[0001] L'invention concerne un article ayant une résistance électrique superficielle inférieure
à 10
9 Ohms par carré, notamment pour lutter contre les effets de l'électricité statique.
[0002] L'accumulation de charges électrostatiques à la surface d'un article en matériau
diélectrique peut être nuisible au fonctionnement d'appareillages ou d'équipements
électroniques par création de décharges électriques génératrices de perturbations
électromagnétiques (parasites) ou destructrices de composants électroniques.
[0003] Un véhicule spatial soumis à l'environnement spatial d'orbites géostationnaires,
hétiosynchrones ou plus généralement dans ou au-delà des ceintures de Van Allen, est
soumis à des flux de particules, tels que des électrons et des protons, d'énergie
variable. Ces flux chargent électriquement les revêtements externes des véhicules
s'ils sont diélectriques, créant ainsi des différences de potentiel entre différentes
parties du véhicule spatial.
[0004] Au delà d'un certain seuil, une différence de potentiel peut générer une décharge
électrique pouvant entraîner des perturbations ou même la destruction d'équipements
électroniques se trouvant à proximité.
[0005] Une fonction essentielle du revêtement externe d'un véhicule spatial est d'assurer,
au moins en partie, le contrôle thermique de ce véhicule. Le revêtement doit alors
avoir des caractéristiques thermo-optiques, tels le coefficient d'absorption solaire
ou le facteur d'émissivité infra-rouge, bien déterminées.
[0006] Des revêtements actuels utilisés pour le contrôle thermique sont, par exemple, des
SSM, de l'anglais Second Surface Mirrors, ou Miroirs à double Surface, ou des OSR,
de l'anglais Optical Surface Reflectors, ou Surfaces Optiques Réfléchissantes. La
couche externe ou « superficielle » de ces revêtements est constituée d'un film polymérique
dans le cas des SSM ou d'une plaque de quartz dans le cas des OSR. Pour rendre conductrice
électriquement cette couche, on y applique sous vide un dépôt sensiblement transparent
à base d'oxyde d'indium dopé à l'oxyde d'étain.
[0007] Si ce dépôt conducteur électriquement remplit bien sa fonction d'élimination des
décharges électrostatiques, il est fragile, sensible à l'humidité et coûteux.
[0008] La Demanderesse, dans le brevet
FR-B-2 770 230, propose un réflecteur solaire pour le contrôle thermique d'un véhicule spatial dont
le revêtement est d'un coût moins élevé que les OSR ou les SSM. La couche superficielle
de ce revêtement est une couche en polysiloxane d'environ 50 µm d'épaisseur appliquée
sur un substrat métallisé. Cette couche protectrice n'est cependant pas conductrice
électriquement de sorte que le problème lié à l'électricité statique subsiste.
[0009] Pour limiter l'accumulation de charges à la surface d'une telle couche non conductrice
électriquement, on pourrait penser à mélanger au matériau de la couche superficielle
des particules conductrices électriquement afin de la rendre électriquement conductrice
dans le volume.
[0010] Cette solution a l'inconvénient cependant de dégrader les qualités thermo-optiques
du réflecteur et n'est donc pas satisfaisante pour une utilisation où il faut assurer
un contrôle thermique d'un véhicule spatial.
[0011] Dans
EP A 0649 161, les particules conductrices sont appliquées sur l'écran cathodique sous la forme
d'une suspension aqueuse homogène et stable formant après séchage une couche d'environ
50 à 400 nm d'épaisseur. Les particules d'ATO et de polypyrrole ont des diamètres
moyens inférieurs à 30 nm et d'environ 30 à 80 nm, respectivement. Les particules
sont donc réparties dans le volume de la couche superficielle et ne sont donc pas
disposées à la surface de l'écran.
[0012] Un moyen qui permettrait de conférer des propriétés antistatiques aux réflecteurs
solaires de
FR-B-2 770 230, sans dégrader sensiblement leurs propriétés thermo-optiques, serait donc très utile.
[0013] Dans le domaine de l'aéronautique, de l'électronique ou de l'informatique, des charges
électrostatiques peuvent être créées à la surface de matériaux électriquement isolants
par frottement de l'air (effet trioboélectrique) ou par frottement avec d'autres matériaux
isolants. Comme dans le domaine spatial, l'accumulation de ces charges électrostatiques
peut créer des décharges électriques nocives pour les équipements électroniques. Divers
moyens pour éliminer ces charges sont connus, tels que l'utilisation de matériaux
conducteurs dans le volume (par exemple des matériaux polymères chargés de particules
conductrices) ou l'application d'une couche de peinture conductrice de l'électricité.
