[0001] La présente invention concerne un procédé de réglage de la course d'une presse-plieuse
comportant un tablier fixe portant une matrice, un tablier mobile portant un poinçon,
des moyens de déplacement du tablier mobile, lesdits moyens de déplacement s'appuyant
sur des montants solidaires du tablier fixe, des règles de mesure pour mesurer le
déplacement (d) du tablier mobile par rapport aux montants, au moins un capteur mesurant
un paramètre physique (p) variant en fonction de la force exercée par ledit poinçon
sur une pièce d'épaisseur nominale (e) devant être pliée à un angle de consigne α
c, placée sur ladite matrice, et un dispositif électronique de commande commandant
le déplacement du tablier mobile entre un point mort haut et un point mort bas (BDC),
pourvu de moyens d'acquisition des mesures du déplacement (d) et du paramètre physique
(p), et de moyens de calcul pour corriger la valeur dudit point mort bas en fonction
des mesures dudit déplacement (d) et dudit paramètre physique (p).
[0002] Le brevet CH 686119 du déposant décrit une presse-plieuse de ce type. Lors du pliage
d'une tôle, la force subie par les montants d'une presse sous l'effet de la poussée
des vérins provoque une flexion des montants qui peut se traduire par une déformation
du cadre, jusqu'à 1-2 mm. Cette flexion modifie la profondeur de pénétration du poinçon
dans la matrice, ce qui crée une erreur de l'angle de pliage obtenu sur la pièce à
plier. Dans le procédé de réglage selon CH 686119, on détermine, à l'aide de capteurs
de pression, la force subie par chacun des montants sous l'action des moyens de déplacement
du tablier mobile, on compare chacune des valeurs obtenues avec un diagramme prédéterminé
établissant la relation entre la force subie par le montant respectif et la flexion
du montant, et l'on augmente la course du coulisseau, de façon à compenser les déformations
de la presse.
[0003] Un autre paramètre susceptible d'engendrer une erreur de l'angle de pliage est la
variabilité de l'épaisseur de la pièce traitée. L'épaisseur nominale de la pièce est
un des paramètres introduits dans l'électronique de commande de la presse-plieuse
lors du réglage initial de la course.
[0004] Pour que la valeur réelle α
r de l'angle de pliage ne s'écarte pas de la valeur de consigne α
c, l'épaisseur réelle e
r de la tôle doit être prise en compte à chaque opération de pliage. En effet, les
fabricants de tôle d'acier fournissent des tôles dont l'épaisseur réelle présente
des variations pouvant aller jusqu'à ± 10 % de la valeur nominale (e) de l'épaisseur.
Si une tôle d'épaisseur nominale de 2 mm doit, par exemple, être pliée à 90° dans
une ouverture en V de 12 mm, une variation de l'épaisseur de 10 % induira, si elle
n'est pas corrigée, une variation de l'angle de pliage de 2°; sans correction appropriée,
l'angle de pliage pourrait varier entre 88° et 92°.
[0005] La demande de brevet JP 02030327 propose de déterminer l'épaisseur réelle de la pièce
à plier par la détection concomitante de l'augmentation de la pression hydraulique
par un premier capteur et de la position du poinçon par un deuxième capteur.
[0006] Les demandes de brevet JP 051138254, JP 10052800 et JP 09136116 proposent de déterminer
l'épaisseur de la pièce à plier en détectant une variation de vitesse de descente
du tablier mobile se produisant au moment où le poinçon entre en contact avec cette
pièce.
[0007] Le brevet US 4,550,586 propose de déterminer l'épaisseur de la pièce à plier en détectant
la perte de contact de cette pièce avec des capteurs placés à la surface du tablier
fixe, la perte de contact faisant suite au début du processus de pliage.
[0008] Un autre problème qui se pose lors d'un processus de pliage est la compensation de
l'effet de ressort, c'est-à-dire le retour élastique de la pièce pliée à un angle
de pliage légèrement inférieur, lorsque la pression du poinçon est relâchée. A cause
de cet effet, la valeur maximale de l'angle instantané de pliage sous charge α
max doit être supérieure à la valeur de consigne α
c de l'angle de pliage désiré après relâchement de la pièce pliée. Il est connu dans
l'état de la technique de déterminer empiriquement une différence moyenne (α
max - α
c) et d'appliquer la correction correspondante de la course de manière constante au
cours d'une série de pliages répétitifs. Toutefois, ce type de procédé ne tient pas
compte de la variabilité du matériau à traiter, notamment des variations d'épaisseur
de la tôle et de son module d'élasticité, lequel peut varier en fonction du sens de
laminage. Les variations de ces paramètres modifient l'amplitude de l'effet de ressort
d'une pièce à l'autre, de sorte qu'une correction constante n'est pas suffisante.
[0009] Pour tenir compte des variations de ces paramètres, le brevet US 4,408,471 propose
d'enregistrer la variation de la force exercée par le poinçon sur la pièce en fonction
de son déplacement, de déduire le module d'élasticité de la pièce de la pente de la
portion rectiligne initiale de la courbe force/déplacement et, sur la base d'une modélisation
du comportement de la pièce dans la zone de déformation plastique, de déduire par
extrapolation de cette courbe le point de déplacement maximal du poinçon qui induira,
après retour élastique, un angle de pliage ayant la valeur de consigne α
c. Ce procédé présente l'avantage de tenir compte du module d'élasticité réel de la
pièce en train d'être pliée. Toutefois, selon la valeur de l'angle de consigne, le
modèle à utiliser pour calculer le déplacement maximum du poinçon n'est pas le même.
