[0001] La présente invention concerne une dalle comportant un substrat en verre sur lequel
est réalisée au moins une électrode en un matériau conducteur. Elle concerne plus
particulièrement le matériau de réalisation des électrodes, notamment lorsque la dalle
est utilisée dans la fabrication de panneaux de visualisation tels que des panneaux
à plasma.
[0002] Afin de simplifier la description et de mieux comprendre le problème posé, la présente
invention sera décrite en se référant à la fabrication de panneaux à plasma. Toutefois,
il est évident pour l'homme de l'art que la présente invention ne se limite pas au
procédé de fabrication de panneaux à plasma, mais peut être utilisée dans tous types
de procédés nécessitant des matériaux de même type dans des conditions analogues.
[0003] Comme connu par l'état de la technique, les panneaux à plasma généralement appelés
PDP pour « Plasma Display Panel » en langue anglaise sont des écrans de visualisation
du type écran plat. Il existe plusieurs types de PDP qui fonctionnent tous sur le
même principe d'une décharge électrique dans un gaz, accompagnée d'une émission de
lumière. Généralement, les PDP sont constitués de deux dalles isolantes en verre,
classiquement en verre de type sodocalcique, supportant chacune au moins un réseau
d'électrodes conductrices et délimitant entre elles un espace gazeux. Les dalles sont
assemblées l'une à l'autre de manière à ce que les réseaux d'électrodes soient orthogonaux,
chaque intersection d'électrodes définissant une cellule lumineuse élémentaire à laquelle
correspond un espace gazeux.
[0004] Les électrodes d'un panneau à plasma doivent présenter un certain nombre de caractéristiques.
Ainsi, elles doivent avoir une résistivité électrique faible. En effet, les électrodes
alimentant plusieurs milliers de cellules, il circule un courant élevé à l'intérieur
de l'électrode qui peut aller jusqu'à 500 mA à 1 A instantané. D'autre part, les panneaux
à plasma ayant une taille importante pouvant aller jusqu'à 60" de diagonale, la longueur
des électrodes est grande. Dans ces conditions, une résistance trop élevée peut entraîner
une perte de rendement lumineux significative due à la chute de tension liée au passage
du courant dans les électrodes.
[0005] Le plus souvent dans les panneaux à plasma, le réseau d'électrodes est recouvert
d'une couche épaisse d'un matériau diélectrique, en général un verre en borosilicate.
De ce fait, les électrodes doivent présenter une résistance élevée à la corrosion,
en particulier lors de la cuisson de la couche diélectrique ; en effet, pendant cette
phase du procédé, les réactions entre la couche diélectrique et l'électrode, voire
entre le verre de la dalle et l'électrode, entraînent une augmentation de la résistance
électrique de l'électrode et les produits de cette réaction conduisent à une dégradation
de la transmission optique, de la constante diélectrique et de la tension de claquage
de la couche diélectrique.
[0006] Deux techniques sont actuellement utilisées pour réaliser les électrodes d'un panneau
à plasma. Une première technique consiste à déposer une pâte ou encre à base d'argent,
d'or ou d'un matériau similaire. Cette pâte conductrice est déposée sous une épaisseur
généralement supérieure ou égale à 5 µm, par des procédés de sérigraphie, vaporisation,
enduction divers. Dans ce cas, les électrodes sont obtenues directement lors du dépôt
ou par un procédé de photogravure. Cette technologie de couche épaisse permet d'obtenir
des résistances d'électrodes faibles qui ne sont pas affectées par les recuits de
la couche diélectrique, à savoir 1R□ = 4 à 6 mΩ□ pour des électrodes en pâte d'argent
de 4 à 6 µm d'épaisseur, déposées par sérigraphie. Toutefois, cette technique nécessite
un recuit spécifique à une température supérieure à 500° C pour obtenir la conduction
ainsi que l'emploi de plusieurs couches diélectriques spécifiques pour minimiser la
diffusion des matériaux d'électrodes dans le diélectrique, cette diffusion étant susceptible
de dégrader les caractéristiques électriques et optiques du panneau.
