[0001] La présente invention concerne un procédé de synthèse d'hydrocarbures à partir d'un
mélange comprenant CO-(CO
2)-H
2, c'est-à-dire un mélange comprenant du monoxyde de carbone, de l'hydrogène et éventuellement
du dioxyde de carbone, appelé gaz de synthèse. Ce procédé comprend la mise en oeuvre
d'un catalyseur comprenant au moins un métal du groupe VIII supporté sur une zircone
ou un oxyde mixte zircone-alumine particulier.
[0002] Il est connu de l'homme du métier que le gaz de synthèse peut être converti en hydrocarbures
en présence d'un catalyseur contenant des métaux de transition. Cette conversion opérée
à haute température et sous pression est connue dans la littérature sous le nom de
synthèse Fischer-Tropsch. Ainsi des métaux du groupe VIII de la classification périodique
des éléments tels que le fer, le ruthénium, le cobalt et le nickel catalysent la transformation
de mélanges CO-(CO
2)-H
2, c'est-à-dire de mélanges comprenant du monoxyde de carbone, de l'hydrogène et éventuellement
du dioxyde de carbone, en hydrocarbures liquides et/ou gazeux.
[0003] Différentes méthodes ont été décrites et développées dans l'art antérieur et sont
destinées à améliorer la préparation de catalyseurs Fischer-Tropsch à base de cobalt
supporté sur différents supports. Les supports les plus utilisés sont l'alumine, la
silice et le dioxyde de titane, parfois modifiés par des éléments additionnels.
[0004] La demande de brevet internationale
WO-A-99/42214 décrit l'addition d'un élément stabilisant au support Al
2O
3 utilisé pour la préparation d'un catalyseur actif en synthèse Fischer-Tropsch. L'élément
stabilisant peut être Si, Zr, Cu, Zn, Mn, Ba, Co, Ni et/ou La. Il permet de diminuer
sensiblement la solubilité du support dans des solutions aqueuses acides ou neutres.
Il est ajouté sur le support d'alumine préformé.
[0005] Les brevets
US-A-5,169,821 et
US-A-5,397,806 décrivent l'inclusion de silicium, de zirconium ou de tantale dans un catalyseur
à base de cobalt supporté sur TiO
2 sous forme anatase pour le stabiliser vis-à-vis de la régénération à haute température.
[0006] La demande de brevet
EP-A-0 716 883 décrit des catalyseurs et des supports catalytiques formés essentiellement de zircone
monoclinique préparée à partir de nitrate de zirconium ou de chlorure de zirconium
en solution aqueuse. De tels catalyseurs, après ajout de métaux comme le nickel, le
cuivre, le cobalt ou le platine, peuvent être utilisés pour la mise en oeuvre de diverses
réactions et notamment pour la synthèse Fischer-Tropsch.
[0007] Le brevet
US 5.958.985 divulgue un procédé de préparation d'hydrocarbures à partir d'un gaz de synthèse
en présence d'un catalyseur comprenant un support choisi parmi l'alumine, la silice,
l'oxyde de titane, la zircone et leurs mélanges sur lequel est déposé du cobalt et
du manganèse dans une proportion telle que le rapport molaire cobalt / manganèse soit
compris entre 13/1 et 9/1 de manière à optimiser la sélectivité en C
5+.
[0008] Le brevet
US-A-5,217,938 décrit un procédé de préparation d'un catalyseur à base de zircone contenant éventuellement
des métaux additionnels des groupes IB-VIIB et VIII mais préférentiellement du groupe
VIII. Le catalyseur se présente sous la forme d'extrudés et est utilisé pour la synthèse
Fischer-Tropsch.
[0009] La demande de brevet
EP-A-0 908 232 décrit la préparation d'un catalyseur acide contenant une quantité substantielle
de zircone sulfatée massique ou supportée se présentant sous forme cristallisée (monoclinique
ou quadratique) et un métal de transition hydrogénant. Ce catalyseur est utilisé dans
des réactions chimiques de transformation des hydrocarbures nécessitant l'emploi d'un
catalyseur de type acide telles que dans les réactions d'isomérisation de paraffines,
oléfines, de composés cycliques, des aromatiques, les réactions d'alkylation, d'oligomérisation
ou encore de déshydratation d'hydrocarbures légers.
