[0001] La présente invention se rapporte à un procédé permettant de façon simple et économique
de moduler les productions respectives d'essence et de gazole par exemple au sein
de la raffinerie. Plus précisément, selon le procédé objet de la présente invention,
il est possible de transformer une charge initiale d'hydrocarbures comprenant de 4
à 15 atomes de carbone, bornes incluses, de préférence de 4 à 11 atomes de carbone,
bornes incluses, voire de 4 à 10 atomes de carbone, bornes incluses, en au moins une
fraction d'hydrocarbures présentant un indice d'octane amélioré et une fraction d'hydrocarbures
à fort indice de cétane.
[0002] Il est connu ("
Carburants et Moteurs" de J.C. Guibet, Editions Technip, tome 1 (1987)) que la nature chimique des oléfines contenues dans les essences contribuent fortement
à l'indice d'octane desdites essences. En général, lesdites oléfines peuvent être
classées pour cette raison en deux catégories distinctes :
- a) les oléfines ramifiées : elles possèdent de bons indices d'octane. Cet indice d'octane
augmente avec le nombre de ramifications et diminue avec la longueur de chaîne.
- b) les oléfines linéaires : elles possèdent un faible indice d'octane et cet indice
d'octane diminue fortement avec la longueur de chaîne.
[0003] On connaît par ailleurs différents procédés de transformation des oléfines permettant
d'augmenter leur indice d'octane.
Par exemple, on peut citer l'alkylation aliphatique entre des paraffines et des oléfines
afin de produire des coupes essences à haut indice d'octane. Ce procédé peut utiliser
des acides minéraux tels que l'acide sulfurique ("Symposium on Hydrogen Transfer in
Hydrocarbon Processing", 208
th National Meeting, American Chemical Society -Août 1994), des catalyseurs solubles
dans un solvant (
EP-A-0714871) ou des catalyseurs hétérogènes (
US 4,956,518). A titre d'exemple, les procédés d'addition sur l'isobutane (alcane ramifié) d'alcènes
possédant entre 2 et 5 atomes de carbone permettent de produire des molécules très
ramifiées possédant entre 6 et 9 atomes de carbone et en général caractérisées par
de hauts indices d'octane.
On connaît d'autres transformations possibles mettant en oeuvre des procédés d'éthérification
des oléfines ramifiées, tels que par exemple décrits dans le
brevets US 5,633,416 et la demande de
brevet EP-A-0451989. Ces procédés permettent de produire des éthers de type MTBE (méthyl tertio butyl
éther), ETBE (éthyl tertio butyl éther) et TAME (tertioamylméthyléther), composés
bien connus pour améliorer l'indice d'octane des essences. Selon une troisième voie,
les procédés d'oligomérisation, basés essentiellement sur la dimérisation et la trimérisation
d'oléfines légères issues de procédé de craquage catalytique et possédant entre 2
et 4 atomes de carbone permettent la production de coupes essences ou de distillats.
Un tel procédé est par exemple décrit dans la demande de
brevet EP-A-0734766. Il permet d'obtenir principalement des produits ayant 6 atomes de carbone quand
l'oléfine utilisée est du propylène (ou propène) et 8 atomes de carbone quand l'oléfine
est du butène linéaire. Ces procédés d'oligomérisation sont connus pour donner des
coupes essences possédant de bons indices d'octane mais génèrent, lorsqu'ils sont
réalisés dans des conditions favorisant la formation de coupes plus lourdes, des coupes
gasoils à très faible indice de cétane. De tels exemples sont par ailleurs illustrés
par les
brevets US 4,456,779 et
US 4,211,640.
Le
brevet US 5,382,705 propose de coupler les procédés d'oligomérisation et d'éthérification précédemment
décrits afin de produire à partir d'une coupe C
4 des éthers alkyls tertiaires tels que le MTBE ou l'ETBE et des lubrifiants.
Par ailleurs, les effluents issus des procédés de conversion de résidus plus ou moins
lourds issus de la distillation atmosphérique ou sous vide du pétrole brut au sein
de la raffinerie (telle que par exemple les coupes essences issues d'un procédé de
craquage catalytique en lit fluidisé (FCC)) contiennent une teneur en oléfines comprise
entre 10 et 80%. Lesdits effluents entrent dans la composition des essences commerciales
à hauteur de 20 à 40% selon l'origine géographique (environ 27% en Europe de l'Ouest
et environ 36% aux USA). Cette teneur varie essentiellement en fonction du point d'ébullition
final de la coupe essence et de la raffinerie.
Il est vraisemblable que dans le cadre de la protection de l'environnement, les normes
concernant les essences commerciales soient orientées dans les années à venir vers
une réduction de la teneur en oléfines permises dans lesdites essences.
Il découle des différents points qui précèdent que la production d'essence à faible
taux d'oléfines mais conservant un indice d'octane acceptable ne pourra se faire qu'en
sélectionnant comme base pour ladite essence, exclusivement ou en de très fortes proportions,
les oléfines ramifiées à fort indice d'octane. L'un des buts de la présente invention
est de séparer d'une charge essence initiale les oléfines linéaires des oléfines ramifiées.
