| (19) |
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(11) |
EP 1 419 675 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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05.01.2005 Bulletin 2005/01 |
| (22) |
Date de dépôt: 21.08.2002 |
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| (86) |
Numéro de dépôt: |
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PCT/FR2002/002914 |
| (87) |
Numéro de publication internationale: |
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WO 2003/019984 (06.03.2003 Gazette 2003/10) |
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| (54) |
CREUSET FROID A CHAUFFAGE PAR INDUCTION ET REFROIDISSEMENT PAR CALODUCS
KALTSCHMELZTIEGEL MIT INDUKTIONSERWÄRMUNG UND WÄRMEROHR-KÜHLUNG
COLD CRUCIBLE WITH INDUCTION HEATING AND HEAT PIPE COOLING
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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DE FR GB |
| (30) |
Priorité: |
23.08.2001 FR 0111044
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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19.05.2004 Bulletin 2004/21 |
| (73) |
Titulaire: Commissariat A L'Energie Atomique |
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75752 Paris 15ème (FR) |
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| (72) |
Inventeur: |
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- JEGOU, Claude
F-84530 Villelaure (FR)
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| (74) |
Mandataire: Poulin, Gérard et al |
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Brevatome
3, rue du Docteur Lancereaux 75008 Paris 75008 Paris (FR) |
| (56) |
Documents cités: :
DD-A- 218 983 US-A- 4 660 212
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DE-A- 19 705 458
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
Domaine de l'invention
[0001] L'invention ressortit du domaine de la fusion de certains matériaux à haute température
de fusion, tels que le verre, les oxydes réfractaires, les oxydes métalliques ainsi
que certains métaux, au moyen d'un chauffage par induction électromagnétique. Elle
concerne, en particulier, les creusets froids à secteurs refroidis et les creusets
à spire directe.
Art antérieur et problème posé
[0002] Parmi les procédés de fonte et de coulage des produits comme le verre, les oxydes
réfractaires, les métaux ou même pour faire léviter ces produits, il est courant d'utiliser
des creusets froids refroidis à l'eau, le chauffage s'effectuant par induction électromagnétique
appliquée au matériau contenu dans le creuset. Deux exemples de creuset utilisés sont
représentés par les figures 1, 2 et 3.
[0003] La figure 1 représente un premier type de creuset sectorisé, utilisé à ces mêmes
fins. Il est constitué principalement de secteurs 1, d'un fond 2, d'un inducteur 3
à plusieurs spires et d'un circuit de refroidissement 4. Les secteurs 1 sont placés
verticalement, les uns contre les autres, pour constituer l'enceinte du creuset. Le
fond 2 complète cette enceinte. On précise que ce fond 2 peut être escamotable ou
comporter un ou plusieurs orifices pour l'évacuation des matériaux coulés dans le
creuset. Les secteurs 1 sont maintenus les uns contre les autres, grâce à une fixation
au moyen d'un banderolage 5. Le circuit de refroidissement 4 est constitué par une
arrivée 4E et un départ 4S de liquide de refroidissement, qui est, dans la plupart
des cas de l'eau.
[0004] Le creuset ainsi constitué est de forme usuellement cylindrique, sans que celle-ci
soit impérative. Le courant alternatif de forte intensité est de l'ordre de quelques
milliers d'ampères, à une fréquence comprise entre quelques dizaines de hertz et plusieurs
mégahertz. La tension peut atteindre plusieurs milliers de volts. Le fond du creuset
2 peut être ou non refroidi.
[0005] La figure 2 montre en coupe un secteur 1, ainsi que la circulation de l'eau dans
une canalisation 6 et par une arrivée 4E et une sortie 4S. On constate que l'eau circule
sur toute la hauteur du secteur 1.
[0006] La figure 3 montre une autre sorte d'inducteur 6, dit à spire directe, constitué
d'une spire unique et cylindrique constituant l'enceinte contenant directement le
produit à chauffer. Le circuit de refroidissement 7 est constitué ici par une spirale
entourant l'inducteur 6. Pour fermer le creuset et pour éviter les inconvénients liés
aux tensions électriques régnant entre les deux bornes 6A et 6B de l'inducteur 6,
un doigt froid 8 est placé entre celles-ci.