[0010] Toutefois, l'ensemble des catalyseurs connus de l'art antérieur et utilisés en synthèse
Fischer-Tropsch présentent une sélectivité élevée en faveur des hydrocarbures les
plus légers et notamment du méthane, indésirables, au détriment de celle en faveur
d'hydrocarbures plus lourds, c'est-à-dire d'hydrocarbures contenant au moins cinq
atomes de carbone par chaîne hydrocarbonée. La présente invention se propose de pallier
cet inconvénient lié en particulier à la structure et au type de catalyseurs employés
pour la conversion du gaz de synthèse et vise à modifier la distribution des produits
formés au cours de la synthèse Fischer-Tropsch en améliorant la production d'hydrocarbures
contenant au moins cinq atomes de carbone par chaîne hydrocarbonée.
[0011] Ainsi, la présente invention concerne un procédé de synthèse d'hydrocarbures à partir
d'un mélange comprenant du monoxyde de carbone et de l'hydrogène (CO-H
2), éventuellement du dioxyde de carbone CO
2, en présence d'un catalyseur supporté comprenant au moins un métal du groupe VIII,
le support comprenant de la zircone ou un oxyde mixte zircone-alumine et dans lequel
la zircone est sous forme quadratique et/ou amorphe. Le catalyseur est utilisé en
suspension dans une phase liquide dans un réacteur triphasique, généralement appelé
réacteur slurry. Le plus souvent, le réacteur triphasique est du type colonne à bulles,
également appelé
slurry bubble column selon la terminologie anglosaxonne.
La Demanderesse a en effet découvert de manière surprenante que l'utilisation d'un
support comprenant de la zircone sous forme quadratique et/ou amorphe, contenant éventuellement
une phase alumine, permettait après imprégnation d'au moins un métal du groupe VIII,
de préférence le cobalt, d'obtenir un catalyseur plus actif et plus sélectif que les
catalyseurs antérieurs dans le procédé de synthèse d'hydrocarbures à partir d'un mélange
comprenant du monoxyde de carbone et de l'hydrogène. De tels catalyseurs présentent
des performances particulièrement stables et conduisent à la conversion du gaz de
synthèse en un mélange d'hydrocarbures linéaires et saturés contenant au moins 50%
poids d'hydrocarbures C5+ et moins de 20% de méthane par rapport à l'ensemble des
hydrocarbures formés. L'utilisation d'un tel catalyseur en suspension dans une phase
liquide dans un réacteur triphasique permet d'obtenir un solide stabilisé vis-à-vis
des phénomènes d'attrition. De plus ce catalyseur présente une résistance mécanique
améliorée par rapport à un catalyseur formé d'un support d'alumine seule ou de dioxyde
de titane, la résistance mécanique étant déterminée par la mesure de l'évolution de
la taille des particules pour une durée de test donnée dans une mise en oeuvre de
type colonne à bulles.
[0012] La structure cristalline de type quadratique de la zircone est caractérisée par diffraction
des rayons X. Pour une telle structure, l'affinement du diagramme de diffraction conduit
à une structure cristallographique dont les angles α, β et γ sont égaux à 90° et dont
les paramètres de maille sont tels que a=b≠c. La zircone amorphe est caractérisée
par l'absence de raie de diffraction significative sur le diagramme de diffraction.
Il est essentiel pour la mise en oeuvre du procédé de synthèse d'hydrocarbures selon
l'invention que la zircone comprise dans le support catalytique soit entièrement dépourvue
de structure cristalline de type monoclinique. Elle ne doit par ailleurs pas être
sulfatée.
[0013] Le support utilisé dans le procédé de synthèse d'hydrocarbures selon la présente
invention contient au moins 10% poids de zircone sous forme quadratique et/ou amorphe
par rapport à la masse totale du support et contient de 0 à 90% poids de Al
2O
3, de préférence de 1 à 75%, de manière encore plus préférée de 5% à 60% poids de Al
2O
3 par rapport à la masse totale du support.
[0014] Avantageusement, le support comprenant de la zircone ou un oxyde mixte zircone-alumine
et dans lequel la zircone est sous forme quadratique et/ou amorphe présente une surface
spécifique supérieure à 50 m
2/g, de manière préférée supérieure à 80 m
2/g et de manière encore préférée supérieure à 100 m
2/g.
