[0001] La présente invention a pour objet une composition comprenant, dans un milieu physiologiquement
acceptable, des fibres rigides et un composé choisi parmi un polymère filmogène et/ou
une cire, destinée en particulier au domaine cosmétique. L'invention a aussi pour
objet un procédé de maquillage ou de soin cosmétique des matières kératiniques utilisant
cette composition. La composition et le procédé selon l'invention sont plus particulièrement
destinés aux matières kératiniques telles que la peau, y compris les lèvres, et les
phanères comme les cils, les sourcils, les cheveux et les ongles, notamment d'êtres
humains. Plus spécialement, l'invention porte sur un mascara.
[0002] La composition selon l'invention peut se présenter sous la forme d'un produit de
revêtement des fibres kératiniques telles que les sourcils, les cheveux, les cils,
et notamment sous la forme de composition de revêtement des cils (mascara), d'eye-liner,
de produit pour les lèvres, de fard à joues ou à paupières, de fond de teint, de produit
de maquillage du corps, de produit anti-cernes, de vernis à ongles, de produit de
soin de la peau.
[0003] La composition de revêtement des fibres kératiniques peut être une composition de
maquillage, une composition à appliquer sur un maquillage, dite encore top-coat, ou
bien encore une composition de traitement (ou de soin) des cils, des sourcils ou des
cheveux.
[0004] Il est connu, dans ce domaine de la technique, d'employer des fibres dans les compositions
de maquillage ou de soin des matières kératiniques pour améliorer leurs propriétés
cosmétiques.
[0005] Ainsi, il est connu du document JP-A-3 151 613 d'utiliser les fibres dans des compositions
de mascara pour conférer un effet d'allongement et d'épaississement aux cils. Les
documents JP-A-57 158 714 et JP-A-9 263 518 décrivent des compositions de mascara
comprenant des fibres et des polymères de type acrylique en dispersion aqueuse.
De même, les documents JP-A-6 9340 et JP-A-7 179 323 décrivent des compositions de
mascara comprenant des fibres, notamment des fibres de nylon, et des polymères filmogènes
en dispersion aqueuse.
Le document FR-A-2 817 477 décrit des compositions ou formulations cosmétiques comprenant
des fibres à base d'un polymère synthétique ou artificiel, tel que le polypropylène,
le PET, le polyamide 6 et le polyamide 66.
[0006] Les compositions comprenant des fibres comprennent généralement un agent épaississant
pour conférer à la composition une consistance permettant une application aisée de
la composition sur les matières kératiniques. Or on a constaté que certains épaississants
comme l'hydroxyéthylcellulose ne permettent pas d'obtenir une bonne dispersion des
fibres dans la composition : les fibres sont alors mal réparties lors de l'application
de la composition sur les matières kératiniques, les fibres sont donc orientées et
réparties de manière aléatoire sur les matières kératiniques, et il en résulte un
dépôt hétérogène nuisant aux bonnes propriétés cosmétiques attendues. En particulier,
pour un mascara, la mauvaise dispersion des fibres conduit à effet d'allongement médiocre
et non homogène.
[0007] En particulier, les compositions de mascara contenant des fibres ne permettent pas
d'obtenir un effet d'allongement optimal et de longue durée car cet effet est perdu
rapidement après l'application de la composition. En effet, les fibres ne se situent
pas dans le prolongement des cils.
[0008] L'effet obtenu par les compositions de mascara contenant des fibres de l'art antérieur
est souvent esthétiquement inacceptable, notamment dans le cas de cils fournis et/ou
longs et/ou recourbés, pour lesquels on obtient un aspect des cils, dit « sapin de
noël », particulièrement disgracieux.
[0009] Il existe donc un besoin pour une composition cosmétique, en particulier une composition
de mascara qui permette d'obtenir d'excellentes propriétés cosmétiques, un maquillage
homogène et précis.
[0010] Il existe notamment un besoin pour une composition de mascara qui procure un allongement
parfait, dans une continuité parfaite du cil, un positionnement régulier, non-aléatoire,
des fibres exactement dans le prolongement du cil et donc un effet esthétique optimal.
La composition doit, de plus, bien adhérer aux fibres kératiniques, par exemple aux
cils, ne pas former de paquets et être d'une application facile et rapide.
[0011] Le but de la présente invention est, entre autres, de répondre aux besoins et de
satisfaire aux exigences mentionnés plus haut.
[0012] Les inventeurs ont découvert qu'en utilisant des fibres particulières dans une composition
comprenant au moins un composé choisi parmi un polymère filmogène et/ou une cire et
présentant un comportement plastique thixotrope, on obtient une composition comprenant
une dispersion homogène des fibres et conduisant donc à un maquillage homogène et
précis des matières kératiniques, et notamment des cils. En particulier, lorsque la
composition est un mascara, les fibres appliquées sur les cils s'orientent et se fixent
dans le prolongement des cils , quelle que soit la typologie des cils. Les fibres
ne sont donc pas disposées de manière aléatoire, mais se placent dans le prolongement
des cils.
[0013] De façon plus précise, l'invention a pour objet une composition comprenant, dans
un milieu physiologiquement acceptable, des fibres rigides sensiblement rectilignes
et au moins un composé choisi parmi un polymère filmogène et/ou une cire, la composition
ayant un comportement plastique thixotrope.
[0014] L'invention a également pour objet un procédé cosmétique de maquillage et de soin
des matières kératiniques, notamment des cils, comprenant l'application sur les matières
kératiniques (notamment sur les cils) d'une composition telle que définie précédemment.
[0015] L'invention a également pour objet l'utilisation d'une composition telle que définie
précédemment pour obtenir un dépôt, notamment un maquillage, homogène sur les matières
kératiniques.
[0016] L'invention a encore pour objet l'utilisation de fibres rigides, sensiblement rectilignes,
dans une composition comprenant, dans un milieu physiologiquement acceptable, au moins
un polymère filmogène et/ou au moins une cire , la composition ayant un comportement
plastique thixotrope, pour obtenir un dépôt, notamment un maquillage, homogène sur
les matières kératiniques.
[0017] L'invention a également pour objet l'utilisation d'un mascara comprenant une composition
telle que définie précédemment, pour obtenir un allongement dans le prolongement des
cils et/ou pour mimer le prolongement des cils.
[0018] L'invention a aussi pour objet l'utilisation de fibres rigides, sensiblement rectilignes,
dans une composition comprenant, dans un milieu physiologiquement acceptable, au moins
un polymère filmogène et/ou au moins une cire, la composition ayant un comportement
plastique thixotrope, pour obtenir un allongement dans le prolongement des cils et/ou
pour mimer le prolongement des cils.
[0019] Conformément à l'invention, la composition comprend des fibres rigides, sensiblement
rectilignes.
[0020] Sauf indication contraire, les valeurs des paramètres indiqués dans la présente demande
sont mesurées à température ambiante (25°C).
[0021] Par "fibre", il faut comprendre un objet de longueur L et de diamètre D tel que L
soit très supérieur à D, D étant le diamètre du cercle dans lequel s'inscrit la section
de la fibre. En particulier, le rapport L/D (ou facteur de forme) est choisi dans
la gamme allant de 3,5 à 2 500, de préférence de 5 à 500, et mieux de 5 à 150.
[0022] Avantageusement, au moins 50 % en nombre, de préférence au moins 75 % en nombre,
et mieux au moins 90 % en nombre des fibres sont telles que l'angle formé entre la
tangente à l'axe central longitudinal de la fibre à l'une des extrémités de la fibre
et la droite reliant ladite extrémité au point sur l'axe central longitudinal de la
fibre correspondant à la moitié de la longueur de la fibre soit inférieur à 15 °,et
l'angle formé entre la tangente à l'axe central longitudinal de la fibre en un point
situé à mi-longueur de la fibre et la droite reliant l'une des extrémités au point
sur l'axe central longitudinal de la fibre correspondant à la moitié de la longueur
de fibre soit inférieur ou égal à 15 °, pour une même longueur de fibre allant de
0,8 mm à 5 mm, de préférence allant de 1 mm à 4 mm, de préférence allant de 1 mm à
3 mm, et mieux de 2 mm.
Avantageusement, l'angle, mentionné ci-dessus, est mesuré aux deux extrémités de la
fibre et en un point situé à mi-longueur de la fibre, en d'autres termes, on effectue
dans ce cas trois mesures et la moyenne des angles mesurés est inférieure ou égale
à 15°.
Notamment, la tangente, en tout point de la fibre, forme un angle inférieur à 15°.
Dans la présente demande, l'angle formé par la tangente en un point de la fibre est
l'angle formé entre la tangente à l'axe central longitudinal de la fibre audit point
de la fibre et la droite reliant l'extrémité de la fibre la plus proche dudit point
au point sur l'axe central longitudinal de la fibre correspondant à la moitié de la
longueur de la fibre.
[0023] Généralement, les fibres incluses dans la composition ont la même longueur de fibre
ou une longueur sensiblement identique.
[0024] Plus précisément, selon l'invention, lorsque l'on observe au microscope, avec un
objectif permettant un grossissement de 2,5 et avec une vision plein champ, un milieu
dans lequel sont dispersées les fibres à une concentration des fibres de 1 % en poids,
un nombre majoritaire de fibres, c'est-à-dire au moins 50 % en nombre des fibres,
de préférence au moins 75 % en nombre des fibres, et mieux au moins 90 % en nombre
des fibres, doivent satisfaire à la condition angulaire définie plus haut. La mesure
conduisant à la valeur de l'angle est effectuée pour une même longueur de fibres,
cette longueur est comprise dans la gamme allant de 0,8 mm à 5 mm, de préférence de
1 à 4 mm, de préférence de 1 à 3 mm, et mieux de 2 mm.
Le milieu dans lequel est réalisée l'observation est un milieu dispersant assurant
une bonne dispersion des fibres, par exemple de l'eau, un gel aqueux d'argile ou de
polyuréthane associatif tels que décrits ultérieurement. On peut même réaliser une
observation directe de la composition contenant les fibres. Un échantillon de la composition
ou de la dispersion préparée est placée entre lame et lamelle pour l'observation au
microscope avec un objectif permettant un grossissement de 2,5 et avec une vision
plein champ. La vision plein champ permet de voir les fibres dans leur intégralité.
[0025] En fait, les fibres incluses dans les compositions de l'invention peuvent aussi être
définies comme étant des fibres rigides, par opposition aux fibres des compositions
de l'art antérieur, qui ne sont pas des fibres rigides et forment, de ce fait, des
boucles de courbures assez importantes à l'observation au microscope.
En d'autres termes, les fibres des compositions de l'invention, initialement sensiblement
droites, lorsqu'elles sont placées dans un milieu dispersant, ne voient pas leur forme
sensiblement modifiée, ce qui se traduit par la condition angulaire définie ci-dessus,
reflétant une forme que l'on peut qualifier de toujours, sensiblement droite, linéaire.
Cette condition d'angle reflète la rigidité des fibres qui peut difficilement être
exprimée par un autre paramètre que celui choisi selon l'invention pour des objets
ayant une taille aussi faible que les fibres mise en oeuvre dans les compositions
de l'invention.
Plus exactement, la condition d'angle à laquelle doivent satisfaire les fibres de
la composition de l'invention illustre la conservation de la forme des fibres, qui
demeure sensiblement rectiligne, en raison de la rigidité de la fibre.
Avec les fibres de l'art antérieur, qui ne se présentent pas comme des « bâtonnets
droits » et qui ne satisfont donc pas à la condition d'angle des fibres des compositions
de l'invention, l'effet d'allongement des cils ne peut être obtenu et n'est donc pas
optimisé.
Les fibres de l'art antérieur qui sont souples n'ont pas de forme initialement rectiligne
et lorsqu'elles sont placées dans un milieu dispersant tel qu'une composition cosmétique,
ces fibres se déforment en formant des boucles, et ne procurent aucun effet d'allongement,
et donnent un aspect inesthétique du cil. Pour employer une comparaison triviale,
les fibres selon l'invention peuvent être comparées à des spaghettis avant cuisson
qui sont rigides, rectilignes et conservant cette forme alors que les fibres de l'art
antérieur, souples, pourraient être comparées à des spaghettis cuits qui se déforment,
se recourbent, et ne peuvent maintenir une forme rectiligne.
[0026] Les compositions de l'invention, incorporant les fibres spécifiques décrites plus
haut, possèdent d'excellentes propriétés cosmétiques, en particulier elles permettent
un maquillage homogène et précis, dans le cas des mascaras. En particulier, lorsque
la composition est appliquée sur les cils, les fibres rigides ne sont pas disposées
de manière aléatoire, mais se placent dans le prolongement des cils. En fait, la composition
selon l'invention confère un très bon effet d'allongement aux cils, grâce aux fibres
particulières qu'elle contient et qui se placent parfaitement, exactement, dans le
prolongement du cil. La composition de l'invention permet, en fait, de réaliser une
véritable « prothèse » du cil, ce qui est totalement impossible avec les compositions
de l'art antérieur, renfermant des fibres non-rigides.
[0027] Les compositions de mascara, selon l'invention, assurent un parfait allongement et
un effet esthétique optimal, même dans le cas des cils fournis et/ou longs et/ou recourbés,
pour lesquels des effets particulièrement inesthétiques étaient obtenus avec les compositions
de l'art antérieur, comprenant des fibres, se recourbant, non rigides.
Les compositions de mascara, selon l'invention, réalisent une continuité parfaite
du cil, si bien que les fibres ne peuvent plus être observées à l'oeil nu car elles
sont dans le prolongement exact du cil et « miment » parfaitement celui-ci.
[0028] Ces fibres peuvent être unitaires ou organisées par exemple tressées. Leur forme
ou morphologie peut être quelconque et notamment de section circulaire ou polygonale
(carrée, hexagonale ou octogonale) selon l'application spécifique envisagée. Avantageusement,
la section transversale de la fibre (section perpendiculaire à l'axe de la direction
de la longueur de la fibre) ne présente pas une plus grande longueur L1 et une plus
petite longueur L2 (L2 correspond à l'épaisseur de la fibre) telle que L1/L2 (le rapport
L1/L2 est encore appelé facteur d'aplatissement) est supérieur ou égal à 4.
[0029] En particulier, leurs extrémités sont épointées et/ou polies pour éviter de se blesser.
[0030] En particulier, les fibres peuvent avoir une longueur (L) allant de 0,8 mm à 5 mm,
de préférence allant de 1 mm à 4 mm et mieux allant de 1 mm à 3 mm. Leur section peut
être comprise dans un cercle de diamètre (D) allant de 2 nm à 500 µm, de préférence
allant de 100 nm à 100 µm et mieux de 1 µm à 50 µm.
[0031] Le titre des fibres est souvent donné en denier. Le denier est le poids en gramme
pour 9 km de fil. De préférence, les fibres utilisées selon l'invention ont un titre
allant de 0,15 à 30 deniers, et mieux de 0,18 à 18 deniers.
[0032] Avantageusement, les fibres sont insolubles dans l'eau à 25 °C.
[0033] Les fibres rigides peuvent être choisies parmi les fibres d'un polymère synthétique
choisi parmi les polyesters, les polyuréthanes, les polymères acryliques, les polyoléfines,
les polyamides, en particulier les polyamides non aromatiques et les polyimides-amides
aromatiques. Avantageusement, les fibres rigides ne sont pas des fibres comprenant
plusieurs couches alternées de polymères ayant des indices de réfraction différents.
[0034] Comme exemples de fibres rigides, on peut citer les fibres :
- de polyesters, telles que celles obtenues par découpe de fils vendus sous les dénominations
FIBRE 255-100-R11-242T TAILLE 3 MM (section octalobée), FIBRE 265-34-R11-56T TAILLE
3 MM (section ronde), FIBRE COOLMAX 50-34-591 TAILLE 3 MM (section tétralobée) par
la société DUPONT DE NEMOURS ;
- de polyamide, telles que celles vendues sous les dénominations TRILOBAL NYLON 0.120-1.8
DPF ; TRILOBAL NYLON 0.120-18 DPF ; NYLON 0.120-6 DPF par la société Cellusuede products
; ou obtenues par découpe de fils vendus sous la dénomination FIBRE NOMEX BRAND 430
TAILLE 3 MM par la société . DUPONT DE NEMOURS ;
- de polyimide-amide telles que celles vendues sous les dénomination "KERMEL", "KERMEL
TECH" par la société RHODIA ;
- de poly-(p-phénylène-téréphtalamide) (ou d'aramide) notamment vendues sous la dénomination
Kevlar ® par la société DUPONT DE NEMOURS ;
- des fibres à structure multicouche comprenant des couches alternées de polymères choisis
parmi les polyesters, les polymères acryliques, les polyamides, tellles que celles
décrites dans les documents EP-A-6921217, EP-A-686858 et US-A-5472798. De telles fibres
sont vendues sous les dénominations "Morphotex", « Teijin Tetron Morphotex » par la
société TEIJIN.
[0035] Les fibres rigides particulièrement préfères sont les fibres de polyimide-amide aromatiques.
[0036] Les polyimides-amides aromatiques entrant dans la composition des fibres selon l'invention
peuvent être tout polyimide-amide aromatique, mais ils comprennent généralement un
motif récurrent répondant à la formule générale (1) suivante :