La justesse de la correction du point mort bas dépend donc de l'adéquation du modèle
choisi comme approximation du comportement de la pièce réelle.
[0010] Le brevet US 4,511,976 décrit un procédé dans lequel un dispositif électronique de
commande enregistre la variation de l'angle θ entre la tôle et le dessus de la matrice,
mesuré par un capteur de position qui suit la déformation de la tôle, disposé sur
le tablier fixe, et la variation de la force d'appui du poinçon. La partie initiale
linéaire de la courbe F/θ permet de calculer le module d'élasticité de l'échantillon
et, par extrapolation de la courbe dans la zone de déformation plastique, le dispositif
de commande calcule l'angle maximum de pliage nécessaire pour obtenir la valeur de
consigne de l'angle de pliage en l'absence de charge. Toutefois, l'expérience montre
que la mesure de l'angle θ est peu précise et peu fiable, les capteurs couramment
utilisés pour ce type de mesure se déréglant peu à peu, et devant être réétalonnés
pour chaque matrice.
[0011] Le but de la présente invention est de proposer un procédé de réglage de la course
d'une presse-plieuse qui compense l'effet de retour élastique de la pièce, sans présenter
les inconvénients des procédés antérieurs.
[0012] Ce but est atteint par un procédé du type défini d'entrée dans lequel la différence
d'épaisseur entre l'épaisseur réelle (e
r) de la pièce et l'épaisseur nominale (e) de la pièce est calculée en comparant la
position réelle du déplacement du poinçon à laquelle se produit une variation prédéterminée
Δp du paramètre physique (p) avec la position théorique dudit déplacement où cette
variation Δp devrait se produire, dans lequel le dispositif électronique de commande
traite les mesures dudit déplacement (d) et dudit paramètre physique (p), pendant
la phase de déformation plastique de la pièce en cours de pliage, de façon à les comparer
et de déterminer leurs écarts avec les données enregistrées lors d'une opération de
pliage de référence ayant permis d'obtenir la valeur de consigne α
c de l'angle de pliage après relâchement de la force exercée par le poinçon et de déterminer
une valeur de référence de la correction d'effet de ressort, et dans lequel le dispositif
électronique de commande calcule une correction du point mort bas en fonction de ladite
correction de référence de l'effet de ressort et desdits écarts avec les données de
l'enregistrement de référence.
[0013] Plus particulièrement, selon l'invention, la comparaison avec l'enregistrement de
référence est effectuée en calculant l'angle instantané de pliage α sous charge de
la pièce, en fonction de la variation dudit déplacement (d) qui suit ladite variation
Δp du paramètre physique, en tenant compte de ladite différence d'épaisseur (e
r - e) et des paramètres géométriques du poinçon et de la matrice. La force d'appui
(F) du poinçon sur la pièce est calculée au moyen de la valeur du paramètre physique
(p), la succession de valeurs du couple angle instantané de pliage/force d'appui (α,
F) est acquise et comparée à une courbe de référence (α, F)
réf préenregistrée lors d'une opération de pliage de référence ayant permis d'obtenir
la valeur de consigne α
c de l'angle de pliage après relâchement de la force exercée par le poinçon, et le
dispositif électronique de commande calcule une correction du point mort bas en fonction
de l'écart entre les couples (α, F) et la courbe de référence (α, F)
réf.
[0014] Les signaux représentatifs du déplacement (d) et du paramètre physique (p) sont mesurés,
digitalisés et acquis en tant que séries de valeurs ponctuelles de deux paramètres
(p, d) ou (α, F). Cependant, pour faciliter la compréhension de la description de
l'invention, ils seront représentés par la suite graphiquement sous forme de courbes
continues selon les méthodes habituelles de la géométrie analytique. L'homme du métier
comprendra aisément que l'expression "courbe de référence" est employée ici par facilité
de langage pour désigner une succession de valeurs de paramètres enregistrées sous
forme digitalisée. Les méthodes numériques de calcul équivalant à la détermination
graphique de l'écart entre deux courbes tracées dans un système d'axes de coordonnées
sont également suffisamment familières à l'homme du métier pour qu'il ne soit pas
nécessaire de les rappeler ici.
[0015] En utilisant comme paramètres enregistrés en vue des calculs de correction le déplacement
du tablier mobile et un paramètre directement représentatif de la force d'appui du
poinçon sur la pièce, le procédé selon l'invention évite l'emploi de dispositifs de
mesure d'angles peu fiables.
[0016] En utilisant comme données pour effectuer la correction du point mort bas un enregistrement
précédent du pliage d'un échantillon réel de la même pièce, le procédé selon l'invention
évite les erreurs dues à l'emploi de modèles théoriques inappropriés.
[0017] De préférence, dans la comparaison des forces d'appui (F), on tient compte de la
longueur réelle sur laquelle la pièce est pliée.
[0018] Les mesures simultanées du déplacement du tablier mobile et de la variation du paramètre
physique (p) permettant de déterminer la différence entre l'épaisseur réelle de la
pièce en cours de pliage et la valeur nominale de cette épaisseur, le dispositif de
commande effectue de préférence une deuxième correction du point mort bas en tenant
compte de la différence d'épaisseur ainsi déterminée.
