[0001] L'invention concerne le domaine des serrures des véhicules automobiles, et plus spécifiquement
la décondamnation des serrures équipant les ouvrants des véhicules automobiles.
[0002] Une serrure de véhicule automobile permet le maintien en position fermée d'un ouvrant
; elle permet aussi de décrocher l'ouvrant par action sur une commande d'ouverture
intérieure ou extérieure reliée à la serrure et actionnable par un utilisateur. Une
telle serrure est typiquement montée sur l'ouvrant du véhicule. Elle présente un pêne
dont la fonction est de fixer par rapport à la serrure un doigt monté sur le véhicule,
ou au contraire de libérer le doigt. On appelle ouverture de la serrure l'action de
libérer le doigt, ce qui permet le décrochage de l'ouvrant ; inversement, on appelle
fermeture de la serrure le fait de maintenir le doigt dans la serrure, ce qui interdit
le décrochage de l'ouvrant. Le pêne est sollicité vers sa position de fermeture par
le doigt lors de la fermeture de l'ouvrant, un cliquet interdisant le retour du pêne
vers sa position d'ouverture et le maintien de la serrure en position fermée en l'absence
de sollicitation extérieure sur la serrure.
[0003] Dans ce contexte, on appelle levier d'ouverture extérieure - respectivement intérieure
- la pièce de la serrure reliée à la commande d'ouverture extérieure - respectivement
à la commande d'ouverture intérieure. On appelle "condamnation" de la serrure l'action
d'interdire l'ouverture de la serrure par action sur la commande d'ouverture extérieure
; la "décondamnation" est l'opération inverse, qui rétablit l'ouverture de la serrure
lorsque l'on agit sur la commande d'ouverture extérieure. Pour une portière de véhicule
automobile, ces opérations sont classiquement assurées à l'aide d'une tirette de frise
ou d'un actionneur électromécanique. Pour un coffre de véhicule ou une portière avant,
on utilise aussi un verrou pour la condamnation ou la décondamnation ; dans ce cas,
pour une serrure mécanique, il est nécessaire de prévoir une liaison entre la serrure
et le verrou.
[0004] L'utilisation d'un verrou pose les problèmes suivants. La présence du verrou est
une forte contrainte architecturale : l'introduction d'un objet dans le joint de la
fenêtre peut permettre à un voleur d'agir sur la liaison serrure-verrou. Ce problème
est résolu en rapprochant le verrou de la serrure ou en prévoyant une liaison entre
le verrou et la serrure qui ne puisse pas être manipulée à travers le joint de la
fenêtre. Dans un cas, la solution génère une contrainte sur la position relative du
verrou et de la serrure ; dans l'autre cas, la solution génère une contrainte sur
le type de mouvement de liaison.
[0005] La position du verrou est aussi contrainte par la nécessité de permettre la descente
de la vitre.
[0006] La présence du verrou créée aussi une contrainte mécanique. Une solution de viol
consiste à arracher le verrou de la portière : il est donc proposé de prévoir autour
du verrou un renforcement de la tôle constituant la portière.
[0007] Enfin, les clefs utilisées pour les verrous sont mécaniquement violables.
[0008] Il est connu d'utiliser pour la condamnation ou la décondamnation des portières de
véhicules automobiles une télécommande portable ; une telle télécommande est alimentée
par pile et fonctionne à des fréquences de 315, 433 ou 865 MHz, dites hautes fréquences.
Un tel système d'ouverture à distance fonctionne avec des portées de l'ordre de 10
m ; il est prévu en complément des verrous classiques, qui sont conservés pour toujours
permettre la décondamnation, même en cas de défaillance de la télécommande portable
ou de son récepteur.
[0009] Le véhicule commercialisé par la société Peugeot sous la marque 406 présente une
clef munie d'un transpondeur, c'est-à-dire d'un circuit passif alimenté à distance
et interrogeable à distance. Un circuit d'alimentation et d'interrogation du transpondeur
est prévu dans le véhicule et empêche le démarrage en l'absence d'une réponse du transpondeur
; dans cette application le circuit d'alimentation et d'inhibition est conçu pour
interroger le transpondeur lorsque la clef se trouve au voisinage du volant. Le circuit
fonctionne à des fréquences voisines de 125 kHz, dites basses fréquences, avec une
portée de l'ordre de 5 cm.
[0010] FR-A-2 740 501 propose un système mains libres de déverrouillage et/ou d'ouverture
de coffre de véhicule automobile. Une ou deux antennes sont prévues sur le véhicule
; la présentation d'un transpondeur devant l'antenne ou les antennes, suivant une
séquence prédéterminée provoque le déverrouillage et/ou l'ouverture du coffre. Le
système proposé dans ce document nécessite une alimentation par la batterie du véhicule
pour le déverrouillage et l'ouverture et implique donc de munir le véhicule d'un verrou
servant en cas de défaillance du système mains libres.
[0011] US-A-5 134 392 décrit un système d'ouverture sans clef. Le système d'ouverture utilise
un transmetteur alimenté par une batterie à longue durée de vie.
[0012] Il existe dans l'état de la technique un préjugé considérable à la suppression du
verrou mécanique, qui rend possible l'ouverture du véhicule même en cas de défaillance
d'une commande radio.
[0013] EP-A-0 694 644 propose une serrure à ouverture électrique de véhicule automobile.
L'ouverture de la serrure est assurée électriquement par la manoeuvre d'un actionneur
alimenté par la batterie du véhicule. Il est prévu une source d'énergie de secours
constituée d'une batterie de secours implantée dans la portière à laquelle la serrure
est associée. En cas de disfonctionnement de l'alimentation électrique fournie par
la batterie du véhicule, la serrure est susceptible d'être ouverte grâce à l'alimentation
électrique fournie par la batterie de secours. Ce document est muet quant au verrou
utilisé.
[0014] Cette solution pose d'abord un problème de dimensionnement du moteur d'ouverture
de la serrure ; en effet, le moteur doit permettre non seulement l'ouverture de la
serrure dans les conditions normales d'utilisation, mais aussi l'ouverture de la serrure
dans des conditions dégradées, par exemple après un choc. Le moteur et son réducteur
sont donc conçus pour permettre l'ouverture en conditions dégradées, ce qui conduit
à des surdimensionnements électrique et mécanique par rapport au besoin en conditions
normales. Le dimensionnement du moteur pose donc un problème pour l'alimentation de
secours ; celle-ci doit en effet être capable de fournir au moteur l'énergie nécessaire
à l'ouverture sous forte charge.
[0015] US-A-5 552 641 et EP-A-1 052 353 divulguent des systèmes d'ouvertures pour véhicule
automobiles, à base d'émetteurs récepteurs ou de transpondeurs portables. Ces documents
n'expliquent pas quel type de serrure est utilisé pour le véhicule. WO-A-01 23695
propose un transmetteur destiné à actionner un système de condamnation de véhicule
automobile. Des contacts sont prévus sur le transmetteur, pour pallier une défaillance
de la batterie du transmetteur ou de véhicule.
