[0001] L'invention concerne des formes galéniques orales (comprimés, gélules, poudres...)
dans lesquelles sont associés plusieurs principes actifs antidiabétiques et dont le
régime journalier d'administration est le plus réduit possible, de préférence égal
à une prise par jour.
[0002] Les principes actifs concernés sont des antidiabétiques, et plus précisément un biguanide,
à savoir la metformine.
[0003] L'intention vise une forme galénique orale d'antidiabétique (diabète type II) comprenant
un principe actif A, la metformine, A étant associé à au moins un autre principe actif
B antihyperglycémiant.
[0004] Les pathologies auxquelles on s'intéresse plus particulièrement dans le cadre de
l'invention, sont les diabètes de type II non insulinodépendants. Dans ces diabètes
de type II, on observe chez les patients des hyperglycémies qui trouvent leur origine
dans une déficience de sécrétion d'insuline par les cellules β du pancréas, en conjugaison
avec une résistance à l'insuline et une tolérance au glucose réduite.
[0005] Le diabète, et en particulier le diabète de type II, est une maladie chronique qui
entraîne des complications graves, notamment sur le plan microvosasculaire, neurologique
et macrovasculaire.
[0006] Parmi les complications microvasculaires, on peut citer les dysfonctionnements des
vaisseaux capillaires sanguins au niveau de la rétine, des reins et des nerfs. Les
rétinopathies et les néphropathies sont des séquelles bien connues du diabète non
insulinodépendant.
[0007] Les complications neurologiques ont pour cadre le système nerveux périphérique (paralysie,
douleur, déficit sensoriel, atrophie musculaire...) et le système nerveux autonome
(diarrhées diabétiques, pertes des réflexes cardiovasculaires, troubles de la vessie
et de l'estomac, impuissnnce...).
[0008] Les complications macrovasculaires sont notamment l'athérosclérose coronaire cérébrale
et périphérique et les maladies cardiaques coronariennes.
[0009] Le diabète, et en particulier le diabète de type II est une pathologie chronique
très sévère qui peut être létale.
[0010] Le traitement de cette maladie repose sur trois bases :
- a) administration quotidienne de médicaments antidiabétiques,
- b) régime alimentaire contrôlé,
- c) exercice physique.
[0011] Le traitement thérapeutique le plus commode et le moins pénible pour les patients,
est sans conteste un traitement par voie orale.
[0012] Les antidiabétiques oraux (antihyperglycémiants) sont choisis dans les familles suivantes
:
- LES SULFONYLURÉS :
le glibenclamide, le nateglinide, le glimepiride, le glipizide, le gliclazide, le
tolbutamide, le tolazamide, la gliquidone et le chlorpropamide étant plus spécifiquement
retenus ;
- LES THIAZOLIDINEDIONES :
le maléate de rosiglitazone, la troglitazone (US-A-4 572 912), le zorglitazone, l'englitazone, la darglitazone, le produit MITSUBISHI MCC-555
(US-A-5 594 016), le produit GLAXO-WELCOME GL-262570 et le chlorhydrate de pioglitazone étant plus
spécifiquement retenus ;
- LES BIGUANIDES ;
la metformine étant plus spécialement retenue ;
- LES INHIBITEURS D'α-GLUCOSIDASE ;
l'acarbose (US-A-4 904 769) ou le miglitol (US-A-4 639 436) ;
- LES METIGLINIDES ;
le repaglinide :
- LES INSULINES :
- ET LEURS ASSOCIATIONS.
[0013] Les sulfonylurées et les biguanides sont les antidiabétiques oraux majeurs.
[0014] Les sulfonylurées agissent en simulant la sécrétion de l'insuline. Leurs cibles sont
les cellules β du pancréas productrices d'insuline.
[0015] Les biguanides tels que la metformine inhibent la glycogénèse et augmentent l'utilisation
périphérique du glucose. Les biguanides ne peuvent être actifs qu'en présence d'insuline
endogène.
[0016] Depuis l'introduction de ces différents médicaments antidiabétiques, les médecins
prescrivent notamment des traitements oraux du diabète qui combinent ces différents
produits. Cela contraint les patients à prendre ces combinaisons de médicaments plusieurs
fois par jour. Inévitablement, on observe alors une faible observance (respect de
la posologie) de la part des patients, qui sont souvent des personnes âgées. Dans
ces conditions, les traitements oraux n'ont pas les effets escomptés et les patients
subissent les complications graves, rappelées ci-dessus et propres aux diabètes (notamment
de type II).
Ainsi, pour ces maladies chroniques graves telles que le diabète de type II, il est
clair que l'observance est un paramètre fondamental pour l'efficacité du traitement
(prévention des graves désordres engendrés par l'hyperglycémie et survie du patient).
En améliorant l'observance, on limiterait les erreurs de posologie et leur cortège
d'effets délétères. De surcroît, le confort des patients n'en serait que meilleur.
[0017] On mesure ainsi l'importance essentielle qu'aurait pour les malades, une solution
thérapeutique et galénique simplifiée, limitée à une prise orale par jour, d'une combinaison
de plusieurs médicaments antidiabétiques complémentaires, validés par l'usage et les
études cliniques.
[0018] Cependant pour parvenir à cette solution idéale, il convient de résoudre bon nombre
de problèmes techniques, dont certains sont indiqués ci-après.
[0019] Le premier problème auquel se trouvent confrontés les chercheurs est celui des différences
entre les régimes quotidiens d'administration des antidiabétiques oraux. Cela constitue
un frein aulx associations de différents principes actifs dans une même forme galénique
orale.
[0020] En effet, s'agissant d'un biguanide comme la metformine, on a affaire à un principe
actif antidiabétique, dont la forme à libération immédiate a un régime d'administration
de deux prises quotidiennes, alors que d'autres classes d'antidiabétiques tels que
les sulfonylurées (glibenclamide) sont administrées oralement à raison d'une fois
par jour.
[0021] On comprend alors que, dans cet exemple, on ne peut associer la metformine et le
glibenclamide dans une même forme galénique orale, qu'à la condition d'augmenter la
durée d'action in vivo (biodisponibilité) de la metformine, de façon à ramener le
régime d'administration de la metformine à une prise par jour, sans modifier le comportement
du principe actif associé, en l'occurrence le glibenclamide.
[0022] Un autre préalable à la solution thérapeutique et galénique susvisée, passe par la
mise en oeuvre de l'association de deux principes actifs compatibles, de manière à
garantir la stabilité au stockage de la forme pharmaceutique considérée. Les deux
principes actifs ne doivent pas être sujets à des interactions conduisant à des dégradations.
[0023] Un autre point galénique critique est de minimiser les phénomènes de libération de
doses massives de principes actifs, de manière locale et prolongée, dans le tractus
gastro-intestinal ("dose dumping"). Ces phénomènes sont responsables de troubles gastro-intestinaux
graves, tels que des ulcérations gastriques.
