[0001] L'invention se rapporte à une échelle réglable.
[0002] Classiquement, une échelle se compose de deux montants reliés par des barreaux ou
traverses.
[0003] Souvent les montants sont parallèles mais parfois les montants sont convergents vers
le sommet de l'échelle.
[0004] Tel est le cas des échelles utilisées par les laveurs de vitres qui bien souvent
doivent appuyer leur échelle sur les montants des baies vitrées, lesquels montants
sont étroits.
[0005] En effet, il n'est pas question de s'appuyer sur la vitre car celle-ci est considérée
comme trop fragile.
[0006] Ces échelles nécessitent donc de disposer d'un point d'appui pour le sommet de celle-ci.
[0007] Dans certain cas, l'utilisateur de l'échelle ne dispose pas d'un point d'appui et
il doit donc utiliser un autre type d'échelle à savoir des échelles doubles.
[0008] Cette échelle double comprend une deuxième échelle articulée sur la partie supérieure
des montants.
[0009] Cette deuxième échelle se présente souvent sous une forme simplifiée constituée de
deux montants reliés, notamment, à la base par une seule traverse.
[0010] Ce support ou contre-appui et l'échelle, lorsqu'ils sont en position d'utilisation,
forment en vue de côté un triangle.
[0011] Pour éviter que le triangle s'ouvre, généralement, un lien souple permet de limiter
l'ouverture.
[0012] Ces échelles, à quatre points d'appui au sol, doivent être utilisées sur des terrains
plats.
[0013] En effet, en terrain meuble, le risque de tomber est important.
[0014] Parfois, à la base de ces échelles, on y ajoute un stabilisateur mais dont l'efficacité
est limitée.
[0015] On connaît également des échelles dont le contre-appui est constitué par un simple
profilé en sorte que l'on forme un appui en trois points ce qui est favorable à la
stabilité.
[0016] Si ces échelles fonctionnent parfaitement bien sur un sol plan, lorsque celui ci
est incliné, le centre de gravité se trouve alors déplacé et le risque de chute devient
alors non négligeable.
[0017] Un des résultats que vise l'invention est une échelle du type précité qui apporte
une solution aux problèmes évoqués ci-avant.
[0018] A cet effet, l'invention a pour objet une échelle comprenant deux montants reliés
par des traverses et un contre-appui articulé sur les montants, cette échelle étant
caractérisée en ce que le contre-appui est de longueur variable.
[0019] L'invention sera bien comprise à l'aide de la description ci-après faite à titre
d'exemple non limitatif en regard du dessin ci-annexé qui représente schématiquement
:
- figure 1 : une vue de face de l'échelle,
- figure 2 : une vue de côté de l'échelle,
- figure 3 : un détail de l'échelle vue de dessus
- figure 4 : une vue partielle de côté de la figure 3,
- figure 5 : une échelle sur un sol pentu,
- figures 6 à 8 : trois variantes de l'invention.
[0020] En se reportant au dessin, on voit une échelle 1.
[0021] Classiquement, une échelle 1 est constituée de deux montants 2 reliés par des traverses
3 ou échelons 3 et un contre-appui 4 articulé sur les montants 2.
[0022] Les traverses constituent des marches.
[0023] Comme on peut le voir dans l'exemple représenté le contre-appui 4 est constitué par
un profilé maintenu à son extrémité supérieure entre les deux montants 2 précités
.
[0024] Cette échelle comprend un moyen en vue de limiter l'écartement du contre-appui par
rapport aux montants.
[0025] Dans une forme de réalisation, il s'agit d'une ou deux sangles.
[0026] Selon une autre forme de réalisation, l'échelle comprend à distance de son sommet
A un dispositif 5 dit de verrouillage qui, en position active, s'étend dans un plan
P parallèle au plan d'appui R de l'échelle et verrouille la disposition géométrique
des montants 2 et du contre-appui 4.
[0027] Ce dispositif 5 est articulé sur les montants 2 et guidé en translation sur le contre-appui
4.
[0028] Pour simplifier la lecture, le dispositif de verrouillage 5 n'est pas représenté
sur la figure 1.
[0029] L'articulation du contre-appui se fait sur le haut des montants.