Cependant, pour des articles transparents, tels que des hublots d'avions, il n'existe
pas de traitement antistatique approprié.
[0014] Un moyen qui permettrait de conférer des propriétés antistatiques à des articles
transparents sans altérer sensiblement leur transparence serait donc très utile.
[0015] L'invention vise à satisfaire ces besoins.
[0016] Plus précisément, l'invention est définie par les caractéristiques de la revendication
1 et concerne un article dont la surface présente une résistance électrique superficielle
inférieure ou égale à 10
9 Ohms par carré, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de particules conductrices
électriquement adhérant à sa surface et réparties sur cette dernière.
[0017] Une résistance électrique superficielle de 10
9Ω/□ est considérée comme la résistance maximale admissible pour un effet antistatique
acceptable.
[0018] Selon un mode de réalisation, les particules adhèrent à la surface d'une couche durcie
de résine ou vernis appliquée sur l'article. Lorsque la transparence dans le domaine
des longueur d'onde de 200 à 1000 nm est un facteur essentiel, comme par exemple pour
un réflecteur solaire spatial ou un hublot d'avion, il convient que les particules
électro-conductrices, aient une grosseur inférieure à 0,4 µm. Si la transparence n'est
pas un critère essentiel, des particules plus grosses peuvent être utilisées.
[0019] Les particules électroconductrices peuvent être des oxydes métalliques dopés tels
que
- l'oxyde d'étain dopé, par exemple au chlore, au fluor, à l'oxyde d'antimoine, à l'oxyde
d'indium ou à l'oxyde de bismuth,
- l'oxyde d'indium dopé, par exemple à l'oxyde d'étain, à l'oxyde d'antimoine, à l'oxyde
de bismuth, à l'oxyde de titane ou à l'oxyde de plomb ; ou bien
- des métaux finement divisés tels que : l'argent, le zinc, le cuivre, l'aluminium,
le platine, l'or, le palladium ou similaires.
[0020] Pour obtenir des particules d'oxydes dopés les plus fines possible, on procède par
exemple de la façon suivante:
Les sels de l'oxyde à doper et du dopant sont mis en solution dans de l'eau ou un
solvant approprié puis co-précipités lentement par action d'un acide organique en
solution.
Les acides organiques utilisables sont, par exemple, l'acide oxalique, l'acide citrique,
l'acide tartrique, l'acide malonique, l'acide maléique et similaires.
[0021] Après filtration et séchage en étuve, le précipité est calciné à 500-600°C puis l'ensemble
est dopé par calcination à une température qui dépend du type d'oxyde et de dopant.
[0022] La quantité des particules électroconductrices adhérant à la surface de l'article
est avantageusement la quantité la plus faible possible qui permet d'obtenir une résistance
électrique superficielle appropriée, c'est-à-dire ≤ 10
9 Ω/carré, tout en ne dégradant pas notablement les propriétés thermo-optiques de l'article,
lorsque ce dernier facteur est important. A titre indicatif et non limitatif, on a
trouvé qu'une quantité de particules réparties sur la surface de l'article avec une
distance interparticules de l'ordre de 10 à 20
µm donne habituellement des résultats satisfaisants.
[0023] Cette répartition des particules correspond sensiblement à une concentration surfacique
de 0,5 à 5 mg de particules par m
2 de surface lorsque les particules sont constituées d'un oxyde dopé, et de 2 à 20
mg de particules par m
2 de surface lorsque les particules sont constituées d'un métal.
[0024] L'invention concerne également un procédé pour conférer à un article une résistance
électrique superficielle inférieure ou égale à 10
9 Ohms par carré, caractérisé en ce qu'il comprend l'application, sur une surface molle
et collante dudit article, d'une pluralité de particules conductrices électriquement
réparties sur ladite surface, puis un durcissement de ladite surface.
[0025] Selon un mode de mise en oeuvre, on applique sur ledit article une couche superficielle
à base d'une résine durcissable, incomplètement durcie de façon à être molle et collante,
préalablement à l'application desdites particules conductrices électriquement.
