[0001] Le secteur technique de la présente invention est celui des systèmes de pointage
d'une arme assurant sa stabilisation.
[0002] Lorsqu'une arme est montée sur un support mobile, c'est-à-dire sur un véhicule en
marche, les opérations de pointage de celle-ci deviennent très difficiles à assurer
car l'arme subit un certain nombre de perturbations. Le tir à partir d'une telle arme
nécessite de conserver son orientation dans la direction de la cible malgré les déplacements
aussi bien linéaires qu'angulaires du véhicule. Une particularité d'un véhicule apte
à se déplacer à vitesse élevée (plus de 50 Km/h) en tout terrain, réside dans les
sollicitations qu'il fait subir à l'arme et à son système de pointage et qui correspondent
en général à un niveau élevé et sur un spectre large.
[0003] Ces perturbations peuvent provenir lors du roulage notamment de :
- la vitesse angulaire du support sur lequel l'arme est montée en gisement et qui se
retrouve au niveau de l'arme via le système de motorisation,
- l'accélération linéaire appliquée au niveau de l'axe de rotation de la tourelle, via
le décentrage du centre de gravité de la tourelle relativement à cet axe,
- l'accélération angulaire appliquée directement sur la tourelle par la friction qui
apparaît au niveau du roulement de circulaire, friction en particulier occasionnée
par les moyens d'étanchéité à mettre en place entre la tourelle et le châssis,
- la vitesse angulaire du support autour d'un axe perpendiculaire aux deux axes de rotation
en gisement de la tourelle et de rotation en site de l'arme, via un coefficient fonction
du site de l'arme.
[0004] On peut donc retrouver trois types de limitations qui dégradent les performances
d'orientation en gisement de l'arme. Tout d'abord, la précision du positionnement
de l'arme est affectée par l'influence de la friction en raison de la présence d'un
roulement de grand diamètre et des joints d'étanchéité associés. De plus, d'une part
le couple disponible de motorisation de la tourelle limite les possibilités de compensation
de l'effet du roulis sur l'orientation de l'arme alors que d'autre part l'erreur de
stabilisation associé à ce type de perturbation est naturellement importante.
[0005] On connaît plusieurs méthodes et dispositifs pour atténuer les effets du roulage
sur les performances de tir d'une arme.
[0006] Une première méthode consiste à mesurer la vitesse angulaire perturbatrice, par exemple
par un moyen de type gyrométrique, et à l'utiliser pour commander la vitesse de rotation
du système de motorisation placé entre le support et l'arme. C'est donc une commande
d'anticipation placée en parallèle à une commande d'asservissement de la position
de l'arme sur une référence inertielle dont l'efficacité est faible pour atténuer
l'amplitude des perturbations angulaires pour des fréquences moyennes. On peut se
reporter par exemple au brevet FR- A-2 466 741.
[0007] Une autre méthode consiste à prévoir une motorisation permettant de commander le
couple appliqué sur la charge. Ce principe est utilisé pour améliorer l'efficacité
de la diminution des effets des perturbations de vitesse angulaire. Cette méthode
convient pour les perturbations de vitesses angulaires autour de l'axe de rotation
en gisement de la tourelle. On peut se reporter par exemple au brevet US-4387624.
[0008] Une autre méthode encore consiste à mesurer la vitesse gyrométrique de roulis et
à commander une vitesse angulaire de la tourelle proportionnelle à cette vitesse,
à travers un coefficient fonction du site de l'arme. Bien que cette méthode permette
d'améliorer la qualité de la stabilisation donnée par l'asservissement de l'arme sur
la référence inertielle, elle est, d'une part limitée en performance, et d'autre sollicite
rapidement la limite des capacités de couple de la motorisation.
[0009] Lorsque l'orientation en site de l'arme et que les vitesses angulaires de roulis
augmentent, malgré la qualité des commandes données à la motorisation de gisement,
la qualité de la stabilisation se dégrade et on atteint rapidement les limitations
imposées par le dimensionnement de la motorisation en place.
[0010] En roulage à vitesse élevée en tout terrain, deux limitations dégradent donc la possibilité
de conserver une bonne orientation en gisement d'une arme pointée sur une cible. D'abord,
la précision du positionnement de l'arme est affectée par l'influence de la friction
en raison de la présence d'un roulement de grand diamètre et des joints d'étanchéité
associés. Ensuite, d'une part le couple disponible sur la motorisation de la tourelle
limite la possibilité de compensation de l'effet de roulis sur l'accélération de l'arme
alors que, d'autre part l'erreur associée à ce type de perturbation est importante.