[0016] D'autres documents divulguent des serrures, à ouverture électrique ou mécanique.
On peut notamment citer EP-A-0 589 158, EP-A-0 828 049, DE-A-196 00 524 ou encore
WO-A-01 66889
[0017] Il existe donc un besoin pour les véhicules automobiles d'une solution de décondamnation
qui pallie les inconvénients des verrous et permette de s'affranchir des contraintes
architecturales et mécaniques qu'ils créent.
[0018] L'invention propose donc, dans un mode de réalisation, un système de décondamnation
d'ouvrant de véhicule automobile sans verrou, comprenant :
- - une serrure électrique avec une ouverture mécanique embrayable;
- un objet portable présentant un identifiant ;
- un circuit d'interrogation de l'objet, apte à alimenter l'objet et à l'interroger
lorsque celui-ci est à l'extérieur du véhicule et apte à délivrer à la serrure un
signal autorisant la décondamnation de l'ouvrant du véhicule en fonction de l'identifiant.
[0019] Le signal délivré dans les conditions normales peut être un signal de décondamnation
logicielle de l'ouverture électrique de la serrure; il peut aussi s'agir d'un signal
d'embrayage de l'ouverture mécanique de la serrure.
[0020] Le circuit d'interrogation peut alimenter à distance l'objet portable à l'interrogation.
On peut aussi prévoir que l'objet portable présente des contacts et que le circuit
d'interrogation présente des contacts adaptés à s'accoupler aux contacts de l'objet
portable.
[0021] Le système présente avantageusement une alimentation de secours distincte de l'alimentation
principale du véhicule; le circuit d'interrogation peut alors être alimenté par l'alimentation
de secours.
[0022] Le système peut encore comprendre une mécanique de décondamnation recevant le signal
de décondamnation provenant du circuit d'interrogation. La mécanique de décondamnation
peut être reliée à l'alimentation de secours.
[0023] On peut encore prévoir une électronique de secours alimentée par l'alimentation de
secours et adaptée à embrayer l'ouverture mécanique de la serrure Cette électronique
de secours présente avantageusement un état de veille dont elle sort à réception d'un
signal provenant d'un capteur d'actionnement d'une commande d'ouverture intérieure
ou d'une commande d'ouverture extérieure.
[0024] On peut encore prévoir dans le système une serrure à ouverture électrique et à ouverture
mécanique embrayable par l'action de la mécanique de décondamnation. Dans ce cas,
la mécanique de décondamnation peut comprendre un moteur électrique d'une puissance
électrique inférieure à 10 W.
[0025] L'invention propose encore un ouvrant sans verrou présentant un tel système et un
véhicule présentant un ouvrant sans verrou et un tel système.
[0026] D'autres caractéristiques et avantages de la description apparaîtront à la lecture
de la description qui suit, donnée à titre d'exemple et en référence aux figures qui
montrent :
- figure 1, un schéma bloc des différents éléments d'un système selon un mode de réalisation
de l'invention ;
- figure 2, une vue schématique d'une serrure utilisable dans un tel système, dans une
position fermée, secours d'ouverture mécanique débrayé ;
- figure 3, une vue de la serrure de la figure 2, dans une position d'ouverture électrique
;
- figure 4, une vue de la serrure de la figure 2, dans une position fermée et décondamnée
pour permettre une ouverture mécanique ;
- figure 5, une vue de la serrure de la figure 5, dans une position d'ouverture mécanique
après la décondamnation représentée à la figure 4;
- figure 6, une vue schématique d'une autre serrure utilisable dans le système de la
figure 1, dans une position fermée, secours d'ouverture mécanique débrayé.
[0027] L'invention propose, pour la décondamnation d'un ouvrant de véhicule automobile,
d'utiliser un objet portable alimenté à l'interrogation. On prévoit pour interroger
l'objet portable un circuit d'interrogation, qui est typiquement monté sur la portière
du véhicule. Le circuit d'interrogation est capable d'interroger l'objet alors que
celui-ci se trouve à l'extérieur du véhicule, en assurant en outre son alimentation
électrique. Si les résultats de l'interrogation démontrent que l'objet portable a
une autorisation de décondamnation des serrures du véhicule, le circuit fournit à
la serrure de l'ouvrant un signal autorisant la décondamnation.
[0028] L'utilisation d'un tel objet portable et d'un circuit d'interrogation associé pour
commander la décondamnation permet d'éviter de munir la portière d'un verrou. On évite
donc les contraintes architecturales et mécaniques de l'état de la technique.
[0029] La serrure est une serrure électrique avec une ouverture mécanique embrayable. En
fonctionnement normal, lorsque la batterie du véhicule fournit une puissance suffisante,
une telle serrure peut être utilisée comme serrure électrique. Toutefois, en cas de
défaillance d'alimentation, la serrure peut être embrayée en utilisant une puissance
réduite; ceci limite la puissance électrique nécessaire pour pallier les défaillances.
[0030] Le système de l'invention résiste à une défaillance de l'alimentation (éventuelle)
de l'objet portable, du fait que le circuit d'interrogation est apte à alimenter l'objet
lorsque celui-ci est à l'extérieur du véhicule. Le système de l'invention résiste
aussi à une défaillance de l'alimentation électrique du véhicule, du fait de l'ouverture
mécanique embrayable de la serrure électrique. Il suffit de prévoir dans l'ouvrant
une alimentation de secours de faible puissance pour permettre l'embrayage de l'ouverture
mécanique; alternativement, cette ouverture mécanique peut être embrayée en permanence,
comme expliqué en référence à la figure 6.
[0031] La figure 1 est un schéma bloc des différents éléments d'un système selon un mode
de réalisation de l'invention ; on a représenté à la figure un objet portable 2. L'objet
est alimenté à l'interrogation par le circuit d'interrogation : il est donc susceptible
de répondre aux interrogations d'un circuit d'interrogation qui l'alimente, sans qu'il
ne soit nécessaire qu'il présente une alimentation propre telle qu'une pile ou une
batterie. L'alimentation de l'objet portable peut être assurée à distance, i.e. sans
contact ; une première solution est d'utiliser un transpondeur ; un transpondeur présente
une bobine qui sert d'une part pour l'alimentation à distance de l'objet à l'aide
d'un champ magnétique et d'autre part pour l'émission d'une réponse. On a représenté
à la figure 1 le cas d'un transpondeur, avec une bobine 4 et un circuit 6 alimenté
par la bobine et susceptible de court-circuiter la bobine pour l'émission d'une réponse.
Le transpondeur peut être alimenté à distance et interrogé à basses fréquences, par
exemple à une fréquence de 125 kHz.