[0007] La deuxième technique consiste en un dépôt métallique en couches minces. Dans ce
cas, l'épaisseur des couches est de quelques centaines d'angstrôm à quelques microns.
Les électrodes sont obtenues généralement par photolithographie ou « lift-off » d'une
couche mince de cuivre ou d'aluminium déposée par évaporation sous vide ou par pulvérisation
cathodique. Le document
EP1220267, publié postérieurement au dépôt de la présente demande, décrit l'utilisation d'alliages
d'aluminium, tel l'alliage Al-Mn, pour ce type d'électrodes. Le document
JP56-121254 décrit l'utilisation d'aluminium et de cuivre. Cette technologie de couches minces
ne nécessite pas de recuit pour obtenir la conduction des électrodes. Elle permet
d'obtenir des résistances d'électrodes R□ = 5 à 12 mΩ □ suivant les matériaux utilisés
pour des électrodes ayant une épaisseur de 2 à 5 µm. Toutefois, les matériaux utilisés
dans ce cas bien qu'ayant une conductibilité élevée réagissent avec le substrat en
verre et la couche diélectrique lors de sa cuisson, ce qui conduit à une augmentation
de la résistance des électrodes et à une altération des performances de la couche
diélectrique due à la diffusion dans le diélectrique des produits de réaction entre
le matériau de l'électrode et la couche diélectrique. On observe la formation de chapelets
de bulles qui dégradent la transparence de la couche diélectrique, sa constante diélectrique
et sa tension de claquage. Pour remédier à cet inconvénient, on a proposé des dépôts
multicouches constitués, par exemple, par des empilements de couches Al-Cr, Cr-Al-Cr,
Cr-Cu-Cr. Ces multicouches permettent de limiter la dégradation de la couche diélectrique
et l'augmentation de la résistance de l'électrode lors de la cuisson de ladite couche
diélectrique. Toutefois, cette technique présente un certain nombre d'inconvénients.
Elle nécessite la mise en oeuvre d'un procédé de gravure chimique plus complexe, avec
l'emploi d'au moins deux solutions de gravure différentes. Ensuite, après la gravure
chimique, la largeur de chacune des couches de l'empilement peut être différente,
donnant des flancs d'électrodes très irréguliers, ce qui favorise le piégeage des
bulles lors de la cuisson de la couche diélectrique.
[0008] La présente invention a donc pour but de remédier aux inconvénients mentionnés ci-dessus
de la technique de dépôt en couches minces en proposant un nouveau matériau pour réaliser
un réseau d'électrodes sur un substrat en verre.
[0009] Ainsi, la présente invention a pour objet une dalle comportant un substrat en verre
sur lequel est réalisée au moins une électrode en un matériau conducteur, caractérisée
en ce que, au moins au niveau de l'interface entre lesdites électrodes et le verre
et/ou au moins au niveau de l'interface entre lesdites électrodes et la couche diélectrique,
le matériau conducteur des électrodes est constitué par un alliage métallique à base
d'aluminium et/ou de zinc présentant un point de fusion supérieur à 700°C.
[0010] D'autre part, l'alliage métallique à base d'aluminium et/ou de zinc comporte au moins
0,01% en poids d'au moins un dopant dont la nature et les proportions dans l'alliage
sont adaptés pour obtenir un point de fusion dudit alliage supérieur à 700°C ; de
préférence, la nature du dopant est adaptée pour que l'alliage correspondant ne comporte
pas de point eutectique ; de préférence, ce dopant est choisi dans le groupe comprenant
le titane, le zirconium, le vanadium, le chrome, le molybdène, le tungstène, le manganèse,
le fer (alliage à base de zinc) et l'antimoine. L'utilisation d'un tel alliage pour
la réalisation des électrodes permet d'augmenter la différence de température entre
le point de fusion du matériau pour réaliser le réseau d'électrodes et la température
de cuisson de la couche diélectrique déposée sur les électrodes, qui est généralement
comprise entre 500° C et 600° C ; de ce fait, notamment lors de l'étape de cuisson
de la couche diélectrique, on limite considérablement les effets néfastes provenant
des réactions du matériau de l'électrode avec ceux de la couche diélectrique, voire
avec le verre du substrat.