[0030] Le contre-appui porte, sur sa face tournée vers les montants, une ferrure 6 légèrement
écartée de la face du contre-appui derrière laquelle ferrure glisse l'extrémité d'une
pièce triangulaire 5A dont la base est articulée sur l'arrière des montants.
[0031] Cette pièce 5A triangulaire est, par exemple, formée à partir d'un fil rond plié
de telle sorte qu'il forme une sorte de Vé dont les extrémités libres 5C sont engagées
dans des ferrures 5D portées par les montants 2 pour former une articulation.
[0032] Cette pièce triangulaire 5A présente en sa partie opposée à l'articulation précitée
un passant 20 qui coulisse au long de la ferrure 6 portée par le contre-appui 4.
[0033] Le passant 20 peut être délimité par le fil rond et une tablette 5B s'engageant à
l'intérieur du Vé de la pièce triangulaire 5A.
[0034] Il pourrait s'agir également d'un passant délimité par le fil rond destiné à former
la pièce en V é et une pièce métallique rapportée sur cette pièce triangulaire.
[0035] Des raidisseurs 21 transversaux relient les branches du Vé pour une meilleure rigidité.
[0036] On note que la pointe 22 du Vé est inclinée par rapport au plan contenant les branches
et vers le bas afin que le passant 20 coulisse avec un faible jeu de fonctionnement
autour de la ferrure 6 du contre-appui.
[0037] Cette ferrure 6 du contre-appui présente au moins une encoche 23 pour verrouiller
en translation la pièce triangulaire 5A en position horizontale.
[0038] Une deuxième encoche est prévue pour un verrouillage en position repliée.
[0039] Ce dispositif de verrouillage permet de donner une résistance géométrique au tripode
ainsi ouvert.
[0040] On note que la face avant des montants est reliée par une plaque 24 rigidifiant l'assemblage
en tête et maintenant l'axe de rotation qui est invisible.
[0041] En rendant indéformable cette disposition en triangle et en déterminant un triangle
de sustentation relativement large, l'utilisateur de l'échelle et son centre de gravité
restent toujours dans le triangle de sustentation.
[0042] Il est pratiquement impossible de verser latéralement.
[0043] Il faut également constater que, sur le plan ergonomique, l'utilisateur se trouve
en poste de travail sur l'avant dernière marche en appui sur le plan d'accès avec
pratiquement la hanche à hauteur de la haie et donc à la hauteur adéquate pour l'outil
de coupe.
[0044] L'échelle ne peut basculer.
[0045] Avantageusement, l'angle R défini entre le plan défini par les montants et le contre-appui
est de l'ordre de 40°.
[0046] L'angle V formé par les deux montants est de l'ordre de 22°.
[0047] La longueur du contre-appui et les angles sont déterminés pour que le centre de gravité
soit plus proche du contre-appui de sorte que le poids de l'utilisateur est orienté
vers le profilé 4.
[0048] A cet effet, l'angle G entre le sol et le plan contenant les montants est inférieur
à l'angle F entre le sol et le contre-appui.
[0049] Cet angle G est d'environ 65° et l'angle F de 75°.
[0050] On note que le fait d'utiliser un contre-appui sous forme d'un seul profilé permet
d'introduire ce profilé dans la profondeur d'une haie et donc d'être plus proche de
celle-ci.
[0051] Avantageusement, il est prévu à la base du contre-appui un patin 7 ou sabot d'appui
d'étendue largement supérieure à la section du profilé 4 de manière à pouvoir placer
ce contre-appui sur un sol meuble.
[0052] Pour augmenter la résistance du profilé 4 ou contre-appui 4, celui-ci est un profilé
en Té.
[0053] Lorsqu'il s'agit, notamment, d'une échelle en bois, ce profilé est soit taillé dans
la masse, soit constitué de deux pièces de bois assemblées.
[0054] Dans une forme de réalisation, les premières traverses depuis le bas sont reliées
par une barre 8 de reprise de charge évitant notamment un risque de flexion des traverses
les plus longues.
[0055] Avantageusement, la face de cette barre 8 tournée vers le contre-appui présentera
une rainure pour y loger partiellement le contre-appui.
[0056] L'arrière de cette barre 8 pourra être pourvue d'un moyen d'accrochage du profilé
tel un système boucles et crochets, lequel pourra être partiellement logé dans la
rainure précitée.
