[0001] La présente invention concerne un procédé et un dispositif de protection opérant
par induction à distance de sensations déstabilisantes, notamment destiné à occasionner
des sensations cutanées perturbantes à des être vivants, individus ou animaux, de
façon à les dissuader d'accomplir une action interdite ou dangereuse.
L'invention peut être par exemple mise en oeuvre lors d'opérations de contention de
foules ou de troupeaux dans un périmètre défini ou sur un axe de progression donné.
Elle peut également être utilisée pour protéger une zone donnée contre les intrusions.
[0002] Il existe de nombreuses situations au cours desquelles la capacité de contrôler et
de maîtriser à distance l'action d'un individu ou d'un groupe d'individus, est nécessaire.
Ces situations ont généralement trait au maintien de l'ordre dans un contexte civil
ou militaire plus ou moins menaçant.
C'est par exemple le cas des opérations de maintien de l'ordre sur la voie publique,
de neutralisation de la petite et de la grande délinquance ou encore de neutralisation
d'actions terroristes. Dans de telles circonstances le but des forces de l'ordre est
de déstabiliser le ou les individus en cause pendant le temps nécessaire à leur mise
hors d'état de nuire.
C'est également le cas des opérations de lutte contre le vandalisme, de protection
d'objets, ou encore protection de sites sensibles, tels que des bâtiments officiels.
Contrairement au cas précédent ces dernières actions visent plutôt à dissuader quiconque
d'une action prohibée.
[0003] Pour faire face à ces situations diverses, il existe un grand nombre de procédés
et de dispositifs associés qui permettent de déstabiliser et de contrôler des individus.
Parmi ces procédés on peut par exemple citer :
- les générateurs de décharges électriques
- les agents lacrymogènes,
- les projecteurs de lumière,
- les générateurs d'ondes acoustiques,
- les lances à eau,
- Les balles en caoutchouc.
[0004] Ces procédés présentent tous de sérieux inconvénients.
[0005] En ce qui concerne les armes de poing et les générateurs de décharges électriques,
leur portée réduite a notamment pour effet de rendre les forces de l'ordre elles-mêmes
vulnérables.
[0006] Les agents lacrymogènes sont quant à eux peu sélectifs. La propagation de gaz lacrymogènes
dans l'atmosphère peut notamment affecter de manière équivalente les individus à maîtriser
et les forces de l'ordre. Plus encore, elle peut incommoder des individus situés à
proximité, mais étrangers à la situation.
[0007] Les dispositifs acoustiques ou les systèmes du type des lances à eau, sont généralement
d'une mise en oeuvre lourde et peu discrète.
[0008] Les dispositifs lanceurs de projectiles, en caoutchouc par exemple, ressemblent plus
dans leurs effets, à des systèmes offensifs qu'à des systèmes de contrôle.
[0009] Tous ces procédés ont également en commun d'être peu précis quant aux effets qu'ils
ont sur les individus exposés à leur action. Tel procédé peut parfaitement avoir relativement
peu d'effet sur la plupart des individus et s'avérer dangereux, voire mortel, pour
certains autres individus présentant par exemple une déficience physique.
[0010] Il faut enfin mentionner qu'ils sont peu appropriés à des situations moins bien définies,
comme la protection contre le vandalisme d'objets et de lieux, qui peuvent nécessiter
des actions étendues dans le temps.
[0011] Un but de l'invention est notamment d'offrir une réponse au problème du contrôle
et de la maîtrise des individus, qui ne présente pas les inconvénients précités. A
cet effet l'invention a pour objet un procédé de protection contre des individus qui
induit à distance des sensations perturbantes au moyen d'un faisceau laser. L'énergie
du faisceau laser utilisé est absorbée par les molécules d'eau contenues dans les
cellules de l'épiderme des individus.
L'invention a également pour objet un dispositif protection contre des individus qui
comporte des moyens d'émission d'un faisceau laser. L'énergie du faisceau laser utilisé
est absorbée par les molécules d'eau contenues dans les cellules de l'épiderme des
individus.
[0012] L'invention permet en particulier de distraire l'attention des individus dont on
veut se protéger et de contrarier leurs actions dangereuses ou malveillantes.
[0013] Ce procédé qui met notamment en oeuvre une émission laser invisible a pour avantage
d'être discret. Il peut également être relativement maniable.
[0014] Avantageusement son action est du domaine de la sensation: il n'induit aucun dommage
sur les individus auxquels il est appliqué. Les sensations perturbantes induites ont
un simple effet déstabilisateur.