[0019] Selon une variante d'exécution de cette deuxième correction, pour en améliorer la
précision, la vitesse du mouvement de déplacement est réduite à une vitesse d'acquisition
de mesure (vam), inférieure à la vitesse de pliage (VP) prédéterminée, lorsque le
poinçon est à une distance prédéterminée du niveau théorique de pincement de la tôle,
cette distance étant supérieure à la tolérance d'épaisseur Δe de fabrication de ladite
tôle, et la vitesse du mouvement de déplacement augmente à nouveau jusqu'à ladite
vitesse de pliage après détection de la variation prédéterminée Δp dudit paramètre
physique (p).
[0020] Enfin, la variation du paramètre physique (p) permet de déterminer les contraintes
mécaniques auxquelles est soumis le bâti de la presse, et donc sa déformation, et
ce sur la base de données relatives à l'outil lui-même, stockées en mémoire. Cette
mesure des contraintes peut être utilisée pour calculer une troisième correction,
représentative de la déformation de la presse elle-même sous l'effet de ces contraintes.
[0021] D'autres particularités et avantages de la présente invention apparaîtront dans la
description ci-dessous d'un mode d'exécution, en se référant aux figures qui l'accompagnent,
parmi lesquelles :
- la figure 1 est une vue schématique illustrant l'effet d'une variation d'épaisseur
d'une tôle sur le point de contact poinçon-tôle;
- la figure 2 est une vue schématique de face d'une presse-plieuse munie de capteurs
de pression et d'une électronique de commande;
- la figure 3 montre deux courbes, illustrant simultanément la descente du poinçon et
la variation du paramètre (p) en fonction du déplacement de ce poinçon;
- la figure 4 montre deux courbes représentant la variation de la force d'appui F du
poinçon en fonction de l'angle de pliage, dans un système d'axes de coordonnées (α,
F);
- la figure 5 est une vue partielle de deux courbes représentant la variation de la
force d'appui du poinçon en fonction de l'angle de pliage dans un système d'axes de
coordonnées (α, F).
[0022] La presse-plieuse représentée à la figure 2 comporte un tablier mobile 1 supportant
un poinçon 2 et un tablier fixe 3 supportant une matrice 4. Le déplacement du tablier
mobile s'effectue à l'aide de deux vérins hydrauliques 5, 5', montés sur deux montants
respectifs 6, 6' solidaires du tablier inférieur. La machine est équipée de deux règles
de mesure 9 et 9', montées sur chacun de ses côtés, dans l'axe de pliage, permettant
de mesurer le déplacement du tablier mobile par rapport aux montants respectifs 6
et 6'. Le mouvement de pliage est commandé par un dispositif électronique de commande
7. Deux capteurs de pression 8 et 8' sont montés respectivement sur chacun des vérins
5, 5' de façon à détecter la pression à la partie supérieure de chacun d'eux. Le dispositif
de commande électronique est agencé de façon à traiter les signaux a1 et a2 issus
respectivement de chacun des capteurs de pression et de traiter également deux signaux
b1 et b2 issus des règles de mesure 9 et 9' et représentatifs des déplacements du
tablier mobile par rapport à chacun des montants 6 et 6'. On peut utiliser comme mesure
du déplacement (d) la moyenne des signaux b1 et b2 et comme mesure du paramètre (p)
la moyenne des signaux a1 et a2. Pour plus de précision, il est toutefois préférable
de traiter séparément les signaux b1 et a1 d'une part, les signaux b2 et a2 d'autre
part, en particulier pour tenir compte d'éventuels défauts d'homogénéité de la pièce
à plier, et d'effectuer des calculs de correction et des compensations de course du
tablier mobile séparément au niveau du montant gauche et du montant droit. L'homme
du métier comprendra aisément que la description qui suit illustre aussi bien les
calculs et compensations de course pour chacun des deux montants pris séparément,
leurs signaux respectifs faisant l'objet de traitements séparés, que les calculs et
compensations pour des signaux moyennés entre le montant gauche et le montant droit.
[0023] Pendant la descente du tablier mobile, tant que le poinçon n'est pas entré en contact
avec la tôle destinée à être pliée, la force d'appui est nulle. Elle peut être représentée
par la pression (p) mesurée par les capteurs 8, 8', laquelle présente une valeur initiale
qui peut être mesurée et mise à zéro par calcul. Après l'entrée en contact du poinçon
avec la tôle, la variation de la force d'appui est linéaire, pendant la déformation
élastique de la tôle. La pente de la partie linéaire de la courbe p/d ou de la courbe
F/α qu'on en dérive par transformation mathématique permet de calculer le module d'élasticité.
La position du tablier mobile à laquelle correspond le début de la variation du paramètre
physique (p) permet de calculer l'épaisseur réelle e
r de la tôle. Pour déterminer cette épaisseur réelle de manière plus précise, la descente
du tablier peut être commandée par le dispositif électronique de commande selon une
variante exposée ci-dessous et illustrée par la figure 3.
[0024] La figure 3 montre, sur un même diagramme, d'une part la vitesse de descente V du
tablier mobile, qui est préprogrammée, et, en même temps, la variation de la pression
hydraulique P mesurée au niveau des capteurs de pression 8, 8', en fonction du déplacement
(d). La descente s'effectue dans un premier temps à une vitesse d'approche élevée
V1, jusqu'à atteindre une distance prédéterminée par rapport au niveau où le poinçon
vient théoriquement pincer la tôle, dite distance de sécurité ds. A ce moment, la
vitesse est diminuée, par exemple jusqu'à une vitesse proche de la vitesse de pliage
VP, cette dernière étant imposée par la composition et l'épaisseur nominale de la
tôle ainsi que par les caractéristiques du pliage souhaité, angle de pliage et profil
d'outil. Cette vitesse peut être typiquement de l'ordre de 10 mm/s. Si l'on désigne
l'épaisseur nominale de la tôle par e, la tolérance sur l'épaisseur par Δe, l'épaisseur
réelle e
r de la tôle sera comprise dans l'intervalle e ± Δe. Lorsque le poinçon se trouve à
une distance du niveau théorique de pincement, dite distance d'acquisition de mesure,
dam, légèrement supérieure à Δe, la vitesse de descente est réduite à une vitesse
d'acquisition de mesure, vam, qui est de l'ordre du 1/2 au 1/10 de la vitesse de pliage
VP, soit typiquement 1 mm/s - 5 mm/s.
