Domaine de l'invention
[0001] La présente invention concerne la réalisation de structures textiles aiguilletées
destinées à être utilisées dans la fabrication de pièces de protection utilisées aux
températures élevées, de parties structurelles de moteurs - fusées ou bien encore
de disques de freins à très hautes performances pour l'aviation ou les véhicules terrestres.
Art antérieur
[0002] On sait que les disques de freins doivent supporter des efforts de freinage créateurs
de forces de cisaillement particulièrement importantes. Ce phénomène est accentué
dans les aéronefs du fait des contraintes importantes appliquées aux disques de freins.
[0003] Pour résister à ces forces de cisaillement génératrices d'un effet de délamination,
les disques doivent être fabriqués de façon à minimiser les hétérogénéités de structure.
En effet, un disque non uniforme comporte des zones locales de contrainte aux caractéristiques
hétérogènes qui augmentent de façon considérable les risques de déchirement.
[0004] Classiquement, les disques de freins sont élaborés à partir d'une structure textile
de renfort, formée d'une pluralité de couches superposées et aiguilletées par un ensemble
d'aiguilles à barbes pénétrant en direction z, c'est à dire transversalement par rapport
aux couches. Après découpage, la structure textile est carbonisée, densifiée à l'aide
d'un matériau formant une matrice puis est éventuellement soumise à un traitement
thermique. Les couches sont superposées sur un support. Un mouvement de descente par
pas est généralement imposé au support au fur et à mesure de la superposition et l'aiguilletage
des différentes couches. Les caractéristiques mécanique du produit final ainsi obtenu
dépendent fortement de la densité réelle d'aiguilletage retenue pour la structure
textile de renfort. Par densité réelle d'aiguilletage, on entend une fonction du nombre
de barbes d'aiguilles par cm3 vu par un volume élémentaire de la structure textile,
ce qui inclut donc la densité d'aiguilletage par unité de surface, le taux de pénétration
en z, le pas de déplacement en descente et les caractéristiques fonctionnelles des
aiguilles.
[0005] Or, les procédés d'aiguilletage actuels permettent difficilement d'obtenir cette
parfaite uniformité recherchée bien que certains d'entre eux apportent des résultats
intéressants, notamment en agissant sur le pas de descente. On peut citer le brevet
US 4 790 052 qui propose d'accroître pour chaque couche superposée, la distance entre
le support des couches et les aiguilles d'une distance égale à l'épaisseur d'une couche
aiguilletée. On peut citer aussi le brevet EP 0 736 115 qui, pour assurer une épaisseur
constante des différentes couches superposées, propose d'adopter un pas de déplacement
du support de couches variable selon une loi de réduction prédéterminée.
[0006] L'imperfection de ces procédés provient du fait que ce pas de déplacement en descente
du support de couche est en général calculé préalablement de façon théorique, notamment
en fonction du nombre de couches devant former la structure textile à obtenir, sans
prendre en compte la profondeur de pénétration réelle des aiguilles. Or, la connaissance
de ce paramètre est essentielle pour garantir une densité d'aiguilletage uniforme
gage d'une parfaite uniformité de la structure textile finale. En outre, plus l'épaisseur
de la structure textile est grande plus la connaissance de la profondeur de pénétration
est imparfaite.
[0007] La demande de brevet EP 0 695 823 a cherché à améliorer la connaissance de la profondeur
de pénétration des aiguilles au moyen de rouleaux palpeurs mesurant la position de
la surface supérieure de la structure textile entre les opérations d'aiguilletage
et disposés latéralement par rapport à la zone de travail des aiguilles.
[0008] Toutefois, une telle solution n'apparaît pas satisfaisante car, sous l'action des
forces d'aiguilletage, il se produit un écrasement de la structure textile que la
mesure effectuée ne permet pas de mettre en évidence. Cette absence de prise en compte
de la déformation de la structure textile interdit en fait une connaissance exacte
de la pénétration réelle des aiguilles.
