[0001] Il est connu de réaliser des dispositifs de contact électrique sectionnable comportant
deux pièces conductrices situées à distance l'une de l'autre, et pouvant être chacune
reliée à un élément conducteur, une liaison électrique pouvant être établie entre
ces deux pièces conductrices par l'intermédiaire d'un couteau en forme de lame conductrice
déplaçable entre une position de fermeture du circuit dans laquelle il est en contact
avec les deux pièces conductrices et une position d'ouverture du circuit dans laquelle
il est écarté de ces pièces.
[0002] Généralement, le couteau est monté pivotant entre sa position de fermeture et sa
position d'ouverture.
[0003] Les dispositifs de contact électrique sectionnable sont souvent utilisés dans des
environnements difficiles, notamment en termes de vibration, de poussière ou d'atmosphère
corrosive.
[0004] Le document
FR-A-1 583 306 décrit un bloc de jonction électrique comprenant, à l'intérieur d'un boîtier isolant:
- deux pièces conductrices situées à distance l'une de l'autre et pouvant être chacune
reliée à un élément conducteur, par exemple par l'intermédiaire d'un fil,
- un élément de contact déplaçable entre une position de fermeture du circuit dans laquelle
il est en contact avec les deux pièces conductrices et une position d'ouverture du
circuit, dans laquelle il est écarté de ces pièces,
- une tige liée en translation à l'élément de contact et déplaçable axialement dans
le boîtier entre une position "rentrée" dans le boîtier, dans laquelle l'élément de
contact est en position de fermeture du circuit et une position "sortie" dans laquelle
l'élément de contact est en position d'ouverture du circuit,
- des moyens pour assurer le maintien de la tige, de façon stable, dans l'une et l'autre
des deux positions sortie ou rentrée,
- les moyens assurant le maintien de la tige en position sortie comprennent un ressort
hélicoïdal interposé entre le boîtier et la tige,
- les moyens assurant le maintien de la tige en position rentrée sont associés à la
tige elle-même,
- l'élément de contact est monté libre en rotation sur la tige qui lui est associée
et est guidé en translation, avec un blocage en rotation, dans le boîtier isolant.
[0005] Le but de l'invention est de fournir un contact sectionnable d'une grande fiabilité,
y compris dans les environnements difficiles.
[0006] Afin d'atteindre ces objectifs, l'invention concerne un bloc de jonction électrique
selon la revendication 1.
[0007] Selon un forme d'exécution de l'invention, le bloc de jonction comporte les caractéristiques
de la revendication 2.
[0008] Dans certaines applications, plusieurs contacts sont juxtaposés et doivent être actionnés
de façon couplée. Dans un tel cas, les tiges associées aux différents contacts sont
parallèles et leurs extrémités libres sont reliées par un élément en forme de barrette,
sur lequel agit une tige de commande qui, parallèle aux tiges des différents blocs,
est équipée des moyens de maintien des contacts en position de fermeture.
[0009] Suivant une première possibilité, les moyens assurant le maintien d'une tige en position
fermée du contact électrique comprennent un doigt dépassant perpendiculairement de
la tige et engagé dans une rainure ménagée dans le boîtier de guidage de la tige,
orientée parallèlement à la tige et comportant, à son extrémité située le plus près
du contact, un retour à 90°.
[0010] Pour réaliser la fermeture du contact, il convient de faire coulisser la tige dans
un sens d'introduction dans le boîtier, puis de lui faire effectuer une rotation lorsque
le doigt dépassant de la tige arrive en butée à l'extrémité inférieure de la rainure.
Afin d'assurer un bon blocage de la tige en position de fermeture du contact, le retour
de la rainure de guidage du doigt comporte lui-même, à son extrémité, un cran de verrouillage
du doigt.
[0011] Pour réaliser l'ouverture du contact il convient de dégager le doigt du cran de verrouillage
dans lequel il est engagé, puis de faire pivoter la tige jusqu'à ce que le doigt se
trouve situé dans la rainure ménagée parallèlement à l'axe de la tige. Le ressort
assure alors le rappel de la tige en position d'ouverture du contact. Pour réaliser
l'actionnement en rotation de la tige il est possible de munir l'extrémité de celle-ci
d'une fente permettant l'engagement de la lame d'un tournevis.