Ainsi tout procédé de synthèse de zircone connu de l'homme du métier conduisant à
une zircone quadratique et/ou amorphe présentant avantageusement une surface spécifique
supérieure à 50 m
2/g convient pour préparer les supports de catalyseurs utilisés dans le procédé de
synthèse d'hydrocarbures selon l'invention. Lorsque le support comprend un oxyde mixte
zircone-alumine, une phase alumine est associée à la zircone sous forme quadratique
et/ou amorphe.
A titre d'exemple, le support de catalyseur utilisé dans le procédé de synthèse d'hydrocarbures
selon l'invention peut être préparé par précipitation vraie ou coprécipitation en
solution aqueuse, dans des conditions opératoires stationnaires maîtrisées (pH, concentration,
température, temps de séjour moyen) par réaction d'une solution acide contenant le
zirconium par exemple le nitrate de zirconium ou le chlorure de zirconium, optionnellement
de l'aluminium par exemple le sulfate d'aluminium, le nitrate d'aluminium, avec une
solution basique telle que l'ammoniaque ou l'hydrazine. Une méthode particulière de
préparation de tels supports et issue de l'enseignement de la demande de brevet
EP-A-0 908 232 consiste à coprécipiter ZrO(NO
3)
2 et Al(NO
3)
3 à pH égal à 9. Une autre méthode inspiré du travail de
Gao (Top. Catal., 6 (1998), 101) consiste à coprécipiter ZrOCl
2 et Al(NO
3)
3 avec de l'ammoniaque. Une autre méthode préférée est la précipitation de ZrO(NO
3)
2 par l'hydrazine, en présence ou non d'Al(NO
3)
3 comme par exemple, la méthode citée par
Ciuparu (J. Mater. Sci. Lett. 19 (2000) 931).
Le support est alors obtenu par filtration et lavage, séchage avec mise en forme puis
calcination. L'étape unitaire de séchage avec mise en forme est réalisée de manière
préférée par atomisation, qui permet d'obtenir des microbilles sensiblement sphériques
de taille inférieure à 500 microns. Après séchage, le produit est calciné préférentiellement
sous air et dans un four rotatif à une température comprise entre 400°C et 1200°C,
de préférence entre 400°C et 800°C et pendant un temps suffisant de manière à ce que
la surface spécifique BET du support présente avantageusement une valeur supérieure
à 50 m
2/g, de préférence supérieure à 80 m
2/g et de manière encore plus préférée supérieure à 100 m
2/g
.
[0015] Dans l'ensemble des méthodes précitées, il peut enfin être souhaité d'ajouter une
proportion mineure d'au moins un élément stabilisant choisi dans le groupe formé par
le silicium, le niobium, le lanthane, le praséodyme et le néodyme. L'élément stabilisant
est ajouté en proportion de 0,5 à 5% en poids par rapport au support zircone ou zircone-alumine
préformé, sous forme d'un sel soluble par exemple le nitrate.
Le support est en général sous forme de poudre fine calibrée présentant une taille
de grain inférieure à 500 microns, de préférence comprise entre 10 et 150 microns
et de manière encore plus préférée entre 20 et 120 microns, pour une utilisation optimale
en présence de phase liquide dans une colonne à bulles. Avantageusement, le support
présente les propriétés texturales suivantes : un volume poreux supérieur à 0,1 cm
3/g et un diamètre de pores moyen supérieur à 6 nm, de préférence supérieur à 8 nm.
[0016] Le catalyseur utilisé dans le procédé de synthèse d'hydrocarbures selon l'invention
comprend au moins un métal du groupe VIII de la classification périodique des éléments,
supporté sur une zircone quadratique et/ou amorphe, contenant éventuellement une phase
alumine et/ou éventuellement au moins un stabilisant. L'élément du groupe VIII de
la classification périodique des éléments est choisi dans le groupe constitué par
le fer, le cobalt et le ruthénium. De préférence, le métal du groupe VIII est le cobalt.
La teneur en poids par rapport au poids total de catalyseur en métal du groupe VIII
est comprise entre 0,1 et 50%, préférentiellement entre 1 et 30%. Une technique de
préparation du catalyseur qui convient particulièrement est l'imprégnation sur le
support comprenant de la zircone ou un oxyde mixte zircone-alumine d'une solution
aqueuse d'un précurseur du métal du groupe VIII de la classification périodique des
éléments, de préférence le cobalt, par exemple une solution aqueuse de sels tels que
les nitrates de cobalt.