[0007] Les principaux inconvénients inhérents à ces deux types de creusets froids sont les
suivants :
- l'utilisation d'un circuit de refroidissement dans lequel circule en grande quantité
un fluide présente des risques d'explosion de vapeur en cas de fuite d'un secteur,
chacun de ceux-ci étant alimenté de façon continue et à fort débit ;
- le circuit de refroidissement 4, 7, est relativement complexe.
[0008] Enfin, on éprouve de grandes difficultés pour la maintenance en cas d'avarie d'un
des éléments de cette installation.
Résumé de l'invention
[0009] A cet effet, l'objet principal de l'invention est un creuset froid à chauffage par
induction électromagnétique, destiné à la fusion du verre, d'oxydes réfractaire et
de métaux. Il comprend principalement :
- un fond ;
- au moins un inducteur entourant l'enceinte ;
- des secteurs juxtaposés ; et
- des moyens de refroidissement.
[0010] Selon la caractéristique principale de l'invention, les secteurs sont constitués
chacun d'un caloduc à parois isolées électriquement constituant le creuset ainsi que
leurs propres moyens de refroidissement.
[0011] La technologie « caloduc », connue de l'homme du métier, est exposée notamment dans
les « Techniques de l'Ingénieur », Article B9545, vol. BE6.
[0012] Dans une réalisation préférentielle, chaque caloduc a, de préférence, une partie
haute dépassant l'enceinte du creuset constituée par les parties basses de chaque
secteur, et déportée vers l'extérieur. Ceci permet l'évacuation de la chaleur par
une circulation forcée de fluide contre la partie haute des caloducs, tout en permettant
l'accès par la partie supérieure du creuset.
[0013] Les caloducs de chaque secteur peuvent se prolonger sous l'enceinte pour constituer
le fond. Dans une autre réalisation, le fond peut également être constitué d'autres
caloducs différents de ceux constituant l'enceinte du creuset.
[0014] Dans le but de fixer les parties hautes des caloducs constituant chaque secteur,
on peut utiliser une virole de fixation électriquement isolante entourant l'ensemble
des parties hautes.
[0015] Dans le but de bien solidariser les caloducs, notamment dans leur partie basse, ceux-ci
sont entourés d'un banderolage.
[0016] Ils peuvent également être fixés entre eux au moyen de colliers autobloquants.
[0017] Selon l'invention, on prévoit également d'utiliser un inducteur supplémentaire placé
sous le fond du creuset.
[0018] Enfin, on envisage également d'utiliser plusieurs étages de caloducs superposés,
constituant ainsi une enceinte longue et haute, l'inducteur pouvant être constitué
par la superposition des inducteurs respectifs de chaque étage.
[0019] Dans une deuxième réalisation préférentielle de l'invention, l'inducteur est une
spire unique et directe constituée d'une virole refroidie par des caloducs.
[0020] Dans ces deux réalisations, le doigts froid (ou les doigts) peut être constitué d'un
(ou plusieurs) caloduc(s).
[0021] De même, la virole de la spire directe peut être constituée par l'assemblage continu
de caloducs non électriquement isolés.
[0022] Enfin, la virole épaisse, constitutive de la spire directe, peut être usinée pour
la réalisation in situ des caloducs.
Liste des figures
[0023] L'invention et ses différentes caractéristiques techniques seront mieux comprises
à la lecture de la description suivante de plusieurs réalisations de l'invention ;
elle est accompagnée de plusieurs figures représentant respectivement :
- figure 1, déjà décrite, un creuset froid selon l'art antérieur ;
- figure 2, déjà décrite, en coupe, un secteur du creuset froid décrit à la figure 1
;
- figure 3, déjà décrite, une deuxième réalisation de l'inducteur d'un creuset selon
l'art antérieur ;
- figure 4, un premier creuset selon l'invention ;
- figure 5, un collier autobloquant pouvant être utilisé sur le creuset selon l'invention
;
- figure 6, un détail du collier autobloquant de la figure 5 ;
- figure 7, une vue du dessous du creuset décrit à la figure 4 ;
- figure 8, en vue de dessous, une autre réalisation du fond du creuset ;
- figure 9, en vue frontale, une deuxième réalisation d'un creuset selon l'invention
;
- figure 10A et 10B, d'autres réalisations possibles du fond du creuset de la figure
9 ;
- figure 11, une troisième réalisation du creuset selon l'invention ;
- figure 12, un détail d'une variante de la troisième réalisation décrite à la figure
11 ;
- figure 13, une autre réalisation possible du creuset selon l'invention ;
- figure 14, un exemple de fixation des creusets les uns sur les autres ; et
- figure 15, une réalisation du creuset à spire directe refroidie par caloducs et à
doigt froid constitué d'un ou plusieurs caloducs.