[0026] De manière avantageuse pour la transparence de la couche de résine durcissable, son
épaisseur est comprise entre 5 et 50 µm.
[0027] Selon une variante de ce mode de mise en oeuvre, on pourrait remplacer la couche
de résine polymérisable ou réticulable par une composition de vernis, par exemple
constituée d'une solution dans un solvant d'une matière polymère.
[0028] Selon un autre mode de mise en oeuvre, préalablement à l'application desdites particules
conductrices électriquement, on traite la surface dudit article au moyen d'un solvant
de la matière constituant ladite surface afin de générer ladite surface molle et collante.
[0029] Les particules peuvent être appliquées sur la surface à traiter à l'état de poudre
sèche à l'aide d'un pistolet à poudre pneumatique ou électrostatique, comme ceux commercialisés
par la société KREMLIN, ou bien sous forme d'une suspension dans un milieu liquide,
par exemple à l'aide d'un pistolet à peinture. D'autres modes d'application des particules
seront évidents pour l'homme du métier.
[0030] Dans les modes de mise en oeuvre où on applique les particules sur une couche superficielle
de résine incomplètement durcie, on peut choisir la résine, à titre illustratif et
non limitatif, parmi les résines polysiloxanes, époxydes, polyuréthanes, polyesters,
acryliques, etc...
[0031] Dans le mode de mise en oeuvre où on applique des particules sur une surface préalablement
ramollie de l'article, le ramollissement doit être effectué à l'aide d'un solvant
approprié choisi en fonction du matériau à ramollir. Ainsi, à titre d'exemples illustratifs
et non limitatifs :
Pour ramollir des résines méthacrylates, on utilise par exemple du benzène, du toluène,
du xylène, du chlorure de méthylène, du chloroforme, du chlorure d'éthylène, du chlorobenzène,
du dioxane, de la méthyléthylcétone, de la diisopropylcétone, de la cyclohexanone,
du formiate de méthyle ou de l'acétate d'éthyle.
Pour ramollir des résines polycarbonates, on utilise par exemple du benzène, du chloroforme,
de l'acétone, du chlorure de méthylène, du m-crésol, du dioxane, de la cyclohexanone,
de la pyridine ou du DMF.
Pour ramollir des résines polyesters, on utilise par exemple du chloroforme, de l'acide
formique ou du dichloroéthylène.
Pour ramollir du chlorure de vinyle, on utilise par exemple du THF, de la méthyléthylcétone,
de la cyclopentanone, de la cyclohexanone, du DMF, du nitrobenzène ou du DMSO.
Sur le dessin annexé:
- La figure 1 est une vue schématique, en coupe, d'un article rendu conducteur électriquement
par incorporation de particules conductrices électriquement dans son volume, selon
la technique antérieure.
- La figure 2 est une vue schématique, en coupe, d'un article, selon la présente invention,
dont la surface a été ramollie avant application des particules conductrices électriquement.
- La figure 3 est une vue schématique, en coupe, d'un autre article, selon la présente
invention, à la surface duquel une couche superficielle de résine a été appliquée.
Dans les différentes figures, des notations identiques sont utilisées pour des éléments
analogues ou identiques.
La figure 1 représente, en coupe, un article A constitué d'un matériau 1 chargé, dans
son volume, de particules 2 conductrices électriquement. Le matériau 1 est ainsi rendu
conducteur électriquement et n'accumule pas les charges électrostatiques.
L'incorporation de particules 2 conductrices électriquement dans le volume du matériau
1 n'est pas toujours techniquement possible. De plus, quand le matériau 1 est transparent,
ses propriétés thermo-optiques sont fortement modifiées par l'incorporation, dans
le volume, des particules 2 conductrices électriquement.
[0032] La figure 2 illustre un article A constitué d'un matériau 1 possédant la propriété
de pouvoir être rendu, en surface, mou et collant. Des particules 2 conductrices électriquement
sont appliquées et rendues adhérentes à la surface de l'article A.
[0033] Si le matériau 1 est transparent, par exemple si l'article A est un hublot d'avion,
par exemple en polycarbonate, ses propriétés thermo-optiques sont peu modifiées par
l'application des particules 2 à sa surface.
[0034] La figure 3 illustre un article A dont la surface a été successivement couverte d'un
film métallisé 3 puis d'une couche 4 de résine réticulable transparente. L'association
du film 3 et de la couche 4 est destinée à assurer un contrôle thermo-optique efficace.