[0024] Le goût désagréable de certains principes actifs est de nature à perturber l'observance
chez certains patients. Il est donc important d'offrir des solutions galéniques permettant
un masquage du goût des principes actifs.
[0025] Il convient également que la forme pharmaceutique orale (comprimé, gélule, poudre
ou sachet) que l'on cherche à élaborer, soit facile à avaler, y compris pour les personnes
âgées.
[0026] Il existe, dans ce contexte, un certain nombre de propositions techniques antérieures,
qui ont cherché, en vain, à résoudre la problématique susdécrite.
[0027] Ainsi, la demande de brevet européen
EP-A-0 974 356 décrit des comprimés comprenant une combinaison de metformine et de glibenclamide,
dans lesquels la taille des particules de glibenclamide est telle qu'au plus 10% des
particules ont une taille inférieure à 2 µm et qu'au plus 10% de ces particules ont
une taille supérieure à 60 µm.
Le comprimé de metformine/glibenclamide est obtenu par compression de :
- granulés à base de polyvinylpyrrolidone (66,6 g), de metformine (1500 g), de glibenclamide
(16,5 g avec 10 à 90 % des particules de taille comprise entre 2 et 60 µm), de croscarmellose
de sodium (42 g) et de cellulose microcristalline (284,4 g) ;
- cellulose microcristalline (97,5 g) ;
- stéarate de magnésium (12 g).
Les comprimés sont ensuite enrobés avec de l'hydroxypropyl-méthylcellulose. L'inconvénient
majeur de ces comprimés tient à leur régime quotidien d'administration, qui est de
deux prises par jour, à cause de la metformine, et ce malgré le fait que le glibenclamide
seul peut être ingéré à raison d'une fois par jour.
Ce comprimé est donc perfectible au regard de l'amélioration de l'observance.
De plus, il est à craindre que les principes actifs nus, non protégés (metformine/glibenclamide)
contenus dans ce comprimé selon l'
EP-A-0 974 356, interagissent et se dégradent prématurément au stockage, avant d'être ingérés.
[0028] On connaît également par le brevet
US-A-6 099 862 un comprimé phamaceutique à libération contrôlée contenant un principe actif antihyperclycémiant
et un principe actif hypoglycémiant. Ce comprimé comprend un coeur contenant les principes
actifs, un revêtement membranaire sem-perméalable entourant le coeur et au moins une
voie de passage dans cette membrane pour permettre aux principes actifs d'être libérés.
Plus particulièrement, ce document décrit des comprimés comprenant un coeur constitué
de metformine et de glipizide. Là encore, il est à craindre que les principes actifs
contenus dans ces comprimés, interagissent et se dégradent prématurément au stockage,
avant d'être ingérés.
[0029] On connaît également par la demande
WO 96/11675 des microcapsules de type réservoir contenant au moins un principe actif, constituées
par des particules de principes actifs recouvertes chacune d'une pellicule d'enrobage
présentant une composition spécifique constituée d'au moins un polymère filmogène,
d'au moins un polymère azoté, d'au moins un plastifiant et d'au moins un agent tensioactif
et/ou lubrifiant, Selon ce document, les principes actifs sont combinés dans une même
microcapsule. De plus, ce document ne donne aucun enseignement concret sur l'utilisation
de deux principes actifs différents, présentant des régimes quotidiens d'administration
différents, dans une même formulation de sorte que la forme galénique obtenue soit
prise une seule fois par jour.
[0030] On connaît également par la demande
WO-99/47128, un système biphasique pour la libération contrôlée de metformine. Cette forme galénique
ne comprend qu'un seul principe actif : la metformine. Le système galénique considéré
est constitué par un comprimé comprenant une phase externe matricielle faite d'hydroxypropylméthylcellulose
et de cellulose microcristalline. Sont inclus dans cette phase externe, des granulés
qui forment la phase interne et qui sont constitués par de la metformine et de l'éthycellulose
ou de la carboxyméthylcellulose.
Ce système galénique est conçu pour avoir un temps de séjour prolongé dans l'estomac,
sans se désagréger.
Il existe ainsi un risque non négligeable de libération massive de la metformine sur
une zone limitée de la paroi stomacale ("dose dumping"). Or ce phénomène est générateur
de troubles gastriques tout à fait indésirables pour le patient. Cet inconvénient
est d'autant moins tolérable, dans un traitement permanent pour une maladie chronique.
Ce système biphasique matriciel serait impropre à accueillir un autre principe actif
antidiabétique, associé à la metformine. En effet, cela serait une gageure de réussir
à maîtriser la cinétique de libération du principe actif supplémentaire, pour l'harmoniser
avec la cinétique de libération de la metformine. Dans ces conditions, il semble a
priori très délicat, d'obtenir un régime d'administration d'une prise quotidienne,
pour les deux principes actifs.
En résumé, l'enseignement de ce document ne s'inscrit pas dans le contexte d'association
d'un biguanide (metformine) A et d'au moins un outre antihyperglycémiant B, dans une
même forme galénique orale, à une seule prise par jour. En outre, il ne résout pas
la plupart des éléments de la problématique décrite supra.
[0031] Il en va de même pour les demandes
PCT WO-A-98/55107 &
WO-A-99/47125, qui concernent aussi des systèmes galéniques monolithiques, de la taille d'un comprimé
(≈ 10 mm), ne contenant que la metformine à titre de principe actif antidiabétique.
[0032] Dans cet état de la technique, l'un des objectifs essentiels de la présente invention
est de résoudre la problématique mentionnée ci-avant, qui est de fournir une forme
pharmaceutique orale antidiabétique (diabète type II) :
- contenant un principe actif A formé par de la metformine et au moins un autre principe
actif B,
- et susceptible d'être avalée aisément, à raison d'une fois par jour.
[0033] Un autre objectif essentiel de l'invention est de fournir une forme pharmaceutique
orale à base de metformine associée à un autre principe actif B antidiabétique (promoteur
de l'action de A), permettant une simplification et une amélioration de l'observance,
sans que ces gains ne se fassent au détriment de l'efficacité thérapeutique.
[0034] Un autre objectif essentiel de l'invention est de fournir une forme pharmaceutique
orale, "une prise par jour", à base de metformine associée à au moins un autre principe
actif B antidiabétique promoteur de l'action de A, sans négliger les effets gastriques
indésirables ("dose dumping") et économiques, dans cette recherche d'une solution
galénique à la problématique susmentionnée.
[0035] Un autre objectif essentiel de l'invention est de fournir une forme pharmaceutique
orale, "une prise par jour", à base de metformine associée à un autre principe actif
B antihyperglycemiant en ayant recours à des auxiliaires pharmaceutiques (excipients)
inoffensifs et approuvés comme tels, par les autorités réglementaires.
[0036] Un autre objectif essentiel de l' invention est de fournir une forme pharmaceutique
orale, "une prise par jour", à base de metformine associée à un autre principe actif
B antihyperglycémiant, qui soit facile à avaler.
