(19)
(11) EP 1 315 893 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
07.04.2004  Bulletin  2004/15

(21) Numéro de dépôt: 01969575.8

(22) Date de dépôt:  07.08.2001
(51) Int. Cl.7F02D 41/20, F02D 41/38
(86) Numéro de dépôt:
PCT/EP2001/009120
(87) Numéro de publication internationale:
WO 2002/020968 (14.03.2002 Gazette  2002/11)

(54)

PROCEDE DE COMMANDE DE LA QUANTITE DE CARBURANT INJECTE DANS UN MOTEUR A COMBUSTION INTERNE A INJECTION DIRECTE

VERFAHREN ZUR STEUERUNG DER EINGESPRITZTEN KRAFTSTOFFMENGE IN EINE DIREKTEINSPRITZBRENNKRAFTMASCHINE

METHOD FOR CONTROLLING THE AMOUNT OF FUEL INJECTED IN A DIRECT INJECTION INTERNAL COMBUSTION ENGINE


(84) Etats contractants désignés:
DE ES GB IT

(30) Priorité: 04.09.2000 FR 0011237

(43) Date de publication de la demande:
04.06.2003  Bulletin  2003/23

(73) Titulaire: SIEMENS AUTOMOTIVE S.A.
31036 Toulouse Cédex (FR)

(72) Inventeur:
  • AUBOURG, Alain
    F-31240 Saint-Jean (FR)

(74) Mandataire: Berg, Peter, Dipl.-Ing. et al
Siemens AG Postfach 22 16 34
80506 München
80506 München (DE)


(56) Documents cités: : 
EP-A- 1 002 948
US-A- 5 605 136
US-A- 5 381 297
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention est relative à un procédé de commande de la quantité de carburant injecté dans un moteur à combustion interne à injection directe. Plus particulièrement, l'invention est relative à un tel procédé mis en oeuvre à l'aide d'un injecteur alimenté par du carburant sous pression, l'ouverture dudit injecteur étant déclenchée électromagnétiquement par alimentation d'un bobinage électrique formant partie de l'injecteur avec un pic de courant de durée prédéterminée.

    [0002] Les injecteurs de carburant à commande électromagnétique sont bien connus, de même que le procédé de commande d'un tel injecteur évoqué ci-dessus (voir par exemple le brevet des USA 5 381 297). On sait qu'un tel injecteur comprend une aiguille mobile sous l'action d'un champ électromagnétique développé par un bobinage électrique alimenté par un courant convenable, entre une position où une extrémité de cette aiguille obture une ouverture percée dans un siège définissant un passage pour un carburant à injecter dans un cylindre de moteur à combustion interne, et une position où l'aiguille dégage cette ouverture pour permettre une telle injection. Au repos l'aiguille est chargée contre son siège par un ressort de tarage et par la pression du carburant admis dans l'injecteur. Pour surmonter cette charge, et permettre l'ouverture de l'injecteur, il est nécessaire d'alimenter transitoirement le bobinage avec un courant de forte intensité, de l'ordre d'une dizaine d'Ampères par exemple, le pic de courant ainsi appliqué étant suivi par l'application d'un courant plus faible assurant le maintien de l'ouverture de l'injecteur pendant un temps modulé en fonction de la quantité de carburant à injecter.

    [0003] Lorsqu'on utilise un tel injecteur pour alimenter en essence un cylindre d'un moteur à combustion interne à injection directe, on souhaite actuellement disposer d'une possibilité de réglage de cette quantité de carburant dans une large gamme. En effet, quand un tel moteur fonctionne à faible charge avec un mélange air/carburant pauvre en carburant et stratifié, la quantité d'essence à injecter doit être très faible. Par contre, à régime élevé et pleine charge, il faut injecter dans le moteur une quantité importante d'essence, dans un temps très court, inférieur à 5ms à 6000t/mn. Le rapport des débits de carburant extrêmes, ou "dynamique" de l'injecteur, doit alors être très élevé, avantageusement de l'ordre de 20.

    [0004] Pour se rapprocher de cette valeur on a proposé d'accroître la pression de l'essence délivrée à l'injecteur lorsque celui-ci doit débiter une grande quantité d'essence. C'est ainsi, par exemple, que l'on alimente l'injecteur avec de l'essence à la pression de 50 bars pour les faibles quantités d'essence à injecter, et de 110 bars pour les fortes quantités. On a pu ainsi obtenir une dynamique de 15, environ, considérée comme encore insuffisante.

