[0001] La présente invention concerne un système d'injection de carburant haute pression.
Plus précisément, l'invention est relative à la gestion des ondes de pression dans
un tel système d'injection, afin de contrôler la quantité de carburant introduite
dans chaque cylindre lors de l'injection.
[0002] La figure 1 des dessins placés en annexe présente, de manière schématique, un dispositif
d'alimentation en carburant connu du moteur d'un véhicule.
[0003] Ce dispositif d'alimentation comporte une partie basse pression dont les différents
éléments vont maintenant être décrits. Un réservoir 1 contient du carburant. Par exemple,
dans le cas d'un moteur thermique diesel, le carburant est du gazole. Une canalisation
aller basse pression 3 permet d'acheminer le carburant vers une pompe 5. Le carburant
est filtré au travers d'un filtre 4 placé le long de la canalisation aller basse pression
3. Une canalisation retour basse pression 6 permet de retourner un trop plein de carburant
de la pompe 5 vers le réservoir 1.
[0004] Le dispositif d'alimentation comporte une partie haute pression ou système d'injection,
qui va maintenant être décrite. Ce système d'injection comporte différents éléments
mécaniques. La pompe 5 comprime le carburant et l'injecte dans une canalisation d'entrée
7 haute pression. Le carburant est acheminé jusqu'à un rail commun 8 via la canalisation
d'entrée 7 haute pression qui est connectée à une entrée E du rail commun 8. Le rail
commun 8 constitue une chambre d'accumulation de carburant haute pression. Le carburant
contenu dans le rail commun 8 est ensuite acheminé vers différents injecteurs 10a-10d.
Ceci est réalisé au moyen des canalisations d'injection 9a-9d connectées respectivement
à des sorties Sa-Sd du rail commun 8. Une vanne électro-hydraulique (non représentée),
qui équipe chaque injecteur 10a-10d, est alors actionnée afin d'injecter une quantité
de carburant dans le cylindre (non représenté) correspondant. Une canalisation de
retour 11 permet de recycler le carburant servant au fonctionnement de la vanne n'ayant
pas été injecté, en le faisant circuler des injecteurs 10a-10d vers la pompe 5.
[0005] D'un point de vue hydraulique et dans la suite de ce document, les différentes canalisations
sont prises au sens large. C'est-à-dire que sous le terme générique de canalisation
nous réunissons les conduites tubulaires, les éléments de fixations de ces tubulures
à d'autres éléments du système d'injection et éventuellement les orifices percés à
travers ces éléments dans le prolongement d'une tubulure. Par exemple, les canalisation
d'injection s'étendent jusqu'au siège de la vanne d'injection et sont en générales
percées dans le porte injecteur
[0006] Le système d'injection comporte également un calculateur programmé, le contrôleur
moteur 20. L'ouverture et la fermeture des vannes électro-hydrauliques équipant les
injecteurs 10a-10d sont commandées par le contrôleur moteur, via au moins une connexion
d'actionnement des injecteurs 21a. De même, le fonctionnement de la pompe 5 est commandé
par le contrôleur moteur 20 via une connexion d'actionnement de la pompe 21b et un
actionneur 22. La pression dans le rail commun est mesurée par un capteur 24 et le
signal correspondant à cette mesure est acheminé vers le contrôleur moteur 20 via
la connexion d'acquisition de la pression 23a. Le contrôleur moteur 20 est relié à
d'autres capteurs (non représentés) via au moins une connexion d'acquisition de données
23b. Ces autres capteurs sont par exemple, un capteur mesurant l'accélération que
demande le conducteur du véhicule ou un capteur indiquant l'instant du cycle moteur
auquel se situe le moteur. Ainsi, en fonction du régime moteur qui doit être atteint
et en fonction des paramètres actuels du moteur, le contrôleur moteur 20 détermine
la quantité de carburant qui doit être injecter dans chacun des cylindres du moteur.
En conséquence le contrôleur moteur 20 détermine, d'une part, la pression de fonctionnement
qui doit être atteinte dans le rail commun 8 et, d'autre part, les instants d'ouverture
et de fermeture des vannes électro-hydrauliques de chacun des injecteurs 10a-10d.
En fonction de ces paramètres, des signaux sont respectivement émis par le contrôleur
moteur 20 sur les connexions d'actionnement de la pompe 23a pour actionner la pompe
5 et d'actionnement des vannes 23b pour actionner l'ouverture et la fermeture des
vannes électro-hydrauliques correspondantes.
[0007] De manière générale, de tels systèmes d'injection en carburant haute pression sont
perturbés par des ondes hydrauliques. Ces ondes hydrauliques peuvent être soit des
ondes de pression, soit des ondes de vitesse, sachant que ces deux types d'ondes sont
corrélés.
[0008] Des ondes de pression sont générées par l'ouverture et la fermeture rapide des vannes
électro-hydrauliques qui équipent les injecteurs du système d'injection : l'ouverture
créant une dépression importante, la fermeture une surpression importante. Des ondes
de pression sont également générées par le débit pulsé de la pompe.