[0011] Le but de la présente invention est de proposer un système permettant de dépasser
les limites imposées par l'orientation en gisement de l'arme et d'augmenter de façon
notable le domaine de compensation possible des perturbations de roulis.
[0012] L'invention a donc pour objet un système de pointage en gisement d'une arme solidaire
d'un bâti articulé en gisement par rapport à un support suivant un grand débattement
en gisement autour d'un premier axe de rotation (Gl), caractérisé en ce qu'il comprend
un moyen de positionnement de l'arme solidaire du bâti ou tourelle pour assurer un
faible débattement latéral de l'arme autour d'un second axe de rotation (G2) passant
par le centre de gravité de l'arme et perpendiculaire respectivement à l'axe longitudinal
de l'arme et à l'axe d'orientation en site.
[0013] Selon une caractéristique, le premier axe de rotation (G1) est situé en arrière du
centre de gravité de l'arme.
[0014] Selon une autre caractéristique, le débattement latéral autour du second axe est
de l'ordre de 2°.
[0015] Selon encore une caractéristique, le moyen de positionnement comprend un masque supportant
l'arme et solidaire du bâti et un moyen de commande de la rotation.
[0016] Selon encore une caractéristique, l'arme est montée par l'intermédiaire d'une articulation
par rapport au masque, le moyen de positionnement assurant la rotation de l'arme par
rapport au masque autour du second axe (G2).
[0017] Selon encore une caractéristique, l'articulation est du type mécanique ou élastique.
[0018] Selon encore une caractéristique, l'articulation mécanique est constituée par un
tourillon solidaire d'un berceau intercalé entre l'arme et le masque et des roulements
solidaire du masque.
[0019] Selon encore une caractéristique, le moyen de commande est un vérin dont le corps
est solidaire du masque et dont la tige est reliée à l'arme.
[0020] Selon encore une caractéristique, le moyen de commande est un vérin dont le corps
est solidaire de l'arme et dont la tige est reliée au masque.
[0021] Selon encore une caractéristique, l'articulation élastique est constituée par deux
tourillons solidaires du berceau et reliés au masque par un moyen élastique présentant
une faible raideur angulaire autour de l'axe G2 et une grande raideur autour de l'axe
de site S.
[0022] Selon encore une caractéristique, le moyen d'articulation secondaire autour de l'axe
G2 est obtenu par le déplacement en sens inverse de deux excentriques.
[0023] Selon encore une caractéristique, le moyen de commande est constitué de deux vérins
travaillant en sens opposé dont les corps sont fixés sur le berceau et les tiges respectivement
sur chacun des excentriques, l'élasticité minimale de cette motorisation étant réalisée
par les raideurs radiales de couronnes d'élastomère.
[0024] Un tout premier avantage du système selon l'invention réside dans le respect des
besoins en qualité d'orientation absolue à imposer à l'arme par l'adoption d'une seconde
articulation au niveau du centre de gravité autorisant un déplacement angulaire latéral
de l'arme relativement à la tourelle.
[0025] Un autre avantage réside dans la commande de l'orientation en gisement de l'arme
sans perturber la commande en site.
[0026] Un autre avantage réside dans le fait que les couples perturbateurs appliqués entre
le masque et l'arme via le second axe de rotation G2 sont limités au couple de roulement
et au couple occasionné par le système d'étanchéité entre le masque et le berceau
de l'arme.
[0027] Le débattement relatif masque berceau étant limité des moyens spécifiques d'étanchéité
(de type soufflet par exemple) peuvent être utilisés pour minimiser les contraintes
parasites.
[0028] Un avantage supplémentaire correspond au fait que le maintien de l'orientation de
l'arme sur la cible ne nécessite plus la mise en rotation précise de la tourelle avec
les contraintes associées, sur la qualité de la commande et sur le couple maximum
disponible.
[0029] Un autre avantage correspond à pouvoir utiliser, pour motoriser l'axe de rotation
supplémentaire G2 le principe décrit dans le brevet US avec les avantages associés
sur la qualité de positionnement de l'arme. La motorisation correspondante pourra
être soit électrique soit hydraulique.