[0004] D'autre part, le parc automobile actuel tend à s'orienter vers une plus grande proportion
de véhicules diesels, ceci entraînant une demande accrue en carburant gazole. Un autre
but de la présente invention est de fournir une alternative permettant une flexibilité
accrue de la gestion des produits issus la raffinerie. Plus précisément, le procédé
selon la présente invention permet de façon avantageuse de moduler les proportions
essence/gazole obtenues en sortie de raffinerie suivant les besoins du marché.
[0005] L'invention concerne un procédé de transformation d'une charge d'hydrocarbures comprenant
des oléfines linéaires et ramifiées comprenant de 4 à 15 atomes de carbone, ledit
procédé comprenant les étapes suivantes :
- a) une éthérification sélective de la majorité des oléfines ramifiées présentes dans
ladite charge,
- b) un traitement des oléfines linéaires contenues dans ladite charge dans des conditions
d'oligomérisation modérée,
- c) une séparation de l'effluent issu de l'étape b) en au moins deux coupes :
- une coupe β comprenant les hydrocarbures dont le point d'ébullition final est inférieur
à une température comprise entre 150 et 200°C,
- une coupe γ comprenant au moins une partie des hydrocarbures dont le point d'ébullition
initial est supérieur à une température comprise entre 150 et 200°C,
- d) un traitement de la fraction hydrocarbonée contenant les éthers formés au cours
de l'étape a) dans des conditions de craquage au moins partiel des éthers, ledit traitement
étant suivie d'une séparation en une fraction essence à indice d'octane amélioré et
en une fraction contenant l'alcool initial,
- e) une hydrogénation de la coupe γ dans des conditions d'obtention d'un gazole à fort
indice de cétane.
[0006] Dans l'étape a) du procédé selon l'invention, au moins 50% des oléfines ramifiées,
de préférence au moins 70% et de manière très préférée au moins 90% desdites oléfines
sont éthérifiées.
[0007] Le point d'ébullition final de la coupe β correspond le plus souvent au point d'ébullition
initial de la coupe γ.
[0008] Selon un premier mode de réalisation de l'invention, la totalité de l'effluent issu
de l'étape a) est traitée dans l'étape b) et la coupe β comprend les éthers formés
au cours de l'étape a).
[0009] Selon un deuxième mode de réalisation de l'invention, le procédé comprend en outre
une étape de séparation des éthers du reste de l'effluent issu de l'étape a), ledit
effluent débarrassé desdits éthers est traité selon l'étape b) et lesdits éthers sont
traités avec la coupe β selon l'étape d).
[0010] La totalité des éthers compris dans la coupe β peut être craquée au cours de l'étape
d). Selon un autre mode de réalisation de la présente invention, les conditions expérimentales
sont sélectionnées de telle façon qu'une partie variable des éthers compris dans la
coupe β peut être craquée au cours de l'étape d). Typiquement, ladite partie peut
être comprise entre 85 et 99,9% molaire, voire entre 90 et 99,9% molaire.
[0011] Le plus souvent, ladite oligomérisation est effectuée à une pression comprise entre
0,2 et 10 MPa, un rapport de débit de charge sur volume de catalyseur compris entre
0,05 et 50 l/l/h et une température comprise entre 15 et 300°C.
[0012] Par exemple, ladite oligomérisation peut être effectuée en présence d'un catalyseur
comprenant au moins un métal du groupe VIB de la classification périodique.
[0013] Le plus souvent, ladite éthérification est effectuée à une pression comprise entre
0,2 et 10MPa, un rapport de débit de charge sur volume de catalyseur compris entre
0,05 et 50 l/l/h et une température comprise entre 15 et 300°C.
[0014] Le présent procédé peut en outre comprendre une étape d'élimination d'au moins une
partie des impuretés azotées ou basiques contenues dans la charge initiale d'hydrocarbures.
[0015] Par exemple, la charge initiale d'hydrocarbures traitée par le présent procédé peut
être issue d'un procédé de craquage catalytique, de reformage catalytique ou de déshydrogénation
des paraffines.
[0016] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit d'un mode
de réalisation non limitatif de ladite invention, illustré par la figure 1.
[0017] Selon la figure 1, la charge hydrocarbonée initiale est acheminée par la ligne 1
vers une unité A. Cette unité A permet d'éliminer une grande partie, c'est-à-dire
au moins 90% poids, des composés azotés et/ou basiques contenus dans la charge. Cette
élimination, bien que facultative, est nécessaire lorsque la charge comprend un fort
taux, c'est-à-dire au moins 5 ppm, desdits composés azotés et/ou basiques car ceux-ci
constituent un poison pour les catalyseurs des étapes suivantes du procédé selon l'invention.
Lesdits composés peuvent être éliminés par adsorption sur un solide acide. Ce solide
peut être choisi dans le groupe formé par les zéolithes, les silicoaluminates, les
titanosilicates, les oxydes mixtes alumine-oxyde de titane, les argiles, les résines,
les oxydes mixtes obtenus par greffage d'au moins un composé organométallique, organosoluble
ou aquosoluble, et comprenant au moins un élément sélectionné dans le groupe constitué
par le titane, le zirconium, le silicium, le germanium, l'étain, le tantale et le
niobium sur au moins un support oxyde tel que l'alumine (formes gamma, delta, éta,
seules ou en mélange), la silice, les silices alumines, lès silices-oxydes de titane,
les silices zircone, les résines échangeuses d'ions par exemple les résines styrène-divinylbenzène
sulfonées comme les résines de type Amberlyst® ou tout autre résine acide. Un mode
particulier de l'invention peut consister à mettre en oeuvre un mélange physique d'au
moins deux des solides précédemment décrits.