[0009] Les ondes générées par le fonctionnement des injecteurs se propagent le long des
canalisations d'injection à contre-courant, c'est-à-dire vers l'amont de l'écoulement
principal. Elles se propagent ensuite dans le rail commun, puis soit dans la canalisation
d'entrée vers la pompe, soit dans les autres canalisations d'injection vers les autres
injecteurs.
[0010] Les ondes générées par le fonctionnement de la pompe se propagent le long de la canalisation
d'entrée dans le sens de l'écoulement. Elles se propagent ensuite dans le rail commun,
puis dans les différentes canalisations d'injection en direction des injecteurs.
[0011] Tout au long du système d'injection, ces différentes ondes principales subissent
de multiples réflexions et de multiples transmissions. Ceci donne naissance à des
ondes secondaires.
[0012] Finalement, un grand nombre d'ondes de pression, corrélées à des ondes de vitesse,
traversent le système d'injection et créent, en un point donné, des fluctuations de
pression autour d'une pression de fonctionnement du système d'injection.
[0013] En particulier, au niveau de chacune des vannes électro-hydrauliques équipant les
injecteurs, la pression du carburant subit des fluctuations au cours du temps. Pour
un injecteur donné, les fluctuations de plus grande amplitude sont donc dues soit
au débit pulsé de la pompe 5, soit à l'ouverture et à la fermeture des vannes électro-hydrauliques
des autres injecteurs, soit à l'ouverture et à la fermeture de la vanne électro-hydraulique
de l'injecteur considéré, à un instant antérieur du cycle moteur.
[0014] En particulier, au moment de l'ouverture de la vanne électro-hydraulique dudit injecteur
considéré, la pression du carburant n'est pas connue avec précision.
[0015] Une première conséquence est que le débit n'est pas connu avec précision. Durant
la période d'ouverture de la vanne électro-hydraulique, la quantité de carburant injectée
dans le cylindre n'est ainsi pas maîtrisée.
[0016] Une deuxième conséquence est qu'au moment où la vanne électro-hydraulique est sensée
s'ouvrir ou se fermer, elle subit une force mécanique supplémentaire due à une variation
de pression. Cette force supplémentaire facilite ou s'oppose à l'opération d'ouverture
ou de fermeture de la vanne électro-hydraulique. L'instant d'ouverture ou de fermeture
de la vanne est modifié. Ainsi, les fluctuations de pression impliquent que le moment
et la période d'ouverture de la vanne équipant l'injecteur varient. Une nouvelle fois,
la quantité de carburant injectée dans le cylindre n'est pas maîtrisée. De plus, le
moment exact de l'injection n'est pas maîtrisé non plus.
[0017] Ces fluctuations de pression au niveau de l'injecteur, et leurs conséquences sur
la quantité de carburant injecté dans le cylindre du moteur, sont particulièrement
préjudiciables lorsqu'il s'agit d'un moteur à injections multiples. Dans ce cas, au
cours d'un cycle moteur, plusieurs courtes injections sont réalisées successivement,
afin, entre autre, d'améliorer le rendement du moteur. L'utilisation d'un moteur à
injections multiples nécessite donc la maîtrise de la quantité de carburant injectée
dans le cylindre à chaque injection.
[0018] De nombreux documents, connus de l'homme de l'art, décrivent des moyens mécaniques
permettant d'atténuer les fluctuations de pression :
[0019] Le document US 5845621 propose d'ajouter un élément dissipatif 18 (figure 1) à l'une
des extrémités de l'alésage principal du rail commun.
[0020] Le document US 6314942 propose d'ajouter à l'intérieur du rail commun 20 un élément
d'atténuation 110 des ondes de pression. Cet élément se présente sous la forme d'une
tige coaxiale au rail commun et s'étendant sur toute la longueur de ce dernier. En
outre, la section transversale de cet élément présente plusieurs lobes aptes à réfléchir
les ondes de pression (figure 1).
[0021] Le document US 4161161 propose l'adjonction d'un élément capacitif 30 constitué par
un volume en dérivation de la canalisation 2 reliant la pompe 1 à l'injecteur 3 (figure
1). Dans le mode de réalisation préféré, cet élément capacitif est placé à proximité
de la vanne électro-hydraulique de l'injecteur.
[0022] De la même manière, le document FR 2783284 propose de placer un élément capacitif
10 en série sur chacun des injecteurs. Chaque élément capacitif est, par ailleurs,
en communication fluidique avec les autres.
[0023] Le document FR 2786225 donne une liste de différents modes de réalisation d'éléments
capacitifs destinés à être placés sur les canalisations d'injection, à proximité des
sorties du rail commun 1 (figure 1).