[0025] Pendant toute la descente, les capteurs de pression 8 et 8' mesurent la pression
hydraulique P au niveau de chacun des vérins 5 et 5' et le dispositif de commande
7 l'enregistre et la traite. La variation de la pression est représentée (en unités
arbitraires) sur la figure 3. La réduction de la vitesse de descente du tablier mobile,
de la vitesse d'approche V1 à la vitesse de pliage VP, s'accompagne d'une légère augmentation
de pression concomitante dp1, non significative en ce qui concerne le pliage. La valeur
de la pression pr atteinte alors, pendant la phase de descente à la vitesse de pliage
et avant l'entrée en contact avec la tôle, est considérée comme valeur de référence
de ce paramètre. Un cycle de mesure de l'ensemble capteurs + dispositif électronique
de commande dure environ 10 ms : de la sorte, pendant que le tablier descend à une
vitesse de pliage VP de l'ordre de 10 mm/s, une mesure de la pression est effectuée
tous les 0,1 mm; lorsque la vitesse de descente est réduite à une vitesse d'acquisition
de mesure vam de 1 mm/s, une mesure de la pression est effectuée tous les 0,01 mm.
Le dispositif est donc en mesure de déterminer de manière très précise le moment où
la pression P augmente à nouveau d'un montant Δp, représentatif de l'entrée en contact
du poinçon avec la face supérieure de la tôle. On peut choisir une valeur de Δp de
l'ordre de 1 bar. Cette entrée en contact peut se produire à n'importe quel point
situé entre les points représentatifs respectivement de tôles d'épaisseur e + Δe et
e - Δe. La comparaison du niveau d'entrée en contact avec le niveau théorique de pincement
détermine la différence entre épaisseur réelle et nominale de la tôle et le dispositif
de commande 7 recalcule immédiatement un point mort bas.
[0026] Une fois que le niveau du point réel d'entrée en contact du poinçon avec la tôle
est acquis, la descente du tablier mobile peut être poursuivie à la vitesse de pliage
VP.
[0027] Après l'entrée en contact, la pression mesurée au niveau des capteurs 8, 8' augmente
quasi linéairement jusqu'à atteindre une valeur PP, pression de pliage, qui peut atteindre
l'ordre de grandeur de 300 bars; au-delà se produit la déformation plastique de la
pièce, la courbe (d, P) s'incurve vers le bas, puis la pression P diminue légèrement
et linéairement. La valeur de la pression dans cette phase de déformation plastique
détermine la déformation des montants et autres parties fixes de la presse. Le dispositif
électronique de commande 7 compare la valeur de la pression pendant la déformation
plastique avec un abaque spécifique à cette presse-plieuse, enregistré en mémoire,
établissant la relation entre cette valeur, la déformation des parties fixes de la
presse et l'erreur de pénétration du poinçon qui en résulterait, en l'absence de correction.
La course du poinçon, c'est-à-dire la position du point mort bas (BDC) est corrigée
en conséquence.
[0029] La succession des valeurs (α, F) peut être représentée sous forme analogique par
la courbe 10 montrée en traits pleins sur la figure 4.
[0030] L'expérience montre que, dans la zone de déformation plastique, la courbe 10 devient
quasi linéaire au-delà de sa zone de courbure maximale 11, 12. La méthode de calcul
de la compensation de l'effet de ressort repose sur la comparaison de la courbe 10,
représentant les valeurs (α, F) calculées au fur et à mesure de l'avancement de l'opération
de pliage avec une courbe de référence 20, représentant les valeurs (α, F)
réf stockées en mémoire lors d'un pliage d'une tôle d'épaisseur nominale e et de longueur
L
réf. Cette courbe de référence 20, montrée en traits pointillés sur la figure 4, donne
notamment la valeur maximale de l'angle instantané sous charge (α)
max réf, ayant permis l'obtention de la valeur de consigne (α)
c après la phase de relâchement de la force d'appui exercée par le poinçon sur la pièce,
illustrée par le segment de droite 21.
[0031] L'expérience montre également que des courbes (α, F) enregistrées lors de pliages
répétitifs sont pratiquement parallèles les unes aux autres dans la partie quasi linéaire
de la zone de déformation plastique; en d'autres termes, elles présentent un écart
Δf ne variant pratiquement pas en fonction de α entre les points P
3 et P
4. La position des courbes (α, F) dans cette zone, au-dessus ou au-dessous de la courbe
de référence 20, dépend en particulier des écarts de la longueur réelle L des pièces
pliées avec la longueur L
réf, de l'épaisseur réelle et du module d'élasticité réel M de l'échantillon plié. On
peut noter que par unité de longueur de pièce pliée, la force et le module d'élasticité
sont liés par la relation

[0032] Le module d'élasticité pourrait également être déterminé à partir de la pente entre
deux points P1 et P2 de la partie linéaire de la courbe (α, F) correspondant à la
déformation élastique.