[0017] Le catalyseur peut aussi contenir d'autres éléments additionnels notamment des promoteurs
d'activité, tels que par exemple au moins un élément choisi parmi le ruthénium, le
molybdène et le tantale ou des promoteurs de réductibilité tels que par exemple le
platine, le palladium ou le ruthénium. La teneur, en poids, d'un élément additionnel
par rapport au poids total de catalyseur est généralement comprise entre 0,01 et 5%.
Ces éléments additionnels peuvent être introduits en même temps que le métal du groupe
VIII ou dans au moins une étape ultérieure.
[0018] Dans un mode particulier de réalisation de l'invention, le catalyseur contient du
cobalt et du ruthénium.
[0019] Dans un autre mode particulier de réalisation de l'invention, le catalyseur contient
du cobalt et du tantale.
[0020] En vue d'être utilisé dans le procédé de synthèse d'hydrocarbures selon l'invention,
le catalyseur comprenant au moins un métal du groupe VIII imprégné sur le support
comprenant de la zircone quadratique et/ou amorphe et contenant éventuellement une
phase alumine est soumis à des étapes de séchage et de calcination, puis est pré-réduit
par au moins un composé réducteur, par exemple choisi dans le groupe formé par l'hydrogène,
le monoxyde de carbone et l'acide formique, éventuellement mis en contact avec un
gaz inerte tel que l'azote, par exemple dans un rapport molaire composé réducteur/(composé
réducteur + gaz inerte) compris entre 0,001 :1 et 1 :1. La réduction peut être menée
en phase gazeuse à une température comprise entre 100°C et 600°C, de préférence entre
150°C et 400°C, à une pression comprise entre 0,1 et 10 MPa et à une vitesse volumétrique
horaire entre 100 et 40 000 volumes de mélange par volume de catalyseur et par heure.
Cette réduction peut également être menée en phase liquide, le catalyseur étant mis
en suspension dans un solvant inerte, par exemple une coupe paraffinique comprenant
au moins un hydrocarbure ayant au moins 5, de préférence au moins 10 atomes de carbone
par molécule si par la suite la réaction de synthèse d'hydrocarbures se déroule en
phase liquide comprenant au moins un hydrocarbure ayant au moins 5, de préférence
au moins 10 atomes de carbone par molécule.
[0021] La conversion du gaz de synthèse en hydrocarbures est ensuite opérée sous une pression
totale habituellement comprise entre 0,1 et 15 MPa et de préférence entre 1 et 10
MPa, la température étant généralement comprise entre 150 et 350°C et de préférence
entre 170 et 300°C. La vitesse volumétrique horaire est habituellement comprise entre
100 et 20 000 volumes de gaz de synthèse par volume de catalyseur et par heure et
de préférence entre 400 et 5000 volumes de gaz de synthèse par volume de catalyseur
et par heure, et le rapport H
2/CO dans le gaz de synthèse est habituellement compris entre 1 : 2 et 5 :1, de préférence
entre 1,2 :1 et 2,5 :1.
[0022] Le catalyseur est préférentiellement utilisé sous forme de poudre fine calibrée présentant
une taille de grain inférieure à 500 microns, de préférence entre 10 et 150 microns,
de manière plus souhaitée entre 20 et 120 microns, en présence d'une phase liquide
laquelle peut être constituée par au moins un hydrocarbure ayant au moins 5, de préférence
au moins 10, atomes de carbone par molécule. L'utilisation du catalyseur en suspension
dans une phase liquide dans un réacteur triphasique de type colonne à bulles est avantageuse
car ce type de mise en oeuvre permet une utilisation optimale des performances du
catalyseur (activité et sélectivité), par limitation des phénomènes diffusionnels
intra-granulaires, ainsi qu'une limitation très importante des effets thermiques dans
le grain de catalyseur, qui est entouré d'une phase liquide. Ce type de mise en oeuvre
impose une séparation du catalyseur des produits de réaction. Dans ces conditions,
le catalyseur présente des propriétés mécaniques améliorées permettant une séparation
du catalyseur et des produits optimale et une durée de vie dudit catalyseur augmentée.
[0023] Les exemples qui suivent illustrent l'invention sans toutefois en limiter la portée.
Dans ces exemples les pourcentages sont en poids.