[0012] Selon une seconde possibilité, les moyens assurant le maintien d'une tige en position
fermée du contact électrique comprennent un doigt dépassant perpendiculairement de
la tige et engagé dans une rainure inclinée ménagée dans le boîtier de guidage de
la tige et comportant un cran de verrouillage du doigt, en position la plus engagée
de la tige dans le boîtier.
[0013] Avantageusement, la rainure est continue et le boîtier dans lequel elle est ménagée
comporte, sur sa périphérie, plusieurs tronçons de rainure successifs correspondant
successivement au déplacement de la tige vers la position de fermeture du contact
et vers la position d'ouverture du contact.
[0014] Dans ce cas, le mouvement de translation de la tige est accompagné d'un mouvement
de rotation de celle-ci. Dans la mesure où la rainure s'étend de façon continue sur
la périphérie de l'alésage du boîtier dans lequel elle est ménagée, il est possible
de faire passer la tige d'une position sortie vers une position rentrée puis d'une
position rentrée vers une position sortie en effectuant une rotation de la tige toujours
dans le même sens.
[0015] Suivant encore une autre possibilité, les moyens assurant le maintien d'une tige
en position fermée du contact électrique comprennent une bague qui, engagée autour
de la tige et montée libre en rotation et bloquée en translation dans le boîtier isolant,
présente deux bords en dents de scie, les différentes dents étant délimitées par un
tronçon incliné suivi par un tronçon parallèle à l'axe de la bague, tous les tronçons
inclinés étant inclinés dans le même sens, la bague comportant des rainures axiales
et débouchant dans sa paroi intérieure, ménagées en alternance avec les zones en creux
du profil en dents de scie, tandis que la tige comporte deux ergots dépassant radialement,
décalés axialement d'une valeur au moins égale à la largeur de la bague, pour être
situés de part et d'autre de celle-ci, les deux ergots étant décalés circonférentiellement
d'une valeur sensiblement égale à la longueur d'une dent, l'ergot situé du côté de
l'extrémité libre de la tige servant, par appui contre les faces inclinées des dents
de la bague, à réaliser l'entraînement en rotation de la bague, pour amener successivement
l'autre ergot en appui dans le creux d'une dent, avec une position axiale de la tige
correspondant à la fermeture du contact, et à l'intérieur d'une rainure, avec une
position axiale de la tige correspondant à l'ouverture du contact. Chaque pression
exercée sur la tige se traduit par le pivotement de la bague crantée, et par le passage
de la tige de la position de fermeture du contact vers la position d'ouverture du
contact et ainsi de suite.
[0016] De toute façon l'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit,
en référence au dessin schématique annexé représentant, à titre d'exemples non limitatifs,
quatre formes d'exécution de ce dispositif de contact électrique sectionnable.
Figure 1 est une vue de côté d'un premier bloc de jonction en position d'ouverture
du contact,
Figure 2 est une vue similaire à figure 1 en position de fermeture du contact,
Figure 3 est une vue en perspective éclatée des moyens d'actionnement du contact,
Figure 4 est une vue en perspective de ces mêmes moyens en position montée,
Figure 5 est une vue très schématique de côté d'un deuxième dispositif en position
d'ouverture du contact,
Figure 6 en est une vue en coupe suivant la ligne VI-VI de figure 5,
Figure 7 est une vue similaire à figure 5 en position de fermeture du contact,
Figure 8 est une vue en coupe de ce dispositif suivant la ligne VIII-VIII de figure
7,
Figure 9 est une vue de détail et à échelle agrandie illustrant les moyens de maintien
du dispositif en position de fermeture du contact,
Figures 10 et 11 sont deux vues de face d'un autre bloc de jonction à contact sectionnable,
respectivement en position d'ouverture et en position de fermeture du contact,
Figures 12 et 13 sont deux vues du dispositif d'actionnement de ce contact électrique
respectivement en position éclatée et en position montée,
Figure 14 à 18 sont cinq vues schématiques illustrant le principe d'actionnement de
la tige portant le couteau de fermeture du contact,
Figure 19 est une vue en perspective illustrant un dispositif d'actionnement simultané
de trois contacts.
