[0001] La présente invention concerne une structure de lavage pour véhicule de voirie du
type comportant divers moyens pour assurer le nettoiement des chaussées et des bordures
de voie par épandage ou projection de fluide, en particulier de l'eau et reliée directement
à un bloc de distribution en eau unique associé à une cuve.
[0002] Le nettoyage des voiries en milieu urbain se heurte à de nombreuses contraintes,
en raison notamment de la configuration des voies, de la présence de véhicules en
mouvement ou en stationnement et d'autres paramètres encore qui s'opposent à un traitement
régulier et uniforme des surfaces. Ainsi, il est souvent nécessaire de prévoir au
moins deux passages successifs sur une même zone, ce qui suppose souvent dans l'intervalle
un passage du véhicule en atelier, par exemple pour régler ou modifier le positionnement
des brosses ou des moyens de projection d'eau.
[0003] On connaît diverses modalités qui permettent isolément ou en combinaison d'effectuer
des opérations de nettoyage de la voirie à partir d'un véhicule approprié.
[0004] Ainsi, le brevet français n°2 702 397 décrit un dispositif de projection d'un fluide
sous pression prévu pour être monté à l'arrière d'un véhicule de voirie, par l'intermédiaire
de vérins permettant d'en régler la position dans le plan vertical et relié hydrauliquement
audit véhicule par une conduite d'aspiration et une conduite d'alimentation en eau.
[0005] Cette modalité ne permet que partiellement d'atteindre les buts recherchés. En effet,
son utilisation reste limitée à une zone de faible surface localisée, le dispositif
n'étant ni extensible, ni déplaçable, le seul mouvement possible se faisant dans le
plan vertical à l'arrière du véhicule.
[0006] De plus, le positionnement des conduites en arrière du véhicule ne permet en tout
état de cause que de traiter les sols, et pas éventuellement des zones latérales comme
par exemples des bordures de trottoirs.
[0007] Enfin, il n'est pas possible de modifier la direction de travail une fois le dispositif
en place.
[0008] Les solutions connues de l'art antérieur présentent un inconvénient commun, qui est
l'impossibilité pour le chauffeur du véhicule d'assurer à la fois les tâches de conduite
et de surveillance des opérations de lavage, en raison d'un champ de vision réduit,
ce qui peut comporter des risques importants notamment lorsque le lavage est effectué
avec un deuxième opérateur suivant ou accompagnant à pied le véhicule.
[0009] La présente invention se propose de remédier à ces différents inconvénients en réalisant
une structure de lavage pour véhicule de voirie, pouvant être adaptée facilement sur
tout type d'engins existants sans modification de structure et permettant de travailler
sur une très large surface tant vers l'avant que vers l'arrière en passant instantanément
d'une zone de traitement à l'autre sans qu'il soit nécessaire d'immobiliser le véhicule
ou d'effectuer des opérations de réglage en atelier.
[0010] La structure de lavage selon l'invention est disposée sur la partie supérieure de
la cabine d'un véhicule de voirie et comporte deux potences distinctes, orientées
respectivement vers l'avant et vers l'arrière de ladite cabine, l'ensemble de ces
éléments étant reliés directement à un bloc de distribution en eau commun et unique
associé à une cuve à double paroi.
[0011] La présente invention sera mieux comprise en référence aux dessins annexés, dans
lesquels :
- la figure 1 est une vue de trois quart avant d'un véhicule de voirie équipé d'une
structure de lavage selon la présente invention,
- la figure 2 est une vue rapprochée du dessus du véhicule de voirie représenté à la
figure 1,
- la figure 3 est une vue de détail de la potence arrière de la structure selon l'invention,
- la figure 4 est une vue de détail de la potence avant, et
- la figure 5 est une vue schématique en éélvation de la cuve.
[0012] En référence aux figures annexées, et plus particulièrement aux figures 1 et 2, la
structure de lavage (1) selon la présente invention est montée sur un véhicule de
voirie comportant un châssis recevant une cabine (2) et une cuve (30) associée à un
tuyau (3) d'alimentation en eau.