[0037] Un autre objectif essentiel de l'invention est de fournir un moyen de polythérapie
(bithérapie) du diabète (en particulier de type II) comprenant la metformine et au
moins un autre principe actif B et se présentant sous forme d'une entité galénique
administrée une fois par jour, dans laquelle sont évitées les interactions délétères
entre la metformine et le principe actif B, lors du stockage.
[0038] Un autre objectif essentiel de l'invention est de fournir une forme galénique orale
à base de metformine et d'au moins un autre principe actif B, dans laquelle le goût
de A et éventuellement de B est masqué.
[0039] Ces objectifs, parmi d'autres, sont atteints par l'invention qui concerne une forme
pharmaceutique orale telle que décrite dans la revendication 1 comprenant notamment
une association :
➢ d'un principe actif A constitué par un biguanide, à savoir la metformine,
➢ et d'au moins un autre principe actif B différent de A et choisi parmi les antidiabétiques,
de préférence les antihyperglycémiants, dont le régime d'administration est d'une
ou plusieurs prises par jour,
caractérisée:
❖ en ce qu'elle comporte ;
- une pluralité de capsules constituées chacune par un coeur à base de metformine et
par une pellicule d'enrobage appliquée sur le coeur et permettant la libération prolongée
in vivo de la metformine ;
- et éventuellement dans le cas où le régime d'administration du principe actif B est
égal à plusieurs prises par jour, une pluralité de capsules constituées chacune par
un coeur à base de principe actif B et par une pellicule d'enrobage appliquée sur
le coeur et permettant la libération prolongée in vivo du principe actif B ;
❖ et en ce que les capsules à base de A et les éventuelles capsules à base de B, sont
conçues de telle sorte que le régime d'administration de la forme galénique considérée
soit d'une prise par jour.
[0040] Conformément à l'invention, on est avantageusement parvenu à mettre au point une
forme galénique orale antidiabétique à base de metformine et d'au moins un autre principe
actif antidiabétique B, dans laquelle le régime quotidien d'administration de la metformine,
et éventuellement le régime quotidien d'administration du principe actif B, a (ont)
été ajustée(s) à une seule prise par jour, grâce à la mise en oeuvre de capsules à
base de A, voire de capsules à base de B, enrobées et individualisées. Cet enrobage
a une structure et une composition qui permettent le réglage de la libération prolongée
in vivo du principe actif A. voire B, et donc indirectement l'allongement de la durée
d'action de A, voire de B.
[0041] Ainsi, si le régime d'administration de A est de deux prises par jour, tandis que
celui de B est d'une prise par jour, on met la metformine (A) sous forme de capsules
enrobées et on l'associe au principe actif B. Ce dernier est exempt de transformation
de nature à modifier sa vitesse de libération in vivo et sa biodisponibilité. Il est
alors possible de préparer des comprimés, des gélules ou des sachets de poudre comprenant
les doses quotidiennes requises en A et B, et dont l'ingestion une seule fois par
jour est aisée, ce qui optimise l'observance.
[0042] Au surplus, le fait que la metformine (A), voire le principe actif B, soit encapsulée,
permet d'éviter toute éventuelle interaction nuisible entre A et B, lors du stockage.
[0043] Par ailleurs, les formes galéniques selon l'invention ne sont pas des formes galéniques
monolithiques de grandes tailles susceptibles de se trouver bloquées dans les méandres
du tractus gastro-intestinal, en risquant ainsi d'être à l'origine d'une libération
massive et très localisée des principes actifs A et B ("dose dumping"). Dans ce cas
de figure, les principes actifs A et B ne sont non seulement pas absorbés selon les
profils recherchés, mais de surcroît sont susceptibles de provoquer des lésions locales
graves.
[0044] Un autre avantage de la forme galénique antidiabétique A, B selon l'invention est
de permettre grâce à l'enrobage régissant la libération prolongée, le masquage du
goût de la metformine, voire du ou des principes actifs B.
[0045] Enfin et surtout, des régimes journaliers d'administration d'une prise par jour,
sont parfaitement conformes aux attentes en matière d'observance et donc de respect
des posologies, ce qui est important dans cette maladie chronique qu'est le diabète,
et en particulier le diabète de type II.
[0046] Les capsules à base de A et les éventuelles capsules à base de B, sont des microcapsules.
Ces microcapsules sont caractérisées par une granulométrie comprise entre 50 et 1000
µm, de préférence entre 100 et 750 µm, et, plus préférentiellement encore, entre 200
et 500 µm.
[0047] L'enrobage des capsules est élément important de la forme pharmaceutique selon la
présente invention, puisqu'il régit la cinétique de libération prolongée, in vivo,
des principes actifs A, voire B, contenus dans le coeur des capsules. In fine, l'enrobage
détermine la durée d'action des principes actifs A, voire B, et donc le régime d'administration
quotidien d'une prise/jour.
La composition de cet enrobage est donc cruciale.
[0048] Cette composition de la pellicule d'enrobage des capsules à base de metformine et
des éventuelles capsules à base de B, est la suivante :
1) - au moins un polymère filmogène (P1) insoluble dans les liquides du tractus, présent
à raison de 50 à 90, de préférence 50 à 80 % en poids sur sec par rapport à la masse
totale de la composition d'enrobage et constitué par au moins un dérivé non hydrosoluble
de la cellulose, à savoir l'éthylceltulose et/ou l'acétate de cellulose ;
2) - au moins un polymère azoté (P2) présent à raison de 2 à 25, de préférence 5 à
15 % en poids sur sec par rapport à la masse totale de la composition d'enrobage et
constitué par au moins un polyacrylamide et/ou un poly-N-vinylamide et/ou un poly-N-vinyi-lacteme,
à savoir le polyacrylamide et/ou la polyvinylpyrrolidone ;
3) - au moins un plastifiant présent à raison de 2 à 20, de préférence de 4 à 15 %
en poids sur sec par rapport à la masse totale de la composition d'enrobage et constitué
par au moins l'un des composés suivants : les esters du glycérol, les phtalates, les
citrates, les sébaçates, les esters de l'alcool cétylique, l'huile de ricin ;
4) - et éventuellement au moins un agent tensioactif et/ou lubrifiant, présent à raison
de 2 à 20, de préférence de 4 à 15 % en poids sur sec par rapport à la masse totale
de la composition d'enrobage et choisi parmi les tensioactifs anioniques, à savoir
les sels alcalins ou alcalinoterreux des acides gras, l'acide stéarique et/ou oléique
étant préférés, et/ou parmi les tensioactifs non ioniques, à savoir les esters de
sorbitan polyoxyéthylénés et/ou les dérivés de l'huile de ricin polyoxyéthylénés,
et/ou parmi les agents lubrifiants comme les stéarates de calcium, de magnésium, d'aluminium
ou de zinc, ou comme le stéarylfumarate de sodium et/ou le béhénate de glycérol; ledit
agent pouvant comprendre un seul ou un mélange des susdits produits.