[0017] Le dispositif représenté aux figures 1 à 4 comprend un bloc de jonction 2 équipé
de deux barrettes conductrices 3 et 4 entre lesquelles une liaison électrique doit
être réalisée à l'aide d'un couteau 5. Les barrettes 3 et 4 sont par ailleurs reliées
électriquement à des pièces de raccordement et de connexion électrique telles que,
selon l'exemple illustré, des mâchoires de raccordement à vis. Bien entendu, les barrettes
3 et 4 pourraient être raccordées à d'autres accessoires de raccordement, comme par
exemple mais non exclusivement, des mâchoires autodénudantes ou des lyres de raccordement
pour des fiches.
[0018] Dans le boîtier isolant constitutif du bloc de jonction est ménagée une partie annulaire
6 destinée au guidage d'une tige cylindrique 7. Cette tige cylindrique 7 comporte,
dans sa partie supérieure, d'un doigt 8 qui en fait saillie radialement et dans sa
partie inférieure un évidement 9 limité vers le bas par un épaulement 10. L'évidement
9 sert au montage du couteau 5 qui se présente sous la forme d'une lame ayant un profil
en Ω dont la partie centrale est engagée sur l'évidement 9, ce qui permet à la lame
5 d'être bloquée sur la tige 7 mais de pouvoir pivoter librement vis-à-vis de celle-ci.
Le blocage en rotation de la lame 5 est réalisé par des guides ménagés dans le boîtier
du bloc de jonction, ces guides n'étant pas représentés au dessin. En regard de la
pièce annulaire 6, et en dessous de celle-ci, est ménagé un bloc 12 comportant un
logement 13 ouvert vers le haut. Dans ce logement 13 est engagée l'extrémité inférieure
de la tige 7, et est logé un ressort hélicoïdal 11 qui entoure la tige, et prend appui
d'une part dans le fond du logement 13 et d'autre part contre l'épaulement 10. Dans
la pièce annulaire 6 est ménagée une rainure axiale 14 dans laquelle est engagé le
doigt 8. A son extrémité inférieure, la rainure 14 comporte un retour 15 à 90°, qui
se termine lui-même par un évidement 16 tourné vers le haut délimitant un cran de
verrouillage. La tige 7 comporte à son extrémité supérieure une fente 17 permettant
l'engagement de la lame d'un tournevis, et présente un trou traversant diamétral 18.
[0019] En pratique, lorsque le doigt 8 est dans la position représentée aux figures 1 et
4, c'est-à-dire engagé dans la rainure 14, le ressort 11 est en position détendue,
la tige 7 étant poussée vers le haut, le couteau 5 est situé au-dessus des barrettes
conductrices 3 et 4, sans contact avec ces dernières, et l'extrémité de la tige dépasse
du boîtier. Il est alors possible d'identifier immédiatement et visuellement que le
contact est en position ouverte en constatant le dépassement de l'extrémité supérieure
de la tige hors du boîtier. Il est également possible, en position ouverte du contact,
de verrouiller la tige 7 en position haute par passage d'un élément dans le trou diamétral
8, tel qu'un lien qui peut être plombé, pour des raisons de sécurité.
[0020] Pour réaliser la fermeture du contact il convient d'exercer une pression sur la tige
7 jusqu'à ce que le doigt arrive dans le fond de la rainure 14, puis de faire pivoter
la tige, par exemple à l'aide de la lame d'un tournevis jusqu'à ce que le doigt vienne
en butée dans le fond du retour 15, en se verrouillant derrière le cran 16. Le passage
en position d'ouverture du contact se fait par une manoeuvre inverse.
[0021] Les figures 5 à 9 représentent une autre forme d'exécution de ce dispositif dans
laquelle les mêmes éléments sont désignés par les mêmes références que précédemment.