    [0005] Le meilleur état de la technique est représenté par le brevet EP 0 893 594, qui divulgue le préambule de la revendication 1.

    [0006] La présente invention a donc pour but de fournir un procédé de commande de la quantité de carburant injecté dans un moteur à combustion interne à injection directe, par un injecteur à dynamique élevée, typiquement de l'ordre de 20.

    [0007] On atteint ce but de l'invention, ainsi que d'autres qui apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre, avec un procédé de commande de la quantité de carburant injectée dans un moteur à combustion interne à injection directe par un injecteur alimenté par du carburant sous pression, l'ouverture dudit injecteur étant déclenchée électromagnétiquement par alimentation d'un bobinage électrique formant partie de l'injecteur avec un pic de courant prédéterminé, ce procédé étant remarquable en ce que ladite durée dudit pic de courant est fonction croissante de ladite pression du carburant.

    [0008] Comme on le verra plus loin en détails, ce procédé permet d'élargir la gamme des valeurs de quantités de carburant injectées, aussi bien du côté des très faibles quantités que du côté des quantités les plus fortes.

    [0009] Suivant une autre caractéristique du procédé selon l'invention, la durée dudit pic de courant est aussi fonction croissante de la durée d'un temps d'ouverture prédéterminé dudit injecteur.

    [0010] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la lecture de la description qui va suivre et à l'examen du dessin annexé dans lequel :
    • la figure 1 est un graphe montrant l'évolution temporelle 1) du courant dans le bobinage d'un injecteur commandé selon la présente invention pour régler le temps d'ouverture de l'injecteur, et 2) d'un signal logique de commande de l'injecteur, et
    • la figure 2 représente des graphes montrant l'évolution de la quantité de carburant débitée par l'injecteur en fonction de la durée de son temps d'ouverture, dans différentes conditions de fonctionnement de cet injecteur, ces graphes permettant d'illustrer et d'expliquer les performances du procédé de commande suivant l'invention.


    [0011] On se réfère à la figure 1 du dessin annexé où l'on a représenté le graphe de l'évolution de l'intensité I du courant électrique établi par le procédé suivant l'invention dans le bobinage d'un injecteur de carburant à commande électromagnétique, pour ouvrir cet injecteur et le fermer après que celui-ci ait délivré, à un cylindre de moteur à combustion interne à injection directe, une quantité Q prédéterminée d'essence. Classiquement cette quantité est déterminée par un calculateur de gestion du moteur à partir de paramètres de fonctionnement de ce moteur tels que la pression d'air à l'admission du moteur, le régime de ce moteur, etc... et de paramètres représentatifs des demandes en couple moteur formulées par le conducteur, dans un véhicule automobile propulsé par le moteur, ces demandes pouvant être déterminées par le taux d'enfoncement d'une pédale d'accélérateur, par exemple.

    [0012] Le profil temporel de courant I représenté à la figure 1 est commandé et calculé par un circuit de commande d'injecteur lui-même alimenté par des signaux convenables émis par un microprocesseur formant partie du calculateur. Pour ce faire le microprocesseur émet un signal logique SL (voir fig. 1) définissant la durée totale (t2-t0) d'excitation du bobinage avec le courant I de commande d'ouverture de l'injecteur pendant un temps Ti prédéterminé, calculé par le calculateur en fonction de la quantité de carburant à injecter dans un cylindre du moteur.

    [0013] La conformation générale du profil du courant I est classique. C'est ainsi que, préférablement, au basculement (à t0) du signal SL signalant au circuit de commande d'injecteur une demande d'ouverture de l'injecteur formulée par le calculateur, le circuit de commande envoie dans le bobinage de l'injecteur un courant de "précharge" permettant de stocker de l'énergie dans ce bobinage, pour faciliter l'ouverture effective ultérieure de l'injecteur, à un instant t1 prédéterminé, comme on le verra plus loin. Pour ce faire, le courant dans le bobinage pendant l'intervalle (t1-t0) est stabilisé à une valeur sensiblement constante, juste suffisante pour ne pas déclencher l'ouverture de l'injecteur.

    [0014] Le courant de précharge est établi dans ce bobinage en appliquant entre les bornes de celui-ci une tension hachée qui donne au courant le profil en dents de scie représenté à la figure 1. Une telle alimentation, décrite dans le brevet des USA 5 381 297 précité, est avantageuse en ce qu'elle tire parti du courant d'auto-induction qui se développe dans le bobinage de l'injecteur, pour limiter la puissance électrique consommée lors du pic de courant ultérieur.