[0049] Un tel enrobage permet de régler de manière indépendante, la cinétique de libération
in vivo de A et éventuellement de B. Cela est possible dans la nouvelle forme galénique
selon l' invention, car les capsules discrètes et individualisées de A enrobé, sont
simplement juxtaposées physiquement avec B sous forme ou non de capsules. Ces capsules
de A enrobé et le (ou les) principe(s) actif(s) B encapsulé(s), ont en effet des cinétiques
de libération et d'absorption in vivo, qui leur sont propres et qui sont différentes
l'une de l'autre.
[0050] Ce système
multi(micro)capsulaire a pour autre avantage d'offrir un masquage du goût de A, voire de B au besoin, ainsi
que toute la sécurité souhaitable au regard du phénomène de "dose dumping".
[0051] Le médicament selon l'invention est particulièrement adapté aux principes actifs
anti-hyperglycémiants qui ont pour caractéristique d'avoir une fenêtre d'absorption
située dans les parties hautes du tractus gastro-intestinal (estomac et début intestin
grêle), qui sont très solubles dans l'eau et dont la posologie est de l'ordre de 1g
à 2g par jour, ce qui impose l'ingestion d'une grande masse de produit par prise.
[0052] Ce médicament sous une forme galénique "
multi(micro)capsulaire" composée d'une pluralité de capsules, favorise, pour des raisons statistiques, une
bonne absorption dans la fenêtre d'absorption et supprime le risque d'accumulation
localisée de principe actif. Il en résulte une absorption optimale d'anti-hyperglycémiants
dans la fenêtre d'absorption, en quantité et sur une durée telles que la couverture
thérapeutique peut être garantie sur au moins 12h, avec toute l'efficacité thérapeutique
souhaitable (contrôle de la glycémie). En effet, le grand nombre de particules (e.g.
de l'ordre de 10 000 pour les microcapsules et de 100 pour les macroparticules) permet
une distribution reproductible, diminuant ainsi les risques d'hyper et d' hypoglycémie.
[0053] De manière plus préférée encore, l'enrobage des capsules de A des éventuelles capsules
B, a la composition suivante :
- -1- Ethylcellulose
- -2- Polyvinylpyrrolidone
- -3- Huile de ricin
- -4- Stéarate de magnésium.
[0054] Il est à noter que dans le cas où le ou les principe(s) actif(s) B ont un régime
d'administration d'une prise par jour, il n'est (ne sont) pas revêtu(s) d'un enrobage
permettant une libération prolongée et contrôlée. Il s'agit d'un principe actif à
libération immédiate. Pour des raisons tenant non pas à la cinétique de libération,
mais à la formulation galénique, ce principe actif peut être néanmoins enveloppé dans
un enrobage de protection, sans effet sur la cinétique de libération immédiate. Un
tel enrobage neutre est par exemple constitué de :
❖ sucres tels que sucrose, glucose, lactose, maltitol,
mannitol, isomalt, sorbitol, xylitol, hydrolysats d'amidon,
❖ gélatine,
❖ alginate,
❖ gommes telles que la gomme d'acacia,
❖ les cires telle la cire de carnauba,
❖ l'alcool polyvinylique,
❖ les polyethylèneglycols,
❖ les poloxamers,
❖ la polyvinylpyrrolidone,
❖ l'hydroxypropylméthylcellulose, la méthylcellulose,
l'hydroxypropylcellulose, la carboxyméthylcellulose, la méthylcellulose, l'acétate/phtalnte
de cellulose, le phtalate d'hydroxypropylméthylcellulose, l'acétate-succinate d'hydroxypropylméthylcellulose,
❖ l'Eudragit E, etc...
Cela renvoie à des pratiques galéniques usuelles.
[0055] La forme galénique selon l' invention peut également être définie par des caractéristiques
de libération in vitro du ou des principe(s) actif(s) anti-hyperglycémiant(s). D'où
il s'ensuit que dans un test de dissolution in vitro dénommé
dissolutest de type II conformément à la pharmacopée, la dissolution du ou des principe(s) actif(s)
anti-hyperglycémiant(s) s'étend sur au moins 8 heures, de préférence au moins 20 heures.
[0056] Pour détailler quelque peu la structure des capsules, on précise que le coeur desdites
capsules peut être par exemple :
✔ un granulé comportant du principe actif anti-hyperglycémiant et des excipients de
granulation
✔ et/ou une particule de principe actif anti-hyperglycémiant, de préférence un monocristal.
[0057] Dans le coeur des capsules, le principe actif anti-hyperglycémiant peut être associé
à un ou plusieurs excipients. C'est notamment le cas lorsque le coeur est constitué
par un granulé. Les excipients et les techniques de granulation mis en oeuvre, sont
ceux qui sont traditionnels dans la granulation.
[0058] Les excipients de granulation mis en oeuvre sont bien connus de l'homme de l'art
et sont notamment ceux exemplifiés ci-dessus.
En pratique, le pelliculage déposé sur chaque granulé peut être constitué par une
ou plusieurs macromolécules filmogènes du type de celles mentionnées ci-dessus.
[0059] L'homme de l'art connaît plusieurs technologies de pelliculage. A titre d'exemple,
on peut citer celle faisant intervenir un système WURSTER® de la société GLATT ou
un système PRECISIONCOATER® de la société AEROMATIC. -
[0060] S'agissant du principe actif A, on désigne par le terme "metformine", la metformine
et ses sels, tels que le chlorhydrate de metformine.
[0061] Concernant le (ou les) principe(s) actif(s) B, il(s) est (sont) choisi(s), à titre
non limitatif, dans le groupe de familles d'agents antihyperglycémiants comprenant
:
- LES SULFONYLURÉES ;
le glibenclamide, le nateglinide, le glimepiride, le glipizide, le gliclazide, le
tolbutamide, le tolozamide, la gliquidone et le chlorpropamide étant plus spécifiquement
retenus ;
- LES THIAZOLIDINEDIONES ;
le maléate de rosiglitazone, la troglitazone, le zorglitazone, l'englitazone, la darglitazone,
le produit MITSUBISHI MCC-555, le produit GLAXO-WELCOME GL-262570 et le chlorhydrate
de pioglitazone étant plus spécifiquement retenus ;
- LES INHIBITEURS D'α-GLUCOSIDASE ;
l'acarbose ou le miglitol ;
- LES METIGLINIDES ;
le repaglinide ;
- LES INSULINES ;
- ET LEURS ASSOCIATIONS.
[0062] Le système galénique selon l'invention peut se présenter sous forme d'une unité galénique
de masse et de volume adaptés pour permettre, à chaque administration orale journalière,
l'absorption des doses respectives d
A et d
B quotidiennes requises en principes actifs A et B.
[0063] En pratique, la formé pharmaceutique orale multi-microcapsulaire selon l'invention
est constituée par un comprimé, une gélule ou de la poudre (conditionnée en sachet).
Ces unités galéniques comprennent comme constituants essentiels, dissociés physiquement
et sur le plan de la cinétique de libération, des capsules de metformine (A) et des
particules de B sous forme ou non de capsules.