[0022] Dans cette forme d'exécution, la tige 7 comporte deux doigts 19 diamétralement opposés,
destinés à coopérer avec une rainure inclinée 20 s'étendant sur 360° à l'intérieur
d'un élément annulaire 22 de guidage de la tige. La rainure 20 comporte quatre tronçons
symétriques deux à deux. Dans chaque partie basse de la rainure 20 se trouve un évidement
23 tourné vers le haut dans lequel un doigt peut venir se verrouiller, en position
basse de la tige, correspondant à une position fermée du contact. Cette position de
fermeture du contact est représentée aux figures 7 à 9. Comme montré à la figure 9,
lorsqu'un doigt descend à l'intérieur d'une rainure, par déplacement en translation
de la tige 7 accompagné d'un mouvement de rotation de cette dernière, ce doigt qui
occupe la position a arrive en butée basse dans la position b. Lorsque l'opérateur
relâche la pression exercée sur la tige, le ressort 11 se détend, et le doigt vient
dans la position c prendre appui contre une rampe qui l'amène dans la position d c'est-à-dire
dans le fond de l'évidement 23. Pour passer en position d'ouverture, l'opérateur exerce
une pression sur la tige 7 de telle sorte que le doigt 19 considéré vient prendre
appui sur une rampe située immédiatement en dessous qui l'amène dans la position e
à partir de laquelle il suffit à l'opérateur de relâcher la pression exercée sur la
tige 7 pour que le doigt 19 passant dans la position f, revienne en position haute
d'ouverture du contact.
[0023] Les figures 10 à 18 représentent une autre forme d'exécution dans laquelle la tige
7 est simplement animée d'un mouvement de coulissement entre la position d'ouverture
et la position de fermeture du contact. Dans ce cas, le boîtier constitutif du bloc
de jonction comprend une cage 25 à l'intérieur de laquelle est montée une bague 26
crantée intérieurement. Cette bague 26 est montée libre en rotation sur la tige 7
qui comporte deux ergots 27 et 28 respectivement supérieur et inférieur décalés axialement
d'une distance au moins égale à la largeur de la bague 26, et décalés angulairement.
Comme montré notamment aux figures 14 à 18, la paroi intérieure de la bague 26 comporte
des bords inférieur et supérieur en forme de dents de scie 29. Chaque dent 29 est
délimitée par une surface inclinée 30 se poursuivant par un tronçon 32 parallèle à
l'axe de la bague. Tous les tronçons inclinés sont inclinés dans le même sens et la
bague comporte des rainures axiales 33 s'étendant sur toute sa hauteur ménagées en
alternance avec les zones en creux 34 entre deux dents. La largeur de chaque rainure
33 est au moins égale à la largeur des ergots 27, 28. Les deux ergots 27, 28 sont
décalés circonférentiellement d'une valeur sensiblement égale à la longueur d'une
dent. Le fonctionnement du dispositif est le suivant. La figure 14 représente la position
dans laquelle la tige 7 est en position haute. L'ergot 28 est engagé dans une rainure
33. Lorsque l'opérateur exerce une pression sur la tige 7, l'ergot 27 vient en appui
contre la surface inclinée 30 de la dent située en face, ce qui fait pivoter la bague
26 jusqu'à ce que l'ergot 27 pénètre dans la rainure 33, comme montré à la figure
15. Lorsque l'opérateur relâche la pression exercée sur la tige, l'ergot 28 vient
en contact avec la surface 30 inférieure d'une dent de la bague, ce qui fait pivoter
la bague jusqu'à ce que l'ergot 28 se trouve dans le fond 34 d'une encoche ménagée
entre deux dents, comme montré à la figure 16. La tige est alors maintenue verrouillée
en position de fermeture du contact. Pour ouvrir le contact il convient d'appuyer
à nouveau sur la tige 7 pour que l'ergot supérieur 27 vienne en appui contre la dent
située immédiatement en face, faisant pivoter la bague 26 d'une valeur telle, comme
montré à la figure 7, que lorsque la pression exercée sur la tige 7 est relâchée,
l'ergot 28 prenant appui sur la surface située en regard fasse pivoter la bague jusqu'à
pouvoir pénétrer dans une rainure 33, comme montré à la figure 18 qui représente une
nouvelle position ouverte du contact.
