[0001] La présente invention concerne un procédé pour améliorer le profil de température
d'un four et notamment le profil de température d'un four de réchauffage ou de recuit
de produits, plus particulièrement de produits sidérurgiques tels que des brames ou
des billettes ou des produits plats.
[0002] Les fours de réchauffage et/ou de maintien en température sont généralement utilisés
dans l'industrie sidérurgique, notamment dans le cycle de coulée continue, dans lequel
le métal liquide est coulé pour former des produits intermédiaires qui, avant leur
passage dans le laminoir en fin de chaîne de coulée continue, passent dans au moins
un four dit de réchauffage, dans lequel le produit intermédiaire est amené ou maintenu
à une température adéquate, la plus uniforme possible, afin d'être ensuite laminé
dans les meilleures conditions.
[0003] Un four de réchauffage de ce type et son procédé d'utilisation est décrit, par exemple,
dans EP-A-0 370 916.
[0004] Dans un four de réchauffage, il existe généralement au moins une zone équipée de
moyens de chauffage, par exemple des brûleurs, afin d'apporter l'énergie nécessaire
au réchauffage ou au maintien en température des produits métallurgiques. On distingue
souvent trois zones principales dans un four, notamment de réchauffage, caractérisées
par des modes de transfert thermique différents :
- La zone de chauffe ou de plein feu proprement dite où se développe la combustion (brûleurs,
plasmas, chauffage auxiliaires, etc.) où la température d'ambiance ou du produit est
contrôlée et éventuellement régulée. Cette zone se caractérise par le fait que la
chaleur est produite « in-situ », cette chaleur produite étant un moyen direct du
contrôle et/ou de la régulation de la température dans cette zone.
- La zone d'épuisement des fumées aussi appelée zone morte, où les fumées ou l'atmosphère
provenant de la zone de chauffe perdent au profit du produit sidérurgique entrant
dans le four une partie de leur énergie. Cette zone contribue à l'optimisation du
rendement thermique du procédé.
- La zone dite de récupération comportant un système de récupération qui permet de transférer
une partie de l'énergie encore présente dans les fumées ou dans l'atmosphère qui sort
du four, au comburant nécessaire à la combustion (préchauffage du comburant). Par
recyclage, cette énergie est réintroduite dans le four, ce qui optimise plus encore
le bilan énergétique global.
[0005] Les systèmes actuels de régulation permettent, sauf limitations extérieures, de faire
travailler la zone de chauffe et le récupérateur à leur fonctionnement nominal par
simple action sur des paramètres directs de régulation de ces zones (Puissance des
brûleurs, énergies auxiliaires, échange thermique dans le récupérateur, etc...).
[0006] Par contre, la zone morte d'un four n'est pas régulée car les échanges thermiques
sont totalement dépendants des paramètres de fonctionnement de la zone de chauffe
et éventuellement du récupérateur. En particulier, les profils thermiques dans ladite
zone ne sont pas optimisés car ils dépendent des conditions de flux de matière (fumées
et produits métallurgiques) dans le four et de leurs conditions de température.
[0007] La seule contrainte qui est généralement imposée par l'utilisateur du four est «
l'épuisement » des fumées (échange thermique optimal entre les fumées et les produits
ou le four) dans cette zone afin de respecter la limitation de la température de sortie
des fumées de cette zone afin de ne pas endommager le système de récupération des
fumées et de limiter les pertes thermiques par les fumées si celles-ci ne sont pas
récupérées.
[0008] Lors de la construction du four, cette zone est donc dimensionnée pour assurer un
refroidissement suffisant des fumées provenant de la zone de chauffe.
[0009] La figure 1 permet de mieux expliquer le fonctionnement d'un four de réchauffage
de type connu et les problèmes à résoudre pour améliorer son fonctionnement.
[0010] Sur la figure 1, le four de réchauffage 1 est représenté schématiquement avec les
produits métallurgiques 5 avançant (grâce à un système de longerons 14 et des moyens
d'entraînement non représentés sur la figure 1) de la droite vers la gauche, le sens
d'avancement de ces produits étant représenté par les flèches 7.