[0015] Il a également pour avantage d'atteindre de manière sélective un ou plusieurs individus
au milieu d'une foule de personnes.
Il permet avantageusement de réaliser des dispositifs destinés à prévenir le vandalisme
ou encore des dispositifs permettant de protéger des objets sans en gêner la vue directe.
[0016] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront au travers de la description
qui suit. Cette description est réalisée en regard des figures qui sont annexées et
qui représentent :
La figure 1, une représentation sommaire de la mise en oeuvre directe de l'invention
par un opérateur humain.
La figure 2, un schéma simplifié de l'épiderme.
La figure 3, La courbe de variation de la profondeur de pénétration d'un faisceau
lumineux dans un milieu aqueux, en fonction de la longueur d'onde.
La figure 4, une représentation graphique de la variation de la fluence optique critique,
en fonction de la longueur d'onde et de la durée d'exposition.
La figure 5, la courbe de variation de l'exposition maximale permise en fonction de
la longueur d'onde, pour une durée d'exposition d'environ une seconde.
[0017] La figure 1 illustre de façon sommaire un exemple simple d'utilisation directe de
l'invention par un opérateur humain. Dans cet exemple l'invention consiste en un dispositif
portable composé par exemple d'un boîtier 11 contenant la source laser proprement
dite associée à un dispositif d'alimentation 12. Le dispositif d'alimentation 12 est
par exemple logé dans un emballage de type sac à dos, tandis que le boîtier 11 est
porté à la main par l'opérateur 13 et pointé au jugé sur les individus 14. La mise
en marche et l'arrêt du dispositif sont réalisés manuellement par l'opérateur, à la
façon d'une lampe torche. L'action de l'opérateur consiste dans l'exemple à diriger
le faisceau de préférence sur une partie découverte des individus 14 que l'on souhaite
contrôler. A sa mise en marche, le dispositif va induire des sensations perturbantes,
au niveau des parties du corps des individus 14 qui sont touchées par le faisceau.
Pour faciliter le pointage du faisceau, le boîtier peut par exemple être équipé d'un
dispositif annexe 15 générant un spot visible, aligné sur la direction du faisceau
laser.
Cet exemple simple d'utilisation de l'invention peut servir de base pour envisager
d'autres modes d'utilisation : des modes faisant appel par exemple à des sources laser
de plus grande puissance, permettant une action à une plus grande distance avec un
pointage plus précis ou encore des modes mettant en oeuvre plusieurs sources simultanément.
Différents types d'applications seront décrits ultérieurement.
[0018] La figure 2 présente un schéma simplifié de l'épiderme. Sur cette figure sont représentées
différentes couches de l'épiderme. Au regard des rayonnements les cinq premières couches
21 à 25 sont respectivement les couches cornée, claire et granuleuse, la couche de
Malpighi et la couche basale. Ces couches ont notamment un rôle de protection.
En revanche la couche 26, ou papille dermique, recèle des récepteurs sensitifs et
a un rôle d'alerte. Cette couche est la plus interne. Elle est située à une profondeur
qui varie de cent microns à quelques centaines de microns suivant l'épaisseur 27 de
l'épiderme. D'une manière générale cette couche sensible ne reçoit pas directement
d'excitation. Les stimulations de la papille dermique proviennent généralement de
la surface de la peau et subissent une certaine atténuation avant de l'atteindre.
[0019] Quand une excitation arrive jusqu'aux récepteurs sensitifs de la papille dermique,
une sensation perturbante est immédiatement ressentie par l'individu. Cette sensation
peut prendre plusieurs formes en fonction de l'intensité de l'excitation. Cela peut
aller par exemple de la simple sensation de chaud ou de froid à la démangeaison et
même à la douleur.
[0020] Dans le cas général l'excitation n'atteint la papille qu'après avoir interagi avec
les autres couches de l'épiderme. Elle n'agit donc sur les récepteurs sensitifs que
de manière affaiblie. Pour obtenir une sensation perturbante il faut donc procéder
à une excitation relativement intense qui peut au passage endommager les tissus cellulaires
traversés.
Ce mode d'excitation est celui mis en oeuvre par certains des procédés présentés précédemment,
notamment dans les armes de poing, les lances à eau ou les projectiles en caoutchouc.
On conçoit donc que pour être efficace, ce genre de procédé puisse occasionner certaines
lésions corporelles.
[0021] Pour éviter ces conséquences, l'invention procède à l'atteinte directe de la couche
sensible de l'épiderme au moyen d'énergie lumineuse.