Description détaillée de plusieurs réalisations de l'invention
[0024] Une première réalisation possible du creuset selon l'invention est représentée à
la figure 4. Les matériaux y sont toujours fondus dans une partie analogue à celle
du creuset décrit à la figure 1 et formée ici de secteurs 11 dont la partie 11B s'apparente
à la pluralité de secteurs 1 du creuset de la figure 1.
[0025] La différence majeure réside dans le fait que ces secteurs 11 ont une partie haute
11H, prolongeant par le haut les parties basses 11B et s'écartant par rapport au centre
du creuset. De la sorte, leur partie haute 11H ne gêne pas la mise en place des éléments
complémentaires à l'installation, tels que les systèmes de remplissage, d'isolation
thermique et l'inducteur principal 3. En effet, celui-ci est analogue à celui utilisé
sur le creuset de l'art antérieur, représenté à la figure 1.
[0026] Chaque secteur 11 est constitué d'un caloduc, de préférence de section cylindrique,
sans que cette forme soit impérative. Elle pourrait être parallélépipédique. La paroi
du caloduc doit être en cuivre ou en acier inoxydable, ou tout autre produit ou métal
susceptible de convenir à l'application envisagée. Le fluide caloporteur contenu dans
le caloduc constituant un secteur 11 peut être de l'eau ou tout autre fluide adéquat,
tel que le sodium, le germanium, l'argent. La partie haute 11H de chaque secteur 11,
par où s'effectue l'évacuation de la chaleur captée dans le creuset, est entourée
d'un dispositif de circulation forcée d'un fluide, symbolisé par une entrée 14E et
une sortie 14S, qui côtoie les parties hautes 11H des secteurs 11. On profite d'ailleurs,
sans que cela soit une unique solution, que le dispositif de circulation forcée soit
présent autour des parties hautes 11H pour assurer la fixation de celles-ci au moyen
d'une virole 16 perforée, isolante électriquement et fabriquée en matériau composite.
La paroi de chaque secteur est rendue électriquement isolante dans sa partie basse
11B où les secteurs 11 adjacents sont en contact les uns avec les autres par un revêtement
adapté. On pense, par exemple, à un revêtement d'alumine projeté par plasma ou par
procédé PVD. Concernant la fixation des secteurs 11 dans la partie basse 11B, on utilise,
dans cette réalisation, un même banderolage que celui utilisé dans le creuset, précédemment
décrit à la figure 1. En référence à la figure 5, ce banderolage peut être remplacé
par un collier autobloquant 15, réalisé en matériau composite, isolant électriquement.
La fermeture d'un tel collier autobloquant 15 est illustrée par la figure 6 où les
deux extrémités 15A et 15B s'encliquètent l'une dans l'autre, au moyen de crochets
15C.
[0027] Le creuset, comme le montre la figure 4, possède un fond 12 qui est, dans ce cas,
refroidi par le prolongement 11F des secteurs 11, en dessous de leurs parties basses
11B.
[0028] On note que le fond 2 pourrait ne pas être refroidi et être ouvert en son milieu
pour permettre le passage de pièces de grandes longueurs ou pour évacuer le produit
resolidifié.
[0029] La figure 7 montre, en vue de dessous, le même creuset de la figure 4, le fond 12
étant enlevé. On y distingue donc les extrémités basses 11B des secteurs 11 qui s'étendent
à partir de la périphérie vers le centre du creuset. Dans le but de couvrir toute
la surface du fond du creuset, ces différentes extrémités basses 11B des secteurs
11 ont des longueurs différentes, de manière à s'enchevêtrer les unes dans les autres
comme un parquet à bâtons rompus et d'effectuer le recouvrement complet du fond. D'autre
part, on distingue également les parties hautes 11H des secteurs 11 avec les entrées
14E et sorties 14S de circulation de liquide de refroidissement.