[0032] On peut aussi prévoir que l'objet portable est alimenté à l'aide de contacts, en
prévoyant des contacts correspondants sur le circuit d'interrogation ; l'interrogation
s'effectue alors avantageusement par modulation de la tension d'alimentation pour
limiter le nombre de contacts. L'objet pourrait ainsi présenter la forme d'une carte
que l'on introduirait dans une fente, par exemple entre la portière et le montant.
Cette position de lecture de la carte permettrait de protéger les contacts d'alimentation
et/ou d'interrogation de la carte.
[0033] L'objet portable présente une mémoire 8, morte, reprogrammable ou plus généralement
susceptible de stocker un identifiant alors même que l'objet n'est pas alimenté. L'identifiant
est utilisé pour caractériser l'objet. L'utilisation d'un tel identifiant stocké en
mémoire fournit des combinaisons plus nombreuses que les combinaisons mécaniques d'une
clef. Ainsi, un stockage de l'identifiant sur 15 éléments binaires fournit plus de
30 000 combinaisons, tandis que le nombre de combinaisons d'une clef mécanique est
de l'ordre de 3000.
[0034] La mémoire 8 est reliée au circuit 6, de sorte à permettre à l'interrogation du circuit
la transmission de l'identifiant depuis l'objet portable vers le circuit d'interrogation.
On peut de ce point de vue utiliser tout protocole d'interrogation approprié, en prévoyant
si nécessaire un cryptage des données transmises, un code tournant, et toutes les
solutions de sécurisation connues pour d'autres applications dans l'état de la technique.
A titre d'exemple, on peut utiliser en cas de réception de N codes incorrects un blocage
temporaire ou définitif de la portière.
[0035] La représentation de la figure 1 n'est qu'une représentation schématique ; ainsi,
la distinction entre le circuit 6 et la mémoire 8 n'est faite que pour la clarté de
l'explication, le circuit et la mémoire pouvant parfaitement être implémentés à l'aide
d'un composant unique. Il est aussi possible de prévoir que l'objet portable sert
à d'autres fins ; il pourrait ainsi être utilisé pour une commande, en prévoyant,
outre le circuit alimenté à l'interrogation qui vient d'être décrit, une alimentation
par pile ou batterie et un circuit d'émission hautes fréquences. Dans ce cas, le circuit
6 pourrait être alimenté par la pile ou batterie en régime normal et n'être alimenté
par le circuit d'interrogation qu'en cas de défaillance de la pile ou batterie.
[0036] Outre l'objet portable, le système présente un circuit d'interrogation 10 prévu sur
le véhicule. Ce circuit assure l'alimentation de l'objet portable lors de l'interrogation.
Dans le cas du transpondeur de la figure 1, l'alimentation est assurée grâce à d'une
antenne 12 émettant un champ magnétique d'interrogation, qui sert pour l'alimentation
de la bobine et est modulé pour l'interrogation. On peut bien sûr prévoir plus d'une
antenne.
[0037] L'alimentation 12 est contrôlée par une logique 14 de contrôle ; cette logique contrôle
l'alimentation de l'objet portable lors de l'interrogation, l'interrogation de l'objet
et les réponses fournies par celui-ci. En fonction de ces réponses, la logique 14
émet un signal de décondamnation. Dans le cas le plus simple, on prévoit une mémoire
16 stockant un identifiant et l'interrogation de l'objet portable consiste à comparer
les identifiants des mémoires 16 et 8 ; le signal de décondamnation est émis si la
comparaison montre que les identifiants sont identiques.
[0038] Il est aussi avantageux que le circuit 10 soit alimenté par une alimentation 18 distincte
de l'alimentation principale du véhicule ; la présence d'une telle alimentation -
pile, batterie, supercapacité ou autre - permet de pallier toute défaillance de l'alimentation
principale du véhicule. On peut bien sûr prévoir aussi que le circuit 10 soit alimenté
par l'alimentation principale du véhicule, ou encore que l'alimentation 18 ne soit
utilisée qu'en secours, en cas de défaillance de l'alimentation principale.
[0039] La figure 1 montre encore une mécanique de décondamnation 20 de la portière du véhicule.
La mécanique 20 reçoit le signal de décondamnation émis par le circuit d'interrogation
10 et procède à la décondamnation de la portière à réception de ce signal de décondamnation.
La figure 1 montre encore que la mécanique de décondamnation 20 est alimentée par
l'alimentation 18, au moins en mode secours. De nouveau, une telle alimentation de
la mécanique de décondamnation, distincte de l'alimentation principale du véhicule,
assure que la décondamnation reste possible, même lorsque l'alimentation principale
du véhicule est défaillante.
[0040] Pour que l'alimentation 18 de secours soit facilement réalisable, compacte et peu
onéreuse, il est avantageux que la décondamnation n'utilise pas une puissance électrique
trop importante ; une première solution est d'utiliser une serrure électromécanique,
dans laquelle la décondamnation est assurée par un moteur spécifique. Dans ce cas,
le moteur de décondamnation est typiquement un moteur fonctionnant sous une tension
de 6 V, avec une puissance électrique de 10 W. On utilise selon l'invention une serrure
électrique, avec une ouverture mécanique embrayable. Une telle serrure est décrite
dans la suite en référence aux figures 2 à 5 et est décrite plus en détail dans la
demande déposée par la demanderesse le même jour que la présente demande et intitulée
"Serrure de véhicule automobile ". Dans ce cas, le signal de décondamnation provoque
simplement l'embrayage de l'ouverture mécanique, de sorte qu'il soit possible d'ouvrir
la portière par action mécanique sur la poignée. La figure 6 montre un autre exemple
d'une serrure à ouverture électrique et à ouverture mécanique embrayable, qui peut
aussi être utilisée dans un système selon l'invention.
[0041] Dans un cas comme dans l'autre, l'alimentation de secours peut être réalisée à l'aide
d'une pile, d'une batterie, d'un condensateur, fournissant une tension inférieure
ou égale à 6 V. Cette valeur permet, outre l'actionnement de la mécanique de décondamnation
une alimentation à l'interrogation et une interrogation de l'objet portable.
[0042] La position du circuit d'interrogation 10, de l'alimentation 18 et de la mécanique
de décondamnation 20 peut varier dans le véhicule. La seule contrainte est que le
circuit d'interrogation doit pouvoir alimenter et interroger l'objet portable alors
qu'il se trouve à l'extérieur du véhicule. Pour l'interrogation d'un transpondeur,
il suffit que le circuit d'interrogation se trouve sur une partie non-métallique du
véhicule, comme une poignée de portière, un enjoliveur de montant de portière, une
baguette de protection, une coque de rétroviseur, un optique, etc. D'autres positions
peuvent être préférées pour d'autres types de circuit d'interrogation, comme dans
le joint de portière évoqué plus haut.