[0035] Le film 3 n'est pas un élément indispensable de la présente invention et pourrait
être omis, par exemple, si la couche superficielle 4 possédait elle-même les caractéristiques
thermo-optiques recherchées ou dans des applications où ces propriétés thermo-optiques
seraient sans importance.
[0036] Des particules électriquement conductrices 2 couvrent la surface externe de la couche
superficielle 4.
[0037] Le mode de réalisation de l'invention illustré sur la figure 3 est particulièrement
adapté au domaine du spatial. En effet, sous certaines conditions indiquées ci-dessous,
les particules 2 conductrices électriquement n'affectent pas ou peu les propriétés
thermo-optiques de la couche superficielle 4.
[0038] Dans le mode de réalisation selon la figure 2, avant application des particules 2
conductrices sur la surface de l'article A, on prépare cette surface afin de la ramollir.
[0039] Dans le cas où le matériau 1 est un polymère, on peut dissoudre superficiellement
sa surface au moyen d'un solvant approprié, comme décrit plus haut.
[0040] Dans le mode de réalisation selon la figure 3, les particules 2 sont appliquées à
la surface de la résine avant sa réticulation ou son durcissement complet.
[0041] La viscosité de la surface du substrat, c'est-à-dire du matériau 1 (figure 2) ou
de la couche superficielle 4 (figure 3), doit permettre, lors de l'application des
particules 2 conductrices électriquement, de les maintenir en surface en les empêchant
de pénétrer en profondeur.
[0042] Après application des particules 2 conductrices électriquement, on procède au durcissement
de la surface, par exemple par réticulation ou polymérisation totale du polymère ou
par évaporation du solvant.
[0043] En durcissant complètement, la surface fixe les particules 2 conductrices électriquement
et devient conductrice ou semi-conductrice électriquement.
[0044] Les particules 2 sont solidement fixées dans la « gangue » que constitue le substrat
après son durcissement. La surface du substrat comportant les particules 2 conductrices
électriquement présente ainsi de bonnes caractéristiques mécaniques, ce qui est un
avantage par rapport aux revêtements du type SSM ou OSR mentionnés ci-dessus.
[0045] Cette gangue protège également de l'humidité les particules 2 conductrices électriquement,
ce qui améliore la stabilité de la résistance électrique superficielle dans le temps.
[0046] Les exemples non limitatifs suivants illustrent l'invention.
[0047] α
s désigne le coefficient d'absorption solaire, ε le facteur d'émissivité infra-rouge
et R
s la résistance électrique superficielle de la surface de l'article après la mise en
oeuvre de la présente invention.
EXEMPLE 1
[0048] On projette, à l'aide d'un pistolet à air comprimé de la poudre d'étain dopé à l'oxyde
d'antimoine dont les particules sont inférieures à 0,4
µm, mise en suspension dans un mélange 50/50 diacétate d'éthylène-glycol/polyéthylène-glycol
(PM = 400) avec une concentration de 5 % en masse, sur une couche de 50 µm d'épaisseur
de polysilsesquioxane à groupements fonctionnels hydroxyles non réticulé, préalablement
appliquée sur un support en aluminium poli de 30
µm d'épaisseur. La quantité de poudre appliquée est de 1 mg/m
2 de surface.
[0049] La couche est réticulée à 225°C pendant 1 heure.
[0050] Les propriétés thermo-optiques de l'article sont :
α
s = 0,15 ε = 0,82 R
s = 1MΩ/□
EXEMPLE 2
[0051] On projette, à l'aide d'un pistolet à air comprimé de la poudre d'oxyde d'étain dopé
à l'oxyde d'antimoine, dont les particules sont inférieures à 0,4
µm, mise en suspension dans un mélange 50/50 diacétate d'éthylène-glycol/polyéthylène-glycol
(PM = 400) avec une concentration de 5 % en masse, sur une couche composée d'un mélange
de polysilsesquioxane à groupements fonctionnels hydroxyle (90%) et de polysilanol
(10%) de 50 µm d'épaisseur préalablement appliquée sur un support en aluminium poli
de 30 micromètres d'épaisseur. La quantité de poudre appliquée est de 1 mg/m
2 de surface.
[0052] La couche est durcie à 225°C pendant 1 heure.