[0011] Le dopant est de préférence choisi pour obtenir un alliage ayant une résistivité
électrique aussi proche que possible de celle du matériau conducteur pur.
[0012] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
description faite ci-après d'un mode de réalisation de la présente invention, cette
description étant faite avec référence au dessin ci-annexé, dans lequel :
Les figures 1a à 1d représentent en coupe les différentes étapes de réalisation d'une
dalle pour panneau à plasma.
[0013] Pour une meilleure clarté, sur les figures les échelles ne sont pas respectées.
[0014] Comme représenté sur la figure 1a, la mise en oeuvre de la présente invention, est
réalisée sur un substrat 10 qui peut être constitué par exemple, par un verre dénommé
FLOAT GLASS. Le substrat en verre peut être éventuellement recuit ou façonné. D'autres
types de verre plat peuvent être utilisés, notamment des verres du type borosilicate
ou alumino-silicate.
[0015] Comme représenté sur la figure 1a, pour former un réseau d'électrodes, on dépose
sur le substrat 10 une fine couche 20 d'un matériau conducteur. Cette couche 20 a,
de manière typique, une épaisseur comprise entre 0,01 µm et 10 µm. Conformément à
la présente invention, cette couche est constituée par un alliage métallique à base
d'aluminium ou de zinc, qui présente un point de fusion supérieur à celui de l'aluminium
ou du zinc pur, en l'occurrence supérieur à 700°C. Cet alliage métallique comporte
entre 0,01 % et 49 % en poids d'au moins un dopant ; la nature et les proportions
du dopants sont adaptés d'une manière connue en elle-même pour obtenir un point de
fusion de l'alliage supérieur à 700°C ; de préférence, ces dopants sont choisis de
manière à former des alliages sans point eutectique ; de préférence, ces dopants sont
choisis de manière à présenter des coefficients de dilatation très inférieurs à celui
du matériau conducteur pour diminuer le coefficient de dilatation de l'alliage et
à le rapprocher de celui du substrat et aussi du diélectrique, comme expliqué ci-après
; de préférence, ce dopant est choisi dans le groupe comprenant le manganèse, le vanadium,
le titane, le zirconium, le chrome, le molybdène, le tungstène, le fer (alliage à
base de zinc) et l'antimoine ; de préférence, les proportions de dopant sont de l'ordre
de 2 % en poids dans l'alliage.
[0016] Pour le dépôt de la couche de matériau conducteur 20, on utilise une méthode classique
de l'art antérieur; on utilise de préférence une méthode de dépôt sous vide comme
la pulvérisation cathodique sous vide, l'évaporation sous vide, le dépôt CVD sous
vide pour « Chemical Vapor Deposition » en langue anglaise.
[0017] Selon une variante de la présente invention non représentée, on peut réaliser le
dépôt sous vide sous forme d'une multicouche, en utilisant par exemple plusieurs cibles
dans le cas de la pulvérisation sous vide. Selon cette variante, on déposera tout
d'abord une première couche d'alliage pour la partie en contact avec le substrat puis
une couche conductrice du métal de base sans dopant en aluminium ou en zinc, puis
à nouveau une couche d'alliage destinée à être en contact avec la couche diélectrique,
qui peut être de composition différente de la première couche d'alliage.