[0037] Ces polyimides-amides aromatiques comprennent, en outre, éventuellement, un motif
récurrent (motif « amide ») de formule (II) :
-NH-R-NH-CO-R
2-CO- (II)
[0038] Ces polyimides-amides aromatiques comprennent, en outre, éventuellement, un motif
récurrent (motif « amide ») de formule (III) :

[0039] Ces polyimides-amides aromatiques comprennent, en outre, éventuellement, un motif
récurrent (motif « amide ») de formule (IV) :

dans lesquelles R représente un groupe aromatique divalent, R
2 représente un groupe aromatique divalent, R
3 représente un groupe aromatique tétravalent, R
1 représente un groupe aromatique trivalent, et M représente un métal alcalin ou alcalino-terreux.
[0040] Par exemple, R et R
2 représentent chacun indépendamment un groupe divalent comprenant au moins un cycle
aromatique, éventuellement substitué, ayant de 6 à 10 atomes de carbone et/ou un hétérocycle
à caractère aromatique, éventuellement substitué, ayant de 5 à 10 atomes et comprenant
un ou plusieurs hétéroatomes choisis parmi S, N et 0 ; R
1 représente un groupe trivalent comprenant au moins un cycle aromatique carboné, éventuellement
substitué, ayant de 6 à 10 atomes de carbone et/ou un hétérocycle à caractère aromatique,
éventuellement substitué, ayant de 5 à 10 atomes et comprenant un ou plusieurs hétéroatomes
choisis parmi S, N et 0.
[0041] Dans la formule (1) citée ci-dessus, R
1 peut être, par exemple, un cycle benzénique éventuellement substitué, par un ou deux
substituant(s) choisi(s) parmi les groupes alkyle et alcoxy de 1 à 10 C, les atomes
d'halogène, le groupe nitro et le groupe sulfonyle ; ou plusieurs cycles benzéniques
éventuellement substitués par un ou plusieurs substituant(s) choisi(s) parmi les groupes
alkyle et alcoxy de 1 à 10 C, les atomes d'halogène, le groupe nitro et le groupe
sulfonyle ; par exemple R
1 pourra comprendre de 2 à 5 cycles, reliés entre eux par une simple liaison ou par
un groupe divalent, l'enchaînement desdits cycles pouvant être indépendamment en méta
ou en para.
[0042] Ledit groupe divalent reliant lesdits cycles est choisi par exemple parmi :
- un groupe divalent dérivé d'un groupe alkyle linéaire ou ramifié (par exemple un groupe
alkylidène ou alkylène) de 1 à 10 C éventuellement substitué, de préférence sur le
même carbone, par un ou plusieurs halogènes choisis parmi F, Cl, Br et I et/ou par
un ou plusieurs groupes hydroxyle(s), de préférence encore ledit groupe divalent est
un groupe divalent dérivé d'un groupe alkyle perfluoré, par exemple alkylène perfluoré
;
- un hétéroatome choisi parmi O, S ;
- un groupe

un groupe

un groupe

un groupe

un groupe

un groupe

où R
4 est choisi parmi les groupes alkyle de 1 à 10 C tels que méthyle, éthyle, isopropyle,
etc.
[0043] R
1 peut également représenter un groupe carboné polycyclique condensé éventuellement
substitué par un ou plusieurs substituant(s) choisi(s) parmi les groupes alkyle et
les groupes alcoxy de 1 à 10 C, les atomes d'halogène, le groupe nitro et le groupe
sulfonyle, ledit groupe carboné polycyclique comprenant par exemple de 2 à 5 cycles
benzéniques choisis par exemple parmi le naphtalène, le phénanthrène, le coronène,
le pérylène, le phénylindane, etc.
[0044] R
1 peut aussi représenter un hétérocycle ou un hétérocycle condensé, à caractère aromatique
tel que thiophène, pyrazine, pyridine, furanne, quinoléine, quinoxaline, isobenzofuranne,
cet hétérocycle étant éventuellement substitué par un ou plusieurs substituants choisis
parmi les groupes alkyles (par exemple méthyle, éthyle, isopropyle, etc.) et alcoxy
de 1 à 10 C, les atomes d'halogènes (F, CI, Br, I), le groupe nitro et le groupe sulfonyle.
[0045] Parmi les polyimides-amides utilisables dans le cadre de l'invention, on citera ceux
dans lesquels R
1 est un cycle benzénique, un ensemble de deux cycles benzéniques reliés entre eux
par un pont oxygène, ou un cycle naphtalénique.
Les groupes R
1 préférés sont :

et

[0046] Le groupe R
3 répond à la même définition que le groupe R
1 à la différence qu'il s'agit d'un groupe tétravalent et non trivalent.
R et R
2 qui peuvent être identiques ou différents représentent chacun par exemple un cycle
benzénique divalent à enchaînement meta, ou para ; éventuellement substitué par un
ou plusieurs substituants choisis parmi les groupes alkyle et alcoxy de 1 à 10 C tels
que méthyle, éthyle, isopropyle, butyle, méthoxy...., les atomes d'halogène, le groupe
nitro et le groupe sulfonyle ; ou plusieurs cycles benzéniques éventuellement substitués
par un ou plusieurs substituants choisis parmi les groupes alkyles et alcoxy de 1
à 10C, les atomes d'halogène, le groupe nitro, et le groupe sulfonyle, par exemple
R et R
2 peuvent comprendre de 2 à 5 cycles, reliés entre eux par une simple liaison ou par
un groupe divalent.
[0047] Ledit groupe divalent reliant les cycles benzéniques de R ou R
2 est choisi par exemple parmi :
- un groupe divalent dérivé d'un groupe alkyle linéaire ou ramifié (par exemple un groupe
alkylidène ou alkylène) de 1 à 10 C éventuellement substitué, de préférence sur le
même carbone par un ou plusieurs halogènes choisis parmi F, Cl, Br et I et/ou par
un ou plusieurs groupes hydroxyle(s), de préférence encore ledit groupe divalent est
un groupe divalent dérivé d'un groupe alkyle perfluoré, par exemple alkylène perfluoré
;
- un hétéroatome choisi parmi O, S ;
- un groupe

un groupe

un groupe

un groupe

un groupe

un groupe

où R4 est choisi parmi les groupes alkyle de 1 à 10 C tels que méthyle, éthyle, isopropyle,
etc.
R et R2 peuvent également chacun représenter un groupe carboné polycyclique condensé divalent
éventuellement substitué par un ou plusieurs substituant(s) choisi(s) parmi les groupes
alkyle et alcoxy de 1 à 10 C, les atomes d'halogène, le groupe nitro et le groupe
sulfonyle, ledit groupe carboné polycyclique peut comprendre par exemple de 2 à 5
cycles benzéniques, et il peut être choisi par exemple parmi le naphtalène, le phénanthrène,
le coronène, le pérylène, le phénylindane, etc.
R2 peut aussi représenter un hétérocycle ou un hétérocycle condensé à caractère aromatique
par exemple thiophène, pyrazine, pyridine, furanne, quinoléine, quinoxaline, isobenzofuranne,
cet hétérocycle étant éventuellement substitué par un ou plusieurs substituant(s)
choisi(s) parmi les groupes alkyle, et alcoxy de 1 à 10 C, par exemple méthyle, éthyle,
isopropyle, méthoxy, les atomes d'halogènes (F, Cl, Br, I), le groupe nitro, et le
groupe sulfonyle.
Les polyimides-amides préférées sont ceux dans lesquels R est un groupe diphénylméthane
et R2, un groupe phényl-1,4-diyle ; ou R un groupe diphényléther, et R2 est un groupe phényl-1,4-diyle.
[0048] Des exemples du groupe R
1 ont déjà été donnés plus haut :

et

[0051] Les polyimides-amides aromatiques formant les fibres mises en oeuvre dans la composition
de l'invention peuvent être obtenus par tous les procédés connus de l'homme du métier
pour la préparation des polyimides-amides aromatiques, de préférence, par réaction
d'un diisocyanate avec l'anhydride triméllitique.
[0052] Des fils ou fibres de polyimide-amide, qui peuvent être utilisés pour les compositions
de l'invention, sont décrits, par exemple, dans le document de R. PIGEON et P. ALLARD,
Chimie Macromoléculaire Appliquée, 40/41 (1974), pages 139-158 (n° 600), ou bien encore
dans les documents US-A-3 802 841, FR-A-2 079 785, EP-A1-0 360 728, EP-A-0 549 494,
auquels on pourra se référer,
[0053] En vue d'être incorporés dans la composition de l'invention, les filaments sont ensuite
découpés en fibres de la longueur voulue, mentionnée plus haut.
[0054] Comme on l'a déjà indiqué plus haut, les fibres de polyimide-amide aromatique préférées
sont des fibres de KERMEL TECH®, dans lesquelles le polyimide-amide comprend des motifs
répétitif de formule :

et est obtenu par polycondensation du toluylène diisocyanate et de l'anhydride triméllitique.
[0055] Les fibres rigides peuvent être présentes dans la composition selon l'invention en
une teneur allant de 0,01 % à 10 % en poids, par rapport au poids total de la composition,
de préférence de 0,1 % à 5 % en poids, et mieux de 0,3 % à 3 % en poids.
[0056] La composition selon l'invention a un comportement plastique thixotrope.
[0057] On entend dans la présente demande par composition ayant un comportement plastique
thixotrope, une composition ayant les propriétés suivantes :
- la composition a un caractère rhéofluidifiant, c'est-à-dire que la viscosité de la
composition diminue lorsque l'on applique à la composiiton des cisaillements croissants
;
- la composition après l'application d'un cisaillement intense se fluidifie (notamment
sa viscosité diminue) mais la déstructuration de la composition est retardée dans
le temps. Notamment, la viscosité, la consistance et l'élasticité de la composition
après sa déstructuration, en particulier après un temps de repos d'une minute après
avoir appliqué le cissailement, sont inférieures à celles de la composition avant
l'application du cisaillement intense ;
- la composition régénère sa structure initiale en partie ou en totalité qu'après un
temps de repos suffisant. La restructuration de la composition ne se produit donc
pas instantanément mais de façon différée dans le temps. Notamment, la composition,
soumise à un cisaillement constant de 1000 s-1 pendant une minute, retrouve en partie ou en totalité sa viscosité initiale après
un temps de repos suffisant qui peut être plus ou moins long.
[0058] Une définition de composition thixotrope est notamment indiquée dans l'ouvrage "Comprendre
la rhéologie - De la circulation du sang à la prise du béton" de P. Cousot et J.L.
Grossiord, EDP Science, 2002, pages 16 et 17.
[0059] Le comportement plastique thixotrope de la composition peut être évalué selon le
protocole d'évaluation du caractère thixotrope décrit ci-après :
Le comportement plastique thixotrope de la composition peut être caractérisé par la
consistance G* , l'élasticité δ et le seuil d'écoulement τ
c ; ces paramètres sont notamment définis dans l'ouvrage "Initiation à la rhéologie",
G. Couarraze et J.L. Grossiord, 2ème édition, 1991, Edition Lavoisier-Tec 1 Doc.
Ces paramètres sont déterminés par des mesures effectuées à 25 °C ± 0,5 °C à l'aide
du rhéomètre à contrainte imposée Haake 75 de la société Thermo Rhéo, équipé d'un
mobile en acier inoxydable à géométrie plan/plan, le plan ayant un diamètre de 20
mm et un entrefer (distance entre le plan inférieur - appelé plan stator - sur lequel
est déposée la composition et le plan supérieur - appelé plan rotor) de 0,3 mm. Les
2 plans sont striés pour limiter les phénomènes de glissement aux parois des plans.
a) On mesure d'abord en régime oscillatoire les caractéristiques rhéologiques de la
composition sous faible cisaillement évitant la déstructuration de la composition
(conditions considérées comme permettant d'évaluer les caractéristiques rhéologiques
de la composition au repos) en imposant à la composition un cisaillement harmonique
selon une contrainte τ(t) variant de façon sinusoïdale selon une pulsation ω (ω =
2Π N, N étant la fréquence du cisaillement appliqué). La composition ainsi cisaillée
subie une contrainte τ(t) et répond selon une déformation γ(t) correspondant à des
microdéformations pour lesquelles la consistance varie peu en fonction de la contrainte
imposée.
La contrainte τ(t) et la déformation γ(t) sont définies respectivement par les relations
suivantes :