Exemple 1 (selon l'invention) : catalyseur A
[0024] Un catalyseur A, Co/ZrO
2, est préparé par imprégnation de nitrate de cobalt sur une poudre de zircone. La
teneur en cobalt métallique est de 13%.
La zircone est préalablement préparée par précipitation de nitrate de zirconium par
l'hydrazine : elle est amorphe et présente une surface spécifique de 250 m
2/g après calcination à 550°C. La suspension obtenue est atomisée et le support ainsi
obtenu se présente sous forme de poudre de granulométrie comprise entre 20 et 150
microns. Le catalyseur issu de l'imprégnation est séché et calciné à 400°C.
Exemple 2 (selon l'invention) : catalyseur B
[0025] Un catalyseur B, Co/ZrO
2-Al
2O
3, est préparé par imprégnation de nitrate de cobalt sur une zircone-alumine. La teneur
en cobalt métallique est égale à 12,5%.
La zircone-alumine est préalablement préparée par coprécipitation d'un mélange ZrOCl
2 et Al(NO
3)
3 auquel est ajouté NH
4OH. Après séchage et calcination à 700°C, le support est amorphe, sa surface spécifique
est de 158 m
2/g. Le support contient 15% d'alumine. Le catalyseur issu de l'imprégnation est séché
et calciné à 400°C.
Exemple 3 (selon l'invention) : catalyseur C
[0026] Un catalyseur C, Co/ZrO
2, est préparé par imprégnation de nitrate de cobalt sur une zircone. La teneur en
cobalt métallique est égale à 13%.
La zircone est préalablement préparée par précipitation de ZrOCl
2 avec NH
4OH suivie d'un mûrissement à pH constant. Après séchage et calcination à 500°C, la
zircone est quadratique et présente une surface spécifique de 135 m
2/g. Le catalyseur issu de l'imprégnation est séché et calciné à 400°C.
Exemple 4 (selon l'invention) : catalyseur D
[0027] Un catalyseur D est préparé par imprégnation de nitrate de cobalt sur un support
contenant 70% d'alumine, 25% de zircone et 5% de silice. La teneur en cobalt métallique
est égale à 12%.
Le support est préparé comme dans l'exemple 2 par coprécipitation d'un mélange ZrOCl
2 et Al(NO
3)
3 auquel est ajouté NH
4OH. Simultanément à l'ajout de NH
4OH, une petite quantité de silicate d'ammonium est additionnée de manière à obtenir
la composition du support catalytique décrite ci dessus. Après séchage et calcination
à 550°C, le support obtenu est amorphe et présente une surface de 90 m
2/g. Le catalyseur issu de l'imprégnation est séché et calciné à 400°C.
Exemple 5 (comparatif) : catalyseur E
[0028] Un catalyseur E, Co/Al
2O
3, est préparé par imprégnation de nitrate de cobalt sur un support constitué d'une
poudre d'alumine Puralox Scca 5-170 de surface spécifique égale à 180 m
2/g. La teneur finale en cobalt est de 12,5%. Le support d'alumine employé se présente
sous forme de poudre de granulométrie comprise entre 20 et 150 microns. Le catalyseur
issu de l'imprégnation est séché et calciné à 400°C.
Exemple 6 (comparatif) : catalyseur F
[0029] Un catalyseur F est préparé par imprégnation de nitrate de cobalt sur un support
contenant 90% d'alumine, 10% de zircone. La teneur en cobalt métallique est égale
à 13%.
Le support est préparé par imprégnation d'isopropoxyde de zirconium sur une poudre
d'alumine Puralox Scca 5-170 de surface spécifique égale à 180 m
2/g. Après séchage et calcination à 550°C, le support obtenu présente de la zircone
sous forme monoclinique. Le catalyseur issu de l'imprégnation est séché et calciné
à 400°C.
Exemple 7 (comparatif) : catalyseur G
[0030] Un catalyseur G, Co/ZrO
2, est préparé par imprégnation de nitrate de cobalt sur une zircone. La teneur en
cobalt métallique est égale à 13%.
La zircone est préparée par précipitation de ZrOCl
2 avec NH
4OH. Le gel fraîchement préparé est lavé à l'éthanol. Après séchage et calcination
à 500°C, la zircone est monoclinique et présente une surface de 112 m
2/g. Le catalyseur issu de l'imprégnation est séché et calciné à 400°C.