[0030] La figure 8 montre une autre configuration des extrémités basses 21B des secteurs
21 pour constituer le refroidissement du fond du creuset. Dans celui-ci, on s'aperçoit
que chaque extrémité basse 21B s'oriente vers le centre du creuset, ces différentes
extrémités basses 21B ayant des longueurs différentes pour pouvoir, non pas s'enchevêtrer,
mais recouvrir, grosso modo, le fond du creuset.
[0031] Comme le montre la figure 9, le fond 22 peut être également refroidi par des caloducs
24, indépendants des secteurs 21 en pénétrant dans le fond 22. Cet aménagement est
prévu, entre autre, lorsqu'un inducteur supplémentaire 29 est placé sous le fond 22
pour assurer un chauffage complémentaire du creuset. Les caloducs indépendants 24
ont une partie haute 24H analogue à la partie haute 14H des secteurs représentés sur
le creuset de la figure 4, c'est-à-dire s'écartant du centre du creuset, au-delà de
l'inducteur 23.
[0032] Les figures 10A et 10B montrent les caloducs indépendants qui peuvent être utilisés
sous le fond du creuset. Les caloducs indépendants 21A de 1a figure 10A s'étendent
de part et d'autre d'un plan de symétrie du creuset qui a été représenté cylindrique.
Dans le cas de la figure 10B, les caloducs 21B s'étendent chacun sur toute la surface
du fond et ne s'étendent que d'un côté du creuset.
[0033] La figure 11 montre que la partie inférieure du creuset peut être constituée par
des caloducs indépendants 32, positionnés de façon un peu inclinée de manière à venir
couvrir le fond du creuset. Ils complètent ainsi les secteurs 31 placés entre l'inducteur
33 et le creuset lui-même, la chaleur étant évacuée grâce au circuit de refroidissement
dont l'entrée a été référencée 34E et la sortie 34S. Cette réalisation convient particulièrement
bien aux creusets froids, sectorisés de forme parallélépipédique.
[0034] La figure 12 montre que les caloducs indépendants 32 de la figure 10 peuvent être
remplacés par des caloducs indépendants inclinés 42, le circuit de refroidissement
étant adapté à cette géométrie, les entrées 44E et sorties 44S ne se trouvant plus
horizontales.
[0035] La figure 13 montre une autre variante du creuset selon l'invention. En effet, elle
montre la superposition de plusieurs creusets pour n'en former qu'un seul d'une hauteur
importante, donc d'une capacité accrue. Compte tenu de la forme écartée des parties
hautes 51H, des secteurs 51, l'emboîtement des différents creusets les uns au-dessus
des autres est possible. On note que le creuset inférieur est équipé de caloducs indépendants
52, analogues aux caloducs indépendants 32 de la figure 11. Les différents inducteurs
successifs 53 sont équivalents à un inducteur beaucoup plus long qui serait constitué
en une seule partie.
[0036] Comme le montre la figure 14, la fixation de ces différents creusets les uns sur
les autres peut être réalisée au moyen de picots brasés 57 sur chaque extrémité inférieure
d'une partie centrale de secteur 51 et s'engageant dans une pièce de fixation 56 fixée
à l'extrémité inférieure de la partie basse 51B du secteur 51 du creuset qui lui est
juste supérieur.
[0037] La conception de ce creuset s'applique également à un creuset utilisant un inducteur
constitué d'une spire unique, comme celui de la figure 3.
[0038] La figure 15 montre la réalisation d'un creuset à spire directe dont la virole 58
est refroidie à l'aide des caloducs 59 qui lui sont fixés, un ou plusieurs caloduc(s)
60 constituant le doigt froid. Une variante de réalisation consiste à utiliser une
virole épaisse dans la réalisation de la spire directe, un usinage adéquat permettant
la réalisation in situ des caloducs ou simplement leur insertion.