[0018] Sur les figures 1b et 1c, on a représenté schématiquement la réalisation du réseau
d'électrodes suite au dépôt d'une couche métallique 20, qui dans le présent cas, est
un alliage à base d'aluminium présentant un point de fusion supérieur à 700°C. Les
motifs d'électrodes 21 sont réalisés en utilisant des procédés connus de type « lift
off » ou photogravure. Comme représenté sur la figure 1b, la couche 20 est recouverte
d'une résine 30 puis est gravée. Le motif des électrodes 21 est déterminé à l'aide
d'un masque 30 éclairé par des UV, en fonction du type de résine utilisée, à savoir
une résine positive ou négative. Ensuite, les électrodes elles-mêmes sont gravées
avec un seul bain de gravure présentant une composition identique ou voisine de celle
utilisée pour l'aluminium pur.
[0019] La méthode de fabrication du réseau d'électrodes qui vient d'être décrite permet
d'obtenir, pour les différentes couches de l'électrode, des largeurs identiques ;
on obtient alors une géométrie d'électrodes comparable à celle qu'on obtient en fabricant
des électrodes en aluminium pur ; on obtient plus précisément des flancs beaucoup
plus réguliers que dans le cas de multicouches telles que les multicouches Al-Cr ou
Cr-Al-Cu ou Cr-Cu connues et précédemment mentionnées ; on n'utilise par ailleurs
qu'un seul bain de gravure, ce qui est plus économique.
[0020] Comme représenté sur la figure 1d, les électrodes 21 sont ensuite recouvertes par
une couche épaisse 22 d'un matériau diélectrique en utilisant une méthode classique
telle que la sérigraphie, le dépôt au rouleau ou la pulvérisation d'une suspension
ou d'une poudre sèche. De manière connue, la couche diélectrique est constituée par
un verre ou un émail à base d'oxyde de plomb, de silice et de bore, à base d'oxyde
de bismuth, de silice et de bore sans plomb, à base d'oxyde de bismuth, de plomb,
de silice et de bore sous forme de mélange. Une fois le dépôt de la couche diélectrique
réalisé, l'ensemble est soumis, de manière connue, à un recuit à une température comprise
entre 500° C et 600° C.
[0021] L'utilisation comme couche conductrice d'un alliage métallique à base d'aluminium
présentant un point de fusion supérieur à 700°C et comportant comme dopant un élément
choisi parmi le titane, le zirconium, le vanadium, le chrome, le molybdène, le tungstène,
le manganèse et l'antimoine présente un certain nombre d'avantages. Le titane, le
zirconium, le vanadium, le chrome, le molybdène, le tungstène, le manganèse et l'antimoine
sont des alliages sans point eutectique. Un alliage d'aluminium comportant 2 % en
masse de vanadium ou de titane a un point de fusion de 900° C environ, contre 660°
C pour l'aluminium pur. D'autre part, le point de fusion d'un alliage d'aluminium
à 2 % de manganèse est de 700 C et il présente une résistivité d'environ 4 µΩCm contre
2,67 µΩCm pour l'aluminium pur. De plus les matériaux ci-dessus ont des coefficients
de dilatation très inférieurs à celui de l'aluminium, ce qui permet de diminuer le
coefficient de dilatation de l'alliage et de le rapprocher de celui du substrat et
de la couche diélectrique. Ainsi, on diminue donc les risques d'apparition de fissures
dans la couche diélectrique ainsi que dans la couche de magnésie, lors des différentes
étapes de cuisson.
[0022] On donnera ci-après un exemple permettant de comprendre les avantages de la présente
invention. Des électrodes de 3 µm d'épaisseur en alliage d'aluminium contenant 2%
de titane ont un R□ de 25 mΩ□ après cuisson de la couche diélectrique à 585° C pendant
1 heure, valeur voisine de celle obtenue avant cuisson. Dans ce cas, l'interface électrode
/ verre a un aspect métallique uniforme et l'interface électrode / couche diélectrique
ne présente pas de chapelet de bulles. A titre de comparaison, les électrodes de 3
µm d'épaisseur en aluminium pur ont un R□ qui passe de 10mΩ□ avant cuisson de la couche
diélectrique à 25µΩ□ après cuisson de la couche diélectrique à une température supérieure
à 550° C pendant 1 heure. Dans ce cas, l'aspect de l'interface métal / verre est grisâtre
et non uniforme et de nombreux chapelets de bulles sont présents à l'interface électrode
/ couche diélectrique.