[0024] La figure 19 représente un autre mode d'exécution de ce dispositif dans lequel trois
tiges 7 portant trois couteaux 5 sont destinées à être actionnées simultanément. A
cet effet, les trois tiges qui, dans la forme d'exécution, ne possèdent pas de moyens
de verrouillage spécifique sont reliées par une barrette 35. Selon l'exemple illustré,
la tige 7 du couteau central 5 est pourvue d'une tête pivotante 37 liée en translation
à la tige 7. La tête 37 est mobile en translation dans une cage ou un boîtier isolant
38 et possède un doigt 39 destiné à venir s'engager dans une rainure de verrouillage
40 du boîtier 38. Ainsi, par une pression, dans le sens de la flèche F1 sur la tête
37, il est possible de descendre simultanément les trois couteaux 5, et une rotation
d'un quart de tour de la tête 37 dans le sens de la flèche F2 permet d'engager le
doigt 39 dans la rainure 40 pour verrouiller, en position basse, la tige centrale
7 et les deux tiges 7 qui lui sont liées par la barrette 35. Les couteaux 5 sont ainsi
maintenus en position de fermeture des circuits qui leur sont associés. La tête 37
se trouve alors en position rentrée. Une rotation, en sens inverse de la tête 37,
permet de déverrouiller le système en plaçant le doigt 39 hors de la rainure 40 de
sorte que les ressorts 11 ramènent les couteaux 5 en position d'ouverture des circuits
et la tête 37 en position sortie.
[0025] Comme il va de soi l'invention ne se limite pas aux seules formes d'exécution de
ce dispositif, décrites ci-dessus à titre d'exemple, elle en embrasse au contraire
toutes les variantes. C'est ainsi notamment que, dans la forme d'exécution représentée
à la figure 19, chaque tige 7 pourrait être identique aux tiges décrites en référence
aux figures 1 à 4, afin de pouvoir utiliser des blocs de jonction standard pouvant
être soit utilisés indépendamment, soit accouplés pour réaliser la commande simultanée
de plusieurs contacts. En outre, dans le cas d'une fermeture du contact par translation
de la tige suivie d'une rotation, il est possible de protéger le système contre une
fermeture intempestive du contact en dimensionnant la tige de telle manière que son
extrémité doive rentrer dans le boîtier avant d'établir le contact. Ainsi, un appui
involontaire sur la tige l'amenant au niveau du boîtier n'établira pas le contact.
Dans toutes les formes d'exécution de ce dispositif, la zone de contact peut être
protégée de la pollution atmosphérique par un capot et/ou des nervures formant chicanes.
1. Bloc de jonction électrique comprenant, à l'intérieur d'un boîtier isolant :
- deux pièces conductrices (3, 4) situées à distance l'une de l'autre et pouvant être
chacune reliée à un élément conducteur, par exemple par l'intermédiaire d'un fil,
- un couteau (5) en forme de lame conductrice déplaçable entre une position de fermeture
du circuit dans laquelle il est en contact avec les deux pièces conductrices et une
position d'ouverture du circuit, dans laquelle il est écarté de ces pièces,
- une tige (7) liée en translation au couteau (5) et déplaçable axialement dans le
boîtier (2) entre une position "rentrée" dans le boîtier, dans laquelle le couteau
(5) est en position de fermeture du circuit et une position "sortie" dans laquelle
le couteau (5) est en position d'ouverture du circuit,
- des moyens pour assurer le maintien de la tige, de façon stable, dans l'une et l'autre
des deux positions sortie ou rentrée,
- les moyens assurant le maintien de la tige (7) en position sortie comprennent un
ressort hélicoïdal (11) interposé entre le boîtier et la tige (7), et
- les moyens assurant le maintien de la tige en position rentrée sont associés à la
tige (7) elle-même,
- le couteau (5) est monté libre en rotation sur la tige (7) qui lui est associée
et est guidé en translation, avec un blocage en rotation, dans le boîtier isolant.
2. Bloc de jonction selon la revendication 1, dans lequel le contact entre le couteau
(5) et les pièces conductrices (3, 4) est réalisé sur une face latérale de la lame
conductrice formant le couteau (5), cette face latérale étant sensiblement parallèle
à l'axe de la tige.
3. Bloc de jonction selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tige (7) comprend des moyens de couplage destinés à permettre une liaison entre
la tige (7) et une autre tige (7) adjacente pour la manoeuvre simultanée de deux couteaux.