[0043] On peut en outre prendre en considération les facteurs suivants ; il convient d'assurer
le câblage entre le circuit 10 et la mécanique de décondamnation 20, et le cas échéant
le câblage de ces deux éléments avec l'alimentation de secours 18. Il est avantageux
de ce point de vue que ces différents éléments soient aussi proches que possible ;
ce premier facteur milite en faveur d'une installation des différents éléments du
système dans la porte.
[0044] Une installation des différents éléments du système dans la porte - qui est un élément
fermé - améliore en outre la sécurité ; il ne suffit de couper un circuit au niveau
de la portière pour alimenter de façon distincte la mécanique de décondamnation 20,
ou pour isoler le circuit d'interrogation 10. Une rupture du faisceau de porte n'empêcherait
pas l'interrogation ni la décondamnation.
[0045] Le circuit 10 peut aussi dans ce cas faire partie de l'électronique principale de
porte - tout en conservant le cas échéant une alimentation distincte 18. Cette solution
permet de disposer d'informations pour commander une décondamnation, notamment en
cas de situation d'urgence.
[0046] Inversement, si l'on prévoit un câblage vers les autres portière du véhicule, il
peut être avantageux de prévoir une position centralisée pour le circuit d'interrogation
10 - ce qui peut limiter le câblage.
[0047] Le système décrit en référence à la figure 1 présente les avantages suivants. Il
rend possible une décondamnation même en cas de défaillance de l'alimentation principale
du moteur. Du fait de la grande fiabilité qu'il présente - grâce à l'alimentation
de secours - il est possible de supprimer complètement le verrou ; on libère les contraintes
de conception de la portière et on limite les possibilités de viol du verrou ou de
la serrure de la portière.
[0048] On décrit dans la suite en référence aux figures 2 et suivantes une serrure avantageuse
dans le contexte envisagé. Il s'agit une serrure à ouverture électrique, mais qui
présente une ouverture mécanique embrayable. L'ouverture mécanique peut être embrayée
sous l'action du circuit d'interrogation 10, pour permettre l'ouverture de la porte
même en cas de défaillance de l'alimentation électrique du véhicule.
[0049] Dans la description qui suit, on utilise les mots vertical, horizontal, gauche, droite,
haut et bas en référence à la position de la serrure représentée sur les figures.
Cette position est illustrative et ne doit pas être comprise comme limitant la position
de la serrure en fonctionnement.
[0050] La figure 2 est une vue schématique d'une serrure selon un mode de réalisation de
l'invention, dans une position fermée et condamnée. La figure montre le pêne 32, qui
est monté à rotation autour d'un axe 34. La rotation du pêne 32 autour de l'axe 34,
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, permet l'ouverture de la porte comme
représenté aux figures 3 ou 5. Le pêne est sollicité par un ressort dans le sens des
aiguilles d'une montre, vers sa position d'ouverture.
[0051] Dans la position du pêne représentée à la figure 2, le cliquet empêche l'ouverture
de la porte en maintenant le pêne sur un doigt non représenté. La forme exacte du
pêne comme son mouvement sont connus en soi et ne sont pas décrits plus en détail.
Ils peuvent d'ailleurs être modifiés sans que ceci n'ait d'incidence sur le fonctionnement
de la serrure.
[0052] La figure 2 montre encore un contre-cliquet 36, ainsi qu'un cliquet 38. Le cliquet
et le contre cliquet sont mobiles en rotation autour d'un axe 40. Le cliquet et le
contre cliquet apparaissent plus clairement à la figure 3. Ils sont solidaires l'un
de l'autre : l'utilisation de deux pièces est avantageuse pour des contraintes de
montage. La rotation du contre-cliquet 36 et du cliquet 38 autour de l'axe 40, dans
le sens inverse des aiguilles d'une montre, a pour effet de permettre la rotation
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre du pêne 32, et donc l'ouverture de
la serrure.
[0053] Comme le montre mieux la figure 3, sur laquelle le cliquet et le contre-cliquet sont
représentés en avant-plan, le contre-cliquet 36 a une forme sensiblement circulaire
; il présente une première portée 42 et une deuxième portée 44. Un appui sur l'une
ou l'autre de ces portées permet de faire tourner le cliquet dans le sens inverse
des aiguilles d'une montre. Le cliquet 38 est solidaire du contre-cliquet 36 de sorte
à être entraîné en rotation par le contre-cliquet lorsque celui-ci tourne dans le
sens inverse des aiguilles d'une montre. Il présente un doigt 46, qui vient au contact
du pêne pour empêcher son mouvement lorsque la serrure est fermée et verrouillée,
dans la position représentée à la figure 2. Le mouvement du doigt 46 libère en rotation
le pêne, comme représenté aux figures 3 ou 5. Le cliquet et le contre-cliquet sont
sollicités par un ressort non représenté, vers la position de fermeture et de condamnation
représentée à la figure 1.
[0054] La figure 2 montre encore un levier 48 d'ouverture manuelle ou mécanique de la porte.
Le levier 48 est monté en rotation autour de l'axe 40 du cliquet ; il est relié par
un câble ou tringle 50 d'ouverture extérieure à une commande d'ouverture extérieure
non représentée. Il est relié par un câble ou tringle 52 d'ouverture intérieure à
une commande d'ouverture intérieure, non représentée. L'actionnement de la commande
d'ouverture extérieure (respectivement intérieure) provoque, par l'intermédiaire du
câble 50 (respectivement 52) une rotation du levier 48 autour du deuxième axe 40,
dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Le levier 48 présente aussi une portée
54 permettant d'entraîner le contre-cliquet 36 lorsque l'ouverture mécanique de la
serrure est embrayée, comme expliqué plus bas en référence aux figures 4 et 5. Le
levier 48 présente encore une lumière 56, dont la fonction apparaîtra dans la description
qui suit. Un ressort non représenté rappelle le levier 48 vers sa position de fermeture
représentée à la figure, dans le sens des aiguilles d'une montre.
[0055] La figure 2 montre sous la référence 58 un moteur d'ouverture électrique de la serrure.
Le moteur 58 entraîne en translation suivant l'axe vertical de la figure 1 un bras
d'entraînement 60. Le moteur est alimenté électriquement par le circuit électrique
principal du véhicule ; il est dimensionné pour permettre l'ouverture de la serrure
et de la porte dans des conditions normales de fonctionnement. On peut typiquement
utiliser pour le moteur 58 un moteur à courant continu d'une puissance de 40 Watts
électrique et de vitesse à vide de l'ordre de 12 500 trs/min.
[0056] La serrure présente une cale 62 d'autorisation d'ouverture. Cette cale 62 est montée
à l'extrémité d'un bras 64. A l'autre extrémité, le bras présente un tenon 66, qui
s'engage dans la lumière 56 du levier. Un ressort 68 sollicite le bras 64 vers la
gauche sur la figure 2. Dans la position de condamnation de la serrure représentée
à la figure 2, lorsque le levier 48 est en position de repos, le tenon 66 s'appuie
contre l'extrémité gauche de la lumière 56, sous l'effet de la sollicitation du ressort
68 ; le bras 64 et la cale 62 sont alors ramenés vers la droite par le levier et écartés
de la première portée 42 du cliquet et du bras d'entraînement 60.
