[0001] La présente invention concerne un abri servant d'emplacement pour un conteneur ou
benne utilisée pour la récupération et le stockage temporaire de déchets.
[0002] Ce type d'abri est décrit notamment dans le document FR-2 733 490 de la demanderesse.
Il se compose d'une structure interposée entre le sol et un panneau mobile servant
de couverture pour le conteneur ou la benne, laquelle structure comprend d'une part
un soubassement qui fait office de berceau pour positionner correctement ledit conteneur
ou benne par rapport à sa couverture et d'autre part, une charpente constituée principalement
de montants qui s'étendent verticalement depuis le rebord dudit soubassement, jusqu'à
l'axe d'articulation dudit panneau.
[0003] Généralement ce type d'abri requiert des travaux de préparation de son emplacement,
et en particulier des travaux de génie civil pour réaliser des fondations en béton
qui se présentent sous la forme de massifs coulés dans le sol.
[0004] Ces fondations sont nécessaires pour obtenir une parfaite stabilisation de l'abri
qui, compte-tenu de sa couverture, présente une prise au vent assez conséquente lorsque
cette dernière est en position inactive verticale.
[0005] Tous ces travaux de préparation de l'emplacement de l'abri, demandent l'intervention
d'un ou de plusieurs corps de métiers ; le coût est relativement élevé et de plus
l'emplacement est établi de façon définitive.
[0006] Or, bien souvent, ces emplacements réservés au stockage temporaire de déchets sont
remis en cause suite à des agrandissements et transformations des bâtiments alentours
ou suite à des changements de flux de productions, ou d'une manière générale, des
restructurations.
[0007] La présente invention propose un abri qui s'adapte beaucoup plus facilement aux contraintes
de mobilité. Cet abri permet également d'éviter les travaux importants de génie civil.
[0008] Selon l'invention, le soubassement de l'abri comporte au moins une paire de semelles
en forme de plaques épaisses disposées transversalement, une partie desdites semelles
étant située sous des rails formant le berceau du conteneur, et l'autre partie desdites
semelles étant aménagée pour permettre la fixation de la charpente de l'abri, lesquelles
semelles sont façonnées dans un matériau tel qu'elles forment une masse suffisante
pour surmonter les conditions habituelles de vent, hors tempête, tout en permettant,
avec des engins classiques du genre chariots élévateurs, leur déplacement selon les
besoins et contraintes d'implantation.
[0009] Selon une disposition préférentielle de l'invention, chaque semelle se présente sous
la forme d'un massif réalisé en béton, dont le poids est choisi selon les contraintes
liées aux conditions climatiques de vent ; il est de l'ordre de deux tonnes par exemple.
[0010] De préférence encore, chaque massif comporte des inserts filetés permettant la fixation
des rails du berceau et également la fixation du pied de chaque montant de la charpente
; il comporte également des aménagements en forme de tunnel qui permettent le passage
des fourches d'un chariot élévateur par exemple pour faciliter son transport.
[0011] Selon une autre disposition de l'invention, l'épaisseur des semelles est telle qu'elle
permet de loger sous le niveau des rails formant berceau, un bac de récupération des
fuites éventuelles du conteneur ou benne.
[0012] Toujours selon une autre particularité, l'abri comporte un support intermédiaire
pour les rails du berceau, disposé entre les semelles.
[0013] Selon encore une autre particularité, les semelles sont munies de moyens appropriés
pour mettre à niveau l'abri, ou pour régler une certaine pente, quel que soit l'état
du sol d'accueil. A cet effet, chaque semelle peut être munie de pieds de calage et
de solidarisation ; ces semelles comportent alors des aménagements en forme de forages,
à chacune de leurs extrémités, servant de guidage pour les tiges filetées desdits
pieds, lesquels pieds sont constitués de plaques en acier, par exemple, sur lesquels
s'emboîtent ou sont fixées lesdites tiges filetées.
[0014] Selon une autre disposition de l'invention, des moyens complémentaires sont prévus
à proximité de l'abri, constitués par exemple d'un appareil du genre anémomètre, pour,
en liaison avec les moyens de manoeuvre du panneau faisant office de couverture, provoquer
le cas échéant le basculement dudit panneau pour réduire voire supprimer sa prise
au vent en cas de tempête.
[0015] L'invention sera encore détaillée à l'aide de la description suivante et des dessins
annexés, donnés à titre uniquement indicatif, et pour lesquels :
- la figure 1 représente un abri selon l'invention ;
- la figure 2 représente en perspective, une semelle munie de pieds de calage ;
- la figure 3 représente cette semelle vue de côté ;
- la figure 4 représente le semelle vue de dessus.