Objet et définition de l'invention
[0009] La présente invention propose donc une machine d'aiguilletage et son procédé associé
qui pallie cet inconvénient en permettant une mesure de la pénétration réelle des
aiguilles dans la structure textile à aiguilleter prenant en compte sa déformation
lors des opérations d'aiguilletage des différentes couches qui la composent.
[0010] Ce but est atteint par une machine d'aiguilletage d'une structure textile formée
d'une pluralité de couches superposées comportant une table d'aiguilletage mobile
verticalement, une tête d'aiguilletage comportant un nombre déterminé d'aiguilles
à barbes et disposée à l'aplomb de ladite table d'aiguilletage, et des moyens d'entraînement
de la tête d'aiguilletage pour lui conférer un mouvement alternatif vertical définissant
un point bas de pénétration maximale des aiguilles dans ladite structure textile,
caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des moyens de mesure, disposés au niveau
de ladite tête d'aiguilletage, pour mesurer la position d'une surface supérieure de
ladite structure textile audit point bas de pénétration maximale des aiguilles.
[0011] Ainsi, avec cette intégration des moyens de mesure dans la planche à aiguilles permettant
une prise en compte de l'écrasement de la structure textile sous l'effet des forces
d'aiguilletage, il est possible de déterminer avec précision la profondeur de pénétration
réelle des aiguilles.
[0012] De préférence, ces moyens de mesure sont disposés dans un plan médian de ladite tête
d'aiguilletage perpendiculaire à une direction d'avance de ladite structure textile.
[0013] Selon un mode de réalisation préférentiel, ces moyens de mesure de la position de
la surface supérieure de ladite structure textile comportent un ensemble optique de
mesure sans contact. De préférence, il s'agit d'un émetteur/récepteur laser du type
à faisceau large.
[0014] Selon un mode de réalisation alternatif, ces moyens de mesure peuvent comporter un
palpeur mécanique de mesure par contact.
[0015] Avantageusement, il est prévu un capteur, de préférence de type inductif ou optique,
pour déterminer ledit point bas de pénétration maximale des aiguilles et des moyens
de traitement pour commander le déplacement vertical de ladite table d'aiguilletage
en fonction de la mesure de la position de la surface supérieure de la structure textile
effectuée audit point bas de pénétration maximale des aiguilles par lesdits moyens
de mesure.
[0016] L'invention concerne également le procédé mis en oeuvre dans la machine précitée
ainsi que la structure textile obtenue par ce procédé. De préférence, la mesure de
la position de la surface supérieure de la structure textile est effectuée en moyennant
des mesures instantanées relevées en temps réel sur toute la longueur de la structure
textile.
Brève description des dessins
[0017] Les caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront mieux de
la description suivante, faite à titre indicatif et non limitatif, en regard des dessins
annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique d'un premier mode de réalisation d'une machine
pour l'aiguilletage de structures textiles conforme à l'invention,
- la figure 2 est une vue schématique d'un second mode de réalisation d'une machine
pour l'aiguilletage de structures textiles conforme à l'invention, et
- la figure 3 est une vue de côté de la machine de la figure 2, sa partie droite étant
représentée dans une position d'enfoncement maximal des aiguilles.
Description détaillée de modes de réalisation préférentiels
[0018] Deux exemples de réalisation d'une machine permettant l'aiguilletage d'une structure
textile plane sont représentés aux figures 1 et 2. Bien entendu, il doit être considéré
que l'invention ne se limite pas à la seule fabrication de structures planes et que
celle consistant à former une structure par enroulement d'une nappe fibreuse trouve
aussi application avec la présente invention, qu'il s'agisse d'un enroulement annulaire
d'une nappe ou tissu hélicoïdal en spires superposées à plat, ou d'un enroulement
d'une nappe en spires superposées sur un mandrin.