[0057] Dans cette position, l'excitation du moteur 58 et le déplacement du bras d'entraînement
60 ne permettent pas de faire tourner le cliquet ; la cale 62 constitue donc une sécurité
contre l'ouverture accidentelle en cas d'excitation intempestive du moteur 58.
[0058] Lorsque la commande d'ouverture intérieure ou extérieure est actionnée, le levier
48 tourne autour de l'axe 40 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, comme
représenté sur la figure 3. Dans cette position, le ressort 68 sollicite le bras 64
vers la gauche, et la cale 62 vient se positionner entre la première portée 42 du
contre-cliquet et le bras d'entraînement 60. Dans cette position, comme expliqué plus
bas, la cale autorise le déclenchement de l'excitation du moteur 58 en venant fermer
un contact ; sa position entre le bras 60 et la première portée 42 du cliquet permet
l'ouverture de la porte par excitation du moteur 58.
[0059] En cas de dysfonctionnement du moteur 58, si le bras d'entraînement 60 se déplace
vers la première portée 42 du contre-cliquet et reste bloqué dans cette position,
la lumière 56 du levier permet néanmoins la rotation du levier : en effet, si le levier
48 tourne, la cale 62 vient au contact du bras 60 et est bloquée dans son déplacement.
Le levier peut continuer à tourner, le tenon 66 se déplaçant dans la lumière 56 à
l'encontre de la sollicitation du ressort 68. La lumière 56, le ressort 68 et le tenon
66 sont donc une sécurité contre le dysfonctionnement du moteur 58. Cette liaison
élastique entre la cale et le levier évite le blocage de la serrure en cas de panne
du moteur lorsque le bras est en position basse.
[0060] Enfin, la forme cylindrique ou arrondie de la cale 62 facilite la libération de la
cale sous l'effet du ressort de rappel du levier 48, dans le cas où le bras d'entraînement
60 serait bloqué dans la position représentée à la figure 5 ou 4. La libération de
la cale évite dans ce cas que la serrure ne soit bloquée dans une position ouverte.
[0061] La figure 2 montre enfin les éléments du mécanisme d'embrayage de l'ouverture mécanique
de la serrure. Ce mécanisme comprend un bras 70, qui est monté à rotation autour d'un
troisième axe 72. Le mouvement du bras 70 autour de l'axe 72 est commandé par un moteur
74 de secours fonctionnant sous très faible charge. Le moteur permet de faire tourner
le bras 70 dans un sens ou dans l'autre, pour les raisons expliquées plus bas. Sur
le bras 70 est monté un doigt d'embrayage mécanique 76. Lorsque le moteur de secours
74 provoque la rotation du bras 70 dans le sens inverse des aiguilles d'une montre,
l'extrémité 78 du doigt 76 vient s'interposer entre la portée 54 du levier 48 et la
deuxième portée 44 du contre-cliquet. La référence 80 désigne un organe de guidage
de l'extrémité 78 du doigt 76. Le doigt 76 est monté à rotation sur le bras 70, de
sorte à permettre à son extrémité 78 de tourner autour du deuxième axe 40 en même
temps que le levier et le contre-cliquet.
[0062] On prévoit pour l'actionnement de la serrure les contacts suivants. Un premier contact
est prévu au niveau de la commande d'ouverture extérieure et est activé lorsque l'utilisateur
manipule cette commande. Comme expliqué plus haut, un deuxième contact est actionné
par la cale 62 d'autorisation d'ouverture, lorsqu'elle s'interpose entre le bras 60
et la première portée 42 du cliquet. Un contact de portière ouverte présente deux
états représentatifs de l'état ouvert ou fermé de la portière.
[0063] Dans les conditions normales, le fonctionnement de la serrure est représenté à la
figure 3. Cette figure montre le déplacement du levier, en cas d'action sur la commande
d'ouverture extérieure (respectivement intérieure). Le câble ou la tringle 50 (respectivement
52) transmet le déplacement de la commande d'ouverture au levier, qui tourne autour
du deuxième axe 40, comme représenté par la flèche 90 (respectivement 92). Sous l'effet
de la rotation du levier 48, la cale d'autorisation d'ouverture 62 est entraînée vers
la gauche de la figure 2, comme représenté par la flèche 94 ; elle vient s'interposer
entre le bras 60 et la première portée 42 du contre-cliquet. En bout de course, elle
vient actionner le deuxième contact.
[0064] La figure 3 montre encore le déplacement du bras 60 sous l'action du moteur 58. Sur
la figure 3, pour la clarté de l'explication, le levier 48 est représenté derrière
le cliquet et le contre-cliquet. L'activation du deuxième contact par la cale 62 provoque
l'excitation du moteur 58, qui entraîne le bras 60 vers la cale 62 et la première
portée du contre-cliquet, comme représenté par la flèche 96. Sous l'effet de la force
d'entraînement du moteur 58, transmise par le bras 60 et la cale 62, le cliquet et
le contre-cliquet sont entraînés en rotation autour du deuxième arbre 40, dans le
sens inverse des aiguilles d'une montre ; ce mouvement de rotation est représenté
à la figure 3 par la flèche 98.
[0065] A la fin du mouvement d'ouverture de la serrure ; le cliquet et le contre-cliquet
tournent comme symbolisé par la flèche 98, et libèrent en rotation le pêne 32. Sous
l'action de l'effort de réaction de joint auquel est soumise la portière, celui-ci
tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, comme symbolisé par la flèche
100 et libère le doigt de fermeture monté sur le véhicule. La portière s'ouvre.
[0066] Une fois que la portière s'ouvre, le contact de portière ouverte change d'état ;
le moteur 58 est commandé pour remonter le bras 60 ; la cale 62 est libérée et le
levier 48 revient dans la position de la figure 2 au relâcher de la commande d'ouverture
extérieure. Le cliquet est rappelé vers la position de la figure 2, de sorte que la
fermeture de la portière ramène le pêne et le cliquet dans la position de la figure
2.
[0067] Les figures 4 et 5 montrent des vues de la serrure de la figure 2, montrant le déplacement
des différentes pièces de la serrure au cours de l'ouverture mécanique de la serrure.
L'ouverture mécanique est commandé par le signal de décondamnation émis par le circuit
10, lorsque l'alimentation électrique du véhicule est défaillante.