[0013] La structure de lavage (1) est composée de deux potences (10, 20), orientées respectivement,
vers l'avant et vers l'arrière de la cabine (2) du véhicule. l'ensemble étant relié
directement à un bloc de distribution en eau commun associé à une cuve.
[0014] L'alimentation en eau est assurée au moyen d'un tuyau (3) que l'opérateur déroule
à partir d'un enrouleur unique (non représenté) disposé à l'arrière de la cabine (2).
Un pistolet de lavage (non représenté) sera monté à l'extrémité libre du tuyau (3).
[0015] Cette disposition permet de n'utiliser qu'un seul enrouleur recevant la longueur
de tuyau nécessaire. Dans les véhicules classiques, il est nécessaire, si l'on veut
travailler en alternance à l'avant et à l'arrière, de prévoir deux enrouleurs distincts.
De plus, l'enrouleur avant est alors situé en partie basse du véhicule, ce qui interdit
tout travail en hauteur.
[0016] Le tuyau (3) sera relié à l'une ou l'autre des potences (10, 20), selon que l'on
souhaite travailler vers l'avant ou vers l'arrière du véhicule.
[0017] Ceci permet d'assurer une amplitude de travail de 80°, très supérieure à celle offerte
par les véhicules ou dispositifs de type connu.
[0018] La figure 3 montre la potence arrière (20) et la figure (4) représente la potence
avant (10).
[0019] On précisera cependant que la potence avant (10) est constituée des mêmes éléments
que la potence arrière (20). La description et les remarques faites ci-après au regard
de la potence arrière (20) s'appliquent également à la potence avant (10).
[0020] Comme illustré à la figure 3, la potence arrière (20) est fixée par l'une de ses
extrémités sur un support (20') fixé en rotation autour d'un axe vertical (21).
[0021] Le tuyau (3) passe sur une poulie (6) montée à l'extrémité fixe (21) de la potence
(20) qui se prolonge par un tube en U (22) ouvert sur le dessus.
[0022] La poulie (6) fait office de guide pour permettre à l'opérateur d'introduire l'extrémité
du tuyau (3) dans le tube (22) et le faire glisser jusqu'à l'extrémité libre (23)
de la potence.
[0023] La potence arrière (20) comporte des moyens (24) pour assurer le maintien du tuyau
(3) à l'intérieur du tube (22).
[0024] Les moyens de maintien (24) sont composés d'un couvercle (25), relié par une charnière
(26) à l'un des côtés du tube (22), d'une poignée (27) permettant de soulever ou de
rabattre le couvercle (25) autour de la charnière (26), et une attache rapide (28)
permettant de fixer le couvercle sur le côté du tube (22) opposé à celui recevant
la charnière (26).
[0025] Cette modalité permet d'engager ou de dégager rapidement le tuyau (3). En effet,
une fois celui-ci introduit dans le tube (22), il suffit de rabattre le couvercle
(25) puis de le fixer au moyen de l'attache rapide (28).
[0026] L'opérateur déroulera ensuite la longueur de tuyau nécessaire, sans que ledit tuyau
ne puisse se dégager accidentellement de la potence.
[0027] A l'inverse, le retrait du tuyau sera effectué simplement en ouvrant le couvercle
(25).
[0028] A l'extrémité libre (21) de la potence (20), on prévoit deux galets (29a, 29b) d'axe
vertical, et un galet (29') d'axe horizontal, disposés respectivement de part et d'autre
sur les côtés du tube (22), et à l'avant du tube.
[0029] Les galets (29a, 29b, 29') assurent le guidage du tuyau (3) une fois celui-ci déroulé,
afin à la fois de faciliter son déplacement à l'intérieur du tube (22) et éviter une
usure prématurée.
[0030] On observera que le tuyau (3) est simplement maintenu à l'intérieur du tube ouvert
(22), mais qu'il peut librement coulisser d'avant en arrière à l'intérieur de ce tube.
Ceci permet à l'opérateur de tirer et dérouler la longueur de tuyau dont il a besoin
pour effectuer les interventions souhaitées.
