[0001] Les dispositifs capables d'émettre de la lumière par le fait du mélange de deux liquides
chimiques entre eux sont bien connus. On peut citer notamment les brevets des Etats-Unis
3539794, 3576987, 4193109, 4682544, 4751616, 4814949 et 5121302.
[0002] Le document EP 0 011 911 A montre un dispositif d'éclairage chimiluminescent selon
le préambule de la revendication 1.
[0003] D'une manière générale les dispositifs proposés comportent deux chambres contenant
respectivement le premier liquide, dit solution oxalate et le second liquide, appelé
solution activatrice. Ces chambres étant séparées par une paroi qui peut soit être
brisée par l'utilisateur soit comporter une partie amovible. Cette paroi doit aussi
constituer une excellente barrière aux gaz car la solution oxalate est très sensible
à toute contamination venant de l'extérieur, ou de l'activateur. De ce fait, en pratique,
à part quelques exceptions économiquement coûteuses, la solution oxalate est enfermée
dans une ampoule de verre brisable. Malheureusement il n'est pas possible de fabriquer
en continu, au départ de rouleaux de matière, des éléments comportant des ampoules
en verre. En outre, elles sont chères.
[0004] La présente invention concerne un élément susceptible d'une telle production en continu,
donc très économique, et ce d'autant plus que les matériaux constitutifs en sont très
bon marché. L'élément présente en outre l'avantage d'être plat, celui d'être particulièrement
léger, et présente d'autres avantages auxiliaires qui vont apparaître dans l'exposé
ci-dessous.
[0005] Plus particulièrement, l'invention propose un élément d'éclairage chimiluminescent
comportant au moins deux chambres remplies respectivement d'une solution d'oxalate
et d'une solution activatrice. La solution oxalate se trouve dans une pochette étanche
en film mince d'aluminium doublé, côté intérieur, d'un polymère, ladite pochette,
formant une première chambre. Cette pochette est elle-même enfermée dans une pochette
étanche plus grande en film polymérique translucide, formant une deuxième chambre,
qui contient également l'activateur liquide.
[0006] L'élément selon l'invention est donc essentiellement constitué d'une pochette en
film d'aluminium contenant la solution oxalate, disposée à l'intérieur d'une pochette
en film plastique translucide contenant aussi la solution activatrice. Optionnellement,
un feutre absorbant et une bille d'acier, ou autre grain de matière dure, dont le
rôle est d'éventrer la pochette en aluminium au moment de l'utilisation, sous l'effet
de la manipulation de l'utilisateur.
[0007] L'invention sera mieux comprise à l'examen des dessins joints en annexe à titre d'exemple
uniquement.
[0008] Dans ces dessins :
- la fig. 1 représente une vue en plan d'un dispositif selon l'invention
- la fig. 2 est une vue en coupe du dispositif de la fig. 1
- la fig. 3 est une vue en plan d'une autre exécution et
- la fig. 4 en est une vue en coupe correspondante.
[0009] La pochette intérieure 1 est constituée des deux films d'aluminium 2 et 3 scellés
ensemble selon une périphérie 4 rectangulaire dans les figs. 1 et 2 et circulaire
dans les figs. 3 et 4. Elle contient la solution d'oxalate liquide dont le niveau
est figuré en 5. La pochette extérieure 6 est constituée de deux films 7 et 8 en polymère
souple translucide, de préférence polyoléfine, p.e. polyéthylène ou polypropylène,
scellés ensemble selon une périphérie 9, rectangulaire dans les figs. 1 et 2 et circulaire
dans les figs. 3 et 4. Elle contient le liquide activateur dont le niveau est représenté
en 10.
[0010] Le dispositif comporte optionnellement une bille 11 en acier ou un grain de matière
dure sur lequel l'utilisateur appuiera pour perforer la pochette en aluminium et ainsi
provoquer le mélange. On peut aussi concevoir de se passer de cette bille ou grain
et faire éclater la pochette par pression. Dans ce cas il est bon de prévoir une zone
de résistance affaiblie, par exemple une ligne de soudure. Chacun des deux films aluminium
est doublé, par enduction, lamination ou toute autre technique, d'une couche de vernis
polymérique sur celle de leurs surfaces qui est destinée à venir face à l'autre. Cette
couche de vernis préférence basée sur un polypropylène modifié ou non est destinée
à assurer l'adhésion des deux films l'un à l'autre en cours du scellage de leur périphérie
par action thermique. Cette couche n'est pas représentée sur la figure pour raisons
de clarté.
