome d'environ 12%.
[0044] L'acier 2 se comporte très bien dans le domaine de l'usinage par décolletage, malgré
une teneur limitée en soufre. Cela s'explique par la présence de calcium et d'oxygène.
[0045] L'acier 1 présente une très bonne aptitude à la frappe à froid, en raison de sa faible
teneur en soufre. Sur des pièces préalablement frappées, l'usinage de finition par
décolletage s'effectue de manière correcte, sans problème particulier.
[0046] Les aciers 1 et 2 se comportent très bien dans le domaine de la corrosion, malgré
leur faible teneur en chrome, comme on peut le remarquer sur le tableau 3 suivant.
Cela est du pour l'acier 1 à une faible teneur en soufre et pour l'acier 2 à une teneur
limitée en soufre associé à une faible teneur en manganèse.
Tableau 3.
| |
Potentiel de piqûre dans NaCl 0.02M à 23°C |
I corrosion dans H2SO4 2M à 23°C |
| Acier 1 |
220 mV / ECS |
10 mA/cm2 |
| Acier 2 |
215 mV / ECS |
11 mA/cm2 |
| Réf A |
205 mV / ECS |
24 mA/cm2 |
| Réf B |
330 mV / ECS |
6 mA/cm2 |
[0047] L'acier selon l'invention est utilisable particulièrement pour la fabrication de
pièce ferromagnétique comme par exemple, des pièces d'électrovannes, d'injecteur pour
système d'injection directe d'essence, de fermetures centralisées de porte dans le
domaine de l'automobile ou toute application nécessitant des pièces du type noyau
magnétique ou inducteur. Sous la forme de feuille, il peut être utilisé dans des transformateurs
de courant ou des blindages magnétiques.
1. Acier inoxydable ferritique utilisable pour des pièces ferromagnétiques
caractérisé en ce que sa composition pondérale est la suivante:
0% < C ≤ 0,030%
1% ≤ Si ≤ 3%
0% < Mn ≤ 0,5%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% <Ni ≤ 0,5%
0% < Mo ≤ 3%
N ≤ 0,030%
Cu ≤ 0,5%
Ti ≤ 0,5%
Nb ≤ 1%
Ca>30 10-4%
O >70 10-4%
S ≤ 0,030%
P ≤ 0,030%
le reste étant du fer et les impuretés inévitables à l'élaboration de l'acier.
2. Acier selon la revendication 1
caractérisé en ce que le rapport entre la teneur en calcium et en oxygène Ca/O est :
0,2 ≤ Ca/O ≤ 0,6
3. Acier selon la revendication 1 caractérisé en ce qu'il contient des inclusions de silico-aluminate de chaux de type anorthite et/ou pseudo-wollastonite
et/ou gehlénite.
4. Acier selon la revendication 1
caractérisé en ce que sa composition pondérale est la suivante:
C ≤ 0,012%
1% ≤ Si ≤ 3%
0 ≤ Mn ≤ 0,4%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% ≤ Ni ≤ 0,2%
0,2% ≤ Mo ≤ 2%
N ≤ 0,015%
Cu ≤ 0,2%
Ti ≤ 0,2%
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30 10-4%
O ≥ 70 10-4%
S ≤ 0,003%
P ≤ 0,030%
le reste étant du fer et les impuretés inévitables à l'élaboration.
5. Acier selon la revendication 1
caractérisé en ce que sa composition pondérale est la suivante :
0% < C ≤ 0,012%
1% ≤ Si ≤ 3%
0 ≤ Mn ≤ 0,4%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% < Ni ≤ 0,2%
0,2% ≤ Mo ≤ 2%
N ≤ 0,015%
Cu ≤ 0,2%
Ti ≤ 0,2%
Nb ≤ 1 %
Ca ≥ 30 10-4%
O ≥ 70 10-4%
0,015 ≤ S ≤ 0,03%
P ≤ 0,030%
le reste étant du fer et les impuretés inévitables à l'élaboration de l'acier.
6. Procédé d'élaboration d'un acier ferritique selon l'une des revendications 1 à 5 caractérisé en ce que l'acier est soumis, après laminage à chaud et refroidissement, à un traitement thermique
de recuit puis à une modification de section du type tréfilage ou étirage.
7. Procédé selon la revendication 6 caractérisé en ce que l'acier tréfilé ou étiré peut être ultérieurement soumis à un recuit complémentaire
de recristallisation pour parfaire les propriétés magnétiques de la pièce.
1. Ferritischer rostfreier Stahl verwendbar für ferromagnetische Werkstücke,
dadurch gekennzeichnet, dass seine Gewichtszusammensetzung folgendermaßen aussieht:
0 % < C ≤ 0,030 %
1 % ≤ Si ≤ 3 %
0 %< Mn ≤ 0,5 %
10 % ≤ Cr ≤ 13 %
0 % < Ni ≤ 0,5 %
0 % < Mo ≤ 3 %
N ≤ 0,030 %
Cu ≤ 0,5 %
Ti ≤ 0,5 %
Nb ≤ 1%
Ca > 30*10-4%
O > 70* 10-4%
S ≤ 0,030 %
P ≤ 0,030 %
wobei der Rest Eisen und die bei der Stahlverarbeitung unvermeidlichen Verunreinigungen
sind.