Dans cette description l'emploi du qualificatif de lumineux est employé pour les rayonnements
électromagnétiques dont la longueur d'onde s'étend des rayons ultraviolets aux infrarouges.
[0022] L'invention procède à la stimulation directe des récepteurs de la papille, au moyen
d'un faisceau laser. La longueur d'onde du faisceau laser est choisie de façon à ce
que l'énergie lumineuse soit absorbée dans la zone comprise entre la zone d'interface
et la papille dermique.
[0023] La figure 3 présente une représentation graphique de la variation de la profondeur
de pénétration d'un faisceau lumineux dans un milieu aqueux, en fonction de la longueur
d'onde. La plage de variation de la longueur d'onde représentée ici varie autour de
2µm.
Sur cette figure on constate que la courbe 31 qui représente l'épaisseur d'absorption
d'un milieu aqueux, présente un minimum pour des longueurs d'ondes situées autour
de 2µm. Pour cette gamme de longueur d'onde le rayonnement est absorbé dans sa quasi-totalité
sur une profondeur environ comprise entre 100µm et 200µm.
[0024] Cette représentation graphique traduit l'évolution de l'éclairement produit par un
faisceau lumineux dans un milieu, en fonction de la distance. Si on excepte les mécanismes
de diffusion optique, cette évolution peut être exprimée par la loi de Beer de la
façon suivante :

dans cette expression l
0 est l'éclairement incident exprimé en W/m
2 et α le coefficient d'absorption du milieu exprimé en m
-1.
[0025] Le milieu traversé par le faisceau lumineux peut-être quant à lui caractérisé par
sa longueur effective d'absorption ou épaisseur d'absorption L
eff qui s'exprime par :

[0026] Dans le cas où le milieu présente un fort coefficient d'absorption de la longueur
d'onde considéré, comme c'est le cas sur la figure 2 ou encore dans le cas où l'épaisseur
du milieu est très importante, l'expression (2) se réduit à :

[0027] Le tissu de l'épiderme, comme l'ensemble des tissus vivants, est constitué en très
grande partie d'eau. Cette eau est notamment présente de manière sensiblement continue
sur l'épaisseur de l'épiderme, et baigne les récepteurs sensitifs de la papille. L'épiderme
va donc présenter une absorption équivalente à un milieu aqueux, pour les longueurs
d'ondes situées autour de 2µm.
Si on éclaire l'épiderme avec un faisceau lumineux situé dans cette plage de longueurs
d'ondes on obtient un effet thermique, localisé dans un volume défini par la section
éclairée et l'épaisseur d'absorption. Cet effet sera ressenti par la couche sensible
de l'épiderme créant la sensation perturbante recherchée. En mettant en oeuvre une
émission laser dont la longueur d'onde se situe dans la bande considérée, le procédé
selon l'invention utilise donc avantageusement cette caractéristique d'absorption.
Il faut également noter que dans cette gamme de longueurs d'ondes, l'émission laser
ne pose pas de problème particulier de dispersion ou d'absorption quant à sa propagation
dans l'air ambiant. L'émission peut donc être réalisée à une certaine distance de
l'individu visé.
[0028] L'émission laser adéquate se situe dans une gamme de longueurs d'onde souvent employée
pour la réalisation de lasers de puissance. Néanmoins des sources émissives dont le
rayonnement se situe autour de 2µm et qui offrent un encombrement raisonnable sont
réalisables. Différentes manières, non détaillées ici, peuvent être employées pour
les réaliser. Le mode de réalisation est notamment fonction de la puissance désirée
et de l'encombrement acceptable.
Dans le cas du procédé selon l'invention un éclairement de l'ordre de quelques dizaines
de watts, voire d'une centaine de watts, par centimètre carré s'avère être une valeur
suffisante pour induire une sensation perturbante chez la plupart des individus. Cet
éclairement peut être obtenu à l'aide d'une source laser émettant une onde pulsée
ou bien une onde continue. Selon le cas, pour connaître la valeur de l'éclairement
produit par la source, on considérera la puissance crête des impulsions émises ou
la puissance moyenne de l'onde continue.
[0029] Une émission laser, dont la longueur d'onde se situe autour de 2µm, peut être réalisée
à partir de sources utilisant des terres rares incorporées à des matrices cristallines
d'accueil. Ces terres rares ont la propriété d'émettre un rayonnement cohérent dans
la gamme de longueurs d'ondes recherchée quand elles sont excitées par une autre source
laser, par exemple une diode. Les sources obtenues de cette façon bénéficient d'un
rendement de pompage élevé, ce qui permet avantageusement de réaliser des dispositifs
de faible encombrement.