[0019] La machine comporte classiquement une table 10 dite d'aiguilletage destinée à supporter
des couches 12 ou nappes de largeur et longueur déterminées en fonction de la structure
finale à réaliser, et qui seront amenées l'une après l'autre pour être superposées
en couches successives. La table est placée à l'aplomb d'une tête d'aiguilletage 14
comportant, monté sur une planche à aiguilles 16, un nombre déterminé d'aiguilles
à barbes 18 de type connu, et qui peut être animée d'un mouvement alternatif vertical
par un ou plusieurs ensembles bielle-manivelle 20 motorisés par un moteur unique ou
non. Un débourreur 22 fixé sur un bâti 24 de la machine est monté au dessus de la
table d'aiguilletage pour empêcher que la structure textile ne soit entraînée lors
de la remontée des aiguilles. Bien entendu, la table comme le débourreur sont percés
respectivement de trous 26, 28 pour le passage des aiguilles. La table est mobile
verticalement au moyen d'un dispositif d'entraînement 30 constitué par exemple d'une
vis sans fin motorisée. Plusieurs séries de rouleaux d'entraînement 32, 34 (appelés
aussi presses d'entrée/sortie) disposés en amont et en aval de la machine assurent
un transport horizontal de la structure textile vers la tête d'aiguilletage.
[0020] Selon l'invention, il est prévu des moyens 36 de mesure de la position d'une surface
supérieure de la structure textile disposés au niveau de la tête d'aiguilletage 14
et destinés à déterminer la pénétration réelle des aiguilles dans cette structure
textile, à un point bas de pénétration maximale des aiguilles. En effet, la course
des aiguilles étant constante par rapport au bâti auquel elles sont reliées et la
table d'aiguilletage étant positionnée à une distance connue par rapport à ce bâti,
il est aisé de montrer que la distance de pénétration des aiguilles dans la matière
textile dépend directement de l'épaisseur de matériau existant entre la table d'aiguilletage
et la surface supérieure mesurée.
[0021] A cet effet, les moyens de mesure 36 sont fixés sur le bâti 24 et il est prévu que
la planche à aiguilles 16 (et le débourreur 22) soit percée d'un orifice 38 (respectivement
un orifice de passage 40) pour permettre une coopération de ces moyens de mesure avec
la surface supérieure de la structure textile.
[0022] Selon le mode de réalisation envisagé, cette coopération peut s'effectuer sans contact
(avec une mesure à distance de la position de la surface supérieure de la structure
textile) ou avec contact (par la descente d'un palpeur mécanique sur la surface supérieure
de la structure textile).
[0023] La figure 1 illustre un mode de réalisation préférentiel de l'invention dans lequel
ces moyens de mesure sans contact sont constitués par un ensemble optique de mesure
tel qu'un émetteur/récepteur laser 42. L'émetteur dirige un faisceau laser, au travers
de la planche à aiguilles, vers la surface supérieure de la structure textile (après
avoir traversé le débourreur) qui le réfléchit alors vers le récepteur. La distance
émetteur/table d'aiguilletage étant supposée connue par une mesure préalable, la détermination
de la distance émetteur/surface supérieure de la structure textile, par l'analyse
du trajet aller/retour du faisceau laser, suffit alors pour évaluer avec précision
l'épaisseur de la structure textile supportée par la table d'aiguilletage. En outre,
pour s'affranchir des défauts de reliefs de la structure textile, cet ensemble laser
est de préférence du type à faisceau large (car ce modèle de laser en permettant des
mesures sur toute la longueur du faisceau assure un effet d'intégration). Bien entendu,
le recours à un ensemble optique de mesure à infrarouges est tout à fait envisageable
sans toutefois être privilégié.