2. Stahl nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Verhältnis zwischen dem Calcium - und Sauerstoffgehalt Ca / O
0,2 ≤ Ca / O ≤ 0,6 ist.
3. Stahl nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass er Einschlüsse von Kalziumaluminimmsilicat vom Typ Anorthit und / oder Pseudowollastonit
und / oder Gehlenit enthält.
4. Stahl nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass seine Gewichtszusammensetzung folgendermaßen aussieht:
C ≤ 0,012 %
1 % ≤ Si ≤ 3 %
0 % ≤ Mn ≤ 0,4 %
10 % ≤ Cr ≤ 13 %
0 % ≤ Ni ≤0,2 %
0,2 % ≤ Mo ≤ 2 %
N ≤ 0,015 %
Cu ≤ 0,2 %
Ti ≤ 0,2 %
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30* 10-4 %
O ≥ 70* 10-4%
S ≤ 0,003 %
P ≤ 0,030 %
wobei der Rest Eisen und die bei der Stahlverarbeitung unvermeidlichen Verunreinigungen
sind.
5. Stahl nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, dass seine Gewichtszusammensetzung folgendermaßen aussieht :
0 % < C ≤ 0,012 %
1 % ≤ Si ≤ 3 %
0 % ≤ Mn ≤ 0,4 %
10 % ≤ Cr ≤ 13 %
0% < Ni ≤ 0,2 %
0,2 % ≤ Mo ≤ 2 %
N ≤ 0,015 %
Cu ≤ 0,2 %
Ti ≤ 0,2 %
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30* 10-4%
O ≥ 70 *10-4%
0,015 ≤ S ≤ 0,03 %
P ≤ 0,030%
wobei der Rest Eisen und die bei der Stahlverarbeitung unvermeidlichen Verunreinigungen
sind.
6. Verarbeitungsverfahren für einen ferritischen Stahl nach einem Ansprüche 1 bis 5,
dadurch gekenneichnet, dass der Stahl nach dem Warm - Walzen und der Abkühlung einer
thermischen Glühbehandlung und dann einer Querschnittsveränderung durch Drahtziehen
oder Ziehen unterzogen wird.
7. Verfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass der durch Drahtziehen bzw. Ziehen behandelte Stahl anschliessend einem zusätzlichen
Rekristallisierungsglühen unterzogen werden kann, um die magnetischen Eigenschaften
des Werkstücks zu vervollständigen.
1. Ferritic stainless steel which can be used for ferromagnetic parts,
characterised in that its composition by weight is as follows:
0% < C ≤ 0.030%
1% ≤ Si ≤ 3%
0% < Mn ≤ 0.5%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% < Ni ≤ 0.5%
0% < Mo ≤ 3%
N ≤ 0.030%
Cu ≤ 0.5%
Ti ≤ 0.5%
Nb ≤ 1%
Ca > 30 10-4%
O > 70 10-4%
S ≤ 0.030%
P ≤ 0.030%
the remainder being iron and the impurities which are inevitable in the production
of the steel.
2. Steel according to claim 1,
characterised in that the ratio between the calcium content and the oxygen content Ca/O is:
0.2 ≤ Ca/O ≤ 0.6
3. Steel according to claim 1, characterised in that it contains silico-aluminate of lime inclusions of the anorthite and/or pseudo-wollastonite
and/or gehlenite type.
4. Steel according to claim 1,
characterised in that its composition by weight is as follows:
C ≤ 0. 012%
1% ≤ Si ≤ 3%
0% ≤ Mn ≤ 0.4%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% ≤ Ni ≤ 0.2%
0.2% ≤ Mo ≤ 2%
N ≤ 0.015%
Cu ≤ 0.2%
Ti ≤ 0.2%
Nb ≤ 1%
Ca ≤ 30 10-4%
O ≥ 70 10-4%
S ≤ 0.003%
P ≤ 0.030%
the remainder being iron and the impurities which are inevitable in the production
of the steel.
5. Steel according to claim 1,
characterised in that its composition by weight is as follows:
0% < C ≤ 0.012%
1% ≤ Si ≤ 3%
0% ≤ Mn ≤ 0.4%
10% ≤ Cr ≤ 13%
0% < Ni ≤ 0.2%
0.2% ≤ Mo ≤ 2%
N ≤ 0.015%
Cu ≤ 0.2%
Ti ≤ 0.2%
Nb ≤ 1%
Ca ≥ 30 10-4%
O ≥ 70 10-4 %
0.015 ≥ S ≤ 0.03%
P ≤ 0.030%
the remainder being iron and the impurities which are inevitable in the production
of the steel.
6. Method of producing a ferritic steel according to one of claims 1 to 5, characterised in that, after hot rolling and cooling, the steel is subjected to an annealing heat treatment
then to a modification of cross-section by means of drawing or stretch-forming.
7. Method according to claim 6, characterised in that the drawn or stretch-formed steel can later be subjected to additional recrystallisation
annealing to perfect the magnetic properties of the part.