4. Bloc de jonction selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que les moyens assurant le maintien d'une tige en position rentrée comprennent un doigt
(8) dépassant perpendiculairement de la tige (7) et engagé dans une rainure (14) ménagée
dans le boîtier de guidage (6) de la tige, orientée parallèlement à la tige (7) et
comportant, à son extrémité située le plus près du contact, un retour (15) à 90°.
5. Bloc de jonction selon la revendication 4, caractérisé en ce que le retour (15) de la rainure de guidage (14) du doigt (8) comporte lui-même, à son
extrémité, un cran (16) de verrouillage du doigt.
6. Bloc de jonction selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens assurant le maintien d'une tige en position rentrée comprennent un doigt
(19) dépassant perpendiculairement de la tige et engagé dans une rainure (20) inclinée
ménagée dans le boîtier de guidage (22) de la tige (7) et comportant un cran (23)
de verrouillage du doigt, en position la plus engagée de la tige dans le boîtier.
7. Bloc de jonction selon la revendication 6, caractérisé en ce que la rainure (20) est continue et le boîtier dans lequel elle est ménagée comporte,
sur sa périphérie, plusieurs tronçons de rainure successifs correspondant successivement
au déplacement de la tige (7) vers la position de fermeture du contact et vers la
position d'ouverture du contact.
8. Bloc de jonction selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens assurant le maintien d'une tige en position fermée du contact électrique
comprennent une bague (26) qui, engagée autour de la tige (7) et montée libre en rotation
et bloquée en translation dans le boîtier isolant, présente deux bords en dents de
scie (29), les différentes dents étant délimitées par un tronçon incliné (30) suivi
par un tronçon (32) parallèle à l'axe de la bague, tous les tronçons (30) inclinés
étant inclinés dans le même sens, la bague (26) comportant des rainures (33) axiales
et débouchant dans sa paroi intérieure, ménagées en alternance avec les zones en creux
(34) du profil en dents de scie, tandis que la tige (7) comporte deux ergots (27,
28) dépassant radialement, décalés axialement d'une valeur au moins égale à la largeur
de la bague (26), pour être situés de part et d'autre de celle-ci, les deux ergots
(27, 28) étant décalés circonférentiellement d'une valeur sensiblement égale à la
longueur d'une dent, l'ergot (27) situé du côté de l'extrémité libre de la tige (7)
servant, par appui contre les faces inclinées des dents de la bague, à réaliser l'entraînement
en rotation de la bague, pour amener successivement l'autre ergot (28) en appui dans
le creux (34) d'une dent, avec une position axiale de la tige (7) correspondant à
la fermeture du contact, et à l'intérieur d'une rainure (33), avec une position axiale
de la tige correspondant à l'ouverture du contact.
1. Electrical modular terminal block comprising, inside an insulating casing:
- two conductive parts (3, 4) which are situated spaced from one another, and can
each be connected to a conductive element, for example by means of a wire;
- a blade (5) in the form of a conductive plate which can be displaced between a position
of closure of the circuit, in which it is in contact with the two conductive parts,
and a position of opening of the circuit, in which it is spaced from these parts;
- a rod (7), which is connected in translation to the blade (5), and can be displaced
axially in the casing (2), between a position in which it is "withdrawn" in the casing,
in which the blade (5) is in the position of closure of the circuit, and an "extended"
position, in which the blade (5) is in the position of opening of the circuit;
- means for assuring the retention of the rod, in a stable manner, in one and the
other of the two, extended or withdrawn positions;
- the means which assure the retention of the rod (7) in the extended position comprise
a helical spring (11) which is interposed between the casing and the rod (7);
- the means which assure the retention of the rod in the retracted position are associated
with the rod (7) itself; and
- the blade (5) is fitted such as to rotate freely on the rod (7) which is associated
with it, and is guided in translation, with locking in rotation, in the insulating
casing.
2. Modular terminal block according to claim 1, wherein the contact between the blade
(5) and the conductive parts (3, 4) is provided on a lateral surface of the conductive
plate which forms the blade (5), this lateral surface being substantially parallel
to the axis of the rod.