[0031] En position de travail, il est nécessaire de pouvoir relever l'extrémité de la potence
arrière (20) pour faciiiter le passage du tuyau (3) par-dessus d'éventuels obstacles,
comme par exemple des véhicules en stationnement, ou des conteneurs posés le long
du trottoir.
[0032] Selon une forme possible de réalisation, on prévoit à cet effet un ressort à gaz
(4) reliant l'un des côtés du support (20') à la paroi latérale du tube (22).
[0033] Le ressort (4) permet également de maintenir la potence (20) en position de repos
lorsque celle-ci n'est pas utilisée.
[0034] Le passage d'une position de travail arrière vers une position de travail avant s'effectue
très simplement. Il suffit en effet de désolidariser le tuyau (3) de la potence arrière
(20) pour le relier à la potence avant (10).
[0035] Cette opération est à la fois très simple et rapide, puisqu'il suffit de déclipser
le couvercle (25) et de tirer le tuyau (3) vers l'arrière.
[0036] Comme il ressort de la figure 4, la potence avant (10), qui est constituée des mêmes
éléments que la potence arrière (20) telle que décrite ci-dessus, est fixée sur la
partie avant du toit de la cabine (2) du véhicule.
[0037] Cependant, et contrairement à la potence arrière (20), la potence avant (10) n'est
pas libre en rotation autour d'un axe.
[0038] Comme précédemment décrit, le tuyau (3) passe sur une poulie (6) montée à l'extrémité
arrière (21) de la potence (10) qui se prolonge par un tube en U (22) ouvert sur le
dessus.
[0039] La poulie (6) fait office de guide pour permettre à l'opérateur d'introduire l'extrémité
du tuyau (3) dans le tube (22) et le faire glisser jusqu'à l'extrémité avant (23)
de la potence.
[0040] Des moyens (24) sont également prévus pour assurer le maintien du tuyau (3) à l'intérieur
du tube (22), qui recevra un couvercle (25), relié par une charnière (26) à l'un des
côtés du tube (22), une poignée (27) permettant de soulever ou de rabattre le couvercle
(25) autour de la charnière (26), et une attache rapide (28) permettant de fixer le
couvercle sur le côté du tube (22) opposé à celui recevant la charnière (26).
[0041] La présence des galets d'extrémité (29a, 29b, 29') permet le déplacement dans le
plan horizontal de l'extrémité du tuyau (3) qui dépasse au-delà du tube (22).
[0042] Grâce à la division du support de lavage en deux potences placées respectivement
à l'avant et à l'arrière du véhicule, il sera possible de travailler indifféremment
dans l'une ou l'autre direction sans qu'il soit nécessaire de modifier le véhicule,
donc de l'immobiliser au moins temporairement. De plus, selon cette modalité, l'opérateur
sera à tout moment visible du conducteur, et pourra donc intervenir en toute sécurité.
[0043] La figure 5 illustre les particularités de la cuve à eau (30).
[0044] La cuve à eau (30) est réalisée en polyéthylène rotomoulé sous une faible épaisseur.
[0045] Elle est recouverte d'une paroi ou enveloppe (31) en tôle d'acier, ce qui permet
de lui conférer la rigidité appropriée, ainsi que de la résistance aux chocs. Cette
modalité rend aussi possible l'application de peinture sur la cuve.
[0046] La cuve (30) étant complètement insérée dans une enveloppe (31) en tôle d'acier,
il ne sera plus nécessaire de teinter le polyéthylène dans la masse pour obtenir différentes
couleurs en fonction des demandes.
[0047] Cette solution permet aussi de réduire les coûts d'outillage, puisque le moule servant
à réaliser la cuve sera moins complexe, beaucoup moins de matière étant utilisée.
[0048] La cuve ainsi réalisée est plus résistante aux chocs et au vieillissement qu'une
cuve classique en polyester ou qu'un ensemble de petites cuves réalisées par rotomoulage
pour former une grande cuve.
[0049] Comme il n'est pas nécessaire que l'enveloppe extérieure (31) soit étanche, l'assemblage
sera facilité, et la cuve pourra être réalisée en en tôle normale, compatible avec
des liquides oxydants.