[0030] Un autre avantage supplémentaire de l'invention est que la qualité de la stabilisation
de la tourelle en gisement peut être dégradée, les erreurs résiduelles de la tourelle
étant reprises par le système d'orientation latérale supplémentaire.
[0031] D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront plus
clairement de la description donnée ci-après à titre indicatif en relation avec des
dessins dans lesquels :
- la figure 1 est une coupe de l'arme en vue latérale,
- la figure 2 est une coupe selon l'axe longitudinal de l'arme en vue de dessus,
- la figure 3 est une coupe de l'arme montrant un autre exemple d'articulation,
- la figure 4 est une vue en coupe d'une articulation élastique,
- la figure 5 est une coupe de l'arme selon l'axe longitudinal XX' montrant un autre
exemple d'articulation élastique, et
- la figure 6 est une coupe EE de la figure 5.
[0032] On sait qu'une arme montée sur un véhicule blindé comporte classiquement un berceau
monté fixe par rapport à un masque lui-même articulé autour d'un axe de tourillonnement
par rapport à la tourelle ou bâti. L'arme comporte donc une masse reculante qui coulisse
longitudinalement dans le berceau à chaque tir.
[0033] Lorsque l'inclinaison de l'arme augmente en site, les mouvements angulaires du véhicule
autour de l'axe de roulis ont un effet direct sur l'orientation de l'arme. Lorsqu'on
désiré compenser cette perturbation, d'une part, malgré des lois de commande performantes,
la sensibilité de l'erreur résiduelle par rapport à la perturbation est relativement
importante et, d'autre part on atteint rapidement la limitation imposée par le dimensionnement
en couple maximum d'accélération de la motorisation de la tourelle.
[0034] Suivant l'invention, on prévoit entre le berceau et le masque qui le relie à la tourelle
une mobilité angulaire latérale secondaire. Cette structure offre une possibilité
de rotation autour d'un axe perpendiculaire à l'axe de l'arme et à l'axe de rotation
en site, car on désolidarise l'arme de l'entraînement en roulis par la tourelle et
on se donne le moyen d'accéder à la performance de stabilisation accessible à un système
qui peut bénéficier de la stabilisation inertielle. D'autre part, la motorisation
du gisement principal de la tourelle étant limitée en couple d'accélération, lorsque
cette saturation est atteinte, la stabilisation peut être conservée dans la limite
du débattement mis en place au niveau de la seconde articulation permettant la mobilité
angulaire latérale secondaire évoquée ci-dessus.
[0035] Préférentiellement, l'axe d'articulation secondaire est placé axialement au niveau
du centre de gravité de la masse articulée latéralement pour limiter la perturbation
donnée par l'accélération radiale et pour limiter le dimensionnement de la motorisation
secondaire.
[0036] Comme il ressort de ce qui précède, l'invention consiste à prévoir une articulation
supplémentaire de l'arme par rapport à son bâti. Une première articulation, ou articulation
principale, permet d'orienter l'arme en gisement de façon classique. Cette articulation
permet de positionner l'arme sans aucune limitation angulaire. Une seconde articulation
permet d'orienter suivant un débattement limité l'arme en gisement à site nul et plus
généralement latéralement. L'intérêt d'un tel système selon l'invention réside dans
le fait que le débattement secondaire entre l'arme et le masque par exemple est limité
aux erreurs de stabilisation autour du premier axe, ce qui entraîne une réalisation
simple. D'autre part, le dimensionnement de la seconde motorisation étant lié seulement
à l'inertie de l'arme à orienter, une commande en couple performante peut être réalisée
sans contraintes spécifiques.
[0037] Sur la figure 1, on a représenté de manière schématique en coupe verticale une arme
1 montée sur un bâti 2 lui-même monté sur un support 3 par l'intermédiaire d'un roulement
4 de grand diamètre. Le support 3 est représenté par exemple par le toit d'un véhicule
blindé à chenille ou à roues. Le bâti 2, ou tourelle, constitue l'interface entre
l'arme et le support et il supporte l'arme par l'intermédiaire d'un tourillon 5 dont
l'emplacement est visible sur la figure. Classiquement, l'arme est montée dans un
masque 6a par rapport auquel elle coulisse à chaque tir à l'intérieur d'un berceau
6b. L'arme est donc reliée à ce masque par un certain nombre de mécanismes, notamment
des freins, connus en eux-mêmes et qu'il n'est pas nécessaire de décrire plus complètement
pour la compréhension de l'invention.