[0018] La pression est comprise entre la pression atmosphérique et 10 MPa, de préférence
entre la pression atmosphérique et 5 MPa, et on choisira de préférence une pression
sous laquelle la charge se trouve à l'état liquide. Le rapport du débit de charge
sur le volume de solide catalytique est le plus souvent compris entre 0,05 l/l/h et
50 l/l/h et de préférence compris entre 0,1 l/l/h et 20 l/l/h, voire entre 0,2 et
10 l/l/h. La température est comprise entre 15 et 300°C, de préférence entre 15 et
150°C et très préférentiellement entre 15°C et 60°C.
[0019] Sans sortir du cadre de l'invention, l'élimination des composés azotés et/ou basiques
contenus dans la charge peut également être effectuée par lavage par une solution
aqueuse acide, ou par tout moyen équivalent connu de l'homme de l'art.
[0020] La charge purifiée est acheminée par la ligne 2 à une unité B d'éthérification correspondant
à l'étape a) du procédé selon l'invention. Au sein de cette unité B, les oléfines
ramifiées réagissent préférentiellement avec un alcool pour former un éther. L'alcool
est préférentiellement du méthanol ou de l'éthanol et peut être ajouté, par la ligne
3, à la charge d'hydrocarbures, dans un rapport molaire alcool/oléfines généralement
compris entre 0,5 et 3 et de préférence environ de 1. Le plus souvent, la pression
de l'unité est telle que dans les conditions de température du catalyseur utilisé
dans ladite étape a) du procédé selon l'invention, la charge se trouve à l'état liquide,
c'est-à-dire que la pression est généralement comprise entre 0,2 MPa et 10 MPa, de
préférence entre 0,3 et 6 MPa voire entre 0,3 et 4 MPa. Le rapport du débit de charge
sur le volume de catalyseur est généralement compris entre 0,05 l/l/h et 50 l/l/h,
de préférence entre 0,1 l/l/h et 20 l/l/h ou encore entre 0,2 et 10 l/l/h. La température
est comprise entre 15 et 300°C de préférence entre 30 et 150°C et très souvent entre
30°C et 100°C.
[0021] L'unité B d'éthérification contient avantageusement un catalyseur acide. Le catalyseur
acide peut être un catalyseur de même nature que ceux classiquement utilisés pour
la production de MTBE, ETBE ou TAME. Par exemple il peut être choisi dans le groupe
formé par les zéolithes, les silicoaluminates, les titanosilicates, les oxydes mixtes
alumine-oxyde de titane, les argiles, les résines, les oxydes mixtes obtenus par greffage
et comprenant au moins un élément sélectionné dans le groupe constitué par le titane,
le zirconium, le silicium, le germanium, l'étain, le tantale et le niobium sur au
moins un support oxyde tel que l'alumine (formes gamma, delta, éta, seules ou en mélange),
la silice, les silices alumines, les silices-oxyde de titane, les silices zircone,
les résines échangeuses d'ions type Amberlyst ou tout autre résine acide. Un mode
particulier de l'invention peut consister à mettre en oeuvre un mélange physique d'au
moins deux des catalyseurs précédemment décrits.
L'effluent de l'unité B d'éthérification est ensuite optionnellement traité dans des
conditions d'élimination d'au moins une partie de l'alcool en excès contenu dans le
mélange obtenu. Cette élimination peut se faire classiquement par un lavage à l'eau
ou par tout moyen équivalent connu de l'homme de l'art.
Selon un mode préféré de réalisation de l'invention, la totalité de l'effluent issu
de l'unité B d'éthérification est envoyé vers une unité C d'oligomérisation correspondant
à l'étape b) du procédé selon l'invention, sans séparation intermédiaire des éthers.
Les oléfines linéaires présentes dans la charge hydrocarbonée initiale et n'ayant
pas réagi lors de l'étape précédente d'éthérification vont subir des réactions d'oligomérisation
modérées, c'est-à-dire en général des dimérisations ou des trimérisations, les conditions
de ladite réaction étant optimisées pour la production d'une majorité d'hydrocarbures
dont le nombre d'atomes de carbone est compris entre 9 et 25, de préférence entre
10 et 20. Le catalyseur de l'unité C d'oligomérisation peut être choisi dans le groupe
formé par les zéolithes, les silicoaluminates, les titanosilicates, les oxydes mixtes
alumine-oxydes de titane, les argiles, les résines, les oxydes mixtes obtenus par
greffage d'au moins un composé organométallique organosoluble ou aquosoluble et comprenant
au moins un élément sélectionné dans le groupe constitué par le titane, le zirconium,
le silicium, le germanium, l'étain, le tantale et le niobium sur au moins un support
oxyde tel que l'alumine (formes gamma, delta, éta, seules ou en mélange), la silice,
les silices alumines, les silices-oxydes de titane, les silices zircone ou tout autre
solide présentant une acidité quelconque. Préférentiellement, le catalyseur utilisé
pour effectuer ladite oligomérisation comprend au moins un métal du groupe VIB de
la classification périodique et avantageusement un oxyde dudit métal. Ce catalyseur
peut comprendre en outre un support oxyde choisi dans le groupe des alumines, des
titanates, des silices, des zircones, des aluminosilicates. Un mode particulier de
l'invention peut consister à mettre en oeuvre un mélange physique d'au moins deux
des catalyseurs cités précédemment.