3. Modular terminal block according to claim 1, characterised in that the rod (7) comprises coupling means which are designed to permit a connection between
the rod (7) and another adjacent rod (7) for simultaneous manoeuvring of two blades.
4. Modular terminal block according to one of claims 1 to 3, characterised in that the means which assure the retention of a rod in the closed position comprise a finger
(8) which extends perpendicularly from the rod (7), and is engaged in a groove (14)
which is provided in the guide casing (6) for the rod, which groove is oriented parallel
to the rod (7), and comprises a 90° return (15) at its end which is situated closest
to the contact.
5. Modular terminal block according to claim 4, characterised in that the return (15) of the groove (14) for guiding of the finger (8) itself comprises
at its end a notch (16) for locking the finger.
6. Modular terminal block according to claim 1 or claim 3, characterised in that the means which assure the retention of a rod in the withdrawn position comprise
a finger (19) which extends perpendicularly from the rod, and is engaged in an inclined
groove (20) which is provided in the guide casing (22) for the rod (7), and comprises
a notch (23) for locking of the finger, in the position in which the rod is the most
engaged in the casing.
7. Modular terminal block according to claim 6, characterised in that the groove (20) is continuous, and the casing in which it is provided comprises on
its periphery several successive groove sections corresponding in succession to the
displacement of the rod (7) towards the position of closure of the contact and towards
the position of opening of the contact.
8. Modular terminal block according to claim 1 or claim 2, characterised in that the means which assure the retention of a rod in the closed position of the electrical
contact comprises a ring (26) which, engaged around the rod (7), fitted such as to
rotate freely, and locked in translation in the insulating casing, has two saw-tooth
edges (29), the different teeth being delimited by an inclined section (30) followed
by a section (32) which is parallel to the axis of the ring, all the inclined sections
(30) being inclined in the same direction, the ring (26) comprising axial grooves
(33) which open in its inner wall, and are provided alternately with the hollow areas
(34) of the saw-tooth profile, whereas the rod (7) comprises two lugs (27, 28) which
extend radially, and are offset axially by a value which is at least equal to the
width of the ring (26), in order to be situated on both sides of the latter, the two
lugs (27, 28) being offset circumferentially by a value which is substantially equal
to the length of a tooth, the lug (27) which is situated on the free end side of the
rod (7) being used, by being supported against the inclined surfaces of the teeth
of the ring, to carry out the entrainment in rotation of the ring, in order subsequently
to draw the other lug (28) such that it is supported in the hollow (34) of a tooth,
with an axial position of the rod (7) corresponding to the closure of the contact,
and inside a groove (33), with an axial position of the rod corresponding to the opening
of the contact.
1. Elektrischer Verbindungsblock, der im Inneren eines isolierenden Gehäuses umfasst:
- zwei leitende Teile (3, 4), die von einander im Abstand angeordnet sind und die
beide mit einem leitenden Element verbindbar sind, beispielsweise mittels eines Drahts,
- ein Messer (5) in Form einer leitenden Klinge, das zwischen einer Schließstellung
der Schaltung, in der es in Kontakt mit den beiden leitenden Teilen ist, und einer
Öffnungsstellung der Schaltung, in der es von diesen Teilen entfernt ist, umstellbar
ist,
- einen Schaft (7), der verschieblich mit dem Messer (5) verbunden ist und axial im
Gehäuse (2) umstellbar ist zwischen einer Rückkehrstellung im Gehäuse, in der das
Messer (5) in Schließstellung der Schaltung ist, und einer Ausgangsstellung, in der
das Messer (5) in Öffnungsstellung der Schaltung ist,
- Mittel zum Sicherstellen des stabilen Beibehaltens des Schafts sowohl in der Ausgangs-
als auch in der Rückkehrstellung,
- wobei die Mittel zum Sicherstellen des Beibehaltens des Schafts (7) in der Ausgangsstellung
eine schraubenförmige Feder (11) umfassen, die zwischen dem Gehäuse und dem Schaft
(7) angeordnet ist,
- wobei die Mittel zum Sicherstellen des Beibehaltens des Schafts in der Rückkehrstellung
dem Schaft selbst zugeordnet sind, und
- wobei das Messer (5) frei drehbar an dem ihm zugeordneten Schaft (7) angebracht
ist und im isolierenden Gehäuse verschieblich mit einer Sperre in Drehrichtung geführt
ist.