[0024] La figure 2 illustre un mode de réalisation alternatif dans lequel les moyens de
mesure sont constitués par un palpeur mécanique formé d'un piston interne 44 fixé
au bâti 24 et sur lequel peut coulisser un manchon externe 46 dont l'extrémité légèrement
arrondie est destinée à venir en contact directement avec la structure textile (après
avoir traversée la planche à aiguilles et le débourreur). Ce coulissement du manchon
est assuré par l'injection commandée d'un fluide, de préférence de l'air comprimé,
dans le piston depuis un module de commande 48 fixé sur le bâti 24. La pression du
fluide est ajustée en fonction de la nature de la structure textile à aiguilleter
(dureté, réaction au rebond) et réglée de façon à éviter tout rebond du manchon sur
cette structure textile. Le manchon comporte par ailleurs à sa partie supérieure une
collerette réfléchissante 50 destinée à coopérer avec un ensemble optique de mesure
comme un émetteur/récepteur laser ou à infrarouges 52 fixé aussi sur le bâti. L'émetteur
dirige son rayonnement vers la collerette du manchon qui le réfléchit alors vers le
récepteur. La distance émetteur/récepteur, lorsque l'extrémité du palpeur est en contact
de la table d'aiguilletage, étant supposée connue par une mesure préalable, la détermination
de la distance émetteur/récepteur lorsque cette extrémité est en contact de la surface
supérieure de la structure textile (par l'analyse du trajet aller/retour du faisceau
rayonné) suffit là encore pour évaluer avec précision l'épaisseur de la structure
textile supportée par la table d'aiguilletage.
[0025] Dans les deux modes de réalisation précités, les moyens de mesure 36 sont disposés
de préférence dans un plan médian de la tête d'aiguilletage 14 perpendiculaire à une
direction d'avancée de la structure textile (il n'est bien sûr pas interdit de s'en
écarter sensiblement). Ils peuvent être dédoublés, lorsque cette structure textile
se présente sous la forme de deux plaques adjacentes avançant parallèlement l'une
à l'autre sous la tête d'aiguilletage. Dans cette configuration illustrée à la figure
3, la tête d'aiguilletage peut comporter deux planches à aiguilles indépendantes disposées
côte à côte, les moyens de mesure étant alors placés sensiblement au centre de chacune
de ces planches. Pour en faciliter la compréhension, cette figure 3 montre la machine,
dans le cadre du mode de réalisation alternatif précédent, dans deux positions distinctes,
l'une (partie gauche de cette figure 3) correspondant à une position de repos, la
tête d'aiguilletage étant en position relevée, et l'autre (partie droite) correspondant
à une position de cette tête à un point bas de pénétration maximale des aiguilles.
[0026] La détermination du point bas de pénétration maximale des aiguilles est effectuée
en temps réel par un capteur 54, par exemple de type inductif ou optique, solidaire
du bâti et coopérant par exemple avec un profil de came déterminé 56 de l'ensemble
bielle-manivelle 20 de commande du mouvement alternatif vertical de la tête d'aiguilletage.
Ce profil de came permet de définir une période de temps (et non seulement un instant
de mesure unique et instantané) pendant la descente de la planche à aiguilles, de
préférence au voisinage du point bas, pendant laquelle les moyens de mesure 36 seront
actifs et pourront faire l'acquisition de plusieurs mesures à partir desquelles sera
déterminée, au niveau d'un module de traitement 58 relié d'une part au capteur 54
et d'autre part aux moyens de mesure 36, une première valeur moyenne de l'épaisseur
des couches aiguilletées. Ces mesures seront ensuite réitérées pour chaque pas d'avance
horizontal de la structure textile, l'ensemble des valeurs obtenues à l'issue d'un
passage donné permettant une détermination de la pénétration réelle moyenne des aiguilles
à partir de laquelle le dispositif d'entraînement de la table d'aiguilletage 30 relié
aux moyens de traitement 58 pourra commander de façon automatique le déplacement vertical
de la table d'aiguilletage en vue du passage suivant, le pas de descente de cette
table étant géré de façon que les aiguilles pénètrent d'une distance déterminée dans
la structure textile.