Exemple 8 : Tests catalytiques en réacteur triphasique
[0031] Les catalyseurs A, B, C, D, E, F et G dont les préparations sont décrites dans les
exemples 1 à 7 ci-dessus sont testés dans un réacteur triphasique, (type slurry),
parfaitement agité, fonctionnant en continu et opérant avec une concentration de 10%
(mol) de catalyseur en suspension.
Les catalyseurs sont préalablement réduits à 400°C pendant 8 heures sous un mélange
d'hydrogène et d'azote contenant 30% d'hydrogène, puis pendant 12 heures sous hydrogène
pur.
Les conditions de test des catalyseurs sont les suivantes :
- T(°C) = 230°C,
- Pression = 2MPa
- Vitesse volumique horaire (VVH) = 1000 h-1
- Rapport molaire H2/CO = 2/1
Tableau 1 : Conversion du gaz de synthèse en hydrocarbures
| Catalyseur |
Conversion CO |
Distribution des produits formés |
| (%vol après 100h) |
(% poids) |
| |
|
C1 |
C5+ |
| A(invention) |
55 |
9 |
77 |
| B(invention) |
53 |
10 |
76 |
| C(invention) |
55 |
10 |
76 |
| D(invention) |
52 |
9 |
79 |
| E(comparatif) |
50 |
11 |
54 |
| F(comparatif) |
48 |
13 |
65 |
| G(comparatif) |
51 |
12 |
60 |
[0032] Les résultats du tableau 1 montrent que le procédé selon l'invention en présence
d'un catalyseur supporté sur zircone amorphe ou quadratique contenant ou non une phase
alumine présente une sélectivité en méthane plus faible et un rendement en produits
lourds sensiblement amélioré.
[0033] Après 500 heures de test, la résistance mécanique des catalyseurs A à G a été évaluée
par mesure de la granulométrie des catalyseurs obtenus après séparation des produits
de réaction. - Le tableau 2 ci-dessous donne le pourcentage de particules de catalyseur
présentant une taille inférieure à 20 microns formées lors des tests des catalyseurs
A à G.
Tableau 2 : Résistance à l'attrition
| Catalyseur |
% particules inférieures à 20 microns |
| A (invention) |
4 |
| B (invention |
4 |
| C(invention) |
5 |
| D(invention) |
3 |
| E (comparatif) |
10 |
| F(comparatif) |
8 |
| G(comparatif) |
8 |
[0034] Les catalyseurs utilisés dans le procédé selon l'invention (A à D) présentent une
résistance mécanique nettement supérieure par rapport aux catalyseurs E, F et G.
1. Procédé de synthèse d'hydrocarbures à partir d'un mélange comprenant du monoxyde de
carbone et de l'hydrogène, éventuellement du dioxyde de carbone CO2, en présence d'un catalyseur comprenant au moins un métal du groupe VIII dont la
teneur est comprise entre 0,1 et 50% poids par rapport au poids total du catalyseur
et un support contenant au moins 10% poids de zircone sous forme quadratique et/ou
amorphe par rapport à la masse totale de support, ledit support comprenant de la zircone
ou un oxyde mixte zircone-alumine, ledit catalyseur étant mis en oeuvre en suspension
dans une phase liquide dans un réacteur triphasique.
2. Procédé selon la revendication 1 tel que ledit support contient de 0 à 90% poids d'alumine
par rapport à la masse totale dudit support.
3. Procédé selon la revendication 2 tel que ledit support contient au moins 10% poids
de zircone sous forme quadratique et/ou amorphe par rapport à la masse totale du support
et de 1 à 75% poids d'alumine par rapport à la masse totale du support.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3 tel que ledit support présente une surface
spécifique supérieure à 50 m2/g.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4 tel que ledit support présente une surface
spécifique supérieure à 80 m2/g.
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5 tel que ledit support contient au moins
un élément stabilisant choisi dans le groupe formé par le silicium, le niobium, le
lanthane, le praséodyme, le néodyme.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6 tel que le métal du groupe VIII est choisi
dans le groupe constitué par le fer, le cobalt et le ruthénium.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7 tel que le métal du groupe VIII est le
cobalt.
9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8 tel que le catalyseur contient au moins
un promoteur d'activité.