[0011] Le four 1 comporte ici une zone de chauffe 2 dans laquelle la température varie entre
1200°C et 1400°C, cette zone 2 étant équipée de brûleurs et comportant une ou plusieurs
zones de régulation. Les brûleurs ne sont pas représentés sur cette figure. Seul le
circuit d'air chaud est sommairement représenté (13). Le four comporte également une
zone morte 3, qui est généralement le chemin de passage préférentiel des fumées, dans
laquelle la température des fumées est généralement de l'ordre de 900°C à 1100°C,
ce qui est suffisant pour préchauffer et échanger thermiquement de façon efficace
avec les produits sidérurgiques et enfin une zone sous-chauffée 4 qui fait partie
de la zone morte 3, située généralement à proximité de l'entrée des produits sidérurgiques
et généralement au-dessus de ceux-ci (en particulier si la canalisation de récupération
des fumées 8 est située sous le niveau d'entrée des produits sidérurgiques) et dont
la température varie entre 600°C et 900°C : cette température est généralement trop
basse pour préchauffer efficacement les produits sidérurgiques.
[0012] Les fumées servent à préchauffer l'air (comburant) issu du générateur de comburant
11 via la canalisation 10, dans le récupérateur 9 d'où le comburant sort préchauffé
dans la canalisation 12 qui alimente les brûleurs ' 13 en comburant (les canalisations
de combustible des brûleurs ne sont pas représentées sur la figure 1).
[0013] Dans un tel mode de fonctionnement, la zone morte 3 est peu chauffée pendant toute
la durée de la production et il existe en fait la possibilité pour avoir, au moins
pendant une partie du temps de production, une température plus élevée dans cette
zone afin d'avoir un meilleur préchauffage des produits sidérurgiques.
[0014] Cependant, cette augmentation de température dans la zone morte ne doit pas se traduire
par une augmentation corrélative de la température des fumées à la sortie du four.
En effet, si l'on est capable d'augmenter la température de la zone morte (et donc
des fumées) d'environ 200°C, par exemple, le problème qui se pose est que l'on ne
veut pas que ces fumées sortent du four à une température qui soit supérieure de 200°C
à leur température de sortie habituelle. En effet, s'il n'existe pas de récupérateur
en sortie de four, la température des fumées étant plus élevée de 200°C, c'est toute
l'énergie thermique correspondante qui est perdue et le bilan thermique (donc financier)
du four devient inacceptable. De même, s'il existe un récupérateur (comme décrit sur
la figure 1), celui-ci travaillant habituellement à une température proche de sa température
maximale (autrement dit, la température des fumées entrant dans le récupérateur est
proche de la température maximale que peut supporter le récupérateur sans subir de
dommages), il n'est pas possible de l'alimenter avec des fumées dont la température
aurait été augmentée de 200°C. Par conséquent, l'homme de métier est confronté au
problème de l'augmentation substantielle de la température de la zone morte du four,
et notamment sa température de voûte sans augmentation substantielle corrélative de
la température des fumées à la sortie du four.
[0015] L'invention permet de résoudre le problème technique ainsi posé. Dans ce but l'invention
concerne un procédé, tel que défini dans la revendication 1, et prévoit d'utiliser
des moyens de chauffe complémentaires, placés dans la zone morte (3) du four (ou ayant
une action thermique sur la zone morte du four), sans création substantielle de fumées
additionnelles, de manière à éviter ainsi tout transfert substantiel d'énergie, et
notamment l'énergie engendrée par ces moyens de chauffe complémentaires, par l'intermédiaire
des fumées (et notamment des fumées additionnelles).
[0016] Par création substantielle de fumées additionnelles, on entend, selon l'invention,
la création d'au moins 10% en volume de fumées additionnelles, par rapport au volume
des fumées créées dans le four en l'absence des moyens de chauffe complémentaires.
[0017] Par conséquent, selon l'invention, les moyens de chauffe complémentaires seront dimensionnés
de manière à ne pas créer plus de 10% vol. des fumées additionnelles, et de préférence
pas plus de 5% vol. de fumées additionnelles, par rapport au volume de fumées crées
par les autres brûleurs du four, en l'absence de ces moyens de chauffe complémentaires
(les autres brûleurs du four fonctionnant de manière identique dans les deux cas,
aux fins de comparaison de volumes de fumées). L'énergie produite par ces moyens complémentaires
pourra représenter jusqu'à 20 % de l'énergie totale fournie (ou encore jusqu'à 25
% de la puissance initiale installée).