1. Creuset froid à chauffage par induction électromagnétique, destiné à la fusion du
verre, d'oxydes réfractaires et de métaux, comprenant principalement :
- un fond (2, 22) ;
- au moins un inducteur (3, 33, 53) ; et
- des secteurs (11, 21, 31, 51) juxtaposés et constituant une enceinte du creuset
;
- des moyens de refroidissement,
caractérisé en ce que les secteurs (11, 21, 31, 51) sont constitués de caloducs à parois isolées électriquement
constituant eux-mêmes les moyens de refroidissement.
2. Creuset froid selon la revendication 1, caractérisé en ce que les caloducs ont une partie haute (11H, 31H, 51H) dépassant de l'enceinte du creuset
qui est constituée par les parties basses (11B, 31B 51B) de chaque secteur et étant
déportée pour permettre l'évacuation de la chaleur par une circulation forcée de fluide
contre la partie haute (11H, 31H, 51H) des secteurs.
3. Creuset froid selon la revendication 1, caractérisé en ce que les secteurs (11F) se prolongent sous l'enceinte du creuset pour constituer le fond
ou réfrigérer le fond (12).
4. Creuset froid selon la revendication 1, caractérisé en ce que le fond du creuset constitué de caloducs indépendants (24), indépendants de ceux
(11, 31, 51) constituant l'enceinte du creuset.
5. Creuset froid selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend une virole (16) de fixation des parties hautes (11H) des secteurs (11,
21), électriquement isolante et entourant l'ensemble de ces parties hautes (11H).
6. Creuset froid selon la revendication 1, caractérisé en ce que les secteurs (11, 21, 51) sont solidarisés par un banderolage (5) dans la partie
basse (11B) des secteurs.
7. Creuset froid selon la revendication 1, caractérisé en ce que les secteurs sont solidarisés par des colliers autobloquants (15).
8. Creuset froid selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend un inducteur complémentaire (29) pour chauffer le creuset en étant placé
en dessous du fond (22).
9. Creuset froid selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend plusieurs étages de secteurs (51) superposés, constituant ainsi une enceinte
de creuset longue et haute et dont l'inducteur est constitué par les inducteurs (53)
de chacun des étages ainsi superposés.
10. Creuset froid selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'inducteur est une spire unique et directe constituée d'une virole (58) refroidie
par des caloducs (59).
11. Creuset froid selon la revendication 1 ou 10, caractérisé en ce que le doigt froid (ou les doigts) est constitué d'un (ou plusieurs) caloduc(s) (60).
12. Creuset froid selon la revendication 1 ou 10, caractérisé en ce que la virole (58) de la spire directe est constituée par l'assemblage continu de caloducs
non électriquement isolés.
13. Creuset froid selon la revendication 1 ou 10, caractérisé en ce que la virole épaisse, constitutive de la spire directe, est usinée pour la réalisation
in situ des caloducs.
1. Cold crucible with electromagnetic induction heating, intended for the fusion of glass,
refractory oxides and metals, and principally comprising:
- a base (2, 22);
- at least one inductor (3, 33, 53);
- segments (11, 21, 31, 51) juxtaposed and constituting a crucible chamber; and
- cooling means.
characterised in that the segments (11, 21, 31, 51) are constituted of heat pipes with electrically insulated
walls, themselves constituting the cooling means.
2. Cold crucible according to claim 1, characterised in that the heat pipes have an upper part (11H, 31H, 51H) extending beyond the crucible chamber,
constituted by the lower parts (11B, 31B, 51B,) of each segment and being offset to
allow evacuation of heat by forced circulation of fluid against the upper part (11H,
31H, 51H) of the segments.
3. Cold crucible according to claim 1, characterised in that the sectors (11F) are prolonged under the crucible chamber to constitute the base
or to cool the base (12).
4. Cold crucible according to claim 1, characterised in that the crucible base is constituted of independent heat pipes (24) independent from
those (11, 31, 51) constituting the crucible chamber.
5. Cold crucible according to claim 2, characterised in that it comprises a hoop (16) for fixation of the upper parts (11H) of segments (11, 21),
electrically insulating and surrounding these upper parts as a whole (11H).
6. Cold crucible according to claim 1, characterised in that the segments (11, 21, 51) are held together by strapping (5) in the lower part (11B)
of the segments.