τ0 étant l'amplitude maximale de la contrainte et γ0 étant l'amplitude maximale de la déformation.
Les mesures sont effectuées à une fréquence de 1 Hz (N = 1 Hz).
On mesure ainsi l'évolution de la consistance G* (correspondant au rapport de la contrainte
imposée sur la déformation mesurée) et de l'élasticité δ (correspondant à l'angle
de déphasage de la contrainte appliquée par rapport à la déformation mesurée) en fonction
de la contrainte τ(t) appliquée.
On mesure en particulier la déformation de la composition pour la zone de contrainte
pour lesquelles la consistance initiale G*i et l'élasticité initiale δi varient peu (zone des microdéformations dans laquelle la variation de la consistance
initiale et de l'élasticité initiale est inférieure à 15 %) et on détermine ainsi
la consistance initiale G*i
b) Puis on destructure la composition en lui appliquant un cisaillement continu intense
γ̇ de 1000 s-1 pendant 60 secondes.
c) Après la destructuration de la composition, on suit au cours du temps de repos
la restructuration de la composition en imposant à la composition un cisaillement
harmonique en régime oscillatoire selon une très faible contrainte variant de façon
sinusoïdale à une fréquence de 1 Hz, la contrainte étant telle que la déformation
de la composition correspond à des microdéformations pour lesquelles la consistance
de la composition varie peu (la variation de la consistance est inférieure à 15 %)
en fonction de cette contrainte appliquée.
[0060] On mesure ensuite la consistance G* de la composition en fonction du temps de repos
; on détermine alors la valeur de la consistance après un temps de repos d'une minute
(G
1*) et après un temps de repos de 30 minutes (G
30*).
[0061] On détermine alors la reprise en thixotropie de la composition après x minutes correspondant
au rapport : 100 x (G*
i - G
x*)/G
x*.
[0062] La reprise en thixotropie après 1 minute de repos est calculée avec la valeur G
1* (x = 1) ; la reprise en thixotropie après 30 minutes est calculée avec la valeur
G
30* (x = 30) .
[0063] Le comportement plastique thixotrope de la composition est notamment caractérisé
par une consistance initiale G
i* allant de 1 x 10
2 Pa à 1 x 10
5 Pa, de préférence allant de 5 x 10
2 Pa à 5 x 10
4 Pa, et mieux allant de 6 x 10
2 Pa à 9 x 10
3 Pa, mesurée sous une contrainte sinusoïdale à une fréquence de 1 Hz.
[0064] En outre, la composition peut présenter une élasticité initiale δ
i pouvant aller de 1 ° à 45 °, et mieux allant de 10 ° à 35 °.
[0065] En particulier; la composition a un seuil d'écoulement τ
c allant de 10 Pa à 3500 Pa, et de préférence allant de 20 Pa à 1000 Pa, ce qui signifie
que la composition selon l'invention ne s'écoule pas sous son propre poids mais qu'il
est nécessaire d'appliquer à la composition une contrainte critique à partir de laquelle
on provoque son écoulement.
[0066] Préférentiellement, la composition, après être soumise à un cisaillement continu
de 1000 s
-1 pendant une minute, présente une reprise en thixotropie,:
- (i) inférieure ou égale à 20 %, de préférence allant de 0,1 % à 20 %, après 1 minute
de repos
- (ii) inférieure ou égale à 90 %, de préférence allant de 20 % à 90 %, après 30 minutes
de repos.
[0067] La composition selon l'invention peut comprendre un milieu aqueux, constituant une
phase aqueuse, qui peut être la phase continue de la composition.
La composition peut comprendre de l'eau et éventuellement un solvant organique hydrophile
(solvant organique miscible à l'eau) comme les alcools et notamment des monoalcools
ayant de 2 à 5 atomes de carbone comme l'éthanol, l'isopropanol ou le n-propanol,
les polyols ayant de 2 à 8 atomes de carbone comme la glycérine, la diglycérine, le
propylène glycol, l'éthylène glycol, le1,3-butylène glycol, le sorbitol, le penthylène
glycol, les cétones en C
3-C
4, les aldéhydes en C
2-C
4.
L'eau ou le mélange d'eau et de solvant(s) organique(s) hydrophile(s) peut être présent
dans la composition selon l'invention en une teneur allant de 0,1 % à 90 % en poids,
par rapport au poids total de la composition, et de préférence de 0,1 % à 60 % en
poids.
[0068] La composition peut également comprendre un milieu huileux, ou phase grasse liquide,
comprenant un corps gras choisis parmi les huiles, les solvants organiques, et leurs
mélanges. La phase grasse peut former une phase continue de la composition. En particulier,
la composition selon l'invention peut être anhydre.
[0069] La phase grasse liquide peut notamment être constituée de toute huile physiologiquement
acceptable et en particulier cosmétiquement acceptable, notamment choisie parmi les
huiles d'origine minérale, animale, végétale ou synthétique, carbonées, hydrocarbonées,
fluorées et/ou siliconées, seules ou en mélange.
[0070] La phase grasse liquide totale de la composition peut représenter de 0,1 % à 98 %
en poids, par rapport au poids total de la composition, et de préférence de 1 à 80
% en poids.
[0071] Avantageusement, la phase grasse liquide de la composition peut comprendre au moins
une huile ou solvant organique volatile et/ou au moins une huile non volatile.
[0072] Par " huile ou solvant organique volatile", on entend au sens de l'invention tout
milieu non aqueux susceptible de s'évaporer au contact de la peau ou la fibre kératinique
en moins d'une heure, à température ambiante et pression atmosphérique. Le ou les
solvants organiques volatils et les huiles volatiles de l'invention sont des solvants
organiques et des huiles cosmétiques volatiles, liquides à température ambiante, ayant
une pression de vapeur non nulle, à température ambiante et pression atmosphérique,
allant de 0,13 Pa à 40 000 Pa (10
-3 à 300 mm de Hg), en particulier allant de 1,3 Pa à 13 000 Pa (0,01 à 100 mm de Hg),
et plus particulièrement allant de 1,3 Pa à 1300 Pa (0,01 à 10 mm de Hg). Par "huile
non volatile", on entend une huile restant sur la peau ou la fibre kératinique à température
ambiante et pression atmosphérique au moins plusieurs heures et ayant notamment une
pression de vapeur inférieure à 10
-3 mm de Hg (0,13Pa).
[0073] Ces huiles peuvent être des huiles hydrocarbonées, des huiles siliconées, des huiles
fluorées, ou leurs mélanges.
[0074] On entend par "huile hydrocarbonée", une huile contenant principalement des atomes
d'hydrogène et de carbone et éventuellement des atomes d'oxygène, d'azote, de soufre,
de phosphore. Les huiles hydrocarbonées volatiles peuvent être choisies parmi les
huiles hydrocarbonées ayant de 8 à 16 atomes de carbones, et notamment les alcanes
ramifiés en C
8-C
16 comme les isoalcanes en C
8-C
16 d'origine pétrolière (appelées aussi isoparaffines) comme l'isododécane (encore appelé
2,2,4,4,6-pentaméthylheptane), l'isodécane, l'isohexadécane, et par exemple les huiles
vendues sous les noms commerciaux d'Isopars' ou de Permetyls, les esters ramifiés
en C
8-C
16 le néopentanoate d'iso-hexyle, et leurs mélanges. D'autres huiles hydrocarbonées
volatiles comme les distillats de pétrole, notamment ceux vendus sous la dénomination
Shell Solt par la société SHELL, peuvent aussi être utilisées. De préférence, le solvant
volatil est choisi parmi les huiles volatiles hydrocarbonées ayant de 8 à 16 atomes
de carbone et leurs mélanges.
[0075] Comme huiles volatiles, on peut aussi utiliser les silicones volatiles, comme par
exemple les huiles de silicones linéaires ou cycliques volatiles, notamment celles
ayant une viscosité ≤ 6 centistokes (8 10
-6 m
2/s), et ayant notamment de 2 à 10 atomes de silicium, ces silicones comportant éventuellement
des groupes alkyle ou alkoxy ayant de 1 à 22 atomes de carbone. Comme huile de silicone
volatile utilisable dans l'invention, on peut citer notamment l'octaméthyl cyclotétrasiloxane,
le décaméthyl cyclopentasiloxane, le dodécaméthyl cyclohexasiloxane, l'heptaméthyl
hexyltrisiloxane, l'heptaméthyloctyl trisiloxane, l'hexaméthyl disiloxane, l'octaméthyl
trisiloxane, le décaméthyl tétrasiloxane, le dodécaméthyl pentasiloxane et leurs mélanges.
[0076] On peut également utiliser des solvants volatils fluorés tels que le nonafluorométhoxybutane
ou le perfluorométhylcyclopentane.
[0077] L'huile volatile peut être présente dans la composition selon l'invention en une
teneur allant de 0,1 % à 98 % en poids, par rapport au poids total de la composition,
de préférence de 1 % à 65 % en poids.
[0078] La composition peut également comprendre au moins une huile non volatile, et notamment
choisie parmi les huiles hydrocarbonées et/ou siliconées et/ou fluorées non volatiles.
Comme huile hydrocarbonée non volatile, on peut notamment citer :
- les huiles hydrocarbonées d'origine végétale telles que les triglycérides constitués
d'esters d'acides gras et de glycérol dont les acides gras peuvent avoir des longueurs
de chaînes variées de C4 à C24, ces dernières pouvant être linéaires ou ramifiées, saturées ou insaturées ; ces
huiles sont notamment les huiles de germe de blé, de tournesol, de pépins de raisin,
de sésame, de maïs, d'abricot, de ricin, de karité, d'avocat, d'olive, de soja, l'huile
d'amande douce, de palme, de colza, de coton, de noisette, de macadamia, de jojoba,
de luzerne, de pavot, de potimarron, de sésame, de courge, de colza, de cassis, d'onagre,
de millet, d'orge, de quinoa, de seigle, de carthame, de bancoulier, de passiflore,
de rosier muscat ; ou encore les triglycérides des acides caprylique/caprique comme
ceux vendus par la société Stéarineries Dubois ou ceux vendus sous les dénominations
Miglyol 810, 812 et 818 par la société Dynamit Nobel,
- les éthers de synthèse ayant de 10 à 40 atomes de carbone ;
- les hydrocarbures linéaires ou ramifiés, d'origine minérale ou synthétique tels que
la vaseline, les polydécènes, le polyisobutène hydrogéné tel que le parléam, le squalane,
et leurs mélanges;
- les esters de synthèse comme les huiles de formule R1COOR2 dans laquelle R1 représente le reste d'un acide gras linéaire ou ramifié comportant de 1 à 40 atomes
de carbone et R2 représente une chaîne hydrocarbonée notamment ramifiée contenant de 1 à 40 atomes
de carbone à condition que R5 + R6 soit ≥ 10, comme par exemple l'huile de Purcellin (octanoate de cétostéaryle), le
myristate d'isopropyle, le palmitate d'isopropyle, le benzoate d'alcool en C12 à C15, le laurate d'hexyle, l'adipate de diisopropyle, l'isononanoate d'isononyle, le palmitate
de 2-éthyl-hexyle, l'isostéarate d'isostéarate, des octanoates, décanoates ou ricinoléates
d'alcools ou de polyalcools comme le dioctanoate de propylène glycol ; les esters
hydroxylés comme le lactate d'isostéaryle, le malate de di-isostéaryle ; et les esters
du pentaérythritol ;
- les alcools gras liquides à température ambiante à chaîne carbonée ramifiée et/ou
insaturée ayant de 12 à 26 atomes de carbone comme l'octyl dodécanol, l'alcool isostéarylique,
l'alcool oléique, le 2-hexyldécanol, le 2-butyloctanol, le 2-undécylpentadécanol ;
- les acides gras supérieurs tels que l'acide oléique, l'acide linoléique, l'acide linolénique
;
et leurs mélanges.
[0079] Les huiles de silicone non volatiles utilisables dans la composition selon l'invention
peuvent être les polydiméthylsiloxanes (PDMS) non volatiles, les polydiméthylsiloxanes
comportant des groupements alkyle ou alcoxy, pendant et/ou en bout de chaîne siliconée,
groupements ayant chacun de 2 à 24 atomes de carbone, les silicones phénylées comme
les phényl triméthicones, les phényl diméthicones, les phényl triméthylsiloxy diphénylsiloxanes,
les diphényl diméthicones, les diphényl méthyldiphényl trisiloxanes, les 2-phényléthyl
triméthylsiloxysilicates ;
[0080] Les huiles fluorées utilisables dans l'invention sont notamment des huiles fluorosiliconées,
des polyéthers fluorés, des silicones fluorées telles que décrit dans le document
EP-A-847752.
[0081] L' huile non volatile peut être présente dans la composition selon l'invention en
une teneur allant de 0,1 % à 80 % en poids, de préférence de 0,1 % à 50 % en poids,
par rapport au poids total de la composition, et mieux de 0,1 % à 20 % en poids.
[0082] La composition selon l'invention peut comprendre un agent épaississant thixotrope
en une quantité suffisante pour conférer à la composition le comportement plastique
thixotrope.
[0083] L'agent épaississant thixotrope peut être présent en une teneur allant de 0,5 % à
15 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant
de 1 % à 15 % en poids, préférentiellement allant de 2 % à 10 % en poids, et plus
préférentiellement allant de 2 % à 8 % en poids.
[0084] L'agent épaississant est choisi selon le milieu de la composition : si la composition
comprend un milieu aqueux, on utilise alors un épaississant de milieu aqueux. Si la
composition comprend un milieu huileux, on utilise alors un épaississant de milieu
huileux. Lorsque la composition est sous forme d'émulsion, l'agent épaississant thixotrope
est de préférence présent dans la phase externe de l'émulsion.
[0085] L'agent épaississant de milieu aqueux peut être choisi parmi les argiles hydrophiles,
la gomme de carraghénane, la silice pyrogénée hydrophile.
[0086] On entend par argile hydrophile une argile apte à gonfler dans l'eau ; cette argile
gonfle dans l'eau et forme après hydratation une dispersion colloïdale.
[0087] Les argiles sont des produits déjà bien connus en soi, qui sont décrits par exemple
dans l'ouvrage "Minéralogie des argiles, S. Caillère, S. Hénin, M. Rautureau, 2ème
édition 1982, Masson", dont l'enseignement est ici inclus à titre de référence.