2. Verbindungsblock nach Anspruch 1, bei dem der Kontakt zwischen dem Messer (5) und
den leitenden Teilen (3, 4) auf einer seitlichen Fläche der das Messer (5) bildenden
leitenden Klinge realisiert ist, wobei diese seitliche Fläche im wesentlichen parallel
zur Achse des Schafts ist.
3. Verbindungsblock nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Schaft (7) Kopplungsmittel umfasst, die dafür bestimmt sind, eine Verbindung
zwischen dem Schaft (7) und einem weiteren, benachbarten Schaft (7) zu ermöglichen
für die gleichzeitige Betätigung von zwei Messern.
4. Verbindungsblock nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel, welche das Beibehalten des Schafts in der Rückkehrposition sicherstellen,
einen Finger (8) umfassen, der orthogonal vom Schaft (7) vorsteht und in eine Nut
(14) eingreift, die im Führungsgehäuse (6) des Schafts ausgebildet ist, parallel zum
Schaft (7) ausgerichtet ist und an ihrem zum Kontakt näheren Ende eine Umkehrung (15)
um 90° umfasst.
5. Verbindungsblock nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Umkehrung (15) der Führungsnut (14) des Fingers (8) selbst in ihrem Ende eine
Raste (16) zur Verriegelung des Fingers umfasst.
6. Verbindungsblock nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel, welche das Beibehalten des Schafts in der Rückkehrstellung sicherstellen,
einen Finger (19) umfassen, der orthogonal vom Schaft vorsteht und in eine geneigte
Nut (20) eingreift, die im Führungsgehäuse (22) des Schafts (7) ausgebildet ist und
eine Raste (23) zur Verriegelung des Fingers in der am stärksten eingesteckten Stellung
des Schafts in das Gehäuse umfasst.
7. Verbindungsblock nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Nut (20) durchgehend ist und dass das Gehäuse, in dem sie ausgebildet ist, an
seinem Umfang mehrere aufeinander folgende Nutabschnitte umfasst, die aufeinanderfolgend
der Umstellung des Schafts in die Schließstellung des Kontakts und in die Öffnungsstellung
des Kontakts entsprechen.
8. Verbindungsblock nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel, welche das Beibehalten einen Schafts in Schließstellung des elektrischen
Kontakts sicherstellen, einen Ring (26) umfassen, der im Eingriff um den Schaft (7)
ist, frei drehbar und in in Verschiebungsrichtung gesperrt im isolierenden Gehäuse
angebracht ist und zwei Sägezahnränder (29) aufweist, wobei die verschiedenen Zähne
durch einen geneigten Abschnitt (30) gefolgt von einem zur Ringachse parallelen Abschnitt
(32) begrenzt sind, wobei alle geneigten Abschnitte (30) in die gleichen Richtung
geneigt sind,
wobei der Ring (26) axiale und in seine Innenwand mündende Nuten (33) umfasst, die
alternierend mit Vertiefungsbereichen (34) des Sägezahnprofils ausgebildet sind, während
der Schaft (7) zwei radial vorstehende Zapfen (27, 28) aufweist, die axial um einen
Wert verschoben sind, der wenigstens gleich groß wie die Breite des Rings (26) ist,
so dass sie beidseits von diesem angeordnet sind, wobei die zwei Zapfen (27, 28) in
Umfangsrichtung um einen Wert verschoben sind, der wenigstens im wesentlichen gleich
der Länge eines Zahns ist, wobei der Zapfen (27), der auf der Seite des freien Endes
des Schafts (7) angeordnet ist, durch Anliegen an den geneigten Flächen der Zähne
des Rings dazu dient, den Drehantrieb des Rings zu realisieren, um den anderen Zapfen
(28) sukzessive in Anschlag gegen die Vertiefungen (34) eines Zahns zu bringen bei
einer axialen Stellung des Schafts (7), der dem Schließen des Kontakts entspricht,
und gegen das Innere einer Nut (33) bei einer axialen Stellung des Schafts, die der
Öffnung des Kontakts entspricht.