10. Procédé selon l'une des revendications 1 à 9 tel que le catalyseur contient au moins
un promoteur de réductibilité.
11. Procédé selon l'une des revendications 1 à 10 tel que le catalyseur est sous la forme
d'une poudre fine présentant une taille de grain inférieure à 500 µm.
1. A process for synthesising hydrocarbons from a mixture comprising carbon monoxide
and hydrogen and possibly carbon dioxide CO2, in the presence of a catalyst comprising at least one group VIII metal in the range
0.1% to 50% by weight with respect to the total catalyst weight and a support containing
at least 10% by weight of zirconia in the quadratic and/or amorphous form compared
with the total weight of support, said support comprising zirconia or a mixed zirconia-alumina
oxide, said catalyst being used in suspension in a liquid phase in a three-phase reactor.
2. A process according to claim 1, in which said support containing from 0 to 90% by
weight of alumina compared with the total weight of said support.
3. A process according to claim 2, in which said support contains at least 10% by weight
of zirconia in the quadratic and/or amorphous form compared with the total weight
of support and 1% to 75% by weight of alumina compared with the total weight of said
support.
4. A process according to one of claims 1 to 3, in which said support has a specific
surface area of more than 50 m2/g.
5. A process according to one of claims 1 to 4, in which said support has a specific
surface area of more than 80 m2/g.
6. A process according to one of claims 1 to 5, in which said support contains at least
one stabilizing element selected from the group formed by silicon, niobium, lanthanum,
prascodymium and neodymium.
7. A process according to one of claims 1 to 6, in which the group VIII metal is selected
from the group formed by iron, cobalt and ruthenium.
8. A process according to one of claims 1 to 7, in which the group VIII metal is cobalt.
9. A process according to one of claims 1 to 8, in which the catalyst contains at least
one activity promoter.
10. A process according to one of claims 1 to 9, in which the catalyst contains at least
one reducibility promoter.
11. A process according to one of claims 1 to 10, in which the catalyst is in the form
of a fine powder with a grain size of less than 500 µm.
1. Verfahren zur Synthese von Kohlenwasserstoffen aus einem Gemisch, das Kohlenmonoxid
und Wasserstoff, gegebenenfalls Kohlendioxid CO2, umfasst, in Gegenwart eines Katalysators, der mindestens ein Metall der Gruppe VIII
umfasst, dessen Gehalt im Bereich zwischen 0,1 und 50 Gew.-% liegt, bezogen auf das
Gesamtgewicht des Katalysators, und einen Träger, der mindestens 10 Gew.-% Zirkoniumdioxid
in quadratischer und/oder amorpher Form enthält, bezogen auf die Gesamtmasse des Trägers,
wobei der Träger Zirkoniumdioxid oder ein Zirkoniumdioxid-Aluminiumoxid-Mischoxid
umfasst, wobei der Katalysator in Suspension in einer flüssigen Phase in einem Dreiphasenreaktor
eingesetzt wird.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei der Träger mindestens 0 bis 90 Gew.-% Aluminiumoxid
enthält, bezogen auf die Gesamtmasse des Trägers.
3. Verfahren nach Anspruch 2, wobei der Träger mindestens 10 Gew.-% Zirkoniumdioxid in
quadratischer und/oder amorpher Form, bezogen auf die Gesamtmasse des Trägers, und
1 bis 75 Gew.-% Aluminiumoxid, bezogen auf die Gesamtmasse des Trägers, enthält.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, wobei der Träger eine spezifische Oberfläche
größer als 50 m2/g aufweist.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, wobei der Träger eine spezifische Oberfläche
größer als 80 m2/g aufweist.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, wobei der Träger mindestens ein stabilisierendes
Element, ausgewählt aus der Gruppe gebildet aus Silicium, Niob, Lanthan, Praseodym,
Neodym, enthält.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, wobei das Metall der Gruppe VIII ausgewählt
ist aus der Gruppe bestehend aus Eisen, Cobalt und Ruthenium.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, wobei das Metall der Gruppe VIII Cobalt
ist.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, wobei der Katalysator mindestens einen
Aktivitätspromotor enthält.
10. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, wobei der Katalysator mindestens einen
Reduzierbarkeitspromotor enthält.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 10, wobei der Katalysator in Form eines feinen
Pulver vorliegt, der eine Korngröße von weniger als 500 µm aufweist.