[0018] Les moyens de chauffe complémentaires, selon l'invention, seront de préférence des
brûleurs dont le comburant de l'un au moins de ces brûleurs est enrichi à l'oxygène
(plus de 21% O
2 dans l'oxygène), de préférence des brûleurs dont le comburant comporte plus de 88%
vol. d'oxygène (par exemple, de l'oxygène fourni par un appareil de séparation des
gaz de l'air par adsorption de type « VSA », bien connu de l'homme de l'art) et plus
préférentiellement de l'oxygène industriellement pur à plus de 95% d'oxygène en volume,
le complément étant de préférence, essentiellement de l'argon et de l'azote. Le comburant
pourra comporter de 1 % à 10 % en volume d'argon et/ou de 0,1 % à 10 % en volume d'azote.
Bien entendu, un comburant contenant 100% d'oxygène convient parfaitement.
[0019] D'autres moyens de chauffe que les brûleurs à oxygène peuvent convenir, notamment
ceux qui n'engendrent aucune fumée supplémentaire comme les panneaux radiants (résistances
électriques chauffantes), les brûleurs radiants ou encore les brûleurs de type régénératifs
qui ne génèrent pratiquement que très peu de fumées additionnelles dans le circuit
normal des fumées car ils sont prévus pour aspirer l'air extérieur, le préchauffer
par échange thermique avec un volume de fumées équivalent lui aussi aspiré dans le
four, rejeter les fumées hors du four dans un circuit de fumées spécifique après «
épuisement » thermique de celles-ci et utilisation de l'air ainsi préchauffé comme
(au moins une partie du) comburant dans le brûleur.
[0020] Les moyens de chauffe complémentaires seront généralement disposés dans la zone morte,
à l'opposé du conduit d'évacuation des fumées vers le récupérateur, (lorsqu'il existe
un tel récupérateur). L'évacuation des fumées étant souvent en partie basse du four,
les moyens de chauffe complémentaires seront donc de préférence placés dans la partie
haute (vers la voûte) du four. La situation inverse reste cependant possible.
[0021] Diverses dispositions de ces moyens de chauffe additionnels sont possibles. Par exemple,
un ou plusieurs brûleurs (ou équivalent) dans la paroi 20 (fig. 2) du four, juste
au-dessus de la zone d'entrée des produits dans le four ou bien un ou plusieurs brûleurs
dans un bloc (ou une niche) de traverse 21 (fig. 2) placé dans la voûte ou encore
sur la paroi frontale au chargement 22, de préférence à la limite « aval » de la zone
morte (dans le sens de défilement du produit) avec des flammes orientées soit vers
l'entrée du produit dans le four (dans le sens des fumées), soit vers la sortie des
produits du four (à contre courant des fumées) ou une combinaison des deux ou bien
un ou plusieurs brûleurs dans au moins une des parois latérales du four, au niveau
des produits, dans la zone morte ou bien une combinaison de ces différentes options.
[0022] Pour l'installation des moyens de chauffe complémentaires selon l'invention dans
un four, on peut distinguer généralement trois situations différentes, notamment dans
le cas des fours de réchauffage :
La première, dans laquelle la puissance délivrée par les brûleurs dans la zone de
chauffe est importante et l'on atteint la limite maximale de température de voûte
du four, tandis que les fumées sont évacuées du four après passage dans la zone morte
à une température qui est assez éloignée de la température maximale d'entrée des fumées
dans le récupérateur. Dans ce type de configuration, il n'est pas possible de chauffer
plus, en amont, (dans la zone de chauffe) avec les brûleurs existants, même si les
températures des parois et de la voûte en zone morte sont trop faibles pour assurer
un bon préchauffage des produits sidérurgiques.