[0016] La figure 1 montre un abri selon l'invention pour un conteneur ou une benne 1 qui
est simplement esquissée en trait fin.
[0017] Cet abri comprend un panneau 2 qui fait office de couverture pour le conteneur ou
benne 1. Ce panneau est porté et articulé sur une structure qui comprend un soubassement
3 et en bordure de ce soubassement, une charpente 4. Ce soubassement 3 et cette charpente
4 qui constituent ensemble la structure porteuse, sont disposés en équerre formant
un dièdre dans lequel se loge le conteneur ou benne 1.
[0018] Le soubassement 3 est constitué d'une paire de semelles 5 qui sont posées directement
sur le sol ou, comme détaillé plus loin, qui sont munies de structures de calage.
Ces semelles 5 ont une masse telle qu'elles permettent une autostabilisation de l'abri,
sans requérir une quelconque fixation sur le sol.
[0019] Ces semelles 5 se présentent sous la forme de plaques épaisses disposées transversalement,
elles sont par exemple réalisées en béton et se présentent sous la forme de massifs
moulés.
[0020] Une partie de ces semelles 5 peut servir à la fixation des rails 6 qui font office
de berceau pour accueillir et guider le conteneur ou benne 1 au niveau de l'abri.
A cet effet, chaque semelle 5 comporte des inserts 7 du type douilles filetées, qui
permettent la fixation des rails 6, par exemple au moyen de vis 9.
[0021] L'autre partie de semelle 5 est aménagée pour permettre la réception et la fixation
de la charpente 4, et en particulier la fixation des pieds 10 des montants 11 qui
constituent cette charpente.
[0022] Là encore chaque semelle comporte des inserts 7 qui permettent la fixation des pieds
10 au moyen de vis 9 par exemple.
[0023] Ces semelles 5 ont par exemple un poids de l'ordre de 2 tonnes et sont manipulables
au moyen d'un chariot élévateur classique. Ce poids est choisi en fonction des contraintes
climatiques liées au vent.
[0024] La partie inférieure des semelles 5 comporte deux tunnels 12 qui permettent le passage
des fourches d'un engin de manutention du genre chariot élévateur.
[0025] L'épaisseur des semelles 5 permet d'installer sous les rails 6 à l'une des extrémités
de l'abri, un bac 15 qui permet de récupérer les écoulements éventuels provenant du
conteneur ou de la benne.
Ce bac 15 est de préférence fixé aux rails 6 et il est lui aussi manipulable au moyen
d'un chariot élévateur.
[0026] On remarque, toujours sur la figure 1, la présence d'un support intermédiaire 16
interposé entre les semelles 5, sous les rails 6. Ce support intermédiaire permet
de rigidifier les rails 6 dans une zone où ils sont particulièrement sollicités lors
de la mise en place du conteneur ou benne ou lors de sa reprise par un véhicule.
Ce support intermédiaire 16 peut se présenter sous la forme d'une poutre ou sous la
forme d'un bloc ou massif en béton. Il peut aussi être ancré sur le sol au moyen de
broches ou autres.
[0027] L'ensemble de l'abri est facilement démontable pour pouvoir être transféré selon
les besoins sur un autre site.
[0028] Lorsque le panneau 2 formant la couverture est en position inactive, c'est-à-dire
dressé verticalement, il présente une prise au vent importante. Les semelles 5 ont
une masse suffisante pour stabiliser l'abri et pour lui permettre de résister à des
vents ordinaires de l'ordre de 70 à 120 km/heure.
Au delà, en cas de tempête, un dispositif de sécurité, non représenté, peut être associé
à l'abri pour manoeuvrer le panneau faisant office de couverture et supprimer sa prise
au vent éventuelle si ce panneau n'est pas en position normale de repos, à plat, posé
sur le conteneur 1. Ce dispositif de sécurité peut par exemple comprendre un anémomètre
qui déclenche, à partir d'un certain seuil, le basculement du panneau 2 si celui-ci
est en position inactive verticale, lors de l'absence d'un conteneur ou benne au niveau
de l'abri. Ce dispositif de sécurité permet de positionner automatiquement le panneau
2 à plat, sans prise au vent et il peut également être utilisé pour interdire la manipulation
du panneau et en particulier son relevage en cas de grand vent.
[0029] Pour pouvoir s'adapter plus facilement à tous types de sols, chaque semelle 5 peut
comporter des structures de calage, en particulier en forme de pieds comme représenté
figures 2 et 3.