[0050] La cuve (30) est réalisé d'une seule pièce par rotomoulage, de telle sorte que le
réservoir intérieur (33) ne soit pas fermé en sortie de rotomoulage. L'intérieur de
la cuve (30) comporte des moyens faisant fonction de brise lame pour réguler les déplacements
du liquide lorsque le véhicule est en mouvement.
[0051] Selon une forme de réalisation préférentielle, le brise-lame est constitué par une
croix médiane (32), obtenue par moulage.
[0052] Cette technique permet d'obtenir en une seule opération le réservoir et le brise
lame, sans exiger l'insertion de pièces supplémentaires à l'intérieur du moule.
[0053] Un couvercle (34) en tôle fait fonction de trou d'homme, ce qui est obligatoire sur
ce genre de réservoir. Le couvercle (34) est conçu pour laisser respirer le réservoir
lorsqu'il se vide, l'eau s'écoulant étant alors canalisée par des chicanes (non représentées)
prévues à cet effet.
[0054] La description qui précède permet d'apprécier les avantages d'un véhicule de voirie
équipé selon la présente invention.
[0055] Il est ainsi possible d'effectuer toutes les opérations de nettoyage de la chaussée,
des bordures et des trottoirs au moyen du pistolet relié à l'une des deux potences
supérieures.
[0056] Les opérations sont effectuées avec une parfaite visibilité, sans risque d'accrochage
ou de dégradation des véhicules ou du mobilier urbain.
[0057] La potence de lavage est plus simple, plus robuste et moins chère que l'existant,
tout en offrant une amplitude de travail importante, sans utilisation de vannes pour
l'arrêt et la mise en route de l'eau.
[0058] Enfin et surtout, le dispositif est adaptable sous tout type de véhicule et est modulable
en fonction, du programme de travail sans nécessiter d'intervention particulière de
montage, de démontage ou de réglage sur le véhicule une fois équipé.
1. Structure de lavage pour un véhicule de voirie comportant un châssis recevant une
cabine (2) et une cuve (30) associée à un tuyau (3) d'alimentation en eau, caractérisé en ce qu'elle est composée de deux potences (10, 20) montées sur le dessus et orientées respectivement
vers l'avant et vers l'arrière de ladite la cabine (2) du véhicule.
2. Structure suivant la revendication 1, caractérisée en ce que le tuyau (3) est déroulé à partir d'un enrouleur unique disposé à l'arrière de la
cabine (2).
3. Structure suivant la revendication 1 ou 2, caractérisée en ce que chaque potence (10, 20) comporte un tube en U (22) ouvert sur le dessus recevant
le tuyau (3).
4. Structure suivant la revendication 3, caractérisée en ce que chaque potence (10, 20) comporte des moyens de maintien (24) du tuyau (3) dans le
tube (22), composés d'un couvercle (25), relié par une charnière (26) à l'un des côtés
du tube (22), d'une poignée (27) permettant de soulever ou de rabattre le couvercle
(25) autour de la charnière (26), et une attache rapide (28) permettant de fixer le
couvercle (25) sur le côté du tube (22) opposé à celui recevant la charnière (26).
5. Structure suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que chaque potence (10, 20) comporte à son extrémité libre (21), deux galets latéraux
(29a, 29b) d'axes verticaux, et un galet avant (29') d'axe horizontal, disposés respectivement
de part et d'autre sur les côtés et à l'avant du tube (22), pour guider le tuyau (3).
6. Structure suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la potence arrière (20) est fixée par l'une de ses extrémités sur un support (20')
fixé en rotation autour d'un axe vertical (21).
7. Structure suivant la revendication 6, caractérisée en ce que le support (20') est relié par un de ses côtés à la paroi latérale du tube (22) par
un ressort à gaz (4).
8. Structure suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cuve (30) est insérée dans une enveloppe (31) en tôle d'acier.
9. Structure suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la cuve (30) est réalisée d'une seule pièce.
10. Structure suivant l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que l'intérieur de la cuve (30) comporte une croix médiane (32) faisant fonction de brise-lame.