Sur la courbe de la figure 3 ont été portés à titre d'exemple trois points 32, 33
et 34 qui représentent l'absorption d'un milieu aqueux pour des longueurs d'ondes
caractéristique de l'émission de sources lasers utilisant des terres rares, le Thalmium
(Tm) pour les points 32 et 33 et l'Holmium (Ho) pour le point 34.
[0030] Il est également possible d'obtenir une émission laser ayant la longueur d'onde recherchée
en employant une source laser primaire plus ou moins complexe dont la longueur d'onde
différente de celle correspondant à la bande d'absorption de l'eau et à lui faire
traverser un cristal non linéaire réémettant lui-même la bonne longueur d'onde. Ce
type de montage est appelé oscillateur paramétrique optique (OPO). Il présente l'avantage
d'autoriser un certain ajustement de la longueur d'onde et donc d'optimiser les effets
du faisceau en ce qui concerne son interaction avec le milieu biologique.
[0031] Dans la mesure où une puissance trop importante n'est ici pas requise, il est également
possible d'utiliser comme sources certaines diodes laser à base de composés antimoniures
(Ga As Sb) ou encore des diodes exploitant le mécanisme de cascade quantique connu
par ailleurs.
[0032] Les trois moyens mentionnés ici sont donnés à titre d'exemple. Ils ne constituent
bien entendu pas une liste exhaustive.
[0033] L'illustration de la figure 3 représente la variation de l'épaisseur d'absorption
d'un milieu aqueux, quand la longueur d'onde du faisceau pénétrant dans le milieu
se situe sur une plage d'absorption située autour de 2µm. Ce phénomène n'est pas unique
et Il existe d'autres plages d'absorption, se situant notamment autour de 1 µm pour
lesquelles on constate des variations comparables de l'épaisseur d'absorption. Cependant,
le procédé selon l'invention exploite cette plage particulière dans le but de répondre
au souci exposé précédemment de n'induire aucun dommage, et surtout aucun dommage
permanent, aux individus soumis au procédé. Parmi les dommages à éviter se trouvent
ceux liés à une exposition de la rétine au faisceau laser émis. En effet, bien que
les puissances mises en jeu par le procédé selon l'invention soient relativement faibles
elles sont toutefois trop importantes pour être supportée sans dommage graves, en
cas d'absorption par la rétine de l'oeil.
Pour éviter ce genre de conséquence le procédé selon l'invention met à profit les
propriétés optiques absorbantes de la cornée illustrée par les figures 4 et 5.
[0034] La figure 4 nous donne pour différentes valeurs de longueur d'onde la représentation
graphique, de la variation de la fluence optique critique en fonction de la durée
d'exposition à un faisceau lumineux. La fluence optique est une grandeur expérimentale
qui caractérise la densité maximum d'énergie par unité de surface, exprimée en Joules
par m
2, que peut admettre l'oeil en fonction de la durée d'exposition.
La figure 4 présente trois courbes 41, 42 et 43, établies pour des longueurs d'ondes
respectivement égales à 0,8µm, 1,064µm et 1,55µm qui correspondent à des applications
courantes qui respectent les normes de protection des personnes en vigueur.
Ces courbes, bien qu'établies pour des longueurs d'ondes inférieures à celle mise
en oeuvre par l'invention, permettent de faire certaines constatations. On constate
sur la figure 4, que la fluence optique augmente avec la longueur d'onde reçue par
l'oeil. On constate également que pour une longueur d'onde supérieure à 1.55µm, comme
dans le cas de l'invention, la valeur de la fluence optique critique croît de manière
importante. Elle tend vers une valeur comparable à l'éclairement ( quelques dizaines
de watts par cm
2) mis en oeuvre par le procédé selon l'invention. On peut également constater qu'au-delà
de 1,55µm la valeur de la fluence optique ne subit pratiquement plus l'effet de pallier
44. Elle croît de manière continue quand la durée d'exposition croît vers la seconde.
[0035] La figure 5 complète l'information donnée par la figure 4. La courbe 51 est la représentation
graphique de la variation de l'exposition maximale permise, ou EMP, en fonction de
la longueur d'onde du faisceau émis. Cette variation est donnée pour un temps d'éclairement
d'environ une seconde. L'EMP représente la limite de densité de puissance que ne doit
pas dépasser une émission pour être conforme à la réglementation en matière de protection
des personnes. La courbe 51 représente l'EMP relative à l'oeil.