La seconde, dans laquelle, contrairement à la précédente, la température des fumées
en sortie de zone morte est maximale, tandis que la température de la voûte dans la
zone de chauffe est nettement inférieure à la température maximale que peut supporter
cette voûte. Dans cette configuration, on ne peut augmenter la puissance en zone de
chauffe, sous peine d'endommager la voûte dans la zone morte et/ou le récupérateur.
[0023] Enfin la troisième, dans laquelle ni la température en zone de chauffe, ni la température
des fumées en zone morte, n'atteignent leurs valeurs maximums, ce qui se traduit par
des températures de voûte inférieures aux maxima à la fois dans la zone de chauffe
et dans la zone morte.
[0024] La présente invention consiste en la mise en oeuvre d'un moyen de chauffe complémentaire
qui permet d'augmenter les transferts thermiques au produit dans la zone morte sans
engendrer de transfert d'énergie important vers l'évacuation des fumées au four. Dans
ce but, ce moyen de chauffage additionnel permet notamment de porter tout ou partie
de la zone morte à sa température maximale admissible T
max Voûte, cette température dépendant généralement de la géométrie et des éléments constitutifs
du four, le choix des moyens additionnels de chauffage et de la vitesse, notamment,
de circulation des fumées étant tel que la température desdites fumées ne dépasse
pas la température maximale admissible T
max Fumées.
[0025] Ce reprofilage de température apportera le transfert thermique maximal possible dans
cette portion du four.
[0026] Dans les espaces où la température est nettement inférieure aux limitations réelles
de l'installation ou aux limites des pertes thermiques acceptables, les transferts
thermiques aux produits sont très largement inférieurs au potentiel (quasi-absence
de transferts radiatifs et faibles transferts convectifs).
[0027] La limite maximale de température au niveau du récupérateur est généralement de l'ordre
de 900°C. Selon un autre aspect de l'invention, il est donc nécessaire de contrôler
la température des fumées en sortie de four de manière à maintenir celle-ci en dessous
de la valeur limite (par exemple 900°C dans l'exemple ci-dessus), par exemple en régulant
le moyen de chauffe complémentaire grâce à la mesure de la température des fumées
en sortie de four.
[0028] En pratique, on a constaté par la mise en oeuvre de l'invention décrite ci-dessus
que la puissance totale délivrée dans le four est supérieure de 5 à 20% de la puissance
initiale. Le profil de température en entrée de four est plus élevé (900°C à 1200°C),
notamment dans des zones très peu valorisées auparavant (600°C-900°C). L'augmentation
de production engendrée se situe entre 5% et 25%, suivant les puissances installées.
La perte d'énergie dans ces conditions reste inférieure à 5 %.
[0029] En plus de l'augmentation de production et/ou de productivité engendrée par l'invention,
célle-ci permet également des gains opératoires multiples et notamment :
- amélioration de l'uniformité en température du produit,
- amélioration de la qualité de surface du produit,
- réduction des déformations de produits.
[0030] L'invention sera mieux comprise à l'aide de l'exemple de réalisation suivant, mis
en oeuvre sur un four de réchauffage, conjointement avec la fig.2 qui représente une
mise en oeuvre de l'invention.
[0031] On a installé des brûleurs oxycombustibles dans la zone morte d'un four dont la puissance
représente environ 10% de la puissance aérocombustible existant sur le four.
[0032] En l'absence de ces brûleurs oxycombustibles, la température dans la zone morte du
four testé était typiquement d'environ 650°C et la température en tête de récupérateur
était d'environ 820°C (inférieure à 850°C).
[0033] Après installation de brûleurs oxycombustibles utilisant de l'oxygène du type « VSA
» (l'oxygène fourni pour le comburant comporte plus de 88 % O
2, de préférence plus de 95 % vol. O
2, le complément étant de l'azote et de l'argon) et une température de régulation portée
à 900°C dans la zone morte, il n'y a pas d'augmentation notable de la température
en tête de récupérateur. Le reprofilage de la température de voûte engendre une augmentation
de production de 5%, pour une augmentation de la puissance de 5%.
[0034] La même configuration aérocombustible engendrerait une augmentation de la température
des fumées de 20°C, ce qui ne serait pas compatible avec un fonctionnement du récupérateur
en toute sécurité (la température maximale étant atteinte).