[0088] Les argiles sont des silicates contenant un cation pouvant être choisi parmi les
cations de calcium, de magnésium, d'aluminium, de sodium, de potassium, de lithium
et leurs mélanges.
[0089] A titre d'exemples de tels produits, on peut citer les argiles de la famille des
smectites telles que les montmorillonites, les hectorites, les bentonites, les beidellites,
les saponites, ainsi que de la famille des vermiculites, de la stévensite, des chlorites.
[0090] Ces argiles peuvent être d'origine naturelle ou synthétique. De préférence, on utilise
les argiles qui sont cosmétiquement compatibles et acceptables avec les matières kératiniques
comme les cils, la peau.
[0091] Comme argile hydrophile , on peut citer les smectites telles que les saponites, les
hectorites, les montmorillonites, les bentonites, la beidellite.
[0092] Comme argile hydrophile, on peut citer les hectorites synthétiques (appelées aussi
laponites) comme les produits vendus par la société Laporte sous le nom Laponite XLG,
Laponite RD, Laponite RDS (ces produits sont des silicates de sodium et de magnésium
et en particulier des silicates de sodium, de lithium et de magnésium) ; les bentonites
comme le produit vendu sous la dénomination Bentone HC par la société RHEOX ; les
silicates de magnésium et d'aluminium notamment hydratés comme les produits vendus
par la société Vanderbilt Company sous le nom Veegum ultra, Veegum HS, Veegum DGT,
ou encore les silicates de calcium et notamment celui sous forme synthétique vendu
par la société sous le nom de Microcel C.
[0093] Les silices pyrogénées hydrophiles peuvent être obtenues par hydrolyse à haute température
d'un composé volatil du silicium dans une flamme oxhydrique, produisant une silice
finement divisée. Les silices hydrophiles présentent un nombre important de groupements
silanol à leurs surface. De telles silices hydrophiles sont par exemple commercialisées
sous les dénominations "AEROSIL 130®", "AEROSIL 200®", "AEROSIL 255®", "AEROSIL 300®",
"AEROSIL 380®" par la société Degussa, "CAB-O-SIL HS-5®", "CAB-O-SIL EH-5®", "CAB-O-SIL
LM-130®", "CAB-O-SIL MS-55®", "CAB-O-SIL M-5®" par la société Cabot.
[0094] La silice pyrogénée hydrophile présente de préférence une taille de particules pouvant
être nanométrique à micrométrique, par exemple allant d'environ de 5 à 200 nm.
[0095] L'agent épaississant thixotrope de milieu huileux peut être choisi parmi les argiles
organophiles, les silices pyrogénées hydrophobes, les organopolysiloxanes élastomériques.
[0096] Les argiles organophiles sont des argiles modifiées par des composés chimiques rendant
l'argile apte à gonfler dans les milieux huileux.
[0097] L'argile peut être choisie parmi la montmorrilonite, la bentonite, l'hectorite, l'attapulgite,
la sépiolite, et leurs mélanges. L'argile est de préférence une bentonite ou une hectorite.
[0098] Ces argiles peuvent être modifiées avec un composé chimique choisi parmi les amines
quaternaires, les amines tertiaires, les acétates aminés, les imidazolines, les savons
aminés, les sulfates gras, les alkyl aryl sulfonates, les oxides amines, et leurs
mélanges.
[0099] Comme argiles organophiles, on peut citer les quaternium-18 bentonites telles que
celles vendues sous les dénominations Bentone 3, Bentone 38, Bentone 38V par la société
Rhéox, Tixogel VP par la société United catalyst, Claytone 34, Claytone 40, Claytone
XL par la société Southern Clay; les stéaralkonium bentonites telles que celles vendues
sous les dénominations Bentone 27 par la société Rheox, Tixogel LG par la société
United Catalyst, Claytone AF, Claytone APA par la société Southern Clay ; les quaternium-18/benzalkonium
bentonite telles que celles vendues sous les dénominations Claytone HT, Claytone PS
par la société Southern Clay.
[0100] Il est possible de modifier chimiquement la surface de ladite silice, par réaction
chimique générant une diminution du nombre de groupes silanol. On peut notamment substituer
des groupes silanol par des groupements hydrophobes : on obtient alors une silice
hydrophobe.
[0101] Les groupements hydrophobes peuvent être :
- des groupements triméthylsiloxyl, qui sont notamment obtenus par traitement de silice
pyrogénée en présence de l'hexaméthyldisilazane. Des silices ainsi traitées sont dénommées
"Silica silylate" selon le CTFA (6ème édition, 1995). Elles sont par exemple commercialisées sous les références "AEROSIL
R812®" par la société Degussa, "CAB-O-SIL TS-530®" par la société Cabot.
- des groupements diméthylsilyloxyl ou polydiméthylsiloxane, qui sont notamment obtenus
par traitement de silice pyrogénée en présence de polydiméthylsiloxane ou du diméthyldichlorosilane.
Des silices ainsi traitées sont dénomées "Silica diméthyl silylate" selon le CTFA
(6ème édition, 1995). Elles sont par exemple commercialisées sous les références "AEROSIL
R972® ", "AEROSIL R974® " par la société Degussa, "CAB-O-SIL TS-610® ", "CAB-O-SIL
TS-720® " par la société Cabot.
[0102] La silice pyrogénée hydrophobe présente de préférence une taille de particules pouvant
être nanométrique à micrométrique, par exemple allant d'environ de 5 à 200 nm.
[0103] Les organopolysiloxanes élastomériques sont en général partiellement ou totalement
réticulés et éventuellement de structure tridimensionnelle. Inclus dans une phase
grasse, ils se transforment, selon le taux de phase grasse utilisé, d'un produit d'aspect
spongieux lorsqu'ils sont utilisés en présence de faibles teneurs en phase grasse
en un gel homogène, en présence de quantités de phase grasse plus élevées.
[0104] Les organopolysiloxanes élastomères associés à une phase grasse se présentent généralement
sous forme de gel constitué d'un organopolysiloxane élastomère associé à une phase
grasse, inclus dans au moins une huile hydrocarbonée et/ou une huile siliconée. Ils
peuvent être choisis notamment parmi les polymères réticulés décrits dans la demande
EP-A-0295886.
[0105] Selon cette demande, les organopolysiloxanes élastomères sont obtenus par réaction
d'addition et de réticulation d'au moins :
(a) un organopolysiloxane ayant au moins deux groupes alcényle inférieurs par molécule
;
(b) un organopolysiloxane ayant au moins deux atomes d'hydrogène liés à un atome de
silicium par molécule ; et
(c) et un catalyseur du type platine.
[0106] Les groupes alcényle inférieurs sont notamment les groupes vinyl, allyl et propényl.
Le catalyseur au platine peut être par exemple l'acide chloroplatinique, les complexes
contenant de l'acide chloroplatinique et le platine supporté par un support approprié.
[0107] Les organopolysiloxanes élastomériques associés à une phase grasse peuvent être choisis
aussi parmi ceux décrits dans le brevet US-A-5266321.
[0108] Selon ce brevet, ils sont choisis notamment parmi :
i) les polyorganopolysiloxanes comprenant des motifs R2SiO et RSiO1,5 et éventuellement des motifs R3SiO0,5 et/ou SiO2 dans lesquels les radicaux R, indépendamment les uns des autres, désignent un hydrogène,
un alkyle tel que méthyle, éthyle ou propyle, un aryle tel que phényle ou tolyle,
un groupe aliphatique insaturé tel que vinyle et où le rapport en poids des motifs
R2SiO sur les motifs RSiO1,5 varie de 1/1 à 30/1 ;
ii) les polyorganopolysiloxanes insolubles et gonflables dans l'huile de silicone,
obtenus par addition d'un organohydrogénopolysiloxane (1) et d'un organopolysiloxane
(2) ayant des groupes aliphatiques insaturés de telle sorte que la quantité d'hydrogène
ou de groupes aliphatiques insaturés dans respectivement (1) et (2) soit comprise
entre 1 et 20 % mol quand l'organopolysiloxane est non-cyclique et entre 1 et 50 %
mol lorsque l'organopolysiloxane est cyclique.
[0109] La composition selon l'invention peut comprendre, en outre, un agent épaississant
additionnel différent des agents épaississants thixotropes décrits précédemment.
[0110] Lorsque la composition selon l'invention comprend un milieu aqueux, elle peut donc
comprendre un agent épaississant additionnel de milieu aqueux. Cet agent épaississant
n'est pas apte à lui seul à rendre à la composition le caractère plastique thixotrope
(épaississant non thixotrope) ; il permet notamment d'ajuster la viscosité de la composition
pour obtenir un écoulement homogène.
[0111] Lorsque la composition comprend un milieux aqueux, l'agent épaississant additionnel
est alors choisi parmi les agents épaississants hydrophiles (agent épaisissant non
thixotrope de milieux aqueux).
[0112] Parmi les agents épaississants hydrophiles additionnels utilisables selon l'invention,
on peut citer :
- les épaississants cellulosiques hydrosolubles tels que l'hydroxyéthylcellulose, la
méthylcellulose, l'hydroxypropylcellulose et la carboxyméthylcellulose. Parmi celles-ci,
on peut citer notamment les gommes vendues sous la dénomination de "Cellosize QP 4400
H" par la Société Amercol,
- la gomme de guar, notamment celles vendues sous la dénomination VIDOGUM GH 175 par
la société UNIPECTINE et sous la dénomination JAGUAR C par la société MEYHALL,
- la gomme de guar quaternisée vendue sous la dénomination de "Jaguar C-13-S" par la
Société Meyhall,
- les gommes de guar non-ioniques comprenant des groupements hydroxyalkyle en C1-C6. On peut mentionner à titre d'exemple, les groupements hydroxyméthyle, hydroxyéthyle,
hydroxypropyle et hydroxybutyle. De telles gommes de guar sont notamment vendues sous
les dénominations commerciales JAGUAR HP8, JAGUAR HP60 et JAGUAR HP120 et JAGUAR HP
105 par la société MEYHALL, ou sous la dénomination GALACTASOL 40H4FD2 par la société
AQUALON.
- les gommes de xanthane, de caroube, de scléroglucane, de gellane, de rhamsan, de karaya,
- les alginates, la maltodextrine, l'amidon et ses dérivés, l'acide hyaluronique et
ses sels,
- les polymères poly(métha)crylates de glycéryle vendus sous les dénominations de "Hispagel"
ou "Lubragel" par les Sociétés Hispano Quimica ou Guardian,
- la polyvinylpyrrolidone,
- l'alcool polyvinylique,
- les polymères et les copolymères réticulés d'acrylamide, tels que ceux vendus sous
les dénominations de "PAS 5161" ou "Bozepol C" par la Société Hoechst, de "Sepigel
305" par la Société Seppic par la Société Allied Colloïd, ou encore
- les homopolymères réticulés de chlorure de méthacryloyloxyéthyltriméthylammonium vendus
sous la dénomination de "Salcare SC95" par la Société Allied Colloïd.
- les polymères associatifs et notamment les polyuréthanes associatifs.
[0113] L'agent épaisissant additionnel hydrophile est de préférence un polyuréthane associatif.
Les polyuréthannes associatifs sont des copolymères séquences non ioniques comportant
dans la chaîne, à la fois des séquences hydrophiles de nature le plus souvent polyoxyéthylénée
et des séquences hydrophobes qui peuvent être des enchaînements aliphatiques seuls
et/ou des enchaînements cycloaliphatiques et/ou aromatiques.
[0114] En particulier, ces polymères comportent au moins deux chaînes lipophiles hydrocarbonées,
ayant de C
6 à C
30 atomes de carbone, séparées par une séquence hydrophile, les chaînes hydrocarbonées
peuvent être des chaînes pendantes ou des chaînes en bout de séquence hydrophile.
En particulier, il est possible qu'une ou plusieurs chaînes pendantes soient prévues.
En outre, le polymère peut comporter, une chaîne hydrocarbonée à un bout ou aux deux
bouts d'une séquence hydrophile.
[0115] Les polymères peuvent être séquences sous forme de tribloc ou multibloc. Les séquences
hydrophobes peuvent donc être à chaque extrémité de la chaîne (par exemple : copolymère
tribloc à séquence centrale hydrophile) ou réparties à la fois aux extrémités et dans
la chaîne (copolymère multiséquencé par exemple). Les polymères peuvent être également
en greffons ou en étoile.
[0116] De préférence, les polymères sont des copolymères triblocs dont la séquence hydrophile
est une chaîne polyoxyéthylénée comportant de 50 à 1 000 groupements oxyéthylénés.
En général les polyuréthannes associatifs comportent une liaison uréthane entre les
séquences hydrophiles, d'où l'origine du nom.
[0117] A titre d'exemple, des polymères associatifs utilisables dans l'invention, on peut
citer le polymère C
16-OE
120-C
16 vendu par la société HULS (sous le nom Sérad FX1100, molécule à fonction uréthanne
et poids moléculaire moyen en poids de 1300), OE étant un motif oxyéthyléné. Comme
polymère associatif, on peut aussi utiliser aussi le Rhéolate 205 à fonction urée
vendu par la société RHEOX ou encore le Rhéolate 208 ou 204. Ces polyuréthannes associatifs
sont vendus sous forme pure.
[0118] Le produit DW 1206B de chez RHOM & HAAS à chaîne alkyle en C
20 et à liaison uréthane, vendu à 20 % en matière sèche dans l'eau, peut aussi être
utilisé.
[0119] On peut aussi utiliser des solutions ou dispersions de ces polymères notamment dans
l'eau ou en milieu hydroalcoolique. A titre d'exemple, de tels polymères on peut citer,
le Sérad FX1010, le Sérad FX1035 et le Serad 1070 vendus par la société HULS, le Rhéolate
255, le Rhéolate 278 et le Rhéolate 244 vendus par la société RHEOX. On peut aussi
utiliser le produit DW 1206F et le DW 1206J, ainsi que l'Acrysol RM 184 ou l'Acrysol
44 de la société RHOM & HAAS, ou bien encore le Borchigel LW 44 de la société BORCHERS.
[0120] Les polymères utilisables dans l'invention sont en particulier ceux décrits dans
l'article de G. Fonnum, J. Bakke et Fk. Hansen - Colloid Polym. Sci 271, 380.389 (1993).