[0011] Cette couche polymérique, outre l'adhésion, joue aussi le rôle d'assurer une bonne
compatibilité entre la matière aluminium et la solution oxalate, qui est fort délicate
et sensible aux contaminations, et n'est compatible qu'avec très peu de matériaux.
Cette couche est très mince de manière à ne pas renforcer la résistance mécanique
du film d'aluminium, destiné à se briser.
[0012] Outre cette couche, il est possible de prévoir aussi la présence d'un mince film
souple en polypropylène entre les deux films d'aluminium. Il sera emprisonné entre
eux lors du scellage et contribuera à renforcer la solidité de celui-ci. Il n'est
pas, par clarté, représenté sur les figures. Il va de soi que la solution oxalate
se trouvera entre ce film souple et un film aluminium et que c'est ce dernier qui
sera éventré.
[0013] Le dispositif comporte aussi, optionnellement, un feutre 12 (succession de petites
croix sur les figures) en matière non tissée dont les fibres sont, de préférence,
constituées du même polymère que les films de la pochette extérieure. Il sera emprisonné
lors du scellage thermique périphérique entre les deux films. Lors du stockage de
l'élément avant son utilisation, ce feutre aura le temps d'absorber tout le liquide
activateur et de le répartir uniformément dans toute la pochette. Il en résultera
une belle uniformité de lumière, après la libération du liquide oxalate, car les deux
liquides sont avides de diffuser l'un dans l'autre dans un court délai. Le niveau
de liquide activateur, figuré en 10 dans la fig. 2 est celui qu'on a au moment du
remplissage, par la suite il se voit absorbé dans le feutre comme dit ci-dessus.
[0014] Une fois vidée, ou à peu près vidée, de son contenu, la pochette en aluminium reste
en place et joue le rôle de réflecteur; en effet, toute l'émission lumineuse se trouve
du même côté de la pochette aluminium à savoir celui qu'on a éventré. Il n'y a presque
pas de liquide de l'autre côté de la pochette aluminium. Cette émission directionnelle
intense est incontestablement un avantage par rapport à l'art antérieur en la matière.
[0015] Il est fréquent que la pochette intérieure ne soit pas entièrement vidée par l'utilisateur
au moment de l'allumage. On s'est aperçu qu'il y avait des replis ou d'autres causes
qui faisaient qu'il en restait un peu. Il est alors avantageux, lorsque la lumière
faiblit au fil des heures, par suite de l'inévitable consommation d'énergie chimique
du système, de malaxer quelque peu l'élément pour en extraire les restes du contenu
en oxalate hors de la pochette intérieure. On assiste alors à une sorte de regénération
de l'émission lumineuse et ce, à un moment décidé par l'utilisateur. Ceci constitue
un avantage appréciable par rapport à l'art antérieur. Il a été souvent demandé, mais
en vain, par le marché jusqu'ici.
[0016] Dans les figs. 1 et 2 l'élément est représenté sous forme rectangulaire et dans les
figs. 3 et 4 sous forme circulaire, mais il va de soi que le scellage périphérique
peut affecter toute autre forme et en particulier, à des fins publicitaires, représenter
la forme d'un logo de marque.
[0017] Pour la réalisation industrielle, il est prévu, avec utilisation de machine d'emballage
du type "fill-and-seal" verticales, de dérouler depuis leurs rouleaux respectifs,
les deux films minces d'aluminium ainsi le cas échéant, que le rouleau optionnel de
film souple polymérique, afin de présenter ces films d'aluminium face à face selon
leur face enduite polymérique, et de sceller de manière continue et temporisée les
pochettes à la suite l'une de l'autre.
[0018] Lorsque les films d'aluminium se trouvent en face l'un de l'autre l'un des deux ou
tous les deux se voit embouti légèrement par un petit poincon activé mécaniquement,
ceci de manière à créer du volume pour le liquide à recevoir. On y fait l'injection
de liquide oxalate, suivie du scellage de la pochette. Les pochettes scellées sont
séparés au moyen d'un couteau automatisé, et tombent individuellement dans la deuxième
machine décrite ci-dessous.