[0023] Il est évident pour l'homme de l'art que la présente invention peut s'appliquer à
d'autres types d'alliages d'aluminium et à des alliages de zinc.
1. - Dalle comportant un substrat (10) en verre, supportant un réseau d'électrodes conductrices
(21) couvertes d'une couche diélectrique (22), caractérisée en ce que, au moins au niveau de l'interface entre lesdites électrodes (21) et le verre du
substrat (10) et/ou au moins au niveau de l'interface entre lesdites électrodes (21)
et la couche diélectrique (22), le matériau conducteur des électrodes est constitué
par un alliage métallique à base d'aluminium et/ou de zinc présentant un point de
fusion supérieur à 700°C.
2. - Dalle selon la revendications 1, caractérisée en ce que ledit alliage comprend, outre ledit métal de base, au moins 0,01% en poids d'au moins
un dopant dont la nature et les proportions dans l'alliage sont adaptés pour obtenir
un point de fusion dudit alliage supérieur à 700°C.
3. .- Dalle selon la revendication 2 caractérisée en ce que la nature de l'au moins un dopant est adaptée pour que l'alliage correspondant ne
comporte pas de point eutectique.
4. .- Dalle selon l'une quelconque des revendications 2 à 3 caractérisé en ce que l'au moins un dopant est choisi dans le groupe comprenant le titane, le zirconium,
le vanadium, le chrome, le molybdène, le tungstène, le manganèse, le fer et l'antimoine.
5. .- Dalle selon la revendication 4 caractérisée en ce que, ledit métal de base étant l'aluminium, l'au moins un dopant est choisi dans le groupe
comprenant le vanadium, le titane et le manganèse.
6. .- Dalle selon la revendication 5 caractérisée en ce que les proportions pondérales de l'au moins un dopant dans ledit alliage sont de l'ordre
de 2%.
7. - Dalle selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisée en ce que les électrodes (21) sont constituées par au moins une couche mince dudit alliage.
8. - Dalle selon la revendication 7,
caractérisée en ce que les électrodes (21) sont constituées par un empilement de couches minces comprenant
:
- au moins une couche mince constituée dudit alliage au contact du verre du substrat
et/ou au contact de la couche diélectrique
- et une couche mince constituée dudit métal de base.
9. - Dalle selon l'une quelconque des revendications précédentes 1 à 8, caractérisée en ce que la couche diélectrique (22) est constituée par un verre ou un émail à base d'oxyde
de plomb, de silice et de bore, à base d'oxyde de bismuth, de silice et de bore sans
plomb ou à base d'oxyde de bismuth, de plomb, de silice et de bore sous forme de mélange.
10. - Panneau de visualisation tel qu'un panneau à plasma caractérisé en ce qu'il comprend une dalle selon l'une quelconque des revendications 1 à 9.
1. - Plate comprising a glass substrate (10) supporting an array of conducting electrodes
(21) covered with a dielectric layer (122), characterized in that, at least at the interface between the said electrodes (21) and the glass of said
substrate and/or at least at the interface between the said electrodes (21) and the
dielectric layer (22), the conducting material of the electrodes consists of an aluminium-based
and/or zinc-based metal alloy having a melting point above 700°C.
2. - Plate according to Claim 1, characterized in that the said alloy comprises, apart from the said base metal, at least 0.01% by weight
of at least one dopant whose nature and proportions in the alloy are tailored so that
the said alloy has a melting point above 700°C.
3. .- Plate according to Claim 2, characterized in that the nature of the at least one dopant is tailored so that the corresponding alloy
does not have an eutectic.
4. .- Plate according to either one of Claims 2 and 3, characterized in that the at least one dopant is chosen from the group comprising titanium, zirconium,
vanadium, chromium, molybdenum, tungsten, manganese, iron and antimony.