[0053] Les propriétés thermo-optiques de l'article sont :
α
s =0,16 ε = 0,83 R
s = 200kΩ/□
EXEMPLE 3
[0054] On projette à l'aide d'un pistolet à air comprimé de la poudre d'étain dopé à l'oxyde
d'antimoine dont les particules sont inférieures à 0,4
µm, mise en suspension dans un mélange 50/50 diacétate d'éthylène-glycol/polyéthylène-glycol
(PM = 400) avec une concentration de 10 % en masse, sur une couche de 50 µm d'épaisseur
d'un mélange incomplètement réticulé obtenu à partir de polydiéthoxysiloxane (3 parties
en poids), de polydiméthylsiloxane avec terminaisons silanols (4 parties en poids),
de tétraméthyldiéthoxydisiloxane (4 parties en poids) et de diacétate de dibutyl-étain
(0,014 partie en poids) préalablement appliquée sur un support en aluminium poli de
30 micromètres d'épaisseur. La quantité de poudre appliquée est de 1 mg/m
2 de surface.
[0055] La couche est réticulée à température ambiante pendant 24 heures. Les propriétés
thermo-optiques de l'article sont :
α
s = 0,16 ε = 0,85 R
s = 200 kΩ/□
EXEMPLE 4
[0056] On projette, à l'aide d'un pistolet à air comprimé de la poudre d'argent, dont les
particules ont des dimensions nanométriques et sont mises en suspension avec une concentration
de 10 % en masse dans un mélange 50/50 diacétate d'éthylène-glycol/polyéthylène-glycol
(PM = 400), sur une couche de 50 µm d'épaisseur de polysilsesquioxane à groupes fonctionnels
hydroxyle non réticulée préalablement appliquée sur un support en aluminium poli de
30 micromètres d'épaisseur. La quantité de poudre appliquée est de 2 mg/m
2 de surface.
[0057] La couche est durcie à 225°C pendant 1 heure.
[0058] Les propriétés thermo-optiques de l'article obtenu sont :
α
s = 0,16 ε = 0,82 R
s = 100Ω/□
EXEMPLE 5
[0059] On projette, à l'aide d'un pistolet à air comprimé de la poudre d'oxyde d'étain dopé
à l'oxyde d'antimoine en suspension dans un mélange 50/50 diacétate d'éthylène-glycol/polyéthylène-glycol
(PM = 400) avec une concentration de 5 % en masse, dont les particules sont inférieures
à 0,4 µm sur du Plexiglas
® dont la surface a été préalablement ramollie sous l'action de trichloroéthylène.
[0060] Après évaporation des solvants, le Plexiglas
® ainsi traité a une résistance électrique superficielle de l'ordre de 1 MΩ/□ pour
un dépôt d'oxyde d'étain d'environ 2 mg/m
2.
EXEMPLE 6
[0061] On projette, à l'aide d'un pistolet à air comprimé de la poudre d'oxyde d'antimoine
en suspension dans un mélange 50/50 diacétate d'éthylène-glycol/polyéthylène-glycol
(PM = 400) avec une concentration de 5 % en masse, dont les particules sont inférieures
à 0,4
µm, sur du Plexiglas
® ayant été revêtu préalablement d'une couche de solution de Plexiglas
® dissous dans du trichloréthylène.
[0062] Après évaporation des solvants, le Plexiglas
® ainsi traité a une résistance électrique superficielle de l'ordre de 1MΩ/□ pour un
dépôt d'oxyde d'étain d'environ 2mg/m
2.
EXEMPLE 7
[0063] On projette, à l'aide d'un pistolet à air comprimé de la poudre d'argent, dont les
particules 2 ont des dimensions nanométriques, en suspension dans un mélange 50/50
diacétate d'éthylène-glycol/polyéthylène-glycol (PM = 400) avec une concentration
de 5 % en masse, sur une plaque de PVC dont la surface a été ramollie sous l'action
de cyclohexanone.
[0064] Après évaporation des solvants, le PVC ainsi traité a une résistance électrique superficielle
de l'ordre de 10 kΩ/□ pour un dépôt d'argent d'environ 20 mg/m
2.
EXEMPLE 8
[0065] Cet exemple et le suivant sont donnés en vue d'illustrer la perte des propriétés
thermo-optiques de réflecteurs solaires conducteurs électriques dans le volume (hors
invention) par rapport à des réflecteurs conducteurs électriques en surface (selon
l'invention).