[0027] Ainsi, le procédé d'aiguilletage mis en oeuvre dans la machine de l'invention peut
se résumer comme suit. Tout d'abord, superposer une seconde épaisseur de couche sur
une première épaisseur de couche posée sur la table d'aiguilletage et lier par des
aiguilles à barbes d'une tête d'aiguilletage, et selon des conditions prédéterminées,
les épaisseurs des deux couches ainsi superposées, puis déplacer relativement la table
d'aiguilletage par rapport à la tête d'aiguilletage d'un pas de déplacement déterminé
fonction de la position d'une surface supérieure des deux couches superposées mesurée
à un point bas de pénétration maximale des aiguilles par des moyens de mesure appropriée,
et enfin superposer une troisième épaisseur de couche sur les deux précédentes et
lier cette troisième épaisseur de couche sur les deux précédentes selon les mêmes
conditions prédéterminées. Ces étapes seront ensuite répétées pour les couches suivantes
jusqu'à obtenir l'épaisseur désirée pour la structure textile.
[0028] Le procédé mis en oeuvre dans les machines décrites ci-dessus consiste à poser sur
la table 10 tout d'abord une voire deux couches superposées qui sont alors liées par
aiguilletage au moyen de la planche à aiguilles 16 tout en étant déplacées horizontalement
sur toute la longueur de la structure textile par des rouleaux d'avance 32, 34. La
table est ensuite descendue d'un pas de déplacement déterminé pour pouvoir superposer
une troisième couche qui est à son tour aiguilletée avec les deux autres et ainsi
de suite jusqu'à obtenir l'épaisseur désirée.
[0029] Conformément à l'invention, ce pas de déplacement déterminé est non pas fixe ou soumis
à une loi de descente prédéfinie, mais il résulte de la pénétration réelle des aiguilles
dans les couches précédentes de la structure textile mesurée au point bas de pénétration
maximale des aiguilles afin d'obtenir la densité d'aiguilletage réelle souhaitée pour
cette structure textile, densité constante ou évolutive dans l'épaisseur de la structure
textile. Ainsi, on mesure au centre des aiguilles la position de la surface supérieure
de cette structure textile pour gérer le pas de descente de la table d'aiguilletage,
de façon que ces aiguilles pénètrent dans la structure textile d'une distance déterminée.
1. Machine d'aiguilletage d'une structure textile formée d'une pluralité de couches superposées
(12) comportant une table d'aiguilletage (10) mobile verticalement, une tête d'aiguilletage
(14) comportant un nombre déterminé d'aiguilles à barbes (18) et disposée à l'aplomb
de ladite table d'aiguilletage, et des moyens d'entraînement de ladite tête d'aiguilletage
pour lui conférer un mouvement alternatif vertical définissant un point bas de pénétration
maximale des aiguilles dans ladite structure textile, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des moyens de mesure (36), disposés au niveau de ladite tête
d'aiguilletage, pour mesurer la position d'une surface supérieure de ladite structure
textile audit point bas de pénétration maximale des aiguilles.
2. Machine selon la revendication 1, caractérisée en ce que lesdits moyens de mesure sont disposés dans un plan médian de ladite tête d'aiguilletage
perpendiculaire à une direction d'avance de ladite structure textile.
3. Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens de mesure de la position de la surface supérieure de ladite structure
textile comportent un ensemble optique (42) de mesure sans contact.
4. Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que ledit ensemble optique comporte un émetteur/récepteur laser.
5. Machine selon la revendication 4, caractérisée en ce que ledit émetteur/récepteur laser est du type à faisceau large.
6. Machine selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée en ce que lesdits moyens de mesure de la position de la surface supérieure de ladite structure
textile comportent un palpeur mécanique (44-52) de mesure par contact.
7. Machine selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre un capteur (54), de préférence de type inductif ou optique,
pour déterminer ledit point bas de pénétration maximale des aiguilles.
8. Machine selon la revendication 7, caractérisée en ce qu'elle comporte en outre des moyens de traitement (58) pour commander le déplacement
vertical de ladite table d'aiguilletage en fonction de la mesure de la position de
la surface supérieure de la structure textile effectuée audit point bas de pénétration
maximale des aiguilles par lesdits moyens de mesure.