[0024] De manière générale, les moyens mis en oeuvre afin d'atténuer les ondes de pression
constituent une série de procédés locaux qui sont plus ou mois efficaces et qui relèvent
plus d'un savoir-faire. Aucune réponse globale n'est apportée au problème de la propagation
d'onde de pression à travers l'ensemble du système d'injection. En particulier, les
ondes de pression dont la fréquence s'accorde à l'une des fréquences propres du système
d'injection, conduisent à l'établissement d'ondes stationnaires à travers l'ensemble
du système d'injection.
[0025] Le but principal de la présente invention est de proposer une solution générale permettant
d'atténuer les ondes de pression et en particulier les ondes de pression dont la fréquence
correspond aux fréquences propres les plus basses.
[0026] Un autre but de la présente invention est de contrôler, à l'aide d'un dispositif
programmé, la quantité de carburant injectée à chaque injection dans les différents
cylindres du moteur, en évaluant les variations résiduelles de la pression au niveau
des injecteurs.
[0027] La présente invention a pour objet un système d'injection de carburant haute pression
comportant une pompe, un rail commun et une pluralité d'injecteurs, ainsi qu'une canalisation
d'entrée reliant la pompe audit rail commun et une pluralité de canalisations d'injection
reliant respectivement ledit rail commun à chacun des injecteurs de ladite pluralité
d'injecteurs, comportant un calculateur programmé apte à mesurer une pression dans
le rail commun au moyen d'un capteur de pression placé dans le rail commun et apte
à actionner séparément chacun desdits injecteurs, et comportant des moyens d'atténuation
qui sont aptes à atténuer des ondes hydrauliques et en particulier des ondes stationnaires
de pression ou de vitesse, et qui sont constitués par des éléments résistifs et des
éléments capacitifs, caractérisé en ce que lesdits éléments résistifs sont placés
à des endroits qui correspondent à un ventre de l'une des ondes stationnaires de vitesse,
et en ce que lesdits éléments capacitifs sont placés à des endroits qui correspondent
à un ventre de l'une des ondes stationnaires de pression.
[0028] Dans le système d'injection selon la présente invention, les éléments résistifs peuvent
être des éléments résistifs asymétriques.
[0029] Les moyens d'atténuation permettent d'atténuer les ondes hydrauliques dont la fréquence
correspond à une première fréquence de résonance dudit système d'injection qui est
la fréquence propre la plus basse.
[0030] De préférence, les moyens d'atténuation permettent également d'atténuer les ondes
hydrauliques dont la fréquence correspond à une deuxième fréquence de résonance dudit
système d'injection qui est la fréquence propre juste supérieure à la fréquence propre
la plus basse.
[0031] Dans un premier mode de réalisation préféré, certains desdits éléments résistifs
et capacitifs sont placés aux extrémités de ladite canalisation d'entrée.
[0032] De préférence, l'extrémité amont de la canalisation d'entrée comporte un élément
résistif en série avec un élément capacitif, et l'extrémité aval de la canalisation
d'entrée comporte un élément résistif.
[0033] Dans un deuxième mode de réalisation préféré, certains desdits éléments résistifs
et capacitifs sont placés aux extrémités de chacune desdites canalisations d'injection.
[0034] De préférence, l'extrémité amont de chacune des canalisations d'injection comporte
un élément résistif, et l'extrémité aval de chacune des canalisations d'injection
comporte un élément capacitif.
[0035] De préférence, chacune des canalisations d'injection comporte, en outre, un élément
résistif placé au deuxième tiers desdites canalisations d'injection, celles-ci étant
orientées dans le sens de l'écoulement du carburant, de l'amont vers l'aval.
[0036] Le mode de réalisation préféré combine à la fois la disposition relative de la canalisation
d'entrée et la disposition relative aux canalisations d'injection, et qui ont été
décrites ci-dessus.
[0037] De préférence, le calculateur programmé calcule une pression corrigée au niveau de
l'injecteur et actionne chacun desdits injecteurs en fonction de ladite pression corrigée
afin d'injecter une quantité de carburant Q
2 souhaitée.
[0038] La pression corrigée P
thinj est fonction d'une pression P
rail dans le rail commun, d'une température du carburant, d'une quantité de carburant
Q
1 injectée par le même injecteur lors d'une injection précédente, de la quantité de
carburant Q
2 souhaitée lors d'une injection actuelle et d'une séparation temporelle s entre l'injection
précédente et l'injection actuelle.
[0039] Dans le mode de réalisation préféré, la pression corrigée P
thinj est obtenue par la relation suivante :

où l'on somme sur différentes fréquences propres f
i, où g est une fonction périodique selon la séparation s et où h est une fonction
d'atténuation selon la séparation temporelle s .