[0064] Plus précisément, les unités galéniques concernées peuvent être, notamment :
- des comprimés délitables dans la bouche,
- des comprimés effervescents,
- des comprimés délitables dans un liquide (eau),
- des poudres conditionnées en sachet de doses données,
- des suspensions de capsules dans un liquide (eau),
- ou des gélules contenant une poudre de capsules.
[0065] Pour illustrer l'invention sur le plan quantitatif, on peut citer à titre d'exemples;
des unités galéniques à base de capsules de metformine, dans lesquelles :
- quand B = glibenclamide :
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1,25 mg ≤ dB ≤ 20 mg
par exemple
dA = 1000 mg et dB = 10 mg ou 5 mg
- quand B = chlorhydrate de pioglitazone :
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg≤ dA ≤ 2000 mg
10 mg ≤ dB ≤ 45 mg
par exemple
dA = 1000 mg et dB = 30 mg ou 15 mg
- quand B = maléate de rosiglitazone
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 20 mg
par exemple
dA = 1000 mg et dB = 8 mg ou 4 mg
- quand B = nateglinide
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
100 mg ≤ dB ≤ 500 mg
par exemple
dA = 1000 mg et dB = 360 mg ou 180 mg
- quand B = glipizide
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et de sont telles que :
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
2,5 mg ≤ dB ≤ 40 mg
par exemple
dA = 1000 mg et dB = 15 mg ou 5 mg
- quand B = glimepiride
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 8 mg
par exemple
dA = 1000 mg et dB = 8 mg ou 4 mg
[0066] Selon encore un autre de ses objets, la présente invention concerne une méthode de
traitement des diabètes de type II, dans laquelle on a recours à la forme pharmaceutique
orale telle que définie ci-dessus (polythérapie, de préférence bithérapie :metformine
+ principe actif B).
[0067] Les exemples qui suivent permettront de mieux comprendre l'invention et d'appréhender
tous ses avantages et toutes ses variantes de réalisation.
EXEMPLES
DESCRIPTION DES FIGURES
[0068]
► La figure 1 représente le profil de dissolution in vitro des microcapsules de metformine
selon l'exemple 1, en % de metformine dissoute en fonction du temps en heures.
► La figure 2 représente le profil de dissolution in vitro des microparticules de
glibenclamide préparé selon l'exemple 2, en % de glibenclamide dissous en fonction
du temps en heures.
► La figure 3 représente le profil de dissolution in vitro de chacun des deux actifs
(microcapsules de metformine: -◆--◆-) / (microparticules de glibenclamide : -*--*-
), contenus dans les gélules préparées dans l'exemple 3, en % de principes actifs
dissous en fonction du temps en heures.
EXEMPLE 1 : Préparation des microcupsules de metformine
[0069] 260 g d'éthylcellulose, 28 g de polyvinylpyrrolidone, 28 g d'huile de ricin et 35
g de stéarate de magnésium sont dissous ou dispersés dans un mélange constitué de
2424 g d'acétone et 1616 g d'isopropanol. La suspension est pulvérisée sur 1000 g
de cristaux de metformine/HCl, de diamètre moyen compris entre 200 et 500 µm dans
un Spray coater Glatt GPC63. Les conditions de pelliculage sont : température produit
: 38-42°C, vitesse de pulvérisation : 40 g/min, pression d'atomisation : 3 bars.
Les microcapsules obtenues ont été testées dans un dissolutest de type II conforme
à la Pharmacopée dans un milieu tampon KH
2PO
4 / NaOH à pH 6,8, maintenu à 37°C et agité à 100 tours/min.
Le profil de dissolution obtenu est le suivent :
TABLEAU 1
| Temps (heure) |
metformine dissoute (%) |
| 2 |
41 |
| 4 |
70 |
| 8 |
90 |
| 12 |
96 |
| 16 |
98 |
| 20 |
99 |
Le profil de dissolution du produit préparé dans cet exemple est représenté figure
1 annexée.
EXEMPLE 2 : Préparation des microporticules de glibereclamide (principe actif B) à
libération immédiate
[0070] 312 g de polyéthylène glycol 4000, 78 g de polyvinylpyrrolidone et 43 g de glibenclamide
micronisé sont dissous ou dispersés dans 2450 g d'eau. La suspension est pulvérisée
sur 1300 g de microsphères de cellulose de diamètre moyen compris entre 200 et 500
µm dans un Spray coater Glatt GPCG3. Les conditions de pelliculage sont : température
produit : 38-42°C, vitesse de pulvérisation : 16 g/min, pression d'atomisation : 5
bars.
Les microparticules obtenues ont été testées dans un dissolutest de type II conforme
à la Pharmacopée dans un milieu tampon KH
2PO
4 / NaOH à pH 6,8, maintenu à 37°C et agité à 100 tours/min.
Le profil de dissolution obtenu est le suivent :
TABLEAU 2
| Temps (heure) |
Glibenclamide dissous (%) |
| 0,25 |
95 |
| 0,5 |
96 |
| 1 |
97 |
| 2 |
98 |
| 5 |
99 |
| 12 |
100 |
Le profil de dissolution du produit préparé dans cet exemple est représenté figure
2 annexée. Ce profil est caractéristique d'une cinétique de libération immédiate.
EXEMPLE 3 : Préparation de la forme finale gélule
[0071] Les microcapsules de metformine selon l'exemple 1 et les microparticules de glibenclamide
selon l'exemple 2 sont mélangées dans le rapport 11,26 pour 1. Le mélange est mis
en gélules de telle sorte que chaque gélule contient 675,5 mg de microcapsules selon
l'exemple 1 et 60 mg de microparticules selon l'exemple 2, ce qui représente respectivement
500 mg de metformine, HCl et 1,5 mg de glibenclamide.
Les gélules obtenues ont été testées dans un dissolutest de type II conforme à la
Pharmacopée dans un milieu tampon KH
2PO
4 / NaOH à pH 6,8, maintenu à 37°C et agité à 100 tours/min.
Le profil de dissolution obtenu pour chacun des deux actifs est conforme à celui obtenu
à partir des microcapsules à base de metformine et des microparticules à base de glibenclamide,
prises séparément:
TABLEAU 3
| Temps (heure) |
Glibenclamide dissous (%) |
Metformine dissoute (%) |
| 2 |
98 |
40 |
| 4 |
99 |
71 |
| 8 |
100 |
92 |
| 12 |
100 |
97 |
| 16 |
99 |
100 |
| 20 |
100 |
101 |
Le profil de dissolution pour chacun des deux actifs contenus dans les gélules préparées
dans cet exemple est représenté figure 3 annexée.
EXEMPLE 4
4.1
[0072] On réalise une étude pharmacocinétique comparant une forme galénique constituée par
1000 mg de metformine multimicroencapsulée selon l'exemple 1 et deux comprimés à 500
mg de metformine à libération, immédiate, commercialisés sous la marque déposée GLUCOPHAGE®
(BMS/LIPHA).