[0066] On applique sur un substrat en Kapton
® aluminisé, une couche d'un mélange de polysilsesquioxane (25 g) et de poudre d'oxyde
d'étain dopé à l'oxyde d'antimoine (0,22 g) dont les particules sont inférieures à
0,4 micromètres, obtenu par broyage des ingrédients pendant 30 minutes.
[0067] La couche ainsi appliquée est polymérisée à 225°C pendant 1 heure.
[0068] Les propriétés thermo-optiques de l'article sont :
αs = 0,20
ε = 0,83 et la résistance électrique volumique est supérieure à 1 GΩ.
EXEMPLE 9
[0069] On applique sur un substrat d'aluminium poli, une couche d'un mélange de polysesquioxane
(25 g) et de poudre d'argent dont les particules ont des dimensions nanométriques
(0,22 g), obtenu par broyage des ingrédients pendant 30 minutes.
[0070] La couche ainsi appliquée est polymérisée à 225°C pendant 1 heure.
[0071] Les propriétés thermo-optiques de l'article obtenu sont :
αs = 0,30
ε = 0,83 et la résistance électrique volumique est supérieure à 1 GΩ.
[0072] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés,
fournis à titre illustratif et non limitatif. En particulier la fabrication de poudres
de particules 2 conductrices, leur nature, les techniques d'application de la poudre
ou la nature de la couche superficielle 4 ou du matériau 1 de l'article A peuvent
être différents.
1. Article ayant une résistance électrique superficielle inférieure ou égale à 109 Ohms par carré, caractérisé en ce qu'il comporte à sa surface une pluralité de particules (2) conductrices électriquement,
fixées à la surface dudit article par durcissement de ladite surface.
2. Article selon la revendication 1, caractérisé en ce que lesdites particules (2) conductrices électriquement ont une grosseur inférieure à
0,4 µm.
3. Article selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que la distance entre lesdites particules (2) conductrices électriquement est de l'ordre
de 10 à 20 µm.
4. Article selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit article (A) comporte une couche superficielle durcie (4) constituée d'une résine
ou vernis.
5. Article selon la revendication 4, caractérisé en ce que la couche (4) est transparente.
6. Procédé pour conférer à un article (A) une résistance électrique superficielle inférieure
ou égale à 109 Ohms par carré, caractérisé en ce qu'il comprend l'application, sur une surface molle et collante dudit article (A), d'une
pluralité de particules (2) conductrices électriquement, puis un durcissement de ladite
surface.
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'on applique sur ledit article (A) une couche superficielle (4) à base d'une résine
durcissable, incomplètement durcie de façon à être molle et collante, préalablement
à l'application desdites particules (2) conductrices électriquement.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'épaisseur de ladite couche de résine durcissable est comprise entre 5 et 50 µm.
9. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, préalablement à l'application desdites particules (2) conductrices électriquement,
on traite la surface dudit article (A) au moyen d'un solvant de la matière constituant
ladite surface afin de générer ladite surface molle et collante.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que lesdites particules (2) conductrices électriquement ont une grosseur inférieure à
0,4 µm.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que lesdites particules (2) conductrices électriquement sont constituées de particules
(2) en oxyde dopé.
12. Procédé selon la revendication 11, caractérisé en ce qu'on applique une quantité desdites particules (2) en oxyde dopé comprise dans la gamme
de 0,5 à 5 mg par mètre carré de ladite surface molle et collante.
13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 6 à 10, caractérisé en ce que lesdites particules (2) conductrices électriquement sont constituées de particules
(2) métalliques.
14. Procédé selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'on applique une quantité desdites particules (2) métalliques comprise dans la gamme
de 2 à 20 mg par mètre carré de ladite surface molle et collante.
1. Article having a superficial electrical resistance of less than or equal to 109 ohms per square, characterised in that it comprises on its surface a plurality of electrically conducting particles (2)
fixed to the surface of the said article by cross-linking of the said surface.
2. Article according to claim 1, characterised in that the said electrically conducting particles (2) have a size less than 0.4 µm.
3. Article according to any one of claims 1 and 2, characterised in that the distance between the said electrically conducting particles (2) is of the order
of 10 to 20 µm.
4. Article according to any one of claims 1 to 3, characterised in that the said article (A) comprises a cross-linked superficial layer (4) consisting of
a resin or varnish.