[0038] L'arme est mobile en site de façon connue par rapport au tourillon 5 par exemple
à l'aide d'un vérin 7 reliant le masque au bâti 2. Elle est également mobile en gisement
autour d'un axe principal G1 par rapport au support 3.
[0039] Suivant l'invention l'arme 1 est mobile en rotation autour d'un axe G2 par rapport
au masque 6a. Dans la réalisation décrite, on a représenté l'axe G2 passant par le
centre de gravité de l'arme et l'axe G1 est situé en arrière du centre de gravité.
Cette disposition est choisie préférentiellement, mais il va sans dire que l'axe G1
peut occuper toute position intermédiaire.
[0040] Sur la figure 2, on a représenté une vue de dessus de l'arme 1 suivant une coupe
pratiquée selon son axe longitudinal XX'. Sur cette figure, on a représenté la trace
8 du chemin de roulement du bâti 2 ou tourelle par rapport au support. Cette tourelle
peut être mobile en rotation de gisement autour de l'axe G1 suivant un angle de 360°.
La tourelle entraîne donc l'arme 1 pour l'orienter en gisement à site nul ou latéralement.
Un moteur 9 entraîne à cette fin la tourelle 2 par l'intermédiaire d'un réducteur
10. L'arme 1 est donc montée sur le bâti 2 par l'intermédiaire d'un masque 6a lui-même
relié au bâti à l'aide de deux roulements 11a et 11b. Les roulements 11a et 11b définissent
un axe de site S de l'arme autour duquel celle-ci est entraînée en rotation à l'aide
d'un moto-réducteur.
[0041] Suivant une particularité de l'invention, on prévoit le second axe de gisement G2
autour duquel on va actionner l'arme afin de l'orienter très finement. On prévoit
donc une articulation entre l'arme 1 et le masque 6a et on assure la rotation de ladite
arme à l'aide d'un moyen de commande en rotation 14. Ce moyen peut être par exemple
un moteur ou un vérin. Le corps du vérin peut être solidaire du masque et sa tige
est reliée à l'arme ou bien le corps du vérin est solidaire de l'arme et sa tige du
masque.
[0042] Grâce à cette disposition, une rotation de 2° environ de l'arme peut être obtenue
latéralement grâce au moyen de positionnement constitué par le masque 6a et le vérin
14. Ainsi, l'orientation de l'arme peut être tout à fait précise quel que soit le
roulis du véhicule.
[0043] Sur la figure 3, on a représenté une vue schématique du moyen d'articulation secondaire
latérale de l'arme 1 par rapport au bâti 2 et les roulements 11a et 11b de liaison
du masque. La figure illustre l'articulation entre le berceau 6b et le masque 6a.
A cette fin, le berceau 6b supportant l'arme 1 est relié au masque 6a par l'intermédiaire
d'une articulation 15 pour assurer la rotation secondaire de ladite arme par rapport
au masque autour du second axe G2. Dans cette réalisation, l'articulation est du type
mécanique et comprend un tourillon 16 engagé dans deux roulements 17 et 18.
[0044] L'articulation peut être du type élastique. Sur la figure 4, on a représenté un exemple
de réalisation d'une articulation élastique. Celle-ci est constituée par un cylindre
métallique 19 dans lequel le berceau est fixé et qui est relié par des plaques d'élastomère
20 au masque 6a par l'intermédiaire d'une pièce 21 complémentaire appropriée. La pièce
21 est réalisée en deux parties distinctes 21a et 21b pour des questions de montage
et qui sont fixées rigidement au masque 6a. Dans ce type d'articulation, les plaques
élastiques 20 sont définies par leur matériau d'une part pour présenter une grande
raideur et une grande résistance pour supporter les efforts axiaux de recul de l'arme
et, d'autre part pour présenter une raideur réduite relativement au débattement angulaire
en gisement jusqu'à 2° environ. La raideur associée à ce degré de liberté correspond
approximativement à un effort maximal qui doit être limité entre 10 et 20% de l'effort
maximal de la motorisation secondaire associée. On spécifie également une raideur
radiale latérale, parallèle à l'axe de tourillonnement du masque, suffisante pour
minimiser son effet sur la dynamique de mise en couple de la motorisation latérale
secondaire.