[0040] L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails, caractéristiques et avantages
de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description suivante d'un
mode de réalisation particulier de l'invention, donné uniquement à titre illustratif
et non limitatif, en référence aux dessins annexés. Sur ces dessins :
- la figure 1 est une vue générale schématique d'un dispositif d'alimentation en carburant
d'un moteur diesel ;
- la figure 2 montre, superposées à un schéma du système d'injection selon l'art antérieur,
une courbe de pression et une courbe de vitesse qui correspondent à une onde hydraulique
stationnaire dont la fréquence est égale à la fréquence du premier mode propre de
résonance du système d'injection ;
- la figure 3 montre, superposées à un schéma du système d'injection selon l'art antérieur,
une courbe de pression et une courbe de vitesse qui correspondent à une onde hydraulique
stationnaire dont la fréquence est égale à la fréquence du deuxième mode propre de
résonance du système d'injection;
- la figure 4 est une section transversale d'un insert comportant un élément résistif
asymétrique;
- La figure 4A est une vue agrandie de la zone entourée de la figure 4;
- la figure 5 est un schéma illustrant le mode de réalisation préféré du système d'injection
selon l'invention; et,
- la figure 6 montre une courbe représentant en fonction du temps la pression corrigée
estimé par le contrôleur moteur, une courbe représentant en fonction du temps la quantité
de carburant injectée sans correction logicielle, et une courbe représentant en fonction
du temps la quantité de carburant injectée avec une correction logicielle tenant compte
de la pression corrigée.
[0041] La figure 1 des dessins placés en annexe présente de manière schématique un dispositif
d'alimentation en carburant d'un moteur thermique. La description de ce dispositif,
et en particulier du système d'injection, a déjà été réalisée plus haut dans ce document.
[0042] La pression de fonctionnement régnant dans le rail commun 8 évolue entre 200 et 2000
bars au cours du fonctionnement du moteur et de la puissance demandée. Autour de cette
pression de fonctionnement, la pression subit des variations au cours du temps qui
peuvent atteindre une amplitude de 300 bars.
[0043] Le système d'injection comme tout système mécanique se caractérise par une série
de modes propres caractérisés chacun par une fréquence propre de résonance. Le premier
mode propre correspondant à la fréquence de résonance la plus basse. Le deuxième mode
propre correspond à la fréquence propre située juste au-dessus de ladite fréquence
de résonance la plus basse. Les ondes de pression, ou de vitesse, dont la fréquence
est adaptée à l'une de ces fréquences propres, ne sont pas atténuées au cours de leur
propagation dans le système d'injection. Il y a, au final, établissement d'une onde
stationnaire.
[0044] La figure 2 illustre le cas d'une onde stationnaire dont la fréquence correspond
à la première fréquence propre du système d'injection.
[0045] La courbe 2Pa représente l'amplitude de l'onde stationnaire de pression le long de
la canalisation d'entrée 7. L'amplitude de l'onde stationnaire de pression est maximum
au niveau de la pompe 5. Ce point correspond à un ventre de pression. L'amplitude
de l'onde stationnaire de pression diminue progressivement dans le sens de l'écoulement
principal indiqué par la flèche. Finalement, l'amplitude de l'onde stationnaire de
pression s'annule une première fois au niveau de l'entrée E du rail commun 8. Ce point
correspond à un noeud de pression. De la même manière la courbe 2Pb représente l'amplitude
de l'onde stationnaire de pression le long des différentes canalisations d'injection
9a-9d. L'amplitude de l'onde stationnaire de pression est nulle au niveau des sorties
Sa-Sd du rail commun 8. L'amplitude augmente progressivement dans le sens de l'écoulement
principal, pour atteindre un premier maximum au niveau des différents injecteurs 10a-10d.
[0046] Les courbes 2Va et 2Vb représentent l'amplitude de l'onde stationnaire de vitesse
respectivement le long de la canalisation d'entrée 7 et des différentes canalisations
d'injection 9a-9d. Cette onde stationnaire de vitesse est associée à l'onde stationnaire
de pression précédemment décrite. Au niveau de la pompe 5, l'amplitude de l'onde stationnaire
de vitesse est maximale. L'amplitude de l'onde stationnaire de vitesse reste constante
tout au long de la canalisation d'entrée 7. L'amplitude de l'onde stationnaire de
vitesse est donc maximale au niveau de l'entrée E du rail commun 8. De la même manière,
sur la courbe 2Vb, l'amplitude de l'onde stationnaire de vitesse est maximale au niveau
des différentes sorties Sa-Sd du rail commun 8. Il s'agit d'un ventre de l'onde stationnaire
de vitesse. L'amplitude de l'onde stationnaire de vitesse diminue progressivement
le long des canalisations d'injection 9a-9d pour s'annuler une première fois au niveau
des injecteurs 10a-10d. Il s'agit alors d'un noeud de l'onde stationnaire de vitesse.
[0047] La figure 3 représente une onde stationnaire dont la fréquence correspond à la deuxième
fréquence propre du système d'injection.