Les microcapsules de metformine de l'exemple 1 et les comprimés de GLUCOPHAGE® sont
administrés le soir au repas, chez 12 volontaires sains.
Des échantillons de sang sont prélevés à 0, 0,5, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 10, 12, 16,
20, 24, 36 heures après administration, pour analyse de la concentration plasmatique
en metformine.
Les principaux paramètres pharmacocinétiques obtenus sont reportés ci-dessous.
TABLEAU 4
| |
Cmax
(ng/ml) |
Tmax
(h) |
AUC0-n
(ng.ml-1.h) |
| microcapsules metformine exemple 1 1000 mg |
996 |
7,33 |
9488 |
| GLUCOPHAGE® 500 mg x 2 |
1229 |
3,75 |
10087 |
► Tmax = temps correspondant au maximum de concentration plasmatique (Cmax) en metformine.
► AUCo-n = aire sous le profil de concentration plasmatique entre les instants t=O et 36 heures
(biodisponibilité).
[0073] Il ressort de cette étude :
o que les microcapsules de metformine de l'exemple 1 sont
une forme pharmaceutique, dont le régime
d'administration est d'une prise par jour;
o et que le GLUCOPHAGE® 500 mg est une forme pharmaceutique, dont le régime d'administration
est deux
prises par jour.
4.2 : Glibenclamide
4.3 : Gélules metformine/glibenclamide de l'exemple 3
[0076] On retrouve sur la figure 3, le même profil de libération in vitro pour la metformine
que dans l'exemple 1 (Fig.1) correspondant aux seules microcapsules de metformine
.
Les microcapsules de metformine de l'exemple 1 sont une forme pharmaceutique, dont
le régime d'administration est d'une prise par jour (couverture thérapeutique sur
24 h.
Par conséquent, dans les gélules metformine/glibenclamide de l'exemple 3, les microcapsules
de metformine assurent une couverture thérapeutique sur 24 h.
[0077] On retrouve sur la figure 3, le même profil de libération in vitro pour le glibenclamide,
que dans l'exemple 2 (Fig.2) correspondant aux seules microparticules de glibenclamide.
[0078] Les gélules de l'exemple 3 présentent donc les profils in vitro adéquats pour une
forme à libération prolongée, assurant une couverture thérapeutique sur 24 h, pour
la metformine et le glibenclamide.
1. Forme pharmaceutique orale associant :
➢ un principe actif A constitué par un biguanide, à savoir la metformine,
➢ et au moins un autre principe actif B différent de A et choisi parmi les antidiabétiques,
de préférence les antihyperglycémiants, dont le régime d'administration est d'une
ou plusieurs prises par jour,
caractérisée
❖ en ce qu'elle comporte :
• une pluralité de capsules constituées chacune par un coeur à base de metformine
et par une pellicule d'enrobage appliquée sur le coeur et permettant la libération
prolongée in vivo de la metformine ;
• et éventuellement dans le cas où le régime d'administration du principe actif B
est égal à plusieurs prises par jour, une pluralité de capsules constituées chacune
par un coeur à base de principe actif B et par une pellicule d'enrobage appliquée
sur le coeur et permettant la libération prolongée in vivo du principe actif B ;
❖ et en ce que les capsules à base de A et les éventuelles capsules à base de B, sont
conçues de telle sorte que le régime d'administration de la forme galénique considérée
soit d'une prise par jour :
caractérisée en ce que les capsules ont une granulométrie comprise entre 50 et 1000 µm, de préférence entre
100 et 750 µm, et, plus préférentiellement encore, entre 200 et 500 µm ;
et
caractérisée en ce que la composition de la pellicule d'enrobage des capsules est la suivante :
1) - au moins un polymère filmogène (P1) insoluble dans les liquides du tractus, présent
à raison de 50 à 90, de préférence 50 à 80 % en poids sur sec par rapport à la masse
totale de la composition d'enrobage et constitué par au moins un dérivé non hydrosoluble
de la cellulose, à savoir l'éthylcellulose et/ou l'acétate de cellulose.
2) - au moins un polymère azoté (P2) présent à raison de 2 à 25, de préférence 5 à
15 % en poids sur sec par rapport à la masse totale de la composition d'enrobage et
constitué par au moins un polyacrylamide et/ou un poly-N-vinylamide et/ou un poly-N-vinyl-lactame,
à savoir le polyacrylamide et/ou la polyvinylpyrrolidone ;
3) - au moins un plastifiant présent à raison de 2 à 20, de préférence de 4 à 15 %
en poids sur sec par rapport à la masse totale de la composition d'enrobage et constitué
par au moins l'un des composés suivants : les esters du glycérol, les phtalates, les
citrates, les sébaçates, les esters de l'alcool cétylique; l'huile de ricin ;
4) - et éventuellement au moins un agent tensioactif et/ou lubrifiant, présent à raison
de 2 à 20, de préférence de 4 à 15 % en poids sur sec par rapport à la masse totale
de la composition d'enrobage et choisi parmi les tensioactifs anioniques, à savoir
les sels alcalins ou alcalinoterreux des acides gras, l'acide stéarique et/ou oléique
étant préférés, et/ou parmi les tensioactifs non ioniques, à savoir les esters de
sorbitan polyoxyéthylénés et/ou les dérivés de l' huile de ricin polyoxyéthylénés,
et/ou parmi les agents lubrifiants comme les stéarates de calcium, de magnésium, d'aluminium
ou de zinc, ou comme le stéarylfumarate de sodium et/ou le béhénate de glycérol; ledit
agent pouvant comprendre un seul ou un mélange des susdits produits.
2. Forme pharmaceutique orale selon la revendication 1,
caractérisée en ce que l'enrobage des capsules à base de A et des éventuelles capsules à base de B, a la
composition suivante :
-1- Ethylcellulose
-2- Polyvinylpyrrolidone
-3- Huile de ricin
-4- Stéarate de magnésium.
3. Forme pharmaceutique orale selon l'une quelconque des revendications 1 à 2,
caractérisée en ce que le (ou les) principe(s) actif(s) B est (sont) choisi(s) dans le groupe de familles
d'agents antihyperglycémiants comprenant :
• LES SULFONYLUREES ;
le glibenclamide, le nateglinide, le glimepiride, le glipizide, le gliclazide,
le tolbutamide, le tolazamide, la gliquidone et le chlorpropamide étant
plus spécifiquement retenus ;
• LES THIAZOLIDINEDIONES :
le maléate de rosiglitazone, la troglitazone, le zorglitazone, l'englitazone, la dorglitazone,
le produit MITSUBISHI MCC-555, le produit GLAXO-WELCOME GL-262570 et le chlorhydrate
de pioglitazone étant plus spécifiquement retenus :
• LES INHIBITEURS D'α-GLUCOSIDASE ;
l'acarbose ou le miglitol ;
• LES METIGLINIDES :
le repaglinide :
• LES INSULINES :
• ET LEURS ASSOCIATIONS.