[0068] La figure 4 montre une vue de la serrure après alimentation du moteur de secours
74 pour embrayer l'ouverture mécanique de la serrure ; comme le montre la figure,
le déclenchement du moteur de secours 74 provoque la rotation du bras 70 autour de
l'axe 72, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre comme symbolisé sur la figure
4 par la flèche 102. Du fait de cette rotation, le doigt d'embrayage mécanique se
déplace vers le levier 48 et le contre-cliquet 36. La présence de l'organe de guidage
80 aide à ce que l'extrémité 78 du doigt vienne s'interposer entre la portée 54 du
levier 48 et la deuxième portée 44 du contre-cliquet. Dans la position de la figure
4, l'ouverture mécanique de la serrure est embrayée, dans la mesure où l'actionnement
de la commande d'ouverture extérieure ou intérieure provoque l'ouverture de la serrure,
indépendamment du moteur 58, comme expliqué en référence à la figure 5.
[0069] On comprend que le moteur 74 est simplement dimensionné pour permettre la rotation
du bras 70 et le déplacement du doigt 76 ; de ce fait, ce moteur peut être dimensionné
pour une faible charge ; on peut typiquement utiliser pour le moteur 74 un moteur
à courant continu de puissance 10 Watts électrique et de vitesse à vide de l'ordre
de 4 000 à 6 000 trs/min. On entend ici par puissance le simple produit de la tension
de consigne par l'intensité du moteur au démarrage; cette valeur n'est pas représentative
de la puissance moyenne consommée par le moteur (le rapport entre l'énergie consommée
par le moteur au cours de la rotation du bras 40 et la durée de cette rotation). En
pratique, la puissance moyenne consommée par le moteur est de l'ordre de 1 W. Comme
le moteur présente une faible puissance et n'est soumis qu'à une faible charge, l'alimentation
de secours 18 peut être compacte et peu onéreuse, comme indiqué plus haut.
[0070] La figure 5 montre une vue de la serrure lors d'une ouverture mécanique. Une action
sur la commande d'ouverture intérieure ou sur la commande d'ouverture extérieure provoque
la rotation du levier 48. Du fait de la présence de l'extrémité 78 du doigt entre
la portée 54 du levier 48 et la deuxième portée 44 du contre-cliquet, la rotation
du levier 48 provoque la rotation du contre-cliquet 36 est l'ouverture du pêne ; le
mouvement de l'ensemble cliquet et du pêne est similaire à celui décrit plus haut
et n'est pas détaillé à nouveau. On a porté à la figure les flèches 104 et 106 représentatives
du mouvement de rotation de l'ensemble cliquet 36-38 et du pêne 32. On a aussi porté
à la figure les flèches 108 et 110 représentatives de la rotation du levier 48 sous
l'action de la commande d'ouverture extérieure ou intérieure, qui provoque la rotation
de l'ensemble cliquet.
[0071] Le fonctionnement de la serrure des figures 2 à 5 est le suivant. En mode normal,
l'ouverture de la serrure s'effectue comme expliqué en référence aux figures 2 et
3. Dans ce mode, il suffirait d'un contact - le contact de la cale 62 pour déclencher
le moteur 58 et donc l'ouverture de la serrure.
[0072] La condamnation ou la décondamnation de la serrure peuvent être assurées de façon
purement logicielle. Il suffit pour condamner la serrure de ne pas déclencher le moteur
58, même lorsque le contact de la cale 62 est commuté. La décondamnation de la serrure
s'effectue en autorisant le déclenchement du moteur par le contact de la cale,
[0073] En fonctionnement normal, le signal de décondamnation émis par le circuit 10 est
donc simplement transmis à l'électronique principale de la porte, qui autorise la
décondamnation logicielle.
[0074] En mode dégradé, la serrure fonctionne comme représenté à la figure 5, après embrayage
des liens mécaniques de secours comme représenté à la figure 4. On peut entrer en
mode dégradé, par exemple pour les raisons suivantes :
- panne d'alimentation électrique du moteur 58, du moteur lui-même,
- situation d'urgence, détectée par exemple par la mise en oeuvre d'un équipement de
sécurité du véhicule comme un coussin gonflable ("air-bag") ou un système anti-blocage
(ABS).
[0075] Dans le mode dégradé, le signal de décondamnation transmis par le circuit 10 commande
le moteur de secours de la serrure, pour embrayer l'ouverture mécanique comme représenté
à la figure 4. La mécanique de décondamnation est alors formée du bras 70, du moteur
de secours 74 et du doigt 76. Comme expliqué plus haut, le moteur 74 peut être alimenté
par l'alimentation 18 de secours, ce qui assure une décondamnation même dans le cas
d'une panne de l'alimentation électrique principale du véhicule.
[0076] La serrure des figures 2 à 5 permet donc
- une décondamnation logicielle de la serrure, en mode de fonctionnement normal,
- un embrayage des liens mécaniques de la serrure, même en cas de défaillance de l'alimentation
principale du véhicule.
De la sorte, il n'est pas nécessaire de prévoir de verrou.
[0077] La figure 6 montre un autre exemple de serrure utilisable dans le système de la figure
1. Cette serrure est similaire à celle des figures 2 à 5; toutefois, au lieu de ne
prévoir qu'un embrayage unique pour les commandes d'ouverture extérieure et intérieure,
on utilise une liaison mécanique pour la commande d'ouverture intérieure et une liaison
électrique pour la commande d'ouverture extérieure. La figure 6 montre une vue schématique
de la serrure dans une position fermée et super-condamnée. Les éléments de la serrure
qui sont similaires à ceux de la figure 2 portent les mêmes références et ne sont
pas décrits à nouveau. On reconnaît donc le pêne 32, le levier 48, le câble ou tringle
d'ouverture intérieure 52, le contre-cliquet 36, le cliquet 38, le moteur d'ouverture
électrique 58 avec son bras d'entraînement 112, le bras 70, le moteur 74, le doigt
d'embrayage 76 et l'organe 80 de guidage.
[0078] A l'inverse de la serrure de la figure 2, la serrure de la figure 6 ne présente pas
de cale d'autorisation d'ouverture avec le bras et le tenon. De la sorte, le bras
d'entraînement 112 du moteur 58 porte directement sur la première portée 42 du contre-cliquet
36 lorsque le moteur 58 est actionné. La forme du bras d'entraînement 112 du moteur
58 est légèrement différente sur la figure 8, comparée à la figure 1, du fait de l'absence
de la cale d'autorisation d'ouverture; plus précisément, le bras 112 présente une
dimension, suivant sa direction de déplacement, sensiblement égale à la somme des
dimensions du bras 60 et de la cale 62; ceci permet de ne pas modifier la course du
moteur 58 pour assurer l'ouverture, c'est-à-dire d'utiliser dans l'exemple de la figure
6 le même moteur que dans la serrure de la figure 2.
[0079] En outre, la serrure ne présente pas de câble ou tringle d'ouverture extérieure 50.
Structurellement, le levier 48 est identique à celui des figures 2 à 5, mais on comprend
que l'on pourrait se passer de la lumière et de la partie servant à recevoir le câble
d'ouverture extérieure.