[0033] La figure 4 montre également que si l'on extrapolait la courbe 10, son intersection
avec la droite 21, représentative de l'effet de ressort, donne l'angle de pliage α
max sous contrainte pour l'échantillon en cours de pliage qui permet d'obtenir la valeur
de consigne α
c en l'absence de contrainte. α
max est supérieur à (α
max)
réf si la courbe de pliage est au-dessus de la courbe de référence; α
max est inférieur à (α
max)
réf dans le cas contraire.
[0034] Dans le procédé selon l'invention, les mesures (p, d) sont acquises, digitalisées
et transformées en couples (α, F) par le dispositif électronique de commande (7).
Le calcul de la correction de (α
max)
réf, c'est-à-dire (α
max)
réf - α
max, est effectué sans extrapolation graphique : une pluralité de valeurs de F entre
les points P
3 et P
4 obtenues comme indiqué ci-dessus sont d'abord corrigées d'un facteur L/L
réf. Puis, l'écart Δf entre la portion de courbe 10 située entre P
3 et P
4 et la courbe 20 est déterminé à partir des valeurs ainsi corrigées par une méthode
de moindres carrés. Ensuite, le dispositif électronique de commande calcule la valeur
corrigée de α
max à partir de (α
max)
réf et de Δf. On peut employer la relation:

[0035] L'angle γ entre la droite 21 et l'axe des abscisses est obtenu grâce à l'enregistrement
de la courbe de référence 20 et préprogrammé pour l'opération de pliage.
[0036] Enfin, le dispositif électronique de commande calcule la valeur corrigée du point
mort bas à partir des relations indiquées plus haut entre α, d et P.
[0037] L'homme du métier notera que ce calcul de correction du point mort bas est effectué
pendant le pliage, bien avant que le poinçon n'approche du point mort bas, sur la
base de mesures de couples (p, d) effectuées dans une plage du déplacement, à savoir
entre les points P
3 et P
4, qui est facile à déterminer. La correction du point mort bas qui compense la déformation
de la presse est effectuée simultanément. La correction qui compense les variations
d'épaisseur de la pièce est déjà effectuée à ce moment.
[0038] La courbe de référence peut être obtenue grâce à un premier essai de pliage tel qu'illustré
par la figure 5. La figure 5 représente la zone de déformation plastique de l'essai
destiné à fournir les valeurs de référence de la correction de l'effet de ressort.
Le pliage représenté par la courbe 200 est mené jusqu'à atteindre la valeur de consigne
de l'angle de pliage α
c, mais ce sous contrainte. Le poinçon est alors légèrement relevé, de sorte que l'angle
de pliage de la pièce rediminue sous l'effet de ressort. Ce processus est représenté
par le segment 201 qui coupe l'axe des abscisses en un point α1. La correction de
référence de l'effet de ressort est donc A = α
c - α
1. On fait alors redescendre le poinçon de façon à poursuivre le pliage de la pièce
jusqu'à un angle de pliage sous contrainte α
c + A. La force d'appui augmente suivant la courbe 202, d'abord linéairement, puis
selon un arc de courbe correspondant à la fin de la déformation plastique. Puis le
poinçon est à nouveau relevé et la force d'appui diminue selon le segment de droite
203; on vérifie que l'angle de pliage revient à la valeur α
c en l'absence de contrainte et que le segment 203 est parallèle au segment 201.
[0039] La figure 5 montre également un pliage ultérieur utilisant les données tirées du
pliage de référence. A un moment de la phase de déformation plastique de ce pliage,
représenté par le point P
5 de la courbe 100, on détermine l'ordonnée correspondante B de la courbe de référence
200 et la différence B' entre l'ordonnée du point P
5 et l'ordonnée correspondante B de la courbe de référence. Comme le montre la construction
géométrique de la figure 5, le supplément de correction d'effet de ressort A', dû
à l'écart B', se calcule par l'expression A' = (A/B) · B'. L'ensemble de la correction
angulaire d'effet de ressort applicable à l'opération de pliage illustrée par la courbe
100 est donc A + A'. L'électronique de commande convertit cette valeur en une correction
du point mort bas au moyen des expressions algébriques indiquées plus haut.
[0040] Si les pliages subséquents au pliage de référence sont effectués sur la même machine
et avec les mêmes outils, l'ensemble du traitement du signal peut être effectué en
comparant les couples (d, p) à une courbe (d, p)
réf enregistrée lors d'un premier pliage, c'est-à-dire une courbe similaire à la moitié
droite de la courbe (d, P) de la figure 3, sans opérer la transformation mathématique
(d, p) ↔ (α, F). Par contre, si la courbe de référence est enregistrée sur une première
machine, et les pliages suivants sont effectués sur une autre machine, cette transformation
est nécessaire pour pouvoir effectuer les comparaisons et corrections décrites ci-dessus.
[0041] La courbe de référence peut être une donnée stockée en mémoire, obtenue lors d'un
travail antérieur. Dans ce cas, lors de la programmation initiale du pliage, le dispositif
électronique de commande recherche en mémoire l'existence d'une courbe de référence
pour des paramètres de pliage et un matériau identiques. La recherche en mémoire porte
notamment sur l'angle de consigne α
c, la combinaison d'outils et les paramètres physiques du matériau (épaisseur, résistance
du matériau).