[0048] Les courbes 3Pa et 3Pb représentent l'amplitude de l'onde stationnaire de pression
le long du système d'injection représenté schématiquement en abscisse. L'amplitude
de l'onde stationnaire de pression est maximale au niveau de la pompe 5, puis diminue
rapidement pour s'annuler une première fois en un point A situé au premier tiers de
la canalisation d'entrée 7. L'amplitude repasse par un maximum en un point C situé
au deuxième tiers de la canalisation d'entrée 7. Enfin, l'amplitude diminue pour s'annuler
à nouveau au niveau de l'entrée E du rail commun 8. Sur la seconde courbe, 3Pb, l'amplitude
de l'onde stationnaire de pression est nulle au niveau des sorties Sa-Sd du rail commun
8, puis augmente le long des canalisations d'injection 9a-9d, pour atteindre un premier
maximum au niveau d'un point F situé au premier tiers desdites canalisations d'injection
9a-9d. Puis, dans les sens de l'écoulement principal, repéré par la flèche, l'amplitude
de l'onde stationnaire de pression diminue progressivement pour s'annuler à nouveau
au niveau d'un point G, situé au deuxième tiers desdites canalisations d'injection
9a-9d. Enfin, l'amplitude augmente de nouveau et est maximum au niveau des injecteurs
10a-10d.
[0049] De manière corrélée, les courbes 3Va et 3Vb représentent l'amplitude de l'onde stationnaire
de vitesse le long du système d'injection. Sur la courbe 3Va, l'amplitude de l'onde
stationnaire de vitesse commence par être maximale au niveau de la pompe 5, puis diminue
rapidement pour s'annuler en un point B situé au milieu de la canalisation d'entrée
7. L'amplitude augment ensuite et repasse par un maximum au niveau de l'entrée E du
rail commun 8. Sur la seconde courbe 3Vb, l'amplitude de l'onde stationnaire de vitesse
est maximale à la sortie du rail commun 8, diminue le long des canalisations d'injection
9a-9b, pour s'annuler une première fois au niveau d'un point F, situé au premier tiers
desdites canalisations d'injection 9a-9d. Puis, l'amplitude de l'onde stationnaire
de vitesse augmente progressivement pour passer à nouveau par un maximum en un point
G situé au deuxième tiers desdites canalisations d'injection 9a-9d. Enfin, dans une
dernière section, l'amplitude de l'onde stationnaire de vitesse diminue pour s'annuler
à nouveau au niveau des différents injecteurs 10a-10d.
[0050] Il est à noter que cette description est faite avec des conditions aux limites particulières.
Par exemple, il est manifeste que, sur les courbes précédentes, les vannes électro-hydrauliques
des différents injecteurs 10a-10d sont fermées.
[0051] Il est également à noter que les courbes de vitesse et de pression sont des courbes
approximativement sinusoïdales.
[0052] Enfin, les valeurs maximales des amplitudes, si elles sont identiques sur une même
courbe, ne le sont pas d'une courbe à l'autre.
[0053] Nous allons maintenant décrire la manière d'atténuer les ondes hydrauliques perturbant
le système d'injection et en particulier les ondes hydrauliques stationnaires.
[0054] Dans le cadre d'une modélisation linéaire du phénomène et d'un parallèle avec les
circuits électriques en régime sinusoïdal, il est possible d'atténuer ces ondes stationnaires
en plaçant des éléments passifs en des points particuliers du système d'injection.
Ces éléments passifs permettent de dissiper l'énergie de l'onde hydraulique. Comme
cela sera décrit plus bas, le mode de réalisation préféré de la présente invention
n'utilise que des éléments résistifs, placés en série, et des éléments capacitifs,
placés eux aussi en série. D'autres éléments passifs, tels que des inductances pourraient
être utilisées. En variante, les éléments utilisés pourraient être placés soit en
série soit en parallèle. La notion d'impédance complexe regroupe ces différentes variantes
dans un concept commun.
[0055] Un élément résistif est, par exemple, constitué par une section de canalisation de
diamètre réduit. Un élément capacitif est, par exemple, constitué par un volume de
dimension définie connecté par un élément résistif à un point de la canalisation principale.
[0056] Le système d'injection selon l'invention comporte des éléments résistifs placés en
série à des endroits qui correspondent à des ventres de l'onde stationnaire de vitesse
et des éléments capacitifs placés en série à des endroits qui correspondent à des
ventres de l'onde stationnaire de pression. En suivant cette règle, il est possible
de construire un système d'injection dans lequel les ondes hydrauliques de fréquence
basse sont presque entièrement atténuées.
[0057] Mais, en contre partie, la pression de fonctionnement chute le long du système d'injection.
Il est alors nécessaire de faire travailler la pompe de manière importante, afin que
la pression de fonctionnement soit élevée au niveau des injecteurs. De plus, l'alimentation
en carburant de l'injecteur peut être momentanément insuffisante.
[0058] Selon une première manière d'éviter ce problème de chute de pression le long du système
d'injection, la présente invention utilise des éléments résistifs asymétriques, aussi
dénommés diodes fluidiques. Une telle diode fluidique placée sur un insert est représentée
sur la figure 4.