[0035] Selon l'invention, quand la régulation de température à une valeur de consigne a
été portée à 1100°c dans la même zone (3) dite « morte » avant ajout des moyens d'oxycombustion),
on a noté une augmentation de production qui atteint 10% et une augmentation de température
au niveau du récupérateur qui reste limitée à moins de 20°C. Ce fonctionnement optimisé
permet d'obtenir le meilleur profil de température de voûte du four sans engendrer
de perte thermique inutile et sans risque notamment pour le récupérateur.
[0036] Par comparaison, un fonctionnement similaire mais avec des brûleurs aéro-combustible
rajoutés dans la zone « morte » engendre des pertes supplémentaires dues à cette zone
morte ainsi chauffée, quatre fois supérieures (approximativement le ratio des fumées
aérocombustibles / fumées oxycombustibles), la température en tête de récupérateur
augmentant de 100°C, fonctionnement non autorisé par sécurité pour le récupérateur.
[0037] Sur la figure 2, les mêmes éléments que ceux de la figure 1 portent les mêmes références.
On a schématisé au-dessus de la zone morte 4 les canalisations 16, 17 d'arrivée d'oxygène
issu du générateur d'oxygène 18, alimentant trois brûleurs oxycombustibles (20) placés
dans une paroi latérale du four 1 (on retrouve les mêmes brûleurs dans la paroi opposée
à celle-ci).
[0038] Le repère 21 représente une autre implantation possible des brûleurs (supplémentaires)
oxycombustibles dans la voûte du four pour le chauffage complémentaire de la zone
morte 3. Les brûleurs supplémentaires peuvent également être implantés dans la zone
4 (partie de la zone 3) peu chauffée du four, par exemple à l'emplacement du repère
22 sur la figure 2. La figure 2a qui est un agrandissement d'une partie de la zone
morte 3 du four, montre l'implantation possible de ces différents brûleurs 20 et/ou
21 et/ou 22 et leurs flammes respectives 23, 24 d'une part pour les brûleurs 21 et
25 d'autre part pour le brûleur 22. Comme expliqué ci-avant, on peut ne choisir qu'une
seule flamme 23 ou 24,ou éventuellement les deux (une à contre-courant des fumées,
l'autre dans le sens des fumées).
[0039] Le procédé selon l'invention apporte aussi une flexibilité aux moyens de production
d'un utilisateur de fours, car les moyens additionnels ou complémentaires peuvent
être arrêtés ou mis en puissance (arrêt ou marche) selon les besoins de production/productivité
du four.
[0040] Il s'ensuit que le four fonctionnera, selon l'invention, avec une température dans
la zone dite de récupération et/ou épuisement des fumées qui peut très nettement être
supérieure à la température limite du récupérateur.
1. Procédé pour augmenter de façon permanente ou temporaire la productivité et/ou la
qualité du produit réchauffé en améliorant le profil de température d'un four de réchauffage
de produits, ledit four comportant au moins une première zone dite zone morte, dans
laquelle les produits introduits dans le four sont réchauffés au contact des fumées
issues d'une deuxième zone, située en aval de la première dans le sens de défilement
des produits dans le four, cette deuxième zone comportant des moyens de chauffage
principaux, engendrant une puissance initiale installée, généralement du type brûleurs
air-combustible, la première zone comportant un récupérateur de fumées, caractérisé en ce que des moyens de chauffe complémentaires, dimensionnés de manière à fournir au moins
10 % de la puissance initiale installée et jusqu'à 25 % de celle-ci sont installés
dans la zone morte du four, lesdits moyens de chauffe complémentaires créant au plus
10% en volume de fumées additionnelles par rapport au volume de fumées créées dans
la zone de chauffe par les moyens de chauffage principaux en l'absence de moyens de
chauffe complémentaires dans la zone morte et en ce que les moyens de chauffe complémentaires sont classés parmi les brûleurs oxycombustible,
les résistances électriques chauffantes, les brûleurs de type régénératif, provoquant
une augmentation de température au niveau du récupérateur qui reste limitée à moins
de 20°C.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'au plus 5% en volume de fumées additionnelles sont créées par les moyens de chauffe
complémentaire.