[0045] Plus généralement, tout moyen d'articulation pourra être prévu entre le berceau et
le masque permettant d'autoriser une rotation angulaire faible autour de l'axe G2.
Ce moyen doit présenter un couple limité dans le domaine de débattement autour de
cet axe, et doit être capable de transmettre au masque l'effort de recul de l'arme
et de présenter une grande raideur angulaire autour de l'axe de site entre le masque
et le berceau.
[0046] Lorsqu'on veut orienter l'arme 1 on s'y prend de la manière suivante. On fixe d'abord
le site et le gisement de l'arme de manière classique. Puis on réalise un positionnement
fin de l'arme en actionnant le vérin 14. L'arme 1 va donc tourner suivant la figure
3 au niveau des tourillons 16 en entraînant le berceau 6b, le masque 6a étant en positon
fixe grâce au vérin 7 de site. Bien entendu, cette rotation se fait suivant un angle
très faible de l'ordre de 2°. Suivant la figure 4, quand on actionne le vérin 14 le
cylindre 19 va tourner par rapport à la pièce de liaison 21 et l'arme peut venir occuper
les positions maximales 1' et 1" représentées de part et d'autre de l'axe XX'.
[0047] D'autres variantes de réalisation du système d'orientation latérale de l'arme 1 sont
envisageables. On peut par exemple prévoir une articulation de l'arme par l'intermédiaire
de deux roulements encastrés l'un dans l'autre en étant séparés par un excentrique.
Les figures 5 et 6 qui sont des coupes suivant l'axe longitudinal XX' de l'arme illustrent
cette réalisation. L'arme 1 est montée sur une tourelle 25 à l'aide d'un ensemble
berceau/masque 26 par l'intermédiaire de deux roulements 27 et 28 séparés par un excentrique
29. Le roulement externe 27 est de grande taille et entoure le roulement interne 28.
Le roulement 28 permet de relier le berceau 26 par l'intermédiaire du tourillon 30,
le roulement 28 étant lui-même supporté par le roulement 27 fixé à la tourelle 25
par l'intermédiaire d'une couronne 31 d'élastomère. Cette couronne élastique travaille
en cisaillement pour permettre à l'axe des roulements 27 et 28 de rester dans un plan
perpendiculaire à l'axe de l'arme. La raideur radiale de ces liaisons élastiques relativement
plus importante que la raideur tangentielle est utilisée pour imposer une raideur
fonctionnelle angulaire dans la chaîne de motorisation latérale relative entre l'arme
et la tourelle. Sur la figure 6, on voit que l'excentrique se présente sous la forme
d'une pièce annulaire dont la paroi externe constitue la cage interne du roulement
27 et dont la paroi interne constitue la cage externe du roulement 28.
[0048] Pour assurer le débattement latéral faible de l'arme on prévoit deux vérins 32 et
33 dont l'un agit en poussée et l'autre en traction de manière à entraîner les excentriques
29a et 29b et provoquer ainsi la rotation de l'arme par rapport au roulement 27 et
donc par rapport à la tourelle. La rotation en sens inverse des excentriques 29a et
29b permet ainsi d'autoriser un débattement angulaire latéral de l'arme relativement
à la tourelle entre les deux limites 1' et 1''.
[0049] Pour positionner l'arme on utilise un capteur inertiel de position absolue constitué
par un gyroscope qui sert de référence aussi bien à la ligne de visée, à l'arme et
au masque. Le capteur gyroscopique est préférentiellement monté sur le masque et peut
être remplacé par un gyromètre qui mesure la vitesse angulaire du masque, vitesse
qui est intégrée pour matérialiser la position gyroscopique de référence. La position
absolue du berceau est calculée à partir d'une mesure de position linéaire réalisée
au voisinage de l'actionneur permettant d'exercer un couple sur l'arme. Eventuellement,
en fonction des raideurs de flexion du masque et d'écrasement de la liaison masque
berceau on imaginera estimer, par un observateur, la déformation radiale entre l'axe
d'articulation de l'arme et la tangente au masque, au niveau des tourillons.
1. Système de pointage en gisement d'une arme (1) solidaire d'un bâti (2) articulé en
gisement par rapport à un support (3) suivant un grand débattement en gisement autour
d'un premier axe de rotation (G1), caractérisé en ce qu'il comprend un moyen de positionnement (6a, 6b, 14) de l'arme (1) solidaire du bâti
(2) pour assurer un faible débattement latéral de l'arme autour d'un second axe de
rotation (G2) passant par le centre de gravité de l'arme et perpendiculaire respectivement
à l'axe longitudinal XX' de l'arme et à l'axe d'orientation en site.