[0042] Un ensemble de courbes de référence peut constituer une base de données. Celle-ci
peut être accessible en ligne à une pluralité d'utilisateurs, soit sous forme d'une
base de données à accès public, soit dans le cadre d'un réseau privé.
[0043] L'utilisation d'une courbe de référence tirée d'une base de données économise un
essai sur une première pièce, ce qui est un avantage considérable dans le cas de petites
séries onéreuses.
1. Procédé de réglage de la course d'une presse-plieuse comportant un tablier mobile
(1) portant un poinçon (2), un tablier fixe (3) portant une matrice (4), des moyens
de déplacement (5, 5') du tablier mobile, lesdits moyens de déplacement s'appuyant
sur des montants (6, 6') solidaires du tablier fixe, des règles de mesure (9, 9')
pour la mesure du déplacement (d) du tablier mobile par rapport aux montants, au moins
un capteur (8, 8') mesurant un paramètre physique (p) variant en fonction de la force
exercée par ledit poinçon sur une pièce à plier placée sur ladite matrice, et un dispositif
électronique de commande (7) commandant le déplacement du tablier mobile entre un
point mort haut et un point mort bas (BDC), pourvu de moyens d'acquisition des mesures
du déplacement (d) et du paramètre physique (p), et de moyens de calcul pour corriger
la valeur du dit point mort bas en fonction des mesures du dit déplacement et du dit
paramètre physique, caractérisé en ce que la différence d'épaisseur entre l'épaisseur réelle de la pièce et l'épaisseur nominale
(e) de la pièce est calculée en comparant la position réelle du déplacement du poinçon
à laquelle se produit une variation prédéterminée Δp dudit paramètre physique (p)
avec la position théorique dudit déplacement où cette variation Δp devrait se produire,
en ce que le dispositif électronique de commande traite les mesures dudit déplacement (d) et
dudit paramètre physique (p), pendant la phase de déformation plastique de la pièce
en cours de pliage, de façon à les comparer et de déterminer leurs écarts avec les
données enregistrées lors d'une opération de pliage de référence ayant permis d'obtenir
la valeur de consigne αc de l'angle de pliage après relâchement de la force exercée par le poinçon et de déterminer
une valeur de référence de la correction d'effet de ressort, et en ce que le dispositif électronique de commande calcule une correction du point mort bas en
fonction de ladite correction de référence de l'effet de ressort et desdits écarts
avec les données de l'enregistrement de référence.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'angle instantané de pliage α sous charge de la pièce est calculé en fonction de
la variation dudit déplacement d, en tenant compte de ladite différence d'épaisseur
(er - e) et des paramètres géométriques du poinçon et de la matrice, que la force d'appui
(F) du poinçon sur la pièce est calculée au moyen de la valeur du paramètre physique
(p), que la succession des valeurs du couple de paramètres angle instantané de pliage/force
d'appui (α, F) est acquise et comparée à une courbe de référence (α, F)réf préenregistrée lors d'une opération de pliage du même matériau ayant permis d'obtenir
la valeur de consigne αc de l'angle de pliage après relâchement de la force exercée par le poinçon, et que
ledit dispositif électronique de commande (7) calcule une correction (A') de la valeur
maximale de l'angle instantané sous charge (αmax)réf déterminé lors du pliage de référence en fonction de l'écart entre le couple (α,
f) issu de la mesure et la courbe de référence (α, f)réf. dans la zone de déformation plastique.
3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que le dispositif électronique de commande (7) calcule une correction du point mort bas
(BDC) en fonction de ladite correction (A') de la valeur maximale de l'angle instantané
sous charge (αmax)réf.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le dispositif électronique de commande 7 calcule une deuxième correction du point
mort bas (BDC) tenant compte de ladite différence d'épaisseur entre l'épaisseur réelle
de la pièce et l'épaisseur nominale (e) de la pièce.
5. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la vitesse du mouvement de déplacement du tablier mobile est réduite à une vitesse
d'acquisition de mesure (vam), inférieure à une vitesse de pliage (VP) prédéterminée,
lorsque le poinçon est à une distance prédéterminée du niveau théorique de pincement
de la tôle supérieure à la tolérance d'épaisseur Δe de fabrication due ladite tôle,
et que la vitesse du mouvement de déplacement augmente jusqu'à ladite vitesse de pliage
après détection de ladite variation prédéterminée Δp dudit paramètre physique (p).
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que le dispositif électronique de commande (7) compare les valeurs mesurées dudit paramètre
physique (p) avec un abaque préenregistré établissant la relation entre ledit paramètre
physique et la déformation des parties fixes de la presse et calcule une troisième
correction du point mort bas (BDC) en tenant compte de ladite déformation.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ledit paramètre physique est la contrainte mécanique qu'un vérin exerce sur le tablier
mobile mesuré à ce niveau par une jauge de contrainte.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 mis en oeuvre dans une presse-plieuse
dont les moyens de déplacement comportent deux vérins hydrauliques associés respectivement
à l'un des deux montants et un capteur (8, 8') de pression associé à chaque vérin,
caractérisé en ce que ledit paramètre physique est la moyenne entre les pressions hydrauliques mesurées
par lesdits capteurs (8, 8').
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 mis en oeuvre dans une presse-plieuse
dont les moyens de déplacement comportent deux vérins hydrauliques associés respectivement
à l'un des deux montants et un capteur (8, 8') de pression associé à chaque vérin,
caractérisé en ce que le réglage de la course est effectué pour chaque montant, indépendemment de l'autre,
et que ledit paramètre physique est la pression mesurée respectivement par chacun
desdits capteurs (8, 8').