Ces pieds de calage 20 sont disposés à chacune des extrémités de la semelle et ils
sont constitués chacun d'une plaque de tôle 21, par exemple, sur laquelle s'adaptent
ou sont fixées des tiges filetées 22. Ces tiges filetées sont associées à des écrous
23 appropriés qui soutiennent la semelle 5 et permettent de régler la distance entre
cette dernière et les plaques 21.
Ces pieds 20 sont solidaires de la semelle au moyen d'écrous 24 disposés aux extrémités
des tiges filetées 22, au-dessus de la dite semelle 5.
[0030] La figure 4 montre une vue de dessus de la semelle 5 avec les différents emplacements
des douilles filetées 7 pour fixer d'une part les rails 6 et d'autre part les pieds
10 de la charpente, lesquels pieds, comme montré également figure 1, peuvent être
fixés à deux endroits différents sur la semelle, selon les besoins.
[0031] Toujours figure 4, on remarque à chacune des extrémités de la semelle 5, des aménagements
en forme de forage 25 qui permettent le passage des tiges filetées 22.
Ces forages 25 sont disposés à chacune des extrémités de la semelle 5 ; à l'une des
extrémités, ces forages sont avantageusement situés de part et d'autre de l'un des
rails latéraux 6, et à l'autre extrémité, ils sont situés de façon à ne pas perturber
la fixation des pieds 10 de la charpente 4.
[0032] Les structures en forme de pieds 20 permettent de caler les semelles, soit pour les
mettre parfaitement à niveau, soit pour permettre de régler une certaine pente au
niveau des rails 6 qui supportent le conteneur ou benne 1, et ceci quel que soit l'état
du sol d'accueil. Dans ce dernier cas, la pente permet de canaliser les fluides vers
le réservoir 15 de récupération.
[0033] On notera que dans une variante de réalisation les rails 6 peuvent être disposés
au-dessus des semelles 5, sans reposer sur elles. Dans ce cas, les rails 6 sont portés
par des structures supports appropriées venant reposer sur le sol.
1. Abri pour conteneur ou benne de récupération et de stockage temporaire de déchets,
muni d'une structure qui est interposée entre le sol et un panneau mobile (2) servant
de couverture, laquelle structure comprend - un soubassement (3) faisant office de
berceau pour positionner ledit conteneur, et - une charpente (4) qui s'étend depuis
le rebord dudit soubassement (3) jusqu'audit panneau mobile (2),
caractérisé en ce que le soubassement (3) comporte au moins une paire de semelles (5) en forme de plaques
épaisses disposées transversalement, une partie desdites semelles (5) étant située
sous des rails (6) formant le berceau du conteneur, et l'autre partie desdites semelles
(5) étant aménagée pour permettre la fixation de la charpente (4), lesquelles semelles
(5) sont façonnées dans un matériau tel qu'elles forment une masse suffisante pour
surmonter les conditions habituelles de vent, hors tempête, tout en permettant, avec
des engins classiques du genre chariots élévateurs, leur déplacement selon les besoins
et contraintes d'implantation.
2. Abri selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque semelle (5) se présente sous la forme d'un massif réalisé en béton, dont le
poids est de l'ordre de deux tonnes par exemple, choisi selon les conditions de vent.
3. Abri selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque semelle comporte des inserts (7), filetés, permettant la fixation des rails
(6) et des pieds (10) des montants (11).
4. Abri selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que chaque massif comporte des aménagements en forme de tunnels (12) pour permettre le
passage des fourches d'un chariot élévateur pour son transport.
5. Abri selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'épaisseur des semelles (5) est telle qu'elle permet de loger, sous les rails (6),
à l'une de leurs extrémités, un bac (15) permettant la récupération des fluides s'échappant
du conteneur ou de la benne.
6. Abri selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'il comporte un support intermédiaire (16) pour les rails (6) du berceau, disposé entre
les semelles (5).
7. Abri selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu'il comporte des semelles (5) munies de moyens appropriés pour mettre à niveau ledit
abri, ou pour régler une certaine pente, quel que soit l'état du sol d'accueil.
8. Abri selon la revendication 7, caractérisé en ce que chaque semelle (5) comporte des pieds de calage (20), lesquels pieds sont constitués
de plaques (21) munies de tiges filetées (22) avec des écrous (23) appropriés pour
permettre le réglage selon les besoins.
9. Abri selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il est équipé d'un dispositif de sécurité qui comprend un anémomètre permettant de
provoquer, au delà d'un certain seuil de vent, le basculement du panneau (2) faisant
office de couverture, pour le faire passer de sa position inactive verticale, offrant
une prise au vent maximale, à sa position active de couverture du conteneur ou de
la benne.