3. Procédés selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les moyens de chauffe complémentaires sont des brûleurs dont le comburant comporte
plus de 88% volume d'oxygène.
4. Procédé selon l'une revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le comburant comporte de 1 % à 10% en volume d'argon.
5. Procédé selon l'un des revendications 1 à 4 , caractérisé en ce que le comburant comporte de 0,1 % à 10% en volume d'azote.
1. Method of permanently or temporarily increasing the productivity and/or the quality
of the reheated product by improving the temperature profile of a furnace for reheating
products, said furnace comprising at least a first zone, called the dead zone, in
which the products introduced into the furnace are reheated upon contact with the
flue gases output by a second zone, located downstream of the first in the direction
in which the products run through the furnace, this second zone having main heating
means generating an initial installed power, generally of the air-fuel burner type,
the first zone comprising a flue gas recuperator, characterized in that supplementary heating means, designed so as to deliver at least 10% of the initial
installed power and up to 25% of the latter, are fitted in the dead zone of the furnace,
said supplementary heating means generating at most 10% additional flue gas by volume
relative to the flue gas volume generated in the heating zone by the main heating
means in the absence of supplementary heating means in the dead zone and in that the supplementary heating means are taken from oxyfuel burners, electrical resistance
heating elements and regenerative-type burners, bringing about a rise in temperature
at the recuperator that remains limited to less than 20°C.
2. Method according to Claim 1, characterized in that at most 5% by volume of additional flue gas is generated by the supplementary heating
means.
3. Method according to either of Claims 1 and 2, characterized in that the supplementary heating means are burners in which the oxidizer contains more than
88% oxygen.
4. Method according to one of Claims 1 to 3,
characterized in that the oxidizer contains from 1% to 10% argon by volume.
5. Method according to one of Claims 1 to 4, characterized in that the oxidizer contains from 0.1% to 10% nitrogen by volume.
1. Verfahren zur dauerhaften oder zeitweiligen Steigerung der Produktivität und/oder
der Qualität von wiedererhitztem Produkt durch Verbessern des Temperaturprofils eines
Ofens zur Wiedererhitzung von Produkten, wobei der Ofen mindestens eine erste, tote
Zone genannte Zone umfasst, in der die in den Ofen eingeführten Produkte beim Kontakt
mit Verbrennungsgasen erwärmt werden, die aus einer zweiten Zone stammen, die stromabwärts
der ersten in der Verlaufsrichtung von Produkten im Ofen angeordnet ist, wobei diese
zweite Zone Haupterhitzungsmittel umfasst, die eine eingerichtete Anfangsleistung
hervorbringen, im Allgemeinen vom Brenner-Typ mit Luft als Brennstoff, wobei die erste
Zone einen Verbrennungsgasrekuperator umfasst, dadurch gekennzeichnet, dass Zusatzerhitzungsmittel, die so dimensioniert sind, dass sie mindestens 10 % der eingerichteten
Anfangsleistung und bis zu 25 % dieser liefern, in der toten Zone des Ofens installiert
sind, wobei die Zusatzerhitzungsmittel höchstens 10 Vol.-% zusätzlicher Verbrennungsgase
im Verhältnis zum Volumen von Verbrennungsgasen, die in der Heizzone von den Haupterhitzungsmitteln
bei Abwesenheit der Zusatzerhitzungsmittel erzeugt werden, in der toten Zone erzeugen
und dass die Zusatzerhitzungsmittel zu den Brennern mit Sauerstoff als Brennstoff,
den Widerstandsheizgeräten, den Brennern vom Regenerationstyp zählen, die eine Temperaturerhöhung
auf Höhe des Rekuperators bewirken, die auf unter 20 °C beschränkt bleibt.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass höchstens 5 Vol.-% zusätzlicher Verbrennungsgase von den Zusatzerhitzungsmitteln
erzeugt werden.
3. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Zusatzerhitzungsmittel Brenner sind, in denen der Treibstoff mehr als 88 Vol.-%
Sauerstoff umfasst.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, dass der Treibstoff 1 bis 10 Vol.-% Argon umfasst.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4,
dadurch gekennzeichnet, dass der Treibstoff 0,1 bis 10 Vol.-% Stickstoff umfasst.