[0019] La machine peut être de type vertical, comme le suggèrent les figs. 1 et 2, ou de
type horizontal, comme le suggèrent les figs. 3 et 4. L'emboutissage est plus facile
en machine horizontale, et peut se limiter au film inférieur.
[0020] Les films aluminium ont été enduits ou laminés avec le vernis polymérique dont question
ci-avant, au cours d'une opération préalable, elle aussi effectuée en continu par
des moyens connus.
[0021] Une seconde machine, elle aussi du type "fill and seal", reçoit de manière séquencée
et synchrone avec la précédente, les pochettes aluminium déjà remplies et scellées,
et scelle ensemble les deux films en plastique souple et le feutre, s'il est prévu,
tous trois se déroulant en continu depuis leurs rouleaux de stockage. Avant le scellage
une dose de liquide activateur est introduite, ainsi que la bille.
[0022] Il est important de noter que dans cette seconde machine, qui fabrique les pochettes
extérieures (et ceci, à l'inverse de ce qui se passe dans la première machine avec
les films aluminium), les deux films de plastique souple, déroulés en vue de l'opération,
restent plans, c'est à dire ni "emboutis", ni "formés" jusqu'au moment du scellage
final. Ils adoptent une structure légèrement gonflée parce que au moment du scellage
ils enserrent entre eux la pochette aluminium. Ce gonflement est une déformation purement
élastique avec mise sous tension, due à l'élasticité naturelle des films, et par nature
réversible. Il en résulte que les parois de la pochette extérieure exercent sur la
pochette intérieure et son contenu, une pression élastique uniforme dont l'action
est très favorable au moment de l'éventrement par l'utilisateur. Le liquide oxalate
se voit alors éjecté avec force, ce qui favorise le mélange désiré.
[0023] Les pochettes finies sortent alors au bas de la machine selon une chaîne ou saucisse,
et peuvent être livrées telles quelles à l'utilisateur si celui-ci est intéressé par
des lignes de lumière, nouveauté de nature à rencontrer les désirs des forces de l'ordre
ou de l'armée par exemple.
[0024] Mais bien entendu on peut aussi séparer les pochettes les unes des autres par le
jeu d'un couteau automatisé, ou créer des lignes de faiblesse entre elles pour la
séparation ultérieure par l'utilisateur.
Exemples de réalisation
Exemple 1
[0025] On fait appel dans cet exemple à une machine verticale, du type "fill and seal",
modifiée. On utilise un film d'aluminium de marque Reynolds, en ruban de 35 mm de
large et rouleaux de 300 m. L'épaisseur est de 28 micromètres pour la face destinée
à être éventrée et 38 micromètres pour l'autre.
[0026] Avant sa découpe en rouleaux de 35 mm, ledit film a été enduit sur sa pleine largeur,
soit 600 mm, d'une dispersion de polypropylène et traité en four-tunnel. L'épaisseur
résiduelle déposée après cure est de 6 micromètres.
[0027] Lorsque les deux films aluminium sont face à face leur scellage mutuel est opéré
selon une périphérie rectangulaire de 33 x 65 mm à l'exception du côté supérieur,
par lequel un doigt d'emboutissage pénètre mécaniquement, accompagné d'une aiguille
d'injection de la solution oxalate puis ces deux éléments se retirent et le scellage
est achevé.
[0028] La solution oxalate est constituée d'un solvant dibutylphtalate dans lequel, par
litre, sont dissouts 120 g de CPO oxalate et 1,5 g de colorant DPEA. Ces composants
sont bien connus de l'art antérieur en matière d'éléments chimiluminescents.
[0029] La bille est une bille de roulement, de troisième choix, d'un diamètre de 4,5 mm.
[0030] Les films de la pochette extérieure sont en copolymère polypropylène -polyéthylène
sans agent glissant dans la formulation, de 0,25 m en rouleaux de largeur 40 mm, longueur
300 m. Ils se présentent en ruban de largeur 45 mm, épaisseur 0,25 mm, en rouleaux
de 300 mètres.