    [0015] A l'instant t1, par l'application au bobinage d'une impulsion de tension de durée convenable, le circuit de commande d'injecteur conforme le courant admis dans la bobine selon le pic de courant, de durée T1, représenté à la figure 1. La montée du courant dans le bobinage est avantageusement rapide, grâce à la précharge du bobinage, et culmine par exemple à une valeur de 11 Ampères environ et à une tension d'environ 70 V. Cette rapidité provoque une ouverture effective immédiate, à l'instant t1, de l'injecteur, par arrachement de l'aiguille de l'injecteur, du siège sur laquelle elle est chargée par un ressort et par la pression du carburant. La force d'arrachement est appliquée électromagnétiquement à cette aiguille à l'aide d'un flux magnétique développé dans le bobinage (sur l'axe duquel l'aiguille est placée), par la brusque montée du courant dans ce bobinage à l'instant t1. Le temps d'ouverture Ti, calculé préalablement par le calculateur, est alors décompté par le circuit de commande à compter de l'instant t1, jusqu'à l'instant t2 tel que t2=t1+Ti, instant auquel l'injecteur doit se refermer pour que la quantité de carburant injectée pendant l'intervalle de temps (t2-t1) soit conforme à celle établie par le calculateur.

    [0016] Pour assurer une fermeture brusque et précise de l'injecteur à l'instant t2, il convient que le courant passant alors dans le bobinage soit aussi faible que possible. C'est pourquoi, après le pic de courant de durée T1, le courant est ramené, par une étape de décroissance rapide de durée T2 à une valeur plus basse, de quelques Ampères, suffisante néanmoins pour maintenir l'injecteur ouvert pendant un temps prédéterminé. Le courant Im, sensiblement constant, "de maintien" est établi lui aussi par application au bobinage de l'injecteur d'une tension hachée. Le temps T2 est fonction de T1 et de la tension de la source d'énergie électrique qui alimente l'injecteur, soit la tension de la batterie dans le cas d'un moteur monté dans un véhicule automobile.

    [0017] La durée T1 du courant de pic est, de manière connue, fonction du temps d'ouverture Ti de l'injecteur, prédéterminé par le calculateur, ou "temps d'injection". Suivant une caractéristique de la présente invention, cette durée T1 est, aussi, fonction croissante de la pression du carburant alimentant l'injecteur.

    [0018] On se réfère aux graphes de la figure 2 du dessin annexé pour expliquer et justifier cette caractéristique du procédé selon la présente invention.

    [0019] On a représenté en A le graphe (en trait plein) de l'évolution de la quantité de carburant Q (mesurée en milligrammes par exemple) débitée par l'injecteur, en fonction de la durée Ti du temps d'ouverture de cet injecteur, dans le cas classique où la pression Pcarb du carburant est fixe, de l'ordre de 50 bars et où la durée T1 du pic de courant d'ouverture de l'injecteur est fixe aussi, de l'ordre de 400 µs, alors que le courant de maintien Im est de 3,5A.

    [0020] Ce graphe présente une partie linéaire dans laquelle on peut régler la quantité Q1 de carburant avec une dynamique Q1max/Q1min de l'ordre de 10, au maximum, comme on l'a vu plus haut.

    [0021] Comme on l'a vu plus haut, aussi, en relevant la pression du carburant, par exemple à 110 bars (graphe B) on peut relever la quantité de carburant maximale injectée aux fortes charges, à haut régime (Ti est alors de l'ordre de 5ms). La dynamique atteinte est alors de l'ordre de 15.

    [0022] Suivant la présente invention, on propose de faire varier la pression de carburant et la durée T1 du pic de courant en fonction de la charge du moteur.

    [0023] Aux faibles charges on utilise alors une pression de carburant modérée, de l'ordre de 50 bars par exemple et un pic de courant de durée raccourcie, 200 µs par exemple, avec un courant de maintien de 3,5 A par exemple. Ces conditions correspondent au graphe C (en trait interrompu) de la figure 2. Le tarage du ressort qui charge l'aiguille de l'injecteur est réalisé de manière à régler au plus bas la valeur Q2min de la plus petite quantité de carburant injectable, de manière à accroître la dynamique du réglage de la quantité de carburant, cette valeur Q2min étant nettement inférieure à la valeur correspondante Q1min obtenue quand le tarage du ressort est réalisé avec T1=400 µs.