[0121] Lorsque la composition comprend un milieu huileux, l'agent épaississant additionnel
est alors choisi parmi les agents épaississants lipophiles (agent épaississant non
thixotrope de milieux huileux).
[0122] Parmi les agents épaississants lipophiles additionnels utilisables selon l'invention,
on peut citer :
- les gommes de guar alkylées (avec groupe alkyle en C1-C6), telles que celles décrites dans EP-A-708114 ;
- les polymères gélifiant d'huile comme les polymères tribloc ou en étoile résultant
de la polymérisation ou copolymérisation d'au moins monomère à groupe éthylénique,
comme les polymères vendus sous la dénomination Kraton ;
- les résines de polyamides comprenant des groupes alkyles ayant de 12 à 22 atomes de
carbone, telles que celles décrites dans US-A-5783657.
[0123] L'agent épaississant additionnel peut être présent en une teneur allant de 0,1 %
à 5 % en poids, par rapport au poids total de la composition, et de préférence allant
de 0,1 % à 3 % en poids.
[0124] La composition selon l'invention comprend au moins un composé choisi parmi un polymère
filmogène et/ou une cire.
[0125] Le polymère filmogène peut être un polymère solubilisé ou dispersé sous forme de
particules dans une phase aqueuse de la composition ou bien encore solubilisé ou dispersé
sous forme de particules dans une phase grasse liquide. La composition peut comprendre
un mélange de ces polymères.
[0126] Le polymère filmogène peut être présent dans la composition selon l'invention en
une teneur en matières sèches allant de 0,1 % à 60 % en poids par rapport au poids
total de la composition, de préférence de 0,5 % à 40 % en poids, et mieux de 1 % à
30 % en poids.
[0127] Dans la présente demande, on entend par "polymère filmogène", un polymère apte à
former à lui seul ou en présence d'un agent auxiliaire de filmification, un film continu
et adhérent sur un support, notamment sur les matières kératiniques.
[0128] On utilise de préférence un polymère filmogène apte à former un film hydrophobe,
c'est-à-dire un polymère dont le film a une solubilité dans l'eau à 25 °C inférieure
à 1 % en poids.
[0129] Parmi les polymères filmogènes utilisables dans la composition de la présente invention,
on peut citer les polymères synthétiques, de type radicalaire ou de type polycondensat,
les polymères d'origine naturelle, et leurs mélanges.
[0130] Par polymère filmogène radicalaire, on entend un polymère obtenu par polymérisation
de monomères à insaturation notamment éthylénique, chaque monomère étant susceptible
de s'homopolymériser (à l'inverse des polycondensats).
Les polymères filmogènes de type radicalaire peuvent être notamment des polymères,
ou des copolymères, vinyliques, notamment des polymères acryliques.
[0131] Les polymères filmogènes vinyliques peuvent résulter de la polymérisation de monomères
à insaturation éthylénique ayant au moins un groupement acide et/ou des esters de
ces monomères acides et/ou des amides de ces monomères acides.
[0132] Comme monomère porteur de groupement acide, on peut utiliser des acides carboxyliques
insaturés α,β-éthyléniques tels que l'acide acrylique, l'acide méthacrylique, l'acide
crotonique, l'acide maléique, l'acide itaconique. On utilise de préférence l'acide.
(méth)acrylique et l'acide crotonique, et plus préférentiellement l'acide (méth)acrylique.
[0133] Les esters de monomères acides sont avantageusement choisis parmi les esters de l'acide
(méth)acrylique (encore appelé les (méth)acrylates), notamment des (méth)acrylates
d'alkyle, en particulier d'alkyle en C
1-C
30, de préférence en C
1-C
20, des (méth)acrylates d'aryle, en particulier d'aryle en C
6-C
10, des (méth)acrylates d'hydroxyalkyle, en particulier d'hydroxyalkyle en C
2-C
6 .
Parmi les (méth)acrylates d'alkyle, on peut citer le méthacrylate de méthyle, le méthacrylate
d'éthyle, le méthacrylate de butyle, le méthacrylate d'isobutyle, le méthacrylate
d'éthyl-2 hexyle, le méthacrylate de lauryle, le méthacrylate de cyclohexyle.
Parmi les (méth)acrylates d'hydroxyalkyle, on peut citer l'acrylate d'hydroxyéthyle,
l'acrylate de 2-hydroxypropyle, le méthacrylate d'hydroxyéthyle, le méthacrylate de
2-hydroxypropyle.
Parmi les (méth)acrylates d'aryle, on peut citer l'acrylate de benzyle et l'acrylate
de phényle.
Les esters de l'acide (méth)acrylique particulièrement préférés sont les (méth)acrylates
d'alkyle.
[0134] Selon la présente invention, le groupement alkyle des esters peut être soit fluoré,
soit perfluoré, c'est-à-dire qu'une partie ou la totalité des atomes d'hydrogène du
groupement alkyle sont substitués par des atomes de fluor.
[0135] Comme amides des monomères acides, on peut par exemple citer les (méth)acrylamides,
et notamment les N-alkyl (méth)acrylamides, en particulier d'alkyl en C
2-C
12. Parmi les N-alkyl (méth)acrylamides, on peut citer le N-éthyl acrylamide, le N-t-butyl
acrylamide, le N-t-octyl acrylamide et le N-undécylacrylamide.
[0136] Les polymères filmogènes vinyliques peuvent également résulter de l'homopolymérisation
ou de la copolymérisation de monomères choisis parmi les esters vinyliques et les
monomères styrèniques. En particulier, ces monomères peuvent être polymérisés avec
des monomères acides et/ou leurs esters et/ou leurs amides, tels que ceux mentionnés
précédemment.
Comme exemple d'esters vinyliques, on peut citer l'acétate de vinyle, le néodécanoate
de vinyle, le pivalate de vinyle, le benzoate de vinyle et le t-butyl benzoate de
vinyle.
Comme monomères styrèniques, on peut citer le styrène et l'alpha-méthyl styrène.
[0137] Il est possible d'utiliser tout monomère connu de l'homme du métier entrant dans
les catégories de monomères acryliques et vinyliques (y compris les monomères modifiés
par une chaîne siliconée).
[0138] Parmi les polycondensats filmogènes, on peut citer les polyuréthanes, les polyesters,
les polyesters amides, les polyamides, et les résines époxyesters, les polyurées.
[0139] Les polyuréthanes peuvent être choisis parmi les polyuréthanes anioniques, cationiques,
non-ioniques ou amphotères, les polyuréthanes-acryliques, les polyuréthanes-polyvinylpirrolidones,
les polyester-polyuréthanes, les polyétherpolyuréthanes, les polyurées, les polyurée-polyuréthanes,
et leurs mélanges.
[0140] Les polyesters peuvent être obtenus, de façon connue, par polycondensation d'acides
dicarboxyliques avec des polyols, notamment des diols.
L'acide dicarboxylique peut être aliphatique, alicyclique ou aromatique. On peut citer
comme exemple de tels acides : l'acide oxalique, l'acide malonique, l'acide diméthylmalonique,
l'acide succinique, l'acide glutarique, l'acide adipique, l'acide pimélique, l'acide
2,2-diméthylglutarique, l'acide azélaïque, l'acide subérique, l'acide sébacique, l'acide
fumarique, l'acide maléique, l'acide itaconique, l'acide phtalique, l'acide dodécanedioïque,
l'acide 1,3-cyclohexanedicarboxylique, l'acide 1,4-cyclohexa-nedicarboxylique, l'acide
isophtalique, l'acide téréphtalique, l'acide 2,5-norborane dicarboxylique, l'acide
diglycolique, l'acide thiodipropionique, l'acide 2,5-naphtalènedicarboxylique, l'acide
2,6-naphtalènedicarboxylique. Ces monomères acide dicarboxylique peuvent être utilisés
seuls ou en combinaison d'au moins deux monomères acide dicarboxylique. Parmi ces
monomères, on choisit préférentiellement l'acide phtalique, l'acide isophtalique,
l'acide téréphtalique.
[0141] Le diol peut être choisi parmi les diols aliphatiques, alicycliques, aromatiques.
On utilise de préférence un diol choisi parmi : l'éthylène glycol, le diéthylène glycol,
le triéthylène glycol, le 1,3-propanediol, le cyclohexane diméthanol, le 4-butanediol.
Comme autres polyols, on peut utiliser le glycérol, le pentaérythritol, le sorbitol,
le triméthylol propane.
[0142] Les polyesters amides peuvent être obtenus de manière analogue aux polyesters, par
polycondensation de diacides avec des diamines ou des amino alcools. Comme diamine,
on peut utiliser l'éthylènediamine, l'hexaméthylènediamine, la méta- ou para-phénylènediamine.
Comme aminoalcool, on peut utiliser la monoéthanolamine.
[0143] Le polyester peut en outre comprendre au moins un monomère portant au moins un groupement
-SO
3M, avec M représentant un atome d'hydrogène, un ion ammonium NH
4+ ou un ion métallique, comme par exemple un ion Na
+, Li
+, K+, Mg
2+, Ca
2+, Cu
2+, Fe
2+, Fe
3+. On peut utiliser notamment un monomère aromatique bifonctionnel comportant un tel
groupement -SO
3M
[0144] Le noyau aromatique du monomère aromatique bifonctionnel portant en outre un groupement
-SO
3M tel que décrit ci-dessus peut être choisi par exemple parmi les noyaux benzène,
naphtalène, anthracène, diphényl, oxydiphényl, sulfonyldiphényl, méthylènediphényl.
On peut citer comme exemple de monomère aromatique bifonctionnel portant en outre
un groupement -SO
3M : l'acide sulfoisophtalique, l'acide sulfotéréphtalique, l'acide sulfophtalique,
l'acide 4-sulfonaphtalène-2,7-dicarboxylique.
On préfère utiliser des copolymères à base d'isophtalate/sulfoisophtalate, et plus
particulièrement des copolymères obtenus par condensation de di-éthylèneglycol, cyclohexane
di-méthanol, acide isophtalique, acide sulfoisophtalique. De tels polymères sont vendus
par exemple sous le nom de marque Eastman AQ® par la société Eastman Chemical Products.
[0145] Les polymères d'origine naturelle, éventuellement modifiés, peuvent être choisis
parmi la résine shellac, la gomme de sandaraque, les dammars, les élémis, les copals,
les polymères cellulosiques, et leurs mélanges.
[0146] Selon un premier mode de réalisation de la composition selon l'invention, le polymère
filmogène peut être présent sous la forme de particules en dispersion aqueuse, connue
généralement sous le nom de latex ou pseudolatex. Les techniques de préparation de
ces dispersions sont bien connues de l'homme du métier.
[0147] Comme dispersion aqueuse de polymère filmogène, on peut utiliser les dispersions
acryliques vendues sous les dénominations NEOCRYL XK-90®, NEOCRYL A-1070®, NEOCRYL
A-1090®, NEOCRYL BT-62®, NEOCRYL A-10790®, NEOCRYL A-523® par la société AVECIA-NEORESINS,
DOW LATEX 432® par la société DOW CHEMICAL, DAITOSOL 5000 AD® par la société DAITO
KASEY KOGYO; ou ben encore les dispersions aqueuses de polyuréthane vendues sous les
dénominations NEOREZ R-981®, NEOREZ R-974® par la société AVECIA-NEORESINS, les AVALURE
UR-405®, AVALURE UR-410®, AVALURE UR-425 ®, AVALURE UR-450®, SANCURE 875®, SANCURE
861®, SANCURE 878®, SANCURE 2060® par la société GOODRICH, IMPRANIL 85® par la société
BAYER, AQUAMERE H-1511® par la société HYDROMER.
[0148] Comme dispersion aqueuse de polymère filmogène, on peut également utiliser les dispersions
de polymères résultant de la polymérisation radicalaire d'un ou plusieurs monomères
radicalaires à l'intérieur et/ou partiellement en surface, de particules préexistantes
d'au moins un polymère choisi dans le groupe constitué par les polyuréthanes, les
polyurées, les polyesters, les polyesteramides et/ou les alkydes. Ces polymères sont
généralement appelés polymères hybrides.
[0149] Selon une deuxième variante de réalisation de la composition selon l'invention, le
polymère filmogène peut être un polymère hydrosoluble et est donc présent dans la
phase aqueuse de la composition sous forme solubilisée. Comme exemples de polymères
filmogènes hydrosolubles, on peut citer
- les protéines comme les protéines d'origine végétale telles que les protéines de blé,
de soja ; les protéines d'origine animale tels que les kératines, par exemples les
hydrolysats de kératine et les kératines sulfoniques ;
- les polymères de chitine ou de chitosane anioniques, cationiques, amphotères ou non-ioniques
;
- les polymères de cellulose tels que l'hydroxyéthylcellulose, l'hydroxypropylcellulose,
la méthylcellulose, l'éthylhydroxyéthylcellulose, la carboxyméthylcellulose, ainsi
que les dérivés quaternisés de la cellulose;
- les polymères ou copolymères acryliques, tels que les polyacrylates ou les polyméthacrylates
;
- les polymères vinyliques, comme les polyvinylpyrrolidones, les copolymères de l'éther
méthylvinylique et de l'anhydride malique, le copolymère de l'acétate de vinyle et
de l'acide crotonique, les copolymères de vinylpyrrolidone et d'acétate de vinyle
; les copolymères de vinylpyrrolidone et de caprolactame ; l'alcool polyvinylique
;
- les polymères d'origine naturelle, éventuellement modifiés, tels que :
. les gommes arabiques, la gomme de guar, les dérivés du xanthane, la gomme de karaya
;
. les alginates et les carraghénanes ;
. les glycoaminoglycanes, l'acide hyaluronique et ses dérivés ;
. la résine shellac, la gomme de sandaraque, les dammars, les élémis, les copals ;
. l'acide désoxyribonucléïque ;
. les muccopolysaccharides tels que l'acide hyaluronique, les chondroïtines sulfate,
et leurs mélanges.
[0150] Selon une autre variante de réalisation de la composition selon l'invention, le polymère
filmogène peut être présent dans une phase grasse liquide comprenant des huiles ou
solvants organiques tels que ceux décrits précédemment. Par "phase grasse liquide",
on entend, au sens de l'invention, une phase grasse liquide à température ambiante
(25°C) et pression atmosphérique (760 mm de Hg, soit 105 Pa), composée d'un ou plusieurs
corps gras liquides à température ambiante, appelés aussi huiles, généralement compatibles
entre eux.
De préférence, la phase grasse liquide comprend une huile volatile, éventuellement
en mélange avec une huile non volatile, les huiles pouvant être choisies parmi les