[0080] Dans l'état représenté à la figure 6, la serrure est fermée et supercondamnée ou
en mode de sécurité enfant. Comme à la figure 2, le doigt d'embrayage 76 est remonté
et ne se trouve pas entre les portées 44 et 54 du levier 48 et du contre-cliquet 36.
[0081] Lorsque la serrure est condamnée, une tentative d'ouverture de la serrure depuis
la commande d'ouverture intérieure provoque un déplacement des différentes pièces
de la serrure similaire à celui représenté sur la figure 3. Le levier 48 est entraîné
en rotation autour de l'axe 40 par la traction du câble 52, comme représenté sur la
figure 3 par la flèche 92. La portée 54 du levier s'approche de la deuxième portée
44 du contre-cliquet 36. Du fait de la position du doigt d'embrayage 76, la rotation
du levier 48 n'est pas transmise au contre-cliquet. L'action sur la commande d'ouverture
intérieure ne provoque donc pas l'ouverture mécanique de la serrure, qui est débrayée.
Dans un état supercondamné ou avec sécurité enfant, l'ouverture électrique de la serrure
n'est pas non plus déclenchée, de sorte que la tentative d'ouverture depuis la commande
d'ouverture intérieure est sans effet sur l'ouverture de la serrure.
[0082] L'ouverture mécanique de la serrure de la figure 6 peut être embrayée; dans cet état,
une action sur la commande d'ouverture intérieure provoque l'ouverture mécanique de
la serrure. L'embrayage de l'ouverture mécanique s'effectue, comme représenté à la
figure 4, en faisant descendre le doigt 76 à l'aide du moteur 74. L'extrémité 78 du
doigt vient entre la deuxième portée 44 du contre-cliquet 36 et la portée 54 du levier
48. Dans cet état, lorsque la commande d'ouverture intérieure est actionnée, elle
provoque par l'intermédiaire du câble 52 la rotation du levier 48 autour de l'axe
40. La rotation du levier 48 est transmise au contre-cliquet 36 à travers l'extrémité
78 du doigt 76. La rotation du contre-cliquet 36 et du cliquet 38 permet la rotation
du pêne 32, de façon similaire à ce qui est représenté à la figure 5.
[0083] La serrure de la figure fonctionne de la façon suivante. L'ouverture de la serrure
depuis la commande d'ouverture extérieure est électrique et s'effectue par déclenchement
du moteur 58, de sorte que le bras d'entraînement 112 provoque la rotation du contre-cliquet
36. On ne prévoit pas de câble ou tringle vers le levier. De la sorte, il n'est pas
nécessaire de prévoir sur la portière du véhicule une commande d'ouverture extérieure
ou une verrou pour l'introduction d'une clef. On peut le cas échéant prévoir une redondance
d'alimentation, de capteur ou logicielle pour sécuriser l'ouverture de la serrure.
La condamnation et la décondamnation de la serrure sont des opérations purement logicielles,
qui n'impliquent aucun élément mécanique. Le risque d'auto-ouverture n'est pas géré
comme dans l'exemple des figures 2 à 5 par une ouverture électrique embrayable et
débrayable.
[0084] L'ouverture de la serrure depuis la commande d'ouverture intérieure est une ouverture
mécanique. Dans l'état condamné, super-condamné ou sécurité enfant, le doigt 76 est
dans la position remontée de la figure 6; une action sur la commande d'ouverture intérieure
déplace le levier 48, mais n'a pas d'effet sur le cliquet et le contre-cliquet. Lorsque
la serrure est décondamnée, en l'absence de sécurité enfant, le doigt 76 est dans
la position basse. L'actionnement de la commande d'ouverture intérieure 76 agit sur
le contre-cliquet et le cliquet pour provoquer l'ouverture de la serrure.
[0085] Le fait d'abaisser le doigt d'embrayage 76 dé-super-condamne la serrure ou désactive
la sécurité enfant. La serrure est donc une serrure à ouverture extérieure purement
électrique, à ouverture intérieure purement mécanique, avec des liens mécaniques débrayables
pour la super-condamnation ou pour la sécurité enfant. Comme dans l'exemple des figures
2 à 5, la serrure de la figure 6 permet de réduire le problème de la diversité et
de limiter le besoin d'une alimentation de secours dans la porte. La serrure de la
figure 6 permet aussi de simplifier la structure des portières, dans la mesure où
elle n'implique pas de liens mécaniques entre la commande d'ouverture extérieure et
la serrure. On pourrait aussi en utilisant d'autres capteurs que le capteur de la
commande d'ouverture extérieure décrit dans l'exemple, se passer complètement de commande
d'ouverture extérieure.
[0086] Dans l'exemple de la figure 6, le signal de décondamnation transmis par le circuit
d'interrogation de l'objet provoque donc une décondamnation logicielle de l'ouverture
électrique de la serrure. Celle-ci peut pas exemple être déclenchée lorsque l'utilisateur
s'approche du véhicule ou manipule la commande d'ouverture extérieure. Le signal de
décondamnation provoque encore l'embrayage de l'ouverture mécanique de la serrure
depuis la commande d'ouverture intérieure; en d'autres termes, la mécanique de décondamnation
formée du moteur 74, du bras 70 et du doigt 76 est actionnée pour permettre l'ouverture
mécanique de la serrure depuis la commande d'ouverture intérieure.
[0087] Comme dans l'exemple des figures 2 à 5, la serrure de la figure 6 permet de réduire
le problème de la diversité et de limiter le besoin d'une alimentation de secours
dans la porte. Elle permet aussi de simplifier la structure des portières, dans la
mesure où elle n'implique pas de liens mécaniques entre la commande d'ouverture extérieure
et la serrure. On pourrait aussi en utilisant d'autres capteurs que le capteur de
la commande d'ouverture extérieure décrit dans l'exemple, se passer complètement de
commande d'ouverture extérieure.
[0088] On peut prévoir des variantes; ainsi, sur une porte avec une condamnation enfant,
le signal de décondamnation peut ne pas provoquer de décondamnation de l'ouverture
mécanique depuis la commande d'ouverture intérieure; ceci assure qu'une porte à l'état
"sécurité enfant" reste dans cet état même lorsque le circuit d'interrogation émet
un signal de décondamnation.
[0089] Il est avantageux, pour la serrure de la figure 6, que le doigt 76 se trouve entre
les portées 44 et 54 en position de repos. Ceci évite de devoir prévoir dans la porte
une alimentation de secours pour le moteur 74. En effet, si le doigt 76 en position
de repos est en position haute, il est préférable de disposer dans la porte du véhicule
une alimentation de secours - batterie, capacité ou autre - susceptible de permettre,
en cas d'accident, un embrayage des liens mécaniques. A l'inverse, si le doigt 76
se trouve au repos dans la position basse, il est possible de super-condamner la serrure
ou de fournir une sécurité enfant dès le démarrage du véhicule, sans prévoir d'alimentation
de secours; il suffit pour cela, à l'aide de la batterie du véhicule, de remonter
le doigt 76. Si on laisse toujours le doigt 76 en position basse sur la portière conducteur
- autrement dit si l'on ne permet pas la super-condamnation de la portière conducteur
- il reste toujours une portière susceptible d'être ouverte depuis la commande d'ouverture
intérieure, même en cas d'accident.