[0059] La figure 4 représente un insert 50. Cet insert 50 est de forme globalement cylindrique
autour d'un axe central X. L'insert 50 présente à chacune de ses extrémités axiales
une face radiale avant 51 et une face radiale arrière 52. La face radiale arrière
52 est percée d'un alésage 53 de diamètre D'. L'arête définie par la surface intérieure
56 de l'alésage 53 et la face radiale arrière 52 est chanfreinée et produit la surface
54. Ainsi, l'insert 50 présente une section transversale selon l'axe X en forme de
U dont la paroi du fond 55 est munie d'un orifice 27. L'orifice 27 comporte une partie
aval 29 cylindrique de diamètre réduit d bien inférieur au diamètre D'. L'orifice
27 comporte une partie amont 28 en forme d'entonnoir, dont l'ouverture de plus grand
diamètre est orientée en direction de l'amont de l'écoulement de carburant.
[0060] La partie amont 28 ne comporte aucune arête vive sur lesquelles la couche limite
de l'écoulement pourrait se décoller comme cela est montré sur la figure 4A. La partie
amont 28 permet de faire varier la section de l'écoulement lentement et continûment
par rapport aux caractéristiques de l'écoulement lui-même. Ainsi les dimensions caractéristiques
de la partie amont 28 de l'orifice 27, comme par exemple le rayon de l'arrondi 30,
sont supérieurs ou égales à une dimension caractéristique de l'orifice 27, à savoir
d.
[0061] Ainsi, la section de l'écoulement se resserrant progressivement, l'atténuation de
la pression dans le sens de l'écoulement est faible. En revanche, la section de l'écoulement
se resserrant brusquement, l'atténuation de la pression à contre-courant est importante.
Un tel orifice dissymétrique présente une perte de charge jusqu'à 1, 5 fois plus élevée
dans le sens "aval vers amont" que dans le sens "amont vers aval" .
[0062] De tels inserts peuvent être ajoutés au niveau de la canalisation d'entrée 7 ou au
niveau des différentes canalisations d'injection 9a-9d comme élément résistif afin
d'atténuer les ondes de pression, et en particulier les ondes stationnaires de pression,
sans pour autant gêner l'écoulement principal de carburant.
[0063] Une autre manière d'éviter le problème de la chute de pression le long du système
d'injection, consiste, dans un premier temps, à ne pas surcharger le système d'injection
d'éléments résistifs et d'accepter des variations de pression résiduelles au niveau
de l'injecteur. Il s'agit en fait de trouver un compromis acceptable entre une chute
de la pression de fonctionnement le long du système d'injection et l'atténuation des
ondes stationnaires de fréquence basse. Dans un second temps, les variations de pression
résiduelles au niveau de l'injecteur sont prises en compte au moyen d'un dispositif
programmé afin de n'injecter dans le cylindre du moteur que la quantité de carburant
souhaitée. C'est cette seconde approche qui va maintenant être décrite en détails
en rapport avec le mode de réalisation préféré de la présente invention.
[0064] Dans le but d'atténuer les ondes hydrauliques dont la fréquence correspond à la première
et à la deuxième fréquence propre dudit système d'injection (figure 2 et figure 3),
sans pour autant engendrer une chute de la pression de fonctionnement inacceptable
le long du système d'injection, le système d'injection est équipé d'une succession
d'éléments résistifs symétriques et capacitifs. Cette succession va maintenant être
décrite en rapport avec la figure 5.
[0065] La direction principale de l'écoulement du carburant est indiquée par une flèche,
afin de donner un sens aux notions d'amont et d'aval.
[0066] La canalisation d'entrée 7 est équipé au niveau de son extrémité amont d'un élément
capacitif 73 en série avec un élément résistif 71, et au niveau de son extrémité aval
d'un élément résistif 72. Les canalisations d'injection 9a-9d sont respectivement
équipées, au niveau de leur extrémité amont, d'un élément résistif 91a-91d, au niveau
d'un point F situé au deuxième tiers de leur longueur d'un élément résistif 92a-92d,
et au niveau de leur extrémité aval d'un élément capacitif 93a-93d. De manière équivalente,
l'élément résistif 72 et les éléments résistifs 91a-91d peuvent être situés dans le
rail commun respectivement au niveau de l'entrée E et des sorties Sa-Sd. De même,
les éléments capacitifs 93a-93d peuvent être situés dans les injecteurs eux-mêmes,
au plus proche des vannes électro-hydrauliques.
[0067] Cette disposition particulière est le résultat de nombreuses simulations numériques.
Ces dernières ont permis de trouver le meilleur compromis entre chute de pression
de fonctionnement et atténuation des ondes de pression. La disposition de la figure
5 permet une atténuation importante des ondes de pression générées par la pompe 5
et des ondes de pression générées par les autres injecteurs au niveau d'un injecteur
donné. Il ne subsiste alors que des variations temporelles atténuées de pression qui
correspondent à l'actionnement du même injecteur à un instant antérieur du cycle moteur,
lors d'une injection précédente.