[0031] Les doses d'oxalate et d'activateur sont respectivement 1,7 et 0,7 ml.
[0032] Les scellages sont réalisés à l'aide de mâchoires ou enclumes ayant la forme de rectangle
à coin arrondis, avec une largeur de scellage effective de 2 mm. L'énergie thermique
des scellages est apportée soit par des résistances électriques, soit via un générateur
d'ultrasons.
[0033] Le feutre est un non tissé "spunbond" en fibres de polypropylène et polyéthylène,
de 120 g par mètre carré.
[0034] Les pièces finies, séparées par un couteau automatique temporisé, mesurent 45 x 70
mm et pèsent 4 g.
Exemple 2
[0035] On procède comme dans l'exemple 1 mais en employant une machine de type horizontal.
L'emboutissage du film aluminium inférieur est opéré par descente d'un poinçon avant
tout scellage; ensuite la dépose du liquide est réalisée à l'aide d'une aiguille amovible,
puis le scellage entre les deux films d'aluminium est opéré d'un coup sur toute la
périphérie.
[0036] Dans ce cas, les rubans d'aluminium alimentant la machine présentent une largeur
de 41 mm et ceux en plastique souple une largeur de 65 mm. Les quantités de solution
d'oxalate et de solution activatrice sont respectivement 2,2 et 1 ml. Les pièces finies
ont un diamètre de 59 mm et pèsent 5 g.
1. Elément d'éclairage chimiluminescent comportant au moins deux chambres remplies respectivement
d'une solution d'oxalate (5) et d'une solution activatrice (10), la solution oxalate
(5) se trouve dans une pochette étanche (1) en film mince d'aluminium (2, 3) doublé,
côté intérieur, d'un polymère, ladite pochette (1), formant une première chambre,
caractérisé en ce que la première chambre est elle-même enfermée dans une pochette étanche plus grande
(6) en film polymérique (7, 8) translucide, formant une deuxième chambre, qui contient
également l'activateur liquide (10).
2. Elément selon la revendication 1 dans lequel le polymère du film d'aluminium (2, 3)
est une polyoléfine.
3. Elément selon les revendications 1 ou 2 dans lequel la pochette extérieure (6) est
constituée de deux films polymériques (7, 8) scellés ensemble sur leur périphérie
(9).
4. Elément selon la revendication 3 dans lequel l'un des films polymériques (7, 8) est
doublé, côté interne, d'un feutre ou tissu (12) en matière absorbante compatible avec
les solutions d'oxalate et activatrice.
5. Elément selon la revendication 3 dans lequel les films (7, 8) sont sous tension élastique.
6. Elément selon les revendications 1, 2 ou 3 dans lequel la pochette extérieure (6)
contient également un ou plusieurs petits grains de matière dure (11).
7. Elément selon la revendication 6 dans lequel le grain de matière dure (11) est une
bille d'acier.
8. Elément selon la revendication 6 dans lequel le ou les grains sont des granulés de
polyoléfine.
9. Elément selon n'importe laquelle des revendications précédentes dans lequel la pochette
intérieure (1) est constituée de films d'aluminium (2, 3) doublés de polymère scellés
ensemble et dans lequel le scellage présente des zones de moindre résistance à l'éclatement.
10. Procédé de fabrication d'un élément d'éclairage chimiluminescent selon n'importe laquelle
des revendications 1 à 9 dans lequel
- des pochettes en film mince d'aluminium doublé de polymère sont formées de manière
continue et successive, par le déroulement de deux rouleaux de ruban aluminium qui
sont amenés l'un contre l'autre, face polymère en contact et scellé au moins sur leurs
périphéries, avec injection de solution oxalate à l'intérieur de la périphérie délimitée
par le scellage,
- lesdites pochettes ainsi scellées et remplies sont séparées par un couteau automatisé
et envoyées une à une de manière successive et temporisée, dans une seconde machine
qui les incorpore dans une pochette en plastique translucide
- cette seconde machine opérant la mise face à face de deux rubans en film polymère
souple translucide, déroulés depuis des rouleaux de stockage, et scellés selon une
périphérie avec insertion de la pochette en aluminium et de la solution activatrice
à l'intérieur de la périphérie, le tout s'opérant de façon continue et temporisée
- les pochettes finales étant alors soit séparées au couteau automatisé, en une série
de pochettes individuelles, soit fournie à l'utilisateur selon une chaîne telle qu'issue
de la machine.