2. Système de pointage selon la revendication 1, caractérisé en ce que le premier axe de rotation (G1) est situé en arrière du centre de gravité de l'arme
(1).
3. Système de pointage selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le débattement latéral de l'arme autour du second axe G2 est de l'ordre de 2°.
4. Système de pointage selon la revendication 3, caractérisé en ce que le moyen de positionnement comprend un masque (6a) et un berceau (6b) supportant
l'arme (1) et solidaires du bâti (2) et un moyen de commande (14) de la rotation.
5. Système de pointage selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'arme (1) est montée par l'intermédiaire d'une articulation (15) par rapport au
masque (6a), le moyen de positionnement (14) assurant la rotation de l'arme (1) par
rapport au masque (6a) autour du second axe (G2).
6. Système de pointage selon la revendication 5, caractérisé en ce que l'articulation (15) est du type mécanique ou élastique.
7. Système de pointage selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'articulation mécanique est constituée par un tourillon (16) solidaire d'un berceau
(6b) intercalé entre l'arme (1) et le masque (6a) et des roulements (17, 18) solidaire
du masque (6a).
8. Système de pointage selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le moyen de commande (14) est un vérin dont le corps est solidaire du masque (6a)
et dont la tige est reliée à l'arme (1).
9. Système de pointage selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le moyen de commande (14) est un vérin dont le corps est solidaire de l'arme (1)
et dont la tige est reliée au masque (6a).
10. Système de pointage selon la revendication 6, caractérisé en ce que l'articulation élastique est constituée par deux tourillons solidaires du berceau
(6b) et reliés au masque (6a) par un moyen élastique présentant une faible raideur
angulaire autour de l'axe G2 et une grande raideur autour de l'axe de site S.
11. Système de pointage selon la revendication 10, caractérisé en ce que le moyen d'articulation secondaire autour de l'axe G2 est obtenu par le déplacement
en sens inverse de deux excentriques (29a, 29b).
12. Système de pointage selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que le moyen de commande est constitué de deux vérins (32, 33) travaillant en sens opposé
dont les corps sont fixés sur le berceau (26) et les tiges respectivement sur chacun
des excentriques (29a, 29b), l'élasticité minimale de cette motorisation étant réalisée
par les raideurs radiales de couronnes (31) d'élastomère (31).
1. System zum Richten einer Waffe (1) in horizontaler Richtung, die mit einem Gestell
(2) fest verbunden ist, das in Bezug auf einen Träger (3) entsprechend eines großen
Ausschlages in horizontaler Richtung um eine erste Drehachse (G1) in horizontaler
Richtung schwenkbar ist, dadurch gekennzeichnet, dass es ein fest mit dem Gestell (2) verbundenes Mittel zur Positionierung (6a, 6b, 14)
der Waffe (1) umfasst, um einen geringen seitlichen Ausschlag der Waffe um eine zweite
Drehachse (G2) zu gewährleisten, die durch den Schwerpunkt der Waffe und jeweils senkrecht
zur Längsachse XX' der Waffe und zur Achse zur vertikalen Ausrichtung verläuft.
2. Richtsystem nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die erste Drehachse (G1) hinter dem Schwerpunkt der Waffe (1) angeordnet ist.
3. Richtsystem nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass der seitliche Ausschlag der Waffe um die zweite Achse (G2) in der Größenordnung von
2° liegt.
4. Richtsystem nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Positioniermittel eine Blende (6a) und einen Schlitten (6b) umfasst, welche die
Waffe (1) tragen und fest mit dem Gestell (2) verbunden sind, und ein Mittel zur Steuerung
(14) der Drehung.
5. Richtsystem nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Waffe (1) mit Hilfe eines Gelenkes (15) in Bezug auf die Blende (6a) montiert
ist, wobei das Positioniermittel (14) die Drehung der Waffe (1) in Bezug auf die Blende
(6a) um die zweite Achse (G2) gewährleistet.
6. Richtsystem nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass das Gelenk (15) von mechanischer oder elastischer Bauart ist.