9. Procédé de réalisation d'une structure textile formée d'une pluralité de couches superposées
(12), comportant les étapes suivantes :
a) superposer une seconde épaisseur de couche sur une première épaisseur de couche
posée sur une table d'aiguilletage (10),
b) lier par des aiguilles à barbes (18) d'une tête d'aiguilletage (14), et selon des
conditions prédéterminées, les épaisseurs des deux couches ainsi superposées,
c) déplacer relativement ladite table d'aiguilletage par rapport à ladite tête d'aiguilletage
d'un pas de déplacement déterminé fonction de la position d'une surface supérieure
des deux couches superposées mesurée, au niveau de la tête d'aiguilletage, à un point
bas de pénétration maximale des aiguilles,
d) superposer une nouvelle épaisseur de couche sur les précédentes,
e) lier ladite nouvelle épaisseur de couche sur les précédentes selon lesdites conditions
prédéterminées, et
f) réitérer les étapes c), d) et e) pour des épaisseurs de couche suivantes, le déplacement
de l'étape c) étant déterminé en fonction de la position de la surface supérieure
de la structure textile en cours de réalisation, mesurée au niveau de la tête d'aiguilletage,
à un point bas de pénétration maximale des aiguilles.
10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite mesure de la position de la surface supérieure de la structure textile est
effectuée en moyennant des mesures instantanées relevées en temps réel sur toute la
longueur de la structure textile.
1. Maschine zum Nadeln einer textilen Struktur, die von einer Vielzahl von übereinandergelegten
Schichten (12) gebildet ist, umfassend einen vertikal beweglichen Nadelungstisch (10),
einen Nadelungskopf (14), welcher eine bestimmte Anzahl von Hakennadeln (18) umfaßt
und senkrecht zu dem genannten Nadelungstisch angeordnet ist, sowie Mittel zum Antreiben
des Nadelungskopfes, um ihm eine vertikale Hin- und Herbewegung zu verleihen, die
einen unteren Punkt maximalen Eindringens der Nadeln in die genannte textile Struktur
definiert, dadurch gekennzeichnet, daß sie außerdem im Bereich des Nadelungskopfes angeordnete Meßmittel (36) umfaßt, um
die Position einer Oberseite der textilen Struktur an dem genannten unteren Punkt
maximalen Eindringens der Nadeln zu messen.
2. Maschine nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Meßmittel in einer Mittelebene des Nadelungskopfes angeordnet sind, die senkrecht
zu einer Vorschubrichtung der textilen Struktur verläuft.
3. Maschine nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel zum Messen der Position der Oberseite der textilen Struktur eine optische
Einheit (42) zum berührungslosen Messen umfassen.
4. Maschine nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die optische Einheit einen Laser-Sender/Empfänger umfaßt.
5. Maschine nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Laser-Sender/Empfänger vom Typ mit breitem Strahl ist.
6. Maschine nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel zum Messen der Position der Oberseite der textilen Struktur einen mechanischen
Fühler (44-52) zum Messen durch Berührung umfassen.
7. Maschine nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß sie weiterhin einen Sensor (54), vorzugsweise induktiven oder optischen Typs aufweist,
um den unteren Punkt maximalen Eindringens der Nadeln zu bestimmen.
8. Maschine nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß sie ferner Verarbeitungsmittel (58) aufweist, um die vertikale Bewegung des Nadelungstisches
in Abhängigkeit von der Messung der Position der Oberseite der textilen Struktur zu
steuern, welche an dem genannten unteren Punkt maximalen Eindringens der Nadeln durch
die Meßmittel durchgeführt wird.