11. Procédé de fabrication selon la revendication 10 dans lequel un des deux rubans en
film polymère souple translucide est doublé sur la face dirigée vers l'autre ruban
en polymère, d'un ruban de feutre de fibres absorbantes et est scellé en continu avec
le ruban en polymère souple, non doublé , qui lui fait face.
12. Procédé de fabrication selon une des revendications 11 ou 10 caractérisé en ce que, au moment de l'insertion de la pochette en aluminium et de la solution activatrice,
sont également insérés, entre les deux pochettes, un ou plusieurs grains de matière
dure.
1. Chemiluminescent lighting element, comprising at least two chambers filled respectively
with an oxalate solution and an activator solution, characterized in that the oxalate solution takes place in a tight-closed pouch, made of thin aluminium
foil, lined on its interior side by a polymer, said pouch being a first chamber, being
itself enclosed in a tight-closed pouch (6), bigger, made of translucent polymeric
film (7,8), being a second chamber, containing also the liquid activator solution
(10).
2. Element according to claim 1 in which the polymer lining the aluminium foil (2,3)
is a polyolefin.
3. Element according to claim 1 or 2 in which the outer pouch (6) consists of two polymeric
films (7, 8) sealed together along their periphery (8).
4. Element according to claim 3 in which one of the two polymeric films (7, 8) is lined,
on its internal side, by a felt or fabric (12) made of absorbing material and compatible
with the oxalate and activator solutions.
5. Element according to claim 3 in which the films (7, 8) are under elastic tension.
6. Element according to claim 1, 2 or 3 in which the outer pouch (6) contains also one
or several particles of hard material (11).
7. Element according to claim 6 in which the particle of hard material (11) is a steel
ball.
8. Element according to claim 6 in which the particle or particles of hard material are
polyolefin granulates.
9. Element according to anyone of the above claims in which the inner pouch (1) consists
of aluminium foils (2, 3) lined of polymer, and in which the sealing has areas of
lesser resistance to bursting.
10. Manufacturing process of a chemiluminescent lighting element, according to anyone
of claims 1 to 9, in which
- pouches made of thin aluminum foil lined with polymer are formed in a continuous
and sequential way, by the unrolling of two rolls of aluminium tape brought against
each other, polymer face in contact, and sealed at least along a periphery, with injection
of oxalate solution inside the periphery delimited by the sealing,
- said pouches sealed and filled in that manner, are separated by an automated knife
and sent one by one, in a sequential and temporized way, to a second machine which
incorporates them in a pouch of translucent plastic,
- said second machine doing the face-to-face positioning of two tapes of flexible
translucent polymer film, unrolled from storage rolls, and sealed along periphery
with insertion of the aluminium pouch and of the activator solution inside said periphery,
the whole of which being done in a continuous and temporized way,
- the final completed pouches being then either separated from each other by means
of an automated knife into series of individual pouches, or supplied to end-user as
a chain as gone off from the machine.
11. Manufacturing process according to claim 10, in which one of the two tapes of flexible
translucent polymer film is lined, on the face aimed towards the other polymer tape,
by a tape made of absorbing fiber felt, and is continuously sealed to the nonlined
flexible polymer film tape which faces it.
12. Manufacturing process according to one of the claim 11 or 10, characterized in that, at that moment of inserting the aluminium pouch and the activator solution, one
or several hard particles are also inserted between the two pouches.
1. Chemolumineszierendes Beleuchtungselement bestehend aus mindestens zwei Kammern, die
jeweils mit einer Oxalatlösung (5) und einer aktivierenden Lösung (10) gefüllt sind,
wobei die Oxalatlösung (5) sich in einer dichten aus einer dünnen Aluminiumfolie (2,
3) bestehenden Tasche (1) befindet, die, zur Innenseite hin, mit einer Polymerkaschierung
versehen ist, wobei die besagte Tasche (1) eine erste Kammer bildet,
dadurch gekennzeichnet,
dass die erste Kammer wiederum in einer größeren, dichten, aus einer durchsichtigen dünnen
Polymerfolie (7, 8) bestehenden Tasche (6), eingeschlossen ist, die eine zweite Kammer
bildet und ebenfalls den flüssigen Aktivator (10) enthält.