7. Richtsystem nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass das mechanische Gelenk von einem Drehzapfen (16), der fest mit einem zwischen die
Waffe (1) und die Blende (6a) eingefügten Schlitten (6b) verbunden ist, und von den
fest mit der Blende (6a) verbundenen Lagern (17, 18) gebildet wird.
8. Richtsystem nach irgendeinem der Ansprüche 5 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass das Steuermittel (14) ein Zylinder ist, dessen Körper fest mit der Blende (6a) verbunden
ist und dessen Stange mit der Waffe (1) verbunden ist.
9. Richtsystem nach irgendeinem der Ansprüche 5 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass das Steuermittel (14) ein Zylinder ist, dessen Körper fest mit der Waffe (1) verbunden
ist und dessen Stange mit der Blende (6a) verbunden ist.
10. Richtsystem nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass das elastische Gelenk aus zwei Drehzapfen gebildet wird, die fest mit dem Schlitten
(6b) verbunden sind und mittels eines elastischen Mittels, das eine geringe Winkel-Steifigkeit
um die Achse G2, aber eine große Steifigkeit um die Achse zur Elevation S aufweist,
mit der Blende (6a) verbunden sind.
11. Richtsystem nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass das sekundäre Mittel zum Schwenken um die Achse G2 durch die Verlagerung in umgekehrter
Richtung zweier Exzenter (29a, 29b) erzielt wird.
12. Richtsystem nach Anspruch 10 oder 11, dadurch gekennzeichnet, dass das Steuermittel von zwei Zylindern (32, 33) gebildet wird, die in entgegen gesetzter
Richtung arbeiten, deren Körper an dem Schlitten (26) und die Stangen jeweils an einem
der Exzenter (29a, 29b) befestigt sind, wobei die minimale Elastizität dieses Antriebes
durch die seitliche Steifigkeit von elastomeren Kränzen (31) bewerkstelligt wird.
1. A traverse laying system for a weapon (1) integral with a frame (2) articulated in
traverse with respect to a support (3) providing a large traverse range around a first
axis of rotation (Gl), wherein it comprises positioning means (6a, 6b, 14) for the
weapon (1) integral with the frame (2) in order to ensure a small lateral range of
the weapon around a second axis of rotation (G2) passing through the centre of gravity
and perpendicular respectively to the longitudinal axis XX' of the weapon and the
traverse orientation axis.
2. A laying system according to Claim 1, wherein the first axis of rotation (G1) is located
to the rear of the weapon's (1) centre of gravity.
3. A laying system according to Claims 1 or 2, wherein the lateral range around the second
axis (G2) is of around 2°.
4. A laying system according to Claim 3, wherein the positioning means comprise a mantlet
(6a) and a cradle (6b) supporting the weapon (1) and integral with the frame (2) and
rotation control means (14).
5. A laying system according to Claim 4, wherein the weapon (1) is mounted by means of
a joint (15) with respect to the mantlet (6a), with the positioning means (14) ensuring
the rotation of the weapon (1) with respect to the mantlet (6a) around the second
axis (G2).
6. A laying system according to Claim 5, wherein the joint (15) is of the mechanical
or flexible type.
7. A laying system according to Claim 6, wherein the mechanical joint is constituted
by a trunnion (16) integral with a cradle (6b) placed between the weapon (1) and the
mantlet (6a), and bearings (17, 18) integral with the mantlet (6a).
8. A laying system according to any one of Claims 5 to 7, wherein the control means (14)
are a jack whose body is integral with the mantlet (6a) and whose rod is connected
to the weapon (1).
9. A laying system according to any one of Claims 5 to 7, wherein the control means (14)
are a jack whose body is integral with the weapon (1) and whose rod is connected to
the mantlet (6a).
10. A laying system according to Claim 6, wherein the flexible joint is constituted by
two trunnions integral with the cradle (6b) and connected to the mantlet (6a) by flexible
means of low angular stiffness around axis G2 and high stiffness around elevation
axis S.
11. A laying system according to Claim 10, wherein the secondary articulation means around
axis G2 are obtained by the displacement in the opposite direction of two eccentrics
(29a, 29b).
12. A laying system according to Claims 10 or 11, wherein the control means are constituted
by two jacks (32, 33) working in opposite directions whose bodies are fastened to
the cradle (26) and whose rods are fastened respectively on each of the eccentrics
(29a, 29b), the minimal flexibility of this motorization being produced by the radial
stiffness of elastomer crowns (31).