[0090] De façon alternative à ce qui est décrit en référence à la figure 6, on pourrait
prévoir pour cette serrure, comme dans l'exemple des figures 2 à 5, une ouverture
électrique par le moteur 58, déclenchée par le mouvement de la commande d'ouverture
intérieure ou par le mouvement du levier. Dans ce cas, l'actionnement de la commande
d'ouverture intérieure aurait pour effet de déclencher l'ouverture électrique. Cette
solution permet de fournir une ouverture électrique de la serrure depuis la commande
d'ouverture intérieure. Elle présente l'inconvénient d'imposer une alimentation de
secours pour abaisser le doigt 76 en cas de défaillance de l'ouverture électrique,
pour permettre l'ouverture mécanique de la serrure au moins depuis la commande d'ouverture
intérieure; dans la mesure où une telle alimentation est prévue pour le circuit d'interrogation,
il ne s'agit pas réellement d'un inconvénient. Si on prévoit ainsi une ouverture électrique
depuis la commande d'ouverture intérieure, le signal de décondamnation transmis depuis
le circuit d'interrogation a aussi pour la commande d'ouverture intérieure l'effet
d'autoriser le déclenchement du moteur 58; il ne provoque pas la descente du doigt
76.
[0091] Une autre alternative est de prévoir une ouverture assistée électriquement depuis
la commande d'ouverture intérieure. Dans ce cas, lorsque la serrure est décondamnée,
en l'absence de super-condamnation ou de sécurité enfant, le doigt 76 est en position
basse. Une action sur la commande d'ouverture intérieure provoque le déplacement du
levier et déclenche l'ouverture par le moteur. Cette solution présente les inconvénients
d'une ouverture mécanique assistée, en particulier les risques lors d'un actionnement
brutal de la commande d'ouverture intérieure. Elle évite aussi de prévoir une alimentation
de secours dans la portière et permet de n'utiliser qu'un moteur 74 de très faible
puissance pour actionner le doigt 76. Dans ce cas, le signal de décondamnation transmis
par le circuit d'interrogation autorise le déclenchement du moteur 58 lors d'une action
sur la commande d'ouverture intérieure, mais provoque aussi la descente du doigt 76.
[0092] Un autre problème des serrures de l'état de la technique est celui de la diversité.
En effet, un verrou n'est généralement prévu que sur les portières avant, mais pas
sur les portières arrière. L'utilisation du système de la figure 1 permet de réduire
cette diversité, dans la mesure où il n'est plus nécessaire de prévoir un verrou mécanique.
[0093] Dans tous les exemples, on peut prévoir une alimentation de secours, comme indiqué
plus haut; cette alimentation de secours peut alimenter le circuit d'interrogation
du véhicule et/ou l'embrayage de l'ouverture mécanique de la serrure. En présence
d'une telle alimentation de secours, on peut, en cas de défaillance de la batterie
du véhicule, provoquer l'embrayage de l'ouverture mécanique et permettre ainsi l'ouverture
mécanique de la serrure, soit à travers la commande d'ouverture extérieure et de la
commande d'ouverture intérieure (dans l'exemple des figures 2 à 5), soit à travers
la commande d'ouverture intérieure (dans l'exemple de la figure 6). L'énergie nécessaire
reste dans tous les cas assez faible, dans la mesure où il ne s'agit que d'embrayer
l'ouverture mécanique et non pas d'ouvrir effectivement la serrure. Si on permet ainsi
l'embrayage des liens mécaniques depuis l'alimentation de secours, on peut utiliser
des capteurs sur la commande d'ouverture intérieure ou sur la commande d'ouverture
extérieure pour réveiller l'électronique du circuit d'interrogation ou l'électronique
associée à la serrure, en cas de défaillance de la batterie principale du véhicule.
[0094] On peut aussi prévoir une électronique de secours, n'utilisant qu'une faible puissance
et qui n'a qu'un nombre limité de fonctions, dont l'embrayage de l'ouverture mécanique.
Une telle électronique de secours est reliée à la batterie principale du véhicule,
ou à tout le moins reçoit un signal représentatif de l'alimentation par la batterie
principale du véhicule. Par ailleurs, l'électronique de secours est alimentée par
l'alimentation de secours et est capable de scruter l'état des capteurs sur la commande
d'ouverture intérieure ou sur la commande d'ouverture extérieure ou de recevoir des
signaux représentatifs de l'état de ces capteurs. L'électronique de secours est inactive
tant que la batterie du véhicule fournit une alimentation. Si la batterie du véhicule
cesse de fournir une alimentation en tension, l'électronique de secours est réveillée
par les signaux en provenance des capteurs. Elle peut alors embrayer l'ouverture mécanique.
Le réveil de l'électronique de secours par les signaux des capteurs assure que l'électronique
de secours, dans les conditions normales d'utilisation, ne consomme pas de puissance
en provenance de l'alimentation de secours. L'électronique de secours peut être réalisée
sur un circuit imprimé comportant par ailleurs l'alimentation de secours. L'électronique
de secours comprend alors un circuit logique apte à analyser les signaux reçus des
capteurs, un commutateur capable d'alimenter l'embrayage de l'ouverture mécanique
à partir de l'alimentation de secours.
[0095] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits à titre
d'exemple. En particulier, on peut utiliser d'autres objets portables qu'un transpondeur
; les descriptions schématiques de la figure 1 n'excluent pas des implémentations
dans lesquelles les fonctions sont réalisées différemment. Les exemples mentionnent
des moteurs électriques pour la décondamnation à partir du signal fourni par le circuit
d'interrogation ; on pourrait aussi utiliser pour la décondamnation des actionneurs
différents, comme des actionneurs pneumatiques.
[0096] Les différents circuits ou logiciels de commande de la serrure ne sont pas décrits
en détails ; ils peuvent être réalisés par l'homme du métier, à l'aide de composants
connus en soi dans l'état de la technique.
[0097] Dans les exemples, l'invention est décrite dans son application à la décondamnation
d'une portière ; elle s'applique plus généralement à tout ouvrant du véhicule - notamment
à l'ouvrant du coffre. On a décrit le cas le plus simple dans lequel le circuit d'interrogation
fournit un signal de décondamnation à la serrure d'un ouvrant du véhicule. Il est
aussi possible que le circuit d'interrogation fournisse un signal de décondamnation
à plus d'une serrure, par exemple à toutes les serrures du véhicule en fonctionnement
normal.