[0036] Comme avec la figure précédente, on constate en étudiant la figure 5 que pour une
longueur d'onde égale située autour de 2µm l'émission se situe dans une gamme de longueurs
d'ondes qui correspond à une protection maximale de l'oeil. Pour cette gamme la quasi-totalité
du rayonnement est absorbé par la cornée.
[0037] Les courbes présentées par les figures 4 et 5 mettent en évidence l'avantage présenté
par la mise en oeuvre d'une émission laser, dont la longueur d'onde se situe autour
de 2µm. En utilisant cette longueur d'onde l'invention combine les propriétés d'absorption
des tissus cellulaires de l'épiderme qui permettent d'obtenir l'effet perturbant recherché
avec une puissance raisonnable, avec celles de la cornée qui offre pour cette longueur
d'onde une protection maximale aux parties sensibles de l'oeil.
[0038] Le procédé selon l'invention a des applications possibles qui sont très diverses.
Les dispositifs qui le mettent en oeuvre ont en outre une forme et une structure,
qui dépendent du type de source laser employé. Le choix du type de source est fonction
notamment de la puissance souhaitée. On peut cependant citer quelques exemples
[0039] Un premier type d'application est celui concernant les activités liées de manière
générale au maintien de l'ordre. Selon le type de mission et la portée envisagés,
le procédé peut être mis en oeuvre par un dispositif portable se présentant comme
un pointeur manuel de type lampe torche et pointé au jugé, ou encore comme un pointeur
équipé d'un viseur jour/nuit. Il peut aussi par un dispositif ajouté comme équipement
complémentaire à un système plus offensif comme une arme de type fusil ou un affût
avec viseur. Il peut également être mis en oeuvre dans un dispositif automatique mobile
ou non ou encore un dispositif télécommandé, munis par exemple d'une caméra jour/nuit.
[0040] Un autre type d'application concerne la protection d'objets précieux, comme par exemple
des oeuvres d'art, contre le vol ou la malveillance. Le procédé peut alors par exemple
être mis en oeuvre par une série de dispositifs émetteurs, placés sur un périmètre
entourant l'objet précieux à protéger. Les dispositifs peuvent par exemple être fixés
sur un portique ou intégrés au plafond du lieu d'exposition et pointer vers le bas,
de sorte qu'ils forment autour de l'objet une barrière dissuasive. Cette barrière
invisible permettrait de contempler et de photographie l'objet sans gêne visuelle.
[0041] Un troisième type possible d'application concerne la surveillance et le contrôle
de bétail ou plus généralement d'animaux. Le procédé selon l'invention peut être par
exemple mis en oeuvre dans la réalisation de barrières amovibles permettant d'isoler
un périmètre donné. Il peut encore être mis en oeuvre pour faciliter la capture sans
dommages d'animaux.
[0042] Les quelques types d'application mentionnés ci-dessus ne constitue bien entendu pas
une liste exhaustive. D'autres applications impliquant par exemple le contrôle sans
dommage d'individus ou d'animaux peuvent être envisagées.
[0043] Dans le cas d'applications à visées humaines, il est à noter l'effet perturbant se
trouve être avantageusement renforcé par le caractère invisible de l'émission.
1. Procédé de protection contre des individus, caractérisé en ce qu'il induit à distance chez ces individus des sensations perturbantes, au moyen d'une
émission laser dont l'énergie est absorbée par les molécules d'eau contenue dans les
cellules de leur épiderme.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur d'onde de l'émission laser se situe dans une gamme correspondant à une
forte absorption par les milieux aqueux.
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur d'onde de l'émission laser se situe dans une gamme autour de 2µm.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'onde laser émise est une onde continue.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'onde laser émise est une onde pulsée.
6. Dispositif de protection contre des individus, caractérisé en ce qu'il comporte au moins des moyens d'émission laser dont l'énergie est absorbée par les
molécules d'eau contenue dans les cellules de l'épiderme des individus.
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que la longueur des moyens d'émission laser se situe dans une gamme correspondant à une
forte absorption par les milieux aqueux.
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 7, caractérisé en ce que la longueur d'onde des moyens d'émission laser se situe dans une gamme autour de
2µm.
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les moyens d'émission laser comportent au moins une source émissive utilisant une
terre rare.
10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les moyens d'émission laser comportent au moins une source émissive utilisant un
O.P.O.
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 8, caractérisé en ce que les moyens d'émission laser comportent au moins une source émissive utilisant une
diode laser.
12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisé en ce que les moyens d'émission laser émettent une onde continue.
13. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 6 à 11, caractérisé en ce que les moyens d'émission laser émettent une onde pulsée.