2. Element nach dem Anspruch 1, bei dem das Polymer der dünnen Aluminiumfolie (2, 3)
ein Polyolefin ist.
3. Element nach einem der Ansprüche 1 oder 2, bei dem die äußere Tasche (6) aus zwei
dünnen Folien aus Polymer (7, 8) besteht, die auf ihrem Umfang (9) miteinander verschweißt
sind.
4. Element nach dem Anspruch 3, bei dem eine der dünnen Polymerfolien (7, 8) zur Innenseite
hin mit einem Filz oder einem Gewebe (12) aus einem absorbierenden, mit der Oxalatlösung
und der aktivierenden Lösung kompatiblen Material kaschiert ist.
5. Element nach dem Anspruch 3, bei dem die dünnen Folien (7, 8) unter elastischer Spannung
stehen.
6. Element nach einem der Ansprüche 1, 2 oder 3, bei dem die äußere Tasche (6) ebenfalls
ein oder mehrere Körnchen aus einem harten Material (11) enthält.
7. Element nach dem Anspruch 6, bei dem das Körnchen aus hartem Material (11) eine Stahlkugel
ist.
8. Element nach dem Anspruch 6, bei dem das bzw. die Körnchen aus Polyolefin ist / sind.
9. Element nach irgendeinem der vorangegangenen Ansprüche, bei dem die innere Tasche
(1) aus dünnen mit Polymer kaschierten Aluminiumfolien (1, 2) besteht, die zusammen
verschweißt sind, und bei dem die Verschweißung Zonen umfasst, die eine niedrigere
Berstfestigkeit aufweisen.
10. Verfahren zur Herstellung eines chemolumineszierenden Beleuchtungselements nach irgendeinem
der Ansprüche 1 bis 9, bei dem
- die Taschen aus dünnen, mit Polymer kaschierten Aluminiumfolien im Durchlauf und
nacheinander durch Abrollen von zwei Aluminiumbandrollen, die zueinander mit kontaktierenden
Polymerseiten geführt und mindestens auf ihrem Umfang verschweißt werden, wobei eine
Oxalatlösung in den Innenraum, deren Peripherie durch die Schweißlinie begrenzt ist,
eingespritzt wird,
- die besagten, auf diese Weise verschweißten und gefüllten Taschen mittels eines
automatisierten Messers getrennt und einzeln, sukzessiv und zeitabhängig einer zweiten
Maschine zugeführt werden, die sie in eine durchsichtige Kunststofftasche inkorporiert,
- diese zweite Maschine zwei Bänder aus dünnen, flexiblen, durchscheinenden Polymerfolien
einander gegenüber stellt, wobei diese Folienbänder aus Lagerwarenrollen abgerollt
und entlang einer Peripherie verschweißt werden, unter Einfügung der Aluminiumtasche
und der aktivierenden Lösung innerhalb der Peripherie, wobei das Ganze im Durchlauf
und zeitabhängig erfolgt,
- die fertigen Taschen entweder, als eine Serie von individuellen Taschen, mittels
eines automatisierten Messers getrennt oder dem Verbraucher als eine Taschenkette,
wie sie aus der Maschine kommt, geliefert werden.
11. Herstellungsverfahren nach dem Anspruch 10, bei dem eines der Bänder aus dünner, flexibler,
durchscheinender Polymerfolie auf seiner zum anderen Polymerband hin gerichteten Seite
mit einem aus absorbierenden Fasern bestehenden Filzband kaschiert und mit dem ihm
gegenüber stehenden, nicht kaschierten Band aus flexiblem Polymer im Durchlauf verschweißt
ist.
12. Herstellungsverfahren nach einem der Ansprüche 11 und 10, dadurch gekennzeichnet, dass zum Zeitpunkt der Einfügung der Aluminiumtasche und der aktivierenden Lösung ein
oder mehrere Körner aus einem harten Material zwischen den beiden Taschen ebenfalls
eingefügt werden.