huiles citées précédemment.
[0151] Selon un troisième mode de réalisation de la composition selon l'invention, le polymère
filmogène peut être présent sous forme de particules, stabilisées en surface, dispersées
dans la phase grasse liquide.
[0152] La dispersion de particules de polymère stabilisées en surface peut être fabriquée
comme décrit dans le document EP-A-749747.
[0153] Les particules de polymère sont stabilisées en surface grâce à un stabilisant qui
peut être un polymère séquence, un polymère greffé, et/ou un polymère statistique,
seul ou en mélange.
[0154] Des dispersions de polymère filmogène dans la phase grasse liquide, en présence d'agent
stabilisants, sont notamment décrites dans les documents EP-A-749746, EP-A-923928,
EP-A-930060 dont le contenu est incorporé à titre de référence dans la présente demande.
[0155] La taille des particules de polymères en dispersion soit dans la phase aqueuse, soit
dans la phase grasse liquide, peut aller de 5 nm à 600 nm, et de préférence de 20
nm à 300 nm.
[0156] Selon un quatrième mode de réalisation de la composition selon l'invention, le polymère
filmogène peut être solubilisé dans la phase grasse liquide, on dit alors que le polymère
filmogène est un polymère liposoluble.
A titre d'exemple de polymère liposoluble, on peut citer les copolymères d'ester vinylique
(le groupe vinylique étant directement relié à l'atome d'oxygène du groupe ester et
l'ester vinylique ayant un radical hydrocarboné saturé, linéaire ou ramifié, de 1
à 19 atomes de carbone, lié au carbonyle du groupe ester ) et d'au moins un autre
monomère qui peut être un ester vinylique (différent de l'ester vinylique déjà présent),
une α-oléfine (ayant de 8 à 28 atomes de carbone), un alkylvinyléther (dont le groupe
alkyl comporte de 2 à 18 atomes de carbone), ou un ester allylique ou méthallylique
(ayant un radical hydrocarboné saturé, linéaire ou ramifié, de 1 à 19 atomes de carbone,
lié au carbonyle du groupe ester).
[0157] Ces copolymères peuvent être réticulés à l'aide de réticulants qui peuvent être soit
du type vinylique, soit du type allylique ou méthallylique, tels que le tétraallyloxyéthane,
le divinylbenzène, l'octanedioate de divinyle, le dodécanedioate de divinyle, et l'octadécanedioate
de divinyle.
[0158] Comme exemples de ces copolymères, on peut citer les copolymères : acétate de vinyle/stéarate
d'allyle, l'acétate de vinyle/laurate de vinyle, acétate de vinyle/stéarate de vinyle,
acétate de vinyle/octadécène, acétate de vinyle/octadécylvinyléther, propionate de
vinyle/laurate d'allyle, propionate de vinyle/laurate de vinyle, stéarate de vinyle/octadécène-1,
acétate de vinyle/dodécène-1, stéarate de vinyle/éthylvinyléther, propionate de vinyle/cétyl
vinyle éther, stéarate de vinyle/acétate d'allyle, diméthyl-2, 2 octanoate de vinyle/laurate
de vinyle, diméthyl-2, 2 pentanoate d'allyle/laurate de vinyle, diméthyl propionate
de vinyle/stéarate de vinyle, diméthyl propionate d'allyle/stéarate de vinyle, propionate
de vinyle/stéarate de vinyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, diméthyl propionate
de vinyle/laurate de vinyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, acétate de vinyle/octadécyl
vinyl éther, réticulé avec 0,2 % de tétraallyloxyéthane, acétate de vinyle/stéarate
d'allyle, réticulé avec 0,2 % de divinyl benzène, acétate de vinyle/octadécène-1 réticulé
avec 0,2 % de divinyl benzène et propionate d'allyle/stéarate d'allyle réticulé avec
0,2 % de divinyl benzène.
[0159] Comme polymères filmogènes liposolubles, on peut également citer les homopolymères
liposolubles, et en particulier ceux résultant de l'homopolymérisation d'esters vinyliques
ayant de 9 à 22 atomes de carbone ou d'acrylates ou de méthacrylates d'alkyle, les
radicaux alkyles ayant de 10 à 20 atomes de carbone.
[0160] De tels homopolymères liposolubles peuvent être choisis parmi le polystéarate de
vinyle, le polystéarate de vinyle réticulé à l'aide de divinylbenzène, de diallyléther
ou de phtalate de diallyle, le poly(méth)acrylate de stéaryle, le polylaurate de vinyle,
le poly(méth)acrylate de lauryle, ces poly(méth)acrylates pouvant être réticulés à
l'aide de diméthacrylate de l'éthylène glycol ou de tétraéthylène glycol.
[0161] Les copolymères et homopolymères liposolubles définis précédemment sont connus et
notamment décrits dans la demande FR-A-2232303 ; ils peuvent avoir un poids moléculaire
moyen en poids allant de 2.000 à 500.000 et de préférence de 4.000 à 200.000.
[0162] Comme polymères filmogènes liposolubles utilisables dans l'invention, on peut également
citer les polyalkylènes et notamment les copolymères d'alcènes en C
2-C
20, comme le polybutène, les alkylcelluloses avec un radical alkyle linéaire ou ramifié,
saturé ou non en C
1 à C
8 comme l'éthylcellulose et la propylcellulose, les copolymères de la vinylpyrolidone
(VP) et notamment les copolymères de la vinylpyrrolidone et d'alcène en C
2 à C
40 et mieux en C
3 à C
20. A titre d'exemple de copolymère de VP utilisable dans l'invention, on peut citer
le copolymère de VP/acétate vinyle, VP/méthacrylate d'éthyle, la polyvinylpyrolidone
(PVP) butylée, VP/méthacrylate d'éthyle/acide méthacrylique, VP/eicosène, VP/hexadécène,
VP/triacontène, VP/styrène, VP/acide acrylique/méthacrylate de lauryle.
[0163] La composition selon l'invention peut comprendre un agent auxiliaire de filmification
favorisant la formation d'un film avec le polymère filmogène. Un tel agent de filmification
peut être choisi parmi tous les composés connus de l'homme du métier comme étant susceptibles
de remplir la fonction recherchée, et notamment être choisi parmi les agents plastifiants
et les agents de coalescence.
[0164] La composition selon l'invention peut comprendre une cire.
[0165] Un objet de l'invention est donc une composition comprenant, dans un milieu physiologiquement
acceptable, des fibres rigides sensiblement rectilignes et une cire, la composition
présentant un comportement plastique thixotrope.
[0166] Par "cire", on entend au sens de la présente invention, un composé gras lipophile,
solide à température ambiante (25°C) et pression atmosphérique (760 mm de Hg, soit
105 Pa), à changement d'état solide/liquide réversible, ayant une température de fusion
supérieure à 30°C et mieux supérieure à 55 °C et pouvant aller jusqu'à 200° C, notamment
jusqu'à 120 °C.
En portant la cire à sa température de fusion, il est possible de la rendre miscible
aux huiles et de former un mélange homogène microscopiquement, mais en ramenant la
température du mélange à la température ambiante, on obtient une recristallisation
de la cire dans les huiles du mélange.
[0167] Les valeurs de point de fusion correspondent, selon l'invention, au pic de fusion
mesurée à l'aide d'un calorimètre à balayage différentiel (D.S.C.), par exemple le
calorimètre vendu sous la dénomination DSC 30 par la société METLER , avec une montée
en température de 5 ou 10 °C par minute.
[0168] Les cires, au sens de l'invention, sont celles généralement utilisées dans les domaines
cosmétique et dermatologique . On peut notamment citer la cire d'abeilles, la cire
de lanoline, et les cires d'insectes de Chine; la cire de riz, la cire de Carnauba,
la cire de Candellila, la cire d'Ouricury, la cire de fibres de liège, la cire de
canne à sucre, la cire du Japon et la cire de sumac; la cire de montan, les cires
microcristallines, les cires de paraffine, les ozokérites, la cire de cérésine, la
cire de lignite, les cires de polyéthylène, les cires obtenues par la synthèse de
Fisher-Tropsch, les esters d'acides gras et les glycérides concrets à 40°C et mieux
à plus de 55°C.
On peut aussi citer les cires obtenues par hydrogénation catalytique d'huiles animales
ou végétales ayant des chaînes grasses, linéaires ou ramifiées, en C8-C32. Parmi celles-ci,
on peut notamment citer l'huile de jojoba hydrogénée, l'huile de tournesol hydrogénée,
l'huile de ricin hydrogénée, l'huile de coprah hydrogénée et l'huile de lanoline hydrogénée.
On peut encore citer les cires de silicone ou les cires fluorées.
On peut utiliser un mélange des cires décrites précédemment.
[0169] Les cires présentes dans la composition peuvent être dispersées sous forme de particules
dans un milieu aqueux. Ces particules peuvent avoir une taille moyenne allant de 50
nm à 50 µm, et de préférence allant de 50 nm à 10 µm, et mieux allant de 50 nm à 3,5
µm.
En particulier, la cire peut être présente sous forme d'émulsion cires-dans-eau, les
cires pouvant être sous forme de particules de taille moyenne allant de 1 µm à 50
µm, de préférence allant de 1 µm à 50 µm, et mieux allant de 1 µm à 5 µm.
Dans un autre mode de réalisation de la composition selon l'invention, la cire peut
être présente sous forme de microdispersion de cire, la cire étant sous forme de particules
dont la taille moyenne est inférieure à 1 µm, et va notamment de 50 nm à 500 nm. Des
microdispersions de cires sont décrites dans les documents EP-A-557196, EP-A-1048282.
[0170] La cire peut également présenter une dureté allant de 0,05 MPa à 15 MPa, et de préférence
allant de 6 MPa à 15 MPa . La dureté est déterminée par la mesure de la force en compression
mesurée à 20 °C à l'aide du texturomètre vendu sous la dénomination TA-XT2i par la
société RHEO, équipé d'un cylindre en inox d'un diamètre de 2 mm se déplaçant à la
vitesse de mesure de 0,1 mm/s, et pénétrant dans la cire à une profondeur de pénétration
de 0,3 mm. Pour effectuer la mesure de dureté, la cire est fondue à une température
égale au point de fusion de la cire + 20 °C. La cire fondue est coulée dans un récipient
de 30 mm de diamètre et de 20 mm de profondeur. La cire est recristallisée à température
ambiante (25 °C) pendant 24 heures, puis la cire est conservée pendant au moins 1
heure à 20 °C avant d'effectuer la mesure de dureté. La valeur de la dureté est la
force de compression mesurée divisée par la surface du cylindre du texturomètre en
contact avec la cire.
[0171] La cire peut être présente dans la composition selon l'invention en une teneur allant
de 0,1 % à 50 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence
de 0,5 % à 30 % en poids, et mieux de 1 % à 20 % en poids.
[0172] La composition selon l'invention peut comprendre au moins un composé gras pâteux
à température ambiante. Par "corps gras pâteux" au sens de l'invention, on entend
des corps gras ayant un point de fusion allant de 25 à 60°C, de préférence de 30 à
45°C et/ou une dureté allant de 0,001 à 0,5 MPa, de préférence de 0,005 à 0,4 MPa.
Les valeurs de point de fusion correspondent au point de fusion mesuré à l'aide d'un
calorimètre à balayage différentiel (D. S. C), tel que le calorimètre vendu sous la
dénomination DSC 2920 par la société TA Instruments, avec une montée en température
de 5 ou 10°C par minute. (Le point de fusion considéré est le point correspondant
à la température du pic le plus endotherme du thermogramme).
La dureté est mesurée selon une méthode de pénétration d'une sonde dans un échantillon
de composé et en particulier à l'aide d'un analyseur de texture (par exemple le TA-XT2i
de chez Rhéo) équipé d'un cylindre en inox de 2 mm de diamètre. La mesure de dureté
est effectuée à 20°C au centre de 5 échantillons. Le cylindre est introduit dans chaque
échantillon à une pré-vitesse de 1mm/s puis à une vitesse de mesure de 0,1 mm/s, la
profondeur de pénétration étant de 0,3 mm. La valeur relevée de la dureté est celle
du pic maximum de la force appliquée.
[0173] De préférence, ces corps gras sont des composés hydrocarbonés, éventuellement de
type polymérique ; ils peuvent également être choisis parmi les composés siliconés
et/ou fluorés ; ils peuvent aussi se présenter sous forme d'un mélange de composés
hydrocarbonés et/ou siliconés et/ou fluorés. Dans le cas d'un mélange de différents
corps gras pâteux, on utilise de préférence les composés pâteux hydrocarbonés (contenant
principalement des atomes de carbone et d'hydrogène et éventuellement des groupements
ester), en proportion majoritaire.
[0174] Parmi les composés pâteux susceptibles d'être utilisés dans la composition selon
l'invention, on peut citer les lanolines et les dérivés de lanoline comme les lanolines
acétylées ou les lanolines oxypropylènées ou le lanolate d'isopropyle, ayant une viscosité
de 18 à 21 Pa.s, de préférence 19 à 20,5 Pa.s, et/ou un point de fusion de 30 à 55°C
et leurs mélanges. On peut également utiliser des esters d'acides ou d'alcools gras,
notamment ceux ayant 20 à 65 atomes de carbone (point de fusion de l'ordre de 20 à
35°C et/ou viscosité à 40 °C allant de 0,1 à 40 Pa.s) comme le citrate de tri-isostéaryle
ou de cétyle ; le propionate d'arachidyle ; le polylaurate de vinyle ; les esters
du cholestérol comme les triglycérides d'origine végétale tels que les huiles végétales
hydrogénées, les polyesters visqueux comme l'acide poly(12-hydroxystéarique) et leurs
mélanges. Comme triglycérides d'origine végétale, on peut utiliser les dérivés d'huile
de ricin hydrogénée, tels que le "THIXINR" de Rhéox.
[0175] On peut aussi citer les corps gras pâteux siliconés tels que les polydiméthylsiloxanes
(PDMS) ayant des chaînes pendantes du type alkyle ou alcoxy ayant de 8 à 24 atomes
de carbone, et un point de fusion de 20-55°C, comme les stearyl dimethicones notamment
ceux vendus par la société Dow Corning sous les noms commerciaux de DC2503 et DC25514,