[0068] Dans le cadre d'un moteur multi-injections, cet actionnement antérieur de l'injecteur
peut correspond à une première injection, ou injection pilote, au cours de laquelle
la quantité de carburant introduite dans le cylindre est faible. La tendance actuelle
est d'augmenter le nombre d'injections par cylindre au cours d'un cycle moteur. Par
exemple, cinq injections successives peuvent être réalisées.
[0069] Soit Q
1 la quantité de carburant introduite dans le cylindre à un instant antérieur, soit
Q
2 la quantité de carburant qu'il est nécessaire d'introduire dans le cylindre à l'instant
considéré; et soit s la séparation temporelle entre ces deux injections successives.
[0070] A chaque nouvelle injection, le contrôleur moteur évalue la quantité de carburant
Q
2 désirée en fonction, entre autre, de l'instant du cycle moteur où doit avoir lieu
la deuxième injection et de la puissance que le moteur doit fournir.
[0071] Puis, le contrôleur moteur calcule la durée d'ouverture de la vanne électro-hydraulique
équipant l'injecteur permettant d'introduire la quantité de carburant Q
2 en tenant compte, non pas de la pression P
rail mesurée par le capteur de pression 24 au niveau du rail commun 8, mais en évaluant
une pression corrigée P
thinj au niveau de l'injecteur. Le calcul de cette pression corrigée ou théorique va permettre
d'évaluer les variations résiduelles de pression au niveau de l'injecteur.
[0072] La pression corrigée P
thinj est obtenue en ajoutant à la pression P
rail la somme, sur l'ensemble des fréquences propres f
i considérées, d'une estimation des variations résiduelles de pression dues à une onde
de pression de fréquence propre donnée.
[0073] L'estimation des variations résiduelles de pression dues à une onde de pression de
fréquence propre donnée est obtenue en multipliant une fonction périodique g par une
fonction d'amortissement h. Ladite fonction périodique g dépend, par exemple, des
quantités de carburant Q
1 et Q
2, de la séparation temporelle s entre chacune des deux injections, et de paramètres
thermodynamiques tels que la pression P
rail et la température du carburant T. La fonction périodique g est typiquement une fonction
sinusoïdale de la séparation temporelle s.
[0074] Ladite fonction d'amortissement h est par exemple fonction des quantités de carburant
Q
1 et Q
2 , de la séparation temporelle s entre chacune des deux injections, et de la pression
de fonctionnement mesurée par le capteur de pression dans le rail commun et de la
température du carburant T.
[0075] Sous forme mathématique cela donne la relation suivante :

[0076] Au cours du fonctionnement, le contrôleur moteur 20 (figure 1) ne recalcule pas obligatoirement
la valeur de la fonction périodique g ou de la fonction d'amortissement h en fonction
des valeurs que prennent les différents paramètres du modèle. Le contrôleur moteur
utilise plutôt des cartographies ou un abaque, qui, en fonction de la valeur des différents
paramètres en entrée, donne la valeur de la fonction périodique g ou de la fonction
d'amortissement h en sortie.
[0077] Une telle cartographie est obtenue à partir d'un véhicule test d'une gamme de véhicule.
Ce véhicule test subit différents essais, et les courbes correspondant aux fonctions
périodiques g et d'amortissement h sont relevées. Par la suite, au cours de la fabrication
d'un véhicule particulier de ladite gamme de véhicule, ces courbes sont enregistrées
dans des moyens de mémorisation faisant partie du contrôleur moteur 20 pour constituer
ladite cartographie.
[0078] En se référant à la figure 6, la courbe 6b représente la quantité de carburant réellement
injecté dans le cylindre dans le cas où le système d'injection représenté sur la figure
5 n'est pas équipé d'un système logiciel permettant de tenir compte des fluctuations
résiduelles de pression. Le contrôleur moteur ne tenant alors compte que de la pression
P
rail relevée au niveau du rail commun 8 par le capteur de pression 24. La mesure de la
pression P
rail relevée étant sensiblement constante en fonction de la séparation s, la durée d'ouverture
de la vanne électro-hydraulique commandée par le contrôleur moteur afin d'injecter
une quantité de carburant Q
2 l'est également. Mais, puisque la pression réelle au niveau de l'injecteur fluctue
en fonction du temps, le débit au niveau de l'injecteur fluctue également. La quantité
réellement introduite varie en suivant directement les variations de pression au niveau
de l'injecteur.
[0079] En revanche, la courbe 6c représente la quantité de carburant réellement injecté
dans le cylindre dans le cas où le système d'injection représenté sur la figure 5
est équipé d'un système logiciel permettant de tenir compte des fluctuations résiduelles
de pression. Dans ce cas, le contrôleur moteur calcule une pression corrigée P
thinj au niveau de l'injecteur. La courbe 6a représente cette pression corrigée. Le contrôleur
moteur modifie en conséquence la durée d'ouverture de la vanne électro-hydraulique
pour compenser la variation de pression. Si la pression est sensée augmenter à l'instant
de la seconde injection, la durée d'ouverture de la vanne sera plus faible. Au contraire,
si la pression est sensée diminuer à l'instant de l'injection, la durée d'ouverture
sera légèrement augmentée. Finalement, la quantité de carburant réellement injectée
dans le cylindre fluctue moins et se rapproche de la quantité de carburant Q
2 désirée, ce qu'indique clairement la courbe 6c.