Il a été trouvé de façon surprenante que les conditions expérimentales mises en oeuvre
dans l'unité C d'oligomérisation influaient de façon très sensible non seulement sur
le rendement final des différents produits de la réaction d'oligomérisation mais également
sur la qualité desdits produits, notamment sur l'indice de cétane de la coupe gazole
et sur l'indice d'octane de la coupe essence finalement obtenues. L'indice d'octane
RON de la coupe essence finalement obtenue est avantageusement d'au moins 93, de préférence
d'au moins 95. L'indice de cétane de la coupe gazole est avantageusement d'au moins
40, de préférence d'au moins 50 et de manière très préférée d'au moins 55.
En particulier, la pression de l'unité C d'oligomérisation est le plus souvent sélectionnée
pour que la charge se trouve sous une forme liquide. Cette pression est en principe
comprise entre 0,2 MPa et 10 MPa, de préférence entre 0,3 et 6 MPa, et encore entre
0,3 et 4 MPa. Le rapport du débit de charge sur le volume de catalyseur (encore appelé
vitesse volumique horaire ou VVH) peut être compris entre 0,05 l/l/h et 50 l/l/h,
de préférence entre 0,1 l/l/h et 20 l/l/h et de manière encore plus préférée entre
0,2 et 10 l/l/h. Il a été trouvé par le demandeur que, dans les conditions de pression
et de VVH précédentes, la température de réaction d'oligomérisation devait être comprise
entre 15 et 300°C, de préférence entre 60 et 250°C et plus particulièrement entre
100 et 200°C pour optimiser la qualité des produits finalement obtenus.
[0022] L'effluent issu de l'unité C est alors envoyé à l'aide de la ligne 5 dans une ou
plusieurs colonnes de distillation (unité D), un ballon flash ou tout autre moyen
connu de l'homme de l'art permettant de séparer les effluents hydrocarbonés en au
moins deux coupes distinctes par leur point d'ébullition :
- une coupe β dite légère dont le point final de l'intervalle de distillation est compris
entre 150 et 200°C, de préférence entre 150 et 180°C. Cette coupe est transportée
par la ligne 6.
- une coupe γ dite lourde dont le point initial d'ébullition est compris entre 150 et
200°C, de préférence entre 150 et 180°C. Cette coupe est transportée par la ligne
7.
Selon l'invention, le point final de l'intervalle de distillation de la coupe β correspond
avantageusement au point initial de l'intervalle de distillation de la coupe γ.
[0023] La coupe lourde γ est une coupe dont le point initial d'ébullition correspond à une
coupe gazole. Cette coupe peut être mélangée à de l'hydrogène, acheminé par la ligne
8, pour être hydrogénée dans une unité E d'hydrogénation de structure classique en
présence d'un catalyseur et dans des conditions opératoires connues de l'homme de
l'art. L'effluent hydrocarboné récupéré par la ligne 9 est un gazole à indice de cétane
amélioré, c'est-à-dire ayant un indice de cétane d'au moins 40, de préférence d'au
moins 50 et de manière préférée d'au moins 55.
[0024] La coupe légère β est une coupe essence et est acheminée par la ligne 6 vers une
unité F de craquage correspondant à l'étape d) du procédé selon l'invention. Dans
l'unité F, selon un mode possible de réalisation de l'invention, les conditions sont
sélectionnées de telle façon que la totalité des éthers présents dans la coupe β est
craquée en une fraction d'hydrocarbures comprenant les oléfines, principalement les
oléfines ramifiées, et une fraction comprenant l'alcool initial. Selon un autre mode
de réalisation de l'invention, les conditions de craquage peuvent être ajustées de
telle manière que seule une partie desdits éthers est craquée. Ce mode permet avantageusement
d'améliorer encore l'indice d'octane de la fraction essence finalement obtenue, mais
est cependant limité par la législation actuelle de nombreux pays concernant la teneur
en composés oxygénés dans les essences. Typiquement, ladite partie peut être comprise
entre 85 et 99,9% molaire, voire entre 90 et 99,9% molaire.
La pression de l'unité F de craquage est comprise entre 0,2 et 10 MPa, de préférence
entre 0,3 et 6 MPa, voire entre 0,3 et 4 MPa. Le rapport du débit de charge sur le
volume de catalyseur est compris entre 0,05 l/l/h et 50 l/l/h de préférence entre
0,1 l/l/h et 20 l/l/h et encore entre 0,2 et 10 l/l/h. La température est en général
supérieure à 15°C, et le plus souvent comprise entre 15°C et 350°C, de préférence
entre 100°C et 350°C.