    [0024] On peut encore abaisser la quantité minimum de carburant délivrée jusqu'à une valeur Q3min < Q2min, repérée sur le graphe E de la figure 2, établi dans les mêmes conditions de pression de carburant (50 bars) et de durée du pic de courant (200 µs) que le graphe C. On atteint ce résultat en abaissant le courant de maintien comme illustré à la figure 1, par exemple de 3,5 A (graphe en trait plein) à 2,5 A (graphe en trait interrompu). La décroissance du courant, à partir de l'instant t2, se faisant avec la même pente dans les deux cas, le graphe en trait interrompu passe par le seuil S de fermeture de l'injecteur plus tôt que le graphe en trait plein. Il en résulte un raccourcissement (de Δt) de la durée effective d'ouverture de l'injecteur et donc une réduction de la quantité de carburant injecté, et notamment de la quantité minimum Q3min de carburant injecté.

    [0025] En fixant ainsi la valeur du courant de maintien lorsque la pression de carburant est relativement basse (50 bars) à une valeur plus faible que lorsque cette pression est relativement haute (200 bars), soit en faisant croître la valeur du courant avec la pression de carburant, on accroît encore la dynamique de réglage de la quantité de carburant débitée, conformément au but poursuivi par la présente invention.

    [0026] Aux fortes charges (ou Ti∼5ms) on délivre à l'injecteur du carburant à forte pression, par exemple 120 bars, et on relève la durée du pic de courant à T1 = 400 µs, le courant de maintien étant réglé à 3,5 A. La caractéristique Q = f(Ti) alors obtenue correspond au graphe D de la figure 2. Sur ce graphe il apparaît que la quantité maximale de carburant Q2max délivrable par injecteur en est fortement relevée, par rapport à celles données par les graphes des figures A, B et C. Cette quantité maximale de carburant Q2max pourrait être encore plus fortement relevée en poussant la durée du pic de courant à T1 = 600 µs par exemple.

    [0027] On remarquera que l'abaissement du tarage du ressort mentionné ci-dessus permet de relever encore la pression de carburant délivrable à l'injecteur (de 110 à 120 bars par exemple), voir graphes B et D) et autorisant cependant l'ouverture de celui-ci, ce qui est favorable à l'accroissement de la dynamique du réglage de la quantité de carburant à injecter.

    [0028] Ainsi, en combinant les caractéristiques d'injection définies par les graphes C ou E aux basses charges du moteur, avec celles définies par le graphe D aux fortes charges du moteur, on arrive à régler la quantité de carburant à injecter avec la dynamique recherchée, de l'ordre de 20, conformément au but annoncé en préambule de la présente description.

    [0029] Le calculateur de gestion du moteur calcule en fonction de la charge du moteur, les valeurs de la pression de carburant à établir et des temps T1 et T2 applicables à chaque injection de carburant. Ces valeurs T1 et T2 sont transmises, par des liaisons du type SPI ou CAN par exemple, au circuit de commande d'injecteur qui conforme en conséquence le profil temporel du courant à appliquer à l'injecteur.

    [0030] Bien entendu l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté qui n'a été donné qu'à titre d'exemple. C'est ainsi que la précharge, avantageuse, du bobinage préalable à l'application du pic de courant, n'est cependant pas indispensable, l'invention s'appliquant ainsi également à un injecteur alimenté par un courant dont le profil est dépourvu de cette précharge. De même, l'invention est applicable à des injecteurs alimentés par du carburant à pression variable comme à des injecteurs alimentés à pression constante. Dans le cas d'une panne de régulation de la pression de carburant, la valeur haute de celle-ci se trouve normalement limitée par le tarage d'une soupape de sécurité. La croissance, suivant l'invention, de la durée du pic de courant avec celle de la pression du carburant jusqu'à cette valeur haute, établit alors un fonctionnement en "mode dégradé" de l'alimentation en carburants des injecteurs.