5. Article according to claim 4, characterised in that the layer (4) is transparent.
6. Process for conferring on an article (A) a superficial electrical resistance less
than or equal to 109 ohms per square, characterised in that it comprises applying a plurality of electrically conducting particles (2) to a soft
and adhesive surface of the said article (A), followed by a cross-linking of the said
surface.
7. Process according to claim 6, characterised in that a superficial layer (4) based on a cross-linkable resin, incompletely cross-linked
so as to be soft and adhesive, is applied to the said article (A) prior to the application
of the said electrically conducting particles (2).
8. Process according to claim 7, characterised in that the thickness of the said cross-linkable layer of resin is between 5 and 50 µm.
9. Process according to claim 6, characterised in that prior to the application of the said electrically conducting particles (2), the surface
of the said article (A) is treated with a solvent for the material constituting the
said surface, so as to make the said surface soft and adhesive.
10. Process according to any one of claims 6 to 9, characterised in that the said electrically conducting particles (2) have a size less than 0.4 µm.
11. Process according to any one of claims 6 to 10, characterised in that the said electrically conducting particles (2) consist of particles (2) of doped
oxide.
12. Process according to claim 11, characterised in that an amount of the said particles (2) of doped oxide is applied that is within the
range from 0.5 to 5 mg per square metre of the said soft and adhesive surface.
13. Process according to any one of claims 6 to 10, characterised in that the said electrically conducting particles (2) consist of metallic particles (2).
14. Process according to claim 13, characterised in that an amount of the said metallic particles (2) is applied that is within the range
from 2 to 20 mg per square metre of the said soft and adhesive surface.
1. Artikel mit einem elektrischen Oberflächenwiderstand, der geringer oder gleich 109 Ohm pro Quadrat ist, dadurch gekennzeichnet, dass er auf seiner Oberfläche mehrere elektrisch leitfähige Partikel (2) aufweist, die
an der Oberfläche des Artikels durch Härten der Oberfläche befestigt sind.
2. Artikel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die genannten elektrisch leitfähigen Partikel (2) eine Größe von weniger als 0,4
µm haben.
3. Artikel nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Abstand zwischen den elektrisch leitfähigen Partikeln (2) in der Größenordnung
zwischen 10 und 20 µm liegt.
4. Artikel nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass der Artikel (A) eine gehärtete Oberflächenschicht (4) aufweist, die aus einem Harz
oder einem Lack besteht.
5. Artikel nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Schicht (4) transparent ist.
6. Verfahren, um einem Artikel (A) einen elektrischen Oberflächenwiderstand zu vermitteln,
der geringer oder gleich 109 Ohm pro Quadrat ist, dadurch gekennzeichnet, dass es das Aufbringen mehrerer elektrisch leitfähiger Partikel (2) auf eine weiche und
klebrige Fläche des Artikels (A) und das anschließende Härten der Fläche umfasst.
7. Verfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass vor dem Aufbringen der elektrisch leitfähigen Partikel (2) auf den Artikel (A) eine
Oberflächenschicht (4) auf der Basis eines härtbaren Harzes aufgebracht wird, welches
derart unvollständig gehärtet ist, dass es weich und klebrig ist.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Dicke der Schicht härtbaren Harzes zwischen 5 und 50 µm beträgt.
9. Verfahren nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass vor dem Aufbringen der elektrisch leitfähigen Partikel (2) die Oberfläche des Artikels
(A) mit einem Lösemittel für das die Oberfläche bildende Material bearbeitet wird,
um die weiche und klebrige Oberfläche zu bilden.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass die elektrisch leitfähigen Partikel (2) eine Größe von weniger als 0,4 µm haben.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass die elektrisch leitfähigen Partikel (2) Partikel (2) aus dotiertem Oxyd sind.
12. Verfahren nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, dass eine Menge der Partikel (2) aus dotiertem Oxyd, die im Bereich von 0,5 bis 5 mg pro
Quadratmeter der weichen und klebrigen Oberfläche liegt, aufgebracht wird.
13. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass die elektrische leitfähigen Partikel (2) durch Metallpartikel (2) gebildet sind.
14. Verfahren nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, dass eine Menge der Metallpartikel (2), die im Bereich von 2 bis 20 mg pro Quadratmeter
der weichen und klebrigen Oberfläche liegt, aufgebracht wird.