[0025] Le catalyseur utilisé dans l'unité F de craquage peut être un catalyseur acide choisi
dans le groupe formé par les zéolithes, les silicoaluminates, les titanosilicates,
les oxydes mixtes alumine-oxydes de titane, les argiles, les résines, les oxydes mixtes
obtenus par greffage d'au moins un composé organométallique, organosoluble ou aquosoluble,
et comprenant au moins un élément sélectionné dans le groupe constitué par le titane,
le zirconium, le silicium, le germanium, l'étain, le tantale et le niobium sur au
moins un oxyde tel que l'alumine (formes gamma, delta, éta, seules ou en mélange),
la silice, les silices alumines, les silices-oxydes de titane, les silices zircone,
les résines échangeuses d'ions type Amberlyst ou tout autre solide présentant une
acidité quelconque. Un mode particulier de l'invention peut consister à mettre en
oeuvre un mélange physique d'au moins deux des catalyseurs précédemment décrits.
[0026] L'effluent de l'unité F de craquage est acheminée par la ligne 11 à une unité G permettant
de séparer les alcools des hydrocarbures et des éthers non craqués au cours de l'étape
précédente. Cette unité G peut être une colonne de distillation, une colonne de diffusion
thermique ou un moyen connu de lavage à l'eau ou tout autre moyen connu de l'homme
de l'art pour la séparation des alcools et des hydrocarbures. L'alcool peut être recyclé
par la ligne 13 à l'entrée de l'unité B d'éthérification ou envoyé vers un bac de
stockage par la ligne 12. L'effluent hydrocarboné récupéré par la ligne 14 est une
essence à indice d'octane amélioré dont la teneur en oléfines est inférieure à celle
de la charge initiale d'hydrocarbures. La teneur en oléfines est avantageusement diminuée
d'au moins 40% poids, de manière très avantageuse d'au moins 50% poids.
[0027] Selon un autre mode possible de réalisation de l'invention, les éthers contenus dans
l'effluent issu de l'unité B d'éthérification peuvent être séparés de la coupe hydrocarbures.
Les unités C et D traitent alors selon ce mode un effluent débarrassé de sensiblement
la totalité des éthers. L'essence obtenue dans ce cas en sortie de l'unité D peut
être mélangée avec les éthers dans le cas où les éthers ont été retirés après l'unité
B d'éthérification. Cette coupe peut être ensuite envoyée dans l'unité F de craquage
puis dans l'unité G de séparation. Cependant, selon ce mode de réalisation, en raison
de la similarité des propriétés physiques et notamment des températures d'ébullition
des composés contenus dans l'effluent issu de l'unité B d'éthérification, la séparation
des éthers du reste des hydrocarbures présents dans ledit effluent ne pourra être
efficacement réalisée que grâce à des moyens généralement coûteux et/ou difficile
à mettre en oeuvre. A titre d'exemples, on peut citer les procédés d'extraction liquide-liquide,
qui imposent l'utilisation en grandes proportions de solvants ou l'adsorption sur
solides, peu compatible avec le traitement de forts débits de charge. Selon le mode
préféré de réalisation de l'invention précédemment décrit, il a été trouvé par le
demandeur qu'il était possible, sous certaines conditions (telles que décrites dans
la présente description), d'envoyer l'ensemble de l'effluent issu de l'unité B d'éthérification
vers l'unité C d'oligomérisation. En sortie de ladite unité C, un moyen conventionnel
de distillation peu coûteux telle qu'une colonne à distiller ou un ballon flash peut
être alors mis en oeuvre de façon efficace pour le fractionnement du mélange.
Les exemples qui suivent permettent d'illustrer les avantages liés à la présente invention.
Exemple 1 :
[0028] Dans cet exemple, la charge initiale I est une essence de FCC de point d'ébullition
compris entre 40°C et 150°C. Cette essence contient 10 ppm d'azote basique. Cette
charge est envoyée dans un réacteur A contenant un solide constitué d'un mélange de
20% d'alumine et 80% poids de zéolithe du type mordénite. La zéolithe utilisée dans
le présent exemple possède un rapport silicium/aluminium de 45.
La pression de l'unité est de 0,2 MPa, le rapport du débit liquide de la charge sur
le volume de solide acide est de 1 litre/litre/heure. La température du réacteur est
de 20°C.
Le tableau 1 donne la composition de la charge initiale I et celle de l'effluent A
issu de l'unité A.
Tableau 1 : composition de la charge et de l'effluent de l'étape A.
| |
Charge I |
Effluent A |
| Azote (ppm) |
10 |
0,2 |
| Paraffines (%poids) |
25,2 |
25,1 |
| Naphtènes (% poids) |
9,6 |
9,8 |
| Aromatiques (% poids) |
34,9 |
35 |
| Oléfines (% poids) |
30,3 |
30,1 |
[0029] L'effluent A est ensuite envoyé dans un réacteur d'éthérification B contenant une
résine échangeuse d'ions Amberlyst 15 commercialisée par la société Rohm & Haas. A
ce produit est ajouté du méthanol dans un rapport de 1 mole de méthanol par mole d'oléfine.
La pression de l'unité B est de 3 MPa. Le rapport du débit de charge sur le volume
de catalyseur est égal à 1 litre/litre/heure. La température est égale à 90°C. Le
tableau 2 donne la composition de l'effluent B issu de l'unité B par rapport à celle
de l'effluent A.