    Revendications

    1. Procédé de commande de la quantité de carburant (Q) injecté dans un moteur à combustion interne à injection directe par un injecteur alimenté par du carburant sous pression (Pcarb), l'ouverture dudit injecteur étant déclenchée électromagnétiquement par alimentation d'un bobinage électrique formant partie de l'injecteur selon un profil de courant prédéterminé, dans lequel:

    - on commande l'alimentation du bobinage de manière à obtenir un pic de courant d'une durée déterminée (T1), ladite durée (T1) dudit pic de courant étant fonction croissante de ladite pression (Pcarb) du carburant,

    ce procédé étant caractérisé en ce que :

    - on commande ensuite une décroissance rapide de l'intensité du courant, la durée (T2) de ladite décroissance étant fonction de ladite durée (T1) et de la tension de la source d'énergie électrique qui alimente ledit injecteur, et

    - on stabilise le courant pendant un temps de maintien prédéterminé, à une valeur sensiblement constante fonction croissante de la pression de carburant (Pcarb).


     
    2. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que ladite durée (T1) dudit pic de courant est aussi fonction de la durée d'un temps d'ouverture (Ti) prédéterminé dudit injecteur.
     
    3. Procédé conforme à la revendication 1, caractérisé en ce que la durée (T1) dudit pic de courant passe de 200 µs environ pour une pression de carburant (Pcarb) de 50 bars environ, à 600 µs environ pour une pression de carburant (Pcarb) de 120 bars environ.
     
    4. Procédé conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'on commande une précharge dudit bobinage, préalable à l'application dudit pic de courant.
     


    Claims

    1. Method for controlling the quantity of fuel (Q) injected into a direct-injection internal combustion engine by an injector supplied with pressurized fuel (Pcarb), the opening of said injector being triggered electromagnetically by powering an electrical coil built into the injector according to a predetermined current profile, in which:

    - the power supply to the coil is controlled such as to obtain a current peak of a determined duration (T1), said duration (T1) of said current peak being an increasing function of said fuel pressure (Pcarb)

    this method being characterized in that:

    - a rapid reduction in current intensity is then commanded, the duration (T2) of said reduction being a function of said duration (T1) and of the voltage of the source of electrical energy that is powering said injector, and

    - the current is stabilized for a predetermined maintenance period, at an approximately constant value [lacuna] increasing function of the fuel pressure (Pcarb).


     
    2. Method according to Claim 1, characterized in that said duration (T1) of said current peak is also a function of the duration of a predetermined opening time (Ti) of said injector.
     
    3. Method according to Claim 1, characterized in that the duration (T1) of said current peak increases from approximately 200 µs for a fuel pressure (Pcarb) of approximately 50 bars, to approximately 600 µs for a fuel pressure (Pcarb) of approximately 120 bars.
     
    4. Method according to any one of Claims 1 to 3, characterized in that a precharge of said coil is commanded, prior to the application of said current peak.
     


    Ansprüche

    1. Verfahren zum Steuern der Kraftstoffmenge (Q), die in eine Brennkraftmaschine mit Direkteinspritzung von einem Injektor eingespritzt wird, der mit Kraftstoff unter Druck (Pcarb) beaufschlagt wird, wobei das Öffnen des Injektors durch Beaufschlagen einer einen Teil des Injektors bildenden elektrischen Spule nach einem vorgegebenen Stromprofil elektromagnetisch ausgelöst wird, bei dem:

    - man die Beaufschlagung der Spule so steuert, dass man eine Stromspitze einer vorgegebenen Dauer (T1) erhält, wobei die Dauer (T1) der Stromspitze eine ansteigende Funktion des Drucks (Pcarb) des Kraftstoffes ist,

    - wobei dieses Verfahren dadurch gekennzeichnet ist, dass

    - man anschließend eine rasche Abnahme der Stromstärke bewirkt, wobei die Dauer (T2) dieser Abnahme eine Funktion der besagten Dauer (T1) und der Spannung der den Injektor beaufschlagenden elektrischen Energiequelle ist, und

    - man den Strom während einer vorgegebenen Haltezeit auf einem im wesentlichen konstanten Wert stabilisiert, der eine ansteigende Funktion des Kraftstoffdrucks (Pcarb) ist.


     
    2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Dauer (T1) der Stromspitze ferner eine Funktion der Dauer einer vorgegebenen Öffnungszeit (T1) des Injektors ist.
     
    3. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Dauer (T1) der Stromspitze von ungefähr 200µs für einen Kraftstoffdruck (Pcarb) von ungefähr 50 bar bis ungefähr 600µs für einen Kraftstoffdruck (Pcarb) von ungefähr 120 bar verläuft.
     
    4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass man eine Vorspannung der Spule vor Anlegen der Stromspitze bewirkt.
     




    Dessins