[0057] Selon l'invention, le contre-appui 4 est de longueur variable en sorte qu'on puisse
maintenir l'horizontalité des marches même si le sol est pentu dans un sens ou dans
l'autre.
[0058] Il comprend donc un moyen 40 de réglage.
[0059] Bien évidemment, il faut placer son échelle dans le sens de la pente et non en dévers.
[0060] Dans une première solution, le contre-appui 4 est formé d'au moins un élément télescopique
avec un moyen de verrouillage 41, soit pas par pas, soit en tout point.
[0061] Suivant le matériau employé, le contre-appui 4 peut être constitué de deux tubes
emboîtés mais une solution plus résistante et permettant de mettre en oeuvre des profilés
plein est décrite ci-après.
[0062] Dans une forme de réalisation, le contre-appui 4 comprend, d'une part, une branche
principale 4A qui, s'étendant depuis le haut de l'échelle, est de longueur inférieure
à celle des montants et, d'autre part, une branche 4B secondaire constituée de deux
profilés maintenus écartés par des pattes 4D, cette branche secondaire venant coiffer
la branche principale.
[0063] Des trous 50 dans les deux branches viennent en coïncidence permettant d'y introduire
une goupille 51 et ainsi de verrouiller la translation des branches.
[0064] Dans une forme de réalisation, le contre-appui 4 comprend, d'une part, une branche
principale 4A qui, s'étendant depuis le haut de l'échelle, est de longueur inférieure
à celle des montants et, d'autre part, une branche 4B secondaire constituée par un
profilé présentant une rainure 4E longitudinale venant loger la branche principale,
une ou plusieurs pattes 4F venant fermer l'entrée de la rainure pour maintenir la
seconde branche sur la première.
[0065] Avantageusement, on utilisera une première branche 4A ayant une section en Té en
sorte que les faces intérieures 4G de la branche horizontale du Té participent au
guidage.
[0066] De telles solutions permettent de réaliser un contre-appui de longueur variable avec
tous les types de matériau, tels le bois, les composites, l'aluminium etc ...
[0067] Les longueurs des branches seront déterminées pour que la longueur du contre-appui
puisse être inférieure à la longueur des montants ou être supérieure.
[0068] La plage de variation pourra être de l'ordre du mètre voire plus.
[0069] L'homme du métier est à même de choisir cette plage.
1. Echelle réglable comprenant deux montants (2) reliés par des traverses (3) ou échelons
(3) et un contre-appui (4) articulé sur les montants (2),
cette échelle étant
CARACTERISEE :
- en ce que le contre-appui (4) est de longueur variable et,
- en ce qu'elle comprend, à distance de son sommet (A), un dispositif (5) dit de verrouillage
qui, en position active, s'étend dans un plan (P) parallèle au plan d'appui (R) de
l'échelle et verrouille la disposition géométrique des montants (2) et du contre-appui
(4).
2. Echelle selon la revendication 1 caractérisée en ce que le contre-appui (4) est formé d'au moins un élément télescopique avec un moyen de
verrouillage (41), soit pas par pas, soit en tout point.
3. Echelle selon la revendication 2 caractérisée en ce que le contre-appui (4) comprend, d'une part, une branche principale (4A) qui, s'étendant
depuis le haut de l'échelle, est de longueur inférieure à celle des montants et, d'autre
part, une branche (4B) secondaire constituée de deux profilés maintenus écartés par
des pattes (4D), cette branche secondaire venant coiffer la branche principale.
4. Echelle selon la revendication 2 caractérisée en ce que le contre-appui (4) comprend, d'une part, une branche principale (4A) qui, s'étendant
depuis le haut de l'échelle, est de longueur inférieure à celle des montants et, d'autre
part, une branche (4B) secondaire constituée par un profilé présentant une rainure
(4E) longitudinale venant loger la branche principale, une ou plusieurs pattes (4F)
venant fermer l'entrée de la rainure pour maintenir la seconde branche sur la première.
5. Echelle selon la revendication 2 caractérisée en ce que le contre-appui (4) comprend, d'une part, une branche principale (4A) qui, s'étendant
depuis le haut de l'échelle, est de longueur inférieure à celle des montants et, d'autre
part, une branche (4B) secondaire, la première branche (4A) comportant une section
en Té en sorte que les faces intérieures (4G) de la branche horizontale du Té participent
au guidage.