4. Forme pharmaceutique orale selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisée en ce qu'elle se présente sous forme d'une unité galénique de masse et de volume adaptés pour
permettre à chaque administration orale journalière, l'absorption des doses respectives
dA et dB quotidiennes requises en principes actifs A et B.
5. Forme pharmaceutique orale selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisée en ce qu'elle est constituée par un comprimé, une gélule ou de la poudre.
6. Forme pharmaceutique orale selon l'une quelconque des revendications 1 à 5,
caractérisée en ce que :
• quand B = glibenclamide :
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg≤ dA ≤ 2000 mg
1,25 mg≤ dB ≤ 20 mg
• quand B = chlorhydrate de pioglitazone :
les doses quotidiennes requises pour A et B,
respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg≤ dA ≤ 2000 mg
10 mg≤ dB ≤ 45 mg
• quand B = maléate de rosiglitazone
les doses quotidiennes requises pour A et B, respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 20 mg
• quand B = nateglinide
les doses quotidiennes requises pour A et B, respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
100 mg ≤ dB ≤ 500 mg
• quand B = glipizide
les doses quotidiennes requises pour A et B, respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
2,5 mg ≤ dB ≤ 40 mg
• quand B = glimepiride
les doses quotidiennes requises pour A et B, respectivement dA et dB sont telles que :
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 8 mg.
1. Oral pharmaceutical form combining:
➢ an active ingredient A constituted by a biguanide, namely metformin,
➢ and at least one other active ingredient B which is different from A and chosen
from the antidiabetics, preferably the antihyperglycemics, the dosing regimen of which
is one or more doses per day,
characterized
❖ in that it comprises:
• a plurality of capsules each constituted by a core based on metformin and a coating
film which is applied to the core and which allows the in-vivo sustained release of the metformin;
• and optionally, where the dosing regimen of the active ingredient B is equal to
several does per day, a plurality of capsules each constituted by a core based on
active ingredient B and a coating film which is applied to the core and which allows
the in-vivo sustained release of the active ingredient B;
❖ and in that the capsules based on A and the optional capsules based on B are designed
in such a way that the dosing regimen of the pharmaceutical form under consideration
is one dose per day.
characterized in that the capsules have a particle size comprised between 50 and 1000 µm, preferably between
100 and 750 µm and even more preferably between 200 and 500 µm;
and
characterized in that the coating film is as follows:
1)- at least one film-forming polymer (P1) which is insoluble in the fluids of the
tract, present at a rate of 50 to 90, preferably 50 to 80 % by dry weight with respect
to the total mass of the coating composition and constituted by at least one water-insoluble
cellulose derivative, namely ethyl cellulose and/or cellulose acetate;
2)- at least one nitrogenous polymer (P2) present at a rate of 2 to 25, preferably
5 to 15 % by dry weight with respect to the total mass of the coating composition
and constituted by at least one polyacrylamide and/or a poly-N-vinylamide and/or a
poly-N-vinyl-lactam, namely polyacrylamide and/or polyvinylpyrrolidone;
3)- at least one plasticizer present at a rate of 2 to 20, preferably 4 to 15 % by
dry weight with respect to the total mass of the coating composition and constituted
by at least one of the following compounds: glycerol esters, phthalates, citrates,
sebacates, cetylic alcohol esters, castor oil;
4)- and optionally at least one surfactant and/or lubricant, present at a rate of
2 to 20, preferably 4 to 15 % by dry weight with respect to the total mass of the
coating composition and chosen from the anionic surfactants, namely the alkaline or
alkaline earth salts of fatty acids, stearic and/or oleic acid being preferred, and/or
from the non-ionic surfactants, namely the polyoxyethylenated sorbitan esters and/or
the polyoxyethylenated castor oil derivatives, and/or from the lubricants such as
calcium, magnesium, aluminium or zinc stearates, or such as sodium stearyl fumarate
and/or glycerol behenate; said agent being able to comprise just one or a mixture
of the above-mentioned products.
2. Oral pharmaceutical form according to claim 1,
characterized in that the coating of the capsules based on A and the optional capsules based on B has the
following composition:
-1- Ethyl cellulose
-2- Polyvinylpyrrolidone
-3- Castor oil
-4- Magnesium stearate.
3. Oral pharmaceutical form according to any one of claims 1 to 2,
characterized in that the active ingredient(s) B is (are) chosen from the group of families of antihyperglycemics
comprising:
• THE SULPHONYLUREAS:
glibenclamide, nateglinide, glimepiride, glipizide, gliclazide, tolbutamide, tolazamide,
gliquidone and chlorpropamide being more specifically retained;
• THE THIAZOLIDINEDIONES:
rosiglitazone maleate, troglitazone, zorglitazone, englitazone, darglitazone, the
product MITSUBISHI MCC-555, the product GLAXO-WELCOME GL-262570 and pioglitazone hydrochloride
being more specifically retained;
• THE α-GLUCOSIDASE INHIBITORS:
acarbose or miglitol;
• THE METIGLINIDES:
repaglinide;
• THE INSULINS;
• AND COMBINATIONS THEREOF.
4. Oral pharmaceutical form according to any one of claims 1 to 3, characterized in that it is present in the form of a pharmaceutical unit with a mass and a volume that
are adjusted to allow, at each daily oral administration, the absorption of the required
daily doses dA and dB of active ingredients A and B respectively.
5. Oral pharmaceutical form according to any one of claims 1 to 4, characterized in that it is constituted by a tablet, a gelatine capsule or powder.
6. Oral pharmaceutical form according to any one of claims 1 to 5,
characterized in that:
• when B = glibenclamide:
the daily doses required for A and B,
dA and dB respectively are such that:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1.25 mg ≤ dB ≤ 20 mg
• when B = pioglitazone hydrochloride:
the daily doses required for A and B,
dA and dB respectively are such that:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
10 mg ≤ dB ≤ 45 mg
• when B = rosiglitazone maleate
the daily doses required for A and B,
dA and dB respectively are such that:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 20 mg
• when B = nateglinide
the daily doses required for A and B, dA and dB respectively are such that:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
100 mg ≤ dB ≤500 mg
• when B = glipizide
the daily doses required for A and B, dA and dB respectively are such that:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
2.5 mg ≤ dB ≤ 40 mg
• when B = glimepiride
the daily doses required for A and B, dA and dB respectively are such that:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 8 mg.