5. . - Plate according to Claim 4, characterized in that, when the base metal is aluminium, the at least one dopant is chosen from the group
comprising vanadium, titanium and manganese.
6. . - Plate according to Claim 5, characterized in that the proportions by weight of the at least one dopant in the said alloy are around
2%.
7. - Plate according to any one of Claims 1 to 7, characterized in that the electrodes (21) consist of at least one thin layer of the said alloy.
8. - Plate according to Claim 7,
characterized in that the electrodes (21) consist of a stack of thin layers, comprising:
- at least one thin layer consisting of the said alloy in contact with the glass of
the substrate and/or in contact with the dielectric layer; and
- a thin layer consisting of the said base metal.
9. - Plate according to any one of the preceding Claims 1 to 8, characterized in that the dielectric layer consists of a glass or an enamel based on lead oxide, silicon
oxide and boron oxide, based on bismuth oxide, silicon oxide and boron oxide, containing
no lead, or based on bismuth oxide, lead oxide, silicon oxide and boron oxide in the
form of a mixture.
10. - Display panel such as a plasma panel characterized in that it comprises a plate according to any one of the preceding claims.
1. Platte mit einem Glassubstrat (10), welches ein Gitter aus leitfähigen, mit einer
dielektrischen Schicht (22) überzogenen Elektroden (21) trägt, dadurch gekennzeichnet, dass mindestens an der Schnittstelle zwischen den Elektroden (21) und dem Glas des Substrats
(10) und/oder mindestens an der Schnittstelle zwischen den Elektroden (21) und der
dielektrischen Schicht (22) das leitfähige Material der Elektroden durch eine metallische
Legierung auf Aluminium- und/oder Zinkbasis mit einem über 700 °C liegenden Schmelzpunkt
gebildet ist.
2. Platte nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Legierung außer dem Basismetall mindestens 0,01 Gew.-% mindestens eines Dotierungsmittels
enthält, dessen Art und Anteile in der Legierung geeignet sind, um einen über 700
°C liegenden Schmelzpunkt der Legierung zu erreichen.
3. Platte nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Art des mindestens einen Dotierungsmittels geeignet ist, damit die entsprechende
Legierung keinen eutektischen Punkt aufweist.
4. Platte nach einem der Ansprüche 2 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das mindestens eine Dotierungsmittel aus der Gruppe aus Titan, Zirkonium, Vanadium,
Chrom, Molybdän, Wolfram, Mangan, Eisen und Antimon gewählt ist.
5. Platte nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass bei Aluminium als Basismetall das mindestens eine Dotierungsmittel aus der Gruppe
aus Vanadium, Titan und Mangan gewählt ist.
6. Platte nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass die Gewichtsanteile des mindestens einen Dotierungsmittels in der Legierung in der
Größenordnung von 2% liegen.
7. Platte nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Elektroden (21) durch mindestens eine dünne Schicht der Legierung gebildet sind.
8. Platte nach Anspruch 7,
dadurch gekennzeichnet, dass die Elektroden (21) durch eine Stapelung von dünnen Schichten gebildet sind, welche
- mindestens eine durch die Legierung gebildete dünne Schicht in Kontakt mit dem Substratglas
und/oder in Kontakt mit der dielektrischen Schicht und
- eine durch das Basismetall gebildete dünne Schicht umfassen.
9. Platte nach einem der vorstehenden Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass die dielektrische Schicht (22) durch ein Glas oder eine Glasur auf Basis von Blei-,
Silicium- und Boroxid, auf Basis von Wismut-, Silicium- und Boroxid ohne Blei oder
auf Basis von Wismut-, Blei-, Silicium- und Boroxid als Gemisch gebildet ist.
10. Anzeigeschirm wie ein Plasmabildschirm, dadurch gekennzeichnet, dass er eine Platte nach einem der Ansprüche 1 bis 9 umfasst.