7. Cold crucible according to claim 1, characterised in that the segments are held together by self-locking collars (15).
8. Cold crucible according to claim 1, characterised in that it comprises a complementary inductor (29) to heat the crucible by being placed under
the base (22).
9. Cold crucible according to claim 2, characterised in that it comprises several stages of superposed segments (51), thus constituting a long
and high crucible chamber and with an inductor constituted of the inductors (53) of
each of the stages superposed in this way.
10. Cold crucible according to claim 1, characterised in that the inductor is a single and direct coil constituted of a hoop (58) cooled by heat
pipes (59).
11. Cold crucible according to either one of claims 1 or 10, characterised in that the cold finger (or fingers) are constituted of one (or several) heat pipes(s) (60).
12. Cold crucible according to either one of claims 1 or 10, characterised in that the hoop (58) of the direct coil is constituted by continuous assembly of non-electrically
insulated heat pipes.
13. Cold crucible according to either one of claims 1 or 10, characterised in that the thick hoop, constituent of the direct coil, is machined for production of heat
pipes in situ.
1. Kaltschmelztiegel mit elektromagnetischer Induktionserwärmung, bestimmt für das Einschmelzen
von Glas, refraktären Oxiden und Metallen, hauptsächlich umfassend:
- einen Boden (2, 22);
- wenigstens einen Induktor (3, 33, 53); und
- nebeneinander angeordnete und einen Behälter des Tiegels bildende Sektoren (11,
21, 31, 51);
- Kühleinrichtungen;
dadurch gekennzeichnet, dass die Sektoren (11, 21, 31, 51) durch Wärmerohre mit elektrisch isolierenden Wänden
gebildet werden, die selbst die Kühleinrichtungen bilden.
2. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Wärmerohre einen oberen Teil (11H, 31H, 51H) aufweisen, der über den durch die
unteren Teile (11B, 31B, 51B) aller Sektoren gebildeten Behälter des Tiegels seitlich
hinausragt, um die Abführung der Wärme durch eine Fluid-Zwangszirkulation zu ermöglichen,
der man den oberen Teil (11H, 31H, 51H) der Sektoren aussetzt.
3. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Sektoren (11F) sich unter dem Behälter des Tiegels verlängern, um den Boden zu
bilden oder den Boden (12) zu kühlen.
4. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Boden des Tiegels durch unabhängige Wärmerohre (24) gebildet wird, die von denen
(11, 31, 51) unabhängig sind, die den Behälter des Tiegels bilden.
5. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass er einen Reif (16) zur Befestigung der oberen Teile (11H) der Sektoren (11, 21) umfasst,
der elektrisch isolierend ist und alle diese oberen Teile (11H) umgibt.
6. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Sektoren (11, 21, 51) durch eine Umwicklung (5) des unteren Teils (11B) der Sektoren
verbunden bzw. zusammengehalten werden.
7. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Sektoren durch selbsthemmende Ringe (15) verbunden bzw. zusammengehalten werden.
8. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass er einen zusätzlichen Induktor (29) umfasst, der zur Erwärmung des Tiegels unter
dem Boden (22) angeordnet ist.
9. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass er mehrere übereinanderliegende Sektorenstufen (51) umfasst, die derart einen langen
und hohen Tiegelbehälter bilden und deren induktor durch Induktoren (53) von jeder
der so übereinander angeordneten Stufen gebildet wird.
10. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Induktor eine einzige und direkte Windung ist, gebildet durch einen Reif (58),
gekühlt durch Wärmerohre (59).
11. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1 oder 10, dadurch gekennzeichnet, dass der kalte Finger (oder die Finger) durch ein (oder mehrere) Wärmerohr(e) (60) gebildet
wird.
12. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1 oder 10, dadurch gekennzeichnet, dass der Reif (58) der direkten Windung gebildet wird durch den kontinuierlichen Zusammenbau
von elektrisch nicht isolierenden Wärmerohren.
13. Kaltschmelztiegel nach Anspruch 1 oder 10, dadurch gekennzeichnet, dass der die direkte Windung bildende dicke Reif für die In-situ-Realisierung der Wärmerohre
maschinell bearbeitet wird.