9. Verfahren zur Herstellung einer aus einer Vielzahl von übereinandergelegten Schichten
(12) gebildeten textilen Struktur, welches die folgenden Schritte umfaßt:
a) Anordnen einer zweiten Schichtdicke auf einer auf einen Nadelungstisch (10) gelegten
ersten Schichtdicke,
b) Verbinden der Dicken der zwei auf diese Weise übereinandergelegten Schichten durch
Hakennadeln (18) eines Nadelungskopfes (14) nach vorbestimmten Bedingungen,
c) Bewegen des Nadelungstisches relativ zu dem Nadelungskopf um einen bestimmten Bewegungsschritt,
in Abhängigkeit von der Position einer Oberseite der zwei übereinandergelegten Schichten,
die im Bereich des Nadelungskopfes an einem unteren Punkt maximalen Eindringens der
Nadeln gemessen wird,
d) Anordnen einer neuen Schichtdicke auf den vorhergehenden,
e) Verbinden der neuen Schichtdicke mit den vorhergehenden entsprechend den genannten
vorbestimmten Bedingungen, und
f) Wiederholen der Schritte c), d) und e) für folgende Schichtdicken, wobei das Bewegen
des Schrittes c) in Abhängigkeit von der Position der Oberseite der in Herstellung
befindlichen textilen Struktur bestimmt wird, die im Bereich des Nadelungskopfes an
einem unteren Punkt maximalen Eindringens der Nadeln gemessen wird.
10. Verfahren nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß die Messung der Position der Oberseite der textilen Struktur durch Mitteln von in
Echtzeit über die gesamte Länge der textilen Struktur aufgenommenen Momentanmessungen
vollzogen wird.
1. A machine for needling a textile structure made up of a plurality of superposed layers
(12), the machine comprising a vertically movable needling table (10), a needling
head (14) having a determined number of barbed needles (18) placed vertically above
said needling table, and means for driving said needling head to impart vertical reciprocating
motion thereto defining a low point of maximum needle penetration in said textile
structure, the machine being characterised in that it further comprises measuring means (36) disposed in said needling head to measure
the position of the top surface of said textile structure at the low point of maximum
penetration of the needles.
2. A machine according to claim 1, characterised in that said measuring means are disposed in a midplane of said needling head perpendicular
to an advance direction of said textile structure.
3. A machine according to claim 1 or claim 2, characterised in that said means for measuring the position of the top surface of said textile structure
comprise an optical a7ssembly (42) for performing contactless measurements.
4. A machine according to claim 1 or claim 2, characterised in that said optical assembly comprises a laser emitter/receiver.
5. A machine according to claim 4, characterised in that said laser emitter/receiver is of the broad beam type.
6. A machine according to claim 1 or claim 2, characterised in that said means for measuring the position of the top surface of said textile structure
comprise a mechanical feeler (44-52) for measuring by contact.
7. A machine according to any one of claims 1 to 6, characterised in that it further comprises a sensor (54) preferably of the inductive or optical type, for
determining said low point of maximum penetration of the needles.
8. A machine according to claim 7, characterised in that it further comprises processor means (58) for controlling the vertical displacement
of said needling table as a function of the position of the top surface of the textile
structure as measured by said measuring means at the low point of maximum penetration
of the needles.
9. A method of making a textile structure made up of a plurality of superposed layers
(12), the method comprising the following steps:
a) superposing a second layer thickness on a first layer thickness placed on a needling
table (10);
b) using the barbed needles (18) of a needling head (14) to connect together, under
predetermined conditions, the thicknesses of the two layers superposed in this way;
c) displacing said needling table relative to said needling head through a displacement
step of size determined as a function of the position of the top surface of the two
superposed layers, said position being measured in the needling head at a low point
of maximum penetration of the needles;
d) superposing a new layer thickness on the preceding layer thicknesses;
e) connecting said new layer thickness on the preceding layer thicknesses under said
predetermined conditions; and
f) repeating steps c), d), and e) for subsequent layer thicknesses, the displacement
in step c) being determined as a function of the position of the top surface of the
textile structure that is being built up and as measured in the needling head and
at the low point of maximum penetration of the needles.
10. A method according to claim 9, characterised in that said position of the top surface of the textile structure is measured by averaging
instantaneous measurements taken in real time over the entire length of the textile
structure.