et leurs mélanges.
[0176] Le corps gras pâteux peut être présent dans la composition selon l'invention en une
teneur allant de 0 à 60% (notamment 0,01 % à 60 %) en poids, par rapport au poids
total de la composition, de préférence allant de 0,5 à 45 % en poids, et mieux allant
de 2 % à 30 % en poids, dans la composition.
[0177] La composition selon l'invention peut contenir des agents tensioactifs émulsionnants
présents notamment en une proportion allant de 2 à 30 % en poids par rapport au poids
total de la composition, et mieux de 5 % à 15 %. Ces agents tensioactifs peuvent être
choisis parmi des agents tensioactifs anioniques, non ioniques, ou amphotères. On
peut se reporter au document « Encyclopedia of Chemical Technology, KIRK-OTHMER »,
volume 22, p.333-432, 3ème édition, 1979, WILEY, pour la définition des propriétés
et des fonctions (émulsionnant) des tensioactifs, en particulier p.347-377 de cette
référence, pour les tensioactifs anioniques et non-ioniques.
[0178] Les tensioactifs utilisés préférentiellement dans la composition selon l'invention
sont choisis :
- parmi les tensioactifs non-ioniques : les acides gras, les alcools gras, les alcools
gras polyéthoxylés ou polyglycérolés tels que des alcools stéarylique ou cétylstéarylique
polyéthoxylés, les esters d'acide gras et de saccharose, les esters d'alkyl glucose,
en particulier les esters gras de C1-C6 alkyl glucose polyoxyéthylénés, les mono-, di-, tri- ou sesqui-oléates ou stéarates
de sorbitol ou de glycérol, les laurates de glycérol ou de polyéthylène glycol ; les
alkyl ou alkoxy diméthicones copolyols à chaîne alkyle ou alkoxy pendante ou en bout
de squelette siliconé ayant par exemple de 6 à 22 atomes de carbone, les esters d'acides
gras de polyéthylène glycol (monostéarate ou monolaurate de polyéthylène glycol) ;
les esters d'acides gras (stéarate, oléate) de sorbitol polyoxyéthylénés ; les alkyl
(lauryl, cétyl, stéaryl, octyl) éthers polyoxyéthylénés et les diméthicones copolyols,
et leurs mélanges.
- parmi les tensioactifs anioniques : les acides gras en C16-C30 neutralisés par les amines, l'ammoniaque ou les sels alcalins, et leurs mélanges.
[0179] On utilise de préférence des tensioactifs permettant l'obtention d'émulsion huile-dans-eau
ou cire-dans-eau.
[0180] La composition peut comprendre des fibres courtes additionnelles, différentes des
fibres rigides décrites précédemment et ayant notamment une longueur inférieure à
0,8 mm , notament allant de 0,1 mm à 0,5 mm.
[0181] Les fibres courtes peuvent être choisies parmi les fibres de soie, de coton, de laine,
de lin, de cellulose extraites notamment du bois, des légumes ou des algues, de polyamide
(Nylon® ), de cellulose modifiée (rayonne, viscose, acétate notamment d'acétate de
rayonne), en acrylique notamment de polyméthacrylate de méthyle ou de poly 2-hydroxyéthyl
méthacrylate; de polyoléfine et notamment de polyéthylène ou de polypropylène, de
Téflon® , de collagène insoluble, de polyesters, de polychlorure de vinyle ou de vinylidène,
d'alcool polyvinylique, de polyacrylonitrile, de chitosane, de polyuréthane, de polyéthylène
phtalate,.
[0182] La composition selon l'invention peut également comprendre une matière colorante
comme les matières colorantes pulvérulentes, les colorants liposolubles, les colorants
hydrosolubles. Cette matière colorante peut être présente en une teneur allant de
0,01 % à 30 % en poids, par rapport au poids total de la composition.
[0183] Les matières colorantes pulvérulentes peuvent être choisies parmi les pigments et
les nacres.
[0184] Les pigments peuvent être blancs ou colorés, minéraux et/ou organiques, enrobés ou
non. On peut citer, parmi les pigments minéraux, le dioxyde de titane, éventuellement
traité en surface, les oxydes de zirconium, de zinc ou de cérium, ainsi que les oxydes
de fer ou de chrome, le violet de manganèse, le bleu outremer, l'hydrate de chrome
et le bleu ferrique. Parmi les pigments organiques, on peut citer le noir de carbone,
les pigments de type D & C, et les laques à base de carmin de cochenille, de baryum,
strontium, calcium, aluminium.
[0185] Les nacres peuvent être choisies parmi les pigments nacrés blancs tels que le mica
recouvert de titane ou d'oxychlorure de bismuth, les pigments nacrés colorés tels
que le mica titane avec des oxydes de fer, le mica titane avec notamment du bleu ferrique
ou de l'oxyde de chrome, le mica titane avec un pigment organique du type précité
ainsi que les pigments nacrés à base d'oxychlorure de bismuth.
[0186] Les colorants liposolubles sont par exemple le rouge Soudan, le D&C Red 17, le D&C
Green 6, le β-carotène, l'huile de soja, le brun Soudan, le D&C Yellow 11, le D&C
Violet 2, le D&C orange 5, le jaune quinoléine, le rocou. Les colorants hydrosolubles
sont par exemple le jus de betterave, le bleu de méthylène.
[0187] La composition selon l'invention peut comprendre en outre des charges. Par charges,
il faut comprendre des particules de toute forme, incolores ou blanches, minérales
ou de synthèse, insolubles dans le milieu de la composition quelle que soit la température
à laquelle la composition est fabriquée. Ces charges servent notamment à modifier
la rhéologie ou la texture de la composition.
[0188] Les charges peuvent être minérales ou organiques de toute forme, plaquettaires, sphériques
ou oblongues, quelle que soit la forme cristallographique ( par exemple feuillet,
cubique, hexagonale, orthorombique, etc) . On peut citer le talc, le mica, la silice,
le kaolin, les poudres de polyamide (Nylon®) (Orgasol® de chez Atochem), de poly-β-alanine
et de polyéthylène, les poudres de polymères de tétrafluoroéthylène (Téflon®), la
lauroyl-lysine, l'amidon, le nitrure de bore, les microsphères creuses polymériques
telles que celles de chlorure de polyvinylidène/acrylonitrile comme l'Expancel® (Nobel
Industrie), de copolymères d'acide acrylique (Polytrap® de la société Dow Corning)
et les microbilles de résine de silicone (Tospearls® de Toshiba, par exemple), les
particules de polyorganosiloxanes élastomères, les microbilles de polyméthacrylate
de méthyle, le carbonate de calcium précipité, le carbonate et l'hydro-carbonate de
magnésium, l'hydroxyapatite, les microsphères de silice creuses (Silica Beads® de
Maprecos), les microcapsules de verre ou de céramique, les savons métalliques dérivés
d'acides organiques carboxyliques ayant de 8 à 22 atomes de carbone, de préférence
de 12 à 18 atomes de carbone, par exemple le stéarate de zinc, de magnésium ou de
lithium, le laurate de zinc, le myristate de magnésium.
[0189] Les charges peuvent être présentes à raison de 0,01 à 30 % en poids, et de préférence
0,5 % à 15 % en poids.
[0190] La composition de l'invention peut comprendre, en outre, tout additif usuellement
utilisé en cosmétique tels que les antioxydants, les conservateurs, les parfums, les
neutralisants, les actifs cosmétiques ou dermatologiques comme par exemple des émollients,
des hydratants, des vitamines, des filtres solaires, et leurs mélanges. Ces additifs
peuvent être présents dans la composition en une teneur allant de 0,01 à 20% du poids
total de la composition et mieux allant de 0,01 à 10%.
[0191] Bien entendu l'homme du métier veillera à choisir les éventuels additifs complémentaires
et/ou leur quantité de telle manière que les propriétés avantageuses de la composition
selon l'invention ne soient pas ou substantiellement pas, altérées par l'adjonction
envisagée.
[0192] La composition selon l'invention peut être fabriquée par les procédés connus, généralement
utilisés dans le domaine cosmétique ou dermatologique.
[0193] L'invention est illustrée plus en détail dans les exemples suivants.
Exemple 1 :
[0194] On a préparé un mascara ayant la composition suivante :
- Fibres de polyimide-amide de 2 mm de longueur vendue sous la dénomination KERMEL TECH
par la société Rhodia 0,63 g
- Saponite (Veegum DGT de la société Vanderbilt) 2,63 g
- Polyuréthane associatif (Ser Ad FX 1100 de la société Servo) 2 g
- Sulfopolyester (AQ 55 S de la société Eastman Chemical) 3 g
- Cire d'abeille 8 g
- Copolymère polyvinylpyrrolidone/1-eicosène (Antaron V 220F de la société ISP) 3
g
- Microbille de copolymère de méthacrylate de méthyle/diméthacrylate d'éthylèneglycol 4
g
- Fibres de polyamide 0,3 mm de long et 0,9 Dtex de la société Paul Bonte 2 g
- Propylène glycol 8 g
- Oxyde de fer noir 8 g
- Conservateurs qs
- Eau qsp 100 g
[0195] Ce mascara a le profil rhéologique suivant :
- consistance initiale Gi* égale à 10 000 Pa
- élasticité initiale δi égale à 26 °
- seuil d'écoulement τc égal à 100 Pa ;
- reprise en thixotropie, après un cisaillement continu de 1000 s-1, pendant une minute égale à 32 % après 1 minute de repos et égale à 84,5 % après
30 minutes de repos.
[0196] Les fibres rigides de polyimide-amide sont dispersées de façon homogène dans le mascara.
Ce dernier s'applique facilement sur les cils et permet d'obtenir un allongement optimal
des cils, les fibres rigides étant fixées dans le prolongement gement optimal des
cils, les fibres rigides étant fixées dans le prolongement des cils.
Exemple 2 :
[0197] On prépare un mascara ayant la composition suivante :
- Fibres de polyimide-amide de 2 mm de longueur vendues sous la dénomination KERMEL
TECH par la société Rhodia 1 g
- Hectorite modifiée par le chlorure de di-stéaryl diméthyl ammonium vendu sous la dénomination
Bentone 38V par la société Elementis 11 g
- Carbonate de propylène 2 g
- Copolymère acétate de vinyle/stéarate d'allyle (65/35) (Mexomère PQ de CHIMEX) 4,5
g
- Polylaurate de vinyle (Mexomère PP de CHIMEX) 1,5 g
- Oxyde de fer noir 7 g
- Conservateur qs
- Isododécane qsp 100 g
[0198] Le mascara obtenu a un comportement plastique thixotrope ; il s'applique facilement
sur les cils et confère à ces derniers un effet d'allongement homogène et situé dans
le prolongement des cils.
Exemple 3 :
[0199] On prépare un mascara ayant la composition suivante :
- Fibres de polyimide-amide de 2 mm de longueur vendues sous la dénomination KERMEL
TECH par la société Rhodia 1 g
- Hectorite modifiée par le chlorure de di-stéaryl diméthyl ammonium vendu sous la dénomination
Bentone 38V par la société Elementis 11 g
- Carbonate de propylène 2 g
- Cire de carnauba 8 g
- Oxyde de fer noir 7 g
- Conservateur qs
- Isododécane qsp 100 g
[0200] Le mascara obtenu a un comportement plastique thixotrope ; il s'applique facilement
sur les cils et confère à ces derniers un effet d'allongement homogène et situé dans
le prolongement des cils.
1. Composition comprenant, dans un milieu physiologiquement acceptable, des fibres rigides
sensiblement rectilignes et au moins un composé choisi parmi un polymère filmogène
et/ou une cire, la composition présentant un comportement plastique thixotrope.
2. Composition selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'au moins 50 % en nombre, de préférence au moins 75 % en nombre, et mieux au moins
90 % en nombre des fibres sont telles que l'angle formé entre la tangente à l'axe
central longitudinal de la fibre à l'une des extrémités de la fibre et la droite reliant
ladite extrémité au point sur l'axe central longitudinal de la fibre correspondant
à la moitié de la longueur de la fibre soit inférieur à 15 ° et l'angle formé entre
la tangente à l'axe central longitudinal de la fibre en un point situé à mi-longueur
de la fibre et la droite reliant l'une des extrémités au point sur l'axe central longitudinal
de la fibre correspondant à la moitié de la longueur de fibre soit inférieur ou égal
à 15 °, pour une même longueur de fibre allant de 0,8 mm à 5 mm, de préférence allant
de 1 mm à 4 mm, de préférence allant de 1 mm à 3 mm, et mieux de 2 mm.
3. Composition selon la revendication 2, caractérisée par le fait que ledit angle est inférieur ou égal à 10°, de préférence inférieur ou égal à 5°.
4. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les fibres ont une longueur (L) allant de 0,8 mm à 5 mm , de préférence allant de
1 mm à 4 mm, et préférentiellement allant de 1 mm à 3 mm.
5. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les fibres ont une section comprise dans un cercle de diamètre (D) allant de de 2
nm à 500 µm, de préférence allant de 100 nm à 100 µm, et préférentiellement allant
de 1 µm à 50 µm.
6. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les fibres ont un facteur de forme (L/D) allant de 3,5 à 2 500, de préférence de
5 à 500, et mieux de 5 à 150.
7. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les fibres ont un titre allant de 0,15 à 30 deniers, et de préférence allant de 0,18
à 18 deniers.
8. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les fibres rigides sensiblement rectilignes sont des fibres d'un polymère synthétique
choisi parmi les polyesters, les polyuréthanes, les polymères acryliques, les polyoléfines,
les polyamides.
9. Composition selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que les fibres rigides ne comprennent pas plusieurs couches altérnées de polymères ayant
des indices de réfraction différents.
10. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les fibres rigides sensiblement rectilignes sont des fibres de polyimide-amide aromatique.
11. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisée par le fait que les fibres rigides sensiblement rectilignes sont des fibres de polyimide-amide aromatique,
ledit polyimide-amide aromatique comprenant un motif récurrent de formule (1) :