Tableau 2 : composition des effluents A et B.
| |
Effluent A |
Effluent B |
| Paraffines (%poids) |
25,1 |
25,1 |
| Naphtènes (% poids) |
9,8 |
9,8 |
| Aromatiques (% poids) |
35 |
35 |
| Oléfines (% poids) |
30,1 |
18,5 |
| Ethers (% poids) |
0 |
11,8 |
[0030] L'effluent B est injecté dans un réacteur d'oligomérisation C contenant un catalyseur
constitué d'un mélange à 50% poids de zircone et à 50% poids de H
3PW
12O
40. La pression de l'unité est de 2 MPa, le rapport du débit de charge sur le volume
de catalyseur est égal à 1,5 litre/litre/heure. La température est fixée à 170°C.
On obtient en sortie de l'unité C un effluent C. Les teneurs respectives en oléfines
des effluents A, B et C en fonction du nombre d'atomes de carbone sont fournies par
le tableau 3.
Tableau 3 : teneur en oléfines des effluents A, B, C.
| |
Effluent A |
Effluent B |
Effluent C |
| Oléfines en C5 (% poids) |
1,05 |
0,63 |
0,01 |
| Oléfines en C6 (% poids) |
2,80 |
1,71 |
0,1 |
| Oléfines en C7 (% poids) |
8,75 |
5,34 |
0,3 |
| Oléfines en C8 (% poids) |
14 |
8,55 |
1,6 |
| Oléfines en C9 (% poids) |
3,7 |
2,26 |
0,68 |
[0031] La figure 2 présente la comparaison des distillations simulées de la charge initiale
(ronds noirs) et de l'effluent C (carrés blancs). On observe que 24% poids de l'effluent
bout à une température supérieure à 150°C, point final de distillation de la charge
initiale.
[0032] L'effluent C est distillé en 2 coupes au sein d'une unité D de distillation :
- une coupe légère β d'intervalle de distillation 40°C-200°C avec un rendement poids
de 78%,
- une coupe lourde γ comprenant les hydrocarbures dont le point de distillation initial
est supérieur à 200°C, avec un rendement poids de 22%.
Ladite coupe lourde γ est envoyée dans un réacteur E d'hydrogénation contenant un
catalyseur comprenant un support alumine sur lequel sont déposés du nickel et du molybdène.
La pression de l'unité E est de 5 MPa, le rapport du débit de charge sur le volume
de catalyseur est égal à 2 litres/litre/heure. Le rapport du débit d'hydrogène injecté
sur le débit de charge est égal à 600 litres/litre. La température du réacteur est
de 320°C. Les caractéristiques de l'effluent E issu de l'unité E sont présentés dans
le tableau 4.
Tableau 4 : caractéristiques de l'effluent issu de l'unité E
| |
Effluent E |
| Densité à 20°C (kg/l) |
0,787 |
| Cétane moteur |
55 |
[0033] La coupe légère β d'intervalle de distillation 40°C-200°C et issue de l'unité D est
injecté dans un réacteur F de craquage contenant du Deloxan commercialisé par la société
Degussa. Ce catalyseur est un polysiloxane greffé par des groupements acides de type
alkylsulfonique (du type -CH2-CH2-CH2-SO3H). La pression de l'unité est de 3 MPa.
Le rapport du débit de charge sur le volume de catalyseur est de 3 litres/litre. La
température est égale à 200°C.
Les caractéristiques de la coupe essence G, issue de l'unité F et après séparation
du méthanol par extraction à l'eau, peuvent être comparées avec celles de la charge
initiale I en se référant au tableau 5.
Tableau 5 : Comparaison des caractéristiques de la charge initiale I et l'effluent
final G
| |
Charge initiale I |
Effluent G |
| Paraffines (%poids) |
25,2 |
30,9 |
| Naphtènes (% poids) |
9,6 |
11,8 |
| Aromatiques (% poids) |
34,9 |
42,8 |
| Oléfines (% poids) |
30,3 |
14,5 |
| Indice d'octane RON |
92 |
95 |
[0034] On constate que le présent procédé permet d'obtenir à partir d'une coupe essence
de manière simple et économique, c'est-à-dire par l'utilisation de technologies classiques
et peu coûteuses une coupe essence (effluent G) présentant un faible taux d'oléfines
et un indice d'octane amélioré et une coupe gazole (effluent E) à fort indice de cétane;
compatible avec une commercialisation.
Exemple 2 :
[0035] Dans cet exemple, la même charge initiale I est traitée par les unités A et B dans
des conditions identiques à celles de l'exemple 1. L'effluent B obtenu est introduit
dans le réacteur C comprenant le même catalyseur et dans les mêmes conditions que
pour l'exemple 1 à la différence que la température dans ledit réacteur C est cette
fois portée à 350°C. On obtient en sortie du réacteur C un effluent C' contenant des
taux nuls ou inférieurs à 0,02% d'oléfines C5 à C9. La figure 3 présente la comparaison
des distillations simulées de la charge initiale (ronds noirs) et de l'effluent C'
(carrés blancs). On observe cette fois que 32% poids de l'effluent C' bout à une température
supérieure à 150°C, point final de distillation de la charge initiale.