1. Verfahren zur Regelung des Hubs einer Abkantpresse, umfassend eine bewegliche Wange
(1), die einen Stempel (2) trägt, eine feste Wange (3), die eine Matrize (4) trägt,
Mittel (5, 5') zur Bewegung der beweglichen Wange, wobei sich die Bewegungsmittel
auf Pfosten (6, 6') stützen, die mit der festen Wange fest verbunden sind, Messlineale
(9, 9') zur Messung der Bewegung (d) der beweglichen Wange in Bezug auf die Pfosten,
mindestens einen Fühler (8, 8'), der einen physikalischen Parameter (p) misst, der
in Abhängigkeit von der Kraft schwankt, die vom Stempel auf ein zu biegendes Werkstück
ausgeübt wird, das auf der Matrize angeordnet ist, und eine elektronische Steuervorrichtung
(7), welche die Bewegung der beweglichen Wange zwischen einem oberen Totpunkt und
einem unteren Totpunkt (BDC) steuert und versehen ist mit Mitteln zur Erfassung der
Messwerte der Bewegung (d) und des physikalischen Parameters (p) und mit Berechnungsmitteln
zur Korrektur des Wertes des unteren Totpunkts in Abhängigkeit von den Messwerten
der genannten Bewegung und des genannten physikalischen Parameters, dadurch gekennzeichnet, dass die Dickendifferenz zwischen der realen Dicke des Werkstücks und der Nenndicke (e)
des Werkstücks berechnet wird, indem die reale Position der Bewegung des Stempels,
in der es zu einer vorbestimmten Veränderung Δp des physikalischen Parameters (p)
kommt, mit der theoretischen Position der genannten Bewegung verglichen wird, in der
es zu dieser Veränderung Δp kommen sollte, dass die elektronische Steuervorrichtung
die Messwerte der Bewegung (d) und des physikalischen Parameters (p) während der Phase
der plastischen Verformung des gerade gebogenen Werkstücks verarbeitet, um sie zu
vergleichen und ihre Abweichungen von den Daten zu bestimmen, die bei einem Referenzbiegevorgang
aufgezeichnet wurden, der es ermöglichte, den Sollwert αc des Biegewinkels nach dem Aufheben der durch den Stempel ausgeübten Kraft zu erhalten
und einen Referenzwert für die Korrektur der Federkraft zu bestimmen, und dass die
elektronische Steuervorrichtung in Abhängigkeit von der Referenzkorrektur der Federkraft
und den Abweichungen von den Daten der Referenzaufzeichnung eine Korrektur des unteren
Totpunkts berechnet.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der momentane Biegewinkel α unter Belastung des Werkstücks in Abhängigkeit von der
Veränderung der Bewegung d berechnet wird, indem die Dickendifferenz (er - e) und die geometrischen Parameter des Stempels und der Matrize berücksichtigt
werden, dass der Auflagedruck (F) des Stempels auf dem Werkstück mit Hilfe des Werts
des physikalischen Parameters (p) berechnet wird, dass die Aufeinanderfolge der Werte
des Parameterpaares momentaner Biegewinkel / Auflagedruck (α, F) erfasst und mit einer
Referenzkurve (α, F)ref verglichen wird, die bei einem Biegevorgang mit dem gleichen Material voraufgezeichnet
wurde, der es ermöglichte, den Sollwert αc des Biegewinkels nach dem Aufheben der durch den Stempel ausgeübten Kraft zu erhalten,
und dass die elektronische Steuervorrichtung (7) eine Korrektur (A') des maximalen
Werts des momentanen Winkels unter Belastung (αmax)ref berechnet, der bei der Referenzbiegung bestimmt wurde, und zwar in Abhängigkeit von
der Abweichung zwischen dem aus der Messung hervorgegangenen Paar (α, f) und der Referenzkurve
(α, f)ref im Bereich der plastischen Verformung.
3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die elektronische Steuervorrichtung (7) in Abhängigkeit von der Korrektur (A') des
maximalen Werts des momentanen Winkels unter Belastung (αmax)ref eine Korrektur des unteren Totpunkts (BDC) berechnet.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die elektronische Steuervorrichtung 7 eine zweite Korrektur des unteren Totpunkts
(BDC) berechnet, bei der die Dickendifferenz zwischen der realen Dicke des Werkstücks
und der Nenndicke (e) des Werkstücks berücksichtigt wird.
5. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Geschwindigkeit der Bewegung der beweglichen Wange auf eine Messwerterfassungsgeschwindigkeit
(vam) reduziert wird, die kleiner ist als eine vorbestimmte Biegegeschwindigkeit (VP),
wenn sich der Stempel in einer vorbestimmten Entfernung von der theoretischen Höhe
des Einklemmens des Blechs befindet, die größer ist als die Dickentoleranz Δe für
die Herstellung des Blechs, und dass die Bewegungsgeschwindigkeit nach dem Nachweis
der vorbestimmten Änderung Δp des physikalischen Parameters (p) wieder bis auf die
Biegegeschwindigkeit erhöht wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die elektronische Steuervorrichtung (7) die Messwerte des physikalischen Parameters
(p) mit einer voraufgezeichneten Rechentafel vergleicht, welche die Beziehung zwischen
dem genannten physikalischen Parameter und der Verformung der festen Teile der Presse
herstellt, und eine dritte Korrektur des unteren Totpunkts (BDC) berechnet, indem
sie die genannte Verformung berücksichtigt.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass der genannten physikalische Parameter die mechanische Beanspruchung ist, die ein
Zylinder auf die bewegliche Wange ausübt und die in diesem Bereich durch einen Dehnungsmesser
gemessen wird.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, eingesetzt in einer Abkantpresse, deren
Bewegungsmittel zwei hydraulische Zylinder, die jeweils einem der Pfosten zugeordnet
sind, und einen jedem Zylinder zugeordneten Druckfühler (8, 8') umfassen, dadurch gekennzeichnet, dass der physikalische Parameter der Mittelwert zwischen den hydraulischen Drücken ist,
die durch die Fühler (8, 8') gemessen werden.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, eingesetzt in einer Abkantpresse, deren
Bewegungsmittel zwei hydraulische Zylinder, die jeweils einem der Pfosten zugeordnet
sind, und einen jedem Zylinder zugeordneten Druckfühler (8, 8') umfassen, dadurch gekennzeichnet, dass die Regelung des Hubs für jeden Pfosten unabhängig vom anderen ausgeführt wird und
dass der physikalische Parameter der Druck ist, der jeweils von jedem der Fühler (8,
8') gemessen wird.
1. A method for adjusting the stroke of a press brake comprising a fixed table (1) carrying
a die (2), a moving beam (3) carrying a punch (4), means (5, 5') of moving the moving
beam, the said movement means bearing on uprights (6, 6') fixed to the fixed table,
measuring rules (9, 9') for measuring the movement (d) of the moving beam with respect
to the uprights, at least one sensor (8, 8') measuring a physical parameter (p) varying
according to the force exerted by the said punch on a piece placed on the said die,
and an electronic control device (7) controlling the movement of the moving beam between
a top dead centre and a bottom dead centre (BDC), provided with means of acquiring
the movement measurements (d) and the physical parameter (p), and calculation means
for correcting the value of the said bottom dead centre according to the measurements
of the said movement and the said physical parameter, characterised in that the difference in thickness between the actual thickness of the piece and the nominal
thickness (e) of the piece is calculated by comparing the actual position of the movement
of the punch at which there occurs a predetermined variation Δp in the said physical
parameter (p) with the theoretical position of the said movement where this variation
Δp should occur, in that the electronic control device processes the measurements of the said movement (d)
and the said physical parameter (p), during the plastic deformation phase of the piece
during bending, so as to compare them and determine their differences with the data
recorded during a reference bending operation which made it possible to obtain the
set value αc of the bending angle after release of the force exerted by the punch and to determine
a reference value of the spring effect correction, and in that the electronic control device calculates a correction to the bottom dead centre according
to the said reference correction of the spring effect and the said differences with
the reference recording data.
2. A method according to Claim 1, characterised in that the instantaneous bending angle α under load of the piece is calculated according
to the variation in the said movement d, taking account of the said difference in
thickness (er - e) and the geometric parameters of the punch and die, in that the bearing force (F) of the punch on the piece is calculated by means of the value
of the physical parameter (p), in that the succession of values of the pair of parameters consisting of instantaneous bending
angle and bearing force (α, F) is acquired and compared with a reference curve (α,
F)ref pre-recorded during a bending operation on the same material which made it possible
to obtain the set value αc of the bending angle after release of the force exerted by the punch, and in that the said electronic control device (7) calculates a correction (A') of the maximum
value of the instantaneous angle under load (αmax)ref determined during the reference bending according to the difference between the pair
(α, F) issuing from the measurement and the reference curve (α, F)ref in the plastic deformation zone.
3. A method according to Claim 2, characterised in that the electronic control device (7) calculates a correction to the bottom dead centre
(BDC) according to the said correction (A') to the maximum value of the instantaneous
angle under load (αmax)ref.
4. A method according to one of Claims 1 to 3, characterised in that the electronic control device 7 calculates a second correction to the bottom dead
centre (BDC) taking account of the said difference in thickness between the actual
thickness of the piece and the nominal thickness (e) of the piece.
5. A method according to Claim 3, characterised in that the speed of movement of the moving beam is reduced to a measurement acquisition
speed (vam), less than a predetermined bending speed (VP), when the punch is at a
predetermined distance from the theoretical gripping level of the top metal sheet
at the manufacturing thickness tolerance Δe of the said metal sheet, and in that the speed of movement increases up to the said bending speed after detection of the
said predetermined variation Δp in the said physical parameter (p).
6. A method according to any one of Claims 1 to 4, characterised in that the electronic control device (7) compares the measured values of the said physical
parameter (p) with a pre-recorded nomogram establishing the relationship between the
said physical parameter and the deformation of the fixed parts of the press and calculates
a third correction to the bottom dead centre (BDC) taking account of the said deformation.
7. A method according to any one of Claims 1 to 6, characterised in that the said physical parameter is the mechanical force that a ram exerts on the moving
beam measured at this level by a strain gauge.
8. A method according to any one of Claims 1 to 6 implemented in a press brake whose
means of movement comprise two hydraulic rams associated respectively with one of
the two uprights and a pressure sensor (8, 8') associated with each ram, characterised in that the said physical parameter is the average between the hydraulic pressures measured
by the said sensors (8, 8').
9. A method according to any one of Claims 1 to 8 implemented in a press brake whose
movement means comprise two hydraulic rams associated respectively with one of the
two uprights and a pressure sensor (8, 8') associated with each ram, characterised in that the adjustment of the stroke is carried out for each upright, independently of the
other, and in that the said physical parameter is the pressure measured respectively by each of the
said sensors (8, 8').