éventuellement, en outre, un motif récurrent de formule (II) :
-NH-R-NH-CO-R
2-CO- (II)
éventuellement, en outre, un motif récurrent de formule (III) :

éventuellement, en outre, un motif récurrent de formule (IV) :
12. Composition selon la revendication 11,
caractérisée par le fait que R
1 reprsente : un groupe

un groupe

ou un groupe
14. Composition selon l'une quelconque des revendications 11 à 13,
caractérisée par le fait que R
2 est un groupe de formule :
15. Composition selon l'une quelconque des revendications 11 à 14,
caractérisée par le fait que R
3 est choisi parmi les groupes de formule :
16. Composition selon l'une quelconque des revendications 11 à 15,
caractérisée par le fait que le polyimide-amide est obtenu par polymérisation du tolyulène diisocyanate et de
l'anhydride triméllitique et comprend des motifs répétitifs de formule :
17. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que les fibres rigides sensiblement rectilignes sont présentes en une teneur allant de
0,01 % à 10 % en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence
allant de 0,1 % à 5 % en poids, et préférentiellement allant de 0,3 % à 3 % en poids.
18. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle a une consistance initiale G*j allant de 1 x 102 Pa à 1 x 105 Pa, de préférence allant de 5 x 102 Pa à 5 x 104 Pa, et mieux allant de 6 x 102 Pa à 9 x 103 Pa, mesurée sous une contrainte sinusoïdale à une fréquence de 1 Hz.
19. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle a une élasticité initiale δi allant de 1 ° à 45 °, et mieux allant de 10° à 35°.
20. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle a un seuil d'écoulement τc allant de 10 Pa à 3500 Pa, et de préférence allant de 20 Pa à 1000 Pa.
21. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend un agent épaisissant thixotrope.
22. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la composition comprend un milieux aqueux.
23. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend de l'eau et éventuellement un solvant organique hydrophile.
24. Composition selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que le solvant organique hydrophile est choisi parmi les monoalcools ayant de 2 à 5 atomes
de carbone, les polyols ayant de 2 à 8 atomes de carbone, les cétones en C3-C4, les aldéhydes en C2-C4.
25. Composition selon la revendication 23 ou 24, caractérisée par le fait que l'eau ou le mélange d'eau et de solvant organique hydrophile est présent en une teneur
allant de 0,1 % à 90 % en poids, par rapport au poids total de la composition, et
de préférence de 0,1 % à 60 % en poids.
26. Composition selon l'une des revendications 21 à 25, caractérisée par le fait que l'agent épaississant thixotrope est un épaississant thixotrope de milieu aqueux choisi
parmi les argiles hydrophiles, la gomme de carraghénane, la silice pyrogénée hydrophile.
27. Composition selon la revendication 26, caractérisée par le fait que l'argile hydrophile est choisie dans le groupe formé par les argiles de la famille
des smectites, des vermiculites, de la stévensite, des chlorites.
28. Composition selon la revendication 26 ou 27, caractérisée par le fait que l'argile hydrophile est choisie dans le groupe formé par les montmorillonites, les
hectorites, les bentonites, la beidellite, les saponites.
29. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend une phase grasse liquide.
30. Composition selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que la phase grasse liquide comprend un corps gras choisi parmi les huiles, les solvants
organiques, et leurs mélanges.
31. Composition selon la revendication 29 ou 30, caractérisée par le fait qu'elle comprend une huile choisie parmi les huiles d'origine minérale, animale, végétale
ou synthétique, carbonées, hydrocarbonées, fluorées et/ou siliconées, seules ou en
mélange.
32. Composition selon l'une quelconque des revendications 29 à 31, caractérisée par le fait que la phase grasse liquide représente de 0,1 % à 98 % en poids, par rapport au poids
total de la composition, et de préférence de 1 à 80 % en poids.
33. Composition selon l'une quelconque des revendications 29à 32, caractérisée par le fait qu'elle comprend au moins une huile volatile ou un solvant organique volatile.
34. Composition selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que l'huile volatile est choisie parmi l'octaméthyl cyclotétrasiloxane, le décaméthyl
cyclopentasiloxane, le dodécaméthyl cyclohexasiloxane, l'heptaméthyl hexyltrisiloxane,
l'heptaméthyloctyl trisiloxane, l'hexaméthyl disiloxane, l'octaméthyl trisiloxane,
le décaméthyl tétrasiloxane, le dodécaméthyl pentasiloxane, les alcanes ramifiés en
C8-C16.
35. Composition selon la revendication 33 ou 34, caractérisée par le fait que l'huile volatile est présente en une teneur allant de 0,1 % à 98 % en poids, par
rapport au poids total de la composition, de préférence de 1 % à 65 % en poids.
36. Composition selon l'une quelconque des revendications 29 à 35, caractérisée par le fait qu'elle comprend une huile non volatile.
37. Composition selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que l'huile non volatile est présente en une teneur allant de 0,1 % à 80 % en poids,
de préférence de 0,1 % à 50 % en poids, par rapport au poids total de la composition,
et mieux de 0,1 % à 20 % en poids.
38. Composition selon l'une quelconque des revendications 21 et 29 à 37, caractérisée par le fait que l'agent épaississant thixotrope est un épaississant thixotrope de milieu huileux.
39. Composition selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que l'agent épaississant thixotrope de milieu huileux est choisi parmi les argiles organophiles,
les silices pyrogénées hydrophobes, les organopolysiloxanes élastomériques.
40. Composition selon l'une quelconque des revendications 21, 26 à 28, 38, 39, caractérisée par le fait que l'agent épaississant thixotrope est présent en une teneur allant de 0,5 % à 15 %
en poids, par rapport au poids total de la composition, de préférence allant de 1
% à 15 % en poids, préférentiellement allant de 2 % à 10 % en poids, et plus préférentiellement
allant de 2 % à 8 % en poids.
41. Composition selon l'une quelconque des revendications 21 à 40, caractérisée par le fait qu'elle comprend un agent épaississant additionnel.
42. Composition selon l'une quelconque des revendications 21 à 41, caractérisée par le fait qu'elle comprend un agent épaississant hydrophile additionnel.
43. Composition selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que l'agent thixotrope additionnel est un polyuréthane associatif.
44. Composition selon l'une quelconque des revendications 21 à 43, caractérisée par le fait qu'elle comprend un agent épaississant lipophile additionnel.
45. Composition selon l'une quelconque des revendications 41 à 44, caractérisée par le fait que l'agent épaississant additionnel est présent en une teneur allant de 0,1 % à 5 %
en poids, par rapport au poids total de la composition, et de préférence allant de
0,1 % à 3 % en poids.
46. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le polymère filmogène est choisi dans le groupe formé par les polymères vinyliques,
les polymères acryliques, les polyuréthanes, les polyesters, les polyamides, les polyurées,
les polymères cellulosiques.
47. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le polymère filmogène est présent sous forme de particules en dispersion aqueuse.
48. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que le polymère filmogène est présent en une teneur en matières sèches de polymère allant
de 0,1 % à 60 % en poids par rapport au poids total de la composition, de préférence
de 0,5 % à 40 % en poids, et mieux de 1 % à 30 % en poids.
49. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la cire a une une température de fusion supérieure à 30°C et allant jusqu'à 120°
C.
50. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la cire est choisie parmi la cire d'abeilles, la cire de lanoline, et les cires d'insectes
de Chine; la cire de riz, la cire de Carnauba, la cire de Candellila, la cire d'Ouricury,
la cire de fibres de liège, la cire de canne à sucre, la cire du Japon et la cire
de sumac; la cire de montan, les cires microcristallines, les cires de paraffine,
les ozokérites, la cire de cérésine, la cire de lignite, les cires de polyéthylène,
les cires obtenues par la synthèse de Fisher-Tropsch, les esters d'acides gras et
les glycérides concrets à 40°C, les cires obtenues par hydrogénation catalytique d'huiles
animales ou végétales ayant des chaînes grasses, linéaires ou ramifiées, en C8-C32,
les cires de silicone, les cires fluorées, et leur mélange.
51. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la cire a une dureté allant de 0,05 MPa à 15 MPa.
52. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait que la cire est présente en une teneur allant de 0,1 % à 50 % en poids, par rapport au
poids total de la composition, de préférence de 0,5 % à 30 % en poids, et mieux de
1 % à 20 % en poids.
53. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend un corps gras pâteux.
54. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend un tensioactif.
55. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend des fibres courtes additionnelles, différentes des fibres rigides, et
ayant une longueur inférieure à 0,8 mm , de préférence allant de 0,1 mm à 0,5 mm.
56. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend une matière colorante.
57. Composition selon la revendication précédente, caractérisée par le fait que la matière colorante est choisie parmi les pigments, les nacres, les colorants liposolubles,
les colorants hydrosolubles.
58. Composition selon la revendication 53 ou 54, caractérisée par le fait que la matière colorante est présente en une teneur allant de 0,01 % à 30 % en poids,
par rapport au poids total de la composition.
59. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend une charge.
60. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle comprend un additif cosmétique choisi parmi les antioxydants, les conservateurs,
les parfums, les neutralisants, les émollients, les hydratants, les vitamines, les
filtres solaires, les agents plastifiants, les agents de coalescence.
61. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle est sous la forme de composition de revêtement des cils, de produit pour sourcils,
d'eye-liner, de produit pour les lèvres, de fard à joues ou à paupières, de fond de
teint, de produit de maquillage du corps, de produit anti-cernes, de vernis à ongles,
de produit de soin de la peau.
62. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle est une composition de soin ou de maquillage des fibres kératiniques.
63. Composition selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée par le fait qu'elle est un mascara.
64. Procédé cosmétique de maquillage et de soin des matières kératiniques comprenant l'application
sur les matières kératiniques d'une composition selon l'une quelconque des revendications
précédentes.
65. Procédé cosmétique de maquillage et de soin des cils comprenant l'application sur
les cils d'une composition selon l'une quelconque des revendications 1 à 60 et 62
ou 63.
66. Utilisation de fibres rigides, sensiblement rectilignes, dans une composition comprenant,
dans un milieu physiologiquement acceptable, au moins un polymère filmogène et/ou
au moins une cire, la composition ayant un comportement plastique thixotrope, pour
obtenir un dépôt, notamment un maquillage, homogène sur les matières kératiniques.
67. Utilisation d'un mascara comprenant une composition selon l'une quelconque des revendications
1 à 60, pour obtenir un allongement dans le prolongement des cils et/ou pour mimer
le prolongement des cils.
68. Utilisation de fibres rigides, sensiblement rectilignes, dans une composition comprenant,
dans un milieu physiologiquement acceptable, au moins un polymère filmogène et/ou
au moins une cire, la composition ayant un comportement plastique thixotrope, pour
obtenir un allongement dans le prolongement des cils et/ou pour mimer le prolongement
des cils.