1. Orale pharmazeutische Darreichungsform, in der folgendes gemeinsam vorliegt:
➢ ein Wirkprinzip A, das aus einem Biguanid, nämlich Metformin, gebildet wird,
➢ und mindestens ein weiteres Wirkprinzip B, das sich von A unterscheidet und das
aus der Gruppe der Antidiabetika, vorzugsweise der Antihyperglykämika, deren Verabreichungsschema
eine ein- oder mehrmalige Einnahme pro Tag ist, ausgewählt ist,
dadurch gekennzeichnet,
❖ daß sie folgendes umfaßt:
■ eine Mehrzahl von Kapseln, die jeweils aus einem Kern auf Basis von Metformin und
einem auf dem Kern aufgebrachten Hüllfilm gebildet werden und die die protrahierte
Freigabe von Metformin in vivo gestatten;
■ sowie gegebenenfalls, wenn das Verabreichungsschema des Wirkprinzips B mehrere Einnahmen
pro Tag ist, eine Mehrzahl von Kapseln, die jeweils aus einem Kern auf Basis von Wirkprinzip
B und einem auf den Kern aufgebrachten Hüllfilm der die protrahierte Freigabe von
Wirkprinzip B in vivo gestattet, gebildet werden;
❖ und daß die Kapseln auf Basis von A und die gegebenenfalls vorliegenden Kapseln
auf Basis von B dergestalt sind, daß das Verabreichungsschema der jeweiligen galenischen
Form eine Einnahme pro Tag beträgt;
dadurch gekennzeichnet, daß die Kapseln eine Granulometrie zwischen 50 und 1000 µm, vorzugsweise zwischen 100
und 750 µm, noch stärker bevorzugt zwischen 200 und 500 µm aufweisen;
sowie dadurch gekennzeichnet, daß die Zusammensetzung des Hüllfilms der Kapseln folgendermaßen lautet:
1)- mindestens ein in Verdauungssäften unlösliches filmbildendes Polymer (P1), das
in einer Menge von 50 bis 90, vorzugsweise 50 bis 80 Gew.-%, in der Trockenmasse in
Bezug auf die Gesamtmasse der Hüllzusammensetzung vorliegt und das aus mindestens
einem nichtwasserlöslichen Cellulosederivat, nämlich Ethylcellulose und/oder Celluloseacetat
gebildet wird,
2)- mindestens ein stickstoffhaltiges Polymer (P2), das in einer Menge von 2 bis 25,
vorzugsweise 5 bis 15 Gew.-%, in der Trockenmasse in Bezug auf die Gesamtmasse der
Hüllzusammensetzung vorliegt und das aus mindestens einem Polyacrylamid und/oder einem
Poly-N-vinylamid und/oder einem Poly-N-vinyllactam, nämlich Polyacrylamid und/oder
Polyvinylpyrrolidon, gebildet wird;
3)- mindestens ein Weichmacher, der in einer Menge von 2 bis 20, vorzugsweise 4 bis
15 Gew.-%, in der Trockenmasse in Bezug auf die Gesamtmasse der Hüllzusammensetzung
vorliegt und aus mindestens einer der folgenden Verbindungen gebildet wird: Glycerolester,
Phthalate, Citrate, Sebacate, Cetylalkoholester, Rizinusöl;
4)- sowie gegebenenfalls mindestens ein Tensid und/oder Gleitmittel, das in einer
Menge von 2 bis 20, vorzugsweise 4 bis 15 Gew.-%, in der Trockenmasse in Bezug auf
die Gesamtmasse der Hüllzusammensetzung vorliegt und das aus der Reihe der anionischen
Tenside, nämlich der Alkali- oder Erdalkalisalze der Fettsäuren, vorzugsweise Stearinsäure
und/oder Ölsäure und/oder aus der Reihe der nichtionischen Tenside, nämlich der polyoxyethylierten
Sorbitanester und/oder der polyoxyethylierten Rizinusölderivate, und/oder aus der
Reihe der Gleitmittel wie Kalziumstearat, Magnesiumstearat, Aluminiumstearat oder
Zinkstearat, oder wie Natriumstearylfumarat und/oder Glycerolbehenat ausgewählt ist,
wobei dieses Mittel eines oder eine Mischung der obengenannten Produkte umfassen kann,
2. Orale pharmazeutische Darreichungsform nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß die Umhüllung der Kapseln auf Basis von A und der gegebenenfalls vorhandenen Kapseln
auf Basis von B die folgende Zusammensetzung aufweist:
-1- Ethylcellulose
-2- Polyvinylpyrrolidon
-3- Rizinusöl
-4- Magnesiumstearat.
3. Orale pharmazeutische Darreichungsform nach einem der Ansprüche 1 bis 2,
dadurch gekennzeichnet, daß das Wirkprinzip B bzw. die Wirkprinzipien B aus der Gruppe der Familie der Antihyperglykämika,
umfassend:
• SULFONYLHARNSTOFFE, unter besonderer Beachtung von Glibenclamid, Nateglinid, Glimepirid,
Glipizid, Gliclazid, Tolbutamid, Tolazamid, Gliquidon und Chlorpropamid,
• THIAZOLIDINDIONE, unter besonderer Beachtung von Rosiglitazonmaleat, Troglitazon,
Zorglitazon, Englitazon, Darglitazon, des Produkts MITSUBISHI MCC-555, des Produkts
GLAXO-WELCOME GL-262570 und Pioglitazon-hydrochlorid;
• α-GLUCOSIDASEHEMMER; Acarbose oder Miglitol;
• METIGLINIDE; Repaglinid;
• INSULINE;
• UND KOMBINATIONEN DAVON
ausgewählt ist/sind.
4. Orale pharmazeutische Darreichungsform nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß sie in Form einer galenischen Einheit vorliegen, deren Masse und Volumen dergestalt
sind, daß sie bei jeder oralen Verabreichung pro Tag die Absorption der jeweils erforderlichen
Tagesdosen dA bzw. dB am Wirkprinzip A und B gestatten.
5. Orale pharmazeutische Darreichungsform nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß sie aus einer Tablette, einer Gelatinekapsel oder Pulver besteht.
6. Orale pharmazeutische Darreichungsform nach einem der Ansprüche 1 bis 5,
dadurch gekennzeichnet, daß:
• wenn B = Glibenclamid,
die für A und B jeweils erforderlichen Tagesdosen dA und dB folgendermaßen lauten:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1,25 mg ≤ dB ≤ 20 mg
• wenn B = Pioglitazon-hydrochlorid,
die für A und B jeweils erforderlichen
Tagesdosen dA und dB folgendermaßen lauten:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
10 mg ≤ dB ≤ 45 mg
• wenn B = Rosiglitazonmaleat,
die für A und B jeweils erforderlichen
Tagesdosen dA und dB folgendermaßen lauten:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 20 mg
• wenn B = Nateglinid,
die für A und B jeweils erforderlichen
Tagesdosen dA und dB folgendermaßen lauten:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
100 mg ≤ dB ≤ 500 mg
• wenn B = Glipizid,
die für A und B jeweils erforderlichen
Tagesdosen dA und dB folgendermaßen lauten:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
2, 5 mg ≤ dB ≤ 40 mg
• wenn B = Glimepirid,
die für A und B jeweils erforderlichen
Tagesdosen dA und dB folgendermaßen lauten:
250 mg ≤ dA ≤ 2000 mg
1 mg ≤ dB ≤ 8 mg.