[0036] L'effluent C' est ensuite distillé en 2 coupes :
- une coupe légère β' d'intervalle de distillation 40°C-200°C avec un rendement poids
de 70%,
- une coupe lourde γ' comprenant les hydrocarbures dont le point initial de distillation
est supérieur à 200°C, avec un rendement poids de 30%.
Ladite coupe lourde γ' est envoyée dans le réacteur E contenant le même catalyseur
que celui utilisé dans l'exemple 1 (support alumine sur lequel sont déposés du nickel
et du molybdène). La pression de l'unité est de 5 MPa, le rapport du débit de charge
sur le volume de catalyseur est égal à 2 litres/litre/heure. Le rapport du débit d'hydrogène
injecté sur le débit de charge est égal à 600 litres/litre. La température du réacteur
est de 320°C. Les caractéristiques de l'effluent E' issu de l'unité E sont présentés
dans le tableau 6.
Tableau 6 : caractéristiques de l'effluent E' issu de l'unité E
| |
Effluent E' |
| Densité à 20°C (kg/l) |
0,787 |
| Soufre (ppm) |
10 |
| Indice cétane moteur |
35 |
[0037] On constate que l'indice de cétane du gasoil obtenu lorsque l'oligomérisation est
effectuée à plus haute température (350°C) est sensiblement inférieur à celui obtenu
lorsque l'oligomérisation est mise en oeuvre à plus basse température (170°C). Le
gasoil issu de l'oligomérisation à 350°C est impropre à la commercialisation ce qui
n'est pas le cas de celui obtenu à 170°C.
1. Procédé de transformation d'une charge hydrocarbures comprenant des oléfines linéaires
et ramifiées comprenant de 4 à 15 atomes de carbone, ledit procédé comprenant les
étapes suivantes :
a) une éthérification sélective de la majorité des oléfines ramifiées présentes dans
ladite charge,
b) un traitement des oléfines linéaires contenues dans ladite charge dans des conditions
d'oligomérisation modérée,
c) une séparation de l'effluent issu de l'étape b) en au moins deux coupes :
- une coupe β comprenant les hydrocarbures dont le point d'ébullition final est inférieur
à une température comprise entre 150 et 200°C,
- une coupe γ comprenant au moins une partie des hydrocarbures dont le point
- d'ébullition initial est supérieur à une température comprise entre 150 et 200°C,
d) un traitement de la fraction hydrocarbonée contenant les éthers formés au cours
de l'étape a) dans des conditions de craquage au moins partiel des éthers, ledit traitement
étant suivie d'une séparation en une fraction essence à indice d'octane amélioré et
en une fraction contenant l'alcool initial,
e) une hydrogénation de la coupe γ dans des conditions d'obtention d'un gazole à fort
indice de cétane.
2. Procédé selon la revendication 1 dans lequel la totalité de l'effluent issu de l'étape
a) est traitée dans l'étape b), et dans lequel la coupe β comprend les éthers formés
au cours de l'étape a).
3. Procédé selon la revendication 1 comprenant une étape de séparation des éthers du
reste de l'effluent issu de l'étape a), ledit effluent débarrassé desdits éthers étant
traité selon l'étape b), et lesdits éthers étant traités avec la coupe β selon l'étape
d) .
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3 dans lequel la totalité des éthers compris
dans la coupe β est craquée au cours de l'étape d).
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel ladite oligomérisation
est effectuée à une pression comprise entre 0,2 et 10 MPa, un rapport de débit de
charge sur volume de catalyseur compris entre 0,05 et 50 1/1/h et une température
comprise entre 15 et 300°C.
6. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel ladite oligomérisation
est effectuée en présence d'un catalyseur comprenant au moins un métal du groupe VIB
de la classification périodique.
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel ladite éthérification
est effectuée à une pression comprise entre 0,2 et 10MPa, un rapport de débit de charge
sur volume de catalyseur compris entre 0,05 et 50 l/l/h et une température comprise
entre 15 et 300°C.
8. Procédé selon l'une des revendications précédentes comprenant une étape d'élimination
d'au moins une partie des impuretés azotées ou basiques contenues dans la charge initiale
d'hydrocarbures.
9. Procédé selon l'une des revendications précédentes dans lequel la charge initiale
d'hydrocarbures est issue d'un procédé de craquage catalytique, de reformage catalytique
ou de déshydrogénation des paraffines.
1. A process for transforming a hydrocarbon feed comprising linear and branched olefins
containing 4 to 15 carbon atoms, said process comprising the following steps:
a) selectively etherifying the majority of the branched olefins present in said feed;
b) treating the linear olefins contained in said feed under moderate oligomerization
conditions;
c) separating the effluent from step b) into at least two cuts:
• a β cut comprising hydrocarbons with an end point that is below a temperature in
the range 150°C to 200°C;
• a γ cut at least partially comprising hydrocarbons with an initial boiling point
higher than a temperature in the range 150°C to 200°C;
d) treating the hydrocarbon fraction containing the ethers formed during step a) under
conditions for cracking ethers at least partially, said treatment being followed by
separation into a gasoline fraction with an improved octane number and into a fraction
containing the initial alcohol;
e) hydrogenating the γ cut under conditions for producing a gas oil with a high cetane
index.