[0080] Le système logiciel permet donc de compenser les fluctuations résiduelles de pression.
[0081] Bien que l'invention ait été décrite en liaison avec un mode de réalisation particulier,
il est bien évident qu'elle n'y est nullement limitée et qu'elle comprend tous les
équivalents techniques des moyens décrits ainsi que leurs combinaisons si celles-ci
entrent dans le cadre de l'invention.
1. Système d'injection de carburant haute pression comportant une pompe (5), un rail
commun (8) et une pluralité d'injecteurs (10a-10d), ainsi qu'une canalisation d'entrée
(7) reliant la pompe audit rail commun et une pluralité de canalisations d'injection
(9a-9d) reliant respectivement ledit rail commun à chacun des injecteurs de ladite
pluralité d'injecteurs, comportant un calculateur programmé (20) apte à mesurer une
pression dans le rail commun au moyen d'un capteur de pression (24) placé dans le
rail commun et apte à actionner séparément chacun desdits injecteurs, et comportant
des moyens d'atténuation qui sont aptes à atténuer des ondes hydrauliques et en particulier
des ondes stationnaires de pression ou de vitesse, et qui sont constitués par des
éléments résistifs (71-72, 91-92) et des éléments capacitifs (73, 93), caractérisé en ce que lesdits éléments résistifs (71-72, 91-92) sont placés à des endroits qui correspondent
à un ventre de l'une des ondes stationnaires de vitesse et en ce que lesdits éléments capacitifs (73, 93) sont placés à des endroits qui correspondent
à un ventre de l'une des ondes stationnaires de pression.
2. Système d'injection selon la revendication 1, caractérisé en ce que certains desdits éléments résistifs (71-72, 91-92) sont des éléments résistifs asymétriques
(50).
3. Système d'injection selon la revendication 2, caractérisé en ce que lesdits moyens d'atténuation permettent d'atténuer les ondes hydrauliques dont la
fréquence correspond à une première fréquence de résonance dudit système d'injection
qui est la fréquence propre la plus basse.
4. Système d'injection selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits moyens d'atténuation permettent, en outre, d'atténuer les ondes hydrauliques
dont la fréquence correspond à une seconde fréquence de résonance dudit système d'injection
qui est la fréquence propre juste supérieure à la fréquence propre la plus basse.
5. Système d'injection selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que certains desdits éléments résistifs (71-72) et capacitifs (73) sont placés aux extrémités
de ladite canalisation d'entrée (7).
6. Système d'injection selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'extrémité amont de la canalisation d'entrée (7) comporte un élément résistif (71)
en série avec un élément capacitif (73), et que l'extrémité aval de la canalisation
d'entrée comporte un élément résistif (72).
7. Système d'injection selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que certains desdits éléments résistifs (91a-d) et capacitifs (93a-d) sont placés aux
extrémités de chacune desdites canalisations d'injection (9a-d).
8. Système d'injection selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'extrémité amont de chacune des canalisations d'injection (9a-d) comporte un élément
résistif (91a-d), et en ce que l'extrémité aval de chacune des canalisations d'injection comporte un élément résistif
en série avec un élément capacitif (93a-d).
9. Système d'injection selon la revendication 8, caractérisé en ce que chacune des canalisations d'injection (9a-d) comporte, en outre, un élément résistif
(92a-d) placé au deuxième tiers desdites canalisations d'injection orientées dans
le sens de l'écoulement du carburant de l'amont vers l'aval.
10. Système d'injection selon les revendications 6 et 9 en combinaison.
11. Système d'injection selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que ledit calculateur programmé (20) calcule une pression corrigée Pthinj (6a) au niveau de l'injecteur et actionne chacun desdits injecteurs (10a-10d) en
fonction de ladite pression corrigée afin d'injecter une quantité de carburant (6c)
proche d'une quantité Q2 souhaitée.
12. Système d'injection selon la revendication 11, caractérisé en ce que ladite pression corrigée Pthinj est fonction d'une pression Prail dans le rail commun (8), d'une température T du carburant, d'une quantité de carburant
Q1 injectée par le même injecteur lors d'une injection précédente, de ladite quantité
de carburant Q2 souhaitée lors d'une injection actuelle, et d'une séparation temporelle s entre ladite
injection précédente et ladite injection actuelle.
13. Système d'injection selon la revendication 12,
caractérisé en ce que ladite pression corrigée P
thinj est obtenue par la relation suivante :

où l'on somme sur différentes fréquences propres f
i, où g est une fonction périodique selon la séparation s, et où h est une fonction
d'atténuation selon la séparation temporelle s.