[0001] La présente invention a pour objet l'immunisation induction d'une réponse immunitaire
contre le virus de l'immunodéficience féline. Elle a également pour objet des kits
d'immunisation.
[0002] Le virus de l'immunodéficience féline (FIV) est un rétrovirus à ARN simple brin de
polarité positive appartenant à la famille des lentivirus.
[0003] Largement répandu sur l'ensemble de la planète, le FIV touche essentiellement les
félins, en particulier les chats.
[0004] La maladie se caractérise par une détérioration et une suppression du système immunitaire
permettant le développement de maladies opportunistes et pouvant conduire à la mort.
[0005] La molécule d'ARN de FIV se compose de plusieurs cadres ouverts de lecture (COLs)
codant pour les protéines de structure, notamment env et gag, les enzymes virales,
notamment pol et pro, les transactivateurs, notamment tat et rev. Le COL rev est composé
de deux exons.
[0006] Des vaccins inactivés ont été proposés, mais nécessitent pour être protecteurs des
quantités d'antigènes très importantes ce qui pose des problèmes d'industrialisation.
[0007] D'autres approches vaccinales ont été tentées en particulier l'utilisation de la
protéine d'enveloppe sous forme de sous-unité ou exprimée par un vecteur d'expression
recombiné. Ces travaux n'ont pas abouti à des résultats satisfaisants. Ils ont par
ailleurs mis en évidence des phénomènes de facilitation se traduisant par une virémie
plus précoce chez les animaux vaccinés que chez les animaux témoins.
[0008] L'article de Cuisinier (
Cuisinier A. M. et al., Vaccine, 1997, 15(10), 1085-1094) rappelle que suite à des essais de vaccination à l'aide de virus inactivés il est
apparu que la glycoprotéine de surface gp120 serait déterminante pour la protection.
Il rappelle toutefois que plusieurs essais de vaccination utilisant la protéine env
rencombinée n'ont pas permis d'induire une protection. Les auteurs décrivent des expériences
de vaccination de chats par administration intramusculaire d'ADN codant pour gp120
et p10 (nucléocapside) de FIV. L'administration d'ADN codant pour gp120 de FIV n'induit
qu'une protection partielle. En cas de combinaison gp120 et p10 on n'observe pas de
protection.
[0009] De son côté l'article de Richardson (
Richardson J. et al., J. Virol., 1997, 71(12), 9640-9649) rapporte avec l'administration de plasmides codant pour env de FIV un phénomène
de facilitation. Ce phénomène a aussi été observé lors de vaccination à l'aide de
protéines recombinées de FIV (
Lutz H. et al., AIDS Research and Human Retroviruses, 1996, 12(5), 431-433) et de virus de la vaccine exprimant env de FIV (
Osterhaus A. D. M. E. et al., AIDS Research and Human Retroviruses, 1996, 12(5), 437-441).
[0010] WO-A-98/21354 décrit un protocole de vaccination contre FIV dans lequel on administre d'abord un
vecteur canarypox recombiné ayant comme insert env et gag/pro de FIV, puis du FIV
inactivé produit sur lymphocytes T.
[0012] La demande de brevet
WO-A-9530019 décrit un protocole de vaccination contre FIV utilisant l'expression de diverses
protéines de FIV par des vecteurs de type Feline herpesvirus ou baculovirus pour une
stratégie primoadministration / rappel.
[0013] La demande de
brevet EP-A-1074625 décrit un protocole de vaccination polynucléotidique des chats contre FIV. La stratégie
utilise aussi bien en primoadministration qu'en rappel des plasmides exprimant notamment
protéines env et gag-pro de FIV en intramusculaire chez le chat à 4 semaines d'intervalle.
[0015] Différentes approches de vaccination ont donc été étudiées à savoir les vaccins Inactivés,
les vaccins de sous-unités et les vaccins recombinés (vecteurs viraux et ADN). Il
n'existe pas à ce jour de solution satisfaisante, ni d'orientation claire de recherche.
[0016] Après des efforts de recherches importants, la déposante a pu mettre au point une
technique d'induction d'une réponse immunitaire chez le chat contre FIV utilisant
des compositions immunogènes recombinées de type vecteur viral et ADN (plasmide).
De façon remarquable, la technique mise au point permet d'utiliser l'expression d'env
sans générer de problème de facilitation.
[0017] Ainsi, l'invention est définie par les revendications et a pour premier objet une
méthode d'induction d'une réponse immunitaire chez le chat contre FIV par un protocole
d'administration comprenant au moins une prime-administration et au moins une administration
de rappel mettant en oeuvre au moins les immunogènes communs gag/pro et env. Les compositions
immunogènes utilisées en primo-administration sont de nature différente de celles
utilisées en rappel. Ce protocole d'administration est dit "prime-boost". Le protocole
prime-boost selon l'invention comprend une primo-administration intramusculaire avec
une composition immunogène comprenant, dans un véhicule ou excipient pharmaceutiquement
acceptable, un plasmide contenant et exprimant
in vivo un polynucléotide codant pour env et gag/pro de FIV, suivie d'un rappel à un intervalle
de 3 à 6 semaines avec une composition immunogène comprenant, dans un véhicule ou
excipient pharmaceutiquement acceptable, un vecteur viral atténué contenant et exprimant
in vivo un polynucléotide codant pour env et gag/pro de FIV, le vecteur viral étant un virus
canarypox ou fowlpox atténué.
[0018] La primo-administration peut comprendre une ou plusieurs administrations des mêmes
compositions immunogènes à base de plasmides. De même l'administration de rappel peut
comprendre une ou plusieurs administrations des mêmes compositions immunogènes à base
de vecteurs avipoxviraux atténués. Suivant un mode de réalisation particulier de l'invention,
le protocole comprend deux administrations successives d'une même composition immunogène
à base de plasmides, puis une administration d'une composition immunogène à base de
vecteurs avipoxviraux atténués à titre de rappel.
[0019] Les différentes administrations sont faites à un intervalle de 3 à 6 semaines et
plus particulièrement de l'ordre de 4 semaines. Suivant une modalité préférée on prévoit
en plus un rappel annuel, préférentiellement à l'aide de la composition immunogène
à base de vecteurs viraux. De préférence les animaux sont âgés d'au moins 6 à 8 semaines
lors de la première administration.
[0020] Les plasmides et les vecteurs viraux utilisés dans le protocole prime/boost expriment
à la fois env et gag/pro.
[0021] Au sens de l'invention, le terme protéine englobe les fragments, y compris peptides
et polypeptides possédant substantiellement la même activité immunologique que la
protéine entière. Les expressions gène env, gène gag, gène gag/pro, etc. incluent
donc les fragments polynucléotidiques codant pour ces fragments de protéine, peptides
et polypeptides.
[0022] Pour contrôler leur expression, les polynucléotides sont fonctionnellement associés
à un promoteur, et éventuellement à des séquences activatrices (en anglais « enhancer
»), à des séquences stabilisatrices, et/ou à des séquences signal permettant la sécrétion
de la protéine.
[0023] D'autres protéines de FIV peuvent être exprimées conjointement à env et gag/pro,
en primo-administration et/ou en rappel. On peut notamment exprimer la protéine tat
et/ou la protéine rev, de préférence tat et optionnellement rev. Elles peuvent être
exprimées dans les mêmes plasmides et/ou vecteurs viraux que ceux utilisés pour env
et gag/pro ou dans des plasmides et/ou vecteurs viraux propres.
[0024] Suivant une modalité particulière, plusieurs souches de FIV sont représentées dans
les compositions de l'invention, c'est-à-dire que le protocole comprend l'administration
de plasmides et de vecteurs viraux comportant et exprimant
in vivo des polynucléotides codant pour env et gag/pro de deux, trois ou plus, souches de
FIV. Ainsi, des polynucléotides de plusieurs souches de FIV peuvent être portés par
un vecteur viral unique ou par des vecteurs viraux propres. Pour les plasmides, on
préfère des plasmides propres, mais on n'exclut cependant pas qu'un plasmide unique
comporte les polynucléotides de plusieurs souches de FIV.
[0025] Suivant une autre modalité encore, et comme on le verra plus en détail plus loin,
le protocole peut comprendre l'administration concomitante d'une ou plusieurs cytokines,
soit sous forme protéique, soit par incorporation d'un polynucléotide codant pour
une cytokine dans des plasmides et/ou des vecteurs viraux, ceux utilisés pour exprimer
les protéines FIV et/ou d'autres.
[0026] Pour réaliser les vecteurs d'expression selon l'invention l'homme du métier dispose
de différentes souches de FIV, de l'organisation de leur génome et de la séquence
nucléotidique de leur génome. Des souches FIV utilisables, telle que la souche Petaluma,
sont citées dans la partie Exemples. Des informations complémentaires sur ces souches
ainsi que d'autres, leurs séquences nucléotidiques, sont données en introduction de
la partie Exemples.
[0027] Selon l'invention, la primo-administration comprend l'utilisation de plasmides exprimant
in vivo les protéines env et gag de FIV. Le terme plasmide se réfère à une unité de transcription
ADN comprenant un polynucléotide selon l'invention et les éléments nécessaires à son
expression
in vivo. On préfère la forme plasmide circulaire, superenroulée ou non. La forme linéaire
entre également dans le cadre de cette invention.
[0028] Chaque plasmide comprend un promoteur apte à assurer, dans les cellules hôtes, l'expression
du polynucléotide inséré sous sa dépendance. Il s'agit en général d'un promoteur eucaryote
fort. Le promoteur eucaryote fort préféré est le promoteur précoce du cytomégalovirus
(CMV-IE), d'origine humaine ou murine, ou encore éventuellement d'une autre origine
telle que rat, cobaye. Le promoteur CMV-IE peut comprendre la partie promoteur proprement
dite, associée ou non à la partie activatrice (enhancer). On peut se référer à
EP-A-260 148,
EP-A-323 597,
US-A-5 168 062,
US-A-5 385 839,
US-A-4 968 615,
WO-A-87/03905. On préfère le CMV-IE humain (
Boshart M. et al., Cell., 1985, 41, 521-530) ou murin.
[0029] De manière plus générale, le promoteur est soit d'origine virale, soit d'origine
cellulaire. Comme promoteur viral fort autre que CMV-IE, on peut citer le promoteur
précoce ou le promoteur tardif du virus SV40 ou le promoteur LTR du virus du Sarcome
de Rous. Comme promoteur cellulaire fort, on peut citer le promoteur d'un gène du
cytosquelette, tel que par exemple le promoteur de la desmine (
Kwissa M.) et al., Vaccine, 2000, 18(22), 2337-2344), ou encore le promoteur de l'actine (
Miyazaki J. et al., Gene, 1989, 79(2), 269-277).
[0030] Par équivalence, les sous-fragments de ces promoteurs conservant une activité promotrice
adéquate sont compris dans la présente invention: e.g. les promoteurs CMV-IE tronqués
selon
WO-A-98/00166. La notion de promoteur selon l'invention inclut donc les dérivés et sous-fragments
conservant une activité promotrice adéquate, de préférence substantiellement similaire
à celle du promoteur proprement dit dont ils sont issus. Pour le CMV-IE, cette notion
comprend la partie promoteur proprement dite et/ou la partie activatrice et les dérivés
et sous-fragments.
[0031] De préférence les plasmides comprennent d'autres éléments de contrôle de l'expression.
En particulier, il est avantageux d'incorporer des séquences stabilisatrices du type
intron, de préférence intron Il du gène de de la Beta-globine de lapin (
van Ooyen et al. Science, 1979, 206:337-344).
[0032] Comme signal de polyadénylation (polyA) pour les plasmides on peut utiliser notamment
celui du gène de l'hormone de croissance bovine (bGH) (
US-A-5,122,458), celui du gène de la β-globine du lapin ou celui du virus SV40.
[0033] Selon l'invention, l'administration de rappel comprend l'utilisation de vecteurs
avipoxviraux atténués exprimant in
in vivo la ou les protéines de FIV. Ces vecteurs d'expression avipoxviraux atténués sont
des canarypox ou des fowlpox.
[0035] Selon l'un des modes préférés de l'invention, le vecteur d'expression poxvirus est
un virus canarypox
, atténué, e.g. un ALVAC ou un virus canarypox (par exemple de la souche Rentschler)
qui a été atténué, notamment par plus de 200 passages sur cellules de fibroblastes
d'embryons de poulet (CEF). Un virus canarypox de souche ALVAC a été déposé le 14
novembre 1996 auprès de l'American Type Culture Collection (ATCC) sous le numéro d'accès
VR-2547. Un canarypox est commercialement disponible auprès de l'ATCC sous le numéro
d'accès VR-111. Des canarypox atténués ont été décrits dans
US-A-5,756,103 et dans
WO-A-01/05934.
[0036] Des fowlpox atténués peuvent être utilisés (e.g. TROVAC). Sur le poxvirus TROVAC,
l'homme de l'art petit se reporter au brevet
WO-A-96/40241. De nombreuses souches vaccinales de virus fowlpox sont accessibles, par example
le vaccin DIFTOSEC CT® commercialisé par MERIAL et le vaccin NOBILIS® VARIOLE commercialisé
par Intervet.
[0037] Lorsqu'il s'agit d'un canarypox, les sites d'insertion sont en particulier situés
dans, ou constitués par, les COLs C3, C5 et C6. Lorsqu'il s'agit d'un fowlpox, les
sites d'insertion sont en particulier situés dans, ou constitués par, les COLs F7
et F8.
[0038] De préférence, lorsque le vecteur d'expression est un poxvirus, le polynucléotide
à exprimer est inséré sous le contrôle d'un promoteur spécifique des poxvirus, notamment
le promoteur vaccine 7,5 kDa (
Cochran et al., J. Virology, 1985, 54, 30-35), le promoteur vaccine I3L (
Riviere et al., J. Virology, 1992, 66, 3424-3434), le promoteur vaccine HA (
Shida, Virology, 1986, 150, 451-457), le promoteur cowpox ATI (
Funahashi et al., J. Gen. Virol., 1988, 69, 35-47), ou encore le promoteur vaccine H6 (
Taylor J. et a/. Vaccine, 1988, 6, 504-508 ;
Guo P. et al. J. Virol., 1989, 63, 4189-4198 ;
Perkus M. et al. J. Virol., 1989, 63, 3829-3836).
[0039] L'invention a également pour objet l'utilisation d'une part de plasmides contenant
et exprimant
in vivo le/les polynucléotide(s) codant pour env et gag/pro de FIV, pour la production d'une
première préparation immunogène comprenant le où les plasmide(s) et un véhicule ou
excipient pharmaceutiquement acceptable, pour une primo-administration à un chat,
et d'autre part un ou des vecteur(s) viral(aux) atténué(s) exprimant
in vivo env et gag/pro de FIV, pour la production d'une seconde composition immunogène comprenant
le ou les vecteur(s) viral(aux) atténué(s) et un véhicule ou excipient pharmaceutiquement
acceptable, pour une administration en rappel à un intervalle de 3 à 6 semaines au
même chat,
dans laquelle
l'administration de la première et la seconde composition immunogène se fait par voie
intramusculaire, et
le ou les vecteur(s) viral(aux) atténué(s) sont un ou des virus canarypox atténué(s)
ou un ou des virus fowlpox atténué(s).
[0040] L'invention a également pour objet l'utilisation d'un ou de plusieurs plasmide(s)
exprimant
in vivo env et gag/pro de FIV, pour la production d'une composition immunogène comprenant
le ou les plasmide(s) et un véhicule ou excipient pharmaceutiquement acceptable pour
l'induction d'une réponse immunitaire dirigée contre FIV chez un chat, destiné à être
administré par voie intramusculaire au chat en primo-administration, le rappel étant
effectué après 3 à 6 semaines à l'aide d'une composition immunogène comprenant un
ou plusieurs vecteur(s) viral(aux) atténué(s) exprimant
in vivo env et gag/pro de FIV et un véhicule ou excipient pharmaceutiquement acceptable,
dans laquelle le ou les vecteur(s) viral(aux) atténué(s) sont un ou des virus canarypox
atténué(s) ou un ou des virus fowlpox atténué(s).
[0041] L'invention a également pour objet l'utilisation d'un ou plusieurs vecteur(s) viral(aux)
atténué(s)exprimant
in vivo env et gag/pro de FIV, pour la production d'une composition immunogène comprenant
le ou les vecteur(s) viral(aux) atténué(s) et un véhicule ou excipient pharmaceutiquement
acceptable, pour l'induction d'une réponse immunitaire dirigée contre FIV chez un
chat, destiné à être administré par voie intramusculaire au chat en rappel à un intervalle
de 3 à 6 semaines d'une composition immunogène comprenant un ou plusieurs plasmide(s)
exprimant
in vivo env et gag/pro de FIV et un véhicule ou excipient pharmaceutiquement acceptable,
dans laquelle le ou les vecteur(s) viral(aux) atténué(s) sont un ou des virus canarypox
atténué(s) ou un virus fowlpox atténué(s).
[0042] La présente invention a encore pour objet un kit pour l'induction d'une réponse immunitaire
dirigée contre FIV chez un chat notamment destiné à être utilisé selon le protocole
d'administration selon l'Invention, comprenant, conditionnés séparément :
- une première composition immunogène comprenant, dans un véhicule ou excipient pharmaceutiquement
acceptable, un ou des plasmide(s) exprimant in vivo env et gag/pro de FIV,
- une seconde composition immunogène comprenant, dans un véhicule ou excipient pharmaceutiquement
acceptable, un ou des vecteur(s) viral(aux) atténué(s) exprimant in vivo env et gag/pro de FIV, dans laquelle le ou les vecteur(s) viral(aux) atténué(s) sont
un ou des virus canarypox atténué(s) ou un ou des virus fowlpox atténué(s).
[0043] Il va de soi que l'ensemble des caractéristiques décrites dans la présente demande,
qui concernent par exemple la composition des plasmides et vecteurs viraux, la composition
des préparations, les associations de polynucléotides de FIV, le protocole d'administration
s'appliquent dans les mêmes conditions aux différents objets de l'invention.
[0044] La notion de composition immunogène recouvre toute composition susceptible, une fois
administrée à l'espèce cible dans les conditions de l'invention, d'induire une réponse
Immunitaire dirigée contre FIV. L'espèce cible est le chat.
[0045] Les véhicules ou excipients pharmaceutiquement acceptables sont parfaitement connus
de l'homme du métier. A titre d'exemple, il peut s'agir de solution saline NaCl à
0,9% ou de tampon phosphate. Les véhicules ou excipients pharmaceutiquement acceptables
englobent aussi tout composé ou combinaison de composés permettant la facilitation
de l'administration du vecteur, notamment de la transfection, et/ou l'amélioration
de la conservation.
[0046] Les compositions immunogènes selon l'invention comprennent de préférence un ou plusieurs
adjuvants, choisis notamment parmi les adjuvants usuels. Conviennent particulièrement
bien dans le cadre de la présente invention : (1) polymères de l'acide acrylique ou
méthacrylique, polymères d'anhydride maléique et de dérivé alcényle, (2) séquences
immunostimulatrices (ISS), notamment séquences oligodésoxyribonucléotidiques ayant
un ou plusieurs motifs CpG non méthylés (
Klinman D. M. et al., Prcc. Natl. Acad. Sci. USA, 1996, 93, 2879-2883 ;
WO-A1-98/16247), (3) une émulsion huile-dans-l'eau, en particulier l'émulsion SPT décrite à la page
147 de « Vaccine Design, The Subunit and Adjuvant Approach » edited by M. Powell,
M. Newman, Plenum Press 1995, et l'émulsion MF59 décrite à la page 183 du même ouvrage, (4) lipides cationiques
contenant un sel d'ammonium quaternaire, (5) cytokines, ou (6) leurs combinaisons
ou mélanges.
[0047] L'émulsion huile-dans-l'eau (3), qui est particulièrement adaptée pour les vecteurs
viraux, peut notamment être à base :
- d'huile de paraffine liquide légère (type Pharmacopée européenne) ;
- d'huile isoprénoide telle que le squalane, le squalène ;
- d'huile résultant de l'oligomérisation d'alcènes, en particulier d'isobutène ou de
decène ;
- d'esters d'acides ou d'alcools à groupement alkyle linéaire ;
- plus particulièrement huiles végétales, oléate d'éthyle, di(caprylate / caprate) de
propylène glycol, tri(caprylate / caprate) de glycérol, dioléate de propylène glycol
;
- d'esters d'acides ou d'alcools gras ramifiés, en particulier esters de l'acide isostéarique.
[0048] L'huile est utilisée en association avec des émulsifiants pour former l'émulsion.
Les émulsifiants sont de préférence des tensio-actifs non ioniques, en particulier
:
- les esters d'une part de sorbitan, de mannide (e.g. oléate d'anhydromannitol), de
glycérol, de polyglycérol, ou de propylène glycol et d'autre part d'acide oléique,
isostéarique, ricinoléique, hydroxystéarique, ces esters étant éventuellement éthoxylés,
- les blocs copolymères polyoxypropylène-polyoxyéthylène, en particulier les Pluronic®,
notamment L121.
[0049] Parmi les polymères adjuvants de type (1), on préfère les polymères de l'acide acrylique
ou méthacrylique réticulés, notamment réticulés par des éthers polyalcényliques de
sucres ou de polyalcools. Ces composés sont connus sous le terme carbomère (
Pharmeuropa vol. 8, n° 2, juin 1996). L'homme de l'art peut aussi se référer à
US-A-2 909 462 qui décrit de tels polymères acryliques réticulés par un composé polyhydroxylé ayant
au moins 3 groupes hydroxyle, de préférence pas plus de 8, les atomes d'hydrogène
d'au moins trois hydroxyles étant remplacés par des radicaux aliphatiques insaturés
ayant au moins 2 atomes de carbone. Les radicaux préférés sont ceux contenant de 2
à 4 atomes de carbone, e.g. vinyles, allyles et autres groupes éthyléniquement insaturés.
Les radicaux insaturés peuvent eux-mêmes contenir d'autres substituants, tels que
méthyl. Les produits vendus sous la dénomination Carbopol® (BF Goodrich, Ohio, USA)
sont particulièrement appropriés. Ils sont notamment réticulés par un allyl saccharose
ou par de l'allylpentaérythritol. Parmi eux, on peut citer en particulier les Carbopol®
974P, 934P et 971 P.
[0050] La concentration en polymère de type carbomère dans la composition vaccinale finale
peut notamment aller de 0,01 % à 1,5 % PN, plus particulièrement de 0,05 à 1 % P/V,
de préférence de 0,1 à 0,4 % PN.
[0051] Les lipides cationiques (4) contenant un sel d'ammonium quaternaire, qui sont particulièrement
mais pas exclusivement adaptés pour les plasmides, sont de préférence ceux qui répondent
à la formule suivante :

dans laquelle R1 est un radical aliphatique linéaire, saturé ou insaturé, ayant 12
à 18 atomes de carbone, R2 est un autre radical aliphatique, renfermant 2 ou 3 atomes
de carbone, et X un groupement hydroxyle ou amine.
[0052] Parmi ces lipides cationiques, on préfère le DMRIE (N-(2-hydroxyéthy)-N,N-diméthyl-2,3-bis(tetradécyloxy)-1-propanammonium
;
WO-A-96/34109), de préférence associé avec un lipide neutre, de préférence le DOPE (dioléoyl-phosphatidyl-éthanolamine
;
Behr J. P., 1994, Bioconjugate Chemistry, 5, 382-389), pour former le DMRIE-DOPE.
[0053] De préférence, le mélange plasmide avec cet adjuvant se fait de manière extemporanée
et l'on préfère, avant son administration, laisser le temps au mélange ainsi constitué
de se complexer, par exemple pendant une durée allant de 10 à 60 minutes, notamment
de l'ordre de 30 minutes.
[0054] Lorsque du DOPE est présent, le ratio molaire DMRIE : DOPE va de préférence de 95
: 5 à 5 : 95, plus particulièrement de 1 : 1.
[0055] Le ratio pondéral plasmide : adjuvant DMRIE ou DMRIE-DOPE peut aller notamment de
50 : 1 à 1 : 10, en particulier de 10 : 1 à 1 : 5, et de préférence de 1 : 1 à 1 :
2.
[0056] La ou les cytokines (5) éventuellement présentes peuvent être apportées sous forme
de protéine à la composition , ou être co-exprimées chez l'hôte avec le ou les protéines
de FIV. La préférence va à la co-expression de la ou des cytokines, soit par le même
vecteur que celui exprimant les protéines, soit par un vecteur propre.
[0057] Les cytokines peuvent notamment être choisies parmi des cytokines félines, notamment
celles du chat, telles que l'interleukine 18 féline (fIL-18) (
Taylor S. et al., DNA Seq., 2000, 10(6), 387-394), fIL-16 (
Leutenegger C. M. et al., DNA Seq., 1998, 9(1), 59-63), flL-12 (
Fehr D. et al., DNA Seq., 1997, 8(1-2), 77-82 ;
Imamura T. et al., J. Vet. Med. Sci., 2000, 62(10), 1079-1087) et GM-CSF félin (facteur de stimulation de la formation de colonies granulo-macrophagiques,
ou en anglais Granulocyte-Macrophage Colony-Stimulating Factor) (GenBank AF053007).
[0058] Conformément à l'invention l'induction d'une reponse immunitaire dirigée contre FIV
peut être associée à des vaccinations contre d'autres agents pathogènes félins. Les
autres pathogènes félins sont notamment le virus de la rhinotrachéite féline ou virus
herpès félin (FHV), les virus de la leucémie féline (FeLV de type A et de type B),
les parvovirus félins (FPV), le virus de la péritonite infectieuse féline (FIPV),
le virus de la calicivirose féline (FCV), le virus de la rage,
Chlamydia.
[0059] L'administration des compositions selon l'invention se fait par la voie , intramusculaire,
[0060] Les différentes compositions peuvent être injectées par un injecteur à jet liquide
sans aiguille.
[0061] Les compositions immunogènes selon l'invention comprennent une quantité efficace
de plasmide ou de vecteur viral, la détermination de ces quantités étant à la portée
de l'homme du métier. La déposante recommande :
- dans le cas des compositions immunogènes à base de plasmide, une dose peut comporter
de 1 µg environ à 2000 µg environ, notamment de 50 µg environ à 1000 µg environ. Les
volumes de dose peuvent être compris entre 0,1 et 2 ml, de préférence entre 0,2 et
1 ml.
- dans le cas des compositions immunogènes à base de poxvirus, une dose peut être comprise
entre environ 103 pfu et environ 109 pfu. Lorsque le vecteur est le virus canarypox, la dose est plus particulièrement
comprise entre environ 105 pfu et environ 109 pfu, de préférence entre environ 106 et environ 108 pfu. Les volumes de dose des compositions immunogènes à base de vecteurs viraux sont
en général compris entre 0,1 et 2,0 ml, de préférence entre 0,2 et 1,0 ml.
[0062] Le kit peut comprendre les doses de composition immunogène pour induires une réponse
immunitaire soit chez un animal, soit chez plusieurs animaux.
[0063] Selon une modalité particulière, le kit comprend deux doses de composition immunogène
à base de plasmide pour une dose de composition immunogène à base de vecteur viral.
[0064] L'invention va être maintenant décrite plus en détail à l'aide de modes de réalisation
pris à titre d'exemples non limitatifs.
Exemples :
[0065] Toutes les constructions sont réalisées en utilisant les techniques standards de
biologie moléculaire (clonage, digestion par les enzymes de restriction, synthèse
d'un ADN complémentaire simple brin, amplification en chaîne par polymérase, élongation
d'un oligonucléotide par une ADN polymérase...) décrites par
Sambrook J. et al. (Molecular Cloning: A Laboratory Manual. 2nd Edition. Cold Spring
Harbor Laboratory. Cold Spring Harbor. New York. 1989). Tous les fragments de restriction utilisés pour la présente invention, ainsi que
les divers fragments d'amplification en chaîne par polymérase (PCR), sont isolés et
purifiés en utilisant le kit "Geneclean®" (BIO101 Inc. La Jolla, CA).
[0066] Les exemples mettent en oeuvre la souche FIV Villefranche IFFA 1/88 (
Steffan A. M. et al., J. Gen. Virol., 1994, 75, 3647-3653). Il va de soi que l'invention peut être appliquée aux autres souches de FIV. On
peut par exemple citer la souche Petaluma (disponible auprès de l'American Type Culture
Collection (ATCC) sous le numéro VR-1312, et de la séquence nucléotidique dans GenBank
sous le numéro M25381 ; gène env: nucléotides 6266 à 8836 ; gène gag : nucléotides
628 à 1980 ; gag/pro : nucléotides 628 à 2336). On peut citer aussi la souche NCSU1
disponible auprès de l'ATCC sous la référence VR2333. On peut se référer aussi aux
articles de Sodora et de Bachmann (
Sodora D. L. et al., J. Virol., 1994, 68(4), 2230-2238 ;
Bachmann M. H. et al., J. Viral., 1997, 71(6), 4241-4253) qui décrivent un certain nombre de souches FIV et indiquent les références d'accès
aux séquences dans GenBank. La souche FIV14 est référencée NC_001482 dans Genbank
(gène env : nucléotides 6266-8836 ; gène gag : nucléotides 628-1980 ; gag/pro: nucléotides
628-2336), la souche BM3070 est référencée dans GenBank sous AF474246 (gène env :
nucléotides 6272-8833 ; gène gag : nucléotides 634-1986) ; la souche OMA est référencée
dans Genbank sous U56928 (gène env : nucléotides 6506-9097 ; gène gag : nucléotides
679-2179), etc.
[0067] L'homme du métier est capable de déterminer les sondes PCR pour cloner les gènes
à partir de la souche FIV considérée. Les sondes PCR utilisées dans les exemples suivants
pour cloner env, gag/pro, rev et tat de la souche Villefranche, peuvent être utilisées
avec d'autres souches, telles que Petaluma ; ou être adaptées lorsque cela est utile.
Exemple 1 : Culture du virus FIV
[0069] Les cellules Q201 sont mises en culture en Falcon 25 cm
2 avec du milieu Eagle-MEM supplémenté de 2 mM de glutamine, de 10 % de sérum de veau,
de 100 UI/ml de pénicilline, de 100 µg/ml de streptomycine et de 100 UI/ml d'interleukine-2
humaine recombinée, contenant environ 100 000 cellules par ml. Les cellules sont cultivées
à +37°C.
[0070] Après 3 jours la couche cellulaire arrive à confluence. Le milieu de culture est
alors remplacé et le virus FIV est ajouté à raison de 5 pfu/cellule.
[0071] Lorsque l'effet cytopathogène (CPE) est complet (généralement 48-72 heures après
le début de la mise en culture), les suspensions virales sont récoltées, puis clarifiées
par centrifugation et congelées à -80°C. 3 à 4 passages successifs sont généralement
nécessaires à la production d'un lot viral. Le lot viral est stocké à -80°C.
Exemple 2 : Extraction de l'ARN viral de FIV
[0072] L'ARN viral contenu dans 100 ml de suspension virale de la souche FIV Villefranche
est extrait après décongélation avec les solutions du kit « High Pure
™ Viral RNA Kit » Cat # 1 858 882, Roche Molecular Biochemicals), en suivant les instructions
du fournisseur pour les étapes d'extraction. Le culot d'ARN obtenu à la fin de l'extraction
est resuspendu avec 1 à 2 ml d'eau distillée stérile sans RNase.
Exemple 3 : Construction du plasmide pPB371
[0073] L'ADN complémentaire (ADNc) de FIV est synthétisé avec le kit « Gene Amp RNA PCR
Kit » (Cat # N 808 0017, Perkin-Elmer, Norwalk, CT 06859, USA) en utilisant les conditions
données par le fournisseur.
[0074] Une réaction de transcription inverse, suivie d'une réaction d'amplification en chaîne
(Réaction « RT-PCR ») est réalisée avec 50 µl de la suspension d'ARN viral de FIV
(exemple 2) et avec les oligonucléotides suivants :
FC116 (36 mer) (SEQ ID NO :1)
5' TTTTTTCTGCAGCAATAAGAATGGCAGAAGGATTTG 3'
et FC117 (36 mer) (SEQ ID NO :2)
5'-TCGCACCTGAAACATCTCGAGTGTTTCCACATGTAT 3'.
[0075] Ce couple d'oligonucléotides permet l'incorporation d'un site de restriction Pstl,
d'un site de restriction Xhol et d'un codon ATG initiateur en 5' de l'insert.
[0076] La synthèse du premier brin d'ADNc se fait par élongation de l'oligonucléotide FC117,
après hybridation de ce dernier à la matrice d'ARN.
[0077] Les conditions de synthèse du premier brin d'ADNc sont une température de 42°C pendant
15 min, puis de 99°C pendant 5 min, et enfin de 4°C pendant 5 min. Les conditions
de la réaction PCR en présence du couple d'oligonucléotides FC116 et FC117 sont une
température de 95°C pendant 2 min, puis 40 cycles (95°C pendant 30 sec, puis 50°C
pendant 45 sec, et 72°C pendant 3 min), et enfin 72°C pendant 7 min pour produire
un fragment de 1476 pb.
[0078] Ce fragment est digéré par l'enzyme de restriction Pstl puis par l'enzyme de restriction
Xhol pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, le fragment Pstl-Xhol d'environ
1450 pb. Ce fragment est appelé fragment A.
[0079] Une deuxième réaction de transcription inverse, suivie d'une réaction d'amplification
en chaîne (Réaction « RT-PCR ») est réalisée avec 50 µl de la suspension d'ARN viral
de FIV (exemple 2) et avec les oligonucléotides suivants :
FC118 (36 mer) (SEQ ID NO :3)
5' ATACATGTGGAAACACTCGAGATGTTTCAGGTGCGA 3'
et FC119 (54 mer) (SEQ ID NO :4)
5'TTTTTTGGATCCCCCGGGCTGCAGGAATTCTGAGATACTTCATCATTCC TCCTC 3'.
[0080] Ce couple d'oligonucléotides permet l'incorporation d'un site de restriction Xhol,
d'un site de restriction BamHI et d'un codon stop en 3' de l'insert.
[0081] La synthèse du premier brin d'ADNc se fait par élongation de l'oligonucléotide FC118,
après hybridation de ce dernier à la matrice d'ARN.
[0082] Les conditions de synthèse du premier brin d'ADNc sont une température de 42°C pendant
15 min, puis de 99°C pendant 5 min, et enfin de 4°C pendant 5 min. Les conditions
de la réaction PCR en présence du couple d'oligonucléotides FC118 et FC119 sont une
température de 95°C pendant 2 min, puis 40 cycles (95°C pendant 130 sec, puis 50°C
pendant 45 sec, et 72°C pendant 3 min), et enfin 72°C pendant 7 min pour produire
un fragment de 1193 pb.
[0083] Ce fragment est digéré par l'enzyme de restriction Xhol puis par l'enzyme de restriction
BamHI pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, le fragment XhoI-BamHI d'environ
1170 pb. Ce fragment est appelé fragment B.
[0084] Les fragments A et B sont ligaturés avec le plasmide d'expression eucaryote pVR1012
(figure 1 et exemple 7 de
WO-A-98/03199 ;
Hartikka J. et al., 1997, Human Gene Therapy, 7, 1205-1217) préalablement digéré par Xbal et EcoRI, pour donner le plasmide pPB371 (7467 pb).
Ce plasmide contient, sous le contrôle du promoteur précoce du cytomégalovirus humain
ou hCMV-IE (human Cytomegalovirus Immediate Early), un insert codant pour la protéine
env de FIV.
Exemple 4 : Construction du plasmide pPB374
[0085] L'ADN complémentaire (ADNc) de FIV est synthétisé avec le kit « Gene Amp RNA PCR
Kit » (Cat # N 808 0017, Perkin-Elmer, Norwalk, CT 06859, USA) en utilisant les conditions
données par le fournisseur.
[0086] Une réaction de transcription inverse, suivie d'une réaction d'amplification en chaîne
(Réaction « RT-PCR ») est réalisée avec 50 µl de la suspension d'ARN viral de FIV
(exemple 2) et avec les oligonucléotides suivants :
PB670 (37 mer) (SEQ ID NO :5)
5' TTTGTCGACAAGGTAGGAGAGATTCTACAGCAACATG 3'
et PB674 (40 mer) (SEQ ID NO :6)
5' TTTGCGGCCGCGTTATTGAGCCATTACTAACCTAATATTG 3'.
[0087] Ce couple d'oligonucléotides permet l'incorporation d'un site de restriction Sall,
d'un site de restriction Notl, d'un codon ATG initiateur en 5' et d'un codon stop
en 3' de l'insert.
[0088] La synthèse du premier brin d'ADNc se fait par élongation de l'oligonucléotide PB674,
après hybridation de ce dernier à la matrice d'ARN.
[0089] Les conditions de synthèse du premier brin d'ADNc sont une température de 42°C pendant
15 min, puis de 99°C pendant 5 min, et enfin de 4°C pendant 5 min. Les conditions
de la réaction PCR en présence du couple d'oligonucléotides PB670 et PB674 sont une
température de 95°C pendant 2 min, puis 40 cycles (95°C pendant 30 sec, puis 50°C
pendant 45 sec, et 72°C pendant 3 min), et enfin 72°C pendant 7 min pour produire
un fragment de 1758 pb.
[0090] Ce fragment est digéré par l'enzyme de restriction Sall puis par l'enzyme de restriction
Notl pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, le fragment Sall-Notl d'environ
1750 pb. Ce fragment est ligaturé avec le plasmide d'expression pVR1012 (exemple 3)
préalablement digéré par Sall et Notl, pour donner le plasmide pPB374 (6633 pb). Ce
plasmide contient, sous le contrôle du promoteur précoce hCMV-IE un insert codant
les protéines gag/pro de FIV.
Exemple 5 : Construction du plasmide pPB375
[0091] L'ADN complémentaire (ADNc) de FIV est synthétisé avec le kit « Gene Amp RNA PCR
Kit » (Cat # N 808 0017, Perkin-Elmer, Norwalk, CT 06859, USA) en utilisant les conditions
données par le fournisseur.
[0092] Une réaction de transcription inverse, suivie d'une réaction d'amplification en chaîne
(Réaction « RT-PCR ») est réalisée avec 50 µl de la suspension d'ARN viral de FIV
(exemple 2) et avec les oligonucléotides suivants :
FC116 (36 mer) (SEQ ID NO :1)
et FC120 (48 mer) (SEQ ID NO :7)
5' TTTTTACCTGCATTTCCTTCTTCCAGTTTTACCTCTTGAATTTCGTTC 3'.
[0093] Ce couple d'oligonucléotides permet l'incorporation d'un site de restriction Pstl,
d'un site de restriction BspMI et d'un codon ATG initiateur en 5' de l'insert.
[0094] La synthèse du premier brin d'ADNc se fait par élongation de l'oligonucléotide FC120,
après hybridation de ce dernier à la matrice d'ARN.
[0095] Les conditions de synthèse du premier brin d'ADNc sont une température de 42°C pendant
15 min, puis de 99°C pendant 5 min, et enfin de 4°C pendant 5 min. Les conditions
de la réaction PCR en présence du couple d'oligonucléotides FC116 et FC120 sont une
température de 95°C pendant 2 min, puis 40 cycles (95°C pendant 30 sec, puis 50°C
pendant 45 sec, et 72°C pendant 3 min), et enfin 72°C pendant 7 min pour produire
un fragment de 265 pb.
[0096] Ce fragment est digéré par l'enzyme de restriction PstI puis par l'enzyme de restriction
BspMI pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, le fragment PstI-BspMI d'environ
240 pb. Ce fragment est nommé fragment C.
[0097] Une deuxième réaction de transcription inverse, suivie d'une réaction d'amplification
en chaîne (Réaction « RT-PCR ») est réalisée avec 50 µl de la suspension d'ARN viral
de FIV (exemple 2) et avec les oligonucléotides suivants :
PB672 (48 mer) (SEQ ID NO :8)
5' TTTACTGGAAGAAGGAAATGCAGGTAAAAGGAAAAGACAAAGAAGAAG 3'
et PB673 (36 mer) (SEQ ID NO :9)
5'TTTAGATCTTTAGTCCATAAGCATTCTTTCTATTTC 3'.
[0098] Ce couple d'oligonucléotides permet l'incorporation d'un site de restriction BspMI,
d'un site de restriction BglII et d'un codon stop en 3' de l'insert.
[0099] La synthèse du premier brin d'ADNc se fait par élongation de l'oligonucléotide PB673,
après hybridation de ce dernier à la matrice d'ARN.
[0100] Les conditions de synthèse du premier brin d'ADNc sont une température de 42°C pendant
15 min, puis de 99°C pendant 5 min, et enfin de 4°C pendant 5 min. Les conditions
de la réaction PCR en présence du couple d'oligonucléotides PB672 et PB673 sont une
température de 95°C pendant 2 min, puis 40 cycles (95°C pendant 30 sec, puis 50°C
pendant 45 sec, et 72°C pendant 3 min), et enfin 72°C pendant 7 min pour produire
un fragment de 246 pb.
[0101] Ce fragment est digéré par l'enzyme de restriction BspMI puis par l'enzyme de restriction
BglII pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, le fragment BspMI-BglII
d'environ 230 pb. Ce fragment est nommé fragment D.
[0102] Les fragments C et D sont ligaturés avec le plasmide d'expression pVR1012 (exemple
3) préalablement digéré par les enzymes de restriction PstI et BglII, pour donner
le plasmide pPB375 (5316 pb). Ce plasmide contient, sous le contrôle du promoteur
précoce hCMV-IE un insert codant pour la protéine rev de FIV.
Exemple 6 : Construction du plasmide pPB383
[0103] L'ADN complémentaire (ADNc) de FIV est synthétisé avec le kit « Gene Amp RNA PCR
Kit » (Cat # N 808 0017, Perkin-Elmer, Norwalk, CT 06859, USA) en utilisant les conditions
données par le fournisseur.
[0104] Une réaction de transcription inverse, suivie d'une réaction d'amplification en chaîne
(Réaction « RT-PCR ») est réalisée avec 50 µl de la suspension d'ARN viral de FIV
(exemple 2) et avec les oligonucléotides suivants :
PB680 (29 mer) (SEQ ID NO :10)
5' TTTCTGCAGATGGAAGACATAATAGTATT 3',
et PB681 (32 mer) (SEQ ID NO :11)
5' TTTAGATCTCTAAGCAGTAGTTATTGATAATG 3'.
[0105] Ce couple d'oligonucléotides permet l'incorporation d'un site de restriction BglII,
d'un site de restriction Pstl, d'un codon ATG initiateur en 5' et d'un codon stop
en 3' de l'insert.
[0106] La synthèse du premier brin d'ADNc se fait par élongation de l'oligonucléotide PB681,
après hybridation de ce dernier à la matrice d'ARN.
[0107] Les conditions de synthèse du premier brin d'ADNc sont une température de 42°C pendant
15 min, puis de 99°C pendant 5 min, et enfin de 4°C pendant 5 min. Les conditions
de la réaction PCR en présence du couple d'oligonucléotides PB680 et PB681 sont une
température de 95°C pendant 2 min, puis 40 cycles (95°C pendant 30 sec, puis 50°C
pendant 45 sec, et 72°C pendant 1 min), et enfin 72°C pendant 7 min pour produire
un fragment de 254 pb.
[0108] Ce fragment est digéré par l'enzyme de restriction PstI puis par l'enzyme de restriction
BglII pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, le fragment Pstl-BglII d'environ
240 pb. Ce fragment (fragment E) est ligaturé avec le plasmide d'expression pVR1012
(exemple 3) préalablement digéré par PstI et BglII, pour donner le plasmide pPB383
(5089 pb). Ce plasmide contient, sous le contrôle du promoteur précoce hCMV-IE, un
insert codant pour la protéine tat de FIV.
Exemple 7: construction des virus recombinés vCP242, vCP253 et vCP255
[0109] Le brevet
WO-A-98/21354 décrit en détail l'obtention des virus recombinés vCP242, vCP253 et vCP255, respectivement
aux exemples 1, 2 et 4.
[0110] Le virus recombiné vCP242 comprend la séquence nucléotidique codant pour la protéine
env de la souche Villefranche de FIV sous le contrôle d'un promoteur H6 du virus de
la vaccine et insérée dans le site C6 de virus canarypox ALVAC.
[0111] Le virus recombiné vCP253 comprend la séquence nucléotidique codant pour les protéines
gag/pro de la souche Villefranche de FIV sous le contrôle d'un promoteur I3L du virus
de la vaccine et insérée dans le site C6 de virus canarypox ALVAC.
[0112] Le virus recombiné vCP255 comprend la séquence nucléotidique codant pour la protéine
env de la souche Villefranche de FIV sous le contrôle d'un promoteur H6 du virus de
la vaccine et la séquence nucléotidique codant pour les protéines gag/pro de la souche
Villefranche de FIV sous le contrôle d'un promoteur I3L du virus de la vaccine, toutes
deux insérées dans le site C6 de virus canarypox ALVAC.
Exemple 8 : construction du plasmide donneur pour l'insertion dans le site C5 du virus
canarypox ALVAC
[0113] La figure 16 du
brevet US-A-5,756,103 montre la séquence d'un fragment de 3199 pb de l'ADN génomique du virus canarypox.
L'analyse de cette séquence a révélé un cadre ouvert de lecture (COL) qui a été appelé
C5L, qui commence à la position 1538 et se termine à la position 1859. La construction
d'un plasmide d'insertion aboutissant à la délétion du COL C5L et à son remplacement
par un site de clonage multiple flanqué de signaux d'arrêt de transcription et de
traduction a été réalisée comme décrit ci-après.
[0114] Une réaction PCR a été réalisée à partir de la matrice constituée par l'ADN génomique
du virus canarypox et avec les oligonucléotides suivants :
C5A1 (42 mer) (SEQ ID NO :12) :
5' ATCATCGAGCTCCAGCTGTAATTCATGGTCGAAAAGAAGTGC 3'
et FC121 (79 mer) (SEQ ID NO :13) :
5'GAATTCCTCGAGAGATCTCTGCAGCCCGGGTTTTTATAGCTAATTAGTC ATTTTTTGAGAGTACCACTTCAGCTACCTC
3'
pour isoler un fragment PCR de 229 pb (fragment B).
[0115] Une réaction PCR a été réalisée à partir de la matrice constituée par l'ADN génomique
du virus canarypox et avec les oligonucléotides suivants :
FC122 (78 mer) (SEQ ID NO :14) :
5'CCCGGGCTGCAGAGATCTCTCGAGGAATTCTTTTTATTGATTAACTAGT CATTATAAAGATCTAAAATGCATAATTTC
3'
et C5D1 (45 mer) (SEQ ID NO :15) :
5' GATGATGGTACCGTAAACAAATATAATGAAAAGTATTCTAAACTA 3'
pour isoler un fragment PCR de 488 pb (fragment C).
[0116] Les fragments B et C ont été hybridés ensemble pour servir de matrice à une réaction
PCR réalisée avec les oligonucléotides C5A1 (SEQ ID NO :12) et C5D1 (SEQ ID NO :15)
pour générer un fragment PCR de 693 pb. Ce fragment a été digéré par les enzymes de
restriction SacI et KpnI, pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, un fragment
SacI-KpnI de 676 pb. Ce fragment a été ligaturé avec le vecteur pBlueScript® II SK+
(Stratagene, La Jolla, CA, USA, Cat # 212205), préalablement digéré par les enzymes
de restriction SacI et KpnI, pour donner le plasmide pFC115. La séquence de ce plasmide
a été vérifiée par séquençage. Ce plasmide contient 166 pb de séquences situées en
amont du COL C5L (« bras flanquant gauche C5 »), un signal vaccine d'arrêt précoce
de transcription, des codons stops dans les 6 phases de lecture, un site de clonage
multiple contenant les sites de restriction SmaI, PstI, BglII, XhoI et EcoRI, et enfin
425 pb de séquences situées en aval du COL C5L (« bras flanquant droit C5 »).
[0117] Le plasmide pMP528HRH (
Perkus M. et al. J. Virol. 1989. 63. 3829-3836) a été utilisé comme matrice pour amplifier la séquence complète du promoteur vaccine
H6 (N° d'accès GenBank M28351) avec les oligonucléotides suivants :
JCA291 (34 mer) (SEQ ID NO :16)
5' AAACCCGGGTTCTTTATTCTATACTTAAAAAGTG 3'
et JCA292 (43 mer) (SEQ ID NO :17)
5' AAAAGAATTCGTCGACTACGATACAAACTTAACGGATATCGCG 3'
pour amplifier un fragment PCR de 149 pb. Ce fragment a été digéré par les enzymes
de restriction Smal et EcoRI pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, un
fragment de restriction Smal-EcoRI de 138 pb. Ce fragment a alors été ligaturé avec
le plasmide pFC115, préalablement digéré par Smal et EcoRI, pour donner le plasmide
pFC116.
Exemple 9: construction du plasmide donneur pour l'insertion dans le site C6 du virus
canarypox ALVAC
[0118] La figure 4 du brevet
WO-A-01/05934 montre la séquence d'un fragment de 3700 pb de l'ADN génomique du virus canarypox.
L'analyse de cette séquence a révélé un cadre ouvert de lecture (COL) qui a été appelé
C6L, qui commence à la position 377 et se termine à la position 2254. La construction
d'un plasmide d'insertion aboutissant à la délétion du COL C6L et à son remplacement
par un site de clonage multiple flanqué de signaux d'arrêt de transcription et de
traduction a été réalisée comme décrit ci-après.
[0119] Une réaction PCR a été réalisée à partir de la matrice constituée par l'ADN génomique
du virus canarypox et avec les oligonucléotides suivants :
C6A1 (42 mer) (SEQ ID NO :18) :
5' ATCATCGAGCTCGCGGCCGCCTATCAAAAGTCTTAATGAGTT 3'
et FC123 (79 mer) (SEQ ID NO :19) :

pour isoler un fragment PCR de 438 pb (fragment D).
[0120] Une réaction PCR a été réalisée à partir de la matrice constituée par l'ADN génomique
du virus canarypox et avec les oligonucléotides suivants:
FC124 (78 mer) (SEQ ID NO :20) :

et C6D1 (45 mer) (SEQ ID NO :21) :
5' GATGATGGTACCTTCATAAATACAAGTTTGATTAAACTTAAGTTG 3'
pour isoler un fragment PCR de 1216 pb (fragment E).
[0121] Les fragments D et E ont été hybridés ensemble pour servir de matrice à une réaction
PCR réalisée avec les oligonucléotides C6A1 (SEQ ID NO :18) et C6D1 (SEQ ID NO :21)
pour générer un fragment PCR de 1642 pb. Ce fragment a été digéré par les enzymes
de restriction Sacl et Kpnl, pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, un
fragment SacI-KpnI de 1625 pb. Ce fragment a été ligaturé avec le vecteur pBlueScript®
II SK+ (Stratagene, La Jolla, CA, USA, Cat # 212205), préalablement digéré par les
enzymes de restriction SacI et KpnI, pour donner le plasmide pFC117. La séquence de
ce plasmide a été vérifiée par séquençage. Ce plasmide contient 370 pb de séquences
situées en amont du COL C6L (« bras flanquant gauche C6 »), un signal vaccine d'arrêt
précoce de transcription, des codons stops dans les 6 phases de lecture, un site de
clonage multiple contenant les sites de restriction Smal, Pstl, BglII, XhoI et EcoRI,
et enfin 1156 pb de séquences situées en aval du COL C6L (« bras flanquant droit C6
»).
[0122] Le plasmide pMPIVC (
Schmitt J. F. C. et al., J. Virol., 1988, 62, 1889-1897 ;
Saiki R. K. et al., Science, 1988, 239, 487-491) a été utilisé comme matrice pour amplifier la séquence complète du promoteur vaccine
I3L avec les oligonucléotides suivants :
FC112 (33 mer) (SEQ ID NO :22):
5' AAACCCGGGCGGTGGTTTGCGATTCCGAAATCT 3'
et FC113 (43 mer) (SEQ ID NO :23) :
5' AAAAGAATTCGGATCCGATTAAACCTAAATAATTGTACTTTGT 3'
pour amplifier un fragment PCR de 151 pb. Ce fragment a été digéré par les enzymes
de restriction Smal et EcoRI pour isoler, après électrophorèse en gel d'agarose, un
fragment de restriction Smal-EcoRI d'environ 136 pb. Ce fragment a alors été ligaturé
avec le plasmide pFC117, préalablement digéré par Smal et EcoRI, pour donner le plasmide
pFC118.
Exemple 10 : construction du virus recombiné vCP1719
[0123] Les fragments C et D (exemple 5) ont été ligaturés avec le plasmide pFC116 (exemple
8) préalablement digéré par les enzymes de restriction Pstl et BglII pour donner le
plasmide pFC119.
[0124] Le fragment E (exemple 6) a été ligaturé avec le plasmide pFC118 (exemple 9) préalablement
digéré par les enzymes de restriction PstI et BglII pour donner le plasmide pFC120.
[0125] Le plasmide pFC120 a été linéarisé par Notl, puis transfecté dans des cellules primaires
d'embryons de poulets infectées avec du virus canarypox (souche ALVAC) selon la technique
de précipitation au phosphate de calcium précédemment décrite (
Panicali et Paoletti Proc. Nat. Acad. Sci. 1982. 79. 4927-4931 ;
Piccini et al. In Methods in Enzymology. 1987. 153. 545-563. Eds. Wu R. and Grossman
L. Academic Press). Des plages positives ont été sélectionnées sur la base d'une hybridation avec une
sonde radiomarquée spécifique de la séquence nucléotidique de la protéine tat. Ces
plages ont subi 4 cycles successifs de sélection/purification de plages jusqu'à ce
qu'une population pure ait été isolée. Une plage représentative de la recombinaison
in vitro entre le plasmide donneur pFC120 et le génome du virus canarypox ALVAC a alors été
amplifiée et le stock de virus recombiné obtenu a été désigné vCP1719.
[0126] Optionnellement, les virus recombinés obtenus ont été utilisés pour une deuxième
transfection dans des cellules primaires d'embryons de poulets en présence de plasmide
pFC119 linéarisé par Notl, selon la technique de précipitation au phosphate de calcium.
Des plages positives ont été sélectionnées sur la base d'une hybridation avec une
sonde radiomarquée spécifique de la séquence nucléotidique de la protéine rev. Ces
plages ont subi 4 cycles successifs de sélection/purification de plages jusqu'à ce
qu'une population pure ait été isolée. Une plage représentative de la recombinaison
in vitro entre les plasmides donneurs pFC119, pFC120 et le génome du virus canarypox ALVAC
a alors été amplifiée et le stock de virus recombiné obtenu a été désigné vCP1720.
Exemple 11 : Construction du plasmide pJP090
[0127] Du sang de chat a été récolté sur un tube contenant de l'EDTA par une prise de sang
à la veine jugulaire. Les cellules mononucléées ont été récoltées par centrifugation
sur un gradient de Ficoll, puis mises en culture en boîte de Petri de 60 mm de diamètre.
Les cellules mononuclées de chat en culture ont alors été stimulés soit avec de la
concanavaline A (conA) (concentration finale d'environ 5 µg/ml) soit avec de la phyto-hémagglutinine
(PHA) (concentration finale d'environ 10 µg/ml). Après stimulation, les lymphoblastes
« ConA » et « PHA » ont été récoltés par grattage des boîtes de culture, et l'ARN
total de ces cellules a été extrait en utilisant le kit « mRNA isolation kit for White
Blood Cells » (Boehringer Mannheim/Roche Cat # 1 934 325).
[0128] L'ARN total extrait des lymphocytes de chat stimulés par la ConA ou par la PHA a
servi de matrice pour la synthèse du premier brin d'ADN complémentaire. Ce premier
brin d'ADN complémentaire a été produit par élongation de l'oligonucléotide p(dT)15
(Boehringer Mannheim/Roche Cat # 814 270). L'ADN complémentaire simple brin obtenu
a été ensuite utilisé comme matrice pour une réaction d'PCR avec les oligonucléotides
suivants :
FC125 (48 mer) (SEQ ID N° 24) :
5' TTTTTTGCGGCCGCCACCATGTGGCTGCAGAACCTGCTTTTCCTGGGC 3'
et FC126 (50 mer) (SEQ ID N°25) :
5' TTTTTTGCGGCCGCTACGTATCACTTCTTGACTGGTTTCCAGCAGTCAAA 3'
pour amplifier un fragment PCR d'environ 473 paires de bases (pb). Ce fragment a été
purifié par électrophorèse en gel d'agarose. Ce fragment a été digéré par Notl et
le fragment Notl-Notl d'environ 453 pb ainsi obtenu a été ligaturé avec le plasmide
pVR1012 (exemple 3), préalablement digéré avec Notl, pour donner le plasmide pJP090
(5365 pb). L'orientation de l'insert dans pJP090 a été vérifiée. Le fragment Notl-Notl
cloné sur ce plasmide a été entièrement séquencé. Cette séquence (SEQ ID N° 26), qui
code pour une protéine de 144 acides aminés (SEQ ID N° 27) est la cytokine GM-CSF
féline.
Exemple 12 : Production de vaccins ADN
[0129] Une solution d'ADN contenant le plasmide pPB371 (exemple 3) est concentrée par précipitation
éthanolique comme décrit dans Sambrook et al (1989). Le culot d'ADN est repris par
une solution de NaCl 1,8% de façon à obtenir une concentration de 1 mg/ml. Une solution
de DMRIE-DOPE à 0,75 mM est préparée par reprise d'un lyophilisat de DMRIE-DOPE par
un volume adapté d'H
2O stérile.
[0130] La formation des complexes ADN plasmidique-lipide est réalisée par dilution à parties
égales de la solution à 0.75 mM de DMRIE-DOPE (1:1) par la solution d'ADN à 1 mg/ml
dans NaCl 1,8%. La solution d'ADN est introduite progressivement à l'aide d'une aiguille
sertie 26G le long de la paroi du flacon contenant la solution de lipide cationique
de façon à éviter la formation de mousse. On procède à une agitation douce dès que
les deux solutions sont mélangées. On obtient en final une composition comprenant
0,375 mM de DMRIE-DOPE et 500 µg/ml de plasmide.
[0131] Il est souhaitable que l'ensemble des solutions utilisées soient à température ambiante
pour l'ensemble des opérations décrites ci-dessus. On laisse la complexation ADN/DMRIE-DOPE
se mettre en place à température ambiante pendant 30 minutes avant de procéder à l'immunisation
des animaux.
[0132] Des vaccins ADN peuvent également être produits avec des solutions d'ADN contenant
les plasmides pPB374 (exemple 4), pPB375 (exemple 5), pPB383 (exemple 6), pJP090 (exemple
11) ou des mélanges d'au moins deux de ces 5 plasmides selon la technique décrite
dans le présent exemple.
Exemple 13 : Tests d'expression in vitro
[0133] L'expression des protéines FIV est testée pour chaque construction par les méthodes
classiques d'immunofluorescence indirecte et de Western Blot.
[0134] Ces tests sont effectués sur boîtes de Pétri contenant les cellules CHO cultivées
en monocouches et transfectées par des plasmides ou contenant les cellules CEF cultivées
en monocouches et infectées par des virus recombinés.
[0135] Les protéines FIV sont détectées par utilisation de sérums de chats infectés et d'anti-sérums
marqués.
[0136] La taille des fragments obtenus après migration sur gel d'agarose est comparée à
celles attendues.
Exemple 14 : Efficacité sur animaux
[0137] Des chats Hillgrove (Biological Laboratories Europe Ltd.) EOPS et sans anticorps
anti-FIV, approximativement âgés de 12 semaines sont randomisés en trois groupes de
6 animaux.
[0138] Les chats du premier groupe (groupe A) sont vaccinés à J0 et J28 par administration
intramusculaire d'1 ml de mélange de plasmides pPB371 (exemple 3) et pPB374 (exemple
4), puis administration de rappel à J56 par voie intramusculaire d'1 ml de virus recombiné
vCP255 (exemple 7) à un titre de 10
8,0 TCID
50/ml.
[0139] Les chats du deuxième groupe (groupe B) sont vaccinés à J0 et J28 par administration
intramusculaire d'1 ml de mélange des plasmides pPB371 et pPB374, formulé avec du
DMRIE-DOPE (exemple 12), puis administration de rappel à J56 par voie intramusculaire
d'1 ml de virus recombiné vCP255 (exemple 7) à un titre de 10
8,0 TCID
50/ml.
[0140] La concentration en ADN total dans les vaccins ADN est de 200 µg/ml, soit 100 µg/ml
pour chaque plasmide contenu dans le mélange.
[0141] Le rapport molaire lipide/ADN pour les vaccins ADN formulés avec du DMRIE-DOPE est
de 0,25.
[0142] Le troisième groupe (contrôles) est le groupe témoin (pas de vaccination, épreuve
à J84).
[0143] Tous les chats sont éprouvés à J84 par administration intra-péritonéale de 1 ml de
virus FIV pathogène (souche Petaluma) à un titre de 25 CID
50/ml (CID étant dose infectieuse 50% chez le chat).
[0144] Sont observés d'une part la virémie appréciée par réisolement viral et PCR, la réponse
en anticorps.
[0145] Réisolement viral à partir de la semaine 4 après épreuve à la semaine 16 (nombre
d'animaux présentant une virémie positive) :
| Groupes |
réisolement viral |
PCR |
| Groupe A |
2/6 |
2/6 |
| Groupe B |
3/6 |
2/6 |
| Contrôles |
6/6 |
5/6 |
[0146] Le réisolement viral se réalise par co-culture d'environ 5 10° cellules mononucléées
du sang périphérique (PBMC) avec environ 10
6 cellules MYA-1 en milieu RPMI 1640 pendant 21 jours. La présence d'ADN proviral FIV
présent dans les cellules PBMC est identifiée par PCR.
[0147] On observe une absence de virémie chez 67% des animaux du groupe A et 50% du groupe
B.
[0148] Réponse cellulaire le jour de l'épreuve et 4 semaines après épreuve (nombre d'animaux
présentant une réponse CTL positive) :
| Antigène détecté |
Gag |
Gag |
Env |
Env |
| Semaine 0 |
Semaine 4 |
Semaine 0 |
Semaine 4 |
| Groupe A |
1/6 |
4/6 |
0/6 |
2/6 |
| Groupe B |
2/6 |
6/6 |
2/6 |
0/6 |
| Contrôles |
0/5* |
2/6 |
0/5* |
0/6 |
| * : les prélèvements n'ont pas pu être réalisés sur 1 animal. |
[0149] Des fibroblastes cutanés sont prélevés par biopsie chez chacun des chats. Les fibroblastes
sont marqués au
51Cr et ensuite infectés par un recombinant vaccine exprimant soit env soit gag en présence
de PBMC provenant de chacun des chats. La réponse cytotoxique (CTL) est mesurée par
la libération de
51Cr.
[0150] On observe que la vaccination stimule (effet priming) la réponse cytotoxique pour
les groupes d'animaux vaccinés, particulièrement pour gag.
[0151] Réponse humorale après épreuve (nombre d'animaux ayant une réponse sérologique positive
en ELISA anti-TM):
| Semaine |
0 |
2 |
4 |
8 |
12 |
16 |
| Groupe A |
0/6 |
3/6 |
4/6 |
3/6 |
3/6 |
5/6 |
| Groupe B |
0/6 |
3/6 |
5/6 |
5/6 |
4/6 |
6/6 |
| Contrôles |
0/6 |
0/6 |
0/6 |
3/6 |
5/6 |
5/6 |
[0152] Il s'agit d'un ELISA pour quantifier les anticorps en utilisant un peptide correspondant
à l'épitope majeur de la protéine transmembranaire (TM).
[0153] La vaccination stimule (effet priming) la réponse immunitaire humorale.
SEQUENCE LISTING
[0154]
<110> Merial<120> Vaccination contre le virus de l'immunodéficience féline<130> FIV
prime/boost<160> 25 <170> PatentIn version 3.1<210> 1<211> 36<212> DNA<213> Artificial<400>
1
ttttttctgc agcaataaga atggcagaag gatttg 36
<210> 2<211> 36<212> DNA<213> Artificial<400> 2
tcgcacctga aacatctcga gtgtttccac atgtat 36
<210> 3<211> 36<212> DNA<213> Artificial<400> 3
atacatgtgg aaacactcga gatgtttcag gtgcga 36
<210> 4<211> 54<212> DNA<213> Artificial<400> 4
ttttttggat cccccgggct gcaggaattc tgagatactt catcattcct cctc 54
<210> 5<211> 37<212> DNA<213> Artificial<400> 5
tttgtcgaca aggtaggaga gattctacag caacatg 37
<210> 6<211> 40<212> DNA<213> Artificial<400> 6
tttgcggccg cgttattgag ccattactaa cctaatattg 40
<210> 7<211> 48<212> DNA<213> Artificial<400> 7
tttttacctg catttccttc ttccagtttt acctcttgaa tttcgttc 48
<210> 8<211> 48<212> DNA<213> Artificial<400> 8
tttactggaa gaaggaaatg caggtaaaag gaaaagacaa agaagaag 48
<210> 9<211> 36<212> DNA<213> Artificial<400> 9
tttagatctt tagtccataa gcattctttc tatttc 36
<210> 10<211> 29<212> DNA<213> Artificial<400> 10
tttctgcaga tggaagacat aatagtatt 29
<210> 11<211> 32<212> DNA<213> Artificial<400> 11
tttagatctc taagcagtag ttattgataa tg 32
<210> 12<211> 42<212> DNA<213> Artificial<400> 12
atcatcgagc tccagctgta attcatggtc gaaaagaagt gc 42
<210> 13<211> 79<212> DNA<213> Artificial<400> 13

<210> 14<211> 78<212> DNA<213> Artificial<400> 14

<210> 15<211> 45<212> DNA<213> Artificial<400> 15
gatgatggta ccgtaaacaa atataatgaa aagtattcta aacta 45
<210> 16<211> 34<212> DNA<213> Artificial<400> 16
aaacccgggt tctttattct atacttaaaa agtg 34
<210> 17<211> 43<212> DNA<213> Artificial<400> 17
aaaagaattc gtcgactacg atacaaactt aacggatatc gcg 43
<210> 18<211> 42<212> DNA<213> Artificial<400> 18
atcatcgagc tcgcggccgc ctatcaaaag tcttaatgag tt 42
<210> 19<211> 79<212> DNA<213> Artificial<400> 19

<210> 20<211> 78<212> DNA<213> Artificial<400> 20

<210> 21<211> 45<212> DNA<213> Artificial<400> 21
gatgatggta ccttcataaa tacaagtttg attaaactta agttg 45
<210> 22<211> 33<212> DNA<213> Artificial<400> 22
aaacccgggc ggtggtttgc gattccgaaa tct 33
<210> 23<211> 43<212> DNA<213> Artificial<400> 23
aaaagaattc ggatccgatt aaacctaaat aattgtactt tgt 43
<210> 24<211> 48<212> DNA<213> Artificial<400> 24
ttttttgcgg ccgccaccat gtggctgcag aacctgcttt tcctgggc 48
<210> 25<211> 50<212> DNA<213> Artificial<400> 25
ttttttgcgg ccgctacgta tcacttcttg actggtttcc agcagtcaaa 50