2. A process according to claim 1, in which all of the effluent from step a) is treated
in step b) and in which the β cut comprises the ethers formed during step a).
3. A process according to claim 1, comprising a step for separating ethers from the remainder
of the effluent from step a), said effluent which has been freed of said ethers being
treated in accordance with step b) and said ethers being treated with the β cut in
accordance with step d).
4. A process according to one of claims 1 to 3, in which all of the ethers comprised
in the β cut arc cracked during step d).
5. A process according to one of the preceding claims, in which said oligomerization
is carried out at a pressure in the range 0.2 to 10 MPa, with a ratio of the flow
rate of the feed to the volume of the catalyst being in the range 0.05 to 50 1/1/h
and a temperature in the range 15°C to 300°C.
6. A process according to one of the preceding claims, in which said oligomerization
is carried out in the presence of a catalyst comprising at least one metal from group
VIB of the periodic table.
7. A process according to one of the preceding claims, in which said etherification is
carried out at a pressure in the range 0.2 to 10 MPa, at a ratio of the flow rate
of the feed to the volume of catalyst being in the range 0.05 to 50 l/l/h and a temperature
in the range 15°C to 300°C.
8. A process according to one of the preceding claims, comprising a step for at least
partial elimination of the nitrogen-containing or basic impurities contained in the
initial hydrocarbon feed.
9. A process according to one of the preceding claims, in which the initial hydrocarbon
feed derives from a process for catalytic cracking, catalytic reforming or dehydrogenation
of paraffins.
1. Verfahren zur Umwandlung einer Kohlenwasserstoffbeschickung, die lineare und verzweigte
Olefine umfasst, die 4 bis 15 Kohlenstoffatome umfassen, wobei das Verfahren die folgenden
Schritte umfasst:
a) eine selektive Veretherung des Großteils der verzweigten Olefine, die in der Beschickung
vorhanden sind,
b) eine Behandlung der linearen Olefine, die in der Beschickung enthalten sind, unter
moderaten Oligomerisationsbedingungen,
c) eine Trennung des Abflusses, der aus Schritt b) stammt, in mindestens zwei Schnitte:
- einen Schnitt β, der die Kohlenwasserstoffe umfasst, deren Endsiedepunkt kleiner
ist als eine Temperatur im Bereich zwischen 150°C und 200 C,
- einen Schnitt γ, der mindestens einen Teil der Kohlenwasserstoffe umfasst, deren
Anfangssiedepunkt größer ist als eine Temperatur im Bereich zwischen 150°C und 200°C,
d) eine Behandlung der Kohlenwasserstofffraktion, die die Ether enthält, die im Verlauf
von Schritt a) gebildet wurden, unter Bedingungen, bei denen die Ether mindestens
teilweise gecrackt werden, wobei auf die Behandlung eine Trennung in eine Benzinfraktion
mit verbesserter Oktanzahl und in eine Fraktion folgt, die den Ausgangsalkohol enthält,
e) eine Hydrierung des Schnitts γ unter Bedingungen zum Erhalt eines Gasöls mit hoher
Cetanzahl.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei die Gesamtheit des Abflusses, der aus Schritt a)
stammt, in Schritt b) behandelt wird, und wobei der Schnitt β die Ether umfasst, die
im Verlauf von Schritt a) gebildet wurden.
3. Verfahren nach Anspruch 1, das einen Schritt der Trennung der Ether vom Rest des Abflusses,
der aus Schritt a) stammt, umfasst, wobei der von den Ethern befreite Abfluss gemäß
Schritt b) behandelt wird, und die Ether mit Schnitt β gemäß Schritt d) behandelt
werden.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, wobei die Gesamtheit der Ether, die Schnitt
β umfasst, im Verlauf von Schritt d) gecrackt wird.
5. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Oligomerisation mit einem
Druck im Bereich zwischen 0,2 und 10 MPa, einem Verhältnis der Durchflussgeschwindigkeit
der Beschickung zum Katalysatorvolumen im Bereich zwischen 0,05 und 50 l/l/h und einer
Temperatur im Bereich zwischen 15°C und 300°C durchgeführt wird.
6. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Oligomerisation in Gegenwart
eines Katalysators durchgeführt wird, der mindestens ein Metall der Gruppe VIB des
Periodensystems der Elemente umfasst.
7. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Veretherung mit einem
Druck im Bereich zwischen 0,2 und 10 MPa, einem Verhältnis der Durchflussgeschwindigkeit
der Beschickung zum Katalysatorvolumen im Bereich zwischen 0,05 und 50 l/l/h und einer
Temperatur im Bereich zwischen 15° und 300°C durchgeführt wird.
8. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, das einen Schritt umfasst, bei
dem mindesten ein Teil der stickstoffhaltigen oder basischen Verunreinigungen entfernt
wird, die in der Ausgangskohlenwasserstoffbeschickung enthalten sind.
9. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Ausgangskohlenwasserstoffbeschickung
aus einem Verfahren zum katalytischen Cracken, zum katalytischen Reformieren oder
